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Aide aux migrants : l’Aquarius privé de pavillon

24/09/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Après Gibraltar, ce sont à présent les autorités maritimes du Panama qui ont retiré leur agrément au navire pour “non-respect” des “procédures juridiques internationales”.

L’Aquarius s’était retrouvé en juin dernier au milieu d’un bras de fer européen avant de pouvoir débarquer des migrants recueillis en Méditerranée.

Pour le ministre italien de l’Intérieur, cette décision ne change rien : les ports italiens restent fermés à l’Aquarius, a fait savoir Matteo Salvini sur Twitter.

Matteo Salvini a par ailleurs indiqué qu’il allait poursuivre tous ceux qui aidaient les trafiquants de migrants.


[Vidéo] Entretien avec Matteo Salvini: «A Bruxelles, ils ne comprennent que le langage de l’argent»

12/09/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Le ministre de l’intérieur et vice-président du conseil italien a répondu aux questions de RT France.

Matteo Salvini revient sur la crise migratoire et l’Europe :

Je ne suis pas contre l’Europe. Je suis pour une Europe qui fait peu de choses mais qui les fait bien, laissant une liberté de choix dans d’autres domaines aux Etats individuels. Malheureusement, les fonctionnaires de Bruxelles ne comprennent que le langage de l’argent. C’est pourquoi ils ne parlent pas de principes, de valeurs, de solidarité. Ils parlent d’économie.


L’identité, clef d’explication principale des bouleversements politiques en Europe – Thierry Dubois (Les Identitaires)

Le 28 août, le Premier ministre hongrois Viktor Orban et le Vice-Premier ministre italien, Matteo Salvini, se sont rencontrés à Milan. Issus de deux tendances politiques initialement différentes, ils ont su, face au péril commun à toute l’Europe, se rejoindre sur les thématiques identitaires : « Nous voulons protéger nos frontières. Nous allons lutter contre les politiques pro-immigration d’Emmanuel Macron ».

Le Président français s’en est immédiatement gobergé : « Salvini et Orban ont raison de me désigner comme leur opposant principal », a-t-il déclaré lors de sa visite au Danemark, pendant laquelle il s’est moqué des « Gaulois réfractaires » et a déclaré que « le vrai Danois n’existe pas ».

Jamais le clivage n’avait été aussi clair. D’un côté les progressistes, qui prônent l’ouverture en tout (frontières, économie, mœurs…), qui détestent les identités, les peuples et les traditions. De l’autre les populistes, qui ont compris que la parenthèse de l’idéologie du vivre-ensemble s’était refermée. Sont revenues les limites, claires et précises, qui permettent aussi bien de désigner l’ennemi que de savoir qui nous sommes.

Si Macron accepte avec autant d’empressement ce statut d’opposant principal, c’est parce qu’il est déjà à bout de souffle. En France, il a réussi l’exploit de battre le record d’impopularité de Hollande à la même période. Sur la scène européenne, ses alliés se font bien rares : Merkel, qui a ouvert son pays à plus d’un million de migrants, directement responsable des viols de Cologne, de l’attentat du marché de Noël à Berlin, du meurtre de Chemnitz, et le nouveau Premier ministre espagnol socialiste Pedro Sanchez, qui ne résistera pas bien longtemps à la pression migratoire qui s’intensifie.

Car le fait est que la ligne pro-immigration est devenue intenable. Dans les pays scandinaves, même la gauche souhaite arrêter les frais. À l’Est, les dirigeants, Orban en tête, sentent le vent tourner et, soit par opportunisme, soit par conviction – qui était auparavant indicible à cause du politiquement correct –, adoptent de plus en plus librement un discours identitaire. Au Sud, le charismatique Salvini a pris la tête du mouvement populiste, porté par le réveil des peuples.

Outre-Atlantique, c’est Trump qui a été élu, contre 15 autres candidats républicains puis contre Hillary Clinton, sur un programme fermement identitaire, anti-immigration et refusant de céder à la gauche en s’excusant. En Australie, Scott Morrison vient de devenir Premier ministre : il est l’homme qui a mis en place la politique du NO WAY, contre les vagues de clandestins débarquant sur son sol. Son concurrent direct pour le poste n’était autre que le Ministre en poste de l’immigration.

