Marion Maréchal : « Il faut peut-être se défaire de l’idée de l’homme providentiel »

Marion Maréchal répond aux questions de Boulevard Voltaire sur le centre d’analyse et de prospective que lance l’ISSEP (Institut de sciences sociales, économiques et politiques qu’elle a fondé en 2018), la situation politique et le cap à tenir, la présidentielle de 2022 et l’avenir de la droite.

Vous avez fondé le Centre d’Analyse Prospective. Quel est le but de ce think tank ?

Un laboratoire d’idée comme on dirait en français. L’idée est de développer le pôle recherche de l’ISSEP qui a déjà un pôle formation avec la formation continue et le magistère, de contribuer au débat d’idée public et politique en s’emparant de sujets qui, selon moi, de manière très discrétionnaire, sont peu ou mal exploités. L’originalité de ce laboratoire d’idée viendra moins sur le modèle. On peut retrouver des grands think tank aujourd’hui, que ce soit l’institut Montaigne, l’IFRAP ou autre. Cette originalité viendra plutôt des sujets dont on s’emparera et des contributeurs qui seront associés.

Ce think tank a été lancé notamment parce que vous avez fait le constat que les partis politiques sont un modèle sans doute dépassé. On l’a vu récemment avec la République En Marche qui a perdu ses différents cadres comme si finalement ce parti était une espèce de kit jetable donné à Emmanuel Macron le temps de se faire élire. Maintenant, il ne sert plus à rien…

Je fais un constat que tout le monde voit. On assiste au dépassement des partis politiques, dont Emmanuel Macron était l’un des symptômes et non pas un catalyseur en tant que tel. D’ailleurs, je tiens à dire que je le déplore. Je pense que la démocratie représentative ne peut pas fonctionner sans des partis politiques structurés. On peut reconnaître aux partis politiques des défauts, des vices ou des limites, mais ils sont aussi indispensables au bon jeu démocratique. Évidemment, ils coordonnent, ils organisent, ils permettent l’organisation et la clarification de ce débat intellectuel en les incarnant. Je ne suis donc pas sûre que c’est une très bonne nouvelle, mais c’est un état de fait.
Aujourd’hui, les partis politiques sont en perte de vitesse ; cela tient aussi à la génération. L’esprit militant s’en est allé. On passe d’une jeunesse des années 60, 70, 80, une jeunesse très idéologisée dans le bon ou mauvais sens du terme. On rêvait de communisme, de libéralisme, d’Europe, de Gaulle, qu’importe. Aujourd’hui, on voit que les grandes idéologies sont mortes et les rêves sont difficiles à trouver. Par conséquent, les structures intellectuelles sont difficiles à voir émerger. Sur toutes ces difficultés, il est intéressant d’avoir des structures libres apartisanes telles que le centre d’analyse et de prospective de l’ISSEP. Il émerge et donc compense d’une certaine manière ce manque avec l’avantage de pouvoir associer des personnes, des intellectuels, des spécialistes, des praticiens qui viennent d’horizons très variés et qui ne sont pas enfermés dans une posture doctrinale.

Comment réintéresser les gens à la vie politique et au bien supérieur qui soit autre que l’expression des désirs de ces minorités ?

Je ne vais pas avoir la réponse à moi toute seule avec le CAP de l’ISSEP ou avec l’ISSEP, même si on essaie d’y contribuer. Derrière, il y a d’autres questions qui se posent. À travers le think tank, on peut aussi poser la question des institutions qui est au cœur des débats. On parle beaucoup de proportionnelle aujourd’hui. Je suis plutôt attachée à l’idée d’un mode de scrutin majoritaire à un tour qui m’apparaîtrait plus intéressant que la proportionnelle qui réinstalle la prédominance des partis dans le jeu électoral. On peut être provocateur et dire aujourd’hui : est-ce que la Ve est encore un système adapté ? La Ve République est un système qui n’existe en Europe qu’en France. Aujourd’hui, il n’y a plus de pouvoir tampon entre le Président et le peuple. Le Sénat n’existe pas, l’Assemblée n’existe pas, le gouvernement existe très peu, le Premier ministre existe encore moins. Tout cela fait que le président de la République porte la charge politique, positive ou négative, seul face au peuple. C’est très séduisant symboliquement, c’est l’héritage de la monarchie et de De Gaulle. Je ne nie pas tout cela, mais lorsque vous avez deux chaînes de télévision que vous contrôlez à moitié, cela peut fonctionner. En revanche, à l’heure des réseaux sociaux, nécessairement au bout de six mois d’exercice de pouvoir, cette charge politique est peut-être trop lourde à porter. Contribue-t-elle à la bonne représentation des corps intermédiaires et des territoires ? Je n’en suis pas tout à fait convaincue.
Après les différents bidouillages constitutionnels, on a à la fois un pouvoir exécutif extrêmement fort, peut-être le plus fort qui existe dans les démocraties et en même temps, terriblement impuissant ! On voit l’incapacité à faire se mouvoir ce pays et engager des réformes structurelles.

Vous avez fait le tour des médias cette semaine. Parmi tout ce que vous avez dit, une chose revenait régulièrement. Dès que vous revenez dans les médias, vous actez le « décès » des Républicains.
Cette droite qui s’est fait un peu avaler par Emmanuel Macron a-t-elle encore de l’avenir dans ce pays ? Où la droite aurait-elle de l’avenir ?

Je ne sais pas si je viens acter le décès des Républicains, mais je fais le constat que Christian Estrosi donne un coup de pied dans la fourmilière et accélère un processus de décomposition que tout le monde peut voir depuis des années. Ce qui va manifestement se profiler c’est qu’entre la perspective pour les LR de faire 12 ou 13 % et la perspective de rallier le pouvoir en place et éventuellement sauver des circonscriptions voire obtenir des sous-secrétariats d’État je ne sais où, vous avez malheureusement une partie non négligeable des élus nationaux, sénateurs ou députés qui rejoindront Emmanuel Macron. Reste à savoir comment va s’organiser cette partie restante de LR qui, à mon avis, est non négligeable au niveau local et qui existe aussi en partie au niveau national face à ce phénomène. Cela pourrait peut-être contribuer à un déblocage de ce cordon sanitaire ou en tout cas, faire bouger les lignes. Je n’ai pas la réponse et je ne suis pas LR. Après, vous connaissez ma position depuis longtemps là-dessus. J’aurais aimé depuis longtemps déjà, que la droite sorte de cette espèce de posture morale du cordon sanitaire pour créer des coalitions, au cas par cas, intelligentes, et donc ne plus se retrouver la victime collatérale des majorités d’union de la gauche que l’on voit s’exercer à tous les niveaux.

