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Lutte contre l’immigration : rencontre trilatérale à Innsbruck

13/07/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Une rencontre trilatérale à eu lieu Innsbruck, en Autriche, ce jeudi, en marge d’une réunion des ministres de l’Intérieur des 28, entre le ministre autrichien et ses homologues allemand et italien, Horst Seehofer et Matteo Salvini.

Ce dernier, maître d’oeuvre du durcissement de Rome sur la question de l’immigration a réitéré sa vision des choses en la matière.

Matteo Salvini a notamment déclaré :

Moins de départs, donc moins d’arrivées de migrants signifient moins de morts mais aussi une réduction des problèmes et des coûts économiques et sociaux engendrés par une immigration que nous ne sommes plus capables de gérer. Si le modèle italien devient un modèle européen, ce sera pour moi, pour nous, une source de fierté. Un modèle que nous voulons encore améliorer grâce à l’appui des autorités libyennes.


Italie – Pour Alba Ventura, “le vrai premier ministre, c’est Matteo Salvini !”

28/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Dans le nouveau paysage politique italien, le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini prend toute la lumière. Omniprésent, très ambitieux, Alba Ventura considère que c’est lui le vrai patron.

C’est lui qui a déclenché la crise politique en Europe sur le sujet de l’immigration, en refusant que les bateau de migrants accostent dans les ports d’Italie. Son nom sera dans toutes les têtes, alors que se réunissent ces 28 et 29 juin tous les dirigeants de l’Union européenne.

Lui, c’est Matteo Salvini, le ministre de l’Intérieur italien. Un ministre qui est bien plus qu’un simple ministre : c’est lui le vrai premier ministre. Le magazine Courrier international publie cette semaine un article très intéressant du site d’information italien Linkiesta. Ce site a répertorié toutes les prises de paroles et les actions de Matteo Salvini ces dernières semaines.

Sur la “flat tax” ou sur le régime fiscal, il parle à la place du ministre de l’Économie. Sur la réforme du code pénal ou sur la légitime défense, il parle à la place du ministre de la Justice. Il se rend en Afrique du Nord pour rencontrer un dirigeant libyen, et il sera bientôt en Égypte, comme s’il était ministre des Affaires étrangères.


Matteo Salvini en Libye déterminé à enrayer l’immigration illégale

26/06/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Depuis l’entrée en fonction du gouvernement populiste en Italie le 1er juin, le patron de la Ligue Matteo Salvini multiplie les déclarations provocatrices pour affirmer sa politique : le refus d’accueillir l’Aquarius, ou les annonces sur les Roms clandestins.

Alors que s’organisait à Bruxelles le sommet sur l’immigration qui n’a abouti, bien sûr, sur aucune solution concrète, il a salué dimanche l’intervention des autorités libyennes, qui ont recueilli en mer et ramené en Libye plus de 820 clandestins.

Et hier, lundi 25 juin, Matteo Salvini a effectué une visite officielle en Libye ?

À Tripoli, il a affirmé que l’Italie allait proposer l’installation, d’un commun accord avec les autorités libyennes, de, je cite, « centres d’accueil et d’identification au sud de la Libye, à sa frontière externe, pour aider autant que possible l’Italie à bloquer la migration ». Lors du sommet européen, la France et l’Espagne avait proposé ce samedi des « centres fermés » sur les côtes européennes. Ce à quoi Salvini avait répondu sur Twitter : « Des hotspots d’accueil en Italie ? Ce serait un problème pour nous et pour la Libye elle-même parce que les flux de la mort ne s’interrompront pas ».

Les ONG ont été sommées par l’Italie de ne plus intervenir dans les opérations de sauvetage

Il a en effet souligné la nécessité de renforcer la souveraineté libyenne sur l’espace maritime. Au contraire, il fustige l’action des ONG humanitaires, faisant savoir que plus aucun de leurs navires ne pourrait accoster en Italie pour y débarquer les clandestins recueillis en mer. Lundi, dans un entretien donné à La Repubblica, le vice-premier ministre libyen Ahmed Miitig a appuyé sur la collaboration « décisive » entre Tripoli et le gouvernement italien : « Les trafiquants qui font venir les migrants en Italie sont pour nous des bandes criminelles dangereuses, qui ne permettent pas à la Libye de faire des pas en avant en direction d’une difficile normalisation ».