La semaine dernière encore, le ministre de l’Intérieur allemand a déclaré que « l’immigration était la mère de tous les problèmes ». Hier, c’était le parti des Démocrates Suédois qui réalisait une forte progression en obtenant 17,8 % des voix. L’année qui vient de s’écouler montre que le populisme identitaire n’est pas un accident fait de cas isolés, mais bien une tendance, une lame de fond, qui s’inscrit dans la durée.

Macron se fait le chef d’un camp qui a déjà perdu. Si l’on ne peut pas dire que l’Histoire a un sens, elle connaît en tout cas des phases, et, comme l’a prédit le géopolitologue Samuel Huntington, le XXe siècle était celui des idéologies, le XXIe sera celui des identités.

Thierry Dubois

Texte repris du site de : Les Identitaires

Des magistrats tentent de mettre à genoux la Ligue de Salvini

« On voit que dans plusieurs pays d’Europe, l’institution judiciaire est instrumentalisée pour combattre politiquement les nationaux. Au mépris de la démocratie, au mépris du choix des électeurs dans les urnes, des magistrats politisés essayent d’entraver l’action de ceux qui défendent les intérêts vitaux de leurs nations et de leurs peuples », commentait vendredi matin le coprésident du groupe Europe des nations et des libertés au Parlement européen, Nicolas Bay, auquel Présent demandait ce qu’il pensait de la décision de justice tombée la veille en Italie. Une décision qui ressemble fort à la tentative actuelle de mise à mort du Rassemblement national en France par des magistrats connus pour leur positionnement politique à gauche.

Si l’étranglement financier du RN concerne le premier parti d’opposition français en termes d’intentions de vote dans les sondages, l’étranglement financier de la Ligue affecte un parti de gouvernement qui serait aujourd’hui largement en tête en cas de répétition des élections, puisqu’il est désormais à 32-34 % des intentions de vote contre 27-28 % pour son partenaire populiste de gauche, le Mouvement 5 étoiles.

Est-ce la raison pour laquelle la justice italienne a autorisé jeudi le placement sous séquestre – demandé par le parquet – de 49 millions d’euros de la Ligue ? Si dans le cas du RN la saisie préventive des fonds est liée à des accusations concernant les actuels députés au Parlement européen du parti, dans le cas de la Ligue il s’agit d’une affaire de fraude sur les remboursements des frais électoraux remontant aux années 2008 à 2010. A l’époque, le secrétaire général de la Ligue du Nord était Umberto Bossi, son fondateur, et c’est lui, et non pas Matteo Salvini, qui a été condamné avec l’ancien trésorier du parti Francesco Belsito. Et pourtant, c’est à l’actuel parti dirigé par Salvini que le parquet de Gênes demande le remboursement, huit ans après, des sommes qui auraient été indûment perçues.

Il n’y a actuellement dans les caisses de la Ligue que 5,5 millions d’euros issus, selon les avocats de ce parti, des contributions d’élus et donations d’électeurs. Dans cette affaire, comme dans celle concernant le RN, la saisie des fonds présents et à venir, qui équivaut à une mise à mort judiciaire d’un parti politique soutenu par des millions d’électeurs, est de nature préventive. C’est-à-dire qu’elle précède le jugement définitif sur le fond de l’affaire. En Italie comme en France, on assiste à une judiciarisation du combat politique en réaction à l’incapacité des partis politiques traditionnels de freiner la montée des populismes, avec une large place laissée à l’arbitraire de magistrats militants. Rappelons qu’en France, la saisie des fonds du RN fait en outre suite à une élection présidentielle noyautée par l’intervention d’un parquet financier au service de l’exécutif et de juges militants pour faire gagner Emmanuel Macron.