Ce plafond de verre existe toujours entre le Rassemblement national et les Républicains. Comment faire exploser ce cordon sanitaire dans la mesure où le Rassemblement national, Marine Le Pen et son entourage ne jugent pas nécessaire de faire des coalitions et sortir le Rassemblement national de ce cordon sanitaire ?

Je ne vous cache pas que je marche sur des œufs, car dès que je dis un mot sur le Rassemblement national, j’ai le droit immédiatement à dix articles expliquant que je fais la guerre et que je règle des comptes. Je préfère dire en amont que je ne suis pas là pour faire la guerre au Rassemblement national. Cela ne m’intéresse pas du tout. Et je suis encore moins là pour faire des attaques personnelles ou répondre à des attaques personnelles. Mon propos est uniquement d’ordre politique et stratégique. Cela surprendra d’autant moins que je tenais ces propos déjà quand j’étais député à l’intérieur du Rassemblement national. J’espère faire preuve de cohérence là-dessus.
Une fois de plus, je le dis et je le répète, je considère que le Rassemblement national est indispensable dans le dispositif. Rien ne peut être fait contre lui. Je dis juste qu’il n’est pas suffisant en l’état actuel pour espérer ou s’assurer d’un basculement politique majeur.
Vous allez dire que je pleure sur les pots cassés et je considère qu’il y a eu un moment politique intéressant. C’était le moment où on avait assisté à une fracturation entre Copé et Fillon. À ce moment-là, il y avait un problème de leadership dans cette droite dite parlementaire, et il y avait probablement une opportunité de pouvoir incarner un recours pour cette famille politique là.

Ce problème de leadership était surtout lié au départ de Nicolas Sarkozy davantage que pour des questions idéologiques.

Oui, je suis d’accord. Il y a eu un moment politique un peu comme en Italie lorsque Berlusconi a perdu la main. Le créneau a été pris par la Lega qui est devenu un recours : on remplace cette droite défaillante qui a tout abandonné sur l’identité, sur la souveraineté et sur la défense de notre histoire. À ce moment, il y a eu des divergences de stratégies avec notamment à l’époque, Florian Philippot qui n’est pas dénué de talent par ailleurs, mais qui lui, considérait qu’il fallait plutôt s’adresser à cet électorat mélenchoniste pour caricaturer un peu. Disons, que lui qualifiait de gauche souverainiste. C’était au moment où Mélenchon avait un peu mis le holà sur les questions identitaires et communautaires.
Je n’étais pas tout à fait dans cette idée-là, je considère qu’un parti doit s’adresser à tous les Français, mais que mécaniquement, il y avait plus de passerelles évidentes avec une partie de cet électorat de droite orphelin sur des sujets tout à fait fondamentaux.
Aujourd’hui, on voit bien que l’électorat de Mélenchon se cristallise autour d’une forme d’électorat à la fois communautaire, bobo comme on dit dans les centre-ville. Le chemin est donc plus long. Il est parfaitement inenvisageable de penser que l’on puisse faire une alliance LR-RN dans l’état actuel des choses. De manière ponctuelle et locale, cela aurait été intéressant de travailler à cela. Est-ce encore possible aujourd’hui ? Je ne suis pas sûre que le RN considère qu’il faille plus parler à certains élus de LR qu’à d’autres. C’est leur choix, mais une fois de plus, je ne suis pas dans l’arène. On peut dire que c’est facile pour moi de donner des leçons et ce n’est pas faux !

Pour les différents créneaux de 2022, il y aura a priori un gros centre orléaniste avec Emmanuel Macron ou en tout cas quelqu’un de la macronie. Il y aura peut-être une coalition de gauche et à droite, le Rassemblement national.
Le pire danger serait-il de réélire Emmanuel Macron ou de faire élire une sorte d’ayatollah Vert comme on a pu le voir dans les différentes polémiques juste après les municipales ?

C’est toujours un peu compliqué de se projeter dix-huit mois avant une élection sur les résultats. Je me méfie toujours des gens qui ont beaucoup de certitudes dans un sens ou dans l’autre. Rien n’est jamais écrit. Toutes les élections présidentielles ont démontré que les scénarios pré-écrits à l’avance avaient tous été démentis. Beaucoup de choses viennent perturber le jeu en cours tel qu’il se profile. On peut imaginer une union de la gauche, pourquoi pas autour d’Anne Hidalgo. Mélenchon, lui même n’a pas affirmé qu’il irait à la présidentielle. Chez les LR, c’est aussi très confus parce que certains plaident pour une primaire et on peut donc espérer que Bruno Retailleau puisse émerger. Dans le même temps, Xavier Bertrand a déjà annoncé qu’il ne passerait manifestement pas par la primaire et irait en tout état de cause.

Espérez-vous que Retailleau soit candidat ?

Je trouve que Bruno Retailleau est intéressant. Reste à savoir quelle est sa liberté à l’intérieur du parti, eu égard aux responsabilités qu’il a en tant que président de groupe au Sénat. C’est toujours un peu compliqué. On voit bien que ce sera la confusion. Nicolas Sarkozy est un peu et malgré tout en embuscade. On peut toujours spéculer, mais on voit la scénarisation de la sortie de ses livres et le jeu qu’il continue à jouer à l’intérieur de LR. Il ne sait manifestement pas totalement écarté. Il faut rappeler aussi que le premier tour se joue dans un mouchoir de poche. Souvenons-nous qu’aux dernières élections présidentielles, l’écart était relativement restreint. Entre un François Fillon qui s’était pourtant fait étriller pendant la campagne, Marine Le Pen qui accède au deuxième tour et Mélenchon qui n’est pas si loin derrière. Rien n’est écrit, et rien n’est acquis. Par conséquent, on n’est pas totalement à l’abri de voir émerger une forme d’union de la gauche comprenant les écolos qui double Macron par sa gauche.
Le seul propos que je veux tenir c’est qu’on ne peut pas affirmer que les choses se passeront telles qu’elles doivent s’affirmer.

