Matteo Salvini et Viktor Orban partenaires dans la lutte contre l’invasion migratoire

Salvini Orban

03/05/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Matteo Salvini et Viktor Orban se sont retrouvés le long de la barrière anti-migrants dressée par Budapest il y a bientôt 4 ans. Des images qui illustrent bien ce qui unit la Hongrie et l’Italie : la lutte contre l’immigration. Les deux hommes entendent monter une alliance de partis anti-immigration en Europe après les élections européennes.

Matteo Salvini a ainsi redit son souhait de travailler avec le Premier ministre hongrois sur l’immigration :

Le problème n’est pas de redistribuer les migrants en Europe, le problème est d’avoir une Europe qui protège ses frontières terrestre et maritimes.

Viktor Orban a même ajouté qu’il serait difficile à son parti, le Fidesz, de trouver sa place au parlement européen si le PPE n’allait pas dans le sens d’une collaboration avec des partis comme la Ligue du nord. La semaine prochaine, il doit recevoir le vice-chancelier autrichien Heinz-Christian Strache, président du FPÖ, le parti de la Liberté d’Autriche.



Face à la crise libyenne, la circulaire anti-ONG de Salvini

crise libyenne - Salvini

Alors que l’offensive du maréchal Haftar contre Tripoli lancée le 4 avril dernier fait craindre à l’Italie de nouveaux départs d’immigrants illégaux d’origine subsaharienne depuis les côtes libyennes et également une émigration libyenne depuis la Libye ou passant par la Tunisie, le ministre de l’Intérieur de la Ligue, Matteo Salvini, a émis cette semaine une nouvelle directive visant le fonctionnement des ONG qui opèrent encore en Méditerranée.

La circulaire de Salvini vise tout particulièrement le bateau Mare Jonio battant pavillon italien puisqu’il n’est pas possible à l’Italie dans le cas de ce navire d’agir comme avec le navire Alan Kurdi (du nom de ce petit Syrien dont la mort tragique avait été – et continue d’être – exploitée à outrance par le lobby de l’immigration) de l’ONG allemande Sea-Eye : les 62 migrants récupérés le 3 avril par ce navire n’ont pu être débarqués à Malte le 13 avril qu’après que l’Allemagne, la France, le Portugal et le Luxembourg eurent accepté de prendre en charge l’ensemble ses passagers illégaux. Il y a quelques semaines, l’Italie n’avait en revanche eu d’autre choix que de permettre aux 50 immigrants illégaux du Mare Jonio de débarquer dans le port de Lampedusa (voir Présent du 23 mars), quitte à ouvrir une enquête sur les agissements de son équipage et à promettre de rapatrier rapidement tous les immigrants qui se verront refuser l’asile, ce qui n’est jamais une mince affaire avec les pays africains dont ces immigrants illégaux sont originaires.

La directive de Matteo Salvini spécifie que le simple fait pour une ONG de faire stationner un bateau au large de la Libye doit être considéré par les autorités comme une coopération indirecte avec les passeurs et une incitation à l’immigration illégale en Italie. La circulaire souligne également le risque de présence parmi ces immigrants illégaux de terroristes et il rappelle l’obligation pour les navires des ONG de respecter les « prérogatives en matière de coordination des secours de l’autorité étrangère compétente ». Le commandant du Mare Jonio avait justement été accusé d’avoir désobéi aux consignes reçues des garde-côtes libyens.

La directive du ministre de l’Intérieur a été envoyée au chef de la police, à la garde financière, à la marine et à la capitainerie (autorité responsable des ports), mais également à l’état-major des armées, ce qui a suscité une polémique entre le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Défense dirigé par Elisabetta Trenta du Mouvement 5 étoiles (M5S), à propos des compétences respectives. Une polémique exacerbée par les divergences entre la Ligue et le M5S sur les questions migratoires. Pour la Ligue, les ports italiens sont définitivement fermés, et Matteo Salvini l’a redit cette semaine, tandis que pour le M5S, qui s’est exprimé par la voix de la ministre Trenta et celle du chef du M5S Luigi Di Maio, vice-premier ministre comme Salvini, la fermeture des ports est temporaire et il faudra le cas échéant accueillir les Libyens qui pourraient vouloir fuir la guerre dans leur pays. Mais pour Salvini, il n’y a pas de raison que ceux qui fuient les zones de guerre en Libye s’enfuient jusqu’en Italie.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 18 avril 2019

Migrants: le Sénat italien a bloqué les poursuites contre Matteo Salvini

Matteo Salvini reprend la Sardaigne à la gauche

26/02/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La coalition entre le parti Forza Italia de Silvio Berlusconi et la Ligue de Salvini a remporté hier l’élection régionale de Sardaigne.