La politique migratoire, le tombeau du “en même temps” ?, par Philippe Bilger

Que Christiane Taubira “s’indigne” de la politique migratoire du président de la République serait plutôt à mes yeux un gage de la fiabilité et du réalisme de celle-ci : selon l’ancienne ministre pourtant, “indécence, marketing et silence” (JDD). Alors qu’elle célèbre la “lueur” provenant de l’Espagne.

L’Aquarius, les réactions d’Emmanuel Macron, le refus italien, l’accueil espagnol ont mis en lumière, au contraire, l’extrême difficulté d’une politique migratoire qui précisément a pour faiblesse de ne pas être une politique – un réel qu’on affronte et qui contraint à une appréhension non équivoque – mais un humanisme empêtré.

La France, initialement, face au défi posé par l’Aquarius avec ses plus de six cents migrants, ne bronche pas et, à l’exception de généralités généreuses, n’a pas fait mine ni n’a eu l’intention de les accueillir.

En revanche le ministre italien de l’Intérieur et chef de la Ligue (extrême droite), Matteo Salvini, s’étant vigoureusement opposé à cet accueil par l’Italie – à l’encontre du respect du droit international, si on suit l’appréciation de notre président – a été vertement sermonné par ce dernier qui a dénoncé “la part de cynisme et d’irresponsabilité”.

Petits remous diplomatiques. L’Italie est offensée. Matteo Salvini, sur un mode ironique, s’adresse à Emmanuel Macron : “Emmanuel, si ton coeur est si grand que tu le dis, nous te donnons 9 000 personnes à accueillir”.

Apaisement apparent.

Le président de la République reçoit à l’Elysée Giuseppe Conte, le chef du gouvernement italien, et à l’issue de la rencontre un communiqué est publié qui fait état de la parfaite entente, pour la politique migratoire, entre l’Italie et la France (Libération).

Enfin celle-ci accepte d’accueillir certains migrants de l’Aquarius après que leur situation aura été examinée par les autorités espagnoles.

Le moins qu’on puisse souligner est que le processus que j’ai décrit sommairement ne démontre pas une grande cohérence de la position française.

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Matteo Salvini plébiscité pour son courage politique, par Pierre Malpouge

« La ligne dure paie », a lancé Matteo Salvini, ministre de l’Intérieur et du gouvernement Ligue-M5S. Après avoir refusé au navire humanitaire Aquarius de jeter l’ancre sur les côtes italiennes et de débarquer les « migrants » qui se trouvaient à son bord, et malgré les rodomontades bien-pensantes et hypocrites des dirigeants européens, à commencer par celles d’Emmanuel Macron, la droite nationale italienne suscite un raz de marée plus que favorable dans l’opinion de la population du pays.

Ainsi, selon un sondage, 80 % des Italiens, soit l’immense majorité de la population, soutiennent les actions de Matteo Salvini sur la question de l’immigration et sa décision de fermer les ports italiens aux bateaux « récupérateurs » de migrants.

Par ailleurs, toujours selon ce sondage, environ 30 % des Italiens ont une position radicale et voudraient que tous les migrants soient rejetés. Seuls 20 % des Italiens seraient prêts à accueillir les migrants sans discrimination.

Mgr Malle, l’évêque de Gap, menace Matteo Salvini de « l’enfer », mais cette politique de fermeté, plébiscitée par le peuple italien, et aussi par la quasi-totalité des organes de presse italiens, est un énorme succès politique pour le leader de la Ligue. Un succès salué notamment en France par le Rassemblement national (ex-FN).

