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Chard Obono

Danièle Obono, Houria Bouteldja, Sonia Nour : ces femmes qui insultent la France

Danièle Obono, Houria Bouteldja, Sonia Nour. Ces trois femmes ont en commun de haïr la France et de l’insulter. Elles se soutiennent mutuellement. Islamo-collabos, racistes et antisémites, elles tiennent des propos criminels voire dangereux. Comme la négation de la radicalisation ou l’apologie du terrorisme islamiste. De qui accepterait-on de tels « dérapages » répétés ?

Danièle Obono plaît beaucoup aux médias. Après avoir affirmé que le comportement d’un chauffeur de bus qui refuse de conduire un bus souillé par les mains d’une femme ne relève pas de la radicalisation islamiste (voir l’interview de Ghislaine Dumesnil qui lui répondait dans Présent du 3 octobre), Obono va encore plus loin et fait corps avec la racialiste Houria Bouteldja.

Dimanche au micro de Radio J, la députée de la France Insoumise s’est lancée dans une défense enflammée de la femme porte-parole des Indigènes de la République (PIR) qui s’est illustrée à de multiples reprises, par ses déclarations communautaristes mais aussi antisémites et homophobes.

« Je considère Houria Bouteldja comme une camarade, c’est dans le mouvement antiraciste que je l’ai connue, c’est dans ces luttes-là que l’on s’est battues. »

Que pense Mélenchon de la substitution du concept de la lutte des races à celui de la lutte des classes et de la complaisance à l’égard des thèses racistes et antisémites ? On aimerait bien l’entendre là-dessus.

Leurs « martyrs »

La justice vient d’ordonner la réintégration à la mairie de la Courneuve de Sonia Nour, militante communiste et collaboratrice du maire PCF. Elle avait été suspendue par le maire Gilles Poux, après un tweet qualifiant l’auteur de l’attaque de Marseille de « martyr ».

Le 2 octobre, au lendemain de l’égorgement au couteau de Mauranne et Laura par un djihadiste se revendiquant de l’Etat islamique, Sonia Nour écrivait : 

« Quand un martyr égorge une femme et poignarde une autre là ça fait du bruit. Terrorisme, du sang, civilisation Bla Bla Bla…. Par contre que le terrorisme patriarcal nous tue tous les deux jours, on l’entend moins votre grande gueule. »

Le tribunal administratif de Montreuil a ordonné qu’elle soit réintégrée dans ses fonctions, « jusqu’à ce que le tribunal statue sur le fond de l’affaire ».

Sonia Nour va donc pouvoir continuer à faire entendre son discours islamo-indigéniste dans nos banlieues et nos cités. Elle qui se présente sur son compte Twitter comme une « militante décoloniale », accusant la France qu’elle « emmerde » selon ses propres termes, d’être « raciste, patriarcale, psychophobe, bourgeoise, communautaire, consanguine et maltraitante ». Thèses ordinaires des Indigènes de la République. Houria Bouteldja est d’ailleurs montée au créneau pour défendre Sonia Nour dénonçant « des méthodes expéditives et lâches » contre elle. Et maintenant la députée Obono monte au créneau pour défendre Bouteldja et la boucle est bouclée.

En qualifiant de « martyr » l’assassin de Maurane et Laura, outre l’ignominie de ces propos à l’égard des familles des victimes, c’est pour apologie du terrorisme que Sonia Nour doit être traduite en justice. Elle nous expliquera ce qu’il y a d’héroïque et de saint à égorger des jeunes femmes de 20 ans, à massacrer 130 personnes dans une salle de concert, à lancer un camion tueur sur une foule d’innocents ou à mettre une balle dans la tête d’une petite fille juive de huit ans.

Caroline Parmentier

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 8 novembre 2017

Action française

Affaire Logan : l’Action française répond au Monde sur le « terrorisme d’ultra-droite »

19/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : A la suite de l’article du Monde sur l’arrestation du « terroriste d’ultra-droite » Logan, et de la vague d’interpellations qui a opportunément suivi, l’Action française a publié un communiqué intitulé Contre la diffamation, note sur « une tentation terroriste d’ultra-droite ». Nous le publions ci-dessous.

Certains se sont crus autorisés à évoquer l’Action française après l’annonce de l’arrestation, mardi 17 octobre, d’une dizaine d’individus à la suite de celle, en juin dernier, de Logan Nisin, soupçonné de préparer des attentats contre des personnalités politiques. Jean-Luc Mélenchon est allé jusqu’à interpeller le ministre de l’Intérieur, le préfet de Police et le maire de Marseille, mercredi 18 octobre 2017, afin de demander la fermeture du local provençal de l’AF, 14, rue Navarin à Marseille.

L’Action française tient à apporter les précisions suivantes :

1 – Elle n’a jamais nié que, durant quelques mois, Logan Nisin, en errance idéologique, ait, après de nombreuses autres tentatives de militantisme politique, « trouvé refuge chez les royalistes de l’Action française (AF) » pour reprendre les mots de l’article d’Elise Vincent, paru le 18 octobre dans Le Monde. Le 4 juillet dernier, après l’interpellation et le placement en détention provisoire du jeune homme, l’Action française, par voie de communiqué, avait fait savoir qu’il avait quitté notre mouvement, le jugeant « trop politique » et « trop consensuel ». Nous réaffirmons ici que ses agissements solitaires étaient parfaitement inconnus des membres et des cadres de notre organisation et nous nous réservons le droit de poursuivre tous médias ou personnalités prétendant le contraire.

