Pass sanitaire : peut-on contourner les mesures de contrôle ?

pass sanitaire zone libre

Une fois la stupeur provoquée par les annonces liberticides du président Macron passée, un certain nombre de Français tentent de s’organiser pour essayer de passer au travers des mailles du filet de la surveillance dite « sanitaire ». Pour ce faire, ils ne manquent pas d’idées. Pas toujours très bonnes.

La plus mauvaise est bien sûr la tentation d’obtenir de faux documents attestant d’un « parcours vaccinal complet » et permettant d’obtenir le précieux sésame sanitaire. En effet, certains professionnels de la santé – médecins de ville, jeunes étudiants réquisitionnés dans les centres de vaccination, infirmières –, succombant à l’appât du gain, proposent de « vrai faux pass sanitaires » pour un tarif moyen de 350 euros. Faire l’acquisition d’un « pass » dans ces conditions est évidemment totalement illégal et très risqué, les peines encourues étant particulièrement lourdes, pour le fournisseur bien sûr, mais aussi pour l’utilisateur qui risque jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.

Malgré cette menace, le trafic semble se développer de façon exponentielle, notamment au travers des réseaux sociaux. Plusieurs journalistes ont tenté « l’expérience » et ont obtenu des documents avec une grande facilité même si certains se sont avérés inopérants. Il est en effet assez délicat de porter plainte si le « vrai-faux » document acheté s’avère en réalité être simplement un « faux » qui se révèlera comme tel au premier contrôle… Si le développement de cette activité illicite est éminemment regrettable, il semble toutefois révéler que nombre de Français ne sont nullement terrifiés par la « pandémie » vendue quotidiennement par le gouvernement et qu’ils ne croient ni à l’utilité ni à l’efficacité du vaccin mais veulent simplement être « tranquilles » et mener à nouveau une existence à peu près « normale ».

Une réponse collective et solidaire

Beaucoup plus positive est la démarche entreprise par les créateurs du site animap.fr. Se proclamant « portail professionnel non discriminatoire », il recense, à l’aide notamment d’une carte interactive, « les professionnels qui respectent les droits de l’homme et ne pratiquent donc aucune discrimination à l’encontre de quiconque ». On y trouve déjà plus de 6 320 adresses dans les domaines les plus divers (écoles, restauration, artisanat, culture, construction…). Cette heureuse initiative, courageuse, ne manquera sans doute pas de susciter l’ire du pouvoir et une répression dont il est devenu le grand spécialiste. C’est pourquoi les promoteurs du site appellent un maximum de professionnels à les rejoindre, afin de « faire nombre » et de mieux pouvoir se défendre collectivement. Espérons qu’ils soient entendus.

Quoi qu’il en soit, l’existence de ce site montre que la résistance à la société du contrôle généralisé s’organise, que ce soit sur internet ou dans la rue avec la multiplication des rassemblements et des manifestations de protestation. Le peuple français n’est pas encore totalement soumis, et c’est une bonne nouvelle.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 26 juillet 2021