La complicité de certaines ONG

Par la voix de Julien Sanchez, ce parti assure qu’« on aurait pris la même décision que Salvini. Accueillir une immigration supplémentaire est irresponsable. On doit maîtriser nos frontières ». Et une partie des Républicains et le parti Debout la France (DLF) ont emboîté le pas au RN. Le porte-parole de Debout la France, Damien Lempereur, invité mardi sur le plateau de RT France, a salué la décision de Matteo Salvini en déclarant que « contrairement à toute la bien-pensance, nous pensons que c’est le bon signal qu’il fait envoyer ». « La solution, a-t-il ajouté, n’est pas d’accueillir toujours plus [de migrants] mais d’aider à développer l’Afrique. » Le porte-parole de DLF a précisé que les pays européens n’avaient pas « vocation à accueillir tous les clandestins qui se dirigent vers nos côtes avec la complicité parfois un peu douteuse de certaines ONG ».

En renvoyant dans leur but le diktat franco-allemand et la dictature de Bruxelles en matière d’accueil de toute la misère du monde, l’Italie, par l’intermédiaire d’un Matteo Salvini, droit dans ses bottes et homme fort du nouveau gouvernement italien (soutenu par le numéro un hongrois Viktor Orbán et par le chancelier autrichien Sebastian Kurz), annonce la couleur et montre ainsi le chemin à une Europe irresponsable et incapable d’apporter une solution commune et crédible au flux migratoire actuel. Un chemin mais également un message à l’attention des migrants qui dorénavant vont devoir éviter de débarquer ou tenter de débarquer sur les côtes italiennes.

Pierre Malpouge

Article paru dans Présent daté du 14 juin 2018

Trump, Salvini : l’histoire s’écrit sans Macron, par Ivan Rioufol

Emmanuel Macron ne voit pas que l’histoire s’écrit sans lui. Les “populistes” qu’il méprise sont ceux qui, forts du soutien de leurs électeurs, remportent les victoires. Donald Trump vient de signer avec la Corée du Nord, mardi, un accord capital sur la dénucléarisation progressive de la péninsule coréenne. Le texte, à compléter, éloigne la perspective d’un conflit nucléaire. En s’opposant à l’arrivée en Italie d’un bateau transportant des clandestins, Matteo Salvini, le ministre de l’Intérieur italien, a également démontré que la détermination d’un homme à appliquer son programme était plus efficace qu’un bavardage multilatéral, incapable de produire une ligne claire.

Face à Trump et à Salvini, Macron ne cache plus son aversion. Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a qualifié le rapprochement historique entre les Etats-Unis et la Corée du nord de simple “événement significatif”, alors même que Trump et Kim Jong Un ont confirmé, ce mercredi, des invitations dans leur pays respectif. Hier, le chef de l’Etat a dénoncé, parlant du refus italien d’accueillir l’Aquarius et ses 629 clandestins, “la part de cynisme et d’irresponsabilité” du nouveau gouvernement. La France s’est pourtant gardée d’ouvrir, même en Corse, un de ses ports au navire indésirable. L’Aquarius a finalement trouvé à accoster à Valence (Espagne). Les donneurs de leçons feraient mieux de s’abstenir quand eux-mêmes se révèlent incapables d’appliquer ce qu’ils exigent des autres…

Le président français a eu les honneurs de la presse américaine pour sa “féroce” poignée de main avec Trump, lors du G7 : elle a laissé la trace de son pouce sur la peau du président américain. Cette vacuité dans l’évaluation des rapports de force résume la détresse du camp du Bien, confronté à sa marginalisation. Car un basculement idéologique est en cours, sous la pression des nations excédées. Trump est plus populaire aux Etats-Unis que Macron ne l’est en France. Les sondages soutiennent Salvini. Le chef de l’Etat se trompe d’adversaires quand il réserve ses attaques à ces fortes têtes, tout en ménageant ceux qui insultent la France. La prudence d’Edouard Philippe sur le chanteur islamiste Médine, invité au Bataclan (blog de lundi), dit la lâcheté de la Macronie : le premier ministre s’est contenté de rappeler la liberté d’expression, sans juger la profanation.

