Derrière le contentieux algéro-marocain, la frustration historique de l’Algérie face au Maroc, par Bernard Lugan

Bernard Lugan

Aboutissement d’une tension qui n’a cessé de croître ces dernières années, l’Algérie vient de rompre ses relations diplomatiques avec le Maroc.

Le contentieux entre les deux pays est certes d’ordre politique, mais également historico-psychologique. Pour quatre grandes raisons :

1) Directement passée de la colonisation turque à la colonisation française, l’Algérie jalouse le Maroc et ses 1200 ans d’histoire (voir à ce sujet mon livre Algérie, l’Histoire à l’endroit). Elle refuse d’admettre que les brillantes principautés de Tlemcen à l’ouest, et de Bougie à l’est, ne constituèrent pas les matrices de l’Algérie, quand Fès et Marrakech créaient le Maroc. Avec les Idrissides, les Almoravides, les Almohades, les Saadiens, les Mérinides et les Alaouites, durant 1200 ans, le Maroc développa en effet un Etat, puis des Empires s’étendant à certaines époques sur tout le Maghreb, une partie de l’Espagne et jusqu’à Tombouctou. Rien de tel à l’est de la Moulouya, où, ni les Zianides de Tlemcen, ni les Hafsides de Bougie, n’eurent un destin comparable à celui des grandes dynasties marocaines. Là est le non-dit de toute la politique maghrébine d’Alger.

2) Les dirigeants algériens ne veulent pas reconnaître qu’ils ont hérité de la France de territoires historiquement marocains, la colonisation française ayant amputé le Maroc au profit des départements français d’Algérie. Voilà pourquoi le Touat, la Saoura, le Tidikelt, le Gourara et la région de Tindouf sont aujourd’hui Algériens. Ils refusent d’admettre qu’au moment des indépendances, il fut demandé au Maroc millénaire d’entériner ces amputations territoriales faites au profit d’une Algérie née au mois de juillet 1962.

3) Pour une Algérie, « enclavée » dans cette mer fermée qu’est la Méditerranée, il est insupportable de constater qu’avec la récupération de ses provinces sahariennes, le Maroc dispose d’une immense façade maritime océanique partant de Tanger au nord, jusqu’à la frontière avec la Mauritanie au sud, ouvrant ainsi le royaume à la fois sur le « grand large » atlantique et sur l’Afrique de l’Ouest. Refusant obstinément d’admettre cette réalité, l’Algérie porte à bout de bras le Polisario pour tenter d’affaiblir le Maroc. Or, pour Alger, il y a urgence. Le dernier carré des 24 Etats -sur 193 membres de l’ONU-, reconnaissant encore ce fantôme qu’est la RASD (République arabe sahraouie démocratique), achevant de se déliter, une tension avec le Maroc pourrait permettre de freiner l’hémorragie.

4) L’Algérie traverse une très profonde crise économique, politique, institutionnelle et identitaire. Il lui faut donc tenter de rassembler les énergies nationales et pour cela, depuis l’indépendance, elle a toujours eu recours à deux boucs émissaires : la France et le Maroc. Actuellement, pour des raisons diverses, elle a besoin de la France. Reste donc le Maroc. En espérant que cette politique de fuite en avant ne débouchera pas sur une nouvelle « guerre des sables », comme en 1963…

