La terre et les morts : notre devoir de mémoire 1914 – 1918 (2)

La terre et les morts : notre devoir de mémoire 1914 – 1918 (4)

15/09/2014 – LAVAL (NOVOpress)
Il aura fallu cent ans pour que la société moderne, gangrenée par l’hyper-mobilité, la sur-consommation et le rejet pathologique du passé, se souvienne d’une guerre qui fut à l’origine d’un ethnocide sans précédent. Des générations de paysans et d’ouvriers ne reviendront jamais de quatre années d’un conflit indépassable dans l’horreur et l’héroïsme quotidien. Ceux-là mêmes qui eurent à affronter les sabreurs de Clémenceau le Rouge quelques années plus tôt lors des grandes grèves du début de siècle, fourniront sans rechigner les bataillons lancés dans la boue des tranchées. L’aristocratie française s’éteindra elle aussi dans les charges et les trous d’obus, « en casoar et gants blancs », sous le regard moqueur de l’industrie de l’armement. L’année 1918 verra naître la fin d’un monde.

Si notre attention est essentiellement dirigée sur la société de demain et les façons d’y parvenir, nous n’oublions pas que nous sommes les gardiens d’une tradition et d’une histoire. La Grande Guerre, par son ampleur folle, a touché chaque famille française, du plus petit village, à la grande métropole. Nos monuments aux morts en témoignent. Hors du consensus mou orchestré par l’Etat, il nous a paru indispensable d’évoquer cette tragédie humaine et la mémoire de nos ancêtres. Celle-ci nous appartient tout autant – et peut être même plus – qu’à d’autres.

Pour ce faire, nous avons choisi délibérément de suivre un de ces conscrits de 1914 à travers les lettres qu’il envoya quotidiennement à sa famille et ce jusqu’à son décès au front le 28 février 1915 (photo). Ces lettres furent publiées dans la presse locale pendant la période de guerre et restent inédites depuis. Si elles reflètent pleinement une époque (la propagande joue un rôle déterminant), on y découvre l’homme en arme avec toutes ses contradictions. Mais c’est surtout le quotidien effrayant des combattants que nous allons découvrir.

D’origine modeste – son père est journalier et sa mère femme de ménage –, Paul Vaseux naît le 6 janvier 1889 dans un petit village du Maine, sur les marches de Bretagne et Normandie. Incorporé à compter du 28 septembre 1907 comme engagé volontaire au 131ème régiment d’infanterie, le jeune homme se rengage successivement quatre fois et gravit les échelons de la hiérarchie militaire : caporal en 1908, sergent en 1911, sergent-major en 1913. Son état des services le décrit blond aux yeux bleus et d’une taille de 1,67 mètre. En décembre 1913 survient le décès de sa mère qui va marquer profondément le jeune sous-officier. Le 1er août 1914 on mobilise…

La première partie des lettres de Paul Vaseux

Alors que la 18e brigade d’infanterie doit garder les débouchés de St-Mihiel, le 131e régiment d’infanterie reçoit le 7 août 1914 la mission de tenir le pont de la ville. L’unité y stationne jusqu’au 9 puis prend la direction d’Haudainville et Troyon. Le 13 août, le régiment de Paul Vaseux continue sa marche en avant. On franchit Etain, Billy-sous-Mangiennes, Romagne-sous-les-Côtes. Voici ce qu’écrit le jeune sergent.


Saint-Mihiel, 8 août 1914 (21h00)

« Aujourd’hui encore nous sommes revenus coucher à Saint-Mihiel et Dieu sait si nous sommes heureux de pouvoir ce soir encore, coucher dans un lit laissé par le 161e d’infanterie.

…J’espère bien moi aussi revenir, mais qu’importe s’il le faut, nous saurons mourir en luttant vaillamment jusqu’à notre dernier souffle pour assurer la victoire et la paix et la liberté à notre cher pays.

Il me semble qu’il serait préférable de mourir sur le champs de bataille que de revenir avec un ou deux membres de moins. Je ne puis me faire à l’idée que je pourrais retourner à Beaumont avec une jambe ou un bras de moins. La mort me paraîtrait désirable et pourtant la vie à tout prix, c’est bien ce que demande chacun de nous.

