À Lyon, la mort de Gérard Corneloup, journaliste et intellectuel, ouvrira-t-il leurs yeux ?

lyon agression

Gérard Corneloup est décédé, annonce le quotidien lyonnais Le Progrès, ce 27 juillet. Plongée dans le coma après son agression « présumée » le 18 juillet dernier avant d’avoir pu décrire ce qui s’était passé, cette personnalité lyonnaise très appréciée n’a pas survécu à ses blessures. « À ce jour, si l’hypothèse d’une agression crapuleuse a été envisagée par les enquêteurs, dès la découverte de l’ancien journaliste, d’importantes zones d’ombre planent encore sur les circonstances dans lesquelles il a été grièvement blessé », écrit le quotidien lyonnais du 27 juillet. En l’absence de témoins directs, un appel à témoins a été lancé. La sacoche du journaliste et écrivain a été retrouvée à 400 mètres du lieu de son décès. « Est-il tombé suite à l’arrachage de sa sacoche ou a-t-il été victime d’une chute accidentelle, suivie du vol de sa sacoche par un individu qui aurait profité de la situation et se serait abstenu de lui porter secours ? », interroge le quotidien. Des expertises médico-légales devraient permettre d’éclairer les faits. « Il était si foncièrement gentil et avenant qu’il a pu laisser entrer une personne », glisse un résident de son immeuble au Progrès.

Décrit comme un homme souriant, serviable, un puits de science sur l’histoire de sa ville de Lyon, sur la musique, le patrimoine ou les arts, Gérard Corneloup, né en 1946, a longtemps travaillé à la bibliothèque municipale de Lyon, tout en signant dans différents journaux, Le Progrès, Le Journal Rhône Alpes ou Le Figaro dont il assurait la chronique musicale. Historien, auteur de plusieurs ouvrages, il a notamment reçu l’hommage de l’ancien maire de Lyon Gérard Collomb, « triste et atterré par la sauvagerie de cette agression ». Collomb qui reconnaît, ce 26 juillet sur BFM TV, que « la situation sur le quartier de la Guillotière et plus largement sur l’agglomération lyonnaise est une situation extrêmement dégradée ».

Le niveau de violence inédit dans la société française ne cesse de monter et touche cette fois, avec Gérard Corneloup, un journaliste et intellectuel. Cela suffira-t-il à dessiller ces intellectuels et journalistes qui refusent de voir ?

On attend toujours une mobilisation solidaire, une marque d’indignation de ces milieux largement idéologisés, si prompts à pétitionner pour toutes sortes de causes. Ils l’ont fait lorsque Marine Le Pen avait fait sortir un journaliste de ses conférences de presse. L’insécurité galopante les laisse muets.

Le meurtre présumé de ce journaliste et intellectuel comme eux ne suscite aucune indignation tapageuse. Pas plus que celui du médecin militaire Alban Gervaise et de tant d’autres. Il est vrai que la France reste ce pays où le garde des Sceaux lui-même avoue avoir voté NUPES, le parti qui conspue la police à toutes occasions et balaie d’un revers de main ces drames qui se multiplient. La police, voilà le coupable. Pour ses pairs, la mort de Gérard Corneloup n’est pas un symbole. Jusqu’à quand ?

Marc Baudriller

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Le meurtre d’une Marocaine à Amiens, métaphore de la France multiculturelle, par Clément Martin (Les Identitaires)

mains meurtre

En octobre dernier, une étudiante marocaine a été poignardée pour avoir refusé un acte sexuel. Son agresseur, jugé irresponsable pour schizophrénie, échappera certainement à toute condamnation. Mike Razafimahatratra, auteur des faits, est réunionnais. Le fait que ce meurtre ait eu lieu à Amiens, la « petite Venise du nord » qui s’est illustrée pendant la guerre de Cent ans, donne une tonalité particulière à ce drame. Un extra-Européen mentalement déficient assassine une pieuse musulmane dans l’une des plus anciennes villes de France, joyau architectural symbole du génie français.

Ce fait « divers » ne l’est pas tant que cela, il indique dans quelle mesure notre pays est le terrain de jeu des extra-Européens qui le traversent avec indifférence. Le Grand remplacement nous promet une France où l’on ne protestera même plus contre le racisme anti-blanc, dans l’hypothèse où les Blancs disparaîtraient, mais contre la sauvagerie criminelle ordinaire. Le combat identitaire peut-il ainsi mourir avec la disparition de tout un peuple ?

Cette menace qui plane sur nous est le plus grand défi auquel nous devons répondre. Cette situation inédite explique largement le succès d’Eric Zemmour, qui a fait du Grand remplacement son principal cheval de bataille. Il est impératif de regarder l’ensemble des thèmes politiques à la mesure de cette interrogation : en quoi cela impactera-t-il l’existence des Français ? Que faire pour la garantir ?

Etrangers dans notre propre pays, les Français risquent, c’est le comble, de disparaître des sujets de préoccupation dès lors que le Grand remplacement donnera lieu à des meurtres d’abord inter-ethniques. Il faut marteler, plus que jamais, que le « racisme » est l’enfant naturel du multiculturalisme. Une société multiculturelle mais aussi névrosée. Car la mort de cette Marocaine est également le fruit d’un échec de compréhension culturelle renforcé par l’incapacité d’un grand nombre d’extra-Européens à assumer la frustration.

Ce phénomène touchant par ailleurs les Français à la faveur du consumérisme ambiant, il ne s’agit pas seulement de sauvegarder la substance physique de la France mais aussi son équilibre mental. Défendre notre peuple doit se faire dans toutes les composantes de ce dernier. Il y aura une éducation morale à refaire, avec les mêmes moyens que l’on déploie aujourd’hui contre les « discriminations » ou l’insécurité routière. Relever un peuple signifie utiliser tous les moyens d’influence culturelle pour lui redonner la mémoire de lui-même.

Redevenir maîtres chez nous, c’est aussi redevenir maîtres de soi. Le thème de la fierté identitaire n’est pas un kyste indigéniste, un fruit pourri du wokisme, c’est un besoin. L’identité est tout ce qui reste à un peuple qui est sorti de l’histoire. Pour y entrer à nouveau, il faudra valoriser cet enracinement et le faire rayonner à nouveau.

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires