En France, des « convois de la liberté » s’organisent pour rejoindre Paris puis Bruxelles

Convoi exceptionnel – Contre les mesures sanitaires les routiers canadiens bloquent Ottawa

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Les médias français n’en parlent pas : Ottawa est bloquée par les routiers qui demandent la levée des contraintes sanitaires. Apeuré par ce mouvement qui s’apparente à nos Gilets jaunes, Justin Trudeau a fui la capitale. Celui-ci raconte cette juste révolte.

De notre correspondant au Canada. – Samedi soir, malgré le froid et les mesures sanitaires, la colline parlementaire à Ottawa était en fête : danse, musique et feux d’artifice égayaient la nuit, des dizaines de milliers, voire plus, de personnes célébrant leur opposition au passeport vaccinal.

Les « convois de la liberté » étaient arrivés dans la capitale nationale.

Ce rassemblement bon enfant était à des années-lumière des pronostics des médias et des politiciens qui prédisaient un mouvement insurrectionnel. Depuis le départ du premier convoi de la liberté la semaine précédente, les médias attisaient la peur.

A l’origine de ces convois qui firent converger vers la capitale nationale des dizaines de milliers de camionneurs suivis d’automobilistes, on retrouve l’imposition du passeport vaccinal pour les camionneurs traversant la frontière américaine. Ces routiers qui avaient continué leur travail sans restriction depuis le début de la pandémie réagirent avec véhémence. C’est que, comme les travailleurs de la construction, ils sont relativement imperméables à la rectitude politique.

Pour protester contre ce passeport, ils décidèrent d’organiser une longue caravane de poids lourds vers Ottawa. Mais rapidement le mouvement prit une ampleur incroyable avec notamment l’appui de Donald Trump et d’Elon Musk qui lui donnèrent une résonance internationale. Sur tous les viaducs, des familles, de simples citoyens, ce Canada qui se lève tôt et travaille, se rassemblèrent pour saluer les « convois de la liberté ». Des millions de dollars furent rapidement amassés pour financer la cause.

Galvanisés, les camionneurs en vinrent rapidement à changer leurs revendications : ils n’iraient pas à Ottawa pour demander l’abandon du « passe vaccinal » pour eux, mais pour exiger la fin des mesures sanitaires. Ils se dirent prêts à bloquer la capitale jusqu’à la levée de l’état d’urgence sanitaire.

Complètement indépendant et citoyen, comme les Gilets jaunes initiaux, ce mouvement s’organisa partout au Canada grâce aux réseaux sociaux. Le nombre de camionneurs, mais aussi de manifestants, ayant rejoint le mouvement à Ottawa est complètement inconnu ; les chiffres varient grandement d’une source à l’autre.

La popularité du mouvement est incontestable. La semaine dernière, le gouvernement Trudeau et les médias tinrent un double discours : on tenta de minimiser le tout en parlant de quelques frustrés isolés, mais en même temps on expliquait qu’il y aurait un impact sur l’inflation, la chaîne d’approvisionnement étant désormais coupée. Le ministre Mélanie Joly disait craindre une répétition de ce qui s’était passé le 6 janvier à Washington, d’autant plus que les services secrets ne cessaient de marteler que les « suprémacistes blancs » (sic) avaient réussi à infiltrer les convois. Du délire pour quiconque suivit un peu ce mouvement pacifique, mais la peur cartonne auprès d’une population effrayée de se retrouver à plus de quatre à la même table au restaurant.

Quant à Trudeau, ce fut la pantalonnade totale : jeudi il annonçait, contrairement aux directives de Santé Canada, se placer en isolement car il aurait rencontré quelqu’un ayant été testé positif à la Covid, puis samedi, alors que les camionneurs et les convois déferlaient sur Ottawa, on l’évacua de sa résidence, car il disait craindre pour sa sécurité. Son père s’était fait connaître pour son arrogance à Montréal face aux émeutiers souverainistes qui voulaient sa peau ; il passera à l’histoire comme un couard.

Les opposants ont répété de nombreuses fois qu’ils ne quitteraient pas la capitale, désormais complètement bloquée par ces milliers de véhicules stationnés dans les rues, avant d’obtenir gain de cause. Avec le financement et l’aide qui affluent, ils pourraient bien être en mesure de tenir un siège de longue haleine. Notons que le Premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, soutient les camionneurs et annoncera sous peu la fin du passeport vaccinal dans sa province.

Remi Tremblay

Article paru dans Présent daté du 31 janvier 2022

Pour le troisième weekend consécutif, plus de 40.000 Autrichiens ont martelé dans les rues leur opposition aux mesures sanitaires imposées par le gouvernement

Mesures sanitaires : le collier étrangleur, par Yves Laisné

En France, comme à l’étranger, le débat sur la « dictature sanitaire », voire la « dictature » tout court, fait rage. Au-delà des slogans et des effets de manches des politiciens et des commentateurs, les atteintes à nos libertés risquent d’être aussi réelles que durables…

Les libres penseurs, libéraux, libertariens et autres gens de toutes catégories sociales et de presque toutes les sensibilités politiques – des identitaires aux anarchistes – voire, peut-être majoritairement, n’en ayant aucune, mais attachés à leur liberté, considèrent, comme c’est mon cas, que des atteintes à la liberté individuelle d’une gravité sans exemple depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale sont en train de se développer. Or, nous faisons l’objet d’attaques souvent très violentes de la part de « scientifiques », dont on voudrait être sûr qu’ils ne sont pas en conflit d’intérêts, et, plus grave, des premiers personnages de l’Etat, dont la violence verbale paraît quelque peu effrayante.

