Marion Maréchal en cible, analyse sémantique

La Convention de la droite organisée à Paris le samedi 28 septembre 2019 à l’initiative du magazine L’Incorrect n’a pas été appréciée des médias dits convenus. Ils y ont vu une réunion de ce qu’ils appellent « extrême droite », avec pour objectif d’enlever toute légitimité à cette réunion. Depuis, les obus journalistiques pleuvent.

Rappelons que l’usage du mot « extrême droite » n’a aucune scientificité concernant les objets auquel il s’applique dans les médias principaux. Il sert à désigner pêle-mêle les populistes de droite, les conservateurs, les catholiques (mais pas les musulmans radicalisés islamistes et terroristes), les souverainistes, les identitaires… autrement dit, tous ceux qui ne sont pas de gauche ou de droite centriste, et ne pensent pas dans les clous de l’univers mondialiste et libéral-libertaire. Cet usage, qui est aussi une facilité et une paresse, révèle le degré d’infox que peut produire un système médiatique convenu et officiel : aucun de ces courants ne correspond à une quelconque définition du terme « extrême droite » en sciences politiques, sauf sous la plume « d’intellectuels » qui sont avant tout des militants, ainsi de Gérard Noiriel.

Pourtant l’extrême droite est clairement définissable par des invariants : elle est avant tout antiparlementaire, opposée aux élections et à la démocratie, sinon par appel direct au peuple, autoritaire, raciste, réactionnaire, éventuellement fasciste ou nazie. Le lecteur trouvera une excellente analyse de cette problématique ici. Sans doute de telles mouvances existent-elles en France, elles se rencontrent cependant ailleurs que dans les courants de pensée cités plus haut, dans de rares groupuscules (avant l’été, Macron a eu des difficultés à en trouver trois à dissoudre). D’où la manipulation digne des pires fake news que représente l’utilisation frauduleuse de ce terme de sciences politiques à l’encontre de certains adversaires que l’on souhaite ainsi, au fond, à réduire au silence

La chasse à la Marion est ouverte ?

Marion Maréchal a eu droit elle aussi à un traitement particulier de la part du Monde, sous l’égide de Lucie Soullier, journaliste qui semble obsédée (ou amoureuse ?) de la jeune retraitée de la vie politique. L’article est paru dans l’édition du 2 octobre 2019 et semble s’inscrire dans une offensive plus vaste visant à légitimer l’accusation de « retour aux années 30 » employée à tort et à travers contre ceux qui pensent autrement que le bloc libéral élitaire. C’est à l’image des « travaux » prétendument scientifiques de Noiriel, encensés et promus par le même journal. L’idée ? Faire analyser par des intervenants supposés de bonne foi et neutres puisque universitaires (pas de rires, s’il vous plaît), ayant d’ailleurs été conviés à la commission parlementaire de lutte contre l’extrême droite au printemps 2019. Ces derniers, « démontrant » par la comparaison des discours combien un Éric Zemmour (Noiriel) ou une Marion Maréchal (Le Monde du 2 octobre 2019) tiendraient des discours identiques à ceux tenus par l’extrême droite d’antan, discours qui seraient masqués par de nouveaux mots. Avec ce mode d’analyse, Le Monde s’approche de pratiques de type théorie du complot.

Il s’agit surtout de faire des amalgames anti-historiques puisque la base de tout travail d’historien est justement de ne pas pratiquer l’anachronisme, ce que fait avec volontarisme un Noiriel quand il veut assimiler Zemmour à Drumont.

Il en va de même de l’offensive lancée contre Marion Maréchal.

Titre et chapeau :

« Dans le discours de Marion Maréchal, les mots de l’extrémisme. Lors d’une convention organisée par ses proches, samedi, Marion Maréchal a prononcé un discours quasiment programmatique, dont « Le Monde » a fait analyser de larges extraits par quatre chercheurs ».

Le but :

« Cette allocution d’une trentaine de minutes offre l’occasion de décrypter la ligne radicale de Marion Maréchal, « ex-Le Pen », à travers sa sémantique très identitaire, son idéologie sociétalement ultra-conservatrice et économiquement libérale et sa référence décomplexée à la théorie d’extrême droite complotiste du « grand remplacement » (selon laquelle la population française serait progressivement remplacée par une population non européenne). Un véritable acte politique. D’où l’importance de décrypter les mots de celle qui revendique mener une « bataille culturelle ». »

Si le lecteur n’habite pas dans Paris centre ou dans un quartier bobo de métropole de province, il saisira combien il faut vivre en dehors du réel, pour ne plus voir simplement et avec honnêteté ce qui se passe dans la rue.

