En Italie, le plus grand centre d’accueil de migrants en Europe ferme ses portes. “Promesse tenue” pour Matteo Salvini !

10/07/2019 – EUROPE (NOVOpress)
L’ancien plus grand centre d’accueil de migrants en Europe, situé à Mineo, près de Catane (est de la Sicile), a fermé le mardi 9 juillet officiellement ses portes en présence de son plus grand opposant, le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini.

Promesse tenue“, s’était félicité l’homme fort du gouvernement italien une semaine auparavant lorsque les derniers hôtes avaient été transférés du centre d’accueil de migrants de Mineo vers une autre méga-structure en Calabre.

Matteo Salvini a également déclaré :

Le centre ferme et c’est une journée splendide (…) Nous sommes passés des paroles aux faits ! […] Nous économiserons pas mal d’argent : nous œuvrons pour trouver un nouvel emploi aux ex-travailleurs du centre, mais la Sicile, Catane et Mineo ne peuvent pas baser leur avenir sur l’immigration.


Sea Watch : L’immigrationniste Carola Rackete remise en liberté – Matteo Salvini promet de l’expulser vers l’Allemagne

03/07/2019 – EUROPE (NOVOpress)
La capitaine du Sea Watch, l’Allemande Carola Rackete, a donc été finalement remise en liberté. Une décision interprétée comme “une victoire symbolique pour cette ONG qui s’est donné pour mission le sauvetage des migrants en mer Méditerranée”…

Cette femme de 31 ans avait été arrêtée dans la nuit de vendredi à samedi à Lampedusa, pour avoir fait accoster de force son bateau afin d’en faire débarquer une quarantaine de migrants.

Le vice premier ministre italien, Matteo Salvini, a regretté cette décision et a promis de faire expulser Carola Rackete vers l’Allemagne.


Après avoir été critiqué par la France, Matteo Salvini menace d’envoyer des bateaux de migrants vers Marseille

01/07/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Sibeth Ndiaye l’a accusé de pratiquer l’«hystérisation». En guise de réponse, le ministre italien a promis de rediriger vers Marseille et la Corse les prochains bateaux de migrants.

Matteo Salvini a notamment répondu aux autorités françaises en écrivant sur Twitter :

Et vu que le gouvernement français est si généreux, au moins en paroles, avec les immigrés, nous enverrons les éventuels prochains bateaux vers Marseille


Immigration : à la télé italienne, Salvini ne dit pas non à la construction d’un mur

Confronté au chantage des ONG pro-migrants sur terre comme sur mer, le ministre italien n’exclut pas de construire un mur à la frontière slovène.

Invité de l’émission politique « Porta a porta » sur la Rai, le ministre de l’Intérieur italien Matteo Salvini a joué cartes sur tables. Du moins il en a donné l’impression en démontrant tout son talent de tribun populiste face aux questions des journalistes sur l’immigration.

Sea-Watch 3 : le chantage au sentiment

Depuis quelques semaines, c’est reparti pour un tour : le navire de l’ONG allemande Sea-Watch 3 force le blocus naval italien avec 42 migrants à son bord et une arme de destruction massive : le chantage au sentiment. Pour ses soutiens italiens et internationaux, à l’image de France culture, débarquer à Lampedusa serait un droit. Contre ce sans-frontiérisme sous drapeau humanitaire, Salvini invoque le droit et le bon sens. Hier, le Capitano a rappelé que si urgence à débarquer il y a, un bateau naviguant depuis treize jours dans les eaux maltaises peut très bien accoster en Tunisie, pays proche, pacifique et sûr. D’autant que la Cour européenne des droits de l’homme vient de donner raison au gouvernement italien par sa dernière décision n’autorisant les débarquements d’immigrés clandestins que dans les cas d’urgence humanitaire ou sanitaire. C’est rigoureusement la politique pratiquée par Salvini, refusant le fait accompli des humanitaires et des passeurs. A fortiori depuis la promulgation du dernier décret sécurité bis qui inflige de lourdes amendes aux embarcations d’ONG pleines d’immigrés clandestins.

Qu’à cela ne tienne, l’équipage du Sea-Watch 3 a lancé un appel aux dons sur Internet, récoltant 67 000 euros jusqu’à ces dernières heures… Et que dit Salvini de sa jeune capitaine de 31 ans Carola Rackete ? « Une fanfaronne qui fait de la politique sur le dos des migrants avec l’argent d’on ne sait qui ».