2 – L’Action française affirme avec force qu’elle ne connaît ni les identités ni les agissements des individus interpellés mardi 17 octobre. Elle rappelle simplement que toute son histoire prouve son refus de l’action terroriste. Elle n’a aucun mort sur la conscience.

Antifas3 – Ce sont les militants de l’Action française qui sont de manière récurrente l’objet de violences de la part de groupuscules extrémistes semblant jouir de la plus parfaite impunité. Depuis la montée en puissance des activités de notre mouvement royaliste, nos membres, à Paris, à Lyon et à Marseille, subissent un nombre grandissant d’attaques violentes : dépôt de grenade, bombe artisanale, attaques physiques des militants.

Ainsi, une bombe a explosé cet été devant le local de l’AF, rue Navarin, sans que cet acte odieux ait suscité la moindre indignation de la part du personnel politique. M. Mélenchon qui demande aujourd’hui la fermeture de notre local, n’avait pas alors protesté contre cet acte à caractère terroriste. Bien que député de la circonscription où a eu lieu cet attentat, il ne s’est jamais inquiété de l’état d’avancement de l’enquête.

4 – Concernant les troubles à l’ordre public qu’impute M. Mélenchon à notre mouvement, nous rappelons que, par deux fois, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône a pris un arrêté bloquant l’accès à la rue Navarin par un très large déploiement des forces de l’ordre à la suite des très nombreuses exactions qui ont toutes été commises, avec l’adoubement et la complicité des médias locaux, par des militants de l’ultra gauche proches pour certains de la France Insoumise.

5 – Si la seule vocation des groupuscules dits antifascistes et d’extrême-gauche est d’en découdre violemment, à Marseille comme au plan national, avec les forces de l’ordre, l’engagement des militants d’Action française est celui du combat pour la France par la diffusion des idées royalistes. Il est évident que c’est la simple présence de l’Action française qui est insupportable à certains. En pratiquant l’amalgame, ceux qui diffament notre mouvement avouent simplement leur profond mépris des libertés politiques fondamentales.

Les militants de l’Action française sont des citoyens à part entière : forts de leurs droits et conscients de leurs devoirs envers la nation, ils continueront, à Marseille comme partout ailleurs en France, à militer pour ouvrir les yeux de leurs compatriotes sur la réalité d’un régime qui les conduit à l’asservissement.

François Bel-Ker, Secrétaire général d’AF

L’apostrophe de Minute à Danièle Obono : « Mais qu’on la fasse taire, bordel ! »

11/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ulcéré par les saillies indécentes et idiotes de Danièle Obomo, l’hebdomadaire Minute n’y va pas par quatre chemin en titrant cette semaine sur une photo de « l’afri-féministe » de Mélenchon : « Mais qu’on la fasse taire, bordel ! », ce dernier mot étant accompagné, en petits caractères, de cette précision malicieuse : « ©Macron ». Extraits de l’un des articles consacrés, dans ce numéro, à la porte-parole de la France insoumise.

Minute Danièle ObonoOn peut, comme Jacques Prévert, dire « tu » à tous ceux qu’on aime. A « Minute », on tutoierait plutôt ceux qu’on n’aime pas, mais alors pas du tout. Parce que « ta gueule ! », ça résonne un peu mieux que « je vous demande de vous arrêter ». Danièle Obono, député de Paris et porte-parole nationale de la France insoumise, les enfile, les collectionne, les arbore, fière d’elle, fière de son « afro-féminisme » agrémenté d’« islamo-gauchisme », en boucle sur les télés. Alors oui, ferme-la, plutôt que de débiter connerie sur connerie.

Oui, c’est con de refuser de dire « Vive la France », surtout quand on est un élu, surtout qu’on a été gentiment accueilli et tout aussi gentiment naturalisé français, et qu’on se retrouve député parce que dans ce pays raciste qu’est la France, on peut être gabonais et tout de même député français.

Oui, c’est con, très con, ce parallèle « entre toutes les religions » qui toutes auraient « une idéologie discriminante », la preuve par les djihadistes et par… la Manif pour tous ! Lis ci-contre, ça t’instruira, toi qu’on aurait presque envie de plaindre d’avoir été élevée dans un milieu si religieux puisque, à t’en croire, ton papa croyait (il était protestant, le bougre !), ta maman croyait (elle était catholique), une de tes sœurs avait un papa (un autre, c’est compliqué chez vous) qui croyait aussi, mais lui en Allah, et « tout ce petit monde était aussi animiste » as-tu confié à « Libération ».

Oui, c’est con de dire qu’un chauffeur de bus qui ne veut pas prendre le volant après une femme est un « sexiste pas forcément radicalisé ». Mais non, Obono, ce n’est pas un sexiste. Un sexiste, c’est juste les femmes son problème. Ton chauffeur de bus, son problème, c’est tout ce qui n’est pas islamiste. Tu comprends la différence ou il faut te le dire en anglais ?

Oui, en anglais, parce que ton idéologie, ce n’est pas la France, et, comme dirait Manuel Valls, ce n’est pas la république non plus. Ton idéologie, c’est l’Amérique, et pas celle des cow-boys, celle de la guerre des races, celle des dingos du KKK et des tarés de la Nation of Islam. Et ne me dis pas, Obono, que tu ne vois pas ce que je veux dire. Ton blog, « camaradobono », devrait être sous-titré. La moitié des articles est en anglais. Et que je te cite Malcom X, tu sais le gars sympa qui voulait qu’on bute des Blancs, et que je te cause des Black machin, et que je discute pour savoir si les femmes africaines peuvent être représentées par une femme à la peau noire claire,

Non mais tu crois vraiment que tu as été élue pour ça ? Au passage, je te remercie. Si, il faut. Tu as éliminé au premier tour un sacré sectaire, Ian Brossat du parti communiste. Tu étais sa suppléante à l’élection précédente et là, tu lui as piqué la vedette. Un petit remplacement en quelque sorte… Bien joué, Obono !