Pour lire la suite, c’est ici !

Marion Maréchal : « Le premier grand défi, le plus vital, est le Grand Remplacement ! »

Le discours de Marion Maréchal à la Convention de la Droite est un discours important. Un discours fondateur d’une génération politique en rupture avec le conformisme de ses aînés.
Un discours qui remet les idées à l’endroit face au Gorafi quotidien servi par le médiatiquement correct alors que le réel revient au galop. Ce discours est tenu par quelqu’un qui sait que la réflexion précède l’action et que la reconstruction passe par la transgression.

Le voici dans son intégralité.

Bonjour à tous mes chers amis, français et de toute la droite ici rassemblée,

Je suis très heureuse de participer à cette première édition de la Convention de la droite. Je suis convaincue que le basculement politique s’opérera par ce type d’initiative et parla multiplication des îlots de résistance au sein de la société civile.

N’attendons pas une future victoire institutionnelle pour prendre nos responsabilités et nous engager, elle viendra, mais uniquement si nous l’avons préparée.

N’attendons pas que l’Etat nous sauve, actuellement il est phagocyté par une idéologie et des intérêts contraires à l’intérêt national.

N’attendons pas l’homme providentiel. L’homme et la femme providentiels, c’est chacun, chacune d’entre vous, là où vous êtes, pour agir dans le sens de vos convictions et des intérêts du pays. Comme le font aujourd’hui l’incorrect dans les médias, racines d’avenir en politique, et le cercle audace avec l’entreprise, en organisant cette convention.

Comme nous le faisons mon équipe et moi-même, avec l’ISSEP, en contribuant à former une nouvelle génération de dirigeants au service de leur pays.

N’attendons pas la rédemption des seuls partis politiques : créons des associations, montons des écoles, entreprenons français, consommons français, apprenons notre histoire, défendons notre langue, sauvons tout ce que nous pouvons sauver.

La France c’est nous, elle vit en nous, elle existe par nous et elle existera demain par ce que nous aurons su recevoir et transmettre.

Alors bien sûr, j’entends les impatiences et les frustrations, j’entends ceux qui veulent agir, pressés par le temps, angoissés par les maux qui nous frappent et s’accélèrent. Mais qui peut imaginer que nos idées arrivent au pouvoir sans avoir préalablement brisé les barrières partisanes d’hier ?

Avons-nous d’autres solutions que de reconstruire et de réunir par une vision de l’Homme et de la société ? Existe-t-il vraiment une autre voie que de passer par les cœurs et les intelligences des hommes de bonne volonté ?

Nous devons bâtir sur le roc, pas sur des coups médiatiques! Par les Idées, par les loyautés, les réseaux, des élus locaux, des soutiens financiers, culturels, intellectuels, par la confiance des entreprises, par l’appui de hauts fonctionnaires qui auront la capacité à faire bouger l’Etat et avec des alliés en Europe.

Et pour y parvenir, il y a urgence à rompre avec la droite des experts comptables, ce champs de ruine idéologique qui n’a comme seul obsession que d’apparaître « moderne ». Ont-ils à ce point oublié les penseurs, dont ils sont censés être les héritiers, pour ne pas se remémorer la phrase de Thibon « être dans le vent, voilà l’ambition d’une feuille morte ».

Ici, nous portons de plus grandes ambitions. Et ce ne sont pas seulement des ambitions de droite. Ce sont des ambitions françaises.

La première étant de ne pas se laisser intimider, au pays de la raison, par les délires médiatico-politiques du temps. Il n’est pas simple de faire preuve de bon sens, face à une actualité devenue un véritable Gorafi géant. J’exagère à peine. Voici une semaine que le chef d’Etat canadien s’excuse de s’être déguisé en Aladin il y a 20 ans, sous le regard jubilatoire des associations antiracistes ;

les féministes, quant à elle, organisent un salon à Paris pour dénoncer l’hétérosexualité « comme régime politique » ;

pendant ce temps, Agnès Buzyn, Ministre de la Santé, explique sur un plateau « qu’un père peut être une femme ou une même grand-mère » dans le cadre du débat sur la PMA. Ex Justice ? Et je ne vous ai servi que le menu de la semaine.

Nous pouvons débattre éternellement sur les clivages les plus judicieux à investir politiquement, mais à la lumière de l’actualité, le plus évident est bien : idéologie contre réalisme.

Face aux délires du camps progressiste, le camps des réalistes que nous sommes a le devoir de se concentrer sur les grands défis du siècle.

5 grands défis sur lequel se jouera la place de la France au 21ème siècle : le grand remplacement, le grand déclassement, le grand épuisement écologique, le grand basculement anthropologique et le grand affrontement des puissances.

