Frédéric Taddeï : “Les médias se soucient de moins en moins de la vérité”

23/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Dans ce huitième épisode de “Médias dans l’arène”, Frédéric Taddeï, journaliste et animateur d'”Interdit d’Interdire“, revenait sur l’importance du débat dans les médias, ainsi que sur la position de médias alternatifs comme RT France.

Un entretien toujours d’actualité !


Ces médias publics qui roulent à gauche…, par Ivan Rioufol

Les médias publics font-ils honnêtement leur boulot ? En Grande-Bretagne comme en France, la réponse est non. Ainsi, Boris Johnson entend demander des comptes au groupe audiovisuel public BBC, accusé de partialité. Fort de sa large victoire aux législatives, le premier ministre britannique envisage de réduire la redevance télévisuelle qui bénéficie à l’institution (2000 journalistes partout dans le monde). Il souhaite également que le non-paiement de cette redevance, jusqu’ici considéré comme un crime passible de 1000 livres d’amende (1.183 euros), soit requalifié en délit, entrainant des amendes moins élevées. Johnson reproche notamment à la BBC son traitement de la campagne législative, estimant qu’elle a manqué d’objectivité et montré de claires préférences éditoriales. Je prends ces précisions d’une dépêche AFP publiée ce mercredi.

Je n’ai pas en ma possession tous les éléments me permettant de mesurer le degré de militantisme de “Auntie” (“Tata”), ainsi que les britanniques nomment leur audiovisuel nationalisé. J’observe néanmoins que le procès soutenu par Johnson pourrait se faire semblablement en France contre Radio France, et singulièrement contre France Inter. Si la droite française avait un minimum de courage et d’honneur, elle aurait depuis longtemps protesté contre les partis pris idéologiques de journalistes, forcément progressistes et diversitaires, qui se croient dépositaires d’une morale officielle. Hormis quelques rares exceptions, la devise de l’audiovisuel public français pourrait être : “Que nul n’entre ici s’il n’est de gauche“.

Quand le journalisme est guidé par l’idéologie, les faits s’effacent devant les dogmes. C’est pour cette raison que la profession a admis, pour ceux qui ont accepté de reconnaître leur aveuglement, n’avoir rien vu venir de la révolte pourtant prévisible des Gilets jaunes. Les caricatures qui accompagnent Trump, Johnson, Orban, Salvini et tout ce qui peut ressembler à un populiste sont les fruits d’une même pensée doctrinaire. Celle-ci s’épargne, par mimétisme et conformisme, de réfléchir sur l’évolution des sociétés confrontées à la brutalité de la mondialisation et des déracinements. Ces travers sont communs à tous les médias. Toutefois, ils sont plus insupportables encore quand ils sont accentués dans les médias publics, financés par l’argent de tous. Un impératif d’équilibre dans les opinions devrait aller de soi. Or, là plus qu’ailleurs, un étiqueté populiste est vu comme un indésirable, sinon un fasciste en puissance.

Invité dernièrement sur France Inter, le directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles, Geoffroy Lejeune, a dû répondre à une accusation en antisémitisme au prétexte que son hebdomadaire avait fait une Une critique sur George Soros. Mais n’est-ce pas Eric Zemmour, autre juif, qui est la cible permanente des nouveaux Savonarole ? Rien ne justifie l’appropriation de l’audiovisuel public par la gauche, sinon un manque de vigilance de la droite. De son Angleterre, Johnson vient rappeler à cette droite transparente les saines vertus de l’indignation.

Ivan Rioufol

Texte daté du 18 décembre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Donald Trump mène un guerre de l’information contre les médias

06/12/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les médias du monde entier détestent le président Trump et l’attaquent sans répit sur tout ce qu’il peut dire ou faire. Pour contrer leurs méfaits, la Maison Blanche mène désormais une guerre de l’information prenant les médias pour cible et qui est destinée à leur faire perdre toute crédibilité. Elle consiste à diffuser de fausses nouvelles présentant Donald Trump en position vulnérable et répréhensible alors qu’il est en réalité irréprochable. Il s’agit ainsi d’hameçonner les médias à l’affût de toute information permettant de le présenter sous un jour défavorable. Une journaliste de Newsweek vient d’en être la victime.

A la veille de Thanksgiving, la Maison Blanche annonça que le président Trump allait consacrer ce jour de fête à jouer au golf et à rédiger des tweets. On sait qu’en réalité il préparait secrètement un voyage en Afghanistan pour célébrer Thanksgiving au milieu des troupes américaines. Newsweek tomba dans le piège tendu en décrivant le président Trump comme un sybarite faisant bombance, indifférent à son peuple dans la misère.

