Répression des non-vaccinés : un « remake » des Gilets jaunes

gilets jaunes non-vaccinés

La macronie a décidé de faire la guerre aux non-vaccinés, de leur rendre la vie sociale impossible, comme hier elle faisait la guerre aux Gilets jaunes, cette « foule haineuse » qui faisait tant peur au forum de Davos et donc à Emmanuel Macron. Les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Les nouveaux Gilets jaunes

Les non-vaccinés sont à la dictature sanitaire ce que les Gilets jaunes étaient à la mondialisation heureuse : un front du refus qui s’installe en dehors de tout appareil partisan. Puisque pour l’essentiel tous les partis institutionnels se sont ralliés aux mots d’ordre de la dictature sanitaire. Ce sont les nouveaux Gilets jaunes, mais invisibles cette fois et qu’il faut pour cette raison désigner à la vindicte.

Les non-vaccinés, comme les Gilets jaunes, ne croient pas à la propagande du pouvoir et donc de Big Pharma. Ils se méfient de vaccins aux effets d’autant mal maîtrisés que les laboratoires qui les ont mis sur le marché ont décliné par avance toute responsabilité, avec la complicité de l’Union européenne et des gouvernants !

Ils ne comprennent pas que l’on veuille les vacciner de force : car, si le vaccin est aussi efficace qu’on le dit, en quoi des personnes non vaccinées constitueraient-elles une menace ? Et si le vaccin n’est pas si efficace que cela, alors pourquoi l’imposer à toute la population ? Ou pourquoi préconiser déjà une troisième injection ?

Les non-vaccinés ne font plus confiance, comme les Gilets jaunes, à des institutions et des médias qui depuis le début de la « pandémie » disent tout et son contraire, et donc mentent en permanence.

Comme les Gilets jaunes, ils ne veulent pas être traités comme du bétail que l’on vaccine ou que l’on marque à la chaîne, sous prétexte de protéger les « personnes fragiles » c’est-à-dire en réalité pour l’essentiel les vieux baby-boomers qui nous ont légué, en toute irresponsabilité, un monde invivable et qui votent pour Macron.

La macronie : répression et propagande toujours

Face aux non-vaccinés, comme hier face aux Gilets jaunes, la macronie a choisi la diabolisation, la propagande et la répression. Chassez le naturel, il revient au galop, dit-on.

Les médias mainstream, une nouvelle fois, ont joué leur rôle de relais du pouvoir et de préparation de l’opinion, comme on parle de préparation d’artillerie avant une offensive. En diffusant en boucle la peur de la quatrième vague. Et en lançant la chasse aux non-vaccinés, ouverte symboliquement par un autre Emmanuel : Emmanuel Lechypre, le 29 juin sur RMC.

Et, comme pour les Gilets jaunes, toute l’oligarchie et la bien-pensance politique, de Bernard Kouchner à Éric Ciotti, se sont rangées du côté du pouvoir, laissant éclater une nouvelle fois leur haine de classe en toute impunité. Comme lors des élections régionales et départementales, elles n’avaient pas de mots assez durs contre le RN et ses électeurs.

Pas de liberté pour les ennemis de la vaccination !

Salaud de non-vacciné !

On croyait jusque-là que la pandémie avait pour origine le petit pangolin ou le laboratoire de Wuhan. Mais non : pour nos maîtres piqueurs, le vrai coupable, c’est désormais le… non-vacciné !

Ce galeux irresponsable à cause de qui on risque d’être confiné de nouveau et qui va empêcher la relance de notre belle économie. Ou qui provoque la suspension de la braderie de Lille.

Salaud de pauvre ! Salaud de non-vacciné ! Salaud qui porte son masque en dessous du nez ! Salaud qui roule au diesel en fumant des clopes ! Salaud incivique qu’il faut dénoncer à la nouvelle Kommandantur médiatique !

France macronisée, France muselée

L’offensive politico-médiatique lancée contre les non-vaccinés démontre une nouvelle fois que la macronie n’est forte que pour taper sur les Français, que pour semer la discorde et la haine.

Car, quand il s’agit d’affronter les racailles de banlieue, l’explosion de la délinquance et de la toxicomanie, les zones de non-droit, les islamistes, l’Union européenne ou les bellicistes de l’OTAN, il n’y a plus personne en effet.

La France macronisée devient le seul pays occidental à se voir imposer la vaccination obligatoire de sa population et, comme au temps de l’URSS, le passeport intérieur (baptisé « passe sanitaire ») pour les actes quotidiens de l’existence. Un pays qui va donc imposer à chaque patron, à chaque commerçant, et finalement à chacun de contrôler ses salariés, ses clients ou ses voisins : il faudra montrer son passe sanitaire comme hier son Ausweis.

Quel symbole de la dérive liberticide et dictatoriale de la macronie !

Il est vrai que, compte tenu de son impopularité abyssale, Emmanuel Macron ne peut espérer une réélection qu’en muselant le peuple français, en truquant les élections et en fliquant tous ses opposants. Pour ce faire, la quatrième vague tombe à point ; en attendant la cinquième, qui permettra d’imposer le vote électronique et le vote par correspondance pour l’élection présidentielle de 2022…

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

[ZOOM] Michel Geoffroy : “Immigration de masse – L’assimilation impossible”

Napoléon fait de l’ombre au Naboléon élyséen

Napoléon

On ne fêtera pas comme il convient, cette année, le bicentenaire de la mort de l’empereur Napoléon Ier.
Service minimum pour nos communicants, pourtant grands spécialistes de la commémoration et de l’hommage. Pour ne pas déplaire, paraît-il, aux indigénistes et autres procureurs de l’histoire de France, ce pays de « racistes systémiques ».
Mais ne serait-ce pas aussi parce que, 200 ans après, Napoléon fait encore de l’ombre à tous ces médiocres Naboléons, politiciens parvenus qui se sont installés dans la république, à l’image d’Emmanuel Macron lui-même ?
Napoléon Bonaparte, c’est en effet l’anti-Emmanuel Macron.

Mettre fin au chaos ou l’organiser

Napoléon Bonaparte a mis fin au chaos révolutionnaire et réalisé une synthèse imprévue et réussie entre certaines valeurs des Lumières et celles de l’Ancien Régime.
Emmanuel Macron, lui, est l’homme du chaos permanent, l’homme qui s’ingénie à dresser les Français les uns contre les autres, car il ne peut régner qu’en divisant.

Napoléon a reconstruit l’ordre social en particulier grâce à une œuvre remarquable de codification. Grâce à la mise en place d’un État fort et protecteur de l’unité, des libertés et de l’égalité juridique des Français. En mettant en place une véritable méritocratie. En rétablissant aussi la liberté religieuse.
Emmanuel Macron appartient, lui, à la catégorie des déconstructeurs et des iconoclastes : son action vise à déconstruire les systèmes sociaux, à privatiser l’État, à nier l’identité française, à détruire la sûreté publique, à ouvrir toutes grandes les portes à l’immigration. Et à réduire sans cesse la liberté des Français.

Le rang de la France

Napoléon a rendu à la France la place et le rang qu’elle avait perdus sous l’effet de la dégénérescence de la monarchie et du chaos révolutionnaire.
Emmanuel Macron préside, lui, au déclin français sur tous les plans : l’alignement sur l’atlantisme, l’inféodation à l’Allemagne et à la Commission européenne, la soumission aux pétromonarchies, la vente à la découpe du patrimoine économique et industriel, la dépendance internationale.

Napoléon a donné à la France une puissance militaire inégalée, qui lui a permis de tenir tête à toute l’Europe.
Emmanuel Macron, lui, sanctionne ses propres généraux et officiers qui dénoncent le délitement de la France. Et sa police a ordre de reculer devant les racailles.

Un homme d’État

Napoléon était un homme d’État, un fondateur, un politique qui voyait grand et qui savait trancher et résoudre les questions apparemment insolubles, un militaire qui donnait de sa personne. Et même dans sa chute, il fut grand.
Emmanuel Macron, lui, apporte chaque jour la preuve qu’il n’est rien de tout cela.

Napoléon incarnait l’histoire de France et aussi celle de l’Europe.
Emmanuel Macron représente, lui, la France à la dérive et l’Europe en état de mort cérébrale.

Vive l’empereur !

Napoléon reste populaire, et pas seulement en France, 200 ans après sa mort.
Emmanuel Macron, lui, avait déjà atteint son seuil d’impopularité au bout d’une seule année de présidence.

Voilà pourquoi, si en 2021 on peut encore crier « Vive l’Empereur ! », on a la certitude que personne ne criera jamais, librement : « Vive le président Macron ! »

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

[Interview] Michel Geoffroy : « Nos concitoyens ont parfaitement conscience que l’assimilation ne fonctionne plus et que l’immigration tourne à la catastrophe »

immigration clandestins

Michel Geoffroy vient de publier un ouvrage important intitulé Immigration de masse, l’assimilation impossible, aux éditions La Nouvelle Librairie.