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Convention de la droite : l’union des droites va-t-elle avancer ?

01/10/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’événement destiné à élaborer une alternative au prétendu progressisme s’est déroulé samedi dernier à la Palmeraie, dans le XVe arrondissement. En moins d’une semaine toutes les places étaient déjà vendues !

Mais qui était à l’origine de ce forum politique ?

Trois proches de Marion Maréchal : Erik Tegnèr militant des Républicains, François-Louis de Voyer, du Cercle Audace et Jacques de Guillebon, rédacteur en chef du mensuel L’incorrect.

Et cette initiative semble avoir un peu bousculé les grands partis ?

Oui et non. Les Républicains ont souhaité garder leurs distances, ainsi que le parti de Marine Le Pen, par la voix de son secrétaire Sébastien Chenu qui persiste à penser que « la convergence des droites est un fantasme ». Mais cela n’a pas empêché certains ténors de la politique de participer à l’événement. Ainsi Jean-Frédéric Poisson est intervenu sur la montée de l’islamisation, Gilbert Collard sur les questions de justice, Vijay Monany (un élu LR du 93) sur le coût de l’immigration, et Robert Ménard sur l’abandon des villes moyennes, pour ne citer qu’eux. Un seul contradicteur était présent, Raphaël Enthoven, car Aurélien Taché de la République en Marche s’était désisté. Enthoven s’est demandé avec ironie si « le retour en arrière faisait un programme politique ».

Mais ce sont les déclarations d’Eric Zemmour qui ont fait grand bruit dans les médias ?

Elles ont déclenché la colère du médiatiquement correct. L’essayiste s’est fendu de déclarations choc comme celle-ci : « l’Etat français est devenu l’arme de destruction de la nation et du remplacement de son peuple par un autre peuple, une autre civilisation ». Quant à Marion Maréchal, nul doute qu’après son éloignement, elle a bel et bien fait son retour en politique, allant jusqu’à affirmer lors de l’allocution de clôture : « demain nous serons au pouvoir ! ».

Les médias tentent de comprendre les “ambitions secrètes” de Marion Maréchal

30/09/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis mai 2017, Marion Maréchal est officiellement retraitée de la politique. Mais aujourd’hui, elle fait son retour, poussée par son rêve d’unir les droites. L’ex-députée est d’ailleurs la star de la convention de la droite organisée par ses proches et par ses soutiens.

Quel rôle et quel avenir pour celle qui veut faire pencher Les Républicains plus à droite ?

Découvrez ce reportage de 7 jours BFM.


Convention de la Droite. Marion Maréchal et Eric Zemmour : identité et conservatisme

Tout les différencie. L’âge, le sexe, les origines, le métier, le parcours et même le style… La plume de fer du polémiste contre le gant de velours de l’ancienne députée, devenue directrice d’un institut de formation. Le nom de l’un claque, le prénom de l’autre évoque la douceur. Tout les différencie ? Mais peu les oppose ! Et leur présence à la même tribune, samedi 28 septembre, pour la Convention de la Droite, est explosive !

Elle affole les réseaux sociaux, polarise les médias et fera remplir la salle, indépendamment des zakouskis qui accompagneront l’événement. Pourquoi ? Parce que l’un comme l’autre incarnent un double rejet et une promesse. Découvrez cette tribune de Jean-Yves Le Gallou.

Eric Zemmour et Marion Maréchal : un même rejet de Macron

Ils incarnent d’abord le rejet absolu du régime Macron : c’est à dire la mise en œuvre – par la répression policière et judiciaire, la propagande et la censure – d’une entreprise de déconstruction et de rupture.

Rupture avec les lois de la vie avec la PMA et la GPA. Rupture avec les lois de l’histoire avec la destruction des frontières, l’immigration de masse, la soumission à l’islamisation et la délocalisation.
Rupture avec les libertés avec l’adoption de lois et de pratiques de plus en plus liberticides.
Rupture avec le réel avec les délires subventionnés qu’ils soient néo féministes, « antiracistes », antispécistes, « indigénistes », pédagogistes ou transsexualistes.

Ce qui est en cours, c’est ce que l’écrivain Renaud Camus appelle le Grand Remplacement ou plutôt le remplacisme global. Le remplacement du peuple : « Souriez, vous êtes remplacés ! » Mais c’est aussi la destruction de la culture à l’heure de la « décivilisation ».

Eric Zemmour et Marion Maréchal, piliers de la refondation ?

En face de cela, ce qui est nécessaire, ce n’est pas une déclaration, c’est une refondation. Pas un replâtrage, non, une refondation radicale.