Il y a quinze jours, le port de Lampedusa avait ouvert ses portes à des migrants en état d’urgence humanitaire. Ils y végètent encore, rejoints ce matin aux aurores par quelque 34 clandestins que la marine italienne a recueillis à quelques kilomètres de la Sicile, infligeant un camouflet symbolique au ministre de l’Intérieur. Car avec les prérogatives et les moyens limités du Viminale, le Beauvau transalpin, il n’est pas possible de commander la marine nationale, les garde-côtes ni la Défense, un portefeuille entre les mains d’une ministre 5 étoiles pacifiste issue de l’aile gauche du mouvement.

L’Europe aux abonnés absents

Et l’Union européenne dans tout ça ? Aux abonnés absents, alors qu’elle examine avec une vigilance jésuitique le moindre dixième de déficit italien, ironise le vice-premier ministre. En homme pressé, Matteo Salvini n’a pas le temps d’attendre le mammouth européen : si les 27 s’obstinent à ne pas vouloir partager le fardeau migratoire, Rome se lavera les mains des règles européennes et ne prendra plus la peine de relever les empreintes et l’identité des individus qui entrent sur son sol pour atteindre l’espace Schengen.

Le contrôle de la Méditerranée étant particulièrement délicat et objet de tractations à n’en plus finir, Salvini abat une autre carte : la souveraineté terrestre. A la frontière orientale du pays, le gouverneur leghiste de la région Frioul-Vénétie julienne Massimiliano Fedriga réclame ces jours-ci la suspension de Schengen pour contrer l’afflux de clandestins venant de la route des Balkans. Une centaine de Pakistanais et d’Afghans aurait illégalement traversé la frontière ces derniers jours malgré les patrouilles conjointes italo-slovènes que Rome et Ljubana ont mises en place.

Pour lire la suite, c’est ici !

Invasion migratoire : la colère de Matteo Salvini après le passage en force du Sea-Watch 3

28/06/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Le Sea-Watch 3, bateau d’une association humanitaire allemande a forcé le passage à Lampedusa, ce qui a déclenché l’ire du ministre de l’Intérieur. Ce dernier a dénoncé «le petit jeu politique» et la mise en danger de la vie des migrants. Cette histoire intervient quelques mois après l’épisode du débarquement des migrants à Malte par le même navire.


Matteo Salvini dit partager les préoccupations des Etats-Unis “à l’égard de la Chine et de l’Iran”

18/06/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Matteo Salvini en voyage aux Etats-Unis. Le vice-Premier ministre italien a été reçu par le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo à Washinton. Il a affiché sa “proximité” avec l’administration de Donald Trump.

Matteo Salvini a notamment déclaré ceci :

Accompagner la croissance des entreprises italiennes dans le monde est notre droit et même notre devoir, mais vérifier qu’il n’y a pas d’intrusions de pays qui ne sont pas démocratiques, dans les structures et les infrastructures essentielles, je pense à la technologie, la communication, l’énergie, les télécommunications, est très important. Il y a aussi une intervention au niveau des lois au parlement italien ces jours-ci qui prévoit que la sécurité nationale doit passer avant toute raison économique et, à cet égard, je partage les préoccupations des Américains à l’égard de la Chine et de l’Iran.



Patriotes réunis à Milan : « Le jour de gloire des patries est arrivé »

A quoi se mesure la réussite d’une campagne électorale ? A la dynamique qu’elle suscite. Ce qui se passe actuellement, qui s’est matérialisé samedi en Italie, est totalement inédit : l’expression d’une dynamique, plus que cela, l’expression d’un immense courant d’unité, d’espérance, comme on en voit rarement, qui traverse actuellement l’Europe. Il y a eu 1989 et l’effondrement du rideau de fer. Trente ans plus tard, sous nos yeux incrédules, nous assistons à l’ébranlement du rideau de fer mental qui étouffe les peuples d’Europe.

A Milan, devant plusieurs centaines de milliers de personnes rassemblées sur la grande place du Duomo, la cathédrale de Milan, et aux abords, c’est un message de libération qui s’est exprimé. Cette foule massive, extraordinairement attentive, extraordinairement mobilisée, révélait à la face du monde que les peuples qui composent notre Europe se sont mis en marche, et que cette marche sera irréversible.

