Tag Archives: Marlène Schiappa

Je continue à préférer Brigitte Bardot…, par Philippe Bilger

Il y a quelques années, invité dans les Grandes Gueules à la suite de la publication d’un livre, j’avais eu droit, de la part des excellents Marschall et Truchot, à un questionnaire auquel j’avais répondu avec un mélange de sincérité et de provocation. Notamment, interrogé sur ma préférence entre Soeur Emmanuelle ou Emmanuelle Béart, j’avais penché en faveur de la première parce que j’éprouvais plus de respect pour elle et que je tenais à échapper à l’artistiquement convenu.

J’ai un peu éprouvé le même sentiment en lisant le long entretien avec Brigitte Bardot (BB) dans Le Monde et en prenant connaissance de la réaction de Marlène Schiappa dont je ne raffole pas en dépit du fait qu’elle est devenue, comme on dit incontournable, en cette période où à tout bout de champ il est de bon ton d’envisager un projet de loi pour réprimer toutes les attitudes viriles discutables où que ce soit – être homme n’est pas encore une infraction !

Cette Secrétaire d’Etat chargée de promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes est médiatiquement célébrée. Tout ce qu’elle touche et décrète est marqué du sceau du progressisme qu’il convient d’afficher. Rien de ce qui est le féminin ne lui est étranger. Récemment un portrait lui a été consacré dans Le Figaro par Anne Fulda dont on sentait à chaque ligne l’envie qu’elle avait d’en dire du bien.

Marlène Schiappa a déclaré au sujet de BB que “c’est triste venant d’une icône féminine et qu’elle ferait mieux de se concentrer sur la cause des animaux”.

C’est d’ailleurs ce qu’a fait BB dans le dialogue auquel j’ai fait référence et qui pour une très large part concerne les animaux, leur sort, leurs souffrances et sa mobilisation absolue et politique en faveur de leur condition. Je ne ferais pas de mal à la moindre bête mais j’avoue que je suis davantage passionné par le destin des humains même si on me rétorque souvent que le traitement des animaux doit aller de pair.

Qu’a donc proféré BB de si intolérable par rapport aux pensées correctes et bienséantes concernant le féminisme, de quelle abstention quasiment criminelle s’est-elle rendue coupable ?

Elle a bien précisé que son propos ne se rapportait pas à toutes les femmes mais seulement aux actrices. On peut la créditer d’une certaine connaissance de ce milieu.

Elle osait avancer que des actrices “allumaient” les producteurs et qu’après pour faire bien, elles se plaignaient de harcèlement. Elle dénonçait ce qui lui apparaissait comme un jeu “ridicule, hypocrite et sans intérêt”, au regard de sujets bien plus importants, et soulignait qu’elle n’avait jamais confondu les compliments flatteurs et même osés sur sa beauté allant jusqu’à “un joli petit cul” – avec du harcèlement dont elle n’avait jamais été victime.

Bien sûr c’est BB et on veut bien présumer que son caractère, sa personnalité et son incroyable gloire durant plusieurs années la plaçaient dans un statut privilégié, totalement à part. Il n’empêche qu’aussi radicale et globale que soit sa charge, elle fait du bien. On a besoin d’esprits libres et d’âmes bien trempées, on aspire à une résistance de la part de ceux qui peuvent se la permettre et parfois en font preuve. On a besoin d’une Brigitte Bardot qui, aussi détestable qu’elle puisse apparaître à certains, nous console pourtant de la mièvrerie humaniste chronique d’une Marlène Schiappa. Dont les injonctions doucement totalitaires donneraient presque absurdement l’envie de les fuir.

Je prends mes risques mais si j’étais confronté à cette alternative qui vaut bien celle par laquelle j’ai commencé, je n’en démordrais pas. Je continuerais à préférer Brigitte Bardot à Marlène Schiappa – la femme dans sa nature, sa liberté et sa vérité plutôt que la femme devenue une cause politique.

Philippe Bilger

Texte repris du site Philippebilger.com

Marlène Schiappa ministre laïcard préfère l’école catholique, par Guy Rouvrais

Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’égalité « des femmes et des hommes » s’est félicitée le 8 décembre dernier d’avoir été jugée digne de recevoir le prix spécial laïcité du Grand Orient de France. Sans doute est-ce pour l’ensemble de son œuvre que l’organisation maçonnique l’a distinguée, mais aussi pour sa dernière initiative : subordonner les subventions associatives au respect d’une charte de la laïcité. Et comme elle est aussi chargée de la famille, certaines associations s’inspirant de la morale catholique ont du souci à se faire…

Ce triomphalisme laïciste a choqué Sylvie Tolmont, ancien député socialiste, qui était la suppléante de Stéphane Le Foll. Car Mme Schiappa, ardente militante laïque, met ses enfants dans une école privée, catholique ! C’est ce que Sylvie Tolmont révélait sur Twitter.

Colère de la sous-ministre, qui ne dément pas, et pour cause, mais s’indigne d’une atteinte à sa vie privée, sa dénonciatrice ayant donné le nom de l’école, au Mans. Cela permet à Marlène Schiappa de ne pas répondre sur le fond de la question portant, dit son opposante, sur « l’incohérence manifeste entre sa communication valorisant l’école publique laïque et son choix de scolariser ses enfants dans une école confessionnelle, tant il me semble qu’on puisse légitimement interroger cette contradiction majeure ».