Et c’est là que Zemmour et Marion sont attendus. Non pas pour un énième programme technocratique et/ou démagogique sans intérêt, ni de fades éléments de langage comme en produisent tous les partis politiques. Mais pour une refondation par une double affirmation à la fois d’identité et de conservatisme.

Identité du peuple dans la fidélité à ses origines, à sa langue, à sa culture à sa civilisation. À son histoire, source de fierté et non de déploration ou de culpabilisation. Désormais la question qui se pose aux jeunes Français d’origine européenne est la suivante : comment allez-vous éviter de devenir minoritaires sur la terre de vos ancêtres ?
C’est à cette question qu’il faut apporter une réponse. Par la réaffirmation du droit du peuple à sa souveraineté, son identité et sa continuité historique. Fût-ce en rompant avec l’idéologie mortifère des droits de l’homme, instrumentalisée par des bonimenteurs, venus souvent des pays les plus troubles de la planète. Et leurs complices.

Identité, oui. Mais aussi conservatisme, par l’attachement à une société holiste qui soit plus que la simple juxtaposition d’individus mus par l’intérêt immédiat. Conservatisme par le fait de rechercher le bien commun. Et de trouver le renouvellement de son inspiration dans les traditions. De puiser dans le passé les racines de futur. Conservatisme par l’attachement à la transmission des grandes œuvres du passé, des règles de courtoisie et des manières aimables. Par le respect du patrimoine culturel et historique comme des paysages, façonnés par le lent travail de nos ascendants.

Le conservatisme et l’identité ne s’opposent pas, ils se complètent. A ceux qui posent la question faussement naïve : « Conserver, oui, mais quoi ? », la réponse est simple : conserver l’identité ! L’identité d’origine, l’identité civilisationnelle du peuple. L’identité anthropologique de l’homme et des familles.
On rejoint ici la politique démographique de Viktor Orbán : à l’extérieur, fermeture des frontières à l’immigration et, à l’intérieur, politique nataliste.
Les nôtres avant les autres ! C’est ainsi, et seulement ainsi, que nos enfants et les enfants de nos enfants resteront majoritaires dans leur patrie.

Tribune reprise de Polémia

Condamnation de Génération Identitaire : une justice à la dérive ?

Qui est Isabelle Defarge, la juge qui a condamné les militants de Génération Identitaire ?

NOVOPress – 06/09/2019 – Un tollé à droite, des réjouissances à gauche, c’est ainsi que l’on pourrait résumer le jugement, très politique et très politisé, qui a été rendu par le Tribunal Correctionnel de Gap à l’encontre de 3 militants de Génération Identitaire pour avoir mis en lumière les carences de l’État en matière de protection des frontières : 6 mois de prison ferme et 75.000 € d’amende. De LR au RN, en passant par des figures plus autonomes de la droite, les identitaires ont pu mesurer le soutien dont ils bénéficient.

Du côté des politiques, les députés européens Nadine Morano (LR, assez rares tout de même), Thierry Mariani (RN) et Jordan Bardella (RN) sont montés au créneau, prenant publiquement la défense des identitaires. C’est aussi le cas du Sénateur-Maire (RN) Stéphane Ravier et du député du Pas-de-Calais Ludovic Pajot (RN).

Du côté de la société civile, on peut lister l’avocat Gilles-William Goldnadel, Marion Maréchal nièce de Marine Le Pen et directrice de l’ISSEP ou encore Jean-Yves Le Gallou, président du think tank Polémia, qui s’est quant à lui prononcé pour une épuration du corps judiciaire.

https://twitter.com/_polemia/status/1169585472185733122

Le discrédit de la “Justice” et de la magistrature

L’essayiste Éric Zemmour, dans une tribune parue ce jour dans le FigaroVox, est lui aussi monté au créneau :

“Dans l’ancien monde, les jeunes gens qui défendaient leur frontière contre les envahisseurs étaient des héros. Nos monuments aux morts en sont pleins. Aujourd’hui, on les insulte, on les traite de racistes et on les met en prison.”

Plusieurs voix se sont étonnées de la lourdeur de la peine, caractéristique d’une magistrature à la dérive, soumise à l’idéologie de gauche, et ont mis en cause la partialité du juge, Isabelle Defarge. Cette dernière, qui s’était également illustrée dans la condamnation de militants d’extrême-gauche “pro migrants” en décembre 2018, a eu la main particulièrement lourde pour les militants de Génération Identitaire. Sa participation à un colloque “pro migrants” en 2017 à Toulon, l’étranger entre la loi et les juges, a été relevée, aux côté de membres de la Ligue des Droits de l’Homme et de la CIMADE, organisations promouvant l’invasion migratoire.