Obligé de démentir ce bobard après l’annonce de la présence de Trump en Afghanistan, Newsweek dut subir les sarcasmes de Donald Trump montrant sa photo au milieu des soldats. Ce faux pas du magazine valut à la rédactrice de l’article d’être licenciée immédiatement par sa direction. Donald Trump se fixe pour but ultime de faire perdre toute crédibilité au New-York Times, organe ouvertement Démocrate, et de le mettre en faillite d’ici à cinq ans.

Cette stratégie inspirée de l’ « Art de la Guerre » de Sun Tzu, a aussi été utilisée dans l’affaire de la collusion russe puis dans l’enquête sur la destitution ourdie par les démocrates. De tels bobards visant à détruire ceux qui les propagent inaugurent une catégorie nouvelle, que l’on pourrait dénommer « bobards tactiques », et qu’il faudrait ajouter à celles déjà récompensées lors de la cérémonie des Bobards d’Or !

La macrocrature, paradis pour les censeurs, par Ivan Rioufol

Les censeurs frétillent d’aise dans la macrocrature. Depuis que le pouvoir a décidé de promouvoir une “information propre” (expression de Benjamin Griveaux, alors porte-parole du gouvernement, utilisée en janvier 2018), les flics de la pensée paradent et roulent des mécaniques. Ils font des listes, dénoncent, excluent. Pour ces garde-chiourmes, tout est simple : ce qui ne s’accorde pas au discours officiel est d’extrême droite et “haineux”. Le culte de la diversité s’arrête aux opinions : celles-ci doivent être uniformes et lisses, autorisées ou interdites. L’extrême gauche procède de ce même manichéisme, quand elle s’oppose à des prises de paroles non homologuées au coeur même des universités. Ceci explique sans doute le silence de la milice médiatique face aux nouveaux fascistes qui, au prétexte de défendre des minorités, sèment la terreur et la violence là où ils passent. La radio publique France Inter est caricaturale de ce sectarisme soviétoïde quand une journaliste s’y alarme dernièrement d’entendre sur CNews des journalistes “très très à droite, voire parfois d’extrême droite” (en citant notamment votre serviteur), sans s’interroger sur son militantisme et ses oeillières.

Il est vrai que les journalistes du service public n’avaient pas moufté quand, en mai 2018, la ministre de la Culture, François Nyssen, avait donné comme mission aux télévisions et radios d’Etat de se mettre au service de l’idéologie différentialiste et racialiste, en jugeant notamment les “mâles blancs” trop nombreux à l’antenne.

La chasse aux “fake news” et aux “propos haineux”, lancée par le législateur sans définition des incriminations, a élargi le périmètre des opinions délictueuses. Depuis, les sycophantes se bousculent pour obtenir le silence des dissidents. C’est en se prévalant de cette traque contre les pensées déviantes qu’un “collectif citoyen de lutte contre le financement du discours de haine”, Sleeping Giants, incite des annonceurs à retirer leur publicité de sites ou d’émissions de télévision jugés arbitrairement infréquentables. Boulevard Voltaire a ainsi perdu de nombreux annonceurs. L’émission “Face à l‘Info” (CNews) avec Eric Zemmour est sous la même menace. Ce boycott vient d’atteindre l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, qui dénonce avec raison “la censure des bien-pensants”.

Cette atmosphère délétère est bien le produit d’une démocrature. Si la macronie n’a pas pu instituer un Conseil de l’ordre des journalistes, la mise en place le 2 décembre d’un Conseil de déontologie journalistique et de médiation est un pas supplémentaire dans la mise sous surveillance de la liberté d’expression. Toutefois, les rédactions de plusieurs grands médias, dont Le Figaro, ont dénoncé cette mainmise indirecte de l’Etat. Une résistance se lèverait-elle ? Mardi, le Groupe Canal + a fait savoir qu’il jugeait “injustifiée” la mise en demeure du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel après un propos tenu par Zemmour. Le groupe, présidé par Vincent Bolloré, a décidé de saisir le Conseil d’Etat en accusant le CSA d’abus de pouvoir. Dans une démocratie, les censeurs ne peuvent avoir gain de cause.

Ivan Rioufol

Texte daté du 4 décembre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

L’Album des Bobards, 10 ans de fake news des médias

L’Album des Bobards répertorie plus de 10 années de mensonges médiatiques en tous genres et représente une oeuvre de salubrité médiatique à mettre entre toutes les mains pour Noël ! Et, pour ceux qui voudraient un exemplaire personnalisé, Jean-Yves Le Gallou dédicacera l’Album des Bobards à la Nouvelle Librairie ce mercredi 27 novembre.