N’en déplaise aux « déni-oui-oui », l’immigration extra-européenne vire à la catastrophe. Elle transforme l’Europe en agrégat de communautés toujours plus étrangères les unes aux autres. Partout, l’assimilation est en panne : ce ne sont du reste plus des individus isolés qui s’installent sur notre continent, mais des populations entières qui ont choisi de vivre dans leur pays d’accueil comme si elles se trouvaient encore dans leur pays d’origine. Pire : l’assimilation s’opère désormais à rebours. Il faudra bientôt se plier aux mœurs des nouveaux venus. Ainsi l’utopie du multiculturalisme rejoue-t-elle l’échec annoncé de la tour de Babel. Il nous revient d’en tirer au plus vite les conséquences pour relever le défi civilisationnel que cette immigration de masse lance aux peuples européens.

Michel Geoffroy a accordé une interview à Breizh-info.com. Extraits.

Breizh-info.com : En quoi le sujet de l’immigration, que vous ne cessez d’aborder dans vos écrits, est-il fondamental concernant l’Europe ?

Michel Geoffroy : Contrairement au discours convenu les migrations de population restent marginales à l’échelle du monde : seulement 3% de la population mondiale vivrait ailleurs que dans son pays de naissance, même si cette proportion a un peu augmenté depuis 2000. Les migrations de population n’ont donc rien d’un phénomène mondial, géologiquement irrépressible et inéluctable.

Par contre il se produit bien une migration comme on dit Nord/Sud, expression également un peu trompeuse, car en réalité elle se dirige avant tout vers l‘Europe de l’Ouest en provenance de l’Afrique, des pays musulmans et des anciennes possessions européennes ou de l’ancien Commonwealth pour la Grande Bretagne.

Pourquoi cette immigration correspond-elle à un sujet européen majeur ? Tout simplement en raison de sa masse et de sa concentration à la fois spatiale et temporelle, sans précédent dans notre histoire.

En réalité, et là aussi en contradiction avec le discours politiquement correct que tiennent nos gouvernants, cette immigration de masse qui s’est accélérée à partir des années 1980 n’a aucun précédent historique en Europe. Contrairement à ce qu’on nous dit par exemple la France n’a ainsi jamais été un pays d’immigration de masse, comme aujourd’hui.

Il faut ainsi avoir conscience qu’avec officiellement environ 400/450 000 entrées -sans compter l’immigration irrégulière- le nombre d’immigrants qui s’installent annuellement aujourd’hui en France dépasse, rapporté à sa population et à son territoire, celui des Etats-Unis, nation de colons et qui prétendent donner des leçons d’accueil à l’Europe !

La natalité des immigrants excède en outre nettement de celle des Européens de l’Ouest, ce qui dans la durée bouleverse la composition de la population. Dans la plupart des pays européens de 20 à 30% de la population a désormais une origine immigrée de plus ou moins fraîche date.

Pendant longtemps le discours officiel a présenté cette immigration comme une « chance » pour l’Europe ou pour la France, notamment parce qu’elle lui permettrait, disait-on, de faire face aux conséquences de son vieillissement et de sauver ses systèmes sociaux.

Mais aujourd’hui nous voyons bien que cette prétendue chance devient une catastrophe, pour reprendre le titre du livre que Jean-Yves Le Gallou a consacré à ce sujet1 en 2016.

Ceux qui s’obstinent à présenter l’immigration de masse comme une chance pour l’Europe négligent complètement ses effets civilisationnels, parce qu’ils s’en tiennent à une vision abstraite et réductionniste de l’homme, héritée des Lumières donc de l’anthropologie naïve du 18ème siècle. Ils croient les hommes interchangeables à volonté et qu’il suffit de leur donner des « papiers » pour les transformer en Européens.

Ils négligent complètement en outre le fait que les immigrants aspirent à conserver leurs mœurs et leur religion -avant tout l’islam- en s’installant en Europe et qu’en devenant multiculturelle une société devient fatalement multi-conflictuelle.

Voilà pourquoi l’immigration de masse devient un défi majeur pour notre civilisation, et une préoccupation croissante pour nombre de nos concitoyens comme le montrent tous les sondages d’opinion.

Breizh-info.com : Qu’est-ce que l’assimilation ? N’a-t-elle jamais fonctionné par le passé ? En quoi est-elle impossible aujourd’hui ?

Michel Geoffroy : L’assimilation consiste à devenir semblable à quelque chose. Pour un immigrant, s’assimiler consiste donc à devenir semblable au peuple et à la culture qu’il rejoint. C’est aussi ce que l’on signifie lorsqu’on évoque la naturalisation d’un étranger, appelé par conséquent à changer de nature pour devenir Français.

L’assimilation se conçoit donc comme un processus de nature proactive et individuelle : celui qui rejoint le groupe doit faire l’effort de s’assimiler, de changer de nature, pour se rendre compatible avec lui.

L’assimilation renvoie aussi à la conception française de la nation une et indivisible, mise en place à partir de la Révolution Française. Car la République ne reconnait de légitimité, à la différence de l’Ancien Régime, ni aux corps intermédiaires ni à des nations particulières au sein de la Nation. Elle ne veut connaître que des citoyens, individus égaux en droit, selon l’objurgation célèbre du député Stanislas de Clermont Tonnerre : « Il répugne qu’il y ait dans l’État une société de non-citoyens et une nation dans la nation 2».

Cela étant, contrairement à un discours largement fantasmé, l’assimilation ne va jamais de soi.

Il reste toujours difficile d’assimiler une culture étrangère parce que l’identité – fait de nature- prime sur la nationalité -construction politique-. Ce que ne comprennent pas ceux qui fabriquent des Français de papier à la chaîne.

On vante l’assimilation des Italiens, des Polonais ou des Portugais en France. Mais il ne faut pas oublier qu’une partie non négligeable des migrants italiens retournera finalement en Italie. Et que de nombreux Portugais retournent en Portugal pour leurs vieux jours, pas uniquement pour des raisons fiscales.

Pour lire la suite, c’est ici !

“Immigration de masse. L’assimilation impossible” – Un livre de Michel Geoffroy

Immigration assimilation

21/04/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Michel Geoffroy sort un nouvel ouvrage sur une question fondamentale qui devrait être au cœur des actuels débats politiques.

N’en déplaise aux « déni-oui-oui », l’immigration extra-européenne vire à la catastrophe. Elle transforme l’Europe en agrégat de communautés toujours plus étrangères les unes aux autres. Partout, l’assimilation est en panne : ce ne sont du reste plus des individus isolés qui s’installent sur notre continent, mais des populations entières qui ont choisi de vivre dans leur pays d’accueil comme si elles se trouvaient encore dans leur pays d’origine. Pire : l’assimilation s’opère désormais à rebours.

Il faudra bientôt se plier aux mœurs des nouveaux venus. Ainsi l’utopie du multiculturalisme rejoue-t-elle l’échec annoncé de la tour de Babel. Il nous revient d’en tirer au plus vite les conséquences pour relever le défi civilisationnel que cette immigration de masse lance aux peuples européens.

Énarque, Michel Geoffroy est un ancien haut-fonctionnaire. Il a récemment publié La super-classe mondiale contre les peuples (2018) et La nouvelle guerre des mondes (2020).

Pour commander cet ouvrage : https://europa-diffusion.com/fr/accueil/8157-immigration-de-masse-l-assimilation-impossible.html

Covid-19 : autopsie d’un désastre français, par Michel Geoffroy

Depuis une année, nous vivons au rythme d’une épidémie qui, si l’on en croit les experts cathodiques, n’en finit pas. On ne parle d’ailleurs plus que de cela dans les médias. Et voici donc un nouveau confinement, non, pardon, il s’agit de « freiner le virus sans nous enfermer », nous dit le président de la République. Nous ne sommes pas enfermés mais on n’a pas de droit de quitter les zones en question, nuance.
Cette pandémie a surtout révélé ce que notre prétendue société de l’information tenait bien caché. Elle a démontré que le roi occidental était nu, comme dans le conte d’Andersen, et surtout le roi français.
Une analyse proposée par Michel Geoffroy.

Le déclassement de l’Occident

D’abord, 2020 révèle le déclassement mondial de l’Occident, qui globalement se sort plus mal de l’épidémie que l’Asie pourtant nettement plus peuplée.
Le géopoliticien sud-coréen Chung Min Lee relève ainsi que « les États-Unis étaient censés être les mieux préparés au monde pour faire face à une pandémie. Les pays européens comme l’Allemagne et la France pensaient avoir le meilleur système de santé de la planète. Mais la crise sanitaire a dévoilé qu’ils n’étaient pas si avancés que ça […] Désormais, l’Occident n’est plus le modèle incontesté aux yeux du reste du monde. Il s’agit du changement le plus important dans l’histoire mondiale depuis 500 ans[1] ».

