Le pouvoir d’achat, tube politique de l’été

pouvoir achat

Le tube politique de l’été c’est le pouvoir d’achat ; à ne pas confondre avec le pouvoir d’Aïcha comme disait l’humoriste Smaïn, dans l’un de ses sketchs. Le pouvoir d’achat voilà la préoccupation majeure des Français depuis l’élection présidentielle. C’est du moins ce que nous disent en boucle les instituts de sondage, les médias et les politiques, trop contents d’évacuer les sujets qui fâchent, notamment l’insécurité, le grand remplacement, l’OTAN ou le grand déclassement français. Avec la guerre en Ukraine, le pouvoir d’achat a donc permis de formater les élections présidentielle et législatives dans le sens souhaité par le Système.
Une tribune signée Michel Geoffroy,.

Pouvoir d’achat : de qui se moque-t-on ?

Emmanuel Macron a fait campagne sans programme mais avec un chéquier : des problèmes ? Hop, voilà des millions ! Les autres candidats ont promis eux aussi de sortir leurs chéquiers.

Et voilà qu’un gouvernement sans majorité s’empresse de présenter un projet de loi sur le pouvoir d’achat qui contiendrait 20 Mds de mesures.

Mme Borne ne peut faire autrement , il est vrai : pour survivre politiquement il lui faut faire du consensuel. Alors elle promet une « indemnité carburant », une aide alimentaire, une augmentation des pensions, des fonctionnaires, des prestations sociales, un relèvement des bourses, une baisse des cotisations sociales des indépendants, la fin de la redevance de l’audiovisuel, de moindres hausses de loyer, une augmentation de la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat ….

Qui dit mieux ? Finalement le pouvoir d’achat c’est facile : il n’y a qu’à promettre. Le Bloc Populaire sera content.

Mais de qui se moque-t-on ? Des Français bien sûr.

Comment financer ces promesses ?

D’abord comment ces promesses et ces annonces sont-elles financées, en admettant qu’il ne s’agisse pas du simple recyclage de mesures déjà actées, une pratique habituelle des gouvernements, consistant à faire du neuf avec du vieux ?

Durant la campagne présidentielle, Eric Zemmour avait pourtant averti : méfiez-vous de ceux qui promettent de vous verser des chèques, car c’est votre argent en réalité qui les financera ! Car l’argent magique n’existe pas.

Nous y sommes.

Car s’il s’agit bien en effet de dépenses nouvelles pour le budget de l’État, les comptes sociaux ou les établissements publics, alors il faudra les financer soit en réduisant d’autres prestations, soit en augmentant les prélèvements publics. Comme la France est déjà le premier pays de l’OCDE pour le poids de l’impôt, les contribuables potentiels apprécieront.

Soit on financera en augmentant une nouvelle fois la dette publique qui atteint déjà 2900 Mds € -un détail bien sûr-ou par création monétaire, comme le fait si bien la BCE, puisque la valeur de l’euro est au plus bas depuis 20 ans.

En d’autres termes l’impôt, les taxes, la CSG ou l’inflation auront tôt fait d’effacer les effets mirifiques du projet de loi sur le pouvoir d’achat que nos parlementaires vont certainement voter avec entrain.

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Succès du RN : le Système a perdu une bataille, mais pas la guerre, par Michel Geoffroy

succès RN

Ce devait être la martingale infaillible : pour la présidentielle, un duel Macron-Le Pen conduisant la gauche extrême à voter pour le premier afin de « faire barrage » à la seconde. Et pour les législatives, la même gauche en repoussoir pour effrayer le bourgeois et présenter Ensemble comme un recours. Las, il suffisait de regarder les mines réjouissantes des médiacrates, dimanche soir, pour se douter que cette belle manœuvre avait échoué.

Caramba, Jupiter s’est planté !

Non seulement la NUPES n’atteint pas du tout les scores mirifiques que nous promettaient les instituts de sondage – ce qui démontre en passant le caractère hautement « scientifique » de leurs travaux ! – mais avec 89 élus, le RN enregistre une progression sans précédent.
Au point que le Président Macron ne dispose pas de la majorité absolue des sièges à l’Assemblée nationale et se retrouve de fait dans une situation de cohabitation non-désirée, obligé de constituer des alliances de circonstance, comme au bon vieux temps de la quatrième république.

Caramba, Jupiter s’est planté !

Les astrologues médiatiques tombés dans un puits

Trop occupés à faire la promotion de la NUPES, les médias mainstream (plus de 50 % du temps de parole donnés aux candidats NUPES sans que cela ne gêne l’Arcom !) et les instituts de sondage ont en effet totalement sous-estimé deux phénomènes :

– d’une part, la très grande déception, pour ne pas dire plus, de l’opinion devant la réélection d’Emmanuel Macron, le gendre de moins en moins idéal ;
– d’autre part, l’inquiétude que suscitait la perspective d’un second mandat sans aucun contrepoids politique. Inquiétude renforcée par le ralliement ostensible d’Emmanuel Macron au camp des bellicistes anglo-saxons et par son indifférence affichée aux conséquences catastrophiques des sanctions antirusses.

Les experts de plateaux télé ont aussi négligé que la diabolisation de Reconquête avait aussi servi l’image du RN et que si l’union de la droite ne se faisait pas au niveau des états-majors, elle pouvait se faire dans les urnes. Il est d’ailleurs probable qu’une alliance RN-Reconquête au premier tour des législatives aurait amplifié la débandade des candidats macroniens, globalement dépourvus d’implantation locale réelle.

Raison garder

La belle percée électorale du RN, malgré tous les obstacles placés sur sa route, témoigne de son implantation populaire. Elle confirme aussi qu’en politique le désespoir absolu est bien la sottise absolue.

Mais il faut cependant raison garder.

D’abord l’histoire parlementaire abonde d’exemples où de braves gens, élus sous une étiquette de rupture, ont été vite digérés par le régime. Ce fut notamment le cas des élus poujadistes sous la IVème république[1].

Sur ce plan la gauche échappe généralement à ce péril car elle est plus motivée idéologiquement et plus disciplinée.
Le RN, dont l’expérience parlementaire est limitée, va donc devoir faire preuve de vigilance et de compétence afin d’éviter cet écueil.

La France ingouvernable, vraiment ?

Ensuite, il faut relativiser une victoire électorale parce que l’Assemblée nationale a tout simplement perdu l’essentiel de ses pouvoirs au 21e siècle. Nous ne sommes plus en 1958 ni même en 1981 !
Les médias nous abreuvent de titres selon lesquels la France serait devenue « ingouvernable » depuis le 19 juin. Quelle plaisanterie !

La France va au contraire continuer d’être gouvernée par la Commission Européenne – qui fixe chaque année nos grandes orientations de réformes –, par la BCE, par l’OTAN, par le pouvoir judiciaire (non élu…), par les lobbies, les ONG ou les dirigeants des grandes entreprises mondialisées.

Face à tous ces vrais pouvoirs, notre parlement – dont l’essentiel de l’activité législative consiste, il faut le rappeler, à retranscrire des directives bruxelloises – compte les coups, en simple spectateur. Même ses pouvoirs de contrôle sont incapables de rivaliser avec eux et sont de toute façon très inférieurs à ceux des parlements étrangers, notamment anglo-saxons.

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Voyage au bout de l’enfer occidental avec le dernier essai de Jean-Claude Rolinat

Abécédaire de la décadence

Si vous n’avez pas le moral au spectacle du nouveau naufrage électoral annoncé de la droite nationale, le dernier essai de Jean-Claude Rolinat, Abécédaire de la décadence[1], n’est pas trop fait pour vous le redonner ! Car, en 220 pages, l’auteur dresse un tableau implacable et détaillé de la décadence occidentale et française en particulier.

« Déprimant ? Oui, un peu », admet Jean-Claude Rolinat, non sans humour. « Mais justement ça donne envie de rebondir[2] », ajoute-t-il avec un optimisme qui force l’admiration mais qui peut rappeler aussi une scène d’un film comique célèbre[3].

Bienvenue en Absurdistan !

Comme son titre l’indique, il s’agit d’un abécédaire qui regroupe, par ordre alphabétique, une suite de courtes entrées traitant chacune d’une pathologie nationale. Cela commence avec « Agressions contre des militants, agressions gratuites » et cela se termine par « Woke » : entre les racailles et les foldingos, un parfait résumé de l’Occident ! Ou de l’Absurdistan.

Car, comme le souligne Jean-Claude Rolinat dans l’article « Woke », « les élites européennes et donc françaises – mais à ce stade de déliquescence mentale peut-on encore parler réellement d’élites – sont de plus en plus tournées vers la gauche dure, radicale, quasiment une gauche hors sol ».