Union des droites : quand la droite française mérite pleinement son titre de « plus bête du monde »…

28/06/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Dans le cadre de l’union des droites, un dîner a réuni mardi dernier Marion Maréchal et une quinzaine d’élus Les Républicains

Un dîner fort discret puisque, d’une part la grosse presse ne s’en est fait l’écho qu’hier, et d’autre part, les participants LR ont pour la plupart préféré garder l’anonymat. Courageux, mais pas téméraires… On sait quand même que, côté LR, c’est le jeune et médiatique Erik Tegnér, militant depuis septembre 2018 pour l’union des droites, qui coorganisait le dîner, auquel ont participé le sénateur du Val-d’Oise Sébastien Meurant, le député de l’Ain Xavier Breton, membre du bureau politique de LR, ou encore Sébastien Pilard, ancien candidat LR aux élections européennes, et lui aussi membre du bureau politique. Il faut dire que ce dernier, cofondateur de Sens commun, émanation de la Manif pour tous, avait déjà eu l’occasion d’afficher, en matière sociétale notamment, des options politiquement incorrectes. Ce qui peut aider à frayer avec « la bête immonde ».

Une initiative en forme de cul-de-sac…

Au menu du dîner, la privatisation d’ADP, le projet de loi bioéthique, la proposition de loi contre la haine en ligne, ou encore la suppression de 1 050 postes à Belfort par l’américain General Electric, et, on l’imagine, la responsabilité personnelle d’Emmanuel Macron dans cette tragédie sociale. Rien que des dossiers techniques, donc. « Il n’était pas question de parler d’alliances », a d’ailleurs insisté Erik Tegnér. Quant à Sébastien Pilard, il excluait à priori tout rapprochement avec le RN, « Des débats et des discussions, oui ; des alliances électorales, non ».

Quid des réactions des apparatchiks LR ?

Elles sont évidemment encore pires. Ainsi Laurence Sailliet, porte-parole de LR, a jugé, « inacceptables » les « collusions avec le RN ». « Marion Maréchal-Le Pen (sic), c’est la famille Le Pen, c’est le Front national (sic) et il y a une ligne rouge ». La palme du sectarisme revient sans conteste à Jean Léonetti, président par intérim des Républicains, qui qualifie également cette rencontre dînatoire d’« inacceptable ». « Personne ne peut ignorer que Marion Maréchal-Le Pen (sic) a été candidate FN (sic) contre Christian Estrosi aux dernières élections régionales. », croit se souvenir M. Léonetti. A la question du journaliste : « Envisagez-vous des exclusions ? », réponse de Jean Léonetti : « Je ne veux pas exclure à la suite d’un repas. Mais je formule un rappel à l’ordre face à une situation qui pourrait être le début d’une dérive » Et M. Léonetti de conclure à l’adresse des dîneurs coupables : « Je leur demande de clarifier leur position. Cette clarification passe par leur appartenance aux Républicains qui implique une totale étanchéité à toute alliance avec l’extrême droite. ».

Le piège mis en place au début des années 80 par François Mitterrand fonctionne décidément encore à merveille. Face à la bêtise crasse de cette droite française, convenons que la gauche n’a pas vraiment besoin d’être très intelligente pour remporter la mise.

L’école de Marion Maréchal, arme de guerre idéologique ?

18/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
L’Institut de sciences sociales, économiques et politiques, une école pas comme les autres ? Fondée par Marion Maréchal, l’ISSEP fait politiques car c’est une « guerre culturelle » que l’ancienne députée entend désormais y mener.

Mais contre qui ? Extrait.


Marion Maréchal : «Ce sont les minorités agissantes qui font l’histoire, pas les majorités passives»

17/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Un an après la création de son école – l’ISSEP – Marion Maréchal dresse déjà un premier bilan.

Si la figure de proue de la droite hors les murs écarte toujours un engagement partisan, elle n’a pas déserté le combat idéologique.

Entretien.


Marion Maréchal sur LCI : À nouveaux clivages, nouvelles réponses – par Paul Vermeulen

Dimanche soir, Marion Maréchal était l’invitée de l’émission de LCI « En toute franchise », où l’on a essayé en vain de l’interroger sur un éventuel « retour » en politique, elle qui dirige maintenant l’Institut de sciences sociales, économiques et politiques de Lyon (ISSEP). Elle a répondu : les Français se préoccupent plutôt de leur vie quotidienne.