Les organisations politiques de douze des pays composant l’Union européenne avaient appelé à ce rassemblement, point d’orgue d’une campagne électorale globalement peu mobilisatrice, mais où les initiatives, le mouvement, les propositions, sont venus des partisans de l’Europe des peuples, des identités, de la mémoire et de l’enracinement. Matteo Salvini, le chef de la droite italienne et numéro deux du gouvernement, a su faire l’unité des principaux partis souverainistes. Le charisme de cet homme – quasiment inconnu il y a deux ans seulement –, est proprement stupéfiant. « L’Europe a besoin de plus de Salvini », a affirmé le Néerlandais Geert Wilders, sous les ovations de la foule.

Les tenants du système avaient la conviction que les souverainistes ne seraient d’accord sur rien, ni sur la discipline budgétaire, ni sur la répartition des migrants déjà arrivés, ni sur les rapports avec la Russie, et qu’Orbán et le PiS polonais réintégreraient le « camp du bien » après avoir fait amende honorable. Mais le succès de Milan a montré que les facteurs d’unité et de convergence sont considérables.

« Reprendre les clés de notre maison »

Matteo Salvini, Marine Le Pen, Geert Wilders (Parti pour la liberté), ont trouvé les mots qui rassemblent. « Il faut reprendre les clés de notre maison », a lancé Salvini pour qui ces élections constituent « un référendum entre la vie et la mort, le passé et l’avenir, une Europe libre et un Etat islamique basé sur la peur ». « Une religion qui dit qu’une femme vaut moins qu’un homme ne pourra jamais faire la loi chez moi. » « Basta islam », a fait écho Geert Wilders. Quant à Marine Le Pen, elle a rappelé pourquoi le RN dit « non à cette immigration qui submerge nos pays et qui met en danger la sécurité de nos peuples, nos comptes sociaux et nos valeurs de civilisation ». Pour elle, l’Europe, « plurimillénaire », est « fille d’Athènes et de Rome, de la chrétienté et des Lumières ». « Nous voulons vivre en France comme des Français, en Italie comme des Italiens, et plus largement en Europe comme des Européens. » « Le jour de gloire [des patries] est arrivé », a conclu la présidente du RN.

Ce sont certes les mots d’un meeting, pas la plate-forme politique d’une coalition qui façonnera l’Europe de demain. Mais à Milan, samedi, il y avait davantage qu’une simple démonstration de force, il y avait l’affirmation d’une volonté.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 20 mai 2019

Sommet souverainiste et identitaire à l’initiative de Salvini à Milan

20/05/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Matteo Salvini, vice-président du Gouvernement italien et dirigeant de la Ligue, a réuni samedi plusieurs partis nationalistes européens.

Par ce rassemblement à Milan, Matteo Salvini et Marine Le Pen ont eu pour objectif de faire du groupe Europe des nations et des libertés (ENL) la troisième force du Parlement européen. Cette place est aussi convoitée par les libéraux de l’ALDE.

Selon les récents sondages, la Ligue est créditée de 26 eurodéputés, soit 20 de plus qu’actuellement, le RN passant à 20 élus (+5) et l’AfD à 11 (+10).


Matteo Salvini à Viktor Orbán : « ​Si la gauche continue à gouverner l’Europe, celle-ci deviendra un califat islamique… »

crise libyenne - Salvini

06/05/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Depuis le Niger, où elle était en visite officielle, la chancelière allemande a exclu tout accord entre le Parti populaire européen (PPE) et l’extrême-droite au Parlement européen, derrière le vice-président du conseil Matteo Salvini, après les élections du 26 mai.

C’est sur ce point que Salvini insiste, sans faire dans la dentelle : « Si la gauche continue à gouverner l’Europe, celle-ci deviendra un califat islamique… » a-t-il déclaré lors de sa visite en Hongrie, en parfait accord avec son hôte.

Matteo Salvini et Viktor Orban partenaires dans la lutte contre l’invasion migratoire

Salvini Orban

03/05/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Matteo Salvini et Viktor Orban se sont retrouvés le long de la barrière anti-migrants dressée par Budapest il y a bientôt 4 ans. Des images qui illustrent bien ce qui unit la Hongrie et l’Italie : la lutte contre l’immigration. Les deux hommes entendent monter une alliance de partis anti-immigration en Europe après les élections européennes.

Matteo Salvini a ainsi redit son souhait de travailler avec le Premier ministre hongrois sur l’immigration :

Le problème n’est pas de redistribuer les migrants en Europe, le problème est d’avoir une Europe qui protège ses frontières terrestre et maritimes.