Le ton est donné et c’est bien vu, au moment où Emmanuel Macron se prépare à gouverner avec une majorité d’extrême gauche – celle qui l’a fait réélire – à l’Assemblée !

Voyage au bout de l’enfer occidental

L’abécédaire nous fait donc voyager dans ce qu’est devenu notre monde : banlieue, bien-pensance, féminisme, covid, mœurs, journaliste, pédophilie, islamisme, drogue, école, écologie, LGBT, milliardaires, Traoré, Union européenne, repentance, rap, Macron, girouettes, etc. Autant d’entrées, autant de stations de notre calvaire, pour être plus précis.

Un voyage au bout de l’enfer, donc, accentué par le fait que l’auteur ne fournit pas d’index, obligeant par conséquent le lecteur à se plonger tout entier dans le désastre.

Effet déprimant garanti !

Une réflexion programmatique aussi

Heureusement, certaines entrées sont plus développées que d’autres : démographie, écologie, immigration, insécurité, islam, nationalité, télévision, notamment, pour lesquelles l’auteur ne se contente pas d’un triste constat mais évoque aussi des pistes programmatiques de réforme et de renouveau.

Et, tel le Petit Poucet de la fable, Jean-Claude Rolinat sème aussi de petites pierres blanches pour nous guider dans ce voyage au bout de l’enfer occidental.

Avec des expressions qui font mouche : la France « démocratie Potemkine[4] » ; le « laxisme, mot facile pour cacher celui de lâcheté[5] » ; « L’État français est fort avec les faibles, faible avec les forts[6] » ; « Le sondage est un des éléments constitutifs du maniement des foules[7] » ; « Si Dieu existe, le Malin aussi. Et si ce dernier avait coiffé ses cornes de la tiare papale[8] ? » ; « Chirac : homme politique français de gauche qui a fait carrière à droite[9] » ; etc.

On le voit, Jean-Claude Rolinat, homme politique et journaliste d’expérience, a aussi le sens des formules !

Qui le fera ?

L’abécédaire débouche évidemment sur un triste constat : « La France est sur la pente décadente et le remplacement de son peuple, si l’on se réfère aux critères énoncés par De Gaulle, est en passe, à terme, de se réaliser[10]. »

Jean-Claude Rolinat espère manifestement que cet avis de décès va nous faire réagir mais, réaliste quant à la situation politique de notre pays, il pose aussi une cruelle question : « Qui le fera[11] ? »

Depuis l’élection présidentielle de 2022, on sait au moins que ce ne sera pas Emmanuel Macron.

[1] Jean-Claude Rolinat, Abécédaire de la décadence, Dualpha, 2022, 25 euros.
[2] Ibid., p. 12.
[3] Le père Noël est une ordure, quand Pierre Mortez – joué par Thierry Lhermitte –, de SOS Détresse Amitié, invite un dépressif à tout laisser tomber pour ensuite, d’un bon coup de talon, mieux remonter à la surface…
[4] Jean-Claude Rolinat, op. cit., p. 123.
[5] Ibid., p. 45.
[6] Ibid., p. 22.
[7] Ibid., p. 194.
[8] Ibid., p. 171.
[9] Ibid., p. 36.
[10] Ibid., p. 168.
[11] Loc. cit.

Texte repris du site Polémia

Les lemmings votent Macron !

macron

Les lemmings sont de petits rongeurs du nord de l’Europe, qui ont l’habitude de se déplacer en masse et parfois de tomber dans l’eau, tous ensemble, pour s’y noyer. Mais, depuis dimanche dernier, on sait qu’en France aussi il y a des lemmings… mais de la pire espèce : l’espèce électorale.

Les lemmings abstentionnistes n’ont ni mains ni pattes

Les abstentionnistes constituent le premier groupe de lemmings électoraux français.

Depuis l’élection présidentielle de 2017, ils ont même proliféré en pourcentage du corps électoral : désormais ils représentent 25 % des électeurs inscrits pour le premier tour de l’élection, soit 12 824 149 lemmings exactement !

Comme leurs petits congénères à quatre pattes, on ne sait pas bien ce qui motive leur comportement.

Soit que le destin politique de la nation ne les concerne pas. Soit, que l’offre politique ne leur convienne pas ; mais comme il y avait déjà 12 candidats lors du premier tour de la présidentielle de 2022, on voit donc que ces lemmings ont l’odorat particulièrement délicat ! Soit qu’ils considèrent que les élections ne servent à rien.

Mais, ce faisant, les lemmings abstentionnistes du premier tour adoptent le comportement stupide des pacifistes qui, en refusant de porter les armes, laissent le champ libre à ceux qui en ont. Les lemmings abstentionnistes ont les mains – les pattes – pures : mais parce qu’ils n’ont ni mains ni pattes.

Les Grecs auraient méprisé ces prétendus citoyens qui refusent de s’engager et de se présenter au forum, et ils leur auraient retiré leur… citoyenneté !

Les lemmings macronphiles n’ont pas de tête

Viennent ensuite les lemmings qui ont voté pour Emmanuel Macron : 9 785 578 lemmings macronphiles exactement, soit 1 128 252 de plus qu’au premier tour de l’élection de 2017 ! Dans nos rues, on les reconnaît notamment au fait qu’ils continuent de porter un masque anti-covid ou qu’ils arborent les couleurs de l’Ukraine ou de la lutte contre le sida.

Le comportement électoral de ces lemmings est étonnant. En 2017, ils pouvaient encore invoquer leur manque d’expérience ou le caractère novateur de la candidature du « gendre idéal ». Mais cinq ans après ?

Manifestement, si les lemmings abstentionnistes n’ont ni mains ni pattes, les macronphiles, eux, n’ont pas de tête ! Car ils ne voient rien, n’entendent rien et ne sentent rien.

Ils n’ont rien vu du catastrophique quinquennat d’Emmanuel Macron. Ni l’explosion de l’insécurité, de l’immigration, des taxes, des prix, de la précarité, de la désindustrialisation. Ni le déclassement international de la France. Ni la répression des opposants. Ni les affaires.

Rien ! Ils n’ont rien vu, ils n’ont rien compris, ou alors tout cela ne compte pas à leurs yeux.

Tel le Zadig de Voltaire[1], les macronphiles trouvent en effet que tout va bien quand tout va mal.

Les macronphiles réduisent la politique à l’art du selfie

Un micro-trottoir réalisé par TV Libertés[2] le jour du seul meeting parisien d’Emmanuel Macron, d’avant le premier tour, laisse rêveur quant à ce qui motive les macronphiles : il est bon orateur, il représente bien la France, il est beau, il a bien géré la pandémie, etc.

Les lemmings macronphiles réduisent la politique à l’art du selfie ! Car ils ont quand même voté pour un candidat qui n’a pas fait campagne et qui n’a pas jugé utile de présenter un programme.

Bien sûr, il y a tous ceux qui ont bien compris qu’Emmanuel Macron était bon pour leurs affaires ou leur agenda comme ils disent. Mais ils ne sont pas 9,7 millions, loin de là !

La majorité des lemmings macronphiles votent donc par habitude, par peur du changement, ou parce qu’ils croient à la propagande et aux sondages.

Ils croient donc aussi à l’origine anthropique du changement climatique, aux vertus des vaccins de Pfizer, à la valeureuse démocratie ukrainienne, à l’immigration-chance-pour-la-France, bref à tout ce qui se dit sur BFM TV et dans la presse bien-pensante. Et bien sûr ils ont peur des extrêmes, comme on le leur inculque chaque jour, avec la haine de Poutine et la crainte de la Chine.

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GAFA, Big Pharma… Qui gouverne le monde ?

Michel Geoffroy

Intervention de Michel Geoffroy, table ronde « GAFA, Big Pharma… Qui gouverne le monde ? », IXème colloque de l’Institut Iliade, samedi 2 avril 2022.

Gouverner le monde ? Il ne faut pas se laisser impressionner par la propagande des mondialistes occidentaux : ils sont bien incapables de gouverner le monde et le monde ne se dirige pas vers son unification mais devient au contraire multipolaire.

Le projet de prendre la direction du monde a été forgé à la fin du XIXème siècle dans les pays anglo-saxons ; d’abord en Grande Bretagne autour de Lord Milner (la Table Ronde et le « commonwealth of nations ») puis aux États-Unis au prétexte de leur destinée manifeste et de l’excellence de leur système politique. Ce projet, élaboré au moment où les Européens dominaient le monde, recycle en partie la promesse biblique d’une soumission des royaumes à la nation élue, reprise par le puritanisme. Et avec la dissolution de l’URSS en 1991, les États-Unis, alors super puissance occidentale, ont cru être en mesure d’imposer leur gouvernance (nouvel ordre mondial) partout et de mettre fin à l’histoire à leur seul profit.

Mais ce projet a définitivement échoué au XXIème siècle. En réalité le monde est justement en train d’échapper aux mondialistes[1] occidentaux.

Le XXIème siècle se caractérise avant tout en effet par la fin de la domination occidentale sur le monde, comme l’avait très bien annoncé Samuel Huntington et qui pour cette raison fut diabolisé : un monde qui s’est « modernisé sans s’occidentaliser » comme il l’écrivait, c’est-à-dire qui accède à la puissance matérielle jusque-là détenue par les seuls occidentaux, mais sans pour autant adopter leur idéologie (leurs « valeurs » en novlangue) ni se soumettre à eux.

Et confrontée à l’immigration de masse, l’Europe domine d’autant moins le monde que c’est le monde entier qui s’installe au contraire sur sa terre et qui y impose ses mœurs, sa religion et ses guerres.

Que ce soit en Afghanistan, en Corée du Nord ou au Mali, à l’évidence les Occidentaux gouvernent de moins en moins le monde !

La véritable question n’est donc pas tant qui gouverne le monde mais bien qui gouverne le monde occidental.

La question est pertinente car si les mondialistes échouent à dominer le monde, ils ont bien le projet d’asseoir leur domination sur les peuples occidentaux. A moins que ces derniers ne se rebellent et reprennent leur destin en mains !

Où se trouve désormais le pouvoir dans le monde occidental ?

Les concepts génériques de Super Classe Mondiale[2] d’oligarchie, de Système, d’hyper classe, de Davocratie, d’État profond etc… qui se sont répandus dans le langage politique désignent un phénomène majeur qui s’est produit en Occident à partir de la fin du XXème siècle : la prise du pouvoir par les grandes entreprises mondialisées et les grandes institutions financières, principalement anglo-saxonnes, aux dépens des peuples et des États.

Il s’agit d’un phénomène avant tout occidental car ailleurs en Asie, en Chine ou en Russie par exemple, voire en Afrique, le politique continue de dicter ses choix aux acteurs économiques (comme certains oligarques l’ont appris à leurs dépens[3]). Ces pays sont donc diabolisés par les médias occidentaux, propriété du nouveau pouvoir économique transnational.

Cette prise de pouvoir marque l’aboutissement de la révolution des Lumières qui avait conduit à désencastrer l’économie de la société en promouvant l’individualisme méthodologique et en détruisant tous les corps intermédiaires, laissant l’individu seul face à l’État comme face au marché. La révolution libérale/libertaire initiée dans la seconde moitié du XXème siècle a achevé ce mouvement. Car la révolution libérale anglo-saxonne initiée dans les années 1980 (Reagan et Thatcher) a rendu les États incapables de résister au pouvoir économique, qui s’est déterritorialisé au surplus, avec la mondialisation économique et financière. Et elle a conduit à privatiser un nombre croissant de fonctions étatiques autrefois qualifiées de « souveraines ».

Cela se traduit par l’ascension d’un pouvoir économique et financier transnational désormais plus riche et plus puissant que bien des États occidentaux et par l’expansion de grands monopoles privés (comme par exemple les GAFAM censurant le président des États-Unis en 2020, la conquête spatiale hier enjeu de souveraineté au temps de la guerre froide, désormais privatisée etc…). Mais un pouvoir qui, à la différence de celui des États, n’est pas soumis aux obligations de continuité et de protection de la population, bien au contraire, ni à celles de la responsabilité politique.

En Occident le nouveau pouvoir économique mondialisé se renforce constamment car il socialise les pertes et les effets pervers (payés par les États et les peuples : exemples avec l’immigration, les délocalisations ou la crise bancaire de 2008) et privatise les bénéfices (prenons l’exemple des contrats léonins passés entre l’UE et Big Pharma prévoyant que les effets secondaires des « vaccins » ne pourront être mis à charge des labos). Pour cette raison, les États, croulant sous les dettes, s’appauvrissent pendant que les grandes entreprises mondialisées s’enrichissent ; la richesse devient de plus en plus transnationale et la pauvreté, cantonnée dans l’espace national.

Symbolique de ce transfert de pouvoir, de plus en plus de grandes entreprises deviennent politiquement militantes et prescripteurs idéologiques (chartes des valeurs, censure ou exclusion des dissidents, caractère idéologique de la publicité), comme le montrent au premier chef les GAFAM. C’est ce qu’on appelle le capitalisme woke ou la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) : la grande entreprise devient militante du progressisme. D’autant que derrière la plupart des commandements du progressisme sociétal on trouve des intérêts marchands bien précis : comme les grandes entreprises (favorables à l’immigration), les femmes CSP+ (qui militent pour la féminisation des emplois de direction), les lobbies de l’éolien, du tout électrique (écologie punitive), du tout numérique (GAFA), de la viande industrielle (végans), ou Big pharma (PMA/GPA, transsexualisme, vaccination) etc….

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Guerre en Ukraine : le vrai « Great Reset »

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On a beaucoup écrit sur le « Great Reset » ou Grand Reset et sa mise en œuvre covidienne, en particulier avec l’imposition d’un système de crédit social en Europe reposant sur la vaccination obligatoire. Et avec l’accélération de la numérisation de la vie économique et sociale, c’est-à-dire du traçage informatique de la population. Mais c’est en réalité la guerre en Ukraine qui va provoquer le vrai Grand Reset que souhaitait l’État profond : un reset à la fois stratégique, énergétique, atlantiste, autoritaire, européiste, migratoire et politicien. Pour le plus grand malheur de l’Europe et de la France.

Le Great Reset stratégique

La guerre en Ukraine, quelle qu’en soit l’origine[1] ou l’issue, aboutit d’abord à couper durablement la Russie de l’Europe. Ce que souhaitaient les États-Unis, comme l’avait très bien explicité en son temps Zbigniew Brzezinski[2].

Car cette coupure renvoie aux calendes grecques « l’Europe de l’Atlantique à l’Oural », qui a toujours été le cauchemar des Anglo-Saxons car elle pouvait menacer leur thalassocratie.

Si en outre la guerre dure – puisque les Européens ont décidé, en toute irresponsabilité, de fournir des armes aux Ukrainiens au risque de nourrir une guerre civile durable pendant que les États-Unis affirment haut et fort ne pas vouloir intervenir ! –, l’Ukraine devient un foyer d’instabilité dans le heartland européen, affaiblissant tout le continent[3].

La guerre en Ukraine permet donc de parachever l’encerclement stratégique de la Russie et son isolement. Préalable nécessaire, dans l’esprit de l’État profond américain, à un conflit avec la Chine, l’autre puissance émergente.

Le Great Reset énergétique

Mais l’isolement de la Russie porte aussi en lui la précarisation énergétique et économique de toute l’Europe.

D’abord sa dépendance énergétique, car l’Europe risque à terme de se déconnecter du gaz et du pétrole russes. Sans oublier bien sûr les effets de la croisade des ONG écolos, aux financements opaques, contre le nucléaire européen !

Une dépendance énergétique qui profitera fatalement au gaz de schiste américain et aux ressources énergétiques des États musulmans sous contrôle des États-Unis. Elle deviendra donc un instrument de chantage aux mains de l’État profond.

Mais ensuite l’Europe pâtira, à la différence des États-Unis et de la Chine, des effets économiques et sociaux des sanctions qu’elle a prononcées dans son hystérie antirusse. L’Asie profitera du commerce que l’Europe ne fera plus en Russie ! Et si la France n’a quasiment aucune relation économique avec l’Ukraine, ce n’est pas le cas pour la Russie, ce qui affecte directement son agriculture et son industrie.

Le Great Reset atlantiste

La guerre en Ukraine remet en selle les partisans de l’alignement transatlantique de l’Europe et du « global Nato[4] » c’est-à-dire de l’extension permanente de l’OTAN, au moment où ils perdaient régulièrement du terrain, en particulier en France [5].

En effet, comme semble s’en réjouir le journal Le Figaro, la guerre en Ukraine « fait bouger les lignes[6] »… dans le sens souhaité par l’OTAN.

La guerre en Ukraine pousserait même la Finlande et la Suède, nous dit-on, à réfléchir à leur adhésion à l’OTAN pour « garantir leur sécurité ». Et la Suisse sort de sa neutralité pour s’associer aux sanctions « européennes ».