Certes, elle n’est pas la première, dans la gauche laïcarde, à préférer l’école catholique à la laïque, mais le cas de Mme Schiappa est particulier, car entre ce qu’elle professe et ce qu’elle fait il y a plus qu’un grand écart, un gouffre. Elle est la fille de son père, Jean-Marc Schiappa, président de l’Institut de recherches et d’études de la Libre Pensée, collaborateur du mensuel de cette dernière, La Raison. En 2015, accueillant la Ligue des droits de l’homme dans la ville du Mans, dont elle était ajointe au maire socialiste, elle la saluait en ces termes : « Elles ne sont pas si nombreuses, par les temps qui courent, les organisations qui affirment leur combat contre le cléricalisme, les cléricalismes, la doctrine sociale de l’Eglise ! » Elle terminait son discours par un très maçonnique « salut et fraternité ! ». Toujours dans la Sarthe, elle faisait voter une motion par la section de la Libre Pensée locale qui invitait « tous les défenseurs de la laïcité de l’école et de l’Etat à participer à la manifestation organisée par la Libre Pensée le samedi 5 décembre 2015, à Paris, pour exiger l’abrogation de la loi Debré ». Loi sans laquelle ses enfants ne pourraient bénéficier de l’école où ils sont pour un coût abordable.

La controverse n’est pas close. La suppléante de Stéphane Le Foll a publié un SMS qu’elle affirme être de Marlène Schiappa, en date du 9 décembre : « Je savais que tu étais une personne inculte, méprisable, aigrie. (…) Tu n’as jamais été capable d’en avoir [des enfants] toi-même donc peut-être ne sais-tu pas que c’est un principe de vie : on ne touche pas aux enfants et on ne s’en sert pas politiquement. » Au cabinet du ministre, on évoque un « échange virulent » entre les deux femmes, mais on ne confirme pas les termes du message. A suivre, peut-être en justice, Marlène Schiappa menaçant de porter plainte.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 16 décembre 2017

PMA GPA Ludovine de La Rochère

Ludovine de La Rochère : « Ce qui est heurtant, c’est de faire naître des enfants sans père »

10/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ludovine de La Rochère a été sommée, ce matin sur RTL, de s’expliquer sur la campagne de LMPT contre la PMA et la GPA qui fait paraît-il scandale. La Manif pour tous a lancé une campagne sur la procréation médicalement assistée (PMA) sans père et sur la gestation pour autrui (GPA). Sur l’une des affiches est dessiné un bébé au milieu d’une rangée de légumes. La légende : « Après les légumes OGM, les enfants à un seul parent ? »

Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes, a réclamé ce week-end le retrait de l’affiche, qu’elle juge « profondément offensante ». « Ce qui est heurtant, lui a répondu Ludovine de La Rochère, c’est le sujet lui-même, c’est de faire naître des enfants sans père, c’est ça qui est choquant. »

Le gouvernement avance et recule sur le projet de loi de la PMA

18/09/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)
Christiane Taubira et Najat Vallaud Belkacem avaient marqué le dernier quinquennat par leur vision idéologisée de la famille. La secrétaire d’Etat à l’égalité Homme Femme a décidément choisi de suivre leurs pas

Interrogé cette semaine par Jean Jacques Bourdin sur BFM TV, madame Schiappa a annoncé que la Procréation Médicalement Assistée serait instaurée pour tous les couples dès 2018. La PMA pour tous était une des promesses d’Emmanuel Macron lors de sa campagne présidentielle. Aujourd’hui, la PMA n’est accessible que pour les couples hétérosexuels dans l’incapacité médicale de procréer.

Le gouvernement recule déjà sur cette annonce

Malgré une levée de boucliers limitée, le gouvernement a déjà relativisé cette annonce. Marlène Schiappa a annoncé que ce ne serait que l’agenda de la réforme qui sera annoncé en 2018. Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, a annoncé que cette mesure n’est, je cite : « Pas la priorité ».

Toutefois, il ne faut pas penser que le gouvernement renoncera à cette priorité

Actuellement confronté à une résistance sociale, le gouvernement ne souhaite certainement pas revivre un épisode semblable à la Manif pour tous, qui avait fédéré environ un million de Français contre la loi du mariage homosexuel. La révision de loi de bioéthique est prévue pour 2018. Il est peu risqué de penser que l’ouverture de la PMA ressurgira à ce moment là !

PMA pour tous

La « PMA pour toutes » est discriminatoire : exigeons la « PMA pour tous » !

PMA Homme enceint14/09/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, veut donc autoriser la « PMA pour toutes ». Conformément à l’engagement présidentiel d’Emmanuel Macron, elle a annoncé que la procréation médicalement assistée (ou PMA) sera bien ouverte à toutes les femmes, en 2018, si les parlementaires votent la future loi de bioéthique. De fait, les couples de lesbiennes pourront donc, pour l’une, se faire inséminer artificiellement aux frais de la Sécurité sociale, pour l’autre être reconnue comme la deuxième mère ( ) de l’enfant issu de cette insémination. Le Comité consultatif national d’éthique avait rendu un avis favorable sur le sujet.

Cela ne manquera pas de faire réagir les couples homosexuels masculins, qui risquent de dénoncer une inégalité entre les couples et ils auront raison : au point où on en est, exigeons, au nom de l’égalité, la PMA pour tous ! Les hommes aussi ont le « droit » de pouvoir enfanter !