Selon les résultats partiels, Christian Solinas, candidat de la coalition, a remporté près de 48% des voix, tandis que Massimo Zedda, représentant de la gauche, n’a obtenu qu’environ 33% des votes.

Le Mouvement 5 Étoiles, partenaire de la Ligue au niveau national, poursuit quant à lui son effondrement. Son candidat, Francesco Desogus, n’a obtenu que 11% des voix. Le parti avait pourtant recueilli 40% des suffrages lors des législatives de mars 2018.


Italie : les patriotes triomphent dans les Abruzzes

Ce dimanche 10 février 2019, les électeurs de la région des Abruzzes, située au nord-est de Rome, sur la mer Adriatique, ont été appelés à élire leur président de région, ainsi que l’assemblée régionale.

Ce scrutin constitue un test important pour les partis qui prennent part au gouvernement national à Rome : le Mouvement 5 étoiles et la Ligue. Cette dernière s’est présentée aux côtés des autres partis de centre droit qui ont soutenu ensemble le même candidat au poste de président alors que le Mouvement 5 étoiles a fait cavalier seul.

Le candidat du centre droit – regroupant divers partis tels que la Ligue, Frères d’Italie et Forza Italia de Silvio Berlusconi – Marco Marsilio est élu président de la région des Abruzzes avec plus de 48 % des voix. Il est membre du parti patriotique Frères d’Italie. Le candidat du centre gauche, Giovanni Legnini, arrive deuxième avec 31,3 %. Sa formation politique est le Parti démocrate. Sara Marcozzi, du Mouvement 5 étoiles, décroche 20,2 % et le quatrième candidat, Stefano Flajani, des nationalistes radicaux de CasaPound, reçoit 0,5 % des voix.

Le scrutin pour l’assemblée de la région des Abruzzes voit la Ligue obtenir 27,5 %. Ce score représente une incroyable percée pour ce parti patriotique, qui n’était pas présent lors du précédent scrutin en 2014.

Un tel résultat indique clairement que la politique conduite par le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et dirigeant de ce parti au niveau national Matteo Salvini est plébiscitée par une large frange des électeurs. Frères d’Italie obtient 6,5 % et double son nombre de voix par rapport à 2014. En revanche, Forza Italia de Silvio Berlusconi perd plus de la moitié de ses électeurs et tombe à 9 %. Les libéraux d’Azione Politica décrochent 3,24 % et les centristes de l’UDC 2,9 %. Au sein du centre droit, les rapports de force ont donc complètement changé : les patriotes de la Ligue et de Frères d’Italie y pèsent, ensemble, deux tiers des voix alors que les conservateurs de Forza Italia, principale force politique de cette tendance en 2014, sont désormais réduits à portion congrue.

Au sein du centre gauche, le Parti démocrate, principale formation de cette famille politique, perd plus de la moitié de ses voix par rapport à 2014. Il ne dispose que d’un peu plus d’un tiers des plus de 30 % obtenus ensemble par les partis de centre gauche.

Le Mouvement 5 étoiles voit un recul très limité de son score par rapport à 2014 en décrochant 19,7 %. Cette formation politique subit, cependant, une forte chute par rapport aux résultats obtenus dans les Abruzzes lors des élections législatives de mars 2018.

Comme le montrent, depuis des mois, les sondages, la Ligue est le principal bénéficiaire de la mise en place du gouvernement italien regroupant deux partis anti-système, alors que l’autre acteur de l’exécutif national, le Mouvement 5 étoiles, tire difficilement son épingle du jeu.