« Vous ne nous arrêterez pas ! », a réagi jeudi Matteo Salvini sur son compte Facebook, ajoutant : « Craignez la colère des justes. Je travaille pour la sécurité des Italiens, et ils ouvrent une enquête contre moi pour séquestration de personnes (30 ans de prison), je travaille pour changer l’Italie et l’Europe et ils me bloquent tous les comptes courants pour des erreurs présumées qui datent d’il y a dix ans. Si quelqu’un pense pouvoir m’arrêter ou me faire peur, c’est qu’il a mal compris, je n’abandonnerai pas et je travaillerai avec encore plus d’ardeur. Souriant et furieux. »

Interrogé par Présent vendredi matin, Max Ferrari, conseiller du président de Lombardie Attilio Fontana (Ligue) pour les affaires internationales, a déclaré : « Comme il semble impossible d’empêcher la Ligue de progresser, les gauchistes utilisent leur pouvoir judiciaire. Ce n’est pas nouveau, mais cette fois les gens réagissent. Tout le monde comprend bien qu’il s’agit d’une injustice. La Ligue va avoir des problèmes financiers, mais elle en ressortira encore plus forte. »

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 7 septembre 2018

Comment Richard Heuzé correspondant de Libération à Rome lynche Matteo Salvini

Précisons tout de suite, Richard Heuzé est le correspondant officiel du Figaro à Rome et non de Libération. Ses écrits pourraient pourtant paraître en bonne place dans le quotidien du groupe Drahi. L’Express (l’hebdomadaire du groupe Drahi) a consacré sa une et un dossier à Salvini, nouvel homme fort de l’Italie, dossier que nous avons analysé ici. En une phrase, à travers Salvini c’est Mussolini qui est de retour. Une interprétation à charge, reprise et développée par le Sieur Heuzé dans le Figaro du samedi 1er septembre 2018, sous le titre Une popularité « d’homme fort » dopée par la question des migrants. Visite guidée.
Un peu d’analyse sémantique

L’analyse du vocabulaire d’un article est souvent révélatrice de l’angle sous lequel un rédacteur souhaite traiter un quelconque sujet. Nous extrayons – pour l’édification du lecteur du Figaro qui parfois lit un peu rapidement – quelques expressions employées par l’aimable Richard autour de la personnalité, des attitudes et de la politique de Matteo Salvini (tous les mots en italiques sont des citations) :

Diatribe (contre les magistrats qui ont inculpé Salvini pour séquestration d’immigrés bloqués sur son ordre par les garde-côtes italiens).
Popularité forgée à la hache (facteur aggravant sur le thème dominant « les italiens d’abord »)
Campagne démagogique
Rare violence verbale
Substrat protoraciste latent dans la société (citation du professeur d’extrême gauche Michele – et non Michel – Storice, membre du think tank Innovazione democratica qui prône l’Open society chère à George Soros et lié au think tank anglais Open Democracy lui aussi lié à Soros)
Grossir les faits, les déformer, sonner l’alarme
Simplifiant et dramatisant les enjeux à outrance
Répandre la haine contre l’immigré
Au besoin, il utilise le mensonge, le fake news
Torse nu sur la place, comme autrefois le Duce (sic !)
Affirmations clivantes
Nettoyage de masse de l’Italie
Schématisation des thèmes les plus complexes (citation d’un autre professeur de gauche Massimiliano Pananari collaborateur de Democratica, le site d’information du PD, le premier parti de gauche en Italie, en pleine déconfiture électorale et en crise d’identité)

Malheureux Richard

Plaignons Richard au milieu de tant d’immondices. Son devoir l’oblige à fouiller avec répugnance de sa plume dans l’ordure. Avec un homme politique qui veut « identifier un ennemi… ce sera l’immigré, le différent qu’il faut faire passer pour une menace », car – les italiens qui sont aveugles devraient le voir, il n’y a qu’une « prétendue invasion ». Et ces électeurs qui suivent ! « issus des classes populaires ou de la petite bourgeoisie », ils admirent « les bains de foule à répétition », ils envoient 100000 tweets de solidarité avec le monstre attaqué par les magistrats. #NessunoTocchiSalvini (#PersonneNeToucheSalvini). Pourtant sa popularité d’« homme fort » (c’est le camarade Richard qui met les guillemets dans son titre, signifiant qu’il n’est pas si fort que ça, sinon par ses excès, ses mensonges et ses bains de foule demi-nu sur les plages), le met en place de favori pour les élections régionales de l’automne en Italie et les européennes de 2019.