Bernard Lugan

Texte repris du Blog de Bernard Lugan

Le Maroc à l’assaut (migratoire) de l’Espagne

immigration ceuta espagne

Le Sultan d’Ankara fait des émules. Depuis lundi, c’est au tour du Royaume chérifien de se lancer à l’assaut d’un pays européen au moyen des masses de « migrants », comme l’avait fait la Turquie au printemps 2020. Cette fois, c’est l’Espagne qui est visée, et plus précisément Ceuta, ville espagnole (depuis l’incorporation à l’Espagne en 1580 du Portugal, auquel Ceuta appartenait après sa reconquête aux musulmans) située sur la côte de l’Afrique du Nord. Ceuta, comme Melilla, l’autre territoire espagnol (également depuis des siècles) en Afrique du Nord, est revendiquée par le Maroc, et c’est aussi dans ce contexte qu’est perçue en Espagne l’arrivée soudaine de milliers d’immigrants illégaux, pour beaucoup des Marocains, que les forces de sécurité marocaines ont soudainement décidé de laisser tenter leur chance. Parmi eux, de nombreux mineurs auxquels les policiers marocains auraient déclaré, selon les témoignages d’immigrants recueillis par la presse espagnole, que la frontière était ouverte et que personne côté marocain n’allait les empêcher d’y aller.

Entre lundi et mardi, ce sont environ 8 000 « migrants » qui ont contourné la clôture frontalière à la nage pour se rendre à Ceuta, c’est-à-dire en fait dans l’espace Schengen. Une stratégie marocaine qui rappelle aux Espagnols la Marche verte de 1975, quand des centaines de milliers de Marocains envahirent de la même manière le Sahara occidental à l’époque du roi Hassan II, père de l’actuel Commandeur des croyants Mohammed VI. Des appels de Marocains à une nouvelle Marche verte sur « la ville occupée de Ceuta » (une incongruité historique) se sont d’ailleurs multipliés sur les réseaux sociaux.

Une véritable invasion

C’est pourquoi l’on entend aujourd’hui le Premier ministre Pedro Sánchez mais aussi les chefs de l’opposition de droite Pablo Casado (PP) et Santiago Abascal (Vox) parler de la nécessité de défendre la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale de l’Espagne à Ceuta. Malgré l’attitude du Maroc, qui jusqu’à récemment collaborait avec les autorités espagnoles pour freiner le passage des « migrants », les expulsions « à chaud » continuent pour le moment de fonctionner. Sur les plus de 8 000 immigrants arrivés illégalement, la moitié environ avait déjà été expulsée vers le Maroc mercredi matin. C’est toutefois sous les sifflets et aux cris de « traître », « dégage » et « démission » que le Premier ministre Pedro Sánchez a été accueilli mardi par des groupes d’habitants à Ceuta. Car l’invasion que subit ce territoire est le fruit non seulement des déclarations pro-migrants de la gauche au pouvoir et de ses transferts d’immigrants illégaux arrivés au Canaries vers le continent (où on les laisse libres de circuler dans l’espace Schengen), mais aussi du soutien du parti d’extrême gauche Unidas Podemos, membre de la coalition gouvernementale, à l’indépendance du Sahara occidental et surtout de l’accueil en avril du leader du Front Polisario Brahim Gali. Brahim Gali est actuellement soigné dans un hôpital espagnol après une infection au COVID-19. Le 8 mai dernier, le gouvernement de Tanger avait prévenu qu’il tirerait « toutes les conséquences » de « la décision des autorités espagnoles de ne pas aviser leurs homologues marocains de la venue du chef des milices du Polisario », ce que Rabat estime être un « acte grave et contraire à l’esprit de partenariat et de bon voisinage ».

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 19 mai 2021

Deux « vieux » conflits africains viennent de se rallumer , par Bernard Lugan

En cette fin d’année 2020, deux « vieux » conflits africains viennent de se rallumer :

1) Au nord, la tension est subitement remontée entre le Maroc et l’Algérie après que le Polisario ait décidé de couper la route reliant le Sénégal et la Mauritanie à la Méditerranée. Cependant, la seule question qui mérité d’être posée est de savoir si le Polisario a agi de sa propre initiative, ou bien si l’armée algérienne l’a engagé à tester la volonté marocaine. Questions annexes, quel contrôle l’Algérie exerce-t-elle véritablement sur certains diverticules du Polisario qui ont rejoint l’état islamique (Daech) et au bout du compte, le Polisario est-il encore utile au « Système » algérien ?

2) Dans la région de la Corne, l’Ethiopie fait de nouveau l’actualité avec la sécession du Tigré. Sommes-nous face à un phénomène du type yougoslave, avec l’éclatement d’un pays multi-ethnique, une mosaïque de peuples ayant perdu son ciment ?