Il y a quelques années, alors qu’il était demandé aux Inconnus pourquoi ils avaient arrêté leurs parodies télévisuelles, les trois humoristes répondirent de concert, et en substance : « Parce que la réalité a depuis longtemps dépassé nos sketches et que les actuelles émissions de télévision sont devenues encore plus parodiques que nos parodies. »

À en lire L’Album des Bobards : 10 ans de fake news médiatiques, édité sous la direction de Jean-Yves Le Gallou et de la fondation Polémia, on se dit que ce sont d’autres comiques, ceux de Jalons ou du Gorafi, qui se retrouveront bientôt au chômage.

En effet, aux débuts de l’affaire Mohammed Merah, quand Le Canard enchaîné titre « Le tueur de Toulouse sent le nazi », on ne sait plus trop bien s’il convient de rire ou de pleurer. Dans le même registre, Pascale Clark, de France Inter, qui affirme le plus sérieusement du monde : « Le XIXe arrondissement de Paris est peuplé de cathos homophobes », tandis que son confrère Patrick Cohen est surpris en flagrant délire sur France 5 : « Quand on anime une émission de débat public, on a une responsabilité, par exemple de ne pas propager de thèses complotistes, par exemple de ne pas donner la parole à des cerveaux malades. » Bref, on mange le pain de Laurent Gerra.

Depuis une décennie, donc, sont annuellement décernés les désormais traditionnels Bobards d’or, récompensant les journalistes s’étant surpassés dans le mensonge, qu’il soit volontaire ou non, de bonne foi ou pas. Vaste boulot, tant la matière est abondante et les postulants nombreux. Le problème, c’est que certains bobards sont si hénaurmes que l’on en vient parfois à se demander si Jean-Yves Le Gallou ne nous cacherait pas des ancêtres marseillais. Même pas. Le pire, comme dirait l’autre, c’est que tout cela est vrai, tragiquement vrai.

On ajoutera que l’intelligence de ce bel ouvrage élégamment maquetté consiste à ne pas sombrer dans l’indignation de commande et de répétition, souvent lassante, à la longue, préférant ici opter pour une ironie autrement plus efficace. Comme quoi l’humour peut aussi se révéler une sorte d’arme de destruction massive en de telles circonstances, tout en n’interdisant pas non plus une réflexion en profondeur sur les vicissitudes du métier de journaliste, profession de plus en plus et à juste titre décriée, depuis qu’elle coule, âme, corps et biens dans un manichéisme de bazar.

L’amie Gabrielle Cluzel, bien connue de nos lecteurs et membre régulière du jury des Bobards d’or, concluait, à l’occasion du millésime 2014 : « Cette cérémonie empêche de devenir fou en rompant la solitude de ceux qui assistent, devant leur poste, au martelage souriant d’une mystification. Le roi est nu, il est même à poil. »

On ne saurait mieux dire.

Nicolas Gauthier

Texte repris du site Polémia

I-Média – Gilets Jaunes : médias et extrême-gauche gâchent l’anniversaire

22/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Les Gilets Jaunes ont fêté un an d’une mobilisation exceptionnelle par sa nature et sa longévité. Mais les violences de l’extrême gauche ont marqué les esprits à Paris, complaisamment relayées par des médias avides de diaboliser les Gilets Jaunes.


I-Média – Émeutes à Chanteloup, les médias incapables de parler d’immigration

13/11/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Nouvelles émeutes urbaines dans plusieurs villes de France dont Chanteloup-les-Vignes où le chapiteau d’un cirque dédié aux enfants de la commune a brûlé.

La situation s’envenime mais les médias rechignent encore à évoquer clairement le profil des racailles.


Marion Maréchal en cible, analyse sémantique

La Convention de la droite organisée à Paris le samedi 28 septembre 2019 à l’initiative du magazine L’Incorrect n’a pas été appréciée des médias dits convenus. Ils y ont vu une réunion de ce qu’ils appellent « extrême droite », avec pour objectif d’enlever toute légitimité à cette réunion. Depuis, les obus journalistiques pleuvent.

Rappelons que l’usage du mot « extrême droite » n’a aucune scientificité concernant les objets auquel il s’applique dans les médias principaux. Il sert à désigner pêle-mêle les populistes de droite, les conservateurs, les catholiques (mais pas les musulmans radicalisés islamistes et terroristes), les souverainistes, les identitaires… autrement dit, tous ceux qui ne sont pas de gauche ou de droite centriste, et ne pensent pas dans les clous de l’univers mondialiste et libéral-libertaire. Cet usage, qui est aussi une facilité et une paresse, révèle le degré d’infox que peut produire un système médiatique convenu et officiel : aucun de ces courants ne correspond à une quelconque définition du terme « extrême droite » en sciences politiques, sauf sous la plume « d’intellectuels » qui sont avant tout des militants, ainsi de Gérard Noiriel.