Voici un article qui sera étudié dans les écoles de journalisme. À titre de contre-exemple bien entendu et d’étude de cas d’anti-journalisme. Il est bien rare de voir tant de bile acide, de remontées gastriques aigres, de renvois stomacaux, d’œsophagite irritée dans un papier aussi bref, tournant au lynchage. Le bruit court (?) que le poste de correspondant à Rome de Libération pourrait se libérer. L’ami Richard postulera-t-il ? Ou bien (son niveau en italien doit le permettre) un petit poste de rédacteur à Democratica, du PD italien, il en a toutes les compétences. Souhaitons lui bonne chance. Forza Richard !

Tribune reprise du site OJIM

Nicolas Dhuicq : « La réaction italienne a été salutaire »

Nicolas Dhuicq analyse la rencontre Salvini-Orbán et la crise migratoire en Europe.

Salvini et Orban se sont rencontrés. Le Premier ministre hongrois a qualifié Salvini de héros. Il semblerait qu’une espèce de duel est en train de s’organiser avec Salvini et Orban d’un côté et Macron de l’autre côté. Le rapprochement entre l’Italie et la Hongrie était-il évident ?

Je trouve qu’il est assez logique. Pour comprendre l’Italie, il faut se souvenir que l’Union européenne des beaux esprits a abandonné les Italiens qui ont la distance la plus faible avec les rives nord du continent africain. Pendant longtemps, l’Europe a abandonné l’Italie, d’où la réaction italienne qui est à mon sens assez salutaire. Beaucoup des beaux esprits qui critiquent l’Italie ne prendraient pas chez eux des réfugiés. Nous avons une espèce de bourgeoisie qui se pense détentrice de la vérité et qui se permet d’émettre des jugements de valeur en permanence. C’est assez insupportable.
La morale de tout cela est que la solution pérenne serait une solution du développement du continent africain. J’ai très peur de l’explosion d’Algérie à la mort de Bouteflika. Je ne sais pas combien de temps le royaume marocain va résister aux islamistes. Si le continent africain continue son évolution démographique, il faudra absolument fixer les populations.
Il s’agit-là du long terme, mais malheureusement le long terme est peu compatible avec l’électoralisme. Mais il faudra absolument qu’on puisse aborder ce sujet.
Pour le reste, je trouve que la politique de Salvini est assez courageuse. Il se trouve assez seul jusqu’à présent parmi les dirigeants qui sont plutôt dans cette bourgeoisie éclairée qui vit dans un monde qui n’existe plus aujourd’hui.
Pour le reste, il n’y a pas de duel avec Emmanuel Macron puisqu’il pèse de moins en moins au niveau international. Il n’y a pas de politique étrangère française à l’heure actuelle. La question de fond pour l’Italie sera la même à laquelle était confronté Mattéo Renzi, c’est-à-dire la question du poids des banques américaines, le poids du dollar et du poids des emprunts qu’ils doivent faire sur les fameux marchés financiers totalement contrôlés par les Américains. D’où la guerre monétaire qui se joue et qui à mon avis va être encore plus importante dans l’élection européenne à venir que les questions d’immigration.

Texte repris du site Boulevard Volatire

Pour Alba Ventura : “Salvini et Orban ont désigné Macron comme leur cible”

30/08/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Une course contre la montre se joue en Europe. Dans 9 mois ont lieu les élections européennes, avec en toile de fond le dossier sur les migrants, les dirigeants du continent s’affrontent. Notamment avec Emmanuel Macron d’un côté et de l’autre l’italien Salvini et le hongrois Orban.

On se rappelle que Matteo Salvini avait traité Emmanuel Macron d’”arrogant” qui avait qualifié les partis populistes de “lèpre nationaliste“.

Matteo Salvini a donc reçu le premier ministre hongrois Victor Orban à Milan. Les deux leaders ont accusé le président français d’être le “chef de file des partis pro-migrants“. Mais surtout ils ont ni plus ni moins désigné Emmanuel Macron comme leur “cible“.


“Matteo Salvini est mon héros” déclare le Premier ministre hongrois Viktor Orban

29/08/2018 – EUROPE (NOVOpress)
C’est mon héros et aussi mon compagnon de voyage“, a déclaré Viktor Orban à propos de Matteo Salvini avant une rencontre avec ce dernier.

Viktor Orban et Matteo Salvini apparaissent aujourd’hui comme les partisans d’une ligne dure contre les migrants arrivant en Europe. Et ils le prouvent par les actes.