Des origines à 1991, les Amhara ont joué ce rôle, puis, de 1991 à 2019, ce furent les Tigréens. Aujourd’hui, ethno-mathématiquement en force, les Oromo s’imposent peu à peu. Mais les Tigréens ne veulent pas être soumis à leurs anciens serfs… Heureusement pour le pouvoir central, la haine des Amhara pour leurs cousins Tigréens est telle qu’ils se sont très conjoncturellement alliés au pouvoir oromo. Jusqu’à quand ? Là est la question…

La crise algéro-marocaine intervient dans un contexte politique algérien qui fait penser à la fin de la période Bouteflika. En réalité, depuis 2013, date du premier AVC de ce dernier, l’Algérie est un bateau ivre qui n’est plus gouverné.

Après les immenses manifestations du « Hirak » interrompues par le Covid 19, véritable « divine surprise » pour le « Système », l’« Algérie nouvelle » qui avait été annoncée par le président Tebboune est rapidement apparue pour ce qu’elle est, à savoir le prolongement gérontocratique de l’Algérie de Bouteflika.

En effet, les trois gérontes qui gèrent le « Système » semblent tous les trois arriver au terme de leur « horloge biologique ». Agé de 75 ans, le président Tebboune est hospitalisé en Allemagne, cependant que le général Chengriha, chef d’état-major âgé de 77 ans l’est en Suisse. Quant à Salah Goujil, le président du Sénat, l’homme qui devra assumer la période transitoire en cas de disparition du président, il a 89 ans et est, lui aussi, très malade…

En cette période de fin de règne, les clans de janissaires sont prêts à s’entre-égorger afin de s’emparer des restes du pouvoir. Celui du général Gaïd Salah a été politiquement liquidé et deux autres clans semblent se placer dans l’attente de la disparition du président Tebboune :
– L’ancien DRS (les Services) que l’on avait donné détruit montre actuellement qu’il est encore puissant en dépit de l’incarcération de ses principaux chefs.
– Celui de son ennemi, le général Benali Benali, âgé d’environ 80 ans, le plus ancien dans le grade le plus élevé de l’armée algérienne et chef de la puissante garde républicaine.

Pour tous, l’alternative est simple : prendre le pouvoir ou finir leurs jours en prison…

Bernard Lugan

Texte repris du Blog de Bernard Lugan

Espagne : vers la remigration de 14000 mineurs étrangers marocains

Remigration

16/09/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Selon plusieurs sources concordantes, les États espagnol et marocain se seraient accordés sur le rapatriement prochain de 14.000 mineurs marocains entrés illégalement en Espagne.

Un rapport publié par le Gouvernement espagnol faisait état de 14.000 mineurs marocains non accompagnés de leurs parents errant dans les rues. Connus sous le nom de « Mineurs étrangers non accompagnés en Andalousie » (MENA), ils gagnent l’Espagne soit par mer sur des barques de fortune, soit cachés dans les camions de transport international, soit dissimulés à bord de voitures appartenant à des réseaux de trafic d’êtres humains.

Les autorités espagnoles ont indiqué vouloir ainsi les empêcher d’être recrutés par les mafias de l’immigration et de la drogue. Si plusieurs organisations des droits des migrants et des réfugiés ont protesté, le Gouvernement espagnol maintient qu’il faut remettre les mineurs marocains à leurs parents pour des questions de sécurité.

Envoi massif d’imams en Europe pour le ramadan

10/05/2019 – EUROPE (NOVOpress)
À l’occasion du ramadan, qui a commencé lundi, le Maroc a envoyé quelques des centaines de prédicateurs officiels dans les pays européens.

Tout d’abord par l’intermédiaire de son ministère des Affaires islamiques, le pays a envoyé 422 prédicateurs officiels : 361 imams et 29 mourchidates, nom donné aux femmes prédicatrices.