La gauche fonctionne par coalition et par alliance. Et la droite est marquée par la culture et l’image du chef. Le problème des Républicains est-il le fait que son chef historique et naturel soit toujours et malgré tout Nicolas Sarkozy ?

Probablement que notre héritage culturel et notre inconscient dans la famille de droite au sens large contribuent à vouloir incarner à tout prix dans une personnalité qui serait celle du chef, de l’homme providentiel. Il faut peut-être se défaire de cette idée-là surtout par les temps qui courent. Le plus intéressant est d’élire une équipe avant même d’élire un chef qui aurait toutes les vertus. La première étape est de construire, d’incarner cette équipe et que les Français puissent se projeter dans cette équipe. Il est indéniable qu’on ne peut pas créer des coalitions et faire 50+1, sans associer des gens avec qui on n’a pas toujours partagé tous les combats ou combattu dans les mêmes tranchées. C’est le jeu du pouvoir. Cela ne veut pas dire compromission, mais cela veut dire être capable de rassembler autour d’une vision sur les sujets essentiels. C’est un vrai défi !
La droite étant systématiquement à courir derrière la gauche, à s’excuser des injonctions morales de la gauche, on s’aperçoit qu’il y a encore du chemin à faire, même si petit à petit le réarmement psychologique opère chez une partie d’entre eux.

La polémique Valeurs actuelles-Obono est encore la preuve par deux que la droite est encore soumise culturellement à la gauche…

C’est une des démonstrations qui réagit systématiquement dans l’émotion. C’est la force de la gauche de manière générale. Ils sont dans l’émotion quand la droite aime bien être dans la raison. C’est compliqué de se battre sur le terrain de l’émotion et de réagir sur le terrain de l’émotion. Dieu sait qu’il y avait-là des choses à dire sur les indignations à géométrie variable entre d’un côté la défense sans limites de la liberté de la presse en ce qui concerne Charlie Hebdo et puis, des préventions qui existent lorsqu’il s’agit d’un média de droite. Le fait que le parcours même de madame Obono ne plaide pas en sa faveur n’est pas non plus un concentré de tolérance et de républicanisme.
Le fait que l’on puisse être heurté par une image ne veut pas dire qu’il ne faut pas tolérer dans une démocratie, la caricature, l’humour, l’ironie et le sarcasme. Je suis toujours un peu gênée par ces postures. Peut-être parce que moi-même j’ai été grimée 500.000 fois en fachiste et en nazi sans aucune ironie. Quand vous rentrez dans le jeu politique, vous êtes sur un ring de boxe. Par principe, vous acceptez de prendre des coups et d’en donner. C’est le jeu !
Je suis toujours très mal à l’aise avec ceux qui montent sur le ring et qui donnent sans problème des coups. Quand madame Obono déplore que monsieur Castex soit un blanc quand il est nommé Premier ministre, elle donne indéniablement un coup bien raciste. Puis dès qu’elle risque de prendre un coup, elle dit « vous ne pouvez pas me donner un coup parce que je suis une femme, je suis une minorité racisée comme disent les indigénistes, je suis une minorité sexuelle… » Non seulement c’est déloyal, mais par ailleurs, c’est totalement stérilisant pour le débat public.
Au lieu de pointer ses contradictions, la droite retient ses coups, alors qu’elle en prend toute la journée dans la tête. Je trouve que le réel devrait appeler un peu plus de vigueur et de courage dans les réactions.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

La guerre des Le Pen n’aura pas lieu !

C’est le scénario rêvé des médias français depuis quelques jours. Une opposition, voire une guerre ouverte entre Marion Maréchal et Marine Le Pen. L’ancienne députée du Vaucluse qui a quitté la vie politique pour fonder l’Issep revient dans le paysage médiatique. Il n’en fallait pas plus pour nos confrères. Se délectant d’avance, ils mettent en scène la nièce pour attaquer la tante. Marion s’exprime ? Elle « parasite la rentrée de Marine ». Marion a quitté le RN ? Elle ne « soutiendra pas Marine Le Pen ».

Une débauche de moyens et de fantasmes qui est en réalité très réjouissant pour le camp national. D’une part parce que c’est notre camp qui créée l’actualité politique aujourd’hui tant l’offre à gauche est inexistante, d’autre part parce que le camp médiatique identifie le RN et la « Marionsphère » comme les seuls opposants crédibles à la fois politiquement et intellectuellement au camp Macron. Dans les coulisses du Nouvel Obs, de France Inter et du Monde, on en est à appeler de ses vœux une telle confrontation simplement pour avoir (enfin) quelque chose d’intéressant à raconter. Et surtout, on est prêt à tout pour aller chercher noise au RN.

« Je ne vais pas faire semblant de ne pas voir ce que tout le monde voit. Je veux dire, ça paraît évident aujourd’hui qu’on ne peut pas gagner seuls » assène Marion chez Bourdin sur RMC. Le constat est clair et il est partagé par la plupart des observateurs. Pour autant, Marion Maréchal reconnaît que personne ne peut se passer du RN et de Marine Le Pen. Elle diffère en cela de Robert Ménard qui nie farouchement toute chance pour Marine Le Pen de remporter les élections présidentielles. « Je pense qu’on ne peut pas être si catégorique, je n’exclus pas du tout que Marine Le Pen puisse gagner, mais je pense qu’elle ne peut pas gagner seule, tout simplement parce que dans notre système d’institutions, on ne peut pas gagner sans coalition ».

Marion Maréchal est aussi très claire sur la question des coalitions. Invalidant de facto la stratégie mariniste de dragage ouvert des rangs Insoumis, Marion, et c’est aussi en cela que divergent souverainistes et conservateurs, regarde plutôt vers l’électorat et certains élus LR.