Enfin pour le moment tout va bien. Jusqu’à aujourd’hui nous avons eu à souffrir en aucune façon, ni des marches trop pénibles, ni de provisions faisant défaut, ni même de coups de fusil emportant quelques-uns d’entre nous. Nous sommes en ballade. Et cette ballade finira quand ? Je l’ignore. »

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La terre et les morts : notre devoir de mémoire 1914 – 1918 (1)

La terre et les morts : notre devoir de mémoire 1914 – 1918 (3)

08/09/2014 – LAVAL (NOVOpress)
Il aura fallu cent ans pour que la société moderne, gangrenée par l’hyper-mobilité, la sur-consommation et le rejet pathologique du passé, se souvienne d’une guerre qui fut à l’origine d’un ethnocide sans précédent. Des générations de paysans et d’ouvriers ne reviendront jamais de quatre années d’un conflit indépassable dans l’horreur et l’héroïsme quotidien. Ceux-là mêmes qui eurent à affronter les sabreurs de Clémenceau le Rouge quelques années plus tôt lors des grandes grèves du début de siècle, fourniront sans rechigner les bataillons lancés dans la boue des tranchées. L’aristocratie française s’éteindra elle aussi dans les charges et les trous d’obus, « en casoar et gants blancs », sous le regard moqueur de l’industrie de l’armement. L’année 1918 verra naître la fin d’un monde.

Si notre attention est essentiellement dirigée sur la société de demain et les façons d’y parvenir, nous n’oublions pas que nous sommes les gardiens d’une tradition et d’une histoire. La Grande Guerre, par son ampleur folle, a touché chaque famille française, du plus petit village, à la grande métropole. Nos monuments aux morts en témoignent. Hors du consensus mou orchestré par l’Etat, il nous a paru indispensable d’évoquer cette tragédie humaine et la mémoire de nos ancêtres. Celle-ci nous appartient tout autant – et peut être même plus – qu’à d’autres.

Pour ce faire, nous avons choisi délibérément de suivre un de ces conscrits de 1914 à travers les lettres qu’il envoya quotidiennement à sa famille et ce jusqu’à son décès au front le 28 février 1915 (photo). Ces lettres furent publiées dans la presse locale pendant la période de guerre et restent inédites depuis. Si elles reflètent pleinement une époque (la propagande joue un rôle déterminant), on y découvre l’homme en arme avec toutes ses contradictions. Mais c’est surtout le quotidien effrayant des combattants que nous allons découvrir.

D’origine modeste – son père est journalier et sa mère femme de ménage –, Paul Vaseux naît le 6 janvier 1889 dans un petit village du Maine, sur les marches de Bretagne et Normandie. Incorporé à compter du 28 septembre 1907 comme engagé volontaire au 131ème régiment d’infanterie, le jeune homme se rengage successivement quatre fois et gravit les échelons de la hiérarchie militaire : caporal en 1908, sergent en 1911, sergent-major en 1913. Son état des services le décrit blond aux yeux bleus et d’une taille de 1,67 mètre. En décembre 1913 survient le décès de sa mère qui va marquer profondément le jeune sous-officier. Le 1er août 1914 on mobilise. Le 3 août c’est la guerre. Caserné à Orléans, le 131ème régiment d’infanterie rattaché à la 18ème brigade de la 9ème division, s’embarque le 5 août 1914 pour le front et débarque le lendemain à Lérouville.

Voici les premières lettres de Paul Vaseux.


2 août 1914 (minuit)

« L’heure grave a sonné et je serais peut être déjà loin lorsque vous recevrez ce petit mot. Les événements de ces derniers jours ont amené le conflit qui semblait inévitable depuis déjà quelques années, et c’est moi qui aurai l’honneur de vous représenter près du drapeau. Soyez certains que je ferai de mon mieux pour aider dans ma petite sphère à assurer la victoire.

Que Dieu nous assiste et couronne de succès cette gigantesque entreprise ! »

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Philippe Conrad : “L’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne vise à promouvoir et transmettre cette mémoire dans toute la richesse de ses formes historiques, culturelles et civilisationnelles”

Philippe Conrad : "L’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne vise à promouvoir et transmettre cette mémoire dans toute la richesse de ses formes historiques, culturelles et civilisationnelles"

24/08/2014 – PARIS (NOVOpress)
Annoncé lors du colloque en hommage à Dominique Venner le 17 mai dernier, l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne a été fondé à la veille du solstice d’été sur les hauteurs du Mont Olympe en Grèce. L’objectif de cet institut est de “faire connaître au plus grand nombre l’histoire de la civilisation européenne par tout moyen (conférences, randonnées, formations, ateliers, stages, visites d’exposition, etc.)”. Nous avons interrogé Philippe Conrad (photo de Une), son président – qui a pris la suite de Dominique Venner à la tête de la Nouvelle Revue d’histoire – , sur les raisons de la fondation de l’Institut Iliade et les buts de cet institut.

