La Grande Interview – Michel Onfray

24/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
RT France propose régulièrement La Grande Interview. Il s’agit d’un entretien en profondeur pour aller plus loin avec un témoin de notre temps. Mais pas n’importe quel témoin ; quelqu’un que l’on n’entend pas partout, avec une parole et un point de vue à contre-courant, quelqu’un qui fasse réfléchir et nous ouvre à des idées originales, courageuses et parfois même «dérangeantes».

dans cette édition de La Grande Interview, Jean-Marc Sylvestre reçoit Michel Onfray, philosophe et auteur de «Grandeur du petit peuple», aux éditions Albin Michel.


Michel Onfray renvoyé du service public

02/10/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Michel Onfray a appris, sans sommation, sans d’ailleurs que la direction de la radio ait seulement eu la délicatesse et la courtoisie de l’appeler directement, que France culture cesserait désormais de diffuser les cours qu’il donnait à l’université de Caen. Exit donc, cette parole dérangeante, devenue insupportable pour le pouvoir.

Après Éric Zemmour, interdit de service public, après Frédéric Taddeï, contraint de s’exiler sur RT pour recouvrer la liberté d’inviter les débatteurs de son choix sans qu’on lui dresse une liste des bannis d’antenne, c’est au tour d’une autre voix dissidente d’être congédiée, sans un mot, sans une explication.

«Narcissique», «minable»… Michel Onfray fracasse Macron

18/09/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Il ne pouvait pas laisser passer cela. Alors qu’Emmanuel Macron a récemment critiqué le travail des intellectuels en disant que « pour une large part d’entre eux, ça fait longtemps qu’ils n’ont pas produit quelque chose de renversant » ajoutant qu’ils étaient « devenus des esprits tristes englués dans l’invective permanente », Michel Onfray lui a directement répondu. Et la réponse est cinglante.


Agacé par les médias, Michel Onfray va lancer sa propre Web TV

Source : OJIM

Lundi 21 mars sur BFMTV, Michel Onfray a annoncé son intention de lancer sa propre web TV.

Invité pour la sortie de ses deux livres, Penser l’islam (Grasset) et Le Miroir aux alouettes (Plon), le philosophe a déclaré : « Je vais créer ma web TV, où on pourra donner une heure à quelqu’un pour qu’il développe ses arguments. » Pour lui, les journaux, « ça sert d’abord à faire la litière des chats, et puis c’est subventionné par l’État, c’est-à-dire par nos impôts, donc la presse défend l’idéologie d’État, des gens qui la soutiennent. »

Il est donc « normal » qu’en tant qu’« homme libre », celui-ci se « retrouve souvent épinglé en une de quelques journaux qui sont les journaux du pouvoir dominant », a-t-il estimé.

Face à Jean-Jacques Bourdin, ce dernier en a d’ailleurs profité pour vilipender une fois de plus les médias. Désormais, il choisit méticuleusement les émissions auxquelles il participe. « Il y a deux ou trois autres sollicitations qui viennent, et éventuellement au coup par coup, je peux dire ‘oui’. Je préfère éviter un certain nombre d’émissions où on perd son âme », a-t-il déclaré.

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La presse se déchaîne sur Michel Onfray

15/03/2016 – CULTURE (NOVOpress)

En novembre 2015 le philosophe avait fermé son compte Twitter en déclarant : « commenter les commentaires, ça ne m’intéresse pas ». Pour la sortie de son nouveau livre Penser l’islam disponible dès demain, la presse a quasiment unanimement critiqué l’hédoniste dont la figure d’homme de gauche est de plus en plus remise en question. Daniel Lindenberg lui reproche dans le point d’utiliser la victimisation comme stratégie de valorisation, Le Figaro le juge « pétri de contradictions » et Challenge pousse la déraison en osant la comparaison avec Cyril Hanouna. Michel Onfray qui s’était offert jusqu’alors une diète médiatique doit s’attendre à une promo difficile. Décidément certains sujets semblent vraiment inabordables.