Pourtant l’extrême droite est clairement définissable par des invariants : elle est avant tout antiparlementaire, opposée aux élections et à la démocratie, sinon par appel direct au peuple, autoritaire, raciste, réactionnaire, éventuellement fasciste ou nazie. Le lecteur trouvera une excellente analyse de cette problématique ici. Sans doute de telles mouvances existent-elles en France, elles se rencontrent cependant ailleurs que dans les courants de pensée cités plus haut, dans de rares groupuscules (avant l’été, Macron a eu des difficultés à en trouver trois à dissoudre). D’où la manipulation digne des pires fake news que représente l’utilisation frauduleuse de ce terme de sciences politiques à l’encontre de certains adversaires que l’on souhaite ainsi, au fond, à réduire au silence

La chasse à la Marion est ouverte ?

Marion Maréchal a eu droit elle aussi à un traitement particulier de la part du Monde, sous l’égide de Lucie Soullier, journaliste qui semble obsédée (ou amoureuse ?) de la jeune retraitée de la vie politique. L’article est paru dans l’édition du 2 octobre 2019 et semble s’inscrire dans une offensive plus vaste visant à légitimer l’accusation de « retour aux années 30 » employée à tort et à travers contre ceux qui pensent autrement que le bloc libéral élitaire. C’est à l’image des « travaux » prétendument scientifiques de Noiriel, encensés et promus par le même journal. L’idée ? Faire analyser par des intervenants supposés de bonne foi et neutres puisque universitaires (pas de rires, s’il vous plaît), ayant d’ailleurs été conviés à la commission parlementaire de lutte contre l’extrême droite au printemps 2019. Ces derniers, « démontrant » par la comparaison des discours combien un Éric Zemmour (Noiriel) ou une Marion Maréchal (Le Monde du 2 octobre 2019) tiendraient des discours identiques à ceux tenus par l’extrême droite d’antan, discours qui seraient masqués par de nouveaux mots. Avec ce mode d’analyse, Le Monde s’approche de pratiques de type théorie du complot.

Il s’agit surtout de faire des amalgames anti-historiques puisque la base de tout travail d’historien est justement de ne pas pratiquer l’anachronisme, ce que fait avec volontarisme un Noiriel quand il veut assimiler Zemmour à Drumont.

Il en va de même de l’offensive lancée contre Marion Maréchal.

Titre et chapeau :

« Dans le discours de Marion Maréchal, les mots de l’extrémisme. Lors d’une convention organisée par ses proches, samedi, Marion Maréchal a prononcé un discours quasiment programmatique, dont « Le Monde » a fait analyser de larges extraits par quatre chercheurs ».

Le but :

« Cette allocution d’une trentaine de minutes offre l’occasion de décrypter la ligne radicale de Marion Maréchal, « ex-Le Pen », à travers sa sémantique très identitaire, son idéologie sociétalement ultra-conservatrice et économiquement libérale et sa référence décomplexée à la théorie d’extrême droite complotiste du « grand remplacement » (selon laquelle la population française serait progressivement remplacée par une population non européenne). Un véritable acte politique. D’où l’importance de décrypter les mots de celle qui revendique mener une « bataille culturelle ». »

Si le lecteur n’habite pas dans Paris centre ou dans un quartier bobo de métropole de province, il saisira combien il faut vivre en dehors du réel, pour ne plus voir simplement et avec honnêteté ce qui se passe dans la rue.

Pour lire la suite, c’est ici !

Discours de Zemmour sur LCI pour la Convention de la droite : les censeurs lancent l’offensive

Lors de la “Convention de la droite” du samedi 28 septembre 2019, Eric Zemmour a tenu un long discours introductif, à charge contre l’idéologie dominante, et diffusé en direct sur LCI, ce qui a évidemment déplu à certains censeurs, amateurs ou professionnels.

Appel au secours du CSA, surveiller et punir

En France, quand on n’est pas d’accord avec un discours politique, on ne s’échine plus à le contredire, on fait appel au CSA pour demander de le censurer. Dans ce contexte, 400 apprentis délateurs ont effectué des signalements auprès du CSA pour dénoncer un discours “xénophobe et islamophobe” de Zemmour. Dénoncer, c’est pour certains une passion et pour d’autres un métier.

SOS Racisme (un vrai spécialiste) a d’ailleurs confirmé son intention de saisir la justice et de déposer une plainte au motif d’une “légitimation du passage à la violence” (sic) par le chroniqueur, avec sa phrase “Les jeunes Français vont-ils accepter de vivre en minorité sur la terre de leurs ancêtres ou bien se battre pour leur libération ?”. François Hollande a fait part de son inquiétude devant la « banalisation de l’extrême ».