L’Institut Iliade est présent sur les réseaux sociaux. Sur Facebook et sur Twitter.

NB : A compter du 1er septembre, vous pourrez écrire à l’Institut Iliade à cette adresse : ILIADE BP 75225 – 49052 ANGERS cedex 2. Jusqu’à cette date, pour écrire à l’institut, vous ne pourrez utiliser que l’adresse courriel : contact@institut-iliade.com

Propos recueillis par Arnaud Naudin


Au début de l’été a été fondé l’Institut Iliade sur les hauteurs du Mont Olympe. S’agissait-il de rappeler nos racines grecques ou de manifester une certaine prise de hauteur par rapport au monde actuel ?

La référence aux racines grecques de la civilisation européenne – tout comme le nom de l’Institut le suggère – est en effet manifeste, mais elle n’est pas exclusive. L’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne vise en effet à promouvoir et transmettre cette mémoire dans toute la richesse de ses formes historiques, culturelles et civilisationnelles. Dominique Venner avait exprimé le souhait que son œuvre puisse être poursuivie, à savoir un travail d’historien méditatif sur la longue histoire et la mémoire de l’Europe. C’est ce que nous entreprenons aujourd’hui. Non par nostalgie bien sûr, mais parce que nous sommes persuadés, comme l’était Dominique Venner, que cette histoire et cette mémoire sont à la fois la matrice et levier de la prise de conscience du nécessaire réveil civilisationnel des peuples européens. Nietzsche ne déclarait-il pas que “le futur appartient à celui qui a la plus longue mémoire” ? L’enjeu est de faire face au phénomène de “grand remplacement” justement dénoncé par l’écrivain Renaud Camus, et que Dominique Venner estimait être, dans sa dernière lettre, la menace principale pesant sur l’avenir des peuples européens : “Alors que je défends l’identité de tous les peuples chez eux, je m’insurge aussi contre le crime visant au remplacement de nos populations”. Nous souhaitons donc inciter les peuples européens à un “grand ressourcement”, à une reconquête de la fierté de leurs origines, de leurs racines, en un mot de leur identité afin de refuser leur sortie de l’histoire, leur “grand effacement” – prélude à leur “grand remplacement” par des populations autres sur le sol de leurs ancêtres.

Or la réponse au défi du risque de dilution de l’identité et de la mémoire européennes est moins politique – au sens étroit du terme – que préalablement culturelle, voire spirituelle. Lorsque Dominique, toujours dans sa dernière lettre, s’élève “contre les poisons de l’âme et contre les désirs individuels envahissants qui détruisent nos ancrages identitaires et notamment la famille, socle intime de notre civilisation multimillénaire”, et contre “la métaphysique de l’illimité, source néfaste de toutes les dérives modernes”, il en appelle à un sursaut qui est d’abord intérieur. La réappropriation de notre identité est un défi personnel autant que collectif, car c’est la qualité de l’Etre qui est en jeu. Dès lors, l’ascension du Mont Olympe peut être certes interprétée comme une prise de hauteur. Mais peut-être davantage comme une forme de “recours aux forêts”, au sens où l’entendait Ernst Jünger, avec lequel Dominique partageait de nombreuses affinités.

Le Mont Olympe
Le Mont Olympe

Choisir “Iliade” comme nom, est-ce se placer dans les pas de Dominique Venner qui voyait l’œuvre d’Homère comme une des œuvres fondamentales pour les Européens ?

Effectivement, le choix du nom de l’Institut est un hommage explicite au texte homérique, ce “poème de la destinée” très bien décrit par Dominique. Mais avec lui, il faut y voir “la source oubliée de notre tradition, l’expression grecque de tout l’héritage indo-européen, celte, slave ou nordique, avec une clarté et une perfection formelle sans équivalent”. L’Iliade reste donc d’une brûlante actualité pour qui cherche les sources et les ressources nécessaires au réveil des peuples européens. L’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne s’inscrit dans cette filiation afin de promouvoir et maintenir le patrimoine éthique et esthétique commun à l’ensemble des peuples de la “Vieille Europe”, dans la diversité de leurs cultures particulières.