Un de ses proches nous le confiait : « Face à une recomposition de la vie politique, après deux ans de silence, elle a eu le besoin de s’exprimer et de s’inscrire en vecteur d’alliances pour ceux qui aiment la France et croient en la nation. » Marion Maréchal a donc vertement critiqué les choix politiques de Macron, ainsi que le double langage d’une partie des LR, celle qui parle d’une façon en France mais vote autrement au sein de l’UE. Il y aura peut-être un avant et un après 2 juin 2019. Pourquoi ? Marion Maréchal a exposé la confrontation politique qui s’installe : la France connaît de nouveaux clivages, lourds de choix à faire entre un progressisme et un conservatisme conçu comme « défense civilisationnelle ». Ce que notre source traduit ainsi : « Aimer la France, c’est avoir l’esprit conservateur. Assurer la transmission, être conscient de l’héritage légué et reçu. »

Marion Maréchal a insisté sur le « clivage générationnel » : près de 50 % des électeurs de Macron ont plus de 60 ans. Ils ont connu un autre monde, dont Macron est au fond le légataire, lui qui n’a « réalisé aucune des grandes transformations annoncées ». Du président, Marion Maréchal a fait son adversaire direct parla conception du monde qu’il représente : l’idéologie « sectaire » du progrès. Le second clivage est pluriel et sociétal, dans cette France devenue un ensemble d’archipels.

C’est pourquoi elle a répondu à l’invitation de LCI : pour affirmer combien la situation est lourde de crises à venir. Si elle pense pouvoir « être utile » dans le débat politique, c’est en contribuant non pas à une union mais à « une grande alliance des droites », alliance entre grands courants, dont le courant conservateur, « une disposition d’espritconsistant à conserver des héritages séculaires tout en regardant vers l’avenir, sans fascination enfantine comme les progressistes ». Un courant conservateur qui pourrait être la matrice d’alliances de toutes les droites : « Je suis fière de mon engagement politique passé. Le RN est nécessaire mais je pense qu’il n’est pas suffisant. Il faut le dépasser, dans un grand courant patriotique, avec des alliances. » En effet, une fois la droite libérale libertaire partie chez Macron, quels points communs fondamentaux entre toutes les droites sinon une vision conservatrice du monde, ouverte sur l’avenir, l’économie de marché et la nation, ce lieu où nous faisons peuple.

Marion Maréchal l’a clairement dit : « Toutes les thématiques de droite peuvent être majoritaires mais il y a une incapacité à croire en la possibilité de s’unir contre Macron, surtout en vue de 2022. » Nous sommes déjà demain, et notre avenir se joue entre progressistes et conservateurs. Pour une raison simple : il y va de « l’idée de l’homme que l’on se fait dans la société », et du refus de l’illimité. C’est à cette échelle-là que se noue la recomposition, et c’est du fait de cette gravité que Marion Maréchal a décidé de s’exprimer, elle qui, nous disait un autre de ses proches, « est soucieuse des enjeux futurs, anthropologiques, comme l’intelligence artificielle ».

class=”relecture” style=”text-align: right;”>Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 3 juin 2019

Vandalisme contre l’ISSEP de Marion Maréchal, où sont les médias ?

La France médiatique trouve souvent à redire quand il s’agit de régimes qu’elle n’apprécie pas, ou encore de démocraties dites illibérales au sujet de la liberté de la presse. Par contre quand on vandalise un Institut d’études supérieures à Lyon il n’y a plus grand-monde.

Les faits

Dans la nuit du 26 au 27 mars 2019, des agitateurs d’ultra gauche se revendiquant des black-blocs ont vandalisé un Institut d’Études supérieures reconnu par l’État, l’ISSEP, dans le quartier confluence de Lyon. Cet acte nocturne a été revendiqué sur les réseaux sociaux par un « groupe antifasciste » qui y tient librement page sans être inquiété, comme tous les groupes black-blocs de France et de Navarre, près de deux semaines après les faits, et sans qu’une quelconque Commission de lutte contre les violences d’ultra gauche ait vu le jour, contrairement à celles d’ultra droite, à l’Assemblée nationale. Ces individus se sont d’ailleurs filmés en train de perpétrer leur attentat.

L’ISSEP, ou Institut de Sciences Sociales Économiques et Politiques est réputé pour être « l’école de Marion Maréchal » dans les médias. Ceci explique-t-il la façon dont ils ont traité cet acte de violence mené par un groupuscule d’ultra gauche à l’encontre d’un lieu d’enseignement et de savoir, sur le territoire de la République ? Cela ne paraît guère douteux. Que l’on en juge : les rares médias qui ont évoqué les faits se sont contentés de reprendre les termes d’une information d’abord publiée sur le site du Figaro, et ont veillé à demeurer dans le pur factuel, sans condamner l’acte,ce qui est une façon déguisée de ne rien dire. Une réaction très éloignée de ce qui aurait eu lieu si un institut d’enseignement, reconnu officiellement par l’État, insistons sur ce point, avait été ainsi attaqué par un groupuscule appartenant à d’autres courants extrémistes de la vie politique française. Difficile de ne pas voir un deux poids deux mesures dans le silence assourdissant de l’immense majorité des chaînes de télévision et stations de radios d’État.