D’ailleurs, le Premier ministre hongrois a également déclaré : “La Hongrie est la preuve que les migrants peuvent être arrêtés sur la terre ferme” tout en ajoutant : “C’est là que débute la mission de Salvini. Il devrait démontrer que ces migrants peuvent être arrêtés également sur les mers“.


Les juges contre le peuple en Italie, par Olivier Bault

« Des juges qui veulent retirer le pouvoir aux peuples pour se l’approprier indûment, ça s’appelle “le gouvernement des juges” et ça n’existe pas qu’en France… Soutien à Matteo Salvini et au peuple italien », écrivait Marine Le Pen sur sa page Facebook le 26 août dernier. Un procureur de Sicile a ouvert samedi une enquête contre le ministre de l’Intérieur italien pour séquestration de personnes, arrestations illégales et abus de pouvoir.

Il s’agit de l’affaire du bateau des gardes-côtes italiens Diciotti auquel Salvini avait interdit de débarquer les « migrants » récupérés en mer tant que d’autres pays européens n’auraient pas accepté de les prendre en charge. Finalement, ces candidats à l’immigration illégale ont été débarqués samedi au bout de deux semaines en mer après que l’Albanie et l’Irlande eurent accepté d’en prendre une quarantaine et que l’Eglise d’Italie se fut engagée à prendre en charge les autres (une centaine) à ses propres frais. Quatre de ces immigrants ont été arrêtés car ils sont soupçonnés d’être des passeurs.

Contre la décision du procureur d’Agrigente d’ouvrir une enquête le concernant et de transmettre le dossier au « tribunal des ministres », le leader de la Ligue a affirmé, défiant, que ce petit procureur militant pouvait bien venir l’arrêter mais qu’il n’arrêterait pas la volonté de 60 millions d’Italiens.

Salvini assure avoir reçu de très nombreuses manifestations de soutien de citoyens mais aussi de magistrats face à cette ingérence du pouvoir judiciaire dans les prérogatives du pouvoir politique. Un sondage publié par La Reppubblica montre d’ailleurs que la politique du ministre de l’Intérieur est soutenue non seulement par les sympathisants de la Ligue mais aussi par une majorité croissante des sympathisants du Mouvement 5 étoiles avec lequel la Ligue gouverne, les deux partis totalisant désormais dans les sondages près de 60 % des intentions de votes.

Le chef du M5S, Luigi Di Maio a apporté son soutien à son collègue de la Ligue sur ce dossier, affirmant que la gestion de cette affaire du Diciotti « a été un signal clair pour montrer au monde que l’Italie traite sérieusement la question de la redistribution des migrants ». Mais là où les deux leaders populistes divergent, c’est que le parti de Salvini ne fait pas de la redistribution des immigrants son but. Il l’a redit dans une interview à la radio quelques jours avant le débarquement des « migrants » du Diciotti : son objectif est de mettre un terme à l’immigration illégale en mettant en place une politique similaire à celle de l’Australie et « qu’aucune personne arrivant en canot pneumatique ne puisse mettre les pieds en Europe, car sinon nous ne démonterons pas le business de la mafia des passeurs ».

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 28 août 2018

Lutte contre l’immigration : rencontre trilatérale à Innsbruck

13/07/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Une rencontre trilatérale à eu lieu Innsbruck, en Autriche, ce jeudi, en marge d’une réunion des ministres de l’Intérieur des 28, entre le ministre autrichien et ses homologues allemand et italien, Horst Seehofer et Matteo Salvini.

Ce dernier, maître d’oeuvre du durcissement de Rome sur la question de l’immigration a réitéré sa vision des choses en la matière.

Matteo Salvini a notamment déclaré :

Moins de départs, donc moins d’arrivées de migrants signifient moins de morts mais aussi une réduction des problèmes et des coûts économiques et sociaux engendrés par une immigration que nous ne sommes plus capables de gérer. Si le modèle italien devient un modèle européen, ce sera pour moi, pour nous, une source de fierté. Un modèle que nous voulons encore améliorer grâce à l’appui des autorités libyennes.


Italie – Pour Alba Ventura, “le vrai premier ministre, c’est Matteo Salvini !”