Les Occidentaux continuent de donner des leçons à la terre entière, comme au xixe siècle, mais ils suscitent de plus en plus la moquerie et le mépris de la part des autres civilisations.
Comme lorsque notre président de la République donne des leçons de démocratie à la Russie et au Venezuela, tout en… réprimant violemment les Gilets jaunes, en organisant la censure des opposants dans les médias et en reportant les élections.
Comme l’avait démontré Samuel Huntington dès les années 1990, « l’âge de la domination occidentale est fini[2] ».
L’incapacité occidentale à se dépêtrer d’une épidémie qui à l’échelle du monde ne tue que 0,033 % de la population (donc moins que le sida, par exemple), le confirme.

Le déclin français

L’épidémie révèle aussi l’abyssal déclassement français depuis la fin du xxe siècle. Un déclassement bien sûr tabou pour nos médias de grand chemin et pour la classe politicienne institutionnelle, qui en porte l’entière responsabilité. Haro sur le « déclinisme » !

Le (ou la, car le genre de l’épidémie, voilà bien sûr ce qui importe chez nous !) Covid-19 constitue un révélateur équivalent à la défaite de 1940, sauf que l’épidémie a fait très nettement moins de morts. À cette époque, la France croyait avoir la meilleure armée du monde ; comme, en 2020, on nous serinait que nous avions le meilleur système de santé.
Mais qu’a-t-on découvert en 2020 ? Pas de stocks stratégiques, pas de masques, pas de capacités de dépistage, pas suffisamment de lits de réanimation[3], une incroyable dépendance internationale. La crise a confirmé l’adage « quand tout sera privé, on sera privé de tout ».

Mais, en revanche, nous avons disposé d’une pléthore de bureaucrates et d’experts médiatiques en tous genres, non pour empêcher la propagation du virus, mais pour manier des mots savants devant les caméras et sidérer l’opinion avec force graphiques et statistiques.
Sans parler des comités Théodule qui se réunissent en permanence autour de nos gouvernants. Nous étions sauvés : les décisions se prenaient en… « conseil de défense » !

Bienvenue dans le meilleur système de santé du monde

L’épidémie a montré que, sur le plan médical, la France devient un pays du tiers-monde : des déserts médicaux partout, des délais énormes pour obtenir un rendez-vous chez le moindre « spécialiste », des lits hôpitaux en nombre insuffisant et qu’il faut donc faire « tourner » au plus vite (tant pis pour les convalescents), une hygiène déplorable dans nombre d’hôpitaux, des ruptures d’approvisionnement en médicaments, une fraude massive aux systèmes sociaux.

Pour lire la suite, c’est ici !

Covid-19, délinquance, terrorisme… Face à Macron, la défiance en marche !

Macron

Les sondages confirment une forte défiance à l’égard de la politique conduite par Emmanuel Macron et son gouvernement, que la gestion de la crise de Covid-19 n’a pas réduite. La coupure entre le pays officiel et le pays réel est consommée.
À 15 mois de l’élection présidentielle de 2022, une telle défiance devient problématique pour le président et sa « majorité ».

La défiance pour deux Français sur trois

60 % des personnes interrogées ne font pas confiance au gouvernement pour la gestion de la crise du Covid-19. 71 % estiment que l’exécutif « n’a pas pris les bonnes décisions au bon moment » et 73 % qu’il ne « leur dit pas la vérité ». Pire encore, 78 % des personnes interrogées jugent que le gouvernement n’est pas « clair » et 81 % qu’il ne « sait pas où il va ». (Sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro et France Info, réalisé les 3 et 4 février 2021.)

Seules 26 % des personnes interrogées font confiance au gouvernement pour les protéger de la menace terroriste, une baisse de 18 points en trois mois.

La capacité du gouvernement à assurer la sécurité du quotidien est également contestée : seuls 21 % lui accordent encore leur confiance pour assurer leur sécurité en matière de délinquance, cambriolage et agression. 67 % d’entre eux se sentent souvent ou de temps en temps en insécurité, 62 % ont été victimes ou témoins de délinquance. (Baromètre Fiducial-Odoxa réalisé les 13, 14, 20 et 21 octobre 2020.)

Seules 17 % des personnes interrogées déclarent faire confiance au gouvernement en matière de cambriolages et d’agressions. Soit une chute de 12 % par rapport à juillet dernier. 83 % jugent que « les condamnations ne sont pas suffisamment sévères » et ils sont 83 % à estimer qu’elles « ne sont pas bien appliquées ». Pour 88 % des Français, la réponse pénale n’est pas efficace pour éviter la récidive. 81 % des personnes interrogées souhaitent que la sécurité privée vienne davantage en renfort des forces régaliennes qui ne peuvent plus tout gérer. (Baromètre Fiducial-Odoxa réalisé les 27 et 28 janvier 2021.)

Un bilan jugé négativement

Emmanuel Macron inspire la « colère » pour 28 % des personnes interrogées, du « dégoût » et du « désespoir » (21 %), de la « honte » (18 %) et de l’« espoir » pour seulement 16 % d’entre elles. Son Premier ministre, Jean Castex, suscite surtout… l’« ennui » et l’« indifférence » pour 19 % des Français, mais aussi le « désespoir » (16 %) et la « colère » (15 %). (Baromètre ViaVoice pour la Fondation Jean-Jaurès et Le Point, réalisé du 11 au 15 février 2021.)

73 % des Français disent se sentir « perdants » de la politique d’Emmanuel Macron depuis son élection. Dans le détail, l’étude précise que 51 % des sondés se considèrent « plutôt perdants » et 22 % « tout à fait perdants ». (Sondage Ifop-Fiducial pour CNEWS et Sud Radio, réalisé les 9 et 10 mars 2021.)

Les Français à rebours du politiquement correct

62 % des personnes interrogées pensent que « l’islam représente une menace pour la République » (OpinionWay pour Cevipof Sciences Po, réalisé du 20 au 31 janvier 2021).

63 % des personnes interrogées désapprouvent l’écriture inclusive, 55 % les luttes en non-mixité, 72 % la « cancel culture », et 54 % pensent que le concept du privilège blanc n’est pas une réalité (sondage Ifop pour L’Express, réalisé les 23 et 24 février 2021).

Michel Geoffroy

Texte repris du site de : Polémia

« La Grande Réinitialisation » – Le plaidoyer cynique de Davos pour un monde post-covid

Covid - La Grande Réinitialisation

L’accusation convenue de complotisme est d’autant plus stupide que l’oligarchie mondialiste ne cache nullement son projet, son « agenda » comme elle dit. Il suffit de lire ce qu’elle dit ou écrit. Ainsi, nul besoin d’être complotiste pour affirmer que l’élection présidentielle américaine a été manipulée pour éliminer Donald Trump : il suffit de lire l’article de Molly Ball paru dans Time du 4 février 2021 qui décrit en détail les manœuvres entreprises contre lui.
Point n’est besoin non plus d’être complotiste pour comprendre que pour la super classe mondiale, la crise de coronavirus fait figure d’aubaine : il suffit de lire, pour s’en convaincre, le livre « Covid-19 : La Grande Réinitialisation » que Klaus Schwab et Thiery Malleret ont publié[1] et qui est désormais accessible en français.

Le point de vue de la Davocratie

Les deux auteurs sont Klaus Schwab et Thierry Malleret. Klaus Schwab, qui porte une cravate, est un austère économiste allemand qui a fondé le Forum Économique Mondial de Davos. Thierry Malleret, qui a plutôt le look bobo branché – donc sans cravate[2] – est aussi un économiste, ancien banquier, qui dirige le rapport annuel du même Forum sur les risques mondiaux.

Leurs analyses exercent donc une forte influence sur les gouvernements occidentaux.

Or que nous expliquent-ils ?

La catastrophe économique et sociale en marche

La majeure partie de leur ouvrage de 220 pages traite des conséquences catastrophiques de l’épidémie covidienne et du confinement général mis en œuvre. Ils analyses ces conséquences au plan macro-économique, au plan de la stratégie des entreprises et au plan de l’équilibre des individus.

Une catastrophe pour la croissance mondiale (une chute du PIB du G7 entre 20 et 30 %) et pour l’emploi[3] sans précédent depuis 1945. Une chute du commerce mondial, une augmentation des inégalités et du poids de l’impôt, la fin de la convergence économique entre pays développés et les autres, une augmentation des coûts de production, une précarisation de la jeunesse à la recherche d’un premier emploi et de ceux dont l’emploi sera remplacé par les robots, de nouvelles migrations à destination de l’Europe.