C’est ensuite la Fondation Hassan qui en aurait envoyé 253 pour les Marocains résidant à l’étranger.


Le Maroc se paie un TGV flambant neuf, financé pour moitié aux frais du contribuable français

19/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Mercredi dernier, le président Macron était au Maroc pour participer à la cérémonie d’inauguration du TGV reliant Tanger à Casablanca, au côté du roi Mohammed VI. Ce projet franco-marocain a été lancé en septembre 2011 par le président Nicolas Sarkozy, et inspecté en septembre 2015 par François Hollande.

Il s’agit de la Ligne à Grande Vitesse la plus rapide d’Afrique. Ce projet, qui a coûté environ 2 milliards d’euros, a été financé à 50 % par la France. Macron a parlé d’« un projet phare de la relation bilatérale entre la France et le Maroc ».

Cette dépense d’un milliard d’euros donc, réalisée alors que les Français crèvent sous le poids des impôts et les taxes, a provoqué la colère de Louis Alliot, qui souligne que le gouvernement se montre par ailleurs incapable de financer la ligne de TGV Montpellier / Perpignan, pourtant déclarée d’intérêt européen…


L’Algérie et le Maroc dans les mailles du conflit entre l’Arabie saoudite et l’Iran, par Bernard Lugan

La rupture des relations diplomatiques entre le Maroc et l’Iran intervenue au mois d’avril 2018 constitue un des derniers épisodes du conflit opposant l’Arabie saoudite à l’Iran. Elle complique encore davantage les relations entre un Maroc aligné sur Ryad et une Algérie veillant à conserver son autonomie par rapport au système d’alliance saoudien. Constitué autour des monarchies du golfe (sauf le Qatar), ce dernier est soutenu directement par les Etats-Unis et indirectement par Israël.

Le contexte est clair : l’Arabie saoudite connaît ses faiblesses face à l’Iran. Elle sait que, seule, elle serait militairement balayée. Elle a conscience que sa famille royale est haïe par des populations qu’elle méprise depuis des décennies. Elle n’ignore pas que sa légitimité historique et religieuse est discutable et que, si elle a pu s’emparer des lieux saints de l’Islam, ce fut grâce aux anglo-saxons. Pour assurer sa survie, elle doit rassembler autour d’elle tous les « Arabes » (lire les sunnites), contre l’ennemi séculaire perse (lire les chiites). En même temps, elle cherche à donner une nouvelle image d’elle en finançant de colossales campagnes de publicité dans la presse occidentale vantant l’aggiornamento qui en ferait désormais un pays ouvert, moderne et tolérant…

Avec la guerre en Syrie, Ryad a amorcé la constitution d’une alliance offensive contre le « terrorisme iranien ». La manœuvre est cousue de fil blanc car le terrorisme islamiste n’est pas chiite, mais sunnite. Nulle marque de chiisme en effet dans les attentats de septembre 2001, dans ceux qui ont frappé l’Europe ou la Russie, dans Al-Qaïda, dans l’Etat islamique ou dans Boko Haram. Tous sont au contraire liés à des branches du sunnisme et dans bien des cas, financés par les officines wahhabites gravitant autour des cercles princiers saoudiens.

Le plan de Ryad s’est déroulé en trois phases :
1) Guerre du Yémen contre les miliciens Houthi proches de l’Iran.
2) Isolement du Qatar qui a le tort de ne pas rompre avec l’ennemi perso-irano-chiite.
3) Lutte à mort contre le Hezbollah libanais désigné par le ministre saoudien des Affaires étrangères, Mohamed al Khalifa, comme « une menace pour la sécurité nationale arabe ». On ne peut être plus clair dans la dénonciation en creux de l’Iran perse…

L’Arabie saoudite et Israël ont en commun d’avoir le même ennemi iranien et le même allié américain. Un allié lui aussi totalement obsédé par le « danger » iranien. Les voilà donc tous trois partenaires dans la grande manœuvre d’encerclement de l’Iran. Ils ont cependant subi un grave échec en Syrie où, non seulement ils n’ont pas réussi à chasser du pouvoir un allié de Téhéran, mais où, en plus, l’enchaînement des évènements a fait que leur partenaire turc s’est détourné d’eux pour finalement, réalpolitique oblige, se rapprocher de la Russie, donc, de facto, de l’Iran.