Michel Onfray : nous vivons déjà sous le régime de la soumission

05/02/2016 – CULTURE ([NOVOpress avec le bulletin de réinformation]

À la veille de la parution de son livre « Penser l’islam » en Italie, Michel Onfray a accordé un entretien au Corriere della Sera. Alors que le journaliste lui demande quelle a été sa réaction aux agressions sexuelles du 31 décembre, à Cologne, il répond « Je trouve sidérant que notre élite journalistique et mondaine, intellectuelle et parisienne, si prompte à traiter de sexiste quiconque refuse d’écrire professeure ou auteure, n’ait rien à dire au viol de centaines de femmes par des hordes d’émigrés ou d’immigrants, comme on ne dit plus, car le politiquement correct impose migrants ».
Il ajoute encore :

La France a renoncé à l’intelligence et à la raison, à la lucidité et à l’esprit critique. Houellebecq a raison : nous vivons déjà sous le régime de la soumission.

Onfray dans Éléments, panique à «gauche» !

17/10/2015 – CULTURE (NOVOpress)
Pagination augmentée de 50%, nouvelle maquette tout en couleurs, tout le monde ne parle que d’Éléments, l’excellente revue d’idées et de débats, qui a fêté récemment ses 40 ans. Ah, on me dit dans l’oreillette que les commentateurs ne l’ont pas lue et critiquent simplement la présence de Michel Onfray dans le magazine d’Alain de Benoist.

Nouvelle chasse aux sorcières en cours : Michel Onfray persiste et signe à préférer s’entretenir avec des gens intelligents qui ne sont pas de gauche plutôt qu’avec des crétins politiquement corrects. Le philosophe fait en effet la couverture du dernier numéro d’Éléments, la revue des idées dirigée par Alain de Benoist. Aussitôt la foule des petits censeurs de s’émouvoir, de s’indigner, de vitupérer… oui décidément, Onfray, qui clame partout être de gauche n’est en fait qu’un vil fasciste, un suppôt de l’extrême-droite, un social-traitre, une vipère lubrique, un tigre de papier, un agent double au service de Marine Le Pen, des zeureleplusombres et des idées rances et nauséabondes…

C’est évidemment bien plus simple que d’ouvrir cette revue écrit petit et serré, avec assez peu d’images (nous n’avons pas encore reçu notre exemplaire pour juger de la nouvelle maquette…) et qui prétend traiter les sujets au fond plutôt que de s’attacher à l’écume des choses, aux étiquettes et aux convenances « intellectuelles » des rédactions parisiennes et états-majors de partis politiciens.
Alain de Benoist ayant été l’un des fondateurs du mouvement intellectuel de la « nouvelle droite », il est catalogué ad vitam aeternam dans le camp du mal, essentiellement par des gens qui n’ont jamais lu une ligne de lui. Qu’il s’attache à la poursuite de la vérité où qu’elle se trouve, ne s’intéressant en rien aux petites étiquettes qui servent de bréviaire aux « intellectuels » de plateau télé ne fait rien à l’affaire. Nos belles âmes seraient par exemple édifiées du nombre de référence à Marx et à des auteurs marxistes que l’on trouve dans cette revue « d’extrême-droite ».

Tout cela pour dire que, personnellement, j’attends avec impatience le facteur pour ouvrir mon exemplaire d’Éléments et y découvrir le dossier sur la droite et le poison libéral et – entre autres — les propos de Michel Onfray, avec qui je ne suis pas forcément d’accord, mais dont j’apprécie l’honnêteté intellectuelle, le genre d’attitude subversive qui a tôt fait de vous classer parmi les infréquentables, n’est-ce pas Michel ?

Charles Dewotine


 

Onfray, fier d’être «populiste» en couve de @Revue_elements. Au moins, les choses sont claires… pic.twitter.com/Ih1vVZI9wr

— Guillaume Gendron (@g_gendron) 15 Octobre 2015

Dupond et Dupont mènent l’enquête sur Michel Onfray… pic.twitter.com/CZaCnAqzzm

— Revue éléments (@Revue_elements) 16 Octobre 2015

 

Onfray sur la politique migratoire de Hollande : « bricolage et magouillage »

09/09/09/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Avec la crise migratoire, nous sommes en train de rencontrer l’histoire en face et pendant ce temps, François Hollande cherche à remonter dans les sondages à coups de « bricolage et magouillage », explique Michel Onfray. Le philosophe plaide aussi pour une grande politique arabe de la France, pour que notre pays ne soit plus un « caniche des États-Unis ».