« Je pense que, une fois de plus, les marges de manœuvre se trouvent plutôt chez une partie des LR, pas exclusivement mais chez une partie des LR, et qu’il faut pouvoir assumer cette ouverture vers cet électorat particulier, vers ces Français et vers peut-être ces élus aussi. »

Au fond, il ne s’agit pas d’opposition entre la nièce et la tante. La première n’affrontera jamais la seconde. Elle s’y est engagée et ne sera pas celle qui mettra des bâtons sérieux dans les roues de Marine Le Pen. Toutefois, on rejoint la rhétorique qui saute aux yeux depuis l’élection d’Emmanuel Macron : ni Dupont-Aignan, ni Poisson, ni Ménard, ni Marion, ni Marine, ni Sarkozy, Wauquiez ou qui savons-nous encore ne pourra gagner seul.

Et si Marine Le Pen venait à remporter les élections présidentielles, aura-t-elle les moyens de gouverner seule et sans coalition ? Même si elle réunissait sans peine un gouvernement compétent, parviendra-t-elle à occuper tous les postes stratégiques et à obtenir une majorité à l’Assemblée nationale sans coalition ? La question mérite en tout cas d’être posée avant la course officielle à la présidentielle. Marion Maréchal en posant ces interrogations n’agit pas contre sa tante.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 16 septembre 2020

Marion Maréchal : « Je n’ai pas à m’excuser en tant que Blanche et en tant que Française »

12/06/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Marion Maréchal a réagi très fortement dans une vidéo postée sur Facebook, refusant la repentance et la culpabilisation :

Je n’ai pas à m’excuser en tant que Blanche et en tant que Française – vous voyez à quoi on est réduit en devant se positionner de la sorte. Je n’ai pas à m’excuser pour la mort d’un Afro-Américain aux Etats-Unis. Je n’ai pas à m’excuser pour la mort d’un délinquant, Adama Traoré, une mort accidentelle qui a eu lieu à la suite d’une interpellation qui n’était pas liée, c’est important de le rappeler, à sa couleur de peau, mais aux crimes qu’il aurait commis.

Avec ce coup de sang sur l’affaire Floyd et Traoré, Marion Maréchal précise : “Comme beaucoup de Français, je refuse de mettre « un genoux à terre » et de laisser mon pays devenir le terrain de jeu des « antiracistes ».

Invitée par la suite sur LCI, Marion Maréchal a ajouté :

Avec ce type de raisonnement et bien je vous le dis franchement, oui, nous allons déboulonner Napoléon, oui, nous allons déboulonner de Gaulle et nous allons déboulonner probablement tous les socialistes de la IIIe République qui ont fait la république universelle, qui est censée être la république des droits de l’Homme [et] qui a promu l’égalité des droits.


Marion Maréchal : “Face au drame social qui va submerger notre pays, la premier mesure efficace est d’établir la priorité nationale”

Marion Maréchal: “Où sont les blindés face aux émeutiers?” (Villeneuve-La-Garenne)

27/04/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Ce dimanche, Eric Morillot recevait Marion Maréchal qui livrait son point de vue sur la gestion de la crise et les perspectives du “monde de demain”.

Voici un extrait tiré de l’émission “Les Incorrectibles” (Sud Radio) du 26 avril 2020.


Marion Maréchal : “La cellule de crise qui a été mise en place pour assurer l’approvisionnement national en matériel est un fiasco total”

15/04/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Au lendemain de l’allocution d’Emmanuel Macron sur la situation sanitaire en France, Marion Maréchal a décidé de réagir sur Europe 1 : “Ce qui me dérange un petit peu dans l’utilisation de l’unité nationale, c’est qu’elle semble parfois utilisée pour ne pas avoir à rendre des comptes politiques“.

Elle pointe un discours “d’adaptation à la pénurie” plutôt que de “vision stratégique“.

Au niveau des tests se rend compte qu’après deux mois de confinement plein, on va encore être au stade de dépister uniquement des personne qui développent des symptômes. Ce qui était l’étape initiale de la plupart des pays qui ont lutté contre le virus. Là il y a une gestion un peu lente du dispositif

Marion Maréchal enfonce le clou : “La cellule de crise qui a été mise en place pour assurer l’approvisionnement national en matériel est un fiasco total“.

J’attends de voir la manière dont Emmanuel Macron va se réinventer. Quand il nous parle de la souveraineté industrielle, de la souveraineté alimentaire, il parle à son niveau de souveraineté européenne. Il y a une forme de dévoiement du mot“, précise l’ancienne députée.


“Gouverner c’est prévoir”, Marion Maréchal torpille le gouvernement

Marion Maréchal lors de la National Conservatism Conference : « Nous voulons défendre une civilisation et non un marché ! »

Découvrez l’intégralité du discours prononcé en anglais par Marion Maréchal au colloque qui s’est tenu à Rome – les 3 et 4 février derniers – sur le thème du “Conservatisme national” avec notamment la présence du Premier ministre hongrois Viktor Orban et de la présidente de Fratelli d’Italia Giorgia Meloni.

Je tiens à remercier Yoram Hazony de nous avoir réunis aujourd’hui sous la bannière du conservatisme national.

Notre grande idée est que le conservatisme n’est pas une norme, ce n’est pas une doctrine fixe. Que c’est avant tout une disposition d’esprit. C’est pourquoi il existe tant d’expressions nationales du conservatisme. Le génie de chaque peuple a traduit à sa manière le besoin universel de conservation de la société. La particularité des mouvements conservateurs présents aujourd’hui est qu’ils ne veulent pas simplement ralentir la marche du progressisme. Ce n’est pas seulement un « oui mais ». Ils proposent une voie radicalement différente. Nous avons de beaux exemples de ces différentes voies nationales ici aujourd’hui et dans le monde: le conservatisme national de Donald Trump, l’illibéralisme de Victor Orban, le souverainisme de Boris Johnson, le catholicisme national polonais, le libéral-conservativisme autrichien et tchèque.

Pourquoi nous sommes tous conservateurs :

Derrière nos différences, nous pouvons tous assumer ce terme de «conservateur» car nous défendons tous une vision commune de l’humanité et de ses extensions naturelles : des communautés de différentes sortes plus spécifiquement la communauté nationale.

Nous sommes le nouvel humanisme de ce siècle.