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Le défilé du 14 Juillet, une histoire du lien national – par Thierry Bouzard

Le défilé du 14 Juillet, une histoire du lien national - par Thierry Bouzard

21/07/2014 – PARIS (via Polémia)
Le défilé du 14 Juillet sur les Champs-Elysées a une histoire retraçant celle de l’expression du lien collectif qui entretient la cohésion de notre peuple. Son évolution plonge dans sa longue mémoire, celle qu’on raconte rarement.


Aller « fêter, voir et complimenter l’armée française »(1) appartient à une tradition immémoriale qui veut que l’on acclame les troupes victorieuses, les garantes de l’indépendance d’un peuple. Les Romains organisaient des triomphes, les rois des défilés et des carrousels, les révolutionnaires vont innover en créant de grandes fêtes patriotiques sur le Champ-de-Mars en commençant par la fête de la Fédération. 300.000 spectateurs, suivant les estimations de l’époque, jamais autant de personnes n’avaient été réunies en un même lieu. Les monarques se gardaient bien de rassembler des foules difficiles à contrôler. Les seules grandes masses d’individus sont les armées, mais le soldat doit obéir aux signaux d’ordres transmis au tambour ou à la trompette, avec la peine capitale en cas de refus. La fête de la Fédération marque l’entrée dans une nouvelle ère, celle de la nécessité de gouverner en se conciliant l’opinion publique, une sorte de retour à l’évergétisme antique.

Au-delà du calcul politique, il y a la nécessité d’exprimer le lien sociétal où, dans la festivité comme dans le cérémonial, la musique joue un rôle sacralisateur essentiel(2). Les individus existent au sein de communautés qui ont besoin de règles pour fonctionner. Ces règles subissent une double contrainte, d’abord leur concurrence avec la volonté individuelle, ensuite leur rigidité face aux transformations constantes des sociétés. La survie des collectivités impose l’observation de ces règles. Pour garantir cette observation, les sociétés traditionnelles les ont enracinées dans le surnaturel, dans une croyance collective dépassant la condition limitée des individus et les élevant en les transcendant vers l’intérêt collectif. L’observation des règles par tous est une chose, mais elle a régulièrement besoin d’être confortée par des festivités publiques. Jusqu’à la Révolution, l’Eglise est en charge de l’expression de ce lien collectif à travers la liturgie sacrée et les manifestations publiques de foi que sont les processions et les pèlerinages, les sonneries des cloches marquant le temps collectif.

En retirant à l’Eglise la charge de la liturgie collective par le décret sur la liberté des cultes, les révolutionnaires ne sont pas capables de proposer de solution alternative fonctionnelle, leurs cultes ridicules à la déesse Raison ou l’Etre suprême mènent le peuple à la révolte. Pour éviter la guerre civile avec la remise en cause des « acquis » de la Révolution, tout particulièrement la confiscation des biens nationaux, les révolutionnaires font appel à un militaire qui va prendre en charge la nouvelle liturgie collective, et jeter les bases de celle qui existe toujours aujourd’hui, notamment pour le défilé du 14 Juillet.

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La bataille de Castillon : Le plus grand spectacle d’Aquitaine

La bataille de Castillon : Le plus grand spectacle d’Aquitaine

07/07/2014 – CASTILLON-LA-BATAILLE (via Infos Bordeaux)
Comme chaque été depuis 37 ans, Castillon-la-Bataille va revivre un spectacle unique, celui de la reconstitution de la bataille ayant clôturé la guerre de Cent-Ans. Cette victoire décisive pour les Français eut lieu le 17 juillet 1453 entre les armées d’Henri VI d’Angleterre et celles du roi de France Charles VII. La Bataille de Castillon est devenue le plus populaire des événements culturels aquitains.

Sur 7 hectares d’aire scénique, à une portée de canon du lieu même de la bataille, 700 bénévoles dont 450 comédiens et plus de 50 cavaliers participent à cette immense reconstitution historique.

Au-delà des faits d’armes, ces deux heures intenses, relevées de cascades, d’effets spéciaux et de prouesses pyrotechniques, nous replongent aussi dans la vie quotidienne au Moyen-Âge, entre fermes et auberges, femmes au puits, scènes de vendanges, parties de chasse, arracheurs de dents et marchands ambulants.