28/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Dans le nouveau paysage politique italien, le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini prend toute la lumière. Omniprésent, très ambitieux, Alba Ventura considère que c’est lui le vrai patron.

C’est lui qui a déclenché la crise politique en Europe sur le sujet de l’immigration, en refusant que les bateau de migrants accostent dans les ports d’Italie. Son nom sera dans toutes les têtes, alors que se réunissent ces 28 et 29 juin tous les dirigeants de l’Union européenne.

Lui, c’est Matteo Salvini, le ministre de l’Intérieur italien. Un ministre qui est bien plus qu’un simple ministre : c’est lui le vrai premier ministre. Le magazine Courrier international publie cette semaine un article très intéressant du site d’information italien Linkiesta. Ce site a répertorié toutes les prises de paroles et les actions de Matteo Salvini ces dernières semaines.

Sur la “flat tax” ou sur le régime fiscal, il parle à la place du ministre de l’Économie. Sur la réforme du code pénal ou sur la légitime défense, il parle à la place du ministre de la Justice. Il se rend en Afrique du Nord pour rencontrer un dirigeant libyen, et il sera bientôt en Égypte, comme s’il était ministre des Affaires étrangères.


Matteo Salvini en Libye déterminé à enrayer l’immigration illégale

26/06/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Depuis l’entrée en fonction du gouvernement populiste en Italie le 1er juin, le patron de la Ligue Matteo Salvini multiplie les déclarations provocatrices pour affirmer sa politique : le refus d’accueillir l’Aquarius, ou les annonces sur les Roms clandestins.

Alors que s’organisait à Bruxelles le sommet sur l’immigration qui n’a abouti, bien sûr, sur aucune solution concrète, il a salué dimanche l’intervention des autorités libyennes, qui ont recueilli en mer et ramené en Libye plus de 820 clandestins.

Et hier, lundi 25 juin, Matteo Salvini a effectué une visite officielle en Libye ?

À Tripoli, il a affirmé que l’Italie allait proposer l’installation, d’un commun accord avec les autorités libyennes, de, je cite, « centres d’accueil et d’identification au sud de la Libye, à sa frontière externe, pour aider autant que possible l’Italie à bloquer la migration ». Lors du sommet européen, la France et l’Espagne avait proposé ce samedi des « centres fermés » sur les côtes européennes. Ce à quoi Salvini avait répondu sur Twitter : « Des hotspots d’accueil en Italie ? Ce serait un problème pour nous et pour la Libye elle-même parce que les flux de la mort ne s’interrompront pas ».

Les ONG ont été sommées par l’Italie de ne plus intervenir dans les opérations de sauvetage

Il a en effet souligné la nécessité de renforcer la souveraineté libyenne sur l’espace maritime. Au contraire, il fustige l’action des ONG humanitaires, faisant savoir que plus aucun de leurs navires ne pourrait accoster en Italie pour y débarquer les clandestins recueillis en mer. Lundi, dans un entretien donné à La Repubblica, le vice-premier ministre libyen Ahmed Miitig a appuyé sur la collaboration « décisive » entre Tripoli et le gouvernement italien : « Les trafiquants qui font venir les migrants en Italie sont pour nous des bandes criminelles dangereuses, qui ne permettent pas à la Libye de faire des pas en avant en direction d’une difficile normalisation ».

La politique migratoire, le tombeau du “en même temps” ?, par Philippe Bilger

Que Christiane Taubira “s’indigne” de la politique migratoire du président de la République serait plutôt à mes yeux un gage de la fiabilité et du réalisme de celle-ci : selon l’ancienne ministre pourtant, “indécence, marketing et silence” (JDD). Alors qu’elle célèbre la “lueur” provenant de l’Espagne.

L’Aquarius, les réactions d’Emmanuel Macron, le refus italien, l’accueil espagnol ont mis en lumière, au contraire, l’extrême difficulté d’une politique migratoire qui précisément a pour faiblesse de ne pas être une politique – un réel qu’on affronte et qui contraint à une appréhension non équivoque – mais un humanisme empêtré.

La France, initialement, face au défi posé par l’Aquarius avec ses plus de six cents migrants, ne bronche pas et, à l’exception de généralités généreuses, n’a pas fait mine ni n’a eu l’intention de les accueillir.