Danièle Obono MélenchonTu es fière d’être noire ? Pas de problème. Manquerait plus que tu en aies honte. Mais là, c’est de l’obsession. Tu t’es fait tatouer une carte d’Afrique sur la peau. Après tout, pourquoi pas. A l’origine, tu es gabonaise. Tu n’es française que depuis 2011. Les racines, c’est important, je comprends. Mais là, tu es en France. Tu as été élue par des Français et donc pas que des Africains même s’il y en a de plus en plus qui votent, comme cela n’a pas dû t’échapper, et certainement pas des Américains.

Tu dis que tu n’as jamais adhéré aux Indigènes de la République. Tu sais, ceux qui veulent lutter contre une « Europe impériale blanche » (ah les mythos !). Pourquoi l’aurais-tu fait ? Tu ne serais jamais devenue député. Comme ça, tu dépasses ton papa qui n’a jamais réussi à faire mieux que 0,5 % à l’élection présidentielle gabonaise en 1998. Comme quoi, la France « blanche et impérialiste », elle vote plus Obono que le Gabon.

A propos de ton papa, il a été un cadre important de la banque Paribas-Gabon. Un point commun entre toi et la plupart des gauchistes blancs. Tu es une fifille à papa de la bonne bourgeoisie. Quand il t’a envoyée en France faire tes études à Montpellier – c’était paschezles curés au moins ? –, tu n’as pas eu besoin d’entrer clandestinement. Tu es peut-être venue avec Air Gabon où maman travaillait.

Tout ça pour dire quoi ? Que tu n’es pas une fille de la banlieue mais bien un pur produit de la mondialisation qui réussit. Tu fantasmes sur Malcolm X, mais la société qui t’a produit politiquement, c’est Arnold et Willy.

Tu vois, Obono, pour nous le problème, ce n’est pas que tu sois noire, que tu sois une femme, que tu sois cultivée comme un champ de patates pour disette intellectuelle. Le problème est que, au fond, ce que tu dis est bête, que c’est une insulte à la classe ouvrière que Jean-Luc, ton patron, prétend défendre.

Quand tu dis […]

Extrait d’un article de Philippe Martin à lire en intégralité
dans Minute n° 2842 daté du 11 octobre 2017

Pascal Bruckner

Pascal Bruckner : « La gauche extrême voit dans l’islam radical un prolétariat de substitution »

09/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Pascal Bruckner l’écrit dans Le Figaro Magazine qui fait sa une sur « l’islamosphère » :

« La gauche extrême qui a tout perdu, l’Union soviétique, le tiers-monde, la classe ouvrière, voit dans l’islam radical un prolétariat de substitution à mobiliser contre les forces du marché. »

« Ex-communistes, trotskistes, maoïstes, déroule-t-il, rivalisent dans leur allégeance à la bigoterie pourvu qu’elle soit portée par les adeptes du Coran. Ils haïssent la France non parce qu’elle opprimerait les musulmans, mais parce qu’elle les libère. Dès lors, l’ennemi à leurs yeux devient la laïcité et surtout les dissidents de l’islam qui veulent en finir avec la chape de plomb cléricale, avoir le droit de croire ou de ne pas croire, de vivre comme ils l’entendent. »

L’auteur d’Un racisme imaginaire (Grasset) conclut ainsi sa tribune :

« L’Histoire retiendra que, face à la Peste verte, les islamo-poujadistes, de Mediapart à Alain Soral, du Bondy Blog et du NPA à Dieudonné, se sont prosternés comme leurs prédécesseurs du XXe siècle face au nazisme et au communisme. Dans notre belle République, les collabos aiment à se parer du masque des rebelles. »

Philippot loi XXL

Le bide de Florian Philippot contre « la loi XXL »

20/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Les appels à la mobilisation de Florian Philippot contre « la loi XXL », comprendre, en langage cégétiste, les ordonnances réformant le code du travail, ne font pas recette. Le 6 septembre, soit il y a exactement deux semaines, le président de l’association Les Patriotes a mis en ligne une vidéo à visée pédagogique intitulée : « Loi Travail XXL – Non aux sacrifices inutiles ! » C’est plutôt la réalisation de cette vidéo qui a été inutile : à ce jour, elle totalise piteusement 2 685 vues. Encore moins que les précédentes, qui n’avaient déjà pas fait un carton d’audience, c’est le moins qu’on puisse dire…

Eric-Zemmour

Eric Zemmour : « Mélenchon et les Insoumis sans cravate, comme Steve Jobs »…

29/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, Eric Zemmour s’est gaussé de la « provocation » à deux balles de Jean-Luc Mélenchon et des députés de La France insoumise, venus à l’Assemblée nationale sans cravate, comme si c’était un signe de rébellion. Comme il le dit : « On a vu arriver Jean-Luc Mélenchon avec ses gros sabots historiques : “Il y avait des sans-culottes, il y aura désormais des sans-cravates.“ » Et bien sûr, « les caméras de télévision n’ont eu d’yeux que pour eux ».