C’est cette faiblesse face aux vrais ennemis de la France qui choque, tandis que sont désignés comme dangereux ceux qui entendent défendre leur pays d’une invasion migratoire et d’une soumission, par paresse ou par crainte, à l’idéologie islamiste. Lundi, la municipalité communiste de Bezons (Val d’Oise) a inauguré, sous pression musulmane, une Allée de la Nakba (avec drapeau palestinien et texte en arabe) “en mémoire de l’expulsion de 800.00 palestiniens (…) par le criminel de guerre David Ben Gourion pour la création de l’Etat d’Israël”. Mardi, face au tollé, la plaque a été retirée. Mais comment ne pas s’inquiéter de la France de demain, quand de telles provocations anti-juives se produisent déjà ?

Ivan Rioufol

Texte daté du 13 juin 2018 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Le nouveau gouvernement italien inaugure sa politique anti-immigrés par un geste fort

12/06/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Pour rappel les dernières élections générales italiennes ont marqué une poussée historique de la Ligue du Nord, parti nationaliste dont le slogan “Les italiens d’abord” a fait mouche dans une Italie en première ligne face à la vague migratoire qui envahit l’Europe en particuliers ces dernières années. Son chef, Matteo Salvini, a obtenu le poste de ministre de l’intérieur, ce qui lui a offert une place rêvée pour lutter contre ce flux migratoire. Après de nombreuses déclarations annonçant notamment commencer par renvoyer 300 clandestins par jour, il a eu l’occasion d’étayer ses paroles d’actes ces derniers jours.

Quelles sont donc les circonstances dans lesquelles le nouveau ministre de l’Intérieur a pu agir concrètement contre l’immigration ?

C’est une histoire hélas banale, celle d’un navire affrété par une ONG raflant de nombreux immigrés dans les eaux libyennes, pour ensuite partir déposer ceux-ci dans un port italien, leur ouvrant ainsi la voie vers l’Europe. Ce navire, l’Aquarius, est donc arrivé dans les eaux italiennes nanti de plus de 600 clandestins, pour se voir refuser l’entrée des ports italiens par décision du gouvernement italien. Après avoir subi un refus similaire de la part de Malte, aux dernières nouvelles il ferait route vers les ports espagnols, le nouveau gouvernement ibérique portant fort à gauche n’ayant pas manqué l’occasion d’accueillir ces immigrés illégaux.

L’analyse de ces événements permet de mettre en lumière un fait intéressant

Il apparaît en effet que le navire en question a pu embarquer tous ces clandestins grâce à des instructions du centre de secours de Rome. On pourrait ainsi supposer que les autorités italiennes ont guidé l’Aquarius pour après mieux le refuser, et donc marquer leur opposition à l’immigration illégale par un coup d’éclat soigneusement orchestré. Le peuple italien n’a pas manqué de montrer son soutien à cette action. Les premiers résultats des élections municipales indiquent effectivement un considérable succès de la coalition de droite menée par la ligue du nord. Dans le même temps le mouvement 5 étoiles, beaucoup moins ferme sur la position migratoire mais sorti lui aussi gagnant des législatives de début mars, a subi un échec cuisant, étant absent de tous les ballottages dans les principales villes. Coup de maître donc de la ligue du Nord, qui remporte un succès électoral remarquable, tout en marquant fermement aux ONG et donc aux immigrés illégaux que les portes de l’Italie ne leur sont plus si ouvertes.

En Italie, Matteo Salvini refuse d’accueillir l’Aquarius, un bateau chargé de migrants

11/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
C’est la première décision spectaculaire du nouveau ministère italien de l’Intérieur, Matteo Salvini: il refuse qu’un navire humanitaire chargé de réfugiés entre dans un port italien. Le bateau en question, l’Aquarius, transporte 600 personnes, dont 123 mineurs isolés.

“Il estime que l’Italie est attaquée par ces migrants, rappelle Blandine Hugonnet, correspondante de BFMTV à Rome, et demande l’aide de l’Europe, l’aide de l’OTAN.”