Union des journalistes contre Zemmour

Après l’union des médias contre la “Convention de la droite”, c’est l’union d’une partie des journalistes contre Eric Zemmour.

La Société de journalistes de LCI s’est “désolidarisée” de cette diffusion et en a rajouté une couche en rappelant la “condamnation définitive pour provocation à la haine raciale le 17 septembre dernier” du polémiste. LCI a par la suite fait son mea culpa en déclarant que “la diffusion du discours dans l’état n’était pas le format approprié pour notre chaîne”. Pascale de La Tour du Pin, présentatrice de la matinale pour la chaîne, a renchéri dans Cultures médias sur Europe 1, insistant sur l’absence de contradicteur. Quant à la Société des journalistes du Figaro, elle a tout bonnement appelé à son licenciement, certains journalistes de ce grand média dit de “droite” peuvent être taquins.

La presse généraliste ne s’est pas non plus privée de ses commentaires hostiles, Le Parisien parle de “discours anti-islam”, un journaliste anonyme de LCI dénonce au Monde la dimension “incroyablement hardcore” du discours, France Info pointe un “discours islamophobe”, la palme d’or revient à Edwy Plenel nous parlant de “discours fasciste” et de “retour de l’ombre” dans Médiapart. Vous trouverez le portrait d’Edwy Plenel ici et son portrait vidéo là.

Les amateurs peuvent aussi voir un face à face Zemmour/Plenel datant de 2013, à une époque où ce dernier acceptait encore le débat.

Comme dirait le directeur de TV Libertés Martial Bild, c’est à en croire que la “délation reste une passion bien française”. Certains journalistes ont donc raison, c’est bien “le retour des heures les plus sombres”, mais dans un tout autre contexte, où les GAFAM et certaines rédactions rivalisent dans la censure de tout discours déviant. Élisabeth Lévy dans Causeur parle de « petits flics des associations, délateurs numériques et autres vigilants médiatiques », dans une profession qui devrait revendiquer haut et fort le respect de la liberté d’expression. Cherchez l’erreur.

Article paru sur le site de L’OJIM

Les médias tentent de comprendre les “ambitions secrètes” de Marion Maréchal

30/09/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis mai 2017, Marion Maréchal est officiellement retraitée de la politique. Mais aujourd’hui, elle fait son retour, poussée par son rêve d’unir les droites. L’ex-députée est d’ailleurs la star de la convention de la droite organisée par ses proches et par ses soutiens.

Quel rôle et quel avenir pour celle qui veut faire pencher Les Républicains plus à droite ?

Découvrez ce reportage de 7 jours BFM.


Un pas de plus vers la dépendance des médias à Facebook

Après avoir arrosé financièrement les médias européens et accru leur dépendance, accaparé une partie de leurs revenus publicitaires, Facebook vient d’annoncer par communiqué de presse, le nouveau moyen trouvé pour se rendre incontournable auprès des médias et accroître sa propre audience : la production de vidéos par ces derniers, uniquement sur sa plateforme.

Facebook paye, les médias accroissent leur audience

Cette nouvelle collaboration prendra la forme d’une production de vidéos par les médias “en étroite collaboration avec Facebook” qui les diffusera par la suite, sur sa plateforme Facebook Watch (“l’espace dédié à la vidéo sur Facebook”). Plusieurs médias européens sont concernés et trois français en particulier : BFMTV, Le Monde et Brut.

En échange, les médias toucheront des revenus de la part de Facebook. Ils espèrent aussi accroître leur nombre d’abonnés sur leurs espaces respectifs, la plateforme constituant depuis quelques années, leur manière privilégiée de faire grandir leur audience, pour des coûts modestes.

Au programme : fakenews, “personnalités inspirantes” et “nouvelles perspectives

BFMTV va commencer par produire un programme intitulé “Bonsoir Bruce”, diffusé pour le moment, sur Facebook Watch et le site BFMTV, l’idée de ce contenu sera de revenir sur l’actualité importante de la journée tout en faisant “la chasse aux fake news”.

Le Monde produira “Plan B”, une série hebdomadaire consacrée à la réalisation de reportages sur des sujets environnementaux et “mettra en avant des personnalités « inspirantes » qui préparent le monde à un avenir durable”, diffusée aussi, dans un premier temps, sur Facebook Watch et le site du Monde.

Enfin, Brut, dont le contenu est déjà exclusivement sur les réseaux sociaux, développera “Pendant ce temps-là”, une émission “pour apporter au public des nouvelles perspectives sur les questions d’actualité”… Tout un programme !