« Mélenchon, explique Zemmour, applique ainsi les leçons du populisme de gauche apprises chez ses amis d’Amérique du Sud. Reconstruire un peuple par les luttes sociales et politiques contre des élites mondialisées. » Une stratégie sans faiblesse ? Pas vraiment :

« Le sans-culotte était la marque du peuple. Le sans-cravate a été adopté depuis belle lurette par les élites mondialisées : Steve Jobs ne portait pas cravate »…

Macron Philippe Opposition

Et maintenant, quelle opposition de droite à Emmanuel Macron ?

Minute Oppsition MacronOn ne voulait plus voir : on ne les verra plus. Les députés sortants ont été balayés par la vague de « dégagisme » qui s’est abattue sur la France. Plus d’un demi-siècle plus tard, les Français ont entendu le slogan de Pierre Poujade en 1956 : « Sortez les sortants », lorsque le papetier de Saint-Céré avait fait entrer 56 députés à l’Assemblée nationale, dont un certain Jean-Marie Le Pen. Dans l’Assemblée élue dimanche dernier, on compte 75 % de nouveaux députés. Les sortants ont été sortis, mais on n’y voit guère plus clair.

Face à la majorité absolue des élus de La République en marche – bonne nouvelle, ils n’ont même pas besoin de ceux du MoDem, ce qui veut dire que Macron n’a plus besoin de Bayrou (1) –, il va falloir attendre le vote de confiance après le discours de politique générale du premier ministre pour connaître les véritables rapports de force. Une partie des députés de la « droite », ainsi que les centristes de l’UDI, devraient la voter, sans que l’on sache, d’une part, si les députés LR qui le feront seront exclus de leur parti, ni, d’autre part, pour quelles raisons les autres n’accorderont pas leur confiance au gouvernement d’Edouard Philippe, puisque son projet, pour ce qu’on en connaît, consiste à mettre en œuvre ce qu’ils auraient aimé faire – à condition d’en avoir le courage sur le plan économique, social et éducatif –, s’ils s’étaient retrouvés au pouvoir !

Si l’on a bien suivi, les élus les plus à gauche de la droite vont voter la confiance à un gouvernement qui leur sied par son progressisme affiché en matière sociétale, comme on dit (mais devrait les rebuter par son programme économique), tandis que les élus les plus à droite, qui sont des libéraux, vont la lui refuser – par principe politicien, considérant qu’ils ont été élus pour constituer l’opposition ? – sans pour autant dénoncer ce même progressisme – en matière d’immigration et de mœurs – contre lequel, à de rares exceptions près, ils ne se sont jamais dressés.

[…] Il y aura donc deux oppositions frontales à Emmanuel Macron, celle des députés de La France insoumise – avec ceux du Parti communiste – et celle des députés du Front national et apparentés, encore qu’on ne voit pas quel projet de loi de Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les hommes et les femmes – si elle est reconduite –, pourrait entraîner le courroux des premiers, ni comment les élus FN pourraient justifier de ne pas plébisciter, s’il met ses actes en conformité avec ses nombreuses déclarations de ces dernières semaines, les réformes souhaitées par Jean-Michel Blanquer, un ministre de l’Education nationale comme on n’espérait plus en avoir, du moins dans les intentions.

La question est, en fait, non pas « quelle opposition à Emmanuel Macron ? », ni même « quelles oppositions à Emmanuel Macron ? », mais « une opposition à Emmanuel Macron, pour quoi faire ? » Sur quelles bases ? Pour porter, à la place, quel projet de société ?

Pour réformer la France – et elle en a besoin –, il n’y a que deux voies possibles : soit le référendum, soit les ordonnances. Marine Le Pen avait choisi la première, Emmanuel Macron a opté pour la seconde et, en début de mandat, ayant annoncé la couleur, il dispose de la légitimité acquise dans les urnes, quel qu’ait été leur taux de remplissage. Le combat de la reconquête ne se déroulera pas sur ce terrain-là ou alors il profitera à d’autres.

« Il y aura une gauche de combat face aux ordonnances Macron à l’Assemblée » titrait « L’Humanité ». Fort bien. Mais quelle sera « la droite de combat » ?

Celle qui s’apprête, par refus d’une « loi El Khomri puissance 10 », à noter les noms, pour les dénoncer, de ceux qui, « dans Les Républicains, [vont] voter ou non la possibilité de recours aux ordonnances », ou celle – aussi introuvable que l’est la Chambre – qui saura porter un autre projet de société que celui défendu par Emmanuel Macron – sans être pour autant la préservation de la situation antérieure ?

Pour Emmanuel Macron, tout commence. Pour son opposition de droite aussi.

Editorial de l’hebdomadaire Minute daté du 21 juin 2917

(1) MAJ 21 JUIN à 8 heures : François Bayrou vient d’annoncer son départ du gouvernement.

Patrick Buisson Conférence

Patrick Buisson : « Marine Pen n’a fait que parler d’économie, c’est la raison de sa perte »

17/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Patrick Buisson donnait hier soir une conférence à Versailles à l’invitation des Eveilleurs d’espérance. Le Salon beige y assistait et en a livré une recension, dont nous avons extrait ces passages.

Patrick Buisson Versailles« Ils étaient 20 millions à marcher le 7 mai. Vers où ? Vers quoi ? Ça n’a aucune importance, ils sont en “mouvement”. C’est le règne du “bougisme”, de l’homme interchangeable, de la personne dissoute dans la matière. 2017 aura vu l’apogée des “médiagogues”. Pour la première fois, tous les médias se sont mis au service d’un candidat”. 1984, le roman de George Orwell, aura vu sa plus brillante adaptation durant cette présidentielle. Avec la télé-gouvernance, nous sommes passés des démagogues aux médiagogues. La tyrannie ancienne “s’arrêtait” à l’asservissement des corps. Le travail des adeptes de l’émancipation s’attache à asservir la pensée. Adrénaline et moraline sont les deux substances que secrète la médiacratie afin de produire du consensus. »

« De quoi Macron est-il le nom ? Le moins de passé possible, pas d’enracinement, pas de corps habité par un lieu, une culture. Une adresse postale : Silicon Valley. Californie. USA. Macron n’est pas le remède à la crise de la société française, il en est le symptôme : celui de la déliaison libérale.