Matteo Salvini a notamment déclaré que « l’Italie et la Sicile ne peuvent être le camp de réfugiés de l’Europe ».



Matteo Salvini Ligue du Nord

Italie : Matteo Salvini demande aux migrants clandestins de faire leurs valises

06/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
Alors que Giuseppe Conte a exprimé sa volonté de voir mis en place un système de répartition des demandeurs d’asile à l’échelle de l’Union européenne, Matteo Salvini lui a promis de réduire le nombre d’arrivée de réfugiés, et de lancer le processus d’expulsion des migrants illégaux. Une politique qui divise la société italienne.


Matteo Salvini en Sicile pour marteler son discours anti-immigration

04/06/2018 – EUROPE (NOVOpress)
A peine désigné, déjà sur le terrain. Le nouveau ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini est venu en Sicile ce dimanche. Objectif : marteler son discours anti-immigration. A l’occasion d’une réunion de soutien à ses candidats aux municipales du 10 juin, il en a dit un peu plus sur sa politique.

Comme ministre, je travaillerai avec nos partenaires européens et avec les pays africains pour empêcher des milliers de personnes désespérées de nourrir l’illusion qu’en Italie, il y a du travail et un un toit pour chacun. En Italie, le coût de chaque demandeur d’asile est le plus élevé d’Europe. Le temps d’examen des situations est le plus long d’Europe. Il est temps d’agir.


Palmiers cathédrale Milan

Tollé après la plantation de dizaines de palmiers devant la cathédrale de Milan

18/02/2017 – ITALIE (NOVOpress) : La plantation de palmiers devant la cathédrale de Milan, piazza Duomo, fait bondir les défenseurs du patrimoine italien et de la civilisation européenne. Ainsi du patron de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, député au Parlement européen, qui s’est écrié :

« Des palmiers et des bananiers “piazza Duomo”, tout ce dont on a besoin maintenant ce sont les singes et les chameaux pour avoir vraiment l’Afrique en Italie ! »

Ce sont en effet 42 palmiers qui doivent être plantés, « dont certains dépassent les cinq mètres de haut », ainsi que des bananiers. Cette plantation massive est d’autant plus perçue comme une provocation qu’elle a été financée par la chaîne de salons de café Starbucks, dont Novopress a déjà raconté qu’elle entendait donner la priorité aux migrants dans son recrutement.

« En ce qui me concerne, le café, j’irai le boire ailleurs », avait déjà déclaré Salvini à l’annonce de l’implantation de Starbucks en Italie, où la société américaine projette d’ouvrir plusieurs centaines d’établissements !

Marine Le Pen à Milan, star de la droite patriote européenne

30/01/2016 – EUROPE (NOVOpress)
Star du groupe parlementaire européen « Europe, Nations et Liberté » qui s’est réuni hier à Milan, Marine Le Pen a tiré à boulets rouges sur l’Europe de Bruxelles.

La droite patriote s’est retrouvée hier à Milan à l’invitation de Matteo Salvini, le leader de la Ligue du Nord. Du PVV du Hollandais Geert Wilders au FPÖ Autrichien, en passant par le Vlaams Belang et des partis europhobes polonais et roumains et bien sûr le Front National, le groupe « Europe, Nations et Liberté » tenait sa première convention.

Acclamée telle une star, Marine Le Pen a pu allègrement qualifier le Traité de Schengen « d’infamie » et prédire la fin de l’Europe de Bruxelles.

Manuel Valls en France, Jean-Claude Juncker à Bruxelles, Christine Lagarde à Washington, tous s’affolent de la dislocation en cours de l’Union Européenne. Il est vrai que de toutes parts l’édifice européiste tel qu’ils l’ont eux-mêmes si maladroitement dessiné s’effondre. Mais je veux le faire savoir aux citoyens des nations d’Europe : ils n’ont rien à regretter de la fin de ce monde antique. Au contraire, ils ont tout à espérer du retour des nations et de leurs libertés.