Dans le monde dit « arabe », et fidèle à sa politique d’indépendance, l’Algérie garde la tête froide, conservant de bonnes relations avec tous les protagonistes, dont l’Iran et la Syrie. Consciente de son isolement, elle a renoué des relations un moment distendues avec la Russie et elle s’est spectaculairement rapprochée de la Turquie. C’est alors qu’est intervenu un évènement aussi grave qu’insolite et dont les conséquences pourraient être considérables. Il s’agit d’une « livraison d’armes » du Hezbollah libanais allié de l’Iran, au Polisario, lequel est un appendice des services algériens.

Une telle livraison, si toutefois elle était avérée, conduit à faire trois remarques :
– Militairement, elle ne présente aucun intérêt car le Polisario dispose déjà de toutes les facilités dans les arsenaux algériens.
– En revanche, une telle livraison, réelle ou supposée, a eu un très fort impact au Maroc où l’on est plus que chatouilleux dès-lors qu’est posée la question du Sahara. Les services iraniens ont-ils donc voulu faire comprendre au Maroc qu’ils ont les moyens de lui compliquer la tâche dans ses provinces sahariennes revendiquées par le Polisario s’il persiste à s’aligner sur Ryad ?
– Mais ce faisant, Téhéran ayant violé cette souveraineté qu’elle défend si jalousement, comment va réagir l’Algérie ?

En définitive, cet épisode montre deux choses :

1) Face à la menace algéro-polisarienne sur ses provinces sahariennes, le Maroc est condamné à un quasi alignement sur la position américano-saoudienne.

2) L’Algérie qui porte à bout de bras le Polisario depuis sa création n’est pas à l’abri d’une provocation de la part de ce dernier qui pourrait déclencher une crise majeure avec le Maroc. L’épisode en cours pourrait alors lui faire enfin comprendre qu’un accord avec Rabat lui serait plus profitable qu’un soutien aveugle à un Polisario paraissant chercher de nouveaux parrains, avec pour conséquence qu’Alger risquerait de moins le contrôler dans l’avenir. Cette livraison pourrait alors être un bon prétexte pour couper les ailes à un mouvement dont les ramifications islamo-mafieuses commencent à poser bien des problèmes dans toute la région saharo-sahélienne.

Un tel accord serait bénéfique pour les deux pays. Le Maroc qui n’aurait plus à craindre un conflit avec l’Algérie, pourrait alors moins dépendre des Etats-Unis et de l’Arabie saoudite, ce qui, par voie de conséquence renforcerait l’Algérie dans sa constante d’indépendance et permettrait enfin la définition d’une politique maghrébine commune.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Football et étrangers ne font pas bon ménage en Belgique

16/11/2017 – BELGIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Ce week-end à Bruxelles des émeutes ont éclatés suite à la sélection de Maroc pour la Coupe du monde 2018. 2000 à 3000 fans marocains ont détruit des installations du marché de Noël, des voitures ont été brûlées, des vitrines cassées et des magasins pillés, et 212 personnes ont été blessées.

La police est intervenue tardivement avec des canons à eau pour disperser les assaillants. Les pompiers se sont faits attaquer, ce qu’Éric Labourdette, syndicaliste chez les pompiers de Bruxelles a dévoilé hier, décrivant les fans marocains comme des bandes de sauvage.)


Le Maroc interdit la fabrication et la vente de la burqa. Mais que fait le CCIF ?

12/01/2017 – MAROC (NOVOpress)
Selon la presse locale, la confection et la commercialisation de la burqa seront interdites au royaume du Maroc à compter de cette semaine, depuis la diffusion d’une circulaire du ministère de l’Intérieur. Aucune annonce officielle sur le sujet n’a cependant été faite.