« Le parti de l’économie est le parti révolutionnaire au sens où l’entendait Georges Bernanos. L’économisme est la nouvelle religion des temps modernes par la promesse d’une croissance durable et illimitée. Qui peut croire que l’identité d’un pays se résume à son PIB ? Dans cette campagne, le règne des médiagogues est allé de pair avec celui des hallucinés de l’économisme. »

« Face à ce trou noir, les populismes de Mélenchon et le Pen ont exprimé maladroitement la nostalgie d’une souveraineté perdue. Le Pen a payé au prix fort le fait d’en avoir appelé aux électeurs de la France Insoumise plutôt qu’à ceux de Fillon. Le vote FN ne procède ni de l’euro ni des institutions de l’UE mais de la remise en cause de notre mode de vie. Faute d’avoir construit une offre électorale crédible, le FN est resté ce qu’il était : le meilleur allié du système. »

« L’homme moderne considère que tous ceux qui ont vécu avant sont dotés d’une intelligence moindre que lui. C’est ce monde issu uniquement de l’économie qui a fait son entrée à l’Élysée. L’économisme est la nouvelle religion moderne. Les mots de l’économie ont totalement investi le langage usuel, investir, gérer, challenger… Cette belle mécanique a révélé ses limites avec la crise de 2008. L’homme qui fait de l’économisme prend son pays pour une grande surface. »

« Nous étions poussés à penser que la fonction de l’identité allait prendre le pas sur l’économie. C’est tout le contraire qui s’est passé. Jamais on n’a parlé autant d’économie qu’en 2017. Fillon et Macron ont récité les sourates de l’économie. Le management n’est pas le gouvernement des hommes mais la gestion des choses. Macron n’a d’autre ambition que de manager notre pays. »

« Marine Pen n’a fait que parler d’économie, d’euros. C’est la raison de sa perte d’ailleurs. »

« Macron à Vegas en janvier dernier a déclaré vouloir faire de la France une “Smart nation dans un monde connecté”. Macron et ces jeunes qui aiment à se présenter comme la jeunesse du monde ne sont en fait que la vieillesse du monde. Promesse du bonheur, du progrès, qui fait de l’homme un dieu. Nos sociétés sont les premières de l’histoire à rendre les gens malheureux de ne pas être heureux. »

« La droite ne peut plus ne pas constater le caractère insécable du libéralisme. Nous assistons à la réunification des libéraux de droite et de gauche. La droite qui défilait en 2013 réaffirmait la prévalence du sacré sur le matérialisme et le marchandisme. C’est le mouvement inverse qui fut amorcé par la droite de gouvernement. La Manif pour tous aura été l’acte de naissance de ce que je nomme “populisme chrétien” qui ne fait pas de l’argent un roi au-dessus de tout. En résumé, s’il était possible au siècle dernier d’accoler libéralisme et conservatisme, c’est aujourd’hui un oxymore. »

« L’explosion de la droite par Emmanuel Macron amorce un changement dont ont peut tout attendre, y compris le meilleur ! Je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour ceux que nous allons perdre : NKM, Estrosi, Bruno Le Maire etc. Ces grands stratèges ! Navré de vous avoir connus ! Il est des divorces libérateurs ! La synthèse entre le conservatisme et populisme est la seule voie électorale de sortie possible. Macron y travaille de façon bénévole ! Le dégagisme ne concerne pas que les personnes mais aussi les idées fausses et concepts creux. Une grande politique conservative ne peut être qu’une politique de civilisation fondée sur la transmission. 

« Sur le papier, la droite conservatrice dispose d’une puissance de frappe incroyable aujourd’hui. Mais pour espérer la victoire politique il faut remporter la victoire culturelle. Le conservatisme a tout pour être la force alternative des années qui viennent (Gauchet). Il faut également avoir quelqu’un pour incarner ces idées conservatrices. C’est le grand problème de la droite. Nous voudrions remporter la victoire avant même d’avoir semé. Ce cycle du progrès, le sinistrisme, est en train de se refermer. Laissons celui en train de s’ouvrir porter du fruit. Tout ce qui s’est décomposé en deux siècles devrait se recomposer en deux ans ? Impossible. »

Zemmour Domenach Calvi RTL

Eric Zemmour : « Mélenchon a été le seul digne dans cette histoire »

28/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : En débat ce matin sur RTL face à Nicolas Domenach, Eric Zemmour ne s’est pas montré choqué par les réjouissances d’Emmanuel Macron au soir du premier. Pour lui, « Macron a gagné au soir du premier tour », du moins, a-t-il corrigé, « il y a neuf chances et demi sur dix qu’il ait gagné ».

Concernant les visites de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron à Whirlpool, Eric Zemmour pense « que c’est de la com’ de tous les côtés. » « Tout cela n’est pas très intéressant », dit-il, ajoutant :

« Ce qui m’intéresse, c’est ce que cette élection signifie […] Nous sommes revenus en 1848 avec une lutte des luttes entre les vainqueurs et les vaincus de la mondialisation, entre les pauvres et ceux qui profitent du système. »

A la question posée par Yves Calvi : « Pensez-vous que Marine Le Pen puisse être élue présidente de la République », Eric Zemmour, tout en trouvant « grotesque » les appels au « front républicain », estime que « Marine Le Pen a très peu de chances d’être élue ». Mais il note que « Mélenchon a été le seul digne dans cette histoire ».