Des élections régionales auront lieu le 24 février 2019 en Sardaigne et le 24 mars en Basilicate. La Ligue, Frères d’Italie et Forza Italia soutiennent, dans chacune de ces deux régions, un candidat commun.

Lionel Baland

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Crise franco-italienne : Matteo Salvini dénonce l’hypocrisie de la France sur la question migratoire

Matteo Salvini Ligue du Nord

08/02/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Au lendemain du départ de l’ambassadeur de France à Rome, Matteo Salvini a annoncé ne vouloir se fâcher “avec personne” tout en restant très ferme. Il s’est dit prêt à rencontrer Emmanuel Macron, à condition que la France livre à l’Italie “quinze terroristes italiens” qui “boivent du champagne en France depuis des décennies alors qu’ils devraient être en prison en Italie“.

Le ministre de l’Intérieur italien a également déclaré :

Au cours des deux dernières années le gouvernement français, qui nous a appris la générosité et l’hospitalité, a rejeté plus de 60 000 migrants à la frontière franco-italienne. Des femmes et des enfants parfois abandonnés dans la forêt en pleine nuit. A mon avis, ce n’est pas le comportement d’un pays civilisé.


Pascal Eysseric : “Salvini se dit fier de sa politique migratoire”

06/02/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Entretien sur RT France avec Pascal Eysseric, directeur de la rédaction de la revue Éléments.

Il analyse la politique migratoire de Matteo Salvini en Italie. Il pratique, selon lui, un «populisme souverainiste qui correspond à une attente du peuple italien».


Matteo Salvini continue sa lutte contre l’immigration

01/02/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Le chef de file de la Ligue avait déjà porté il y a deux mois la précédente loi encadrant l’immigration, au point que celle-ci se retrouve nommée le décret Salvini.

Ce texte, plébiscité par la chambre des députés, durcissait les attributions de titres de séjour et facilitait l’expulsion des clandestins. Avant-hier, M. Salvini a annoncé travailler sur une nouvelle mesure visant cette fois à intervenir en amont en limitant l’accès des eaux italiennes aux ONG, principales pourvoyeuses de clandestins en Italie.

Les arrivées d’immigrés dans ce pays ont déjà connu une baisse historique l’an passé grâce, entre autres, à la politique anti-immigration mise en place par Matteo Salvini. Celui-ci continue donc sur cette voie, fort des sondages qui montrent que le peuple italien est plus que jamais derrière lui.


Européennes 2019 – Matteo Salvini : “J’espère que les Français […] choisiront Marine Le Pen”

24/01/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Matteo Salvini… le vice-président du Conseil italien, a déclaré qu’il espérait que les électeurs français ne voteraient pas pour La République en Marche d’Emmanuel Macron, lors des élections européennes du mois de mai prochain.


Matteo Salvini appelle à la renaissance des vraies valeurs européennes

10/01/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Lors de la présentation de ses vœux, hier, Matteo Salvini a notamment déclaré ceci :

L’Europe s’est habituée pendant des années à parler de l’axe franco-allemand, nous nous préparons à avoir un nouvel équilibre et une nouvelle énergie en Europe. […] La Pologne et l’Italie seront, absolument, les protagonistes de ce nouveau printemps européen, de cette renaissance des vraies valeurs européennes avec moins de finances, moins de bureaucratie et plus de travail, plus de famille et surtout plus de sécurité.

Cet appel à une réforme de l’Union européenne a ensuite été poursuivie de sa part par des instructions sur la nécessité de fermer les frontières et ne pas céder « aux chantages de Bruxelles ».

Cette allocution semble faire également référence à son implication dans la cause des Gilets jaunes ainsi qu’aux mauvaises relations entre la direction italienne et française ; puisque pour lui une nouvelle Europe qui sera portée par les Gilets jaunes et autres mouvements va bientôt voir le jour.