Le port de ce voile intégral musulman d’origine patchoune est peu courant au Maroc. C’est son équivalent le niqab qui est porté par les salafistes qui craignent que l’interdiction ne s’y étende…

Selon la presse, les raisons de cette interdiction seraient sécuritaires.


Le Maroc face à la montée en puissance des mouvements salafistes

Salafiste Maroc

30/03/2016 – MAROC (NOVOpress) : Le Maroc est, lui aussi, confronté à la montée en puissance des salafistes. France 24 a consacré un court reportage à la propagation des idées djihadistes dans le royaume, tellement court que l’origine marocaine des terroristes de Molenbeek n’y est même pas mentionnée ! On estime par ailleurs à 1 500 le nombre de Marocains partis combattre dans les rangs de l’Etat islamique en Syrie.

L’Algérie dénonce une «marocanisation de la vie politique française»

14/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Frère et conseiller spécial du président algérien, Saïd Bouteflika aurait déploré une manœuvre de «lobbying» de la part du Maroc, au sein d’une scène médiatique française qu’il estime «infestée» de politiciens, de journalistes et de stars d’origine marocaine, rapporte le site d’information Mondafrique.

Si Alger s’enflamme, c’est qu’Audrey Azoulay, la nouvelle ministre de la Culture de François Hollande n’est autre que la fille d’André Azoulay, ancien conseiller des rois du Maroc Hassan II et Mohammed VI. Avec Najat Vallaud-Belkacem et Myriam El Khomri, il y aurait donc maintenant trois membres du gouvernement qui possèdent la double nationalité franco-marocaine.

Alger a donc dénoncé une «marocanisation de la vie politique française».


Ils osent tout : l’Arabie Saoudite à la tête d’une coalition islamique anti-terroriste

15/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
L’un des principaux bailleurs de fonds du fondamentalisme et des mouvements terroristes Islamiques prend la tête d’une … coalition de pays musulmans pour lutter contre le terrorisme. Les indépendantistes corses n’ont qu’à bien se tenir.

L’Arabie saoudite fait partie de la coalition internationale qui, sous la conduite des Etats-Unis, est supposée combattre l’État islamique en Syrie et en Irak. A croire que cela ne suffit pas à blanchir son image de grand financier du fondamentalisme et des mouvements terroristes Islamiques, puisque Ryad a formé une coalition, comprenant 34 pays, notamment l’Égypte, la Turquie et le Pakistan ou encore le Sénégal, destinée à combattre “toute organisation terroriste” par des opérations militaires.
A la question de savoir si la nouvelle coalition va se consacrer à la lutte contre l’EI, le prince Mohamed, fils du souverain saoudien, a souligné qu’elle allait combattre “toute organisation terroriste”. Elle sera dotée d’un centre de commandement basé à Ryad pour “soutenir les opérations militaires dans la lutte contre le terrorisme”, selon les communiqués officiels de Ryad.

F16 saoudiens engagés au Yémen
F16 saoudiens engagés au Yémen

En attendant, cette coalition ne rassemble(1) que du beau linge, la Turquie étant connue pour son soutien financier (par le trafic de pétrole) et logistique (par l’acheminement de matériel et d’hommes via son territoire) à l’État Islamique. Le Pakistan, de son côté, a créé, formé et développé le mouvement taliban…avec les fonds saoudiens et le soutien américain. Si l’Égypte est le berceau des Frères Musulmans, l’une des matrices du fondamentalisme révolutionnaire sunnite, il fait bien avouer que le pouvoir égyptien est le seul parmi les grand pays arabes de cette coalition à souffrir du terrorisme et à le combattre.
Parmi les autres membres de cette intéressante coalition, le Soudan est depuis longtemps un foyer terroriste, de même que la Somalie ou la Palestine. Quant à la Libye, elle est partagée depuis la brillante intervention occidentale entre factions plus extrémistes les unes que les autres, laissant l’État Islamique prendre peu à peu le contrôle du pays.