D’accord ou pas avec ses prises de position, force est de reconnaître que cet homme de gauche qui n’hésite pas à tacler son camp, à reconnaître des mérites à ses adversaires, mérite qu’on l’écoute. Michel Onfray est honnête et vise souvent juste. Pour cause de publicité intempestive au lancement de l’extrait vidéo, retrouvez son intervention au micro de LCI en cliquant ici.
Outre les errances de Hollande, Michel Onfray pointe que la France, bouffie de « haine de soi » est en train de vivre « une espèce d’effondrement de l’histoire ». Revenant sur la question e la politique migratoire, il explique que

De toute façon, en France, c’est interdit de penser cette question-là… Il faudrait déjà commencer par penser cette question des immigrations. Quand on dit : oui, mais, regardez, on a accueilli les Polonais, les Espagnols, les Portugais… Oui, mais c’était dans un même espace qu’était l’espace judéo-chrétien !


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Michel Onfray : mort d’Aylan Kurdi,« BHL complice ! »

04/09/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Invité jeudi sur BFMTV, Michel Onfray n’a pas mâché ses mots à l’égard de Bernard-Henri Lévy : « les cons, ça ose tout… », « Ces gens-là sont des criminels. ». Il a qualifié l’icône germanopratine de « complice » dans la mort du petit Aylan Kurdi.

Alors que Bernard-Henri Lévy venait de terminer de s’exprimer sur BFMTV Michel Onfray l’a taclé en direct : «

Il n’a pas honte lui ? Il ferait mieux de rester caché. Je vais citer Michel Audiard “les cons, ça ose tout, c’est à cela qu’on les reconnaît”. Franchement, avec ce qu’il advient aujourd’hui, il ferait mieux de rester chez lui.

Et de poursuivre :

Voilà quelqu’un qui a invité à bombarder la Libye. On ne peut plus rien faire avec la Libye, c’est une base extraordinaire pour le terrorisme aujourd’hui. Responsable de rien ? Coupable de rien Bernard-Henri Lévy ? Il vient nous expliquer qu’il faudrait ceci, il faudrait cela […] Il y a un moment où il faut un peu de pudeur […] Tous ces gens qui ont rendu possible cet enfant mort, et Bernard-Henri Levy en fait partie […] il est complice […] comme d’autres sont complices, les présidents de la République d’hier et d’aujourd’hui qui défendent la même ligne. Ces gens-là sont des criminels. Leur politique est criminelle.

Nous ne pouvons qu’approuver ces propos de bons sens, dont la pertinence est prouvée par les réactions indignées des médias officiels.



Vivons-nous la fin de notre civilisation ? – Un dialogue entre Michel Onfray et François-Xavier Bellamy

25/03/2015 – PARIS (NOVOpress)
À l’occasion de la sortie de son dernier livre, Cosmos, Le Figaro a proposé à Michel Onfray de débattre avec François-Xavier Bellamy, le maire adjoint de Versailles (sans étiquette). Celui-ci est également ancien élève de l’École normale supérieure et agrégé de philosophie.

Les deux philosophes débattent sur l’impression qui hante notre imaginaire : celle de l’effacement de la France et, plus largement, de notre civilisation.

En voici un extrait :

Faut-il être conservateur?

Michel Onfray – Ni conservateur ni réactionnaire. Contrairement à Alain Finkielkraut ou Éric Zemmour, je ne crois pas que nous puissions restaurer l’école d’hier ni même que ce soit souhaitable. Si je partage leur pessimisme concernant la destruction de la civilisation occidentale par le néolibéralisme qui dicte sa loi, je me distingue d’eux sur les solutions. On ne peut revenir en arrière, sauf à entrer dans une logique de dictature où l’on demanderait à un nouveau César de se couper totalement de l’Europe et du monde en restaurant les frontières. Cela ne me paraît ni possible ni souhaitable. La vérité cruelle est que notre civilisation s’effondre. Elle a duré 1 500 ans. C’est déjà beaucoup. Face à cela, je me trouve dans une perspective spinoziste: ni rire ni pleurer, mais comprendre. On ne peut pas arrêter la chute d’une falaise.

François-Xavier Bellamy – Je partage avec vous l’impression de voir une civilisation s’effondrer, et le sentiment que personne n’en a encore vraiment pris la mesure; mais la sagesse ne peut pas être qu’un consentement résigné à ce qui advient! Nous pouvons encore décider, dans nos vies personnelles comme dans nos choix collectifs, de recevoir et de transmettre ce qui dans notre culture demeure fécond, et plus actuel que les faux progrès qu’on nous vend. Malheureusement, de ce point de vue, le débat politique et intellectuel oppose plutôt des liquidateurs de faillite que des décideurs capables de tracer des perspectives.