Salvini plus humanitaire et plus européen que Sánchez, par Olivier Bault

Si Matteo Salvini n’a pas complètement mis fin aux navettes des ONG entre les eaux libyennes et l’Europe, il leur rend la tâche beaucoup plus difficile et onéreuse. Sans compter que la fermeture des ports italiens met à nu toute l’hypocrisie des Sánchez et autres Macron qui vomissent dans les médias sur la « lèpre populiste ». Malte et l’Italie, mais aussi la France, ayant refusé d’accueillir les 300 immigrants clandestins à bord du navire de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms, c’est l’Espagne de Sánchez qui a bien dû s’y résoudre pour ne pas se contredire elle-même. La cargaison humaine livrée à l’ONG immigrationniste par les passeurs libyens est arrivée à Cadix le 28 décembre.

Quand l’Open Arms avait demandé à débarquer en Italie une semaine plus tôt, la réponse du ministre de l’Intérieur et chef de la Ligue avait été on ne peut plus claire : « Le navire espagnol battant pavillon espagnol a recueilli 300 immigrants et a demandé un port italien pour les faire débarquer après le refus de Malte. Ma réponse est claire : les ports italiens sont fermés ! Pour les trafiquants d’êtres humains et pour ceux qui les aident, fini la belle vie ! »

Le résultat des courses, c’est que tandis que la pression migratoire s’est beaucoup relâchée sur l’Italie, elle s’est fortement accentuée sur l’Espagne depuis la constitution du gouvernement socialiste de Pedro Sánchez début juin 2018 et ses déclarations en faveur de l’accueil des « migrants ». C’est ainsi qu’on dénombrait au 26 décembre 63 755 arrivées d’immigrants illégaux en Espagne depuis le début de l’année 2018 contre 28 707 en 2017. Le précédent record de 2006, avec ses 39 180 illégaux arrivés par voie de mer, principalement aux îles Canaries, à cause de la politique d’accueil du socialiste Zapatero et ses régularisations massives d’immigrés clandestins. Du coup, il y a eu 769 noyades de recensées entre le Maroc et l’Espagne en 2018 contre 223 en 2017.

A l’inverse, la politique ferme du gouvernement Conte, lui aussi en place depuis début juin, a fait passer le nombre d’arrivées par voie de mer de 119 369 en 2017 à 23 206 en 2018 (au 26 décembre), et le nombre de noyés en Méditerranée centrale de 2 853 à 1 306.

En outre, la politique de Salvini a pour effet une moindre pression migratoire entre l’Italie et la France et une réduction très significative du nombre d’immigrants en situation irrégulière à Vintimille, ce qui a été relevé par les médias français début décembre, tandis que la « route espagnole » est devenue en 2018 la plus importante du continent européen. C’est donc à la frontière avec l’Espagne que les policiers et gendarmes français refoulent désormais les immigrants clandestins par centaines. Environ 7 000 auraient ainsi été refoulés en 2018.

Joseph Cilluffo, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP Police pour les Pyrénées-Atlantiques, reconnaissait toutefois le 16 décembre dans Le Parisien : « Nos collègues de la police aux frontières contrôlent cinq points de passage. Mais il y en a beaucoup plus. Sauf que nos effectifs sont insuffisants pour faire un travail exhaustif. […] Parfois, vous pouvez contrôler plusieurs fois la même personne, mais vous savez qu’elle finira par revenir et réussir. […] Nos collègues espagnols ne nous aident pas vraiment. Ils savent que ces migrants ne souhaitent pas, pour la plupart, rester sur leur territoire, et veulent au contraire rallier la France, ou l’Angleterre pour une minorité d’entre eux. »

Et pourtant, à Paris comme à Bruxelles, c’est Sánchez que l’on vante et Salvini que l’on vomit. Va comprendre, Charles…

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 4 janvier 2019

À Rome, Matteo Salvini salue la vague des Gilets jaunes

10/12/2018 – EUROPE (NOVOpress)
C’est un Matteo Salvini sûr de sa force qui s’est offert un bain de foule samedi à Rome. Plusieurs dizaine de milliers de personne sont venus à la rencontre du ministre italien de l’Intérieur, qui fêtait ces six premiers mois au gouvernement. Certains de ses partisans étaient vêtus de “gilets jaunes”.

