Vidéo de Loopsider sur Michel Zecler : vérification des faits

Michel Zecler

L’affaire Michel Zecler, puisque c’est ainsi qu’on l’appelle, est emblématique des méthodes employées par la chaîne « Loopsider » où écrit David Perrotin qui traite de sujets d’actualité selon des angles bien spécifiques. Perrotin a depuis été engagé par Médiapart.

L’affaire est montée en trois actes, trois vidéos « choc » afin de révéler ce que David Perrotin considère être des violences policières.

Le premier montage ne montre d’abord que de petits extraits de la vidéo d’intervention des policiers avec des assertions qui se révèlent toutes fausses : démonstration avec 4 mensonges et des témoignages comportant 4 affirmations sujettes à caution.

Pour mieux comprendre sur quoi portent ces mensonges, il convient de rappeler tout d’abord les faits attestés par la totalité des vidéos actuellement disponibles sur cet évènement mais aussi les quelques points sur lesquels les témoignages des policiers et de Michel Zecler sont concordants.

Les faits : une interpellation dans la rue pour non port du masque qui se transforme en rébellion

Michel Zecler, producteur de rap déjà condamné à de la prison et amateur de paroles incitant au meurtre de policiers, est interpellé devant ses studios pour non port de masque. Alors qu’il tente de se soustraire à l’interpellation qui survient devant chez lui, il ouvre sa porte en entraînant dans les locaux le policier qui le ceinturait déjà. Deux autres policiers arrivent en renfort et tentent d’extraire Michel Zecler de l’entrée de ses studios. Celui-ci se rebelle et fait obstacle à son extraction. Pendant 1’30, Michel Zecler résiste à son extraction et passe un bras derrière la porte d’entrée pour empêcher les policiers de le maîtriser et de l’extraire. Pour essayer de parvenir à maîtriser le prévenu, un des policiers ferme la porte. Pendant de longues minutes, les policiers, porte fermée, tentent encore de maîtriser Michel Zecler, qui empêche les policiers de rouvrir la porte pour l’extraire. Des coups finissent par être portés par les policiers à Michel Zecler, qui s’accroche aux rambardes latérales, pour tenter de le faire lâcher prise et l’extraire.

À partir de ce moment, Michel Zecler, toujours en rébellion, parvient à ouvrir un moment une seconde porte, située face à la porte d’entrée, qui donne accès à une cave où se trouvent une dizaine de rappeurs. Ces derniers, appelés à la rescousse par Michel Zecler, remontent les escaliers et tentent de forcer la porte pour s’en prendre aux policiers. Les policiers pour leur part, ont appelé du renfort à la radio depuis plusieurs minutes. La dizaine de rappeurs du sous-sol finit par forcer la porte et, en surgissant agressivement au rez-de-chaussée, provoquent la fuite des policiers, 6 minutes après le début de la tentative d’interpellation. Dans la rue, les renforts de police sont arrivés et les policiers sont désormais au nombre d’une trentaine pour faire face à cette rébellion d’une douzaine d’individus. Ils tentent d’ouvrir la porte qui a été refermée par Michel Zecler et ses complices. Ce dernier, aidé par les rappeurs, fait obstacle à l’entrée des policiers. Finalement, un lacrymogène est jeté dans l’entrée pour obliger les prévenus à sortir : la porte s’ouvre et les policiers peuvent investir les lieux : Michel Zecler et l’ensemble des rappeurs qui lui ont prêté main forte sont extraits sans violence de la part des policiers. Dans la rue, Michel Zecler refuse de se mettre au sol, malgré les injonctions des policiers : des coups à main nue lui sont portés par un policier pour le faire obtempérer. La tension est fortement montée chez les policiers qui pouvaient suspecter la détention d’armes ou de produits illégaux dans ces locaux. De fait, de la drogue sera retrouvée le lendemain dans le bureau du producteur de rap, après la perquisition.

L’affaire Michel Zecler, puisque c’est ainsi qu’on l’appelle, est emblématique des méthodes employées par la chaîne « Loopsider » où écrit David Perrotin qui traite de sujets d’actualité selon des angles bien spécifiques. Perrotin a depuis été engagé par Médiapart.

L’affaire est montée en trois actes, trois vidéos « choc » afin de révéler ce que David Perrotin considère être des violences policières.