Une partie de ces programmes sera encore diffusée sur les sites des médias producteurs, mais cela devrait devenir de plus en plus rare à terme, la plateformeparlant “d’émissions diffusées exclusivement sur Facebook Watch”. Un pas de plus pour la dépendance des médias à Facebook.

Texte repris du site de l’OJIM

Attaque de Villeurbanne : des médias moins politiquement correct qu’à l’accoutumée ?

Attaque de Villeurbanne : des médias moins politiquement correct qu'à l'accoutumée ?

NOVOPress – 06/09/2019 – Habituellement gênés dès qu’un étranger est mis en cause dans un fait divers sanglant, à plus forte raison s’il est musulman ou d’origine arabe (avec des mots de novlangue tels que “camion fou”, “déséquilibré”…), les médias ont cette fois décidé de ne pas dissimuler l’origine de l’agresseur de l’attaque de Villeurbanne, immigré afghan, et ont donné dans le factuel, ce qui est plutôt rare. La vidéo de son arrestation était en effet disponible sur les réseaux sociaux quelques minutes à peine après le drame, et donc impossible à censurer. L’Observatoire du journalisme (OJIM) a publié une synthèse des réactions dans les médias ayant suivi l’attaque. La voici.

Le suspect : un “Afghan demandeur d’asile”

Chose assez rare pour la souligner, suite à cette attaque, les médias semblent nommer unanimement la situation dans laquelle se trouve le présumé meurtrier. En effet, ce dernier est un “Afghan demandeur d’asile”, ce que même Libération relate. La Croix, va jusqu’à utiliser le terme de “migrant” dès le titre de son article.

Cela ne les empêche pas de rapidement accoler le terme de “déséquilibré” aux précédents, comme pour écarter toute tentative de rationalisation.

La question du motif religieux

La piste terroriste a, pour le moment, fortement été écartée. Cependant, à l’écoute les propos du Procureur de la République, l’absence de lien avec la religion dans cette attaque, apparaît loin d’être certaine.

Plusieurs articles relatent ses propos, le Procureur décrit le suspect comme étant dans un “état psychotique, avec un délire paranoïde à thématiques multiples dont celle du mysticisme et de la religion“. Il aurait d’ailleurs mentionné aux enquêteurs ”être musulman et avoir entendu des voix insulter Dieu et lui ordonner de tuer”.

Le Progrès évoque un témoin qui rapporte avoir entendu le suspect directement faire référence à la religion lors de son acte en disant “Ils ne lisent pas le Coran”. Le Monde parle “d’un acte délirant, animé d’un mysticisme confus” pour qualifier l’attaque. Déséquilibré ou pas, attentat islamiste ou non, on est une fois de plus devant un cas où un passage à l’acte sur un fond religieux est avéré, et de nouveau, ce n’est pas le bouddhisme que le déséquilibré invoque.

Suite à l’attaque, le débat sur l’immigration s’invite

Ce “débat”, lancé par ce que certains médias qualifient d“extrême droite” pour s’interroger sur les liens entre immigration incontrôlée et ce genre d’incident, la majorité des médias l’évoquent par le biais de la réaction du maire de Villeurbanne, qui trouve “honteux” que de telles comparaisons puissent être faites.

“Attaque de Villeurbanne: le maire Jean-Paul Bret a jugé “honteuse” la réaction de l’extrême droite” (France 3), “Villeurbanne : le maire juge « honteuse » la réaction de l’extrême droite” (Le Figaro), “Attaque à Villeurbanne : le maire s’insurge contre la réaction “honteuse” de l’extrême droite” (BFMTV), que d’originalité ! Heureusement SaphirNews est là, pour évoquer cette fois, “l’abjecte récupération de l’extrême droite” !

Il n’y a finalement quasiment que L’Opinion pour évoquer ce “débat” de manière bien plus neutre en présentant simplement les arguments de part et d’autre. Tout comme Valeurs Actuelles.

Le HuffPost, Abdelkader et la mythologie grecque

C’est finalement Le HuffPost qui se distinguera le plus de ses petits camarades en faisant un article entier sur Abdelkader, qui aurait fait face à l’assaillant et aurait calmé les esprits. Cette histoire a aussi été évoquée par TF1 et reprise par LCI. Mais ici, Le HuffPost fait dans un certain lyrisme qui vaut le détour ! Voici la fin de l’article…

“Patiemment, le conducteur noue le dialogue. Il l’enjoint à tomber les armes. Une fois l’homme maîtrisé, Abdelkader doit faire face à une autre situation : la foule qui cherche à “lyncher” l’homme aux couteaux. En attendant la police, il essaie de contenir cette colère en affirmant la supériorité de la justice civile sur la justice des Hommes. Abdelkader semble sorti tout droit de la mythologie grecque.”