Sur la route de la servitude

Conscient de ce que 200.000 personnes dans la rue (selon la police, ce qui veut dire entre une fois et demi et deux fois plus), c’est au moins 2 millions de mécontents, voire le double, dans un spectre socio-économique extrêmement large, le pouvoir s’inquiète et se saisit d’un mot – dictature – pour crier à l’excès et tenter de déconsidérer ceux qui défendent leurs, ou plutôt nos, libertés fondamentales : liberté d’aller et de venir, liberté du commerce, liberté du travail, liberté de pensée et, non en dernier lieu, la plus précieuse et la plus rarement citée, l’intégrité du corps humain.

Il paraît facile de mettre en avant : les élections, le débat parlementaire, le Conseil d’Etat, le Conseil Constitutionnel, la liberté de manifester, l’indépendance de la justice, l’état de droit, la liberté de la presse… Certes. Nous ne sommes pas – encore – en dictature. Et si l’on compare l’état actuel de la France à l’agressive Chine populaire, à la défunte Union soviétique, au IIIème Reich de sinistre mémoire ou à l’ubuesque Corée du Nord, nous en sommes bien loin.

Est-ce si sûr ? Ne sommes-nous pas déjà, comme disait Friedrich von Hayek, sur la route de la servitude ?

Les élections ? Les citoyens boudent car ils se sont avisés progressivement que les élections ne servaient à rien puisque, de toute façon, depuis 70 ans, c’est à quelques nuances près, la même politique qui est menée. Une observation attentive de la législation, de plus en plus collectiviste et restrictive des libertés suffit à s’en convaincre.

Le débat parlementaire ? Spécialement depuis l’instauration du quinquennat, le parlement n’est qu’une chambre d’enregistrement de la volonté présidentielle. Un président que les fondateurs de la Vème République, surtout depuis l’instauration de l’élection au suffrage universel direct, ont voulu monarque électif césarien.

La liberté de manifester ? Oui pour le moment, et très encadrée. On n’a pas (dé)fait le monde en un jour.

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17 réflexions en vrac sur les mesures sanitaires, par Maxime Tandonnet

Macron anarcho-tyrannie

Peu de temps pour faire des phrases et des paragraphes, alors quelques réflexions dans le plus grand désordre sur les mesures annoncées par l’occupant de l’Elysée prononçant l’exclusion prochaine des « non vaccinés » de l’accès aux restaurants, aux bars, centres commerciaux, aux lieux de spectacle ou sportifs, aux transports, etc.

– Une épidémie de peste bubonique ou de choléra, fauchant des millions de vies en France, justifierait de telles mesures d’exception. Cela arrivera peut-être un jour mais tel n’est pas le cas aujourd’hui. Traiter l’épidémie actuelle comme une épidémie de peste bubonique ou de choléra relève de la mystification (réussie).

– Le dispositif annoncé repose sur une incohérence : le covid 19 est réputé dangereux principalement pour les personnes âgées, ou fragiles, les malades atteints de comorbidité ; l’immense majorité de ces personnes ont déjà été vaccinées; dès lors, si le vaccin est efficace, le risque d’une vague de mortalité en est fortement réduit et la menace exagérée.

– Aberration fondamentale: certains vaccinés accusent hargneusement les non vaccinés de mettre leur vie et celle des autres vaccinés en danger. Mais de quoi ont-ils peur dès lors que vaccinés, ils sont supposés être à l’abri des formes graves? Et d’ailleurs le fait d’être vacciné n’empêcherait pas (semble-t-il) de porter et transmettre la maladie.

– 62% des Français approuveraient (selon un sondage) les mesures discriminatoires et d’exclusion de la vie sociale prises envers les non vaccinés. 38% de « Gaulois réfractaires » (incluant sans doute des vaccinés comme des non vaccinés), c’est beaucoup dans un tel contexte. D’ailleurs, un basculement de l’opinion peut intervenir à tout moment.

– Les non vaccinés justifient leur réticence à la vaccination par la peur du vaccin, notamment en raison des immenses scandales sanitaires qui ont bouleversé le pays ces dernières décennies. Que leur peur soit considérée comme méprisable, en tout cas moins respectable que d’autres peurs et indigne d’être écoutée, est à mes yeux incompréhensible.