La propagande occidentale profite de la guerre en Ukraine pour diaboliser, avec une vigueur nouvelle, tous ceux qui refusent d’être embarqués dans la stratégie de l’OTAN, en les présentant comme « pro-Russes » ou des « soutiens de Poutine ». On allume déjà les bûchers médiatiques destinés à ces sectateurs du Mal.

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Guerre en Ukraine, conséquence de l’impéritie des élites occidentales

guerre ukraine

Aucun Européen digne de ce nom ne peut se réjouir de ce qui se passe en Ukraine.
Une tribune de Michel Geoffroy.

Une guerre entre Européens ne ferait qu’ajouter au suicide démographique et géopolitique de notre continent. A fortiori si elle devait déborder le monde slave, comme semblent le souhaiter certains irresponsables, va-t-en-guerre de plateaux télévisés. Il serait temps que l’Europe sorte de sa dormition.

Un conflit prévisible

Le conflit entre la Russie et l’Ukraine était pourtant prévisible : il était même annoncé !

Car il plonge ses racines dans la politique américaine d’encerclement de la Russie qui s’est traduite par l’extension continue de l’OTAN vers ses frontières, en contradiction avec les engagements pris par les occidentaux lors de la chute de l’URSS. Dans la volonté atlantiste, aussi, d’empêcher à tout prix l’émergence d’une Europe de l’Atlantique à l’Oural et pour cela, de fractionner durablement notre continent. Dans le renouveau matériel et spirituel de la Russie, enfin.

Mais les élites d’Europe occidentale se sont enfermées dans le déni : elles ont refusé de voir que nous étions entrés dans un monde polycentrique, où les nations et les civilisations ré-émergentes ont accédé à la puissance et n’entendent plus se plier aux diktats occidentaux.

Un monde par conséquent de plus en plus instable et de moins en moins occidental, justement, comme l’avait prévu Samuel Huntington.

Une mortelle illusion

Le conflit en Ukraine marque le retour du tragique pour une Europe de l’Ouest qui ne s’est préparée à rien car elle a cru que le doux commerce, la communication et le droit procédural suffiraient à tout résoudre.

Une Europe occidentale qui a cru que sa dormition pourrait rester paisible alors qu’elle laissait se développer les sources d’instabilité non seulement à ses portes, mais sur son sol même. Et qu’elle se complaisait dans la déconstruction maladive de son identité et dans son propre remplacement ethnique.

Le choc des puissances qui se déroule en Ukraine met fin brutalement à cette mortelle illusion.

Il démontre l’inexistence de l’Union Européenne, nain stratégique, militaire et diplomatique, simple courroie de transmission d’intérêts ou de lubies idéologiques qui ne sont pas les nôtres.

Car entre les États-Unis, la Russie, l’Inde ou la Chine, l’Europe marchande, déconstruite et immémorante ne compte plus au 21ème siècle.

L’impéritie des élites occidentales

La guerre en Ukraine illustre donc, une nouvelle fois, l’impéritie des élites d’Europe occidentale.

Celles-ci n’ont pas voulu voir la détérioration de l’état ukrainien ; elles ont fermé les yeux sur ce qui se passait dans le Donbass ; elles n’ont pas réellement veillé à l’application des accords de Minsk ; elles ont ignoré les avertissements répétés de la Russie ; elles ont tout misé sur l’OTAN.

Et maintenant que la crise est là, voilà que nos bisounours promoteurs d’écriture inclusive, de vivre ensemble et de déplacements en trottinette, tiennent maintenant des discours martiaux, mais au plus mauvais moment.

Ils jouent aux « chefs de guerre », ils condamnent, ils brandissent des sanctions, ils déplacent des troupes, ils censurent. Ils gesticulent.

Ils démontrent surtout leur incapacité dramatique à maitriser les évènements qu’ils ont laissé advenir et contre lesquels ils ne nous ont pas préparés au surplus.

Comme leurs prédécesseurs de 1939 nous ont conduit au désastre.

Le réveil sera rude

Le conflit en Ukraine montre enfin que les mots, tabous en Europe occidentale, de souveraineté, de frontière, d’intérêt national, de volonté et de puissance avaient encore tout leur sens au 21ème siècle. Du moins pour ceux qui entendent jouer un rôle dans le nouveau siècle multipolaire qui s’avance.

Pour les autres, réduits à l’état d’objet de l’histoire, c’est-à-dire à l’état de proie, ce siècle promet d’être bien douloureux.

Faute de l’avoir compris, notre continent risque une nouvelle fois de devenir le champ de bataille où se rejoue l’affrontement éternel, décrit autrefois par Thucydide, entre puissance émergente et puissance dominante ; mais cette fois, malheureusement à l’âge nucléaire.

Il serait temps que les Européens se réveillent… au bord du gouffre !

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

On peut aussi rappeler au passage que les « bonnes consciences » occidentales étaient moins ardentes à dénoncer Moscou lorsque les bolchéviques écrasaient Prague, Budapest et Berlin-Est en 1954 et 1968 (seuls quelques Européens courageux le faisaient à l’époque : dont Dominique Venner).

Poutine, meilleur agent électoral de Macron ?

Emmanuel Macron, président impopulaire, craint pour sa réélection. Il avait espéré que l’épidémie de Covid lui donnerait l’opportunité d’une élection présidentielle organisée à sa guise [1]. Las, Omicron vient de balayer cet espoir. Mais voilà que la Russie engage des opérations militaires en Ukraine. Quelle aubaine pour la macronie !

Un blanc-seing pour Macron ?

D’abord, l’inquiétude provoquée par la décision du président russe efface tout d’un coup, en effet, les fiascos diplomatiques à répétition d’Emmanuel Macron. Voire le bilan catastrophique de son quinquennat. Et puisque Vladimir Poutine endosse la posture de l’agresseur, cela démontre qu’Emmanuel Macron ne pouvait réussir à imposer une médiation diplomatique. Il n’y est donc pour rien, le pauvre. C.Q.F.D. !

Ensuite, le spectre d’une guerre en Europe, comme le titre Le Figaro du 25 février, renvoie au second plan les inquiétudes provoquées par le chaos migratoire européen. Au contraire même, puisqu’on nous annonce déjà qu’il faudra accueillir des réfugiés ukrainiens.

Mieux encore : dans cette période si dangereuse pour la paix en Europe, ne faut-il pas resserrer les rangs autour de l’Union européenne, de l’OTAN et bien sûr du président de la République ? Le maire de Béziers, Robert Ménard vient d’ailleurs de déclarer qu’il fallait se ranger « derrière le chef de l’État, quand l’intérêt français est en danger ».

Le coup de l’union nationale

En d’autres termes, la tentation sera grande de nous rejouer le coup de l’union nationale face au barbare Poutine. Ne faut-il pas « faire bloc » contre lui ? Et donc… autour de Jupiter ! Faut-il vraiment changer de président quand la guerre est ad portas ?

Du même coup, ceux qui mettaient en cause le positionnement atlantiste et européiste d’Emmanuel Macron deviennent suspects.

Ne feraient-ils pas par hasard le jeu de Poutine ? Et comme le hasard fait bien les choses, il se trouve que justement les partisans d’une révision de nos relations avec l’OTAN se trouvent parmi les opposants présidentiels à Emmanuel Macron les plus dynamiques : Mélenchon, Zemmour, Le Pen. Super, non ? Comme le titre avec une satisfaction mal contenue le quotidien Le Monde, « Éric Zemmour et Marine Le Pen fragilisés par l’attaque de Vladimir Poutine en Ukraine[3] ». Génial, non ?

Faire le jeu de Poutine, voilà une accusation bien commode pour faire taire les opposants à la macronie et pour neutraliser les dissidents. Mieux encore que l’accusation, éculée, de racisme.

L’heure du bourrage de crânes

Car, derrière l’union nationale, il y a toujours le bourrage de crânes et la censure.

Le bourrage de crânes, nous connaissons déjà. Car cela fait au moins vingt ans que l’on nous abreuve de propagande antirusse et singulièrement anti-Poutine : que ce soit dans les médias mainstream ou sur grand écran hollywoodien où le Russe est systématiquement placé dans le rôle du méchant : mafieux, violent, alcoolique, terroriste d’ultra-droite, on a le choix !

Mais la guerre en Ukraine ne valide-t-elle pas a posteriori toutes ces bêtises, diront les esprits simples ? Poutine n’est-il pas le nouvel Hitler, devant qui il ne faudrait rien céder ? Pas de nouveau Munich, tonnent déjà les stratèges de plateau télé qui ont pris la place des médecins sur nos écrans, avec la même conviction au front de taureau.

Et l’on n’oubliera pas tous ces vieux réacs à qui l’on donne curieusement la parole car ils analysent la situation à l’aune de leur anticommunisme des années 50, preuve qu’ils n’ont rien oublié ni rien appris, comme disait Chateaubriand.