Et d’une façon générale une marginalisation de tous ceux qui n’auront pas été capables de prendre le virage de l’e-économie, de la dématérialisation et du télétravail, ou qui n’auront pas une assise financière assez solide.

Et qu’on ne s’y trompe pas, cette crise sera durable. D’autant que la peur de l’épidémie persistera : « La normalité d’avant la crise est ‘brisée’ et rien ne nous y ramènera, car la pandémie de coronavirus marque un point d’inflexion fondamental dans notre trajectoire mondiale ».

Il y a pire : le retour du patriotisme

Il y a quelque chose d’étrange à lire cette succession de catastrophes sous la plume de ceux qui expriment l’opinion des dirigeants de l’Occident depuis la chute de l’URSS. On dirait qu’ils décrivent les malheurs de la planète Mars, d’un point de vue extérieur. Comme s’ils n’avaient aucune responsabilité dans ce désastre.
Mais il y a un autre « côté sombre » (sic) de la crise avertissent Messieurs Schwab et Malleret.

D’abord « l’un des dangers les plus profonds de l’ère post-pandémique est l’agitation sociale. Dans certains cas extrêmes, elle pourrait conduire à la désintégration de la société et à l’effondrement politique ». Bigre !

Mais il y a pire encore pour nos experts : « Le risque que la renaissance de l’État-nation conduise progressivement à un nationalisme beaucoup plus grand est réel. » Car les pandémies provoquent souvent « une montée des sentiments patriotiques et nationalistes, avec des considérations religieuses et ethniques troublantes qui entrent également en ligne de compte. En fin de compte, ce mélange toxique fait ressortir ce qu’il y a de pire en nous en tant que groupe social ».

Donc, pour nos experts, le risque réside autant dans la catastrophe économique et sociale provoquée par un confinement général et brutal que dans la montée des sentiments patriotiques et nationalistes ! Comme c’est bizarre ….

Vive la catastrophe !

Et par un étrange paradoxe, tout en égrenant à longueur de pages les conséquences dramatiques de cette crise, nos auteurs n’hésitent pas à affirmer dès le départ, que « les possibilités de changement et le nouvel ordre qui en résultent sont désormais illimités et n’ont d’autre frein que notre imagination, pour le meilleur ou pour le pire. ». Et « nous devrions profiter de cette occasion sans précédent pour ré-imaginer notre monde, afin de le rendre meilleur et plus résilient ».

Ré-imaginer notre monde, rien que cela !
En d’autres termes la pandémie va faire l’effet d’un brise-glace, éliminant les obstacles à la mise en place d’un nouvel ordre que le Forum de Davos appelle de ses vœux. Sympa non ?

« Nous devons donc sans tarder mettre en route la Grande réinitialisation » affirment nos auteurs.

Plus pauvres mais écolos et inclusifs

Mais vers quel ordre la grande réinitialisation doit-elle nous conduire ?

Messieurs Schwab et Malleret nous expliquent que « la récession induite par la pandémie va déclencher une forte augmentation du remplacement de la main d’œuvre, ce qui signifie que le travail physique sera remplacé par des robots et des machines ‘intelligentes’ ». Ces innovations « entraîneront bientôt des centaines de milliers, et potentiellement des millions, de pertes d’emplois ». Cool !

Il faudra aussi s’habituer à une croissance plus faible qu’auparavant et d’une façon générale à « une réduction planifiée mais modulable, durable et équitable de l’économie menant à un avenir où nous pourrons vivre mieux avec moins. ». Vivre avec moins, c’est vraiment cool !

Il ne faut pas s’inquiéter cependant : grâce à un « leadership éclairé », cette réduction de la croissance et de l’emploi permettra une croissance plus verte et un capitalisme plus inclusif.

Car « il s’agit de rendre le monde moins clivant, moins polluant, moins destructeur, plus inclusif, plus équitable et plus juste que celui dans lequel nous vivions à l’ère pré-pandémique » promettent nos auteurs. Et puis « nous assisterons à une explosion de la créativité des start-ups et des nouvelles entreprises dans les espaces numériques et biotechnologiques ».

Des start-ups : Macron verra réaliser son rêve !

Notre santé mentale sous surveillance

L’avenir Bisounours vert et inclusif que nos auteurs voient poindre derrière le chômage de masse, le commerce en ligne et la décroissance, appelle toutefois un léger correctif : la santé mentale de ces peuples stupides, incapables de comprendre ce qui est bon pour eux.

Messieurs Schwab et Malleret nous avertissent que « le coronavirus a renforcé et non réinitialisé les problèmes de santé mentale » dans la population. Car « la fermeture cognitive implique souvent une façon de penser en noir et blanc et des solutions simplistes – un terrain propice aux théories du complot et à la propagation de rumeurs, de fausses nouvelles, de demi-vérités et d’autres idées pernicieuses ». Ah encore ces idées pernicieuses !

« La santé mentale, le facteur le plus important qui influe sur le niveau de satisfaction des gens envers leur vie, était déjà sur le radar des décideurs politiques. Dans l’ère post-pandémique, ces questions pourraient maintenant recevoir la priorité qu’elles méritent ».

Big Brother va donc s’occuper, non pas de notre prospérité, perdue, mais de notre santé mentale. Rassurant n’est-ce pas ?

La crise, une opportunité, mais pour qui ?

On aurait tort de prendre à la légère les affirmations et menaces de Messieurs Schwab et Malleret.

En 2017, le Forum de Davos, après le vote pour le Brexit et l’élection de Donald Trump, avait conclu que l’opinion pouvait être trompée par des fausses nouvelles et mal voter pour cette raison. Le Forum appelait donc de ses vœux un meilleur contrôle de l’information. Par un heureux hasard, la France et l’Allemagne se dotaient alors de lois censées nous protéger des « fake news »….

Davos exprime les grandes orientations que les gouvernements occidentaux sont priés de mettre en œuvre.

Bien sûr comme affirmait Nietzsche « tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort » : toute crise recèle aussi de nouvelles possibilités.
Mais à la lecture des réflexions de MM Schwab et Malleret, on peut légitimement se demander qui profitera vraiment de ces opportunités….

[1] Forum Publishing 2020
[2] Du moins apparaissent-ils ainsi sur la couverture
[3] Par exemple 36 millions d’américains auraient perdu leur emploi en 2020, suite aux mesures de confinement et à l’arrêt de l’activité économique

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

Les « Gaulois réfractaires » ont-ils renoncé à lutter contre Macron ?

gilets jaunes gaulois réfractaires

Il est courant, dans les allées du pouvoir, de gloser sur les « Gaulois réfractaires ». Mais ces fameux Gaulois ont à l’évidence disparu… D’abord en 2019, pour cause de répression policière, et surtout en 2020, pour cause de Covid-19.
Les néo-gaulois, qui les remplacent, n’inquièteront plus le Pouvoir. Ce sont désormais des réfractaires en peau de lapin, ou plus exactement en peau de mouton. Déjà mûrs pour une nouvelle dhimmitude. Car, en 2020, les néo-gaulois, en se soumettant à la dictature sanitaire, ont envoyé un message clair à l’oligarchie : « Nous nous soumettrons à tout ».

Le ciel sur la tête

Les Gaulois, peuple fier, ne craignaient qu’une chose : que le ciel leur tombe sur la tête.
Mais leurs très lointains descendants, les néo-gaulois de 2020, sont terrorisés par un virus qui tue moins de 1 % de la population et, pour plus de la moitié, des personnes dont le pronostic vital était déjà engagé au titre d’autres pathologies. Et des personnes dont ils avaient de toute façon l’habitude de les remiser dans les EPHAD.
Rivés à leurs écrans, les néo-gaulois croient tout ce que leur disent les augures cathodiques.
Des dizaines de millions d’entre eux, paraît-il, regardent Emmanuel Macron ou Olivier Véran annoncer périodiquement le renforcement de la dictature sanitaire au prétexte de prédictions catastrophiques.

Les néo-gaulois vivent dans la peur

En 2020, les néo-gaulois ont docilement tout accepté : le couvre-feu, le port du masque, la « distanciation sociale », les attestations de déplacement, les fermetures de commerces, de restaurants et de cinémas, les enterrements en catimini, les églises cloitrées, les interdictions de fêtes et de rassemblements, les tests imposés, les repas de famille réglementés, les queues devant les magasins…

Ils acceptent même d’être les cobayes d’une thérapie génique aux effets encore mal mesurés et pour laquelle le fameux principe de précaution n’a curieusement plus cours.

Pire, ils en rajoutent dans la soumission : en portant un masque quand ce n’est pas obligatoire, en affublant de cet accessoire leurs enfants dans les rues, en se précipitant pour se faire tester, en dénonçant leurs voisins qui reçoivent plus de convives qu’autorisé.