Le candidat de La France insoumise doit s’exprimer ce matin sur sa chaîne YouTube.

Eric Zemmour

Eric Zemmour : « Le PS pourrait tout à fait disparaître »

10/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Le PS pour moi n’est pas menacé de disparition mais de scission », explique Alain Duhamel : « Il n’a jamais été aussi faible depuis 1969, lorsque Gaston Defferre avait eu 5 % à la présidentielle » « Et puis, ajoute Duhamel, Emmanuel Macron est un phénomène complètement nouveau sur la scène politique, et ce qui me paraît évident, c’est que dans la prochaine Assemblée nationale, il y aura un groupe socialiste orthodoxe et il y aura, petit ou gros selon le résultat de l’élection, un groupe Macron. Il y aura donc un Parti socialiste et un groupe social-libéral. »

Pour Eric Zemmour, en revanche, il y a deux façons d’approcher ce problème « La première, c’est de dire “il y a toujours eu des affrontements idéologiques terribles à gauche“, et en particulier au sein de la famille socialiste […] À l’aune de ça, les querelles entre Macron, Mélenchon et même Hamon paraissent relatives. » Mais la deuxième façon, c’est de prendre en compte le « phénomène de dextrisation, le mouvement qui va vers la droite ». Ce mouvement fait que Macron « est au centre-gauche alors qu’il y a trente ans, il aurait été à droite. Je pense que dans cette évolution-là, le PS pourrait tout à fait disparaître ».

Que signifie le terme de parti ou mouvement populiste ?

Source : Pour une Europe intelligente
Dans le langage de la vie politique courante, qualifier un parti ou un mouvement de populiste représente une critique extrêmement grave, voire une disqualification définitive. […]

Tous ceux qui à droite et même à gauche s’opposent aux décisions des majorités politiques, sur quelque sujet que ce soit, sont à un moment ou un autre accusés de populisme. Il ne s’agit pas d’un compliment. Au sens d’un langage politique encore très répandu, l’adjectif n’est pas en effet flatteur. Il désigne celui qui pour se rendre populaire, flatte les tendances présentées comme les plus basses de l’opinion, les plus incompatibles avec une pratique démocratique consensuelle, respectueuse des différences. Le populisme est confondu alors avec la démagogie.
[…]
Est alors condamnée comme populiste toute position venant en contradiction avec les choix politiques « officiels », qu’ils inspirent les programmes gouvernementaux ou ceux des multiples intérêts, financiers, économiques ou médiatiques s’exprimant par l’intermédiaire de ces programmes. […]
Les exemples de ce mépris véritable de la discussion démocratique sont nombreux. Ainsi sont généralement qualifiés de populistes les partis dits d’extrême-droite ou d’extrême gauche. Ceci permet d’éviter toute analyse de ce que leurs programmes peuvent présenter de recevable. […]

Ainsi aujourd’hui sont dits populistes ceux qu’exaspèrent l’enfermement des États européens dans une Union qui a toujours été et se révèle de plus en plus manipulée par la superpuissance américaine. Sont dits populistes, d’un bout à l’autre de l’Union européenne, ceux qui demandent plus de protection face à une concurrence dite « libre et sans contraintes » imposée en fait par un grand capital dominé par les États-Unis. Sont dits populistes ceux qui veulent défendre les identités nationales ou régionales, à l’encontre d’une culture uniformisante imposée par les objectifs de la consommation de masse.

Migrations

Plus récemment, les États ou les groupes sociaux qui veulent résister à des migrations alimentées par les intérêts qui veulent détruire la civilisation européenne sont également qualifiés de populistes, nationalistes et xénophobes. Plutôt que reconnaître la légitimité de leur désir de survie, on les présente alors comme des résurgences de ce que l’Europe avait connu de pire, notamment le nazisme. […]
Il en est de même en France. Beaucoup d’électeurs n’ont pas de sympathie particulière pour le Front National, mais ce ne sera pas en traitant de populistes des revendications aussi légitimes qu’une prise de distance à l’égard de Bruxelles et qu’un rapprochement avec Moscou que l’on déconsidérera les candidats FN lors de futures élections. Ainsi en ce qui concerne Jean-Luc Mélanchon. Pour le déconsidérer, les hommes politiques de la majorité actuelle qualifient de populistes des propositions qui sont au contraire empreintes d’intelligence et de pertinence. À cette aune, ce sera bientôt tout ce que la France compte encore d’esprits libres et constructifs qui voudront s’affirmer populistes. Nous serons pour notre part fiers d’en être.

Jean Paul Baquiast

I-Media : Baylet, patron de presse, qui paye, commande !

21/02/2016 – MÉDIAS (NOVOpress)
Séance Hebdomadaire de décryptage de la propagande médiatique. Avec le remaniement et Baylet, patron de presse entré au gouvernement, Jean-Yves Le Gallou et Hervé Garrigou s’en donnent à cœur joie pour dénoncer la collusion, les conflits d’intérêt et l’entre-soi de la gauche au pouvoir.