Qui en a parlé et comment ?

Le Figaro, Franceinfo, avec un article qui est exemplaire de la façon dont un média officiel peut ne pas parler du sujet dont… il parle.

L’AFP en fin de journée de 27 mars, une agence informée par… Le Figaro (le monde de la presse à l’envers), Le Parisien, Libération, L’express Cnews, quelques médias locaux.

En apparence, cela peut ressembler à une bonne couverture médiatique. Ce n’est en réalité par le cas. La question n’étant pas seulement qui en a parlé, quoique (où sont Le Monde, France Inter…), mais plutôt comment : reprendre de façon aussi discrète une telle information, la plupart du temps en dans une rubrique faits divers, sans interpeller plus avant sur la gravité des faits peut laisser pantois tout observateur soucieux de la pluralité d’opinions comme d’information . Les médias qui se fendent d’une brève recopient l’AFP qui… recopie Le Figaro.

Notons que Valeurs Actuelles, TV Libertés et le quotidien Présent ont réagi à la violence perpétrée contre l’ISSEP en la condamnant.

Délit d’opinion et délit de voies de fait sont traités différemment

Pour qui douterait que les conceptions politiques ne sont pas traitées de la même façon en France, il est intéressant de remarquer la réaction médiatique massive, et gouvernementale rapide quant à l’action menée par Génération identitaire sur le toit de la CAF de Seine Saint-Denis, département où la population est majoritairement issue de l’immigration et où 14 % des femmes qui accouchent sont excisées. Dans ce cas, le premier ministre a indiqué qu’il étudiait les possibilités de dissoudre Génération identitaire. Notons que cette organisation n’a mené aucun acte de violence, ni aucune dégradation, ce qui est du reste la marque de fabrique de ses actions politiques. Il s’agit donc de la mise en œuvre d’un délit d’opinion au sein de la République, le seul fait qui peut leur être reproché, sauf mauvaise foi, est d’avoir demandé de l’argent pour les Français et non pour les étrangers, ainsi que l’indiquait leur banderole. La majorité des personnes touchant de l’argent de la CAF dans ce département où la majorité de la population est issue de l’immigration, cette revendication tient de l’opinion, une opinion dont l’illégalité demeure à démontrer. Reste que 19 militants de Génération identitaire, délogés par la police, seront jugés pour entrave à la liberté du travail, encourant des peines de 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende.

En France, en 2019, la liberté d’expression a donc un coût. Ce qui n’est pas le cas de la violence politique. Tout dépend du bord politique auquel les uns et les autres sont censés appartenir.

Médias et politiques du politiquement corrects se plaignent souvent d’être mis dans la même case, voire d’être accusés de collusion. Que dire dans ce cas ? Non seulement la majorité des médias taisent un acte d’une extrême gravité, contre l’ISSEP, aucun n’appelant par exemple à la dissolution de ce genre d’organisation gauchiste paramilitaire et violente, mais le silence règne de même dans la classe politique. Dans le même temps, tout le monde se précipite contre Génération identitaire. Qu’un institut d’enseignement supérieur soit attaqué et, dans toute démocratie digne de ce nom, un membre du gouvernement ou le premier ministre serait monté au créneau pour défendre la liberté d’enseigner et d’apprendre. Ou alors les médias se seraient indignés d’un tel silence.

Article paru le site de l’OJIM daté du 9 avril 2019

Marion Maréchal sur son école vandalisée: “C’est s’attaquer à la liberté d’enseignement”

28/03/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Marion Maréchal, fondatrice de l’ISSEP (Institut des sciences sociales, économiques et politiques), a réagi suite aux actes de vandalisme qui ont visé son école.

Selon elle, agir de cette manière, “c’est s’attaquer à la liberté d’enseignement“.


Entretien – Marion Maréchal : « Le populisme est un retour à la politique »

Rencontre avec Marion Maréchal, la jeune directrice de l’Institut de sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP) qui a ouvert à Lyon en octobre 2018. Avec, pour cette première année d’existence, 80 étudiants répartis en une classe de magistère et trois classes de formation continue, l’ISSEP espère bien imposer sa spécificité dans le monde de l’enseignement supérieur.