Viktor Orban a même ajouté qu’il serait difficile à son parti, le Fidesz, de trouver sa place au parlement européen si le PPE n’allait pas dans le sens d’une collaboration avec des partis comme la Ligue du nord. La semaine prochaine, il doit recevoir le vice-chancelier autrichien Heinz-Christian Strache, président du FPÖ, le parti de la Liberté d’Autriche.



Face à la crise libyenne, la circulaire anti-ONG de Salvini

crise libyenne - Salvini

Alors que l’offensive du maréchal Haftar contre Tripoli lancée le 4 avril dernier fait craindre à l’Italie de nouveaux départs d’immigrants illégaux d’origine subsaharienne depuis les côtes libyennes et également une émigration libyenne depuis la Libye ou passant par la Tunisie, le ministre de l’Intérieur de la Ligue, Matteo Salvini, a émis cette semaine une nouvelle directive visant le fonctionnement des ONG qui opèrent encore en Méditerranée.

La circulaire de Salvini vise tout particulièrement le bateau Mare Jonio battant pavillon italien puisqu’il n’est pas possible à l’Italie dans le cas de ce navire d’agir comme avec le navire Alan Kurdi (du nom de ce petit Syrien dont la mort tragique avait été – et continue d’être – exploitée à outrance par le lobby de l’immigration) de l’ONG allemande Sea-Eye : les 62 migrants récupérés le 3 avril par ce navire n’ont pu être débarqués à Malte le 13 avril qu’après que l’Allemagne, la France, le Portugal et le Luxembourg eurent accepté de prendre en charge l’ensemble ses passagers illégaux. Il y a quelques semaines, l’Italie n’avait en revanche eu d’autre choix que de permettre aux 50 immigrants illégaux du Mare Jonio de débarquer dans le port de Lampedusa (voir Présent du 23 mars), quitte à ouvrir une enquête sur les agissements de son équipage et à promettre de rapatrier rapidement tous les immigrants qui se verront refuser l’asile, ce qui n’est jamais une mince affaire avec les pays africains dont ces immigrants illégaux sont originaires.

La directive de Matteo Salvini spécifie que le simple fait pour une ONG de faire stationner un bateau au large de la Libye doit être considéré par les autorités comme une coopération indirecte avec les passeurs et une incitation à l’immigration illégale en Italie. La circulaire souligne également le risque de présence parmi ces immigrants illégaux de terroristes et il rappelle l’obligation pour les navires des ONG de respecter les « prérogatives en matière de coordination des secours de l’autorité étrangère compétente ». Le commandant du Mare Jonio avait justement été accusé d’avoir désobéi aux consignes reçues des garde-côtes libyens.

La directive du ministre de l’Intérieur a été envoyée au chef de la police, à la garde financière, à la marine et à la capitainerie (autorité responsable des ports), mais également à l’état-major des armées, ce qui a suscité une polémique entre le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Défense dirigé par Elisabetta Trenta du Mouvement 5 étoiles (M5S), à propos des compétences respectives. Une polémique exacerbée par les divergences entre la Ligue et le M5S sur les questions migratoires. Pour la Ligue, les ports italiens sont définitivement fermés, et Matteo Salvini l’a redit cette semaine, tandis que pour le M5S, qui s’est exprimé par la voix de la ministre Trenta et celle du chef du M5S Luigi Di Maio, vice-premier ministre comme Salvini, la fermeture des ports est temporaire et il faudra le cas échéant accueillir les Libyens qui pourraient vouloir fuir la guerre dans leur pays. Mais pour Salvini, il n’y a pas de raison que ceux qui fuient les zones de guerre en Libye s’enfuient jusqu’en Italie.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 18 avril 2019

Migrants: le Sénat italien a bloqué les poursuites contre Matteo Salvini

Matteo Salvini reprend la Sardaigne à la gauche

26/02/2019 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La coalition entre le parti Forza Italia de Silvio Berlusconi et la Ligue de Salvini a remporté hier l’élection régionale de Sardaigne.

Selon les résultats partiels, Christian Solinas, candidat de la coalition, a remporté près de 48% des voix, tandis que Massimo Zedda, représentant de la gauche, n’a obtenu qu’environ 33% des votes.