Lire la suite

Des Padamalgam/ Kazisolé/ Déséquilibrés attaquent 3 touristes allemands à Fez au Maroc

05/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
Trois touristes attaqués au couteau et au tournevis à Fez, au Maroc, un coup dur pour l’une des principales ressources du pays, le tourisme. L’acte des Padamalgam / Kazisolé / Déséquilibrés / loups solitaires n’a pas été revendiqué… 

L’incident a eu lieu vendredi après-midi dans le quartier Talaa Lakbira, un quartier touristique de la ville. Une vidéo postée sur Facebook montre les trois victimes gravement blessées et couvertes de sang après avoir reçu de nombreux coups de couteau ou de tournevis.

Les attaquants ont été arrêtés par la foule, la police ne privilégie aucune piste et les médias sont tous restés très silencieux sur cette dramatique agression.
Le tourisme est extrêmement important pour l’économie du Maroc. La nation nord-africaine de 32 millions d’habitants est généralement considérée comme sûre, et des incidents tels que ceux-ci sont censés être rares, ont rappelé les autorités locales.


https://www.youtube.com/watch?v=X6kZpzpBl4s&feature=youtu.be


 

Attentat en Isère : Yassin Salhi mis en examen, il était en lien avec Forsane Alizza

01/07/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Yassin Salhi tente d’éluder le caractère terroriste de la tuerie de Saint-Quentin-Fallavier, mais tout converge pour désigner un attentat islamique. Il a été mise en examen.

L’auteur de l’attentat de Saint-Quentin-Fallavier se réfugie derrière des « motifs personnels » et une « amnésie » pour réfuter toute dimension religieuse de ses actes. Le parquet n’a pourtant guère de doute sur la nature terroriste de cet acte, et a mis Yassin Salhi en examen notamment pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste à l’issue de sa garde à vue. Il semblerait en effet qu’il ne faille pas être un fin limier pour rassembler les pièces du puzzle islamique :

  • La tête tranchée, couverte d’inscriptions en arabe et encadrée de deux drapeaux portant la profession de foi islamique est un mode opératoire et une mise en scène typique de l’État Islamique.
  • La tentative d’attentat-suicide, le chauffeur-livreur de 35 ans ayant tenté de faire exploser des bonbonnes de gaz en les percutant avec son véhicule.
  • Les deux clichés macabres qui ont été transmis à Sébastien Yunes, un djihadiste français actuellement en Syrie, via l’application WhatsApp. Sur le premier, on pouvait voir le corps de la victime, enveloppé d’un drapeau islamique, sa tête posée sur le tronc. Le second est un selfie de Yassin Salhi avec la tête de sa victime. Sur un téléphone saisi chez les proches de Sébastien Yunes, une conversation WhatsApp montre que ce dernier connaît Yassin Salhi, et qu’il serait même « une des causes pour lesquelles il a fait ça ».

« Tout son comportement démontre que, dès la veille au soir, il avait conçu son projet criminel terroriste », confirme le procureur de Paris, François Molins, en charge du dossier.

Lire la suite

Exporter le “mariage gay” (Présent 8284)

Exporter le "mariage gay" (Présent 8284)

30/01/2015 – PARIS (NOVOpress)
Les conventions et les traités internationaux ont une autorité supérieure au droit français. C’est pourquoi, jusqu’ici, les « mariages » d’homosexuels étaient rejetés si l’Etat du partenaire étranger ne le reconnaissait pas. C’est le cas du Maroc. La convention franco-marocaine prévoit que la loi s’appliquant à chacun des « conjoints » est celle de son pays. Par conséquent, un homo marocain ne peut se « marier » en France.