Pourquoi ? Parce que nous connaissons et défendons tous les besoins de l’âme humaine : ordre, liberté, obéissance, responsabilité, hiérarchie, honneur, sécurité (selon la liste de la philosophe Simone Weil). Tous ces besoins essentiels à l’être humain et que le progressisme refuse de satisfaire. Sans répondre à ces besoins, il ne peut y avoir ni civilisation, ni émancipation, ni bonheur. Nous refusons le relativisme par lequel chaque individu serait le créateur de ses propres valeurs. Nous croyons au droit naturel, à une éthique universelle. Nous pensons que la volonté individuelle ne peut être la seule boussole de la société.

Nous, conservateurs, savons que ni l’humanité ni les nations ne peuvent être réduites à des constructions intellectuelles. Ce sont des réalités réelles, sensibles, linguistiques, culturelles, spirituelles. Nous essayons de relier le passé au futur, la Nation au monde, la famille à la société, l’économie à la politique, le commerce aux frontières, la personne au bien commun. Les progressistes sont des observateurs passifs du soi-disant “sens de l’histoire” dans lequel le droit et l’économie gouvernent la société. Nous, conservateurs, voulons à nouveau l’homme comme sujet de l’histoire et l’économie comme outil, et non comme ordre lui-même. Nous représentons le réalisme alors qu’ils représentent l’idéologie, nous incarnons la mémoire alors qu’ils sont amnésiques, nous appartenons à une continuité historique alors qu’ils se concentrent sur la prochaine introduction en bourse ou les prochaines élections.

Et sur le conservatisme français? Quelle est donc la voie choisie par la France ? Quel est le visage du conservatisme français ?

Quelle question difficile pour un pays qui est à la fois le pays de grandes figures conservatrices comme Bonald, Maistre, Chateaubriand, Balzac, Tocqueville ou Le Bon… et le laboratoire d’origine des idées progressistes. Edmund Burke a déjà détecté dans la Révolution française les racines du mal qui nous ronge : le citoyen abstrait de la Révolution française, détaché de sa terre, de sa paroisse, de sa profession, est une matrice du Citoyen du Monde ! La révolution française a favorisé l’universalisme contre le particularisme, le rationalisme contre la spiritualité, l’abstraction contre le contractualisme politique réel. La plupart des idées politiques modernes ont été inventées en France. En France, il n’y a plus de mouvement conservateur depuis la troisième république mais il y a eu des moments conservateurs depuis la Révolution: légitimisme, catholicisme social ou gaullisme. Il n’y a pas d’histoire linéaire du conservatisme français mais plutôt un style. Le regretté Roger Scruton en a parlé comme d’une pensée romantique, poétique, littéraire mais abstraite, contrairement au conservatisme britannique. Logique: en réaction à l’événement métaphysique qu’est la Révolution de 1789, les Français répondent par un conservatisme métaphysique.

On retrouve pourtant quelques caractéristiques de la tradition conservatrice française :

Cette tradition aime l’engagement social mais n’aime pas le socialisme ; elle est en faveur de l’intervention de l’État, sans être centralisatrice. Elle adhère au catholicisme mais peut être hostile à l’Église. Les conservateurs français aspirent à une démocratie directe reposant sur le lien fort entre un «homme de la Providence» et la communauté politique. Ils jouissent ensemble de l’ordre et de la liberté: comme l’a dit de Gaulle, «Il y a un pacte vieux de vingt siècles entre la France et la liberté du monde». Souvent dans notre histoire, nous avons l’impression que la pensée révolutionnaire a gagné. Et aujourd’hui, «conservatisme» est souvent synonyme d’immobilité, d’esprit bourgeois et même de libéralisme.

La France est-elle donc vouée à être une nation progressiste ? Absolument pas. Mais vous commencez à nous connaître : nous ne savons pas faire de la politique sans créer un peu de chaos. Les Gilets Jaunes sont la version spectaculaire d’une révolte électorale contenue, moralement blâmée et réprimée physiquement. Ce sont la version française des Brexiteers. La différence est qu’ils n’ont pas été écoutés. Les Français ont le sentiment qu’une approche conservatrice est devenue une nécessité vitale. Une nécessité vitale pour protéger leur patrimoine matériel et culturel. Ils craignent de perdre ce qui leur est précieux, ce qui leur est familier, ce qui les distingue, ce qui les définit. Dit simplement, leur âme.

Lire la suiteMarion Maréchal lors de la National Conservatism Conference : « Nous voulons défendre une civilisation et non un marché ! »

Marion Maréchal en cible, analyse sémantique

La Convention de la droite organisée à Paris le samedi 28 septembre 2019 à l’initiative du magazine L’Incorrect n’a pas été appréciée des médias dits convenus. Ils y ont vu une réunion de ce qu’ils appellent « extrême droite », avec pour objectif d’enlever toute légitimité à cette réunion. Depuis, les obus journalistiques pleuvent.

Rappelons que l’usage du mot « extrême droite » n’a aucune scientificité concernant les objets auquel il s’applique dans les médias principaux. Il sert à désigner pêle-mêle les populistes de droite, les conservateurs, les catholiques (mais pas les musulmans radicalisés islamistes et terroristes), les souverainistes, les identitaires… autrement dit, tous ceux qui ne sont pas de gauche ou de droite centriste, et ne pensent pas dans les clous de l’univers mondialiste et libéral-libertaire. Cet usage, qui est aussi une facilité et une paresse, révèle le degré d’infox que peut produire un système médiatique convenu et officiel : aucun de ces courants ne correspond à une quelconque définition du terme « extrême droite » en sciences politiques, sauf sous la plume « d’intellectuels » qui sont avant tout des militants, ainsi de Gérard Noiriel.

Pourtant l’extrême droite est clairement définissable par des invariants : elle est avant tout antiparlementaire, opposée aux élections et à la démocratie, sinon par appel direct au peuple, autoritaire, raciste, réactionnaire, éventuellement fasciste ou nazie. Le lecteur trouvera une excellente analyse de cette problématique ici. Sans doute de telles mouvances existent-elles en France, elles se rencontrent cependant ailleurs que dans les courants de pensée cités plus haut, dans de rares groupuscules (avant l’été, Macron a eu des difficultés à en trouver trois à dissoudre). D’où la manipulation digne des pires fake news que représente l’utilisation frauduleuse de ce terme de sciences politiques à l’encontre de certains adversaires que l’on souhaite ainsi, au fond, à réduire au silence

La chasse à la Marion est ouverte ?