01:51 – Le jeudi 11 février, Hollande a remanié son gouvernement. Une occasion pour faire rentrer comme ministre de l’aménagement du territoire, Jean Michel Baylet : Un baron Local et un patron de presse
09:05 – Le zapping d’I-média
17:09 – Un mois après la Saint Sylvestre et les agressions sexuelles de Cologne, l’enquête avance tant bien que mal.
La désinformation continue tout comme elle continue sur les conditions de la noyade du petit Aylan Kurdi. I-média décrypte et réinforme.
25:59 – Les tweets d’I-média
30:59 – A l’occasion de la sortie de son dernier livre, l’esprit du judaïsme, BHL était l’invité politique dans l’émission on n’est pas couché, portrait d’un squatteur des écrans, c’est la posture de l’imposteur.
38:20 – Le bobard d’I-média

À bout de souffle

12/02/2016 – POLITIQUE (Présent 8545)

Cet ensemble baroque qu’est le nouveau gouvernement est donc censé porter le chef de l’État dans sa campagne électorale ! Car, quoiqu’il ait assuré que le moment de décider de sa candidature n’est pas encore venu, l’enseignement que l’on peut tirer de ce remaniement-là est que François Hollande compte bien se lancer dans la bataille.
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Pour cela, il lui faut neutraliser une candidature écologiste et faire taire ceux qui pourraient lui savonner la planche par leurs critiques. D’où la distribution de pourboires à des écolos qui piaffaient d’impatience aux portes du gouvernement. D’où, également, le retour de Jean-Marc Ayrault, qui, toujours soutenu par une quarantaine de députés, commençait à élever la voix, critiquant les choix du pouvoir. Ne parlons pas de ce pauvre Baylet, des radicaux de gauche, qui espérait un grand ministère régalien et qui devra jouer les utilités dans un simple ministère.

Les chantres socialistes tentent d’expliquer que, ce faisant, le chef de l’État a élargi la base politique du futur candidat. Il n’a rien élargi du tout, il a débauché quelques individus dont l’ambition est plus forte que les convictions. Ainsi de la patronne des Verts, Emmanuelle Cosse, qui, aussitôt nommée ministre, est exclue de sa formation, ne représente plus qu’elle-même. En tant que ministre du Logement, elle reprend le portefeuille abandonné par Cécile Duflot, Manuel Valls ayant démonté ce qu’elle avait décidé et qui fut catastrophique pour le secteur du bâtiment.
Emmanuelle Cosse va donc continuer à piétiner ce que sa camarade avait bâti. Que ne faut-il pas faire pour l’amour d’un maroquin ! Quant à Ayrault, toute honte bue, il va se trouver sous la tutelle agressive de Valls qui n’a eu de cesse d’avoir sa peau pour le remplacer à Matignon puis de détruire ce qu’il avait fait dans le domaine fiscal, notamment. Bonjour l’ambiance au Conseil des ministres !

François Hollande a donné trois consignes à ses ministres : « agir, réformer, avancer » autour de trois exigences, la sécurité, l’emploi et l’environnement. N’était-ce donc pas déjà la feuille de route des précédents gouvernements ? À quoi la satisfaction de l’ambition des uns, le retour d’un autre, le don de quelques hochets à des anonymes, sous forme de secrétariats d’État bidon, peut-il servir ? À amuser la galerie des commentateurs pendant 48 heures sans que cela serve le pays ni n’intéresse les Français en quoi que ce soit. C’est le gouvernement d’un Hollande à bout de souffle et d’imagination.

On notera que François Hollande, à défaut d’inverser la courbe du chômage, a enfin créé des emplois : le nombre des ministres passe de 32 à 38, certains postes n’ayant été créés que pour obtenir un gouvernement paritaire. Ainsi ce saugrenu secrétariat d’État « à l’égalité réelle », confiée à une certaine Ericka Bareigts, élue de la Réunion. Dans sa première interview, elle a tenu à préciser : « L’égalité réelle ne concerne pas que les Réunionnais, mais l’ensemble des Français. » Encore heureux ! On peut tout de suite l’inviter à se pencher sur ce cas qui bafoue « l’égalité réelle » : les millions d’électeurs du Front national ne sont toujours représentés que par deux députés. Au travail, Mme Bareigts !

Guy Rouvrais

Remaniement : bras cassés et fonds de tiroirs

12/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Hollande vient de se livrer au seul exercice dans lequel il excelle : les magouilles d’appareil. Problème : ce remaniement n’intéresse ni les Français, ni même la classe politique.

Chaises musicales, petits calculs politiciens coups de comm » aussi percutants que des pétards mouillés lancés un jour de bruine à Brest, voici venu le tout nouveau gouvernement Hollande. Prions qu’il s’agisse du dernier.
L’homme dont la seule compétence aura toujours été la magouille d’appareil, la « synthèse » de « courants » divers au sien du PS a donc remis ça. Il fallait (mais le fallait-il ??) élargir la base du gouvernement en s’ouvrant aux écolos (Emmanuelle Cosse), à l’UDE (Jean-Vincent Placé) et au PRG (Jean-Michel Baylet, qui apporte en plus quelques titres de presse dans al corbeille), ne pas donner trop de gages à Valls (pas de nouveau poulain de Manu la tremblote dans l’équipe), caser quelques copains (Jean-Marc Ayrault, Audrey Azoulay…).
Le seul intérêt – tactique — d’un remaniement aurait été de mettre quelques figures connues, mais pas folles, les personnalités approchées ont refusé sèchement : pressentis respectivement au Quai d’Orsay et à l’Écologie, Martine Aubry et Nicolas Hulot ont démenti avec une rapidité et une force de conviction qui en disent long. Ils sent bien, eux que le « président » est quand même un peu contagieux.
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Nous nous retrouvons donc avec une équipe de bras cassés, de troisièmes couteaux (les seconds couteaux étaient déjà dans l’équipe précédente), soit aveuglés par leurs petites ambitions qu’ils sont prêts à tous les reniements pour un maroquin et les avantages afférents, soit tellement égarés dans leurs petits calculs d’appareils qu’ils s’imaginent que cela fera une différence, ce qui est presque pire.
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Jean-Luc Mélenchon candidat a l’élection présidentielle 2017