Rien que ça, Thémis, sors de ce corps !

Source : ojim.fr

Google : ton univers impitoyable. Le cas Breizh-Info

Google : ton univers impitoyable. Le cas Breizh-Info

Après avoir permis l’émergence d’une information alternative de qualité, Google est-il en train de la tuer ? Les mésaventures rencontrées par nos confrères de Breizh-Info semblent faire pencher la balance en faveur du “oui”.

NOVOpress 05/09/2019 – Créé en 2013, Breizh-Info est un site web d’actualités traitant “de l’information bretonne et internationale”. Fort de plusieurs centaines de milliers de visites mensuelles, réalisant un travail quotidien d’information de qualité, factuelle, sourcée, le site était jusqu’à il y a peu indexé dans Google Actualités, au même titre que Le Figaro, Le Télégramme ou Ouest-France. Cela n’est plus le cas depuis cet été.

Dans un appel à ses lecteurs paru ce jour, le média breton s’interroge sur les raisons qui ont poussé Google à le bâillonner : “Plusieurs techniciens de la société nous ont d’abord assuré qu’il s’agissait d’un souci technique. Un détail non corrigé en trois semaines ? Techniquement, Google nous a habitués à plus d’efficacité ! Selon toute probabilité, le déréférencement résulte en fait d’une campagne de pressions menée auprès de la société américaine afin de nous exclure de Google Actualités.”

Victime de son succès ?

Fort de son influence, Breizh-Info s’est créé de très forte inimitiés, certainement justifiées : une ligne éditoriale de droite assumée, très critique de l’immigration, dans un paysage médiatique breton ouvertement marqué à gauche ; et un lectorat conséquent, émiettant le monopole d’une PQR en difficulté, quand elle n’est pas sous perfusion…

Cela n’a pas échappé au “grand quotidien de référence” Le Monde qui, fort de ses millions de subventions, s’en est même pris à plusieurs reprises au média local breton, qualifié de “vrai faux site d’info” par “Les Décodeurs” (Breizh-Info n’a pourtant jamais publié de “fake news” contrairement à Ouest-France ou au Monde).

De là à penser que Google aurait cédé à une forme de pression idéologique, il n’y a qu’un pas, que n’hésitent pas à franchir les rédacteurs de Breizh-Info : “Jamais condamné, jamais poursuivi, bien informé, notre site est clairement victime d’une discrimination idéologique.”

Pot de terre (breton, donc solide) contre pot de fer “Google”

Quelles parades mettre en œuvre ? Comment un “petit” média breton pourrait-il forcer la main du géant américain ?

Les rédacteurs de Breizh-Info ont bien l’intention d’aller jusqu’au bout avec Google : en poursuivant leur travail irréprochable tout d’abord, qui leur permettra de justifier de leur présence dans Google News.

Ensuite, par la mise en lumière de cette situation, qui n’est pas vraiment au bénéfice de Google (ces grandes plateformes n’apprécient pas que soient publiquement exposés les cas censures qu’elles pratiquent, comme ce fut récemment le cas avec Facebook pour l’Observatoire du journalisme).

Enfin, par la recherche d’alternatives techniques à Google et aux réseaux sociaux : à ce titre, la newsletter, qui semblait passée de mode, semble l’ultime rempart à la censure arbitraire des GAFAM.

Pour aller plus loin, ne pas hésiter à consulter les dossiers et actualités de l’Observatoire du journalisme : ojim.fr

Alors que les Gilets jaunes se sont mobilisés pour un acte 32, le succès du média de réinformation RT qui couvre honnêtement le mouvement dérange les médias dominants

24/06/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Ils étaient plusieurs milliers de Gilets jaunes à se mobiliser une nouvelle fois pour l’acte 32. Des dizaines de blocages ont été recensés dans toute la France. Jérôme Rodriguez et Éric Drouet se sont rejoints au péage de Senlis. Le port de Saint-Malo a été paralysé jusqu’à l’intervention des gendarmes. Plusieurs centaines de Britanniques à bord d’un navire se sont retrouvés coincés : malheureusement pour eux, ils ont dû attendre 3 heures pour le grand débarquement.

La propagande, cela marche, mais la réinformation aussi : depuis la crise des Gilets jaunes, l’audience de la chaîne russe francophone RT a doublé

C’est ce qu’a révélé une récente enquête de Vanity Fair parue le 19 juin dernier. Mieux encore, RT s’est hissée en tête des médias français sur la plateforme vidéo Youtube. Ses reportages mis en ligne ont été vus 23 millions de fois, près du double de l’audience cumulée de quatre institutions comme Le Monde, Le Figaro, L’Obs et le Huffington Post sur le même sujet.Mais cette enquête de Vanity Fair n’a pas incité le journal à commencer enfin à informer véritablement les gens sur les Gilets jaunes.