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Guerre en Ukraine : quand Polémia analysait les manœuvres de l’oligarchie

poutine

La guerre a éclaté entre l’Ukraine et la Russie. Les forces armées russes ont envahi l’Ukraine et atteignent en cette matinée du 25 février la ville de Kiev. Toute guerre est évidemment tragique mais le déclenchement de celle-ci était prévisible. Michel Geoffroy, analyste que connaissent bien les lecteurs de Polémia, avait évoqué l’avancée de l’OTAN en Ukraine il y a un mois encore dans un article limpide : « La coronafolie nous aveugle sur les manœuvres de l’oligarchie ». Nous republions donc son article, qui traite de plusieurs sujets autres que celui de l’expansion de l’OTAN aux portes de la Russie. Sans juger du bien-fondé de l’attitude de Vladimir Poutine, force est de constater que son attaque aurait pu être prévue si les Occidentaux avaient été plus conscients des conséquences de leurs actes. Le fameux masque, symbole de cette folle période du Covid, ne couvrait pas seulement la bouche des « élites » occidentales, mais aussi les yeux.
Pour se déciller les yeux, place à la republication de l’article de Michel Geoffroy sur les manœuvres de l’oligarchie.

La coronafolie nous aveugle sur les manœuvres de l’oligarchie

L’avantage de la focalisation permanente sur la « pandémie » est bien sûr politicien pour Emmanuel Macron : elle permet de phagocyter l’élection présidentielle, en effaçant tout débat sur son déplorable bilan. Voire en essayant de modifier le processus électoral à son profit, sous prétexte de faire face à une nouvelle « contamination ». Mais plus encore, l’épidémie sert de divertissement à l’oligarchie, au sens propre du terme, pour nous faire oublier la politique de plus en plus dangereuse qu’elle conduit à nos dépens. La coronafolie nous aveugle.

Pendant qu’on nous parle d’épidémie, l’oligarchie continue en effet de programmer le chaos migratoire en Europe.
En 2021, l’agence Frontex a recensé 200 000 franchissements illégaux des frontières extérieures de l’Union européenne, soit une augmentation de 57 % par rapport à 2020. Encore ne s’agit-il que de chiffres officiels. En France, le nombre de mineurs non accompagnés a officiellement doublé en trois ans.

En d’autres termes, le changement de population qu’a programmé l’oligarchie en Europe s’accentue, avec la bénédiction des juges, du patronat, des ONG, des islamo-gauchistes et des gouvernements.
Et les violences au sein des sociétés multiculturelles et multiethniques que sont devenus les pays européens ne cessent plus, de même que les agressions contre les édifices ou symboles chrétiens. Certains chrétiens d’Orient nous le disent : cela a commencé comme cela chez eux aussi…
Mais cela réjouit les oligarques : car ce sont surtout les pauvres qui en sont victimes ! Et plus la population européenne vit dans la peur, plus elle se soumet.

Pendant qu’on nous parle d’Omicron, l’oligarchie poursuit ensuite en toute impunité sa tentative d’encerclement belliqueux des puissances émergentes

Aujourd’hui en Europe, après les révolutions de couleur, le projet affiché de l’OTAN est de s’étendre à l’Ukraine, malgré les mises en garde répétées de la Russie.

Car l’Ukraine dans l’OTAN, c’est non seulement la violation délibérée de la promesse faite à Gorbatchev par les États-Unis lors de la chute de l’URSS. Ce n’est pas seulement le refus obstiné de modifier une alliance qui ne se justifie plus. C’est surtout le remake, mais à l’envers, de la crise des missiles de Cuba : ce sont des bases américaines tout à côté de la Russie, des armes nucléaires de l’OTAN en mer Noire ou en mer d’Azov.

Mais pour nos médias et la plupart de nos politiciens, fidèles relais des positions du département d’État américain, c’est bien sûr la Russie qui menace l’Ukraine, pays fragile sinon factice porté à bout de bras et de dollars par les Occidentaux. Lesquels ne trouvent rien à redire non plus aux déclarations invraisemblables des « responsables » américains promettant en permanence une avalanche de sanctions illégales contre tous ceux qui déplaisent à l’oncle Sam.

Et pas une semaine de répit dans le bourrage de crânes – comme on disait pendant la guerre de 1914-1918 – contre les Russes, les Iraniens ou contre les Chinois !

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Emmanuel Macron, victime ou responsable de la crise sanitaire ?

macron

Chez les défenseurs d’Emmanuel Macron, donc dans la France modérée comme écrit sans rire l’hebdomadaire Le Point[1], on entend une petite musique bien connue : le président de la république n’aurait pas eu de chance car il a été confronté à la pandémie du Covid, qui a bouleversé son quinquennat. Un discours qui rappelle ce que la gauche disait du quinquennat pour rien[2] de François Hollande : la crise économique mondiale avait « empêché » le président de la république de conduire une politique socialiste. Pas de chance donc. Ce discours semble factuel. Mais il inverse en réalité le sens de la causalité : car un bon politique n’est pas celui qui « affronte » des crises, mais bien celui qui les empêche d’advenir.
Découvrez cette tribune de Michel Geoffroy.

Les enquiquinements volent en escadrille

Le président Jacques Chirac aimait à dire que les enquiquinements volent en escadrille[3]. Mais c’est justement le propre des mauvais politiques que de les attirer et de les cumuler !
Et il faut bien dire que sur ce plan Emmanuel Macron a été à bonne école et que loin d’en avoir été victime, il a surtout provoqué par sa politique et plus encore par son attitude, les enquiquinements qui n’ont cessé de ponctuer son quinquennat et de plomber son bilan.
Affaire Benalla, révolte des Gilets Jaunes, manifestations contre la réforme (avortée) des retraites, manifestations contre l’obligation vaccinale et le passe sanitaire, manifestations pro-vie ou contre la PMA sans père, insécurité galopante, explosion de l’endettement etc…
Autant d’enquiquinements qui résultent bien de la politique conduite par le président de la république et sa « majorité » et qui n’ont rien, objectivement, d’extérieur à leur action.

Le Covid : fatalité, responsabilité ou opportunité ?

Ceux qui pensent que le Covid a perturbé le magnifique quinquennat de Jupiter oublient que l’on peut se demander si la politique suivie par le gouvernement français n’a pas au contraire contribué à accentuer la crise.

Par exemple il est manifeste que l’épidémie a révélé au grand jour la faillite de l’hôpital public en France, conséquence des politiques budgétaires restrictives mises en œuvre par les gouvernements successifs et que la présidence Macron n’a nullement inversées, bien au contraire, comme le montre la poursuite des suppressions d’emplois hospitaliers en pleine épidémie. Ce que la tentative -odieuse- d’en rendre responsable les non-vaccinés n’a pu cacher longtemps.

Le Covid a aussi mis en lumière la dangereuse dépendance européenne vis-à-vis de la Chine pour des produits de première nécessité et l’absence, chez nous, de stocks stratégiques. Il s’agit pas, là non plus, d’une malchance, mais bien de la conséquence directe des politiques libérales et des délocalisations mises en œuvre. Et des décisions ministérielles de réduire les stocks à minima pour « faire des économies ».

De même la décision éminemment politique de ne pas fermer les frontières, au prétexte que cela ne serait pas conforme aux « valeurs de l’Union Européenne » comme l’affirmait Emmanuel Macron n’a-t-elle pas aggravé la situation ? Nos ministres rappelaient que « le virus n’avait pas de passeport », pour ensuite imposer un confinement à toute la population, donc créer des … frontières intérieures partout !

On pourrait continuer l’énumération et s’interroger aussi par exemple sur le tout vaccinal choisi par nos gouvernants alors même que notre pays n’était pas capable de produire le moindre vaccin. Et qu’il est aujourd’hui admis que l’efficacité des « vaccins » qui nous ont été vendus et administrés de force n’a rien de durable ni de probant pour la majorité de la population, notamment la plus jeune.

A-t-il de la chance ?

Dans l’ancienne Chine, lorsque des catastrophes touchaient l’empire du Milieu, on disait justement que l’Empereur avait perdu le mandat du Ciel. En d’autres termes les catastrophes ou les crises n’étaient pas considérées comme extérieures à la personne du souverain ni au comportement des dirigeants. Si une catastrophe advenait cela signifiait qu’ils avaient dû commettre une faute vis-à-vis des ancêtres et des divinités. Ils en étaient donc non seulement responsables mais bien coupables.
Une telle vision des choses s’appliquait aussi dans l’Europe chrétienne, qui voyait dans les péchés et les offenses faites à Dieu, la véritable origine des malheurs qui touchaient le royaume. Et qui apparaissaient comme autant de punitions divines.
Et l’empereur Napoléon, pourtant homme des Lumières, quand on lui proposait un officier général à l’avancement demandait, dit-on : « A-t-il de la chance » ? L’expérience et le courage ne suffisaient pas à ses yeux. Encore fallait-il que le sort des armes ait été propice à l’impétrant.