11/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa candidature à la présidentielle, prenant de court ses « partenaires » communistes et zappant définitivement la case primaire. Il compte sur le soutien populaire « hors cadre de partis, ouvert aux citoyens », une attitude presque gaullienne qui prête presque à sourire au vu du personnage. Pas sûr en tout cas qu’il aille au bout de sa démarche, le PCF, qui lui est quasiment indispensable pour obtenir les 500 signatures nécessaires à la validation de sa candidature, étant plutôt dans la logiques de primaires à gauche pour éviter l’émiettement des voix.


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Entretien avec Alain de Benoist : « Cette droite qui veut défendre la nation, mais qui ne se soucie pas du peuple »

Source : Boulevard Voltaire

BV : François Hollande a récemment présenté son « plan de la dernière chance » pour lutter contre le chômage. Mais en son temps, François Mitterrand avait déjà dit qu’en ce domaine, « on a tout essayé ». Le chômage de masse serait-il une fatalité ?
AdB : Ce que François Hollande veut faire baisser, ce n’est pas le chômage, mais les chiffres du chômage. D’où son programme de formation des jeunes, qui vise avant tout à dégonfler les statistiques.
Pour le reste, alors que la politique libérale de l’offre ne marche manifestement pas et que, sans la dépense publique, la France serait déjà tombée dans la dépression, tout ce qu’il propose, ce sont les recettes libérales habituelles : cadeaux supplémentaires aux entreprises, réduction de l’investissement public, diminution de la protection sociale et des indemnités de chômage, etc. Comme l’écrit Dominique Jamet, « même dans leurs rêves les plus fous, M. Gattaz et le MEDEF, qui le demandaient depuis toujours, n’en espéraient pas tant ».

Le gouvernement n’a toujours pas compris que les entreprises n’embauchent que lorsqu’elles sont assurées de pouvoir vendre, et qu’elles ne vendent pas quand la politique d’austérité condamne le pouvoir d’achat à stagner ou à diminuer. « Travailler plus pour gagner plus », disait déjà Sarkozy, en oubliant que si on travaille plus, on augmente du même coup la quantité de l’offre de travail.
Or, comme en période de chômage la demande est inférieure à l’offre et n’augmente pas, la seule conséquence est l’effondrement du salaire. On reconnaît là l’influence d’Emmanuel Macron, que je considère comme le ministre le plus nocif et le plus dangereux de ce gouvernement – l’« expression politique de la domination bourgeoise », comme dit Patrick Buisson.
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Pour Jean-Luc Mélenchon, il faut en finir avec cette idée « inacceptable » de « Français de souche »

Source : Boulevard Voltaire
Jean-Luc Mélenchon ne voit-il pas que cet acharnement contre les mots « Français de souche » est à la fois profondément insultant et irrationnel ?

Benoît Hamon et 35 députés veulent profiter de la révision constitutionnelle pour remettre sur le tapis, à travers un amendement, le droit de vote des étrangers aux scrutins locaux.
Aussitôt, Jean-Luc Mélenchon a ouvert les volets et montré sa tête à la fenêtre comme un coucou alsacien, pour twitter : « Bravo @Benoît Hamon ! Il est temps d’en finir avec cette idée “inacceptable” de “Français de souche” ».

Dans la bouche de Jean-Luc Mélenchon, les mots de « Français de souche » reviennent avec une régularité de métronome. Inutile de faire des statistiques, c’est l’homme politique qui les prononce le plus. Tous les prétextes sont bons, même les plus éloignés de la question. Ce n’est plus de l’amour, c’est de la rage.
De la rage, en effet, avec en général deux variantes : le « Français de souche » n’existe pas ou – c’est ce qu’il tweete, aujourd’hui – l’idée de « Français de souche » est inacceptable.
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Mélenchon ou l’hystérie républicaine

01/06/2015 – POLITIQUE (NOVOpress)
Avec alexis Corbière, ils ont fait grand bruit dans la réinfosphère en s’attaquant à l’émission « Secrets d’histoire ». Mélenchon, qui aime rendre hommage à Robespierre et Saint-Just, n’en est pourtant pas à son coup d’essai de Gardien du Temple Révolutionnaire. Portrait de « Santerre ».

Le leader du Front de gauche fait partie de cette catégorie de républicains bornés pour qui l’histoire débute en 1789. Avec son comparse Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche (PG), ils jouent les censeurs, chassent les tabous, en gros, tout ce qui contrevient un tant soit peu au mythe de la Révolution et de l’idéologie républicaine. « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! », c’est du Saint-Just, ça pourrait être du Mélenchon.

Selon eux, Secrets d’histoire, c’est donc

seulement 5 émissions, soit 6% (!) de la totalité, [qui] ont été consacré à des personnalités ou des lieux liés à la République.

Dans cette émission populaire,trop de rois et reines, pas assez de républicains, donc. Mais aussi, histoire d’être bien politiquement correct, pas assez de noirs, pas assez de femmes… Ils voudraient bien l’interdire, au moins imposer des quotas de politiquement correct. Liberté d’expression, quand tu nous tient…

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