Marion Maréchal a eu droit elle aussi à un traitement particulier de la part du Monde, sous l’égide de Lucie Soullier, journaliste qui semble obsédée (ou amoureuse ?) de la jeune retraitée de la vie politique. L’article est paru dans l’édition du 2 octobre 2019 et semble s’inscrire dans une offensive plus vaste visant à légitimer l’accusation de « retour aux années 30 » employée à tort et à travers contre ceux qui pensent autrement que le bloc libéral élitaire. C’est à l’image des « travaux » prétendument scientifiques de Noiriel, encensés et promus par le même journal. L’idée ? Faire analyser par des intervenants supposés de bonne foi et neutres puisque universitaires (pas de rires, s’il vous plaît), ayant d’ailleurs été conviés à la commission parlementaire de lutte contre l’extrême droite au printemps 2019. Ces derniers, « démontrant » par la comparaison des discours combien un Éric Zemmour (Noiriel) ou une Marion Maréchal (Le Monde du 2 octobre 2019) tiendraient des discours identiques à ceux tenus par l’extrême droite d’antan, discours qui seraient masqués par de nouveaux mots. Avec ce mode d’analyse, Le Monde s’approche de pratiques de type théorie du complot.

Il s’agit surtout de faire des amalgames anti-historiques puisque la base de tout travail d’historien est justement de ne pas pratiquer l’anachronisme, ce que fait avec volontarisme un Noiriel quand il veut assimiler Zemmour à Drumont.

Il en va de même de l’offensive lancée contre Marion Maréchal.

Titre et chapeau :

« Dans le discours de Marion Maréchal, les mots de l’extrémisme. Lors d’une convention organisée par ses proches, samedi, Marion Maréchal a prononcé un discours quasiment programmatique, dont « Le Monde » a fait analyser de larges extraits par quatre chercheurs ».

Le but :

« Cette allocution d’une trentaine de minutes offre l’occasion de décrypter la ligne radicale de Marion Maréchal, « ex-Le Pen », à travers sa sémantique très identitaire, son idéologie sociétalement ultra-conservatrice et économiquement libérale et sa référence décomplexée à la théorie d’extrême droite complotiste du « grand remplacement » (selon laquelle la population française serait progressivement remplacée par une population non européenne). Un véritable acte politique. D’où l’importance de décrypter les mots de celle qui revendique mener une « bataille culturelle ». »

Si le lecteur n’habite pas dans Paris centre ou dans un quartier bobo de métropole de province, il saisira combien il faut vivre en dehors du réel, pour ne plus voir simplement et avec honnêteté ce qui se passe dans la rue.

Pour lire la suite, c’est ici !

Marion Maréchal : « Le premier grand défi, le plus vital, est le Grand Remplacement ! »

Le discours de Marion Maréchal à la Convention de la Droite est un discours important. Un discours fondateur d’une génération politique en rupture avec le conformisme de ses aînés.
Un discours qui remet les idées à l’endroit face au Gorafi quotidien servi par le médiatiquement correct alors que le réel revient au galop. Ce discours est tenu par quelqu’un qui sait que la réflexion précède l’action et que la reconstruction passe par la transgression.

Le voici dans son intégralité.

Bonjour à tous mes chers amis, français et de toute la droite ici rassemblée,

Je suis très heureuse de participer à cette première édition de la Convention de la droite. Je suis convaincue que le basculement politique s’opérera par ce type d’initiative et parla multiplication des îlots de résistance au sein de la société civile.

N’attendons pas une future victoire institutionnelle pour prendre nos responsabilités et nous engager, elle viendra, mais uniquement si nous l’avons préparée.

N’attendons pas que l’Etat nous sauve, actuellement il est phagocyté par une idéologie et des intérêts contraires à l’intérêt national.

N’attendons pas l’homme providentiel. L’homme et la femme providentiels, c’est chacun, chacune d’entre vous, là où vous êtes, pour agir dans le sens de vos convictions et des intérêts du pays. Comme le font aujourd’hui l’incorrect dans les médias, racines d’avenir en politique, et le cercle audace avec l’entreprise, en organisant cette convention.

Comme nous le faisons mon équipe et moi-même, avec l’ISSEP, en contribuant à former une nouvelle génération de dirigeants au service de leur pays.

N’attendons pas la rédemption des seuls partis politiques : créons des associations, montons des écoles, entreprenons français, consommons français, apprenons notre histoire, défendons notre langue, sauvons tout ce que nous pouvons sauver.

La France c’est nous, elle vit en nous, elle existe par nous et elle existera demain par ce que nous aurons su recevoir et transmettre.

Alors bien sûr, j’entends les impatiences et les frustrations, j’entends ceux qui veulent agir, pressés par le temps, angoissés par les maux qui nous frappent et s’accélèrent. Mais qui peut imaginer que nos idées arrivent au pouvoir sans avoir préalablement brisé les barrières partisanes d’hier ?

Avons-nous d’autres solutions que de reconstruire et de réunir par une vision de l’Homme et de la société ? Existe-t-il vraiment une autre voie que de passer par les cœurs et les intelligences des hommes de bonne volonté ?

Nous devons bâtir sur le roc, pas sur des coups médiatiques! Par les Idées, par les loyautés, les réseaux, des élus locaux, des soutiens financiers, culturels, intellectuels, par la confiance des entreprises, par l’appui de hauts fonctionnaires qui auront la capacité à faire bouger l’Etat et avec des alliés en Europe.

Et pour y parvenir, il y a urgence à rompre avec la droite des experts comptables, ce champs de ruine idéologique qui n’a comme seul obsession que d’apparaître « moderne ». Ont-ils à ce point oublié les penseurs, dont ils sont censés être les héritiers, pour ne pas se remémorer la phrase de Thibon « être dans le vent, voilà l’ambition d’une feuille morte ».