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Le Pen-Zemmour : duel de meetings et de styles

zemmour le pen

Michel Geoffroy livre une analyse de forme sur les styles très différents des deux meetings politiques qui ont animé le samedi passé : celui de Marine Le Pen à Reims et celui d’Éric Zemmour à Lille.

Comparaison formelle de deux meetings : celui d’Éric Zemmour à Lille et celui de Marine Le Pen à Reims le 5 février 2022

Les images fournies par les candidats

– La caméra montre Éric Zemmour mais très souvent aussi les participants et les soutiens au meeting, devant et derrière lui, en plan large. Peu de gros plans sur Zemmour. Une chorégraphie des militants bien organisée qui rythme le discours du candidat ; slogan de la campagne apparaissant visiblement en grand en fond, derrière l’orateur.

– Au contraire, Marine Le Pen est au centre des prises de vues, principalement en buste ; personne derrière elle ; peu de prises de vues de l’assistance ; agitation un peu désordonnée de drapeaux dans l’assistance. En fond, derrière Marine Le Pen, un grand M lumineux (qui peut passer aussi pour un V de victoire).

– Beaucoup plus de jeunes au meeting d’Éric Zemmour qu’à la réunion de Marine Le Pen, donnant une image plus dynamique du meeting mais pas nécessairement plus représentative de l’opinion ; plus de participants au meeting de Zemmour qu’à celui de Marine Le Pen qui n’était cependant pas un meeting au sens propre mais une convention.

Les discours

– Éric Zemmour parle sans donner l’impression de lire un texte, malgré les prompteurs ; forte conviction et tension dans son discours ; avec un crescendo à la fin (un peu couvert par les acclamations des participants cependant) entamant un dialogue rythmé avec les spectateurs (« C’est nous »).
Une approche originale et pédagogique autour du thème du pouvoir d’achat.

– Marine Le Pen ne cache pas qu’elle lit un texte ; elle donne en outre une impression de distance permanente par rapport à son propos (sourires, mouvement du corps, anecdote sur la présence d’une coccinelle sur son pupitre !). Un discours globalement assez plat sauf dans ses attaques d’ouverture contre Emmanuel Macron. À plusieurs reprises elle affirme qu’elle ne fléchira pas ou qu’elle fera preuve de fermeté : ce qui sous-entend évidemment en creux que justement on pourrait en douter ?
Pas de crescendo à la fin de son discours. Au contraire, Marine Le Pen a adopté un ton intimiste à la fin du meeting pour se présenter – sans lire de papier cette fois –, en donnant une image victimaire de sa personne (victime d’attentat, de discriminations, femme ayant élevé seule ses enfants), que les médias ont retenue. Cela semble traduire sa volonté d’apparaître moins clivante ou moins « extrémiste » qu’Éric Zemmour.

Conclusion évidente : deux styles différents. Zemmour plus combatif et plus collectif (nous allons gagner), Le Pen tenant un discours plus lissé et plus personnel (je vais gagner).

Tribune reprise de Polémia

Michel Geoffroy : « Les Lumières sont à l’origine du chaos migratoire »

Michel Geoffroy crépuscule lumières

Dans Les Lumières et leur « homme rétréci » puis Du temps des Lumières à Napoléon (éd. Dominique Martin Morin), le professeur Xavier Martin, grand spécialiste de cette période, a récemment évoqué l’héritage laissé par les esprits « éclairés ». Pilier de la Fondation Polémia, auteur de La Superclasse mondiale contre les peuples et de La Nouvelle Guerre des mondes (éditions Via Romana), Michel Geoffroy, lui, annonce carrément Le Crépuscule des Lumières.
Extraits des propos recueillis par Camille Galic pour Présent du 18 janvier 2022.

Le progressisme sociétal conduit à l’effondrement de notre civilisation

Camille Galic : Quel rapport entre les philosophes du XVIIIème siècle et la superclasse mondiale ?

Michel Geoffroy : Le progressisme hérité des Lumières est l’idéologie de la superclasse mondiale, dans sa version libérale, libertaire et mondialiste. Ainsi Emmanuel Macron, qui se prétend progressiste, déclarait le 27 décembre 2020 , pour justifier sa politique sanitaire : « Nous sommes le pays des Lumières et de Pasteur : la raison et la science doivent nous guider. » C’est tout dire !

Michel Geoffroy : Comme les philosophes des Lumières, l’oligarchie croit au despotisme éclairé, qui a le droit de faire le bonheur des gens malgré eux, au prétexte qu’il incarnerait la science et la raison. Mais en réalité sa prétendue raison ne correspond qu’à l’état limité des sciences du XVIIIème siècle : une mécanique simpliste de la société et un matérialisme. C’est pourquoi les progressistes sont des gens dangereux, comme ils l’ont prouvé maintes fois dans l’histoire : ils prétendent bâtir le paradis terrestre, qu’il se nomme « société sans classes », « libération des mœurs » ou « gouvernement mondial ». Ils se prennent pour des dieux — la référence aux Lumières emprunte à l’évidence à l’illumination religieuse mais en la détournant— mais ils finissent toujours par se comporter en démons. Pour cette raison, le siècle progressiste, ce qui a vu le triomphe de l’idéologie de la gauche, le XXème siècle, a été le siècle des pires guerres mondiales, des guerres civiles et des génocides. Et le nouveau progressisme sociétal du XXIème siècle est en train de conduire à l’effondrement de notre civilisation .

Camille Galic : Vous affirmez : « le chaos migratoire qui menace la survie de notre civilisation trouve son origine dans les Lumières ». Constatation, ou provocation ?

Michel Geoffroy : Non : réalité historique ! Les Européens ont affirmé au XVIIIème siècle les droits de l’homme : l’idée, d’essence chrétienne en réalité, que l’homme était un être libre et responsable par essence et que l’Etat devait respecter cette nature. Les droits de l’homme devaient donc garantir la liberté des sociétaires et c’est ainsi que beaucoup l’ont compris. Mais dès le départ cette affirmation repose sur une ambigüité : parle-t-on des droits des citoyens — donc des hommes enracinés dans un ordre politique concret — ou bien de l’homme comme abstraction philosophique ?

Au XXIème siècle, sous les coups du mondialisme et du libéralisme, c’est la seconde acception qui va s’imposer : on a oublié le citoyen — puisqu’on veut détruire les nations — et on ne parle plus que de l’homme en général. Tout homme est donc désormais réputé jouir des mêmes « droits », y compris celui de s’installer où bon lui semble. Le gouvernement des juges se fonde sur cette conception extrémiste pour donner aux étrangers les mêmes droits que les citoyens, voire des droits supérieurs. Ce qui ouvre bien la voie au chaos migratoire.

Camille Galic : Attribuez-vous aussi aux Lumières la réduction de nos contemporains à des « adolescents » incapables de penser et de se conduire en adultes ?

Michel Geoffroy : L’idéologie des Lumières repose sur un individualisme méthodologique radical. Pour les progressistes, seuls existent les individus et ils ne voient la société, comme le marché, que comme une agrégation instable de désirs égoïstes et changeants. Les hommes des Lumières ont en outre inventé la délégation de la souveraineté, fiction rousseauiste par laquelle l’individu abandonne sa liberté au profit de la Loi et de l’Etat censés la lui rendre en retour. En supprimant tous les corps intermédiaires, la révolution des Lumières a en réalité laissé l’individu sans défense face à un pouvoir d’Etat sans cesse croissant et intrusif. Comme en déconstruisant toutes les protections sociales, le libéralisme mondialiste laisse le salarié sans défense face à la toute puissance des grandes entreprises mondialisées.

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En 2022, face à la tyrannie, il faudra rester debout !

macron

En 2022 il faudra rester debout ! À vrai dire on s’en était déjà aperçu, mais c’est désormais officiel depuis la déclaration du Premier ministre le 27 décembre dernier : le pouvoir préfère que les Français restent assis. Consommer ou assister à un spectacle debout n’est-il pas désormais interdit sous prétexte de lutter contre la propagation d’un virus ? Quel symbole, ce refus de la verticalité ! Et quelle belle façon de clore le catastrophique bilan covidien de 2021.

