Annonces de Matignon : ça ne passe pas, par Étienne Defay

Edouard Philippe Ecriture inclusive

La classe politique et les Gilets Jaunes ont accueilli assez fraîchement les annonces du gouvernement.

L’accueil fait à Emmanuel Macron hier au Puy-en-Velay résume les effets d’annonce de son Premier ministre. Le président s’est en effet rendu dans le fief de Laurent Wauquiez, après l’incendie de la préfecture par les Gilets jaunes. Hué et conspué, Emmanuel Macron a dû rebrousser chemin et sacrifier son envie de dialogue avec la population.

« Scène ahurissante au Puy-en-Velay, où l’annonce de l’arrivée de Macron s’est propagée comme une traînée de poudre, laissant entrevoir la haine viscérale qu’inspire le président. Sur les trottoirs, les gens se passaient le mot et, immédiatement, de petits groupes se sont formés pour repérer la voiture du président dans le cortège qui montait la rue principale. “On va l’attraper, ce fils de pute.” Certains se sont mis sur la route, simplement pour gêner son passage, d’autres ont essayé de taper sur la voiture », témoigne Romain Jeanticou, reporter pour Télérama, présent sur place.

Et pour cause, ce n’était pas Edouard Philippe, ce n’était pas un moratoire ou un report qui étaient attendus visiblement. Les Gilets jaunes en appellent directement à Macron et veulent une annulation pure et simple. Quant à la classe politique, les réactions sont unanimes. Trop peu, trop tard. « Le gouvernement n’a pas pris la mesure de la colère et de l’engrenage de la violence dans le pays. Ils nous annoncent un débat mais nous n’en sommes plus là. Le seul geste d’apaisement attendu, c’est l’annonce de l’annulation des hausses de taxes », déplorait Laurent Wauquiez ce mardi à la sortie de la réunion de crise à l’Elysée.

Nicolas Dupont-Aignan n’a pas caché son agacement. Quelques heures après avoir quitté la table des négociations avec fracas, le président de Debout la France n’a pas mâché ses mots : « Le gouvernement cherche à gagner du temps au lieu de changer de politique. Macron serait irresponsable de continuer à laisser pourrir la situation de ras-le-bol fiscal des Français. Les Français ne veulent pas un moratoire mais moins de taxes et plus de démocratie. »

De l’autre côté de l’échiquier, Jean-Luc Mélenchon est passé outre l’habitant de Matignon pour s’en prendre directement au locataire de l’Elysée : « Comme opposant et comme proposant, je respecte les règles démocratiques de mon pays. Si le Premier ministre n’a convaincu personne, il lui reste deux solutions : changer de Premier ministre ou dissoudre l’Assemblée nationale. »

Chez Marine Le Pen, la grosseur de la ficelle ne passe pas. « S’ils se contentent d’un moratoire, ce sera la preuve qu’ils ne se conçoivent pas comme les dirigeants d’un Etat-nation qui doit la protection au peuple, mais comme des patrons de banque qui accordent un échelonnement à leurs clients surendettés. » Pour la présidente du Rassemblement national, la suspension de six mois n’est pas innocente. En effet, elle prendra fin au lendemain des élections européennes, comme une tentative d’assécher l’eau du moulin eurosceptique. Car, au-delà de la crise nationale, c’est le titre européen d’Emmanuel Macron qui est remis en jeu. Comment incarner l’espoir d’une Europe technocratique et fédérale face au souverainisme de Matteo Salvini et Viktor Orbán quand on est à la tête d’un pays au bord de l’insurrection démocratique ?

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 5 décembre 2018

Qui est Laurent Hufnagel le nouveau patron de la communication de Matignon ?

24/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Laurent Hufnagel, 43 ans est le nouveau patron de la communication d’Edouard Philippe. Sorti de Science Po, et ayant travaillé dans le privé a St Gobain et Areva où il rencontra Edouard Philippe, il a fait ses armes dans le cabinet de Juppé aux Affaires étrangères puis à la Défense.

Il était le Dircom d’Alain Juppé lors des primaires de la droite de 2017. Fait intéressant le frère de ce poulain d’Alain Juppé, Johan Hufnagel, est directeur adjoint de Libération et aussi fondateur de Slate.fr, site d’informations sur Internet.

Malgré la tribune de Johan dans Libération affirmant qu’il y a une double muraille entre les deux frères, la collusion entre le monde politique et médiatique est flagrante.

Le ministre des Attentats devient Premier ministre

cazeneuve-ministre-attentats

06/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : François Hollande a choisi : il a nommé Premier ministre son ministre des Attentats, Bernard Cazeneuve. Le ministre de l’Intérieur succède à Manuel Valls, démissionnaire pour cause de candidature à la présidence de la République. Pour inaugurer les chrysanthèmes durant les cinq mois qui restent, c’est parfait.

Le cauchemar du jour : Mélenchon se verrait bien Premier ministre

Le cauchemar du jour : Mélenchon se verrait bien Premier ministre

22/04/2013 – 18h45
PARIS (NOVOpress) – Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche, a déclaré n’être « plus le même homme qu’avant » un an après la présidentielle, au micro d’Europe 1 ce matin, et a évoqué une ambition de devenir premier ministre, ce qui ne lui ferait « pas peur ».

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La Fondapol de Dominique Reynié noue un partenariat avec un site islamiste [lu sur le net]

La Fondapol de Dominique Reynié noue un partenariat avec un site islamiste

La Fondation pour l’innovation politique est un réservoir d’idées créé en 2004, fonctionnant depuis cette date grâce à des subventions massives de Matignon (2,15 millions d’euros annuels selon le rapport d’activité 2007/08), dirigé par le médiatique Dominique Reynié. Celui qui est professeur à Science-politique Paris est selon la presse dans le quartette final des candidats à la direction de l’IEP suite à la mort de Richard Descoing.

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