Avec, souligne Éric Le Collen, le metteur en scène, « la précision du cinéma, la finesse du théâtre et la dimension de l’opéra ». Les représentations sont prévues entre le 18 juillet et le 16 août 2013. Plus d’informations sur le site www.batailledecastillon.com

Crédit photo : www.batailledecastillon.com

[Tribune libre] Commémorations du 06 juin 1944 en Normandie: le “Grand Cirque” – par Marie d’Escolles

[Tribune libre] Commémorations du 06 juin 1944 en Normandie: le "Grand Cirque" - par Marie d'Escolles

06/06/2014 – PARIS (NOVOpress)
Semaine du 06 juin 2014: la Normandie célèbre le 70ème anniversaire du Débarquement allié sur ses côtes. Outre les cérémonies officielles, les réunions de chefs d’états et autres circonvolutions protocolaires, c’est toute une organisation d’animations destinées au grand public qui est mise en place.

Ainsi, dès le début du mois de juin, tout ce que l’Europe (et au delà) compte de passionnés de la Seconde Guerre converge vers les villes proches des lieux du Débarquement. Des camps de “reconstitution” sont organisés: véhicules et matériels militaires d’époque et en état de marche, évocation de la vie des civils, tout y est, du GMC à l’ambulance, de la “traction” FFI au poste de transmission… Un paradis pour les collectionneurs, avec de très belles pièces que l’on peut se procurer sur les brocantes qui se tiennent ça et là durant ces quelques jours, à condition toutefois, d’en avoir les moyens, car les objets de la Seconde Guerre atteignent aujourd’hui des prix record. Etrangement, en parcourant ces lieux, à Sainte-Mère Eglise, à Carentan ou ailleurs, on ressent rapidement comme un malaise… Des hommes et des femmes ont endossé des uniformes d’époque, américains, anglais, français libres… ils se promènent en ville, font leurs courses, plaisantent entre amis, certains ont largement dépassé la soixantaine et leurs tenues de GI ou d’infirmière ne sont plus très crédibles, d’autres, presque obèses, se glissent quand même dans de larges combinaisons de travail…voilà l’image des “boys” quelque peu écornée. C’est le camping, version 1944, où l’odeur du pastis et des saucisses grillées se mêle à celle de l’essence et de l’huile chaude des vieux moteurs, à la fin de la semaine, les organisateurs décerneront aux participants les prix des plus belles tenues militaires et civiles du 70ème anniversaire du Débarquement…

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Bernard Lugan : “Dominique Venner avait un constant recours à Homère”

Alain de Benoist : "Le suicide de Dominique Venner fut à l'opposé de tout désespoir et de toute lâcheté"

12/05/2014 – PARIS (NOVOpress)
Samedi 17 mai à Paris aura lieu le premier colloque consacré à Dominique Venner “écrivain et historien au coeur rebelle”. Ce colloque se tiendra à la Maison de la Chimie – 28 bis, rue Saint-Dominique 75007 Paris -, à partir de 14h30. Les frais de participation sont de 10 euros. Attention, le nombre de places limités, il vaut mieux s’inscrire par le biais de cette billetterie. Des ouvrages de Dominique Venner seront en vente lors de ce colloque.

A cette occasion, Novopress a interrogé les intervenants de ce colloque. Aujourd’hui, Bernard Lugan. Propos recueillis par Romain Lecap.


Dominique Venner souhaitait que Jean-Yves Le Gallou, Philippe Conrad et moi-même puissions initier la fondation de ce qu’il voyait comme un « Institut de la longue mémoire européenne ». Plus d’un an avant son sacrifice,  il nous avait à plusieurs reprises réunis pour nous faire part de cette idée qui lui tenait fort à cœur.

Depuis la décennie 1960 il avait en effet compris trois choses essentielles :
1- l’excès d’intellectualisme est source de controverses stériles et de divisions artificielles,
2- le présent divise,
3- les ratiocinades d’une vieille droite éternellement vaincue ne permettent pas de faire face aux dangers mortels qui menacent nos peuples européens.

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Quand la Russie s’approprie historiquement l’Ukraine – Par Pascal Lassalle

Quand la Russie s'approprie historiquement l'Ukraine - Par Pascal Lassalle

23/04/2013 – KIEV (NOVOpress)
La Russie; comme l’ont montré les derniers événements, considère que l’Ukraine fait partie de son orbite, opérant même une récupération historique. Ce qu’a expliqué sur les réseaux sociaux Pascal Lassalle. Historien et conférencier, il a collaboré à Novopress, il est également directeur d’un Libre Journal des lycéens sur Radio Courtoisie et animateur du Cercle Georges Sorel (Réseau M.A.S.). Connaisseur de l’Ukraine, il nous a autorisé à reproduire le texte ci-dessous, issu d’un échange sur les réseaux sociaux.