Une belle opportunité pour l’oligarchie

Comme l’a écrit avec une belle franchise Klaus Schwab dans son essai sur le grand reset, le Covid constitue une belle opportunité pour tout reconstruire conformément aux vœux de l’oligarchie de Davos.

Une belle opportunité en effet pour les dirigeants et actionnaires de Big Pharma sur lesquels pleuvent les dividendes. Le Figaro du 31 décembre ne titre-t-il pas triomphalement : « 2021, année euphorique pour la Bourse de Paris » ?

Une belle opportunité aussi pour les GAFAM pour promouvoir le tout-numérique et la surveillance de masse qui va avec.

Une belle opportunité pour les grandes entreprises mondialisées d’étrangler définitivement l’économie et le commerce de proximité et de déconstruire le droit social.

Le grand reset est surtout politique

Mais c’est surtout le grand reset politique qui constitue la principale opportunité.

L’épidémie a permis en effet de remiser la démocratie aux oubliettes et de remplacer la souveraineté nationale par le contrôle de la population et la tyrannie des experts en blouse blanche.

Car le Covid a confirmé en vraie grandeur les résultats de la fameuse expérience de Stanley Milgram, dite de soumission à l’autorité, réalisée dans les années 1960 aux États-Unis.

Ce chercheur montrait que dans plus de 60 % des cas, on pouvait être conduit à adopter un comportement que la morale réprouvait[1], par le seul fait qu’une personne en blouse blanche vous le demandait, pour un prétexte scientifique. À l’époque, ses travaux furent contestés. Mais force est de reconnaître qu’en 2021 ils sont avérés.

La soumission du plus grand nombre à l’autorité

Les médecins de plateau télé, les ministres, les fonctionnaires du ministère de la Santé et les médias ont pris la place des expérimentateurs de Milgram pour sidérer la population et lui imposer des comportements qu’elle aurait réprouvés dans des conditions normales : confinements, restriction des déplacements, travail imposé à la maison, imposition de « jauges » partout y compris dans le cercle familial, injections obligatoires et répétées, obligation de se faire tester, autorisation donnée à des tiers de contrôler votre état sanitaire voire votre identité, couvre-feu, port du masque, fermetures des salles de spectacle ou des écoles, discrimination des non-vaccinés, etc.

Conformément à la théorie de Milgram, il faut bien constater que l’écrasante majorité de la population occidentale s’est pliée à ces injonctions. Elle en a même rajouté pour contrôler son voisin, chacun se transformant, non sans plaisir, en petit dictateur : « Mettez votre masque ! Respectez les gestes barrières ! Lavez-vous les mains ! ». Ou pour exécrer les non-vaccinés, comme on le lui demande.

L’épidémie a permis de domestiquer la population. Comme le fait remarquer à juste titre Florian Philippot dans l’une de ses dernières vidéos, les injonctions contradictoires ou ridicules imposées à la population sous prétexte de lutter contre le virus ont aussi pour fonction de désorienter l’opinion, pour lui ôter tout sens commun. C’est justement en forçant la population à adopter des comportements absurdes qu’on la rend obéissante !

Une démocratie désormais en sursis

La domestication de l’opinion a surtout permis aux gouvernants de mettre la démocratie entre parenthèses. Parce que l’oligarchie sent bien que les peuples européens peuvent lui échapper.

La France vit sous un régime d’exception désormais permanent ; le Parlement n’est plus qu’une machine à acquiescer aux souhaits de l’exécutif, lequel délibère dans le secret d’un conseil de défense sanitaire dont les décisions sont confidentielles. Les médias et les GAFAM censurent tous ceux qui contestent les choix effectués, pendant que le passe vaccinal nous fait entrer dans un régime de crédit social à la chinoise.

2021 a aussi démontré la vanité du fameux « État de droit » censé préserver nos libertés : en fait tant le conseil d’État que le Conseil constitutionnel ou les juges européens, d’habitude si chatouilleux quant aux « droits » des migrants et autres demandeurs d’asile, ont totalement validé l’avalanche de mesures liberticides prises par les gouvernements. Il est désormais manifeste que l’État de droit ne protège que les étrangers, pas les Européens !

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Progressisme : une idéologie totalitaire et violente – Michel Geoffroy – Forum de la Dissidence 2021

Michel Geoffroy

10/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Le samedi 27 novembre 2021, le VIIe Forum de la Dissidence, organisé par Polémia, s’est tenu dans un endroit privé en région parisienne. Le thème de l’après-midi de conférence : « La majorité c’est vous, les extrémistes ce sont eux ! »

Michel Geoffroy est l’auteur de plusieurs ouvrages remarqués (« Le Crépuscule des Lumières », « Immigration de masse. L’assimilation impossible », « La super-classe mondiale contre les peuples », etc.) que vous pouvez retrouver sur la boutique Polémia : https://www.polemia.com/livres/.

Il a évoqué le caractère totalitaire et violent de l’idéologie progressiste.


Derrière le Covid, le ras-le-bol des Français, par Michel Geoffroy

sondages référendum

L’actualité liée au Covid, sur médiatisée, tend à faire oublier que la défiance des Français à l’égard des commandements du politiquement correct et du Pouvoir n’a pas diminué, bien au contraire, comme le montrent les sondages d’opinion, y compris chez les sondeurs habituellement favorables à Emmanuel Macron.
Un avertissement pour toute la classe politique dans la perspective des élections présidentielles de 2022.

Immigration, asile et diversité : le ras-le-bol

71 % des personnes interrogées estiment que la France « compte déjà beaucoup d’étrangers et qu’accueillir des immigrés supplémentaires n’est pas souhaitable », un taux en hausse de sept points par rapport à une enquête similaire de l’Ifop en 2018.

64 % établissent un lien entre terrorisme et accueil des réfugiés migrants, une proportion qui a augmenté de 11 points en trois ans.

81 % des personnes interrogées estiment qu’il faut « mieux maîtriser l’immigration » (sondage Harris Interactive/Challenges réalisé du 19 au 26 juillet 2021).

55 % se disent aussi inquiets vis-à-vis des politiques censées encourager la « diversité », un taux en hausse de 11 points par rapport à 2018. Un sentiment progresse (+10 points en un an) : celui d’une diversité « qui génèrerait des politiques favorisant les minorités au détriment de la majorité », une opinion partagée par 62% des sondés. Enfin, 54 % des personnes interrogées estiment que «la diversité nous fait perdre notre identité, nos valeurs ». (« baromètre de la fraternité » de l’Ifop réalisé du 27 au 30 avril 2021).

66% des personnes interrogées se montrent favorables au fait que les étrangers condamnés à de la prison purgent leur peine dans leur pays d’origine (sondage de l’Institut d’études CSA pour CNews réalisé le 2 juin 2021).

79% des personnes interrogées sont hostiles à l’accueil de réfugiés afghans n’ayant pas travaillé avec la France (sondage Harris interactive LCI réalisé du 24 au 26 aout 2021).

Le rejet du Système

61 % des personnes interrogées ne veulent pas qu’Emmanuel Macron se représente à l’élection présidentielle en 2022 ; 59% estiment que son bilan est mauvais (sondage Odoxa-Backbone Consulting pour le Figaro et franceinfo réalisé les 2 et 3 juin 2021).

60% des personnes interrogées ont une mauvaise opinion d’Emmanuel Macron comme de Jean Castex.54% des Français estiment qu’Emmanuel Macron et le gouvernement gèrent mal la crise ; ils sont également largement opposés à la vaccination des enfants (63%). (Observatoire de la politique nationale BVA-Orange-RTL réalisé 25 et 26 Août 2021).

76 % des personnes interrogées jugent que “les médias ont tendance à tous dire la même chose” et que “la diversité des opinions dans les médias s’est réduite ces dernières années” . La méfiance (55%) est le premier sentiment ressenti par les Français face aux médias, devant la colère (18%), le dégoût (17%) et l’intérêt (16%) (sondage IFOP Opinion pour Flint-Média réalisé les 1ers et 2 juin 2021)

81 % des Français estiment la justice française manque de sévérité vis-à-vis des délinquants. Dans le détail, 37% des sondés sont « tout à fait » d’accord pour dire que la justice française est trop laxiste, et 44% se disent « plutôt » d’accord (sondage réalisé par l’institut CSA les 25 et 26 mai 2021)

Des opinions tranchées

43 % des personnes interrogées estiment que La France devient une dictature (sondage IFOP pour le JDD réalisé les 11 et 12 août 2021).

Seules 13 % des personnes interrogées estiment que la France est en progrès (sondage Harris Interactive/challenges réalisé du 19 au 26 juillet 2021).