Alors que nous sommes en pleine loi Avia, l’objectif recherché comme toujours a été la désinformation.

À aucun moment, l’auteur de l’enquête ne peut admettre que si RT a gagné en audience, c’est parce que la chaîne a communiqué des vérités factuelles sur Gilets jaunes. D’ailleurs, RT a relayé en direct tout l’acte 32 à Paris. L’auteur impute le succès de la chaîne aux moyens financiers injectés par Moscou (30M€ annuels), à la mise en œuvre d’une campagne de propagande pro-Poutine efficace, et aussi à une stratégie qui consiste à « Montrer que tout va pour le pire en occident ».
Dans une même démarche de désinformation, Youtube met en-dessous des vidéos de RT la mention « financé partiellement ou entièrement par le Gouvernement russe ». Verra-t-on jamais de telles indications financières sous les vidéos Youtube du journal Nice-Matin par exemple ?

La liberté de la presse menacée par Nicole Belloubet ?

En lutte contre les propos haineux et diffamatoires sur internet, le gouvernement va-t-il s’attaquer à l’une des lois les plus fondamentales de notre démocratie ?

C’est un bouleversement majeur qui pourrait mettre en péril le métier de la presse. Sous couvert de lutte contre les injures et les diffamation, Nicole Belloubet émet l’idée, dans les colonnes du JDD, de réformer la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. « La difficulté majeure pour apporter une réponse à ces actes inacceptables est qu’ils s’inscrivent dans la loi de 1881. Des voix s’élèvent, d’associations, de magistrats, disant qu’il faut sortir l’injure et la diffamation de cette loi, pour aller vers le droit pénal commun. Ainsi la réponse s’accélérerait par exemple pour juger en comparution immédiate les auteurs récidivistes d’injures ou de diffamation. »

La ministre de la Justice a demandé l’avis de la Commission nationale consultative des droits de l’homme et va constituer un groupe de travail composé de parlementaires, de magistrats ou d’avocats qui devrait rendre son rapport à l’automne 2019.

Une loi fondamentale pour les libertés publiques

La loi du 29 juillet 1881 est une loi fondamentale pour les libertés publiques en France. La règle est la liberté, l’exception est la restriction de la liberté. Elle garantit la liberté de la presse et protège les journalistes. C’est un droit particulier et non codifié, contrairement au reste de la législation qui définit ce qu’on a le droit de faire et ce qui est interdit. Mais il ne s’agit pas d’un blanc-seing. En échange de cette grande protection, le législateur rappelle la limite à ne pas dépasser : le respect d’autrui et l’ordre public. En somme, être déontologique.

Les règles de procédure en matière de diffamation sont très complexes. Sur Russia Today, Alexandre Humbert Dupalais, avocat spécialiste du droit de la presse, s’inquiète des comparutions immédiates invoquées par le ministre. « Si demain on peut se retrouver au pénal et être condamné pour avoir émis une opinion sur un sujet qui fait débat, c’est une atteinte évidente à la liberté d’opinion et de la presse. » Charlie Hebdopourrait-il de nouveau publier des caricatures de Mahomet ? Pas certain, selon Jean Ernice, rédacteur pour le site Paris Vox, « les caricatures de Mahomet dans Charlie Hebdo seraient jugées sous un angle pénal et pas de la presse comme à l’époque ».

Les médias alternatifs dans le viseur ?

Est-ce une réforme inévitable pour un univers médiatique en pleine mutation ? Comme le note Me Dupalais, « la loi 1881 a toujours su s’adapter aux nouveaux médias (télévision, internet…) et il n’y a pas de raison qu’une évolution technique nous fasse régresser sur les libertés publiques ». De son côté, Jean Ernice s’inquiète de la « multiplication des lois ». Les médias alternatifs sont dans l’œil du cyclone et pourrait être principalement visés. « On nous pointe pour des fake news, mais n’est-ce pas les médias institutionnels et subventionnés qui ont annoncé la mort de Martin Bouygues ? », s’interroge-t-il. Avec la menace qui plane sur la protection des sources, « les sujets tendus seront forcément cadenassés. On ne va pas vers plus de connaissance. La devise du gouvernement, c’est : Que la vérité officielle triomphe ».

« Toute attaque contre la presse est une attaque pour les médias alternatifs. » Alors, contre Belloubet et les aparatchiks du gouvernement, soutenez la presse alternative comme Présent ou Paris Vox.

Article paru dans Présent daté du 19 juin 2019