– Plutôt que le dialogue et l’explication, comme souvent en France, la caricature et la moquerie: il y aurait les « provax », modernes et ouverts au progrès face aux « antivax » complotistes et obscurantistes, comme si nous revivions sous un angle sanitaire la guerre de la France « éclairée » contre les Gilets jaunes. Ce pays déchiré ne changera donc jamais…

– De fait, les mesures annoncées par le pouvoir ne seront jamais – jamais – appliquées pour la plupart : il est inconcevable, irréaliste de vouloir obliger les restaurateurs, barmen, commerçants, agents des lieux de spectacle ou de transports, à contrôler l’identité et le pass de chacun de leurs clients et se faire ainsi les auxiliaires de la police dans une société d’autosurveillance et de délation. Qui ne le sent pas?

– En vérité, tout ceci relève avant tout du spectacle, d’une posture politique, autour d’une mise en scène (hallucinante) d’autorité et de fermeté dans une perspective électoraliste. Mais il faut reconnaître que cela fonctionne assez bien.

– Eternelle et lamentable préférence française pour les contraintes bureaucratiques, les mesures verticales, policières et les sanctions au détriment de la liberté, du dialogue, du respect et de la confiance.

– L’esprit de ces mesures exprime un phénomène d’anomie ou de disparition des repères intellectuels et moraux. Sidérante démonstration d’un déni de solidarité face à l’exclusion et la mise au ban d’une partie de la population (les non vaccinés). Vertigineux renoncement collectif au respect de la vie privée et du secret médical, au principe d’égalité, au droit à disposer de son corps et à la liberté individuelle.

– Le climat général, ce mélange de soumission à la figure du chef paternaliste, autoritaire et protecteur, de servitude dans l’acceptation passive des contraintes et de chasse aux sorcières ou rage collective et méprisante de certains « vaccinés » envers les « non vaccinés », ce mélange a quelque chose de profondément malsain qui échappe aujourd’hui au sens commun.

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Mesures sanitaires : une politique contestée en France et dans le monde

23/11/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les états d’urgence sanitaire et leurs cortèges de mesures contraignantes clivent les sociétés. Sur les réseaux sociaux, la tension est palpable. Les anathèmes lancés de part et d’autre succèdent à de savantes batailles de chiffres. Ces derniers temps, la situation semble s’être durcie d’un cran, tout contradicteur de la politique gouvernementale étant irrémédiablement taxé par les experts, journalistes et politiques invités dans les studios et sur les plateaux télé d’être un dangereux complotiste à museler. Dans plusieurs pays européens la contestation gronde contre les restrictions jugées liberticides et disproportionnées. C’est le cas au Danemark, en Italie ou en Allemagne.

En France aussi les contestations se multiplient. D’où vient ce phénomène ?

S’il serait trop long de citer toutes les raisons qui sont à l’origine de la défiance qui existe entre la population française et son gouvernement, il en est une toutefois qui les englobe toutes, ce sont les mensonges et approximations successives du Gouvernement : sur les masques, la dangerosité du virus, la capacité à affronter une deuxième vague, et cætera. Dernièrement encore, le président de la République annonçait qu’un second confinement était nécessaire, car autrement nous aurions 400.000 morts. Aucun pays au monde n’a eu autant de décès, à commencer par les États-Unis souvent pointés du doigt pour ne pas avoir confiné leur population. Par ailleurs, Emmanuel Macron annonçait également 9000 personnes en réanimation avant la fin du mois quelles que soient les mesures prises. Là encore force est de constater qu’il s’est trompé puisque le pic semble aujourd’hui passé avec environ 5000 malades en réanimation. Cette volonté de faire peur, doublée d’une infantilisation des esprits, expliquent sans doute plus que tout l’exaspération de nombreux Français à l’endroit du Gouvernement.

Ce week-end, ce sont les catholiques qui se sont fait entendre afin de réclamer le retour au culte

En effet, malgré plusieurs déclarations d’évêques peu combatifs destinées à dissuader les chrétiens de manifester, ils sont nombreux à s’être mobilisés hier pour défendre le droit de célébrer publiquement le culte. Cette initiative partie de Nantes il y a trois semaines a suscité un véritable engouement : par centaines, les fidèles se sont retrouvés sur les parvis des églises, de Toulon à Paris, en passant par Bayonne, Orléans, Chartres, Toulon, Lyon, Versailles et beaucoup d’autres villes. Deux décisions du tribunal administratif ont en particulier marqué ce week-end. La première fait suite à un référé liberté de Civitas qui a obtenu gain de cause à Clermont-Ferrand face au préfet qui avait interdit une manifestation prévue dimanche. De même à Paris, le tribunal administratif a estimé que l’on peut manifester par la prière. Toutefois, à Clermont-Ferrand, le préfet a immédiatement réagi en ré-interdisant la manifestation pour d’autres motifs.

[vidéo] Covid-19 : multiples rassemblements contre les restrictions sanitaires

21/09/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Face au coronavirus, les restrictions ne cessent d’augmenter.

Ces 19 et 20 septembre ont été marqués par de nombreux rassemblements partout dans le monde pour protester contre les reconfinements, les masques et les mesures sanitaires imposés par les gouvernements.