Ici, nous portons de plus grandes ambitions. Et ce ne sont pas seulement des ambitions de droite. Ce sont des ambitions françaises.

La première étant de ne pas se laisser intimider, au pays de la raison, par les délires médiatico-politiques du temps. Il n’est pas simple de faire preuve de bon sens, face à une actualité devenue un véritable Gorafi géant. J’exagère à peine. Voici une semaine que le chef d’Etat canadien s’excuse de s’être déguisé en Aladin il y a 20 ans, sous le regard jubilatoire des associations antiracistes ;

les féministes, quant à elle, organisent un salon à Paris pour dénoncer l’hétérosexualité « comme régime politique » ;

pendant ce temps, Agnès Buzyn, Ministre de la Santé, explique sur un plateau « qu’un père peut être une femme ou une même grand-mère » dans le cadre du débat sur la PMA. Ex Justice ? Et je ne vous ai servi que le menu de la semaine.

Nous pouvons débattre éternellement sur les clivages les plus judicieux à investir politiquement, mais à la lumière de l’actualité, le plus évident est bien : idéologie contre réalisme.

Face aux délires du camps progressiste, le camps des réalistes que nous sommes a le devoir de se concentrer sur les grands défis du siècle.

5 grands défis sur lequel se jouera la place de la France au 21ème siècle : le grand remplacement, le grand déclassement, le grand épuisement écologique, le grand basculement anthropologique et le grand affrontement des puissances.

Lire la suiteMarion Maréchal : « Le premier grand défi, le plus vital, est le Grand Remplacement ! »

Convention de la droite : l’union des droites va-t-elle avancer ?

01/10/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’événement destiné à élaborer une alternative au prétendu progressisme s’est déroulé samedi dernier à la Palmeraie, dans le XVe arrondissement. En moins d’une semaine toutes les places étaient déjà vendues !

Mais qui était à l’origine de ce forum politique ?

Trois proches de Marion Maréchal : Erik Tegnèr militant des Républicains, François-Louis de Voyer, du Cercle Audace et Jacques de Guillebon, rédacteur en chef du mensuel L’incorrect.

Et cette initiative semble avoir un peu bousculé les grands partis ?

Oui et non. Les Républicains ont souhaité garder leurs distances, ainsi que le parti de Marine Le Pen, par la voix de son secrétaire Sébastien Chenu qui persiste à penser que « la convergence des droites est un fantasme ». Mais cela n’a pas empêché certains ténors de la politique de participer à l’événement. Ainsi Jean-Frédéric Poisson est intervenu sur la montée de l’islamisation, Gilbert Collard sur les questions de justice, Vijay Monany (un élu LR du 93) sur le coût de l’immigration, et Robert Ménard sur l’abandon des villes moyennes, pour ne citer qu’eux. Un seul contradicteur était présent, Raphaël Enthoven, car Aurélien Taché de la République en Marche s’était désisté. Enthoven s’est demandé avec ironie si « le retour en arrière faisait un programme politique ».

Mais ce sont les déclarations d’Eric Zemmour qui ont fait grand bruit dans les médias ?

Elles ont déclenché la colère du médiatiquement correct. L’essayiste s’est fendu de déclarations choc comme celle-ci : « l’Etat français est devenu l’arme de destruction de la nation et du remplacement de son peuple par un autre peuple, une autre civilisation ». Quant à Marion Maréchal, nul doute qu’après son éloignement, elle a bel et bien fait son retour en politique, allant jusqu’à affirmer lors de l’allocution de clôture : « demain nous serons au pouvoir ! ».

Les médias tentent de comprendre les “ambitions secrètes” de Marion Maréchal

30/09/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis mai 2017, Marion Maréchal est officiellement retraitée de la politique. Mais aujourd’hui, elle fait son retour, poussée par son rêve d’unir les droites. L’ex-députée est d’ailleurs la star de la convention de la droite organisée par ses proches et par ses soutiens.

Quel rôle et quel avenir pour celle qui veut faire pencher Les Républicains plus à droite ?

Découvrez ce reportage de 7 jours BFM.


Convention de la Droite. Marion Maréchal et Eric Zemmour : identité et conservatisme

Tout les différencie. L’âge, le sexe, les origines, le métier, le parcours et même le style… La plume de fer du polémiste contre le gant de velours de l’ancienne députée, devenue directrice d’un institut de formation. Le nom de l’un claque, le prénom de l’autre évoque la douceur. Tout les différencie ? Mais peu les oppose ! Et leur présence à la même tribune, samedi 28 septembre, pour la Convention de la Droite, est explosive !

Elle affole les réseaux sociaux, polarise les médias et fera remplir la salle, indépendamment des zakouskis qui accompagneront l’événement. Pourquoi ? Parce que l’un comme l’autre incarnent un double rejet et une promesse. Découvrez cette tribune de Jean-Yves Le Gallou.

Eric Zemmour et Marion Maréchal : un même rejet de Macron

Ils incarnent d’abord le rejet absolu du régime Macron : c’est à dire la mise en œuvre – par la répression policière et judiciaire, la propagande et la censure – d’une entreprise de déconstruction et de rupture.

Rupture avec les lois de la vie avec la PMA et la GPA. Rupture avec les lois de l’histoire avec la destruction des frontières, l’immigration de masse, la soumission à l’islamisation et la délocalisation.
Rupture avec les libertés avec l’adoption de lois et de pratiques de plus en plus liberticides.
Rupture avec le réel avec les délires subventionnés qu’ils soient néo féministes, « antiracistes », antispécistes, « indigénistes », pédagogistes ou transsexualistes.

Ce qui est en cours, c’est ce que l’écrivain Renaud Camus appelle le Grand Remplacement ou plutôt le remplacisme global. Le remplacement du peuple : « Souriez, vous êtes remplacés ! » Mais c’est aussi la destruction de la culture à l’heure de la « décivilisation ».

Eric Zemmour et Marion Maréchal, piliers de la refondation ?

En face de cela, ce qui est nécessaire, ce n’est pas une déclaration, c’est une refondation. Pas un replâtrage, non, une refondation radicale.