La Russie est véritablement née dans la région de Vladimir-Souzdal et Moscou a été créée en 1147, d’une ethnogénèse entre colons slaves orientaux et populations finno-ougriennes (cf. le visage botoxé de Poutine).

Les Russes se sont attribués exclusivement un héritage commun à tous les Slaves de l’Est, celui de la Rou’s/Ruthénie de Kiev (et non Russie de Kiev, une mauvaise traduction qui arrange beaucoup de monde), ce qui revient à nier, dans tous leurs schémas historiographiques, qu’ils soient tsaristes ou soviétiques, toute identité singulière aux deux autres branches, les Bélarussiens (le terme Biélorusses n’est là aussi pas neutre) et les Ukrainiens.

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De nouvelles révélations sur Stonehenge

De nouvelles révélations sur Stonehenge

06/02/2014 – 08h30
STONEHENGE (vidéo Arte) –
Stonehenge, l’un des plus importants sites de la fin du néolithique, a été construit en plusieurs étapes, de 3.000 à 1.600 avant J.-C. environ. Les techniques employées pour son édification surpassent en ingéniosité celles utilisées durant la préhistoire. Mais une question demeure : comment des hommes de cette époque ont-ils pu transporter puis disposer les pierres géantes qui composent cet ensemble mégalithique ?

De récentes enquêtes, menées par l’archéologue Mike Parker Pearson, de l’université de Sheffield, ouvrent de nouvelles perspectives. Mike Parker s’est lancé dans une entreprise de cartographie qui, grâce à des techniques de magnétométrie, a permis de mettre au jour les vestiges d’un monument cérémoniel à moins d’un kilomètre du cercle principal.

http://www.youtube.com/watch?v=wxKcJbZP5GA

Pays de Galles : un haut site du patrimoine historique risque de disparaître… au profit d’un lotissement de luxe !

Pays de Galles : un haut site du patrimoine historique risque de disparaître… au profit d’un lotissement de luxe !

27/11/2013 – 13h50
CARDIFF (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
Un site enraciné et de la longue mémoire du Pays de Galles risque de disparaître au profit d’un lotissement de luxe. C’est ce que révèle un article du Guardian paru dimanche dernier. Les autorités locales du Shropshire ont en effet la ferme intention de bâtir 200 résidences haut de gamme et 2600 maisons d’ici 2026, à proximité immédiate d’Old Oswestry (ci-dessus).

Pour rappel, cette colline fortifiée il y a quelque 3.000 ans serait le lieu de naissance de l’épouse du roi Arthur : la reine Guenièvre. Ce magnifique fort de l’âge de fer est remarquablement bien conservé. C’est là que le poète anglo‑gallois Wilfred Owen fit son service militaire avant de tomber au front en novembre 1918, quelques jours avant l’armistice. Mort à vingt‑cinq ans seulement, Wilfred Owen est resté très célèbre en Grande‑Bretagne pour ses poèmes qui décrivent avec réalisme les horreurs de la guerre des tranchées et des attaques au gaz.

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Le quartier berlinois de Friedrichshain-Kreuzberg interdit les fêtes de Noël sur les places publiques ou dans les rues

Le quartier berlinois de Friedrichshain-Kreuzberg interdit les fêtes de Noël sur les places publiques ou dans les rues

Le Berliner Zeitung a titré à ce sujet : “Les politiciens de quartier ont bu trop de vin chaud de la Noël. Le Kreuzberg interdit la Noël.”

03/09/2013 – 17h20
BERLIN (via le site de Lionel Baland) –
Le Conseil de quartier de Berlin Friedrichshain-Kreuzberg (quartier multiculturel peuplé de nombreux Turcs) a interdit les fêtes de Noël sur les places publiques ou dans les rues. Seul un sapin de Noël pourra être dressé sur une place du quartier déterminée par les autorités. Cette décision a été prise par les écologistes, les pirates et les post-communistes de die Linke.