Regardez ce qui se passe en France ou ce qui se passait en Grèce. Regardez la crise économique que traverse la si puissante Allemagne, l’Espagne ou d’autres pays encore. Regardez ces gilets jaunes dans ce parc. Ici, ils garantissent l’ordre public, à Paris, ils manifestent. La violence n’est jamais justifiée, mais qui sème la pauvreté, récolte les manifestations. Qui sème les fausses promesses récolte la réaction des périphéries et des campagnes.


Salvini et Pellegrini hostiles au Pacte de l’ONU sur les migrations, par Olivier Bault

Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur de l’Italie et chef de la Ligue, a déclaré mardi être « absolument opposé au Pacte sur les migrations » et a assuré vouloir en parler avec ses alliés du Mouvement 5 étoiles (M5S). « Je ne vois pas pourquoi il faudrait déléguer aux organisations supranationales des choix qui reviennent aux pays » et « je ne vois pas pourquoi on mettrait sur le même plan les immigrants économiques et les réfugiés politiques », a expliqué Salvini, qui a cité le pape Benoît XVI, quand celui-ci avait rappelé qu’avant le droit d’émigrer, il y a un droit à rester dans son propre pays.

C’est donc un nouveau front qui pourrait s’ouvrir entre les deux alliés « populistes » au sein du gouvernement Conte, juste au moment où le parlement italien doit voter sur la loi relative à la Sécurité, qui permettra de mieux lutter contre l’immigration illégale mais qui déplaît au sein de l’aile gauche du M5S.

Néanmoins, la Ligue dépassant désormais 36% des intentions de vote dans les sondages, contre 27% pour le M5S (sondage IPSOS du 22 novembre), Matteo Salvini est en position de force pour imposer ses vues.

En Slovaquie aussi, ce « Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières » suscite des remous au sein du gouvernement depuis que le premier ministre Peter Pellegrini a annoncé dimanche que son pays ne le signerait pas.

La Slovaquie rejoint ainsi la liste des pays qui ont annoncé leur retrait officiel et définitif de ce pacte immigrationniste: les États-Unis, l’Australie, Israël, l’Autriche, la Hongrie, la Tchéquie et la Pologne. La Roumanie, la Bulgarie et la Croatie pourraient suivre bientôt, et peut-être même aussi la Belgique où l’un des partis de la coalition gouvernementale s’y oppose. En Allemagne, le débat fait rage au sein de la CDU et la CSU.

Le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières doit être signé à Marrakech les 10-11 décembre prochain.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 28 novembre 2018

L’Italie refuse de modifier son budget, par Olivier Bault

Après le rejet du projet de budget italien par la Commission européenne le 23 octobre dernier (voir Présent du 25 octobre), l’Italie avait trois semaines pour revoir sa copie, soit jusqu’au 13 novembre. L’Eurogroupe, c’est-à-dire les ministres des Finances de la zone euro, a apporté dans cette affaire son soutien à la Commission le 5 novembre, estimant que le creusement du déficit structurel de l’Italie d’un montant équivalant à 0,8% du PIB affecterait la monnaie unique des 19 pays de la zone.

Mais le gouvernement Conte n’a pas plié face aux exigences de Bruxelles et de ses partenaires de la zone euro. Avec une croissance quasiment nulle cette année et un taux de chômage aux alentours de 10%, la coalition du Mouvement 5 étoiles (M5S) et de la Ligue estime en effet que son projet de budget permettra de redynamiser l’économie. L’objectif affiché par Rome est un déficit à 2,4% du PIB en 2019 (contre 0,8% promis par le gouvernement précédent) et à 2,1% en 2020. Seule concession face à Bruxelles, les Italiens ont ajouté dans leur projet de budget une clause prévoyant des mesures automatiques afin de maintenir le déficit en dessous de 2,4% du PIB si ce plafond venait à être dépassé.