Le Mouvement 5 Étoiles, partenaire de la Ligue au niveau national, poursuit quant à lui son effondrement. Son candidat, Francesco Desogus, n’a obtenu que 11% des voix. Le parti avait pourtant recueilli 40% des suffrages lors des législatives de mars 2018.


Italie : les patriotes triomphent dans les Abruzzes

Ce dimanche 10 février 2019, les électeurs de la région des Abruzzes, située au nord-est de Rome, sur la mer Adriatique, ont été appelés à élire leur président de région, ainsi que l’assemblée régionale.

Ce scrutin constitue un test important pour les partis qui prennent part au gouvernement national à Rome : le Mouvement 5 étoiles et la Ligue. Cette dernière s’est présentée aux côtés des autres partis de centre droit qui ont soutenu ensemble le même candidat au poste de président alors que le Mouvement 5 étoiles a fait cavalier seul.

Le candidat du centre droit – regroupant divers partis tels que la Ligue, Frères d’Italie et Forza Italia de Silvio Berlusconi – Marco Marsilio est élu président de la région des Abruzzes avec plus de 48 % des voix. Il est membre du parti patriotique Frères d’Italie. Le candidat du centre gauche, Giovanni Legnini, arrive deuxième avec 31,3 %. Sa formation politique est le Parti démocrate. Sara Marcozzi, du Mouvement 5 étoiles, décroche 20,2 % et le quatrième candidat, Stefano Flajani, des nationalistes radicaux de CasaPound, reçoit 0,5 % des voix.

Le scrutin pour l’assemblée de la région des Abruzzes voit la Ligue obtenir 27,5 %. Ce score représente une incroyable percée pour ce parti patriotique, qui n’était pas présent lors du précédent scrutin en 2014.

Un tel résultat indique clairement que la politique conduite par le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur et dirigeant de ce parti au niveau national Matteo Salvini est plébiscitée par une large frange des électeurs. Frères d’Italie obtient 6,5 % et double son nombre de voix par rapport à 2014. En revanche, Forza Italia de Silvio Berlusconi perd plus de la moitié de ses électeurs et tombe à 9 %. Les libéraux d’Azione Politica décrochent 3,24 % et les centristes de l’UDC 2,9 %. Au sein du centre droit, les rapports de force ont donc complètement changé : les patriotes de la Ligue et de Frères d’Italie y pèsent, ensemble, deux tiers des voix alors que les conservateurs de Forza Italia, principale force politique de cette tendance en 2014, sont désormais réduits à portion congrue.

Au sein du centre gauche, le Parti démocrate, principale formation de cette famille politique, perd plus de la moitié de ses voix par rapport à 2014. Il ne dispose que d’un peu plus d’un tiers des plus de 30 % obtenus ensemble par les partis de centre gauche.

Le Mouvement 5 étoiles voit un recul très limité de son score par rapport à 2014 en décrochant 19,7 %. Cette formation politique subit, cependant, une forte chute par rapport aux résultats obtenus dans les Abruzzes lors des élections législatives de mars 2018.

Comme le montrent, depuis des mois, les sondages, la Ligue est le principal bénéficiaire de la mise en place du gouvernement italien regroupant deux partis anti-système, alors que l’autre acteur de l’exécutif national, le Mouvement 5 étoiles, tire difficilement son épingle du jeu.

Des élections régionales auront lieu le 24 février 2019 en Sardaigne et le 24 mars en Basilicate. La Ligue, Frères d’Italie et Forza Italia soutiennent, dans chacune de ces deux régions, un candidat commun.

Lionel Baland

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Crise franco-italienne : Matteo Salvini dénonce l’hypocrisie de la France sur la question migratoire

Matteo Salvini Ligue du Nord

08/02/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Au lendemain du départ de l’ambassadeur de France à Rome, Matteo Salvini a annoncé ne vouloir se fâcher “avec personne” tout en restant très ferme. Il s’est dit prêt à rencontrer Emmanuel Macron, à condition que la France livre à l’Italie “quinze terroristes italiens” qui “boivent du champagne en France depuis des décennies alors qu’ils devraient être en prison en Italie“.

Le ministre de l’Intérieur italien a également déclaré :

Au cours des deux dernières années le gouvernement français, qui nous a appris la générosité et l’hospitalité, a rejeté plus de 60 000 migrants à la frontière franco-italienne. Des femmes et des enfants parfois abandonnés dans la forêt en pleine nuit. A mon avis, ce n’est pas le comportement d’un pays civilisé.