Le premier montage ne montre d’abord que de petits extraits de la vidéo d’intervention des policiers avec des assertions qui se révèlent toutes fausses : démonstration avec 4 mensonges et des témoignages comportant 4 affirmations sujettes à caution.

Pour mieux comprendre sur quoi portent ces mensonges, il convient de rappeler tout d’abord les faits attestés par la totalité des vidéos actuellement disponibles sur cet évènement mais aussi les quelques points sur lesquels les témoignages des policiers et de Michel Zecler sont concordants.

Les faits : une interpellation dans la rue pour non port du masque qui se transforme en rébellion

Michel Zecler, producteur de rap déjà condamné à de la prison et amateur de paroles incitant au meurtre de policiers, est interpellé devant ses studios pour non port de masque. Alors qu’il tente de se soustraire à l’interpellation qui survient devant chez lui, il ouvre sa porte en entraînant dans les locaux le policier qui le ceinturait déjà. Deux autres policiers arrivent en renfort et tentent d’extraire Michel Zecler de l’entrée de ses studios. Celui-ci se rebelle et fait obstacle à son extraction. Pendant 1’30, Michel Zecler résiste à son extraction et passe un bras derrière la porte d’entrée pour empêcher les policiers de le maîtriser et de l’extraire. Pour essayer de parvenir à maîtriser le prévenu, un des policiers ferme la porte. Pendant de longues minutes, les policiers, porte fermée, tentent encore de maîtriser Michel Zecler, qui empêche les policiers de rouvrir la porte pour l’extraire. Des coups finissent par être portés par les policiers à Michel Zecler, qui s’accroche aux rambardes latérales, pour tenter de le faire lâcher prise et l’extraire.

À partir de ce moment, Michel Zecler, toujours en rébellion, parvient à ouvrir un moment une seconde porte, située face à la porte d’entrée, qui donne accès à une cave où se trouvent une dizaine de rappeurs. Ces derniers, appelés à la rescousse par Michel Zecler, remontent les escaliers et tentent de forcer la porte pour s’en prendre aux policiers. Les policiers pour leur part, ont appelé du renfort à la radio depuis plusieurs minutes. La dizaine de rappeurs du sous-sol finit par forcer la porte et, en surgissant agressivement au rez-de-chaussée, provoquent la fuite des policiers, 6 minutes après le début de la tentative d’interpellation. Dans la rue, les renforts de police sont arrivés et les policiers sont désormais au nombre d’une trentaine pour faire face à cette rébellion d’une douzaine d’individus. Ils tentent d’ouvrir la porte qui a été refermée par Michel Zecler et ses complices. Ce dernier, aidé par les rappeurs, fait obstacle à l’entrée des policiers. Finalement, un lacrymogène est jeté dans l’entrée pour obliger les prévenus à sortir : la porte s’ouvre et les policiers peuvent investir les lieux : Michel Zecler et l’ensemble des rappeurs qui lui ont prêté main forte sont extraits sans violence de la part des policiers. Dans la rue, Michel Zecler refuse de se mettre au sol, malgré les injonctions des policiers : des coups à main nue lui sont portés par un policier pour le faire obtempérer. La tension est fortement montée chez les policiers qui pouvaient suspecter la détention d’armes ou de produits illégaux dans ces locaux. De fait, de la drogue sera retrouvée le lendemain dans le bureau du producteur de rap, après la perquisition.

Les 4 mensonges formulés par David Perrotin dans ses commentaires

1er mensonge : « 20 minutes, 20 minutes d’un tabassage en règle d’une violence inouïe » affirme David Perrotin.
Dans sa deuxième vidéo, Loopsider finira par avouer que la bande originale ne dure que 13 minutes (qu’ils passeront en accéléré pour donner l’impression de gestes plus violents chez les policiers). Sur ces 13 minutes la durée totale des coups portés est de 18 secondes en réalité (13 secondes sur la version accélérée), et les policiers ne sont présents que pendant 6 minutes 30 au contact de la prétendue victime. Le compte est donc bien loin des « 20 minutes de tabassage » assénées par David Perrotin. Sur les photographies que Michel Zecler prend de lui-même après son interpellation, ce dernier ne présente pas l’apparence de quelqu’un ayant reçu des coups sur le visage, mais celle d’une personne blessée sur le cuir chevelu et qui s’est volontairement abstenue de se nettoyer le visage avant de se prendre en photo. La blessure au tendon d’Achille alléguée dans des vidéos ultérieures par David Perrotin a vraisemblablement été occasionnée lorsque l’intéressé tentait de bloquer avec son pied la porte menant au sous-sol, comme on le voit clairement dans la vidéo, et non par des coups.