Car la Commission européenne ne croit même pas au respect de ce taux de déficit des finances publiques dans la mesure où elle table sur une croissance de 1,2% l’année prochaine alors que le gouvernement italien prévoit 1,5%. Pour la Commission, les prévisions trop optimistes de l’Italie conduiront en réalité, faute de se réaliser, à un déficit à 2,9% l’an prochain et à 3,1% en 2020. Les prévisions de croissance ne sont pas négociables, a déclaré dans un communiqué le ministre des Finances italien Giovanni Tria, puisqu’il s’agit de calculs techniques. Et si ce sont les prévisions italiennes qui s’avèrent justes, le gouvernement italien espère parvenir à réduire la dette publique de 131% du PIB à 130% l’an prochain et moins de 127% en 2021.

Par son refus de céder, l’Italie s’expose à une procédure de déficit excessif, avec une première étape le 21 novembre quand la Commission publiera une mise à jour du rapport sur la dette italienne. Si cette procédure peut aboutir à de lourdes sanctions financières (correspondant à 0,2% du PIB), encore jamais appliquées, il faudra sans doute attendre après les élections européennes pour qu’un plan correctif soit présenté à l’Italie. D’éventuelles sanctions ne pourraient sans doute pas être appliquées avant la mise en place de la nouvelle Commission européenne à l’automne 2019. En attendant, Matteo Salvini, vice-président du Conseil des ministres, ministre de l’Intérieur et chef de la Ligue, appelle les Italiens à manifester le 8 décembre contre la dictature de Bruxelles.

Mais en réalité, la plus grosse menace pesant aujourd’hui sur l’Italie, c’est le spread, c’est-à-dire l’écart des taux entre les bons du trésor italien et les bons allemands, qui oscille aux alentours de 300 points de base (3 points de pourcentage) depuis le début de la dispute sur le budget. Si cet écart devait augmenter, le coût de la dette pourrait devenir intenable. Bien entendu, les propos tenus par les membres de la Commission ou par le FMI qui dit craindre une récession en Italie, ou encore par l’économiste en chef de la Deutsche Bank qui propose de mettre l’Italie sous la tutelle du Mécanisme de stabilité européen, ne sont pas sans impact sur le spread. Et c’est bien là leur but : mettre l’Italie sous la pression des marchés pour l’obliger à céder.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 14 novembre 2018

Éric Zemmour : “Salvini n’est pas Mussolini. Orban n’est pas Hitler”

07/11/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Dans une interview donnée au journal Ouest-France, publiée mercredi 31 octobre, le président de la République s’est dit frappé par la ressemblance “entre le moment que nous vivons et celui de l’entre-deux-guerres”.

Quand j’ai entendu ça, j’ai hésité entre deux réactions : d’abord, le côté dubitatif devant un coup tactique, que je voyais venir gros comme une maison, et en même temps, l’effarement devant tant d’ignorance“, explique Éric Zemmour.

Il n’y a pas les méchants et il n’y a pas les gentils“, martèle Éric Zemmour.

Salvini n’est pas Mussolini. Orban n’est pas Hitler. On sait très bien ce que veut viser Macron. C’est faux. Ils sont élus démocratiquement. Hitler a fait 30% aux élections de 1932. Si la gauche s’était alliée, Hitler n’aurait pas été appelé chancelier par le président Hindenbourg. Mussolini non plus. Staline encore moins. Je ne vois pas la comparaison. Il y a d’autres problèmes, qui peuvent se référer à d’autres situations historiques mais pas aux années 30.


L’Union européenne met la pression sur la coalition anti-système italienne

26/10/2018 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
C’est une première dans l’histoire de l’Union européenne. La coalition entre le mouvement 5 étoiles et la Ligue présentaient les détails de leur budget à la commission.
Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici a demandé à l’Italie de réviser dans un délai de trois semaines son budget. Dans le cas contraire, elle risque l’ouverture d’une “procédure pour déficit excessif”, susceptible d’aboutir à des sanctions financières correspondant à plusieurs milliards d’euros.

Cela ne change rien, que ces messieurs de la spéculation se rassurent, on ne retourne pas en arrière“, a déclaré le patron de la Ligue.

Et Matteo Salvini d’ajouter :

Ils ne sont pas en train de s’attaquer à un gouvernement mais à un peuple. Ce sont des choses qui mettent les Italiens encore plus en colère et après on se plaint que la popularité de l’Union européenne soit au plus bas.