Plaidant pour une refonte de l’Europe, le retour des monnaies nationales à côté d’un euro « monnaie commune », Marine Le Pen a dessiné les contours d’un Eirope des nations, seule à même de lutter contre les dangers qui la menacent, dans le respect de la liberté et de l’identité des peuples qui la composent.

Car Bruxelles ne menace pas seulement la liberté, mais aussi l’existence même des peuples européens, menacée par « la subversion migratoire voulue par Bruxelles et Berlin », a expliqué en substance la présidente du Front National.

C’est l’ultime bras armé de la politique européiste et de son projet funeste : appauvrir et dissoudre les nations européennes, noyer à jamais les civilisations.

Elle a ajouté concernant les évènements de Cologne qu’ils avaient « révélés les menaces que l’immigration de masse faisait peser sur les droits des femmes et la pérennité de la civilisation occidentale ».
Mais s’est réjoui que « les peuples européens commencent enfin à se lever face à cette atteinte majeure à leur sécurité, à leur prospérité, et à leur identité ».

De son côté, Matteo Salvini s’est particulièrement emporté contre une Europe qui « s’écroule sous la faim, les clandestins et le chômage. » Tandis que Marcel de Graaff, du Parti de la liberté néerlandais, a parlé de « l’échec de l’Union européenne qui apporte des centaines de milliers de clandestins lesquels menacent femmes et enfants. »
Sur le diagnostic, ces partis sont tous d’accord dans les grandes lignes. Il leur reste à accéder aux responsabilités.



Régionales en Italie : la Lega Nord ouvre une autre voie

Source : Boulevard Voltaire – Régionales en Italie : la Lega Nord ouvre une autre voie

Matteo Salvini et la Lega Nord bousculent totalement la politique italienne.

Dimanche dernier, les bonnes nouvelles électorales ne nous sont pas parvenues que du Vaucluse (où Joris Hébrard, maire FN du Pontet, a été réélu dès le premier tour avec près de 60 % des voix) mais aussi d’Italie. Les élections régionales partielles ont, en effet, permis de confirmer l’émergence de la Lega Nord (Ligue du Nord) comme une force politique d’ampleur nationale et ont ainsi conforté la stratégie mise en place par le secrétaire fédéral Matteo Salvini depuis son accession à la direction du mouvement en 2013.

Si le Partito Democratico (Parti démocratique, centre gauche) a emporté cinq des sept régions dans lesquelles les électeurs italiens étaient appelés aux urnes, l’ensemble des médias se sont accordés pour dire que le grand gagnant du scrutin était en réalité « l’autre Matteo ». C’est ainsi qu’ils ont pris l’habitude de désigner Matteo Salvini, pour l’opposer à Matteo Renzi, actuel chef du gouvernement et leader du Partito Democratico.

En Vénétie tout d’abord, les listes de la coalition (en Italie, plusieurs listes se présentent tout en soutenant le même candidat au poste exécutif, ce qui induit des rapports de force internes) du président sortant Luca Zaia, membre de la Lega Nord, ont rassemblé 50,4 % des suffrages. La liste citoyenne qu’il dirigeait et la liste officielle de la Lega totalisant à elles seules 40 % ! La candidate du centre gauche a, pour sa part, rassemblé 22,7 % des voix. Si la victoire en Vénétie est sans appel, d’autres résultats sont peut-être encore plus significatifs. En Ligurie, la victoire du candidat de Forza Italia (centre droit) n’a été possible que grâce à son alliance locale avec la Lega Nord, la liste de la Lega dépassant même sa propre liste. En Ombrie, en Toscane, dans les Marches, les listes de la Lega Nord réalisent des scores oscillant entre 13 et 16 %, et si elle ne bat pas le centre gauche, elle est en revanche en permanence en tête de son opposition « de droite ». Même à l’extrémité sud de l’Italie, dans les Pouilles, la liste « Noi con Salvini » parvient à rassembler 38.000 électeurs.

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