2ème mensonge : « Roué de coups par des policiers simplement parce qu’il ne portait pas son masque ».
Dans la deuxième vidéo, il apparaît clairement que les policiers tentent tout d’abord d’interpeller sans faire usage de la force Michel Zecler qui refuse de ressortir de chez lui. Ce dernier n’est donc plus en situation d’infraction pour non port du masque mais en situation de rébellion. Les policiers attendront de longues minutes avant de porter les premiers coups, Michel Zecler s’étant en partie réfugié derrière sa porte pour empêcher son interpellation. Ils ne parviennent pas à maitriser Michel Zecler et les coups qu’ils finissent par porter le sont principalement sur les membres du suspect afin de l’empêcher de faire obstacle à son extraction.

3ème mensonge : « il [le producteur] ne sait pas que les trois policiers en question sont sortis de leur voiture pour le suivre jusque devant les locaux. »
Lorsque le producteur pénètre dans ses locaux il est aisé de voir qu’un policier tente déjà de le ceinturer et se fait entrainer à l’intérieur du local, par la différence de masse corporelle. Les policiers l’ont donc suivi jusque devant chez lui, et l’y ont interpellé, avant que le premier policier soit emporté à l’intérieur de ses locaux, comme l’ont affirmé les fonctionnaires de police dans leur procès-verbal.

4ème mensonge : « Sans dire un mot les policiers pénètrent de manière totalement illégale dans ses studios ».
L’entrée des policiers dans le local est légale. En effet le producteur est en infraction sur la voie publique (non-port de masque) et tente manifestement de se soustraire à l’interpellation qui a commencé dans l’espace public. Juridiquement, les policiers ont un droit de poursuite immédiat face à un individu pris en flagrant délit.

Pour lire la suite, c’est ici !

Affaire Zecler – Loopsider et la police

Loopsider

Joli coup réalisé par le média en ligne Loopsider, dont la vidéo sur l’affaire du producteur Michel Zecler molesté par trois policiers a atteint 12 millions de vues en moins d’une semaine. Si le comportement des policiers semble inapproprié (?), on ne peut s’empêcher de s’interroger sur la temporalité de l’affaire et sa diffusion.

David Perrotin, auteur de la vidéo

La vidéo présentée par David Perrotin a été mise en ligne deux jours avant la manifestation de samedi 28 novembre, qui s’opposant à l’article 24 de la loi de Sécurité globale portée par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, entendait surtout dénoncer les supposées « violences policières » qui font précisément l’objet de cette vidéo.

Vidéo dans laquelle on retrouve donc le journaliste d’investigation David Perrotin, ancien du JDD, de Rue89 et de BuzzFeed France, qui fait profession de gauchisme en toutes circonstances. L’idéologie du journaliste, importée des États-Unis, et qui cherche absolument son George Floyd, rejoint clairement celle de son employeur Loopsider.

Loopsider, quésaco ?

Loopsider a été fondé en 2018 par Giuseppe de Martino, ancien directeur général de Dailymotion, Johan Hufnagel, ex-directeur des rédactions de Libération et cofondateur de Slate France, auteur entre autres de la phrase : « Je préfère, à compétence équivalente, prendre un Noir ou une Arabe » ; ils sont associés à Arnaud Maillard, ancien patron du numérique chez Discovery (Eurosport). L’entreprise est appuyée sur ses actionnaires historiques Franck Papazian, président de Mediaschool, le banquier d’affaires Bernard Mourad, qui est à la fois un collaborateur de Patrick Drahi et un ami intime d’Emmanuel Macron. Entretemps, le groupe Mediaschool (CB News, Stratégies) est entré au capital à hauteur de 8%, à la faveur d’une levée de fonds de 3 millions d’euros début 2019. Le jeune média vidéo compte 70.000 suiveurs sur Twitter, 1,6 million sur Facebook et 385.000 sur Instagram. Il emploie aujourd’hui une trentaine de personnes dont la moitié sont journalistes et six sont des « data scientists », des spécialistes des données qui travaillent en appui de la rédaction. Loopsider prétend parler de questions environnementales, « sociétales » et de santé, à destination des « millenials ».