Tribune reprise de Polémia

La France de Macron, une dictature post-démocratique

Macron

Depuis le forum de Polémia consacré à cette problématique en novembre 2019, la question de la dictature, en particulier de la dictature sanitaire, s’est invitée dans le débat politique, au grand dam du pouvoir et de ses soutiens. Emmanuel Macron a même cru bon de s’en défendre à plusieurs reprises[1].
Pourtant un sondage IFOP réalisé pour le JDD les 11 et 12 août dernier, montre que pas moins de 43 % des personnes interrogées estiment que la France devient une dictature, du jamais vu dans notre pays. De même, durant tout le mois d’août – ce qui est également tout à fait nouveau –, des centaines de milliers de manifestants défilent chaque samedi dans de nombreuses villes de France, au cri de « liberté », contre l’instauration du passe sanitaire et la vaccination obligatoire des enfants.
Manifestement, la question de la dictature ne se réduit pas à un fantasme complotiste…

Circulez, il n’y a rien à voir !

Vivons-nous donc désormais en dictature ?

Non, répondent à l’unisson les intellectuels médiatiques, fidèles soutiens du système.

Dans Le Parisien, Raphaël Enthoven a donné le ton : « Tant qu’Emmanuel Macron n’aura pas aboli le droit de vote, je tiendrai les gens qui disent qu’on vit en dictature pour des illuminés. C’est-à-dire des obscurantistes[2]. »

« France, la dictature que le monde nous envie », titre ironiquement de son côté un éditorial de la sérieuse Revue des Deux Mondes[3] : « la France, malgré ses imperfections, est le pays où l’État, à travers ses lois, n’est ni raciste, ni fascisant, ni islamophobe. Mais protecteur des droits individuels de chacun. Et défenseur de l’égalité hommes-femmes, des droits des homosexuels et de la liberté de conscience », lit-on sous la plume de Valérie Toranian.

Des exemples parmi d’autres, mais significatifs.

L’argumentation consiste en effet à déduire du fait que, comme le pouvoir ne revêt pas en France les formes prises par les totalitarismes européens des années trente ou par les pronunciamentos sud-américains, nous ne vivons pas en dictature.
En d’autres termes, nous ne vivons pas en dictature parce qu’Emmanuel Macron ne porte pas un uniforme ni une petite moustache comme Hitler, parce que les opposants ne sont pas envoyés au goulag ou parce que les chemises brunes ou les gardes rouges ne patrouillent pas dans les rues, la matraque à la main.
Les défenseurs de la macronie affirment aussi que nous ne vivons pas en dictature parce que les libertés individuelles seraient garanties dans notre pays par le fameux état de droit. En somme, nous ne vivons pas en dictature parce que nous avons le droit de « venir comme nous sommes » comme chez McDonald’s ou parce que nous pouvons rouler à vélo sur les trottoirs.

On n’évoquera enfin que de façon incidente ceux qui glosent à l’infini, pour noyer la question, sur le terme dictature en rappelant que, sous l’Antiquité, celle-ci n’avait qu’un caractère fonctionnel et non pas péjoratif. La belle affaire !
Ces arguties ne sauraient masquer ce que tout le monde comprend de nos jours sous le terme dictature : comme l’écrit le dictionnaire Larousse, c’est bien « le régime politique dans lequel le pouvoir est détenu par une personne ou par un groupe de personnes (junte) qui l’exercent sans contrôle, de façon autoritaire ».

Mais finalement tous ces commentateurs officiels nous disent la même chose : circulez, il n’y a rien à voir !

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Répression des non-vaccinés : un « remake » des Gilets jaunes

gilets jaunes non-vaccinés

La macronie a décidé de faire la guerre aux non-vaccinés, de leur rendre la vie sociale impossible, comme hier elle faisait la guerre aux Gilets jaunes, cette « foule haineuse » qui faisait tant peur au forum de Davos et donc à Emmanuel Macron. Les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Les nouveaux Gilets jaunes

Les non-vaccinés sont à la dictature sanitaire ce que les Gilets jaunes étaient à la mondialisation heureuse : un front du refus qui s’installe en dehors de tout appareil partisan. Puisque pour l’essentiel tous les partis institutionnels se sont ralliés aux mots d’ordre de la dictature sanitaire. Ce sont les nouveaux Gilets jaunes, mais invisibles cette fois et qu’il faut pour cette raison désigner à la vindicte.

Les non-vaccinés, comme les Gilets jaunes, ne croient pas à la propagande du pouvoir et donc de Big Pharma. Ils se méfient de vaccins aux effets d’autant mal maîtrisés que les laboratoires qui les ont mis sur le marché ont décliné par avance toute responsabilité, avec la complicité de l’Union européenne et des gouvernants !

Ils ne comprennent pas que l’on veuille les vacciner de force : car, si le vaccin est aussi efficace qu’on le dit, en quoi des personnes non vaccinées constitueraient-elles une menace ? Et si le vaccin n’est pas si efficace que cela, alors pourquoi l’imposer à toute la population ? Ou pourquoi préconiser déjà une troisième injection ?

Les non-vaccinés ne font plus confiance, comme les Gilets jaunes, à des institutions et des médias qui depuis le début de la « pandémie » disent tout et son contraire, et donc mentent en permanence.

Comme les Gilets jaunes, ils ne veulent pas être traités comme du bétail que l’on vaccine ou que l’on marque à la chaîne, sous prétexte de protéger les « personnes fragiles » c’est-à-dire en réalité pour l’essentiel les vieux baby-boomers qui nous ont légué, en toute irresponsabilité, un monde invivable et qui votent pour Macron.

La macronie : répression et propagande toujours

Face aux non-vaccinés, comme hier face aux Gilets jaunes, la macronie a choisi la diabolisation, la propagande et la répression. Chassez le naturel, il revient au galop, dit-on.

Les médias mainstream, une nouvelle fois, ont joué leur rôle de relais du pouvoir et de préparation de l’opinion, comme on parle de préparation d’artillerie avant une offensive. En diffusant en boucle la peur de la quatrième vague. Et en lançant la chasse aux non-vaccinés, ouverte symboliquement par un autre Emmanuel : Emmanuel Lechypre, le 29 juin sur RMC.

Et, comme pour les Gilets jaunes, toute l’oligarchie et la bien-pensance politique, de Bernard Kouchner à Éric Ciotti, se sont rangées du côté du pouvoir, laissant éclater une nouvelle fois leur haine de classe en toute impunité. Comme lors des élections régionales et départementales, elles n’avaient pas de mots assez durs contre le RN et ses électeurs.

Pas de liberté pour les ennemis de la vaccination !

Salaud de non-vacciné !

On croyait jusque-là que la pandémie avait pour origine le petit pangolin ou le laboratoire de Wuhan. Mais non : pour nos maîtres piqueurs, le vrai coupable, c’est désormais le… non-vacciné !

Ce galeux irresponsable à cause de qui on risque d’être confiné de nouveau et qui va empêcher la relance de notre belle économie. Ou qui provoque la suspension de la braderie de Lille.

Salaud de pauvre ! Salaud de non-vacciné ! Salaud qui porte son masque en dessous du nez ! Salaud qui roule au diesel en fumant des clopes ! Salaud incivique qu’il faut dénoncer à la nouvelle Kommandantur médiatique !

France macronisée, France muselée

L’offensive politico-médiatique lancée contre les non-vaccinés démontre une nouvelle fois que la macronie n’est forte que pour taper sur les Français, que pour semer la discorde et la haine.

Car, quand il s’agit d’affronter les racailles de banlieue, l’explosion de la délinquance et de la toxicomanie, les zones de non-droit, les islamistes, l’Union européenne ou les bellicistes de l’OTAN, il n’y a plus personne en effet.

La France macronisée devient le seul pays occidental à se voir imposer la vaccination obligatoire de sa population et, comme au temps de l’URSS, le passeport intérieur (baptisé « passe sanitaire ») pour les actes quotidiens de l’existence. Un pays qui va donc imposer à chaque patron, à chaque commerçant, et finalement à chacun de contrôler ses salariés, ses clients ou ses voisins : il faudra montrer son passe sanitaire comme hier son Ausweis.

Quel symbole de la dérive liberticide et dictatoriale de la macronie !

Il est vrai que, compte tenu de son impopularité abyssale, Emmanuel Macron ne peut espérer une réélection qu’en muselant le peuple français, en truquant les élections et en fliquant tous ses opposants. Pour ce faire, la quatrième vague tombe à point ; en attendant la cinquième, qui permettra d’imposer le vote électronique et le vote par correspondance pour l’élection présidentielle de 2022…

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

[ZOOM] Michel Geoffroy : « Immigration de masse – L’assimilation impossible »