Sur 51 élus au sein du Conseil de quartier de Berlin Friedrichshain-Kreuzberg figurent 4 élus chrétiens-démocrates de la CDU. Tous les autres élus de cette assemblée émanent de partis de gauche.

Les Grands Entretiens de NOVOpress : Jean-Yves Le Gallou (3/3)

Les Grands Entretiens de NOVOpress : Jean-Yves Le Gallou (3/3)

28/08/2013 – 14h00
PARIS (NOVOpress) – Figure majeure de la dissidence enracinée, Jean-Yves Le Gallou a participé depuis plus de 40 ans à de nombreuses initiatives tant sur le terrain électoral que sur celui du combat culturel. Il se consacre désormais à ce dernier, dans une perspective gramsciste assumée. La fondation Polémia, dont il est le président en est une belle illustration. Troisème et dernier volet : Dominique Venner

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Tradition celtique : la Grande Troménie de Locronan

Tradition celtique : la Grande Troménie de Locronan

Mathurin Méheut, Locronan, la procession, les tambours, gouache sur papier. Musée Mathurin Méheut, Lamballe. Crédit photo : DR

11/07/2013 – 18h00
LOCRONAN (NOVOpress Breizh) – La Grande Troménie, l’un des plus importants pardons de Bretagne, aura lieu à Locronan (29) du dimanche 14 au dimanche 21 juillet. Organisée tous les six ans en l’honneur de Saint Ronan, elle se déroule sur un parcours circulaire de 12 km. Un pèlerinage qui prend sa source dans la plus ancienne tradition celtique.

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Cet été : retour vers le passé !

Cet été : retour vers le passé !

06/07/2013 – 08h00
PARIS (NOVOpress) –
Chaque année, lors de la période estivale, de nombreux spectacles médiévaux sont mis en scène à travers toute la France. Comme ceux du Puy du Fou, de Castillon-la-Bataille, ou encore Josselin et La Couvertoirade, allant de la bataille épique réunissant des centaines de figurants ou plus sobre jusqu’à la simple animation dans des petits villages de campagne. Nous avons rencontré Richard, médiéviste, forgeron et pratiquant des AMHE (Arts martiaux historiques européens).

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L’Inrap cherche les Gaulois sous la préfecture de police de Paris

L’Inrap cherche les Gaulois sous la préfecture de police de Paris

Préfecture de la Police de Paris. Crédit photo : Thbz via Wikipédia (cc).

07/06/2013 – 08h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
A Paris, quatre archéologues de l’Inrap, l’Institut d’archéologie préventive, sont à la recherche de nos ancêtres les Gaulois. En effet, on n’en a pas encore retrouvé de trace préromaine sur l’île de la Cité. Certains archéologues pensent même qu’en réalité les Parisii auraient logé à Nanterre.

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En souvenir de Dominique Venner – par Robert Steuckers

Entretien audio avec Dominique Venner réalisé par Novopress
lors de la sortie de son livre “Le Choc de l’histoire”.

02/06/2013 – 08h00
Bruxelles (via le site de Robert Steuckers) –
Il faut que je l’écrive d’emblée: je n’ai guère connu Dominique Venner personnellement. Je suis, plus simplement, un lecteur très attentif de ses écrits, surtout des revues “Enquête sur l’histoire” et “La nouvelle revue d’histoire”, dont les démarches correspondent très nettement à mes propres préoccupations, bien davantage que d’autres revues de la “mouvance”, tout bonnement parce qu’elles exhalent un double parfum de longue mémoire et de géopolitique. Lire les revues que publiait Dominique Venner, c’est acquérir au fil du temps, un sens de la continuité européenne, de notre continuité spécifique, car je me sens peut-être plus “continuitaire” qu’“identitaire”, plus imbriqué dans une continuité que prostré dans une identité figée, mais c’est là un autre débat qui n’implique nullement le rejet des options dites “identitaires” aujourd’hui dans le langage courant, des options “identitaires” qui sont au fond “continuitaires”, puisqu’elles veulent conserver intactes les matrices spirituelles des peuples, de tous les peuples, de manière à pouvoir sans cesse générer ou régénérer les Cités de la Terre. Lire “La nouvelle revue d’histoire”, c’est aussi, surtout depuis l’apport régulier d’Ayméric Chauprade, replacer ces continuités historiques dans les cadres d’espaces géographiques précis, dans des lieux quasi immuables qui donnent à l’histoire des constantes, à peine modifiées par les innovations technologiques et ballistiques.

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