Un monde américanomorphe

Tout ce beau monde, dont on notera qu’il est presque entièrement constitué d’employés ou d’imitateurs de médias américains de gauche (Slate, BuzzFeed, etc.), lutte sur les fronts conjugués de l’indigénisme, de l’antiracisme, de l’idéologie du genre, et de l’écologisme. Bref, tout ce qui rassemble les causes des « dominés » de l’époque.

Convaincre les Français que leur police est répressive, et particulièrement à l’endroit des minorités, est un but ancien de l’extrême gauche, qui a trouvé de nouveaux relais dans les médias en ligne, et notamment vidéo, qui sont précieux pour raconter une histoire simple et choquante, appuyée sur des images « vraies ». C’est ce à quoi, comme Konbini par ailleurs, se livre Loopsider. Une niche juteuse, qui joint au business les bons sentiments.

La preuve, le média récidive avec l’affaire Zineb Redouane, cette femme âgée tuée dans son appartement durant une manifestation de Gilets jaunes par une grenade lacrymogène : selon Loopsider, le tir du policier aurait été volontaire et inapproprié. Pour le prouver, le média s’est appuyé sur un autre média beaucoup plus discret, mais fort influent : Disclose, lui aussi inspiré des méthodes de la gauche américaine, comme le pure player ProPublica et financé entre autres par l’Open Society de George Soros, qu’on ne présente plus. Disclose fait du « journalisme philanthropique » : c’est-à-dire qu’il lève des fonds en crowdfunding pour financer des enquêtes, elles aussi destinées à dénoncer les méchants État occidentaux, leurs ventes d’armes, et leurs policiers violents.

Loopsider et @balancetarédaction

Pour donner une idée de l’ambiance à Loopsider, se référer à notre article sur @balancetarédaction, le site préféré de délation sur Instagram des journalistes libéraux libertaires (7.200 abonnés), dont vous nous donnons quelques citations venant des collaborateurs de Loopsider :

« Ah mais putain là, je crois que l’on vient de recruter un PD »
« Tu lui rendrais bien service en la niquant, de toute façon c’est une mal baisée »
« On en a marre d’avoir que des mecs, on besoin de seins »
« De toute façon ce n’est qu’une conne, elle est juste bonne c’est tout »

La boucle est bouclée : dans les rédactions du wokistan, on s’espionne, on cafte, on manie le double langage, on vit dans un monde et on écrit dans un autre ; toutes ces forces, peu imaginatives puisque recopiées sur des méthodes américaines, convergent pour changer le journalisme en propagande. US go home ?

Texte repris du site Valeurs Actuelles

Lynchage de Zecler : derrière le récit officiel, par Ivan Rioufol

Le récit officiel, repris par les médias, dit ceci : parce qu’il est noir, le producteur de rap, Michel Zecler, a été lynché par des policiers blancs dans le XVII e arrondissement de Paris, le 21 novembre. La scène principale, filmée par la caméra de surveillance d’une entrée d’immeuble, dit les faits. La victime assure aussi avoir été traitée de “sale nègre”. Hier, quatre policiers ont été mis en examen. Deux d’entre eux ont été placés en détention provisoire. Est-il permis néanmoins d’apporter des précisions ? Ce point semble risqué, au vu du consentement de la presse à s’en tenir à la version établie. Remarquons pourtant que les fonctionnaires ont été présentés dimanche, par le procureur de la République Rémy Heitz, comme ayant “des bons, voire des très bons états de service“.

Si ceux-ci admettent les coups, ils les expliquent par la rébellion de Zecler. Soupçonné de transporter de la drogue dans son sac à dos, il a tenté d’échapper aux policiers en pénétrant dans son studio d’enregistrement. Ceux-ci contestent les propos racistes mais reconnaissent avoir eu peur. Sur LCI, Patrice Rebeiro, secrétaire général Synergie-Officiers, a présenté Zecler ainsi : “L’ homme est connu pour vol à mains armées, association de malfaiteurs, a déjà fait de la prison et a des antécédents judiciaires très lourds.”

Rappeler ces éléments n’excuse pas la brutalité des policiers. Cette violence, non professionnelle, est fautive. Elle répond cependant, plus gravement, à la perte d’autorité des forces de l’ordre. C’est parce que Zecler, physiquement imposant, refuse d’obtempérer et se débat que l’interpellation dégénère. Or cette contestation de la force publique semble admise, y compris par la hiérarchie policière et le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin. Ce dernier s’est précipité, une fois de plus, pour accabler ses troupes, comme il l’avait fait récemment quand elles avaient dû déloger, sans gants blancs ni dentelles, des clandestins venus occuper la place de la République. A cette lâcheté d’Etat s’ajoute une lecture racialiste des situations conflictuelles.