Avec le virus, chacun devient le censeur de son voisin, comme aux « heures les plus sombres de notre histoire ». La dictature sanitaire, mais en mode collaboratif !

Les néo-gaulois mûrs pour la dictature

Le Covid confirme une vieille sagesse : la liberté ne va pas de soi, il faut du courage pour la défendre.

Pour cette raison, les néo-gaulois, qui manifestement en manquent, paraissent déjà mûrs pour la dictature.
Ils acceptent déjà le bouleversement des institutions et que des comités Théodule, n’ayant aucune légitimité démocratique, décident de leur sort. Ils ne disent rien quand le Parlement devient la chambre d’enregistrement des diktats d’une partie du corps médical ou de Big Pharma. Rien quand l’exécutif écrase le Parlement. Rien quand on reporte les élections.

Les néo-gaulois acceptent l’avalanche de mesures liberticides que le pouvoir ne cesse de prendre car, en matière répressive, l’imagination est bien au pouvoir en Macronie !

Et il suffit que le gouvernement annonce que des milliers de policiers vont contrôler le respect des mesures barrière ou que les médias mettent en scène le méchant-gendarme-qui-a-verbalisé-une-grand-mère (alors que la plupart du temps on ne voit pas un policier à la ronde), pour que les néo-gaulois se tiennent coi. De simples paroles cathodiques suffisent désormais à les faire rentrer à la niche !

Dans certains pays européens, une partie de la population a protesté contre le confinement imposé par les autorités. Mais en France les néo-gaulois ne manifestent plus.

Le mythe de la guerre civile

On évoque périodiquement dans certains milieux, pour jouer à se faire peur, le risque de guerre civile en France.

Mais soyons sérieux : qui chez les néo-gaulois prendrait les armes pour défendre quoi que ce soit ?
Ceux ne disent rien quand on incendie les églises ? Ceux qui ne réagissent pas quand les islamistes tuent des Français ou prêchent la haine de la France ? Ceux qui croient tous les mensonges du Pouvoir ? Ceux qui se laissent insulter par les furies féministes ou les indigénistes ? Ceux qui rasent les murs devant les racailles ? Ceux qui ont peur de sortir sans masque ?

D’ailleurs, les armes c’est le Pouvoir qui en dispose ainsi que les racailles. Pas les néo-gaulois, déjà désarmés dans leur for intérieur.

Certes les émissions d’Éric Zemmour ont une forte audience. Mais cela réveille-t-il les néo-gaulois ? Compte tenu de ce qui s’est passé en 2020, on peut en douter.

Le Pouvoir passera de bonnes fêtes de fin d’année.
Ce ne sont pas les néo-gaulois qui l’empêcheront de mettre en œuvre son agenda en 2021. D’ailleurs ne nous promet-il pas déjà une « 3e vague » ?

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

Élection de Macron, lutte contre Trump, Covid-19, « Grand Reset » : même complot, même combat ?

Grand Reset

En 2020, l’empire – c’est-à-dire la super-classe mondiale – a contre-attaqué avec succès en Occident. Car s’il n’a pu finalement empêcher le Brexit, il est parvenu en 2020 à empêcher la réélection de Donald Trump aux États-Unis, qui était en lutte contre l’État profond.
La contre-attaque réussie de la super-classe mondiale contre le leader de la première puissance du monde occidental a reposé sur trois leviers principaux : l’utilisation de la pandémie de la Covid-19, l’orchestration de la haine ethnique entre Blancs et Noirs, enfin l’organisation aux États-Unis d’une fraude électorale à grande échelle. À chaque fois, les médias mainstream ont été mobilisés pour sidérer l’opinion.
Un précédent qui doit nous alerter sur ce qui risque de se passer pour la présidentielle française de 2022. Découvrez cette analyse de Michel Geoffroy.

Une épidémie opportune

On ignore à ce jour l’origine exacte de l’épidémie de Covid-19.
Mais si elle a paru dans un premier temps, aux optimistes, remettre en cause la croyance dans les vertus de « la mondialisation heureuse », l’oligarchie a rapidement pris la mesure des occasions qu’elle lui offrait.

Aux États-Unis, les mesures coercitives prises au nom de la lutte contre la Covid – notamment le confinement de la population – ont eu pour effet immédiat de plomber le bilan économique positif de Donald Trump.
Mais à plus long terme, ces mesures jouent en faveur de l’agenda économique des oligarques, détruisant l’économie de proximité au profit des majors de la grande distribution, de l’e-commerce et de Big Pharma. Renforçant également la tendance au développement de la numérisation et du télétravail, c’est-à-dire à l’individuation des rapports de moins en moins « sociaux » justement. C’est ce que l’on nomme le Grand Reset pour faire court.

Mais ce Grand Reset a des effets politiques directs car il appauvrit et marginalise ceux qui « votent mal » (petits commerces, professions libérales, agriculteurs, salariés, éditeurs ou artistes dissidents, etc.) et il favorise au contraire les grandes entreprises mondialisées, celles qui soutiennent l’oligarchie en adoptant de plus en plus des positions politiques[1]. Et dont 2020 consacre en quelque sorte la domination de plus en plus arrogante.

La dictature, une idée neuve en Occident

La dictature sanitaire mise en place à la suite de la Covid a aussi permis de tester, sur une très grande échelle, la mise en condition de toute une population par le matraquage et la censure médiatiques et l’orchestration de la peur. Et elle a démontré que la propagande marchait très bien au xxie siècle !
Elle a permis de tester la soumission de toute une population à une réduction drastique des libertés fondamentales : notamment la liberté d’aller et venir, la liberté de réunion, la liberté de culte et la liberté de se réunir en famille.

L’épidémie a aussi renforcé le pouvoir exécutif avec, comme en France, l’invention d’un nouveau motif d’état d’urgence : l’état d’urgence sanitaire. Et une intrusion croissante de l’État dans la vie des gens, puisqu’on prétend désormais réglementer jusqu’au nombre de convives dans les repas de famille et la façon dont les personnes âgées doivent manger ! Et bien sûr imposer de fait une obligation mondiale de vaccination.

L’épidémie a donc renforcé l’évolution postdémocratique des États en Occident, en imposant la dictature des « sachants », aux dépens des peuples sidérés, muselés et confinés.

Depuis 2020 la dictature est une idée neuve en Occident.

L’orchestration de la haine raciale

En 2020, la super-classe mondiale a ensuite orchestré sur une grande échelle la haine ethnique entre Blancs et Noirs : d’abord aux États-Unis (affaire Floyd) pour nuire à Donald Trump et notamment essayer de pousser l’électorat afro-américain dans le camp démocrate.
De nombreuses manifestations violentes ont justement eu lieu dans des villes ou comtés démocrates et l’extrême gauche s’est fortement mobilisée dans le mouvement BLM.

La thématique du privilège blanc – très en vogue dans les universités – a aussi été médiatisée car elle renouvelle l’accusation de racisme et vise in fine à museler les personnes blanches (qui aux États-Unis votaient plutôt républicain).

Mais il faut relever que cette stratégie a aussi été déployée en Europe et, notamment en France, autour de la thématique des violences policières et de l’affaire Traoré[2].

Ce n’est certainement pas le fait du hasard lorsqu’on voit Assa Traoré faire la une du magazine Time comme « gardienne de l’année », lorsqu’on sait que l’indigéniste Rokhaya Diallo est passée par les Young Leaders, ou lorsque les ONG Soros soutiennent les No Borders. Et que tous les médias mainstream s’ouvrent largement aux délires indigénistes… au nom de l’antiracisme.

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[Vidéo] L’impossible assimilation – Michel Geoffroy – VIe Forum de la Dissidence

Forum de la Dissidence - Michel Geoffroy

« Assimilation ? Séparation ? Communautarisation ? Remigration ? » Voilà le thème du VIe Forum de la Dissidence. Cet événement – ayant exceptionnellement eu lieu dans les locaux de TVLibertés, Covid-19 oblige – entendait donc étudier les différentes possibilités de régler la grave question identitaire et démographique à laquelle la France est confrontée depuis des décennies.

Et c’est Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples et La Nouvelle guerre des mondes, qui a ouvert la voie en évoquant la question de l’assimilation.

Texte du discours

Pourquoi l’immigration est-elle une catastrophe, pour reprendre le titre du livre que Jean-Yves Le Gallou a consacré à ce sujet[1] en 2016 ?

Parce que l’assimilation ne fonctionne plus. Et si l’assimilation ne fonctionne plus, alors même que l’immigration ne cesse pas, cela signifie que la France change de nature et devient un agrégat de communautés ayant de moins en moins de choses en commun.

Ce que relevait l’ancien ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, lors de son départ du ministère en 2018 : « … je crains que demain on vive face à face[2] » en France, et non plus ensemble.

***

Vivre ensemble !