Une du numéro 8284 de "Présent"
Une du numéro 8284 de “Présent”
Mais le lobby gay ne l’entend pas ainsi qui, à l’occasion de l’annulation d’une telle union par le procureur de Chambéry, a saisi la Cour de cassation. Or, celle-ci a donné raison aux intéressés, leur « mariage » ne sera pas annulé. Ce qui ouvre la voie aux ressortissants de tous les pays qui sont dans le même cas : la Pologne, le Monténégro, la Serbie, le Kosovo, la Slovénie, la Tunisie, l’Algérie, le Cambodge, le Laos, etc. On comprend la réaction de la Manif pour Tous qui, à juste titre, dénonce cette volonté « d’imposer » une loi française à des nations qui n’en veulent pas. Les homosexuels auraient donc la liberté de se « marier » et les Etats dont ils sont ressortissants pas celui de le refuser ?

Pour quel motif la Cour de cassation a-t-elle cru devoir rendre cette décision ? Au-dessus de la convention entre nos deux pays, dit-elle, il y a le respect de l’ordre public, or le droit au mariage en relève et on ne peut priver personne du mariage, tranche la Cour.

Laissons aux juristes le soin de commenter et sans doute de contester cet arrêt. Nous nous bornerons à constater que le droit au mariage au nom de l’ordre public n’est pas défendu avec le même zèle.

Lire la suite

Ajaccio : un drapeau français enlevé d’une école et brûlé, puis remplacé par un drapeau marocain

Ajaccio : un drapeau français enlevé d'une école et brûlé, puis remplacé par un drapeau marocain

19/01/2015 – AJACCIO (NOVOpress)
Il s’agit d’un incident particulièrement grave qui exige une réaction immédiate et ferme de l’Education nationale, ainsi que de la justice. En effet, le drapeau français accroché au fronton d’une école maternelle d’Ajaccio a été retiré, brûlé et remplacé par un drapeau marocain. Ce fait divers qui est en réalité un acte de guerre – pour l’instant – symbolique nous est rapporté par nos confrères de L’Express :

La surprise a été totale ce lundi matin pour le personnel de l’école maternelle des Jardins de l’empereur, à Ajaccio. Alors qu’il était accroché au fronton de l’établissement, un drapeau français a été décroché durant le weekend, rapporte ce lundi une source proche de l’enquête. Ce dernier a ensuite été brûlé puis remplacé par un drapeau marocain, frappé de l’étoile verte du royaume chérifien. Selon Corse-Matin, l’action se serait déroulée dans la nuit de dimanche à lundi.

Le drapeau tricolore ornait la façade de l’école des Jardins de l’empereur, un quartier à forte population d’origine maghrébine, sur les hauteurs d’Ajaccio. L’emblème national était accroché entre ceux de l’Europe, bleu à étoiles dorées, et de la Corse à tête de Maure.

(…)

Une plainte a été déposée et une enquête ouverte par la Direction de la sécurité publique de Corse-du-Sud qui a procédé aux premières constatations. Les enseignants ont été appelés par les syndicats à débrayer ce lundi après-midi pour protester contre cette action.

>> Pour lire l’article dans son intégralité

Les Néerlandais priés de payer pour les enfants marocains

Les Néerlandais priés de payer pour les enfants marocains

15/12/2014 – UTRECHT (NOVOpress via le Bulletin de réinformation)
Le gouvernement néerlandais devra rétablir les allocations familiales aux enfants des Marocains de l’étranger… établis au Maroc. C’est ce que vient de décider la justice néerlandaise. Dans une décision rendue hier, la Cour d’appel d’Utrecht a confirmé le jugement rendu en première instance. Celui-ci ordonne au gouvernement néerlandais de revenir sur sa décision de baisser de 40 % le montant des allocations accordées aux enfants de vivant au Maroc. Le gouvernement devra également rembourser les montants de ces allocations qui n’ont pas été versées depuis le 1er janvier 2013, date de l’entrée en vigueur de cette loi. Cette loi prévoyait le principe de résidence pour le versement d’allocations familiales. Dans le cas du Maroc, une baisse de 40 % avait été décidée par le gouvernement compte tenu, disait-il, de la différence du niveau de vie entre le Maroc et les Pays-Bas.