Noir, Zecler a été immédiatement promu, par les esprits paresseux et les “mutins de Panurge” (Philippe Muray), comme le symbole d’un racisme systémique au cœur de la police, elle-même gangrénée par la suprématie blanche. Samedi, à Paris, ce sont des policiers blancs qui ont été lynchés à leur tour par des black blocks, ces nouveaux fascistes, au cours d’une Marche des libertés cornaquée par l’extrême gauche. Tout à son objectif de déstabiliser l’Etat en désarmant sa police, la gauche perdue voit l’affaire Zecler comme une aubaine. Mais pourquoi l’accompagner dans sa grossière “récup” ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 30 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Michel Zecler, victime ou voyou ?

Michel Zecler

On a beau être habitué à voir les forces de l’ordre traînées quotidiennement dans la boue par les grands médias, on aura quand même rarement assisté à un tel lynchage. Journalistes, bobos du showbiz, associations, élus de tous bords, membres du gouvernement, présidence de la République, magistrats, hiérarchie policière et même certains syndicats de police : avant même que la vérité soit faite sur l’intervention dite « musclée » de la police le 21 novembre dernier dans le local du « producteur noir » Michel Zecler, tous y seront allés de leur « condamnation », en des termes souvent d’une grande violence. Une espèce d’hystérie collective antiflic au cours de laquelle, bien sûr, tous se seront bien gardés d’évoquer le profil de la prétendue « victime ». A commencer par Macron lui-même qui, de façon pitoyable, est allé jusqu’à téléphoner à Zecler pour « prendre de ses nouvelles » et lui manifester sa sympathie !

Le moins que l’on puisse dire est que ce Michel Zecler, unanimement présenté par les grands médias comme « un homme tranquille », « courtois » et « pacifique », a un passé judiciaire et un entourage des plus sulfureux. Issu d’un quartier ethnique de Bagneux, l’homme a d’abord des « antécédents judiciaires très lourds » de stupéfiants, de vols à main armée, d’outrages et d’association de malfaiteurs qui l’ont conduit en prison, comme il l’a d’ailleurs lui-même reconnu sur le plateau de « Touche pas à mon poste ». D’autre part, aujourd’hui à la tête du label de rap « Black Gold Studios », ce vieux complice de Diam’s, la rappeuse convertie à l’islam qui déversait à longueur de chansons sa bile sur notre pays, a produit – entre autres – en 2016 « L’âge d’or du rap français », une tournée dans toute la France réunissant Ministère A.M.E.R., Akhenaton, Ménélik, Stomy Bugsy, Assassin, Kery James ou encore Stomy Bugsy. Bref, que du « beau monde » s’étant régulièrement illustré ces dernières années par des chansons aux paroles antiflics et anti-Français allant même, pour certaines, jusqu’à l’appel au meurtre !

Le caractère scandaleux de cette affaire ne s’arrête pas là. Pendant tout le week-end, en effet, ceux-ci se seront efforcés par tous les moyens, et notamment en nous passant en boucle les fameuses images filmées par les amis du producteur, de nous démontrer la prétendue culpabilité des quatre policiers mis en examen dans cette affaire, dont deux ont été écroués dans la nuit de dimanche à lundi. L’affaire serait bien plus complexe que ce l’on cherche à nous faire croire. C’est ainsi qu’invité sur LCI, Patrice Ribeiro, de Synergie-Officiers, a rapporté que les fonctionnaires, ayant repéré que Zecler était sans masque, se sont approchés de lui pour le contrôler et, ce faisant, « se sont aperçus que cet individu avait une énorme sacoche avec une odeur de stupéfiants très forte ». Sacoche retrouvée depuis et qui contenait effectivement de la résine de cannabis. Par ailleurs, les agents mis en cause, qui avaient pour seul objectif de faire sortir Zecler du local où il s’était réfugié pour échapper à leur contrôle, se sont heurtés à « une rébellion caractérisée » au cours de laquelle l’individu n’a pas hésité à les frapper, blessant même l’un d’entre eux passage.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 30 novembre 2020