Voilà une sémantique politique révélatrice : on ne parle plus en effet officiellement d’assimilation ni même d’intégration de l’immigration mais, désormais, de vivre ensemble. C’est une autre façon de reconnaître que l’assimilation ne fonctionne plus.

En effet, ces concepts désignent des phénomènes de nature très différente :

L’assimilation consiste à devenir semblable à quelque chose. Pour un immigrant, s’assimiler consiste à devenir semblable au peuple et à la culture qu’il rejoint. C’est aussi ce que l’on veut dire lorsqu’on évoque la naturalisation d’un étranger, appelé par conséquent à changer de nature pour devenir Français.
Puis on a commencé à reprendre, à partir des années 1980 – au moment justement où l’on ouvre toutes grandes les portes à l’immigration –, la notion d’intégration.

Reprendre, parce que ce terme avait déjà été utilisé lors de la guerre d’Algérie, lorsqu’on prétendait unir la communauté européenne et la communauté musulmane en les intégrant dans un même ensemble français[3].

Le terme intégration renvoie donc à une autre réalité que l’assimilation : il postule un corps social composé non plus d’éléments semblables mais cette fois de parties différentes.

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Emmanuel Macron victime d’une épidémie d’impopularité ?, par Michel Geoffroy

Emmanuel Macron

Les sondages confirment une forte défiance vis-à-vis de l’exécutif et singulièrement du Premier Ministre, qui n’est jamais parvenu à s’imposer dans l’opinion. La gestion médiatique et politique de l’épidémie de coronavirus ne convainc pas les Français, pas plus que la détermination gouvernementale à lutter contre le terrorisme. Ni les mesures annoncées de soutien à l’économie. A l’évidence la morosité et la défiance gagnent de larges couches de la population.

L’exécutif ne convainc pas les Français

Si la popularité d’Emmanuel Macron progresse de 2 points en septembre, passant à 38% d’opinions positives sur son action, contre 36 % en août, le taux de Français mécontents de l’action du président de la République se situe à 62 %, selon la même étude. Le pourcentage de mécontents de l’action du Premier ministre Jean Castex demeure stable à 46 %.
Source : sondage IFOP Le Journal du Dimanche réalisé du 11 au 19 septembre 2020

49 % des personnes interrogées jugent défavorablement l’action du Premier ministre Jean Castex, avec une augmentation de huit points des avis négatifs en un mois. Depuis sa nomination à Matignon, la chute de popularité du Premier ministre est spectaculaire, puisque les avis défavorables parmi l’ensemble des sondés sont passés de 27% en juillet à 49%, soit une hausse de 22 points.
Source : sondage Ipsos réalisé pour Le Point réalisé les 9 et 10 octobre 2020

Sur les trois grands sujets – crise économique, crise sanitaire, terrorisme islamiste -, la confiance dans le gouvernement recule sur tous les fronts : -6 points en moyenne en dix jours ! Même sur le volet économique et le soutien aux entreprises le gouvernement ne convainc plus que 45 % des personnes interrogées. Sur la lutte contre le coronavirus, elles ne sont plus que 35 %. Sur la lutte contre le terrorisme islamiste, seules 39 % font confiance au gouvernement ; la désaffection vis-à-vis d’Emmanuel Macron est forte, en particulier chez les électeurs LR, pourtant soutiens constants du chef de l’État : ils ne sont plus que 37 % à lui accorder leur confiance.
Source : sondage IFOP pour le JDD réalisé les 5 et 6 novembre 2020

Une gestion impopulaire du Covid-19

60 % des personnes interrogées jugent que “les médias parlent trop de la pandémie” et 75 % que “les médias ont alimenté la peur du virus et ont même utilisé cette peur pour faire de l’audience » et 13% seulement pensent que l’information a aidé à “maîtriser et combattre” cette peur.
Source : sondage Viavoice pour les Assises internationales du journalisme de Tours en partenariat avec France Télévisions, France Médias Monde, Le Journal du dimanche et Radio France réalisée du 4 au 8 septembre 2020

61 % des personnes interrogées estiment que le président Emmanuel Macron n’a pas été à la hauteur de la crise du covid-19 et 55% pensent qu’il n’a pas pris les bonnes décisions sur le plan sanitaire. Concernant les choix économique et sociaux du gouvernement pour gérer la crise, si 52% affirment que le président de la République a pris les bonnes décisions, 48% les décrivent toutefois comme mauvaises. 65 % des Français pensent également que l’exécutif n’a pas tiré les leçons de la première vague du virus. Quant à l’image du chef de l’Etat, elle reste mauvaise. 65 % des sondés le disent « arrogant », 63% le trouvent « autoritaire », et il « inquiète » 59 % des Français.
Source : sondage Elabe pour BFMTV réalisé les 6 et 7 octobre 2020

73 % des personnes interrogées qualifient d’incohérente la communication du gouvernement au sujet des conditions du reconfinement. Et ce alors que la majorité d’entre eux approuve le dispositif. En effet, 65% trouvent cette mesure justifiée pour faire face à la nouvelle vague de l’épidémie et 55% sont même prêts à faire durer la mesure « pendant les vacances de Noël si la situation sanitaire l’exige ». Toujours selon l’étude, seulement 29 % des personnes interrogées font confiance au gouvernement dans ses mesures pour endiguer la nouvelle vague de l’épidémie. Or, les actions d’Édouard Philippe pour gérer l’épidémie avaient été approuvées par 54 % des Français au mois de mars, rappelle le HuffPost, alors que, d’après un sondage Elabe publié le 1er avril, 41% des Français faisaient confiance au pouvoir pour « lutter efficacement contre l’épidémie », selon la chaîne Public Sénat.
Source : sondage YouGov pour Le HuffPost realisé les 2 et 3 novembre 2020

Un manque de crédibilité face au terrorisme

Les Français sont majoritairement favorables au rétablissement de la peine de mort et réclament « un vrai chef pour remettre de l’ordre». Quelque 55 % des personnes interrogées (+11 points sur 2019), affirment ainsi qu’il « faudrait rétablir la peine de mort en France».
En outre 88 % (+5 points sur 2019) considérent que « l’autorité est une valeur qui est trop souvent critiquée aujourd’hui ».
Source : étude Ipsos/Sopra Steria pour Le Monde, la Fondation Jean Jaurès, et l’Institut Montaigne, réalisée du 1er au 3 septembre 2020

Seules 26 % des personnes interrogées font confiance au gouvernement pour les protéger du terrorisme. Bien qu’il ait été effectué juste après l’assassinat de Samuel Paty et l’attaque près des anciens locaux de Charlie Hebdo, jamais ce chiffre n’avait été aussi bas en quatre ans. Depuis le dernier sondage en juillet, il a perdu 18 points. Les personnes interrogées estiment également majoritairement (57 %) qu’il n’y a pas suffisamment de policiers et de gendarmes dans les rues, notamment à proximité des lieux de culte.
Source : baromètre Fiducial/Odoxa pour Le Figaro réalisé les 14 et 15 octobre 2020

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

Insécurité. Interdiction des feux d’artifice… et du bon sens ?

Slobodan Despot a raison de l’affirmer : l’anarchie conduit au despotisme. Et la montée de la délinquance violente dans les quartiers envahis débouche sur une restriction progressive des libertés de tous les Français.

Michel Geoffroy commente ici avec humour la dernière saillie de Darmanin annonçant l’interdiction de vente des feux d’artifice à la suite de l’attaque d’un commissariat par des voyous immigrés.

Sur cette belle lancée, il faudrait donc interdire également :

La vente de couteaux aux particuliers, contre les “attaques au couteau”.
Une société anglaise commercialise déjà des couteaux à bout carrés dans le même but, mais je ne crois pas que cela protège bien contre les égorgements, pardon comme disent les médias : contre “les coups circulaires portés à la gorge”.
La vente de hachoirs, les haches et les cutters, dans le même but.
La vente de barres de fer, contre les attaques de commissariats.
La vente de bombonnes de gaz (disponibles dans les super marchés) car elles peuvent servir d’explosif.
La vente de marteaux, parce que Farid Ikker a agressé des policiers à coups de marteau en 2017.
la vente de peinture en bombe, pour empêcher de taguer des slogans antisémites ou islamophobes.
La vente de battes de base-ball, pour ne pas que les voyous s’en servent.
La vente de voitures et de camions aux particuliers, contres les “voitures folles” et les voitures bélier.
Les poubelles de rues, contre les incendies de poubelles.
La vente d’essence et de jerrycans aux particuliers, contre les cocktails Molotov. D’ailleurs, lors des émeutes du ramadan 2005 à Marseille, la police surveillait l’accès aux stations services dans ce but.
La vente de scooters aux particuliers, contre les rodéos de rue.
Les cailloux, pour empêcher de caillasser les pompiers.