— Pour le magistère, vous recevez des étudiants Bac + 3 sans critère de filière. Mais d’où viennent-ils, principalement ?

— Les filières d’origine des étudiants de l’ISSEP sont le droit, l’éco-gestion, sciences po, l’histoire, les lettres, les business school. Nous en avons deux qui sortent de l’univers professionnel, un militaire et un ingénieur qui reprennent des études dans le cadre d’une réorientation. La sélection se fait en plusieurs étapes : dossier, QCM de culture générale et rédaction d’une note de synthèse, audition.

— Comment des gens aussi différents étudient-ils et travaillent-ils ensemble ?

— L’ISSEP n’organise pas de week-end d’intégration alliant fête et beuverie, mais un stage d’aguerrissement en pleine nature. C’est manifestement très efficace, question cohésion. Il existe un vrai esprit de camaraderie. Cette formule sera reprise l’année prochaine.

— Et du côté de l’équipe d’intervenants ?

— Nous avons une quarantaine d’intervenants, aux profils variés : des universitaires, des enseignants du privé, des chefs d’entreprise et des managers, des officiers, des journalistes. Pas d’élus parmi nos enseignants : c’est notre choix, afin d’éviter toute confusion. Le conseil scientifique de l’ISSEP, lui, est constitué de treize personnes qui ont l’œil sur la pédagogie, les programmes.

— Comment recrutez-vous vos intervenants ?

— Nous en avons sollicité une partie, et d’autres sont venus à nous. Beaucoup de candidatures ont été posées spontanément via notre site internet. Nous sélectionnons les intervenants en fonction de leur compétence et de leur expérience. Il va de soi qu’ils partagent l’esprit de l’école. La grande majorité d’entre eux n’a pas d’expérience politique ou électorale.

— Quel est votre quotidien de directrice ?

— Mes journées sont bien remplies. Je supervise les équipes administratives et pédagogiques, et beaucoup de mon temps est occupé par le « réseau » : trouver de nouveaux conférenciers, lever les fonds nécessaires à notre fonctionnement et à notre développement, créer des partenariats à l’étranger… Je m’occupe aussi de la communication. Mon activité est donc transversale. Le projet est exaltant. Actuellement nous travaillons sur les programmes de l’année prochaine, avec de nouvelles idées. L’histoire de l’art est une option que nous aimerions mettre en place, mais aussi l’économie du patrimoine, l’économie de l’environnement.

— Des portes ouvertes ont eu lieu le 9 février, il y en aura d’autres les 6 avril et 22 juin : les visites sont nombreuses ?

— Oui, et nous avons déjà quelques candidatures pour l’année prochaine. Dans l’univers de l’enseignement supérieur actuel, nous répondons au besoin d’étudiants mal à l’aise dans le monde des facs et nous sommes une alternative aux business school coûteuses et plus ou moins sérieuses, mais aussi aux formations en sciences politiques souvent sectaires ou idéologiquement uniformisées. Un sectarisme handicapant pour le développement de l’esprit critique et le discernement, qui sont pour moi des vertus essentielles.

— L’un des objectifs de l’ISSEP est de « reconnecter l’élite avec le peuple », objectif qui prend un sens particulier dans le contexte des Gilets jaunes.

— A l’origine de la création de l’école, il y a le constat de la faillite des élites françaises, en partie explicable par le type de formations supérieures qu’elles reçoivent, mais également à l’entre-soi sociologique extrêmement prononcé dans lequel elles demeurent. La question des idées est bien sûr fondamentale, mais la question des hommes n’est pas à négliger. L’ISSEP, par ses choix pédagogiques, veut apporter une réponse neuve à ce problème.

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Marion Maréchal invitée à Oxford pour évoquer la coupure entre les élites et le peuple

23/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La directrice de l’ISSEP, l’Institut des sciences sociales, économiques et politiques, était invitée hier par la prestigieuse université d’Oxford. Pendant une heure et demie, elle a disserté de la réconciliation entre les élites et le peuple (thème choisi par Oxford) devant 200 étudiants.

Evoquant les défis aux élites que constituent respectivement le Brexit outre-Manche et les Gilets jaunes en France, elle a reconnu que l’élite britannique avait accepté le résultat du référendum sur le Brexit… là où l’élite française persiste à ignorer les classes populaires. « L’élite doit reconnecter avec le peuple. C’est la tâche intimidante qui vous attend, chers étudiants d’Oxford, et c’est aussi la tâche que je me suis attribuée plus modestement en créant l’Issep ».

Un déplacement international qui relance les spéculations sur d’éventuelles velléités de retour en politique, qui ne semble toutefois pas à l’ordre du jour.