En revanche le ministre italien de l’Intérieur et chef de la Ligue (extrême droite), Matteo Salvini, s’étant vigoureusement opposé à cet accueil par l’Italie – à l’encontre du respect du droit international, si on suit l’appréciation de notre président – a été vertement sermonné par ce dernier qui a dénoncé “la part de cynisme et d’irresponsabilité”.

Petits remous diplomatiques. L’Italie est offensée. Matteo Salvini, sur un mode ironique, s’adresse à Emmanuel Macron : “Emmanuel, si ton coeur est si grand que tu le dis, nous te donnons 9 000 personnes à accueillir”.

Apaisement apparent.

Le président de la République reçoit à l’Elysée Giuseppe Conte, le chef du gouvernement italien, et à l’issue de la rencontre un communiqué est publié qui fait état de la parfaite entente, pour la politique migratoire, entre l’Italie et la France (Libération).

Enfin celle-ci accepte d’accueillir certains migrants de l’Aquarius après que leur situation aura été examinée par les autorités espagnoles.

Le moins qu’on puisse souligner est que le processus que j’ai décrit sommairement ne démontre pas une grande cohérence de la position française.

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Matteo Salvini plébiscité pour son courage politique, par Pierre Malpouge

« La ligne dure paie », a lancé Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur et du gouvernement Ligue-M5S. Après avoir refusé au navire humanitaire Aquarius de jeter l’ancre sur les côtes italiennes et de débarquer les « migrants » qui se trouvaient à son bord, et malgré les rodomontades bien-pensantes et hypocrites des dirigeants européens, à commencer par celles d’Emmanuel Macron, la droite nationale italienne suscite un raz de marée plus que favorable dans l’opinion de la population du pays.

Ainsi, selon un sondage, 80 % des Italiens, soit l’immense majorité de la population, soutiennent les actions de Matteo Salvini sur la question de l’immigration et sa décision de fermer les ports italiens aux bateaux « récupérateurs » de migrants.

Par ailleurs, toujours selon ce sondage, environ 30 % des Italiens ont une position radicale et voudraient que tous les migrants soient rejetés. Seuls 20 % des Italiens seraient prêts à accueillir les migrants sans discrimination.

Mgr Malle, l’évêque de Gap, menace Matteo Salvini de « l’enfer », mais cette politique de fermeté, plébiscitée par le peuple italien, et aussi par la quasi-totalité des organes de presse italiens, est un énorme succès politique pour le leader de la Ligue. Un succès salué notamment en France par le Rassemblement national (ex-FN).

La complicité de certaines ONG

Par la voix de Julien Sanchez, ce parti assure qu’« on aurait pris la même décision que Salvini. Accueillir une immigration supplémentaire est irresponsable. On doit maîtriser nos frontières ». Et une partie des Républicains et le parti Debout la France (DLF) ont emboîté le pas au RN. Le porte-parole de Debout la France, Damien Lempereur, invité mardi sur le plateau de RT France, a salué la décision de Matteo Salvini en déclarant que « contrairement à toute la bien-pensance, nous pensons que c’est le bon signal qu’il fait envoyer ». « La solution, a-t-il ajouté, n’est pas d’accueillir toujours plus [de migrants] mais d’aider à développer l’Afrique. » Le porte-parole de DLF a précisé que les pays européens n’avaient pas « vocation à accueillir tous les clandestins qui se dirigent vers nos côtes avec la complicité parfois un peu douteuse de certaines ONG ».

En renvoyant dans leur but le diktat franco-allemand et la dictature de Bruxelles en matière d’accueil de toute la misère du monde, l’Italie, par l’intermédiaire d’un Matteo Salvini, droit dans ses bottes et homme fort du nouveau gouvernement italien (soutenu par le numéro un hongrois Viktor Orbán et par le chancelier autrichien Sebastian Kurz), annonce la couleur et montre ainsi le chemin à une Europe irresponsable et incapable d’apporter une solution commune et crédible au flux migratoire actuel. Un chemin mais également un message à l’attention des migrants qui dorénavant vont devoir éviter de débarquer ou tenter de débarquer sur les côtes italiennes.

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 14 juin 2018