Bref tout interdire puisqu’on peut faire un mauvais usage de tout !

Ce qui revient à croire (et à faire croire) que le mal résiderait dans les choses et non pas dans les hommes… Une croyance normale, il est vrai, pour ceux qui pensent que l’homme est bon par nature (surtout l’immigrant) et corrompu par la société (surtout par la très raciste société française).

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

Le Frexit : une impasse politique et civilisationnelle

Les partisans d’une sortie de la France de l’Union européenne (d’un Frexit sur le modèle du Brexit britannique) ont raison de souligner les défauts et les limites de l’Europe de Bruxelles. Notamment parce que ce « machin », selon l’expression méprisante du général de Gaulle, n’est plus adapté au monde dans lequel nous sommes entrés. D’autant que cette Union est de moins unie et qu’elle se veut de moins en moins européenne.
Cependant les partisans d’un Frexit font fausse route. Avant tout parce qu’ils prétendent nous faire entrer à reculons dans le xxie siècle multipolaire. Et pour le dire autrement, en poursuivant une fin utopique, ils contribuent à renforcer le mal européiste dont ils prétendent nous guérir.

L’Union européenne n’est pas la seule responsable du déclin français

D’abord, en rendant l’Union européenne responsable de tous nos maux, les partisans d’un Frexit égarent ceux qui les écoutent sur les causes réelles de notre déclin catastrophique et, paradoxalement, ils finissent par exempter l’oligarchie française de toute responsabilité dans ce désastre.

Il est en effet trompeur de faire de l’Union européenne la source unique ni même principale du déclin français.

Car ce n’est pas l’Union européenne qui est responsable de l’effondrement de l’enseignement public dans notre pays. Ce n’est pas Erasmus qui a conduit à la folie du bac pour tous !

Ce n’est pas l’Union européenne qui a fait de la France le premier pays de l’OCDE pour le poids des impôts.

Ce n’est pas l’Union européenne qui explique que nos gouvernants aient été incapables de présenter un budget en équilibre depuis 1974 ou de réformer le mille-feuille administratif français.

Ce n’est pas l’Union européenne qui fait que la France soit en 2017 le premier pays européen pour le nombre d’homicides rapportés à la population. Ce n’est pas l’Union européenne qui est à l’origine de 1 100 actes antichrétiens recensés en 2019 et de l’ensauvagement de notre pays.

Ce n’est pas l’Union européenne qui a vidé les prisons en 2020 mais la ministre de la Justice, Mme Belloubet.

Ce n’est pas l’Union européenne qui a mis en place le regroupement familial des immigrants, c’est Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac qui l’ont imposé à la demande du patronat. Lequel Valéry Giscard d’Estaing reconnaît aujourd’hui que ce fut « sa plus grande erreur » !

Ce n’est pas l’Union européenne qui a provoqué la crise des migrants de 2015. C’est la France, la Grande Bretagne et les États-Unis qui ont déstabilisé la Libye et la Syrie, provoquant des flots de réfugiés partout. Et c’est Mme Merkel qui a décidé, seule, d’accueillir un million de réfugiés et migrants, ce qui a provoqué un gigantesque appel d’air à destination de l’Europe.

Ce n’est pas l’Union européenne qui a fait vendre la branche énergie d’Alstom à General Electric, c’est le gouvernement français.

Ce n’est pas l’Union européenne qui détruit la liberté d’expression dans notre pays. Ce n’est pas la commission européenne qui a fait voter la loi Avia ou la PMA pour tous.

Un discours trompeur

Il est donc trompeur de faire croire qu’un Frexit effacerait tous ces désastres, dont l’oligarchie française est en réalité la principale responsable.

En outre, on ne saurait oublier que tout ce que les partisans du Frexit reprochent à l’Union européenne a été accepté au Conseil européen par les ministres français successifs ou voté par les élus français au Parlement européen, y compris par ceux qui, chez nous, se prétendent « de droite » alors qu’ils votent comme un seul homme les propositions de la gauche européenne au sein du PPE.

François Asselineau, le président de l’UPR, a critiqué à juste titre le plan de relance européen de 750 milliards d’euros, annoncé à grand fracas, en soulignant que le gouvernement français avait tout lâché dans cet accord alors que les autres pays (comme l’Autriche, l’Italie ou les Pays-Bas) avaient su, eux, défendre leurs intérêts nationaux. Mais ce type de critique contredit pourtant son discours du Frexit : car si l’Union européenne était le carcan qu’il prétend, comment se fait-il que certaines nations seraient capables de s’en servir à leur profit et pas nous ?

Cela ne montre-t-il pas plutôt que l’Union européenne n’est un carcan que pour ceux qui n’ont ni le courage ni la volonté – tel M. Macron – de défendre leurs intérêts nationaux ?

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Entretien – La « nouvelle guerre des mondes » selon Michel Geoffroy

21/08/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Le coronavirus a révélé l’extraordinaire dépendance industrielle de l’Europe vis-à-vis de Pékin. L’émergence de nouvelles puissances comme la Chine, la Russie et l’Inde marque-t-elle le déclin de l’Occident ? Ce monde multipolaire en transformation est-il le théâtre de la « quatrième guerre mondiale » ?

C’est la thèse de Michel Geoffroy, ancien haut-fonctionnaire, essayiste et auteur de « La nouvelle guerre des mondes » aux Editions Via Romana. Sputnik l’a interrogé.


Michel Geoffroy : “Nous sommes en pleine 4ème guerre mondiale !”

13/07/2020 – FRANCE (NOVOpress)
La sortie de “La superclasse mondiale contre les peuples” avait fait l’effet d’une bombe. Le nouvel ouvrage de Michel Geoffroy intitulé “La nouvelle guerre des mondes” risque aussi de ne pas passer inaperçu.

Pour le haut fonctionnaire et énarque, contributeur régulier à la Fondation Polémia, nous sommes en guerre et ce conflit succède à la guerre froide. Cette quatrième guerre oppose les Etats-Unis aux civilisations émergentes de l’Eurasie qui rejettent un Occident aux valeurs décadentes.

Au centre de la bataille, une Europe subissant sa plus grande régression de l’Histoire. Tout est-il perdu ? Michel Geoffroy propose une révolution politique, culturelle et spirituelle qui ne manquera pas de susciter le débat. En attendant, un entretien indispensable pour comprendre les vrais enjeux du monde.


Black Lives Matter, indigénisme, décolonialisme… Bienvenue dans le XXIe siècle !

La diffusion des mots d’ordre et des manifestations du mouvement Black Lives Matter à partir des États-Unis, dans tout l’Occident, peut s’analyser dans trois registres.

Un registre politicien

Outre-Atlantique, l’affaire Floyd intervient en effet dans la perspective de l’élection présidentielle pour essayer de nuire à D. Trump, en le coupant de son électorat afro-américain. On trouve donc à la base de l’exploitation de l’affaire Floyd les protagonistes habituels de l’opposition à Trump : les groupes d’extrême gauche, les médias, l’État profond américain, et le parti démocrate.

Car, des deux côtés de l’Atlantique, la gauche surfe sur les « minorités » pour compenser le fait qu’elle a abandonné, en se ralliant au néo-capitalisme, les classes populaires : en France cela a conduit d’abord à l’opération SOS Racisme lancée dans les années 80, puis à la stratégie Terra Nova, puis au positionnement indigéniste de La France insoumise. Mais les travaillistes en Grande-Bretagne et les démocrates aux États-Unis ont suivi la même démarche car, sans l’appoint électoral de ces « minorités », la gauche, malade de l’effondrement du communisme, aurait disparu.

Au terme de cette évolution, la gauche a donc retrouvé son positionnement de la fin du xxviiie siècle : une gauche du côté de la bourgeoisie, hostile au peuple, tout en prétendant parler en son nom.

Le mouvement Black Lives Matter a bénéficié en France du soutien du pouvoir et des médias, pour une raison politicienne également évidente.

La Macronie, minoritaire dans le corps électoral et impopulaire – comme l’ont démontré une nouvelle fois les dernières élections municipales –, ne peut survivre qu’en divisant en permanence les Français : écolos contre automobilistes, parti de l’ordre contre Gilets jaunes, femmes contre hommes, homosexuels contre hétérosexuels, ou Noirs contre Blancs. Et tout ce qui permet de mettre en accusation et de réduire au silence les Français autochtones – c’est-à-dire la majorité de la population – est bon pour le pouvoir ! Car la Macronie est une minorité qui s’appuie sur les minorités pour réduire la majorité au silence et lui imposer une politique dont elle ne veut pas.

Un registre mondialiste

Les mouvements indigénistes et communautaristes sont soutenus activement par les ONG mondialistes et la super-classe mondiale qui encouragent tout ce qui peut déstabiliser les nations (au profit de la gouvernance globale qu’elles préconisent). C’est pourquoi aussi les mêmes encouragent la dérégulation de l’immigration et le multiculturalisme sous toutes ses formes. Comme le déclarait significativement le capitaine allemand du navire de l’organisation immigrationniste Sea-Watch, Carola Rackete, « nous devons démolir la forteresse Europe » !

Ces ONG et les fondations qui les financent veulent installer la société ouverte préconisée par Karl Popper en 1945, et ses émules (Soros notamment, mais aussi Hayek), comme prétendu remède au totalitarisme, alors que le mondialisme est un nouveau totalitarisme. Car la société ouverte programme la fin de toute société humaine.

Il ne faut pas oublier en outre que l’indigénisme est aussi un marché que les grandes entreprises mondialisées – donc la super-classe mondiale – veulent maîtriser et encourager (GAFAM, L’Oréal, etc.). Les grandes entreprises mondialisées sont pour cette raison toujours en pointe dans la promotion de la diversité et des minorités… solvables !

Un registre civilisationnel

Le seul ciment du monde polycentrique et multiconflictuel dans lequel nous sommes entrés au XXIe siècle – c’est-à-dire du monde en voie de se libérer de la domination nord-américaine, dernier avatar de la domination occidentale – repose précisément sur la haine de la civilisation européenne et la haine des Blancs au sens large.

Car le monde s’est « modernisé sans s’occidentaliser », pour reprendre l’analyse de Samuel Huntington. Les anciennes civilisations de l’Eurasie ont accédé à tout ce qui faisait hier la puissance de la civilisation occidentale, ce qui leur permet désormais de résister à sa prétention d’imposer un monde unipolaire, c’est-à-dire un monde façonné à son image.

Bien entendu, la propagande mondialiste s’efforce de cacher cette réalité aux Européens en inversant les choses : ce seraient les Européens qui auraient la haine de l’autre (donc, par exemple, le racisme anti-Blanc n’existerait pas) !

Cette haine des Blancs se développe d’autant plus que :

les Blancs représentent une part déclinante de la population mondiale et, affaiblis, ils n’inspirent plus le respect comme autrefois car ils sont entrés en décadence (dont l’ethnomasochisme – symbolisé par tous ces Occidentaux qui plient le genou sous prétexte d’antiracisme – est l’une des dernières manifestations en date) ;
les « valeurs » occidentales sont des valeurs de mort, des anti-valeurs que la majorité de la population mondiale rejette a fortiori lorsque les Occidentaux veulent les imposer par la force ou le chantage économique. Et que les « minorités » rejettent aussi en Occident même : comme aux États-Unis les Afro-Américains rejettent le gauchisme culturel et sociétal porté par les Blancs d’extrême gauche ; ou comme en France les familles musulmanes rejettent la propagande LGBT organisée par l’école publique ;
du fait de l’immigration de peuplement, les sociétés occidentales sont devenues des sociétés multiculturelles, multiethniques et par conséquent multiconflictuelles : elles importent désormais tous les conflits du monde (Tchétchènes contre Maghrébins, Turcs contre Kurdes, Kurdes contre Tchétchènes, Arabes contre Juifs, etc.) et les conflits politiques tendent à prendre la forme d’affrontements civils (comme cela s’est passé au Liban).

Ces sociétés effectivement blanches ont donc importé la haine des Blancs chez elles.

Bienvenue dans le XXIe siècle ! Un siècle qui promet d’être dur aux Européens s’ils ne sortent pas de leur dormition.

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

Sidération et soumission, effets secondaires du Covid-19

Le plus insupportable de l’épisode épidémique que nous venons de vivre ne tient pas aux mensonges du gouvernement. Les mensonges ne nous surprennent plus puisque la macronie elle-même, née d’un coup d’État médiatique et judiciaire en 2017, repose tout entière sur la duperie et la violence qui va toujours avec.
L’insupportable ne tient pas non plus au déversement médiatique continu de la propagande catastrophiste depuis bientôt trois mois. Nous savons depuis longtemps que les médias mainstream ne nous informent pas, mais nous manipulent.
Non, le plus insupportable tient au comportement soumis de nos concitoyens qui, durant cette période, ont tout accepté et tout abandonné. Parce qu’ils étaient morts de trouille.
Soyons sûrs que l’oligarchie, qui prépare activement le monde d’après, aura retenu la leçon.

La sidération nationale

En 1938, une émission radiophonique reprenant le thème du livre de H. G. Wells, La Guerre des Mondes[1], provoque un début de panique aux États-Unis car nombre d’auditeurs croient que les Martiens ont vraiment débarqué… parce que des journalistes l’affirment.

La peur de la « pandémie » véhiculée par tout le système institutionnel a repris cette logique de panique mais à la puissance mille : celle du pouvoir de sidération des médias audiovisuels modernes.

La peur panique provoque la plupart du temps la sidération : un affaiblissement du jugement rationnel, accompagné de stupeur. La peur peut aussi provoquer une réaction vitale positive – ce qu’on nomme l’énergie du désespoir – mais cela ne s’est pas produit chez nous. La peur n’a produit qu’une soumission abyssale à l’autorité.

Pour la première fois depuis la fin des grands totalitarismes du xxe siècle, l’épidémie de coronavirus a en effet conduit le gouvernement à placer en résidence surveillée l’ensemble de la population, sans que celle-ci ne se rebelle. Fâcheux précédent !

La trouille

Aux États-Unis, dans de nombreux États, la population a manifesté contre le confinement au nom de ses droits constitutionnels et de sa survie économique. En Allemagne, on a manifesté aussi contre le confinement. En Belgique, les soignants ont exprimé leur mécontentement contre le gouvernement. En France, rien, sinon une colossale trouille collective.

La sidération médiatique a réussi à tuer le sens commun, pour le plus grand profit du pouvoir.

Les Français ont ainsi été privés de masques de protection lorsque l’épidémie se développait : ils n’ont pourtant pas protesté, puisque, au contraire, ils ont applaudi les « soignants » qui soignaient… ce qui est quand même leur vocation. On a ainsi réussi à transformer la gabegie gouvernementale en célébration des soignants !

Et aujourd’hui que l’épidémie recule, on impose le port du masque ! Mais les Français se plient à cette nouvelle contrainte avec un égal entrain. On met même des masques aux enfants.

Les bonnes âmes cathodiques expliquent qu’il s’agirait d’un comportement civique, destiné à protéger les autres. Belle hypocrisie car il s’agit avant tout de protéger ceux qui ont le trouillomètre à zéro.

La France orwellienne

La docilité de la population aux injonctions contradictoires des experts en blouse blanche et des ministres a quelque chose d’orwellien. Comme sa docilité face à l’accumulation des mesures liberticides a aussi quelque chose d’effrayant.

Le gouvernement français a en effet imposé un nouvel état d’urgence (déjà prolongé !) et multiplié les mesures liberticides : interdiction des manifestations, obligation de justifier son déplacement ou son lieu de domicile, réduction des garanties de procédure judiciaire, nouvelle réduction du nombre de jurys populaires, application StopCovid, usage de drones de surveillance[2], loi de censure des réseaux sociaux, instauration d’une discrimination géographique entre Français. Pendant que l’Éducation nationale demande aux maîtres, dans une fiche pédagogique[3], de signaler les propos « manifestement inacceptables » tenus par les élèves vis-à-vis de la façon dont le gouvernement a géré l’épidémie.

Pendant que l’écologisme punitif repart de plus belle sous prétexte d’encourager l’usage du vélocipède. Et que la Commission européenne engage le processus d’adhésion de l’Albanie et préconise de nouvelles régularisations d’immigrants clandestins.

Soumission

Que le pouvoir politique substitue de plus en plus ouvertement le contrôle social, la techno-surveillance et la répression à l’exercice de la démocratie ne semble pas concerner nos concitoyens. Pas plus qu’ils ne semblent préoccupés par l’assombrissement continu de l’horizon économique de notre pays, du fait d’un confinement qui n’en finit pas et qu’ils plébiscitent.

Nos concitoyens vivent déjà sur une autre planète : la planète cathodique qui attend avec terreur, après le dérèglement climatique, la deuxième – et pourquoi pas la troisième – vague du coronavirus. Celle où il faudra toujours faire la queue devant les magasins – du moins ceux qui n’auront pas fermé – en respectant les gestes barrières et en se lavant rituellement les mains au gel hydroalcoolique, enfin disponible.

En 2020, la France roule à vélo, accepte sagement la place qu’on lui assigne sur la plage et regarde Michel Cymes à la télévision.

Emmanuel Macron a raison. La France ne manque pas de masques : les Français en portent désormais un en permanence devant leurs yeux.

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

[1] Publié en 1898…
[2] Dont le Conseil d’État vient de souligner l’absence de base légale.
[3] Aujourd’hui rectifiée devant les protestations syndicales.