Et c’est là que Zemmour et Marion sont attendus. Non pas pour un énième programme technocratique et/ou démagogique sans intérêt, ni de fades éléments de langage comme en produisent tous les partis politiques. Mais pour une refondation par une double affirmation à la fois d’identité et de conservatisme.

Identité du peuple dans la fidélité à ses origines, à sa langue, à sa culture à sa civilisation. À son histoire, source de fierté et non de déploration ou de culpabilisation. Désormais la question qui se pose aux jeunes Français d’origine européenne est la suivante : comment allez-vous éviter de devenir minoritaires sur la terre de vos ancêtres ?
C’est à cette question qu’il faut apporter une réponse. Par la réaffirmation du droit du peuple à sa souveraineté, son identité et sa continuité historique. Fût-ce en rompant avec l’idéologie mortifère des droits de l’homme, instrumentalisée par des bonimenteurs, venus souvent des pays les plus troubles de la planète. Et leurs complices.

Identité, oui. Mais aussi conservatisme, par l’attachement à une société holiste qui soit plus que la simple juxtaposition d’individus mus par l’intérêt immédiat. Conservatisme par le fait de rechercher le bien commun. Et de trouver le renouvellement de son inspiration dans les traditions. De puiser dans le passé les racines de futur. Conservatisme par l’attachement à la transmission des grandes œuvres du passé, des règles de courtoisie et des manières aimables. Par le respect du patrimoine culturel et historique comme des paysages, façonnés par le lent travail de nos ascendants.

Le conservatisme et l’identité ne s’opposent pas, ils se complètent. A ceux qui posent la question faussement naïve : « Conserver, oui, mais quoi ? », la réponse est simple : conserver l’identité ! L’identité d’origine, l’identité civilisationnelle du peuple. L’identité anthropologique de l’homme et des familles.
On rejoint ici la politique démographique de Viktor Orbán : à l’extérieur, fermeture des frontières à l’immigration et, à l’intérieur, politique nataliste.
Les nôtres avant les autres ! C’est ainsi, et seulement ainsi, que nos enfants et les enfants de nos enfants resteront majoritaires dans leur patrie.

Tribune reprise de Polémia

Condamnation de Génération Identitaire : une justice à la dérive ?

Qui est Isabelle Defarge, la juge qui a condamné les militants de Génération Identitaire ?

NOVOPress – 06/09/2019 – Un tollé à droite, des réjouissances à gauche, c’est ainsi que l’on pourrait résumer le jugement, très politique et très politisé, qui a été rendu par le Tribunal Correctionnel de Gap à l’encontre de 3 militants de Génération Identitaire pour avoir mis en lumière les carences de l’État en matière de protection des frontières : 6 mois de prison ferme et 75.000 € d’amende. De LR au RN, en passant par des figures plus autonomes de la droite, les identitaires ont pu mesurer le soutien dont ils bénéficient.

Du côté des politiques, les députés européens Nadine Morano (LR, assez rares tout de même), Thierry Mariani (RN) et Jordan Bardella (RN) sont montés au créneau, prenant publiquement la défense des identitaires. C’est aussi le cas du Sénateur-Maire (RN) Stéphane Ravier et du député du Pas-de-Calais Ludovic Pajot (RN).

Du côté de la société civile, on peut lister l’avocat Gilles-William Goldnadel, Marion Maréchal nièce de Marine Le Pen et directrice de l’ISSEP ou encore Jean-Yves Le Gallou, président du think tank Polémia, qui s’est quant à lui prononcé pour une épuration du corps judiciaire.

https://twitter.com/_polemia/status/1169585472185733122

Le discrédit de la “Justice” et de la magistrature

L’essayiste Éric Zemmour, dans une tribune parue ce jour dans le FigaroVox, est lui aussi monté au créneau :

“Dans l’ancien monde, les jeunes gens qui défendaient leur frontière contre les envahisseurs étaient des héros. Nos monuments aux morts en sont pleins. Aujourd’hui, on les insulte, on les traite de racistes et on les met en prison.”

Plusieurs voix se sont étonnées de la lourdeur de la peine, caractéristique d’une magistrature à la dérive, soumise à l’idéologie de gauche, et ont mis en cause la partialité du juge, Isabelle Defarge. Cette dernière, qui s’était également illustrée dans la condamnation de militants d’extrême-gauche “pro migrants” en décembre 2018, a eu la main particulièrement lourde pour les militants de Génération Identitaire. Sa participation à un colloque “pro migrants” en 2017 à Toulon, l’étranger entre la loi et les juges, a été relevée, aux côté de membres de la Ligue des Droits de l’Homme et de la CIMADE, organisations promouvant l’invasion migratoire.

Union des droites : quand la droite française mérite pleinement son titre de « plus bête du monde »…

28/06/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Dans le cadre de l’union des droites, un dîner a réuni mardi dernier Marion Maréchal et une quinzaine d’élus Les Républicains

Un dîner fort discret puisque, d’une part la grosse presse ne s’en est fait l’écho qu’hier, et d’autre part, les participants LR ont pour la plupart préféré garder l’anonymat. Courageux, mais pas téméraires… On sait quand même que, côté LR, c’est le jeune et médiatique Erik Tegnér, militant depuis septembre 2018 pour l’union des droites, qui coorganisait le dîner, auquel ont participé le sénateur du Val-d’Oise Sébastien Meurant, le député de l’Ain Xavier Breton, membre du bureau politique de LR, ou encore Sébastien Pilard, ancien candidat LR aux élections européennes, et lui aussi membre du bureau politique. Il faut dire que ce dernier, cofondateur de Sens commun, émanation de la Manif pour tous, avait déjà eu l’occasion d’afficher, en matière sociétale notamment, des options politiquement incorrectes. Ce qui peut aider à frayer avec « la bête immonde ».

Une initiative en forme de cul-de-sac…

Au menu du dîner, la privatisation d’ADP, le projet de loi bioéthique, la proposition de loi contre la haine en ligne, ou encore la suppression de 1 050 postes à Belfort par l’américain General Electric, et, on l’imagine, la responsabilité personnelle d’Emmanuel Macron dans cette tragédie sociale. Rien que des dossiers techniques, donc. « Il n’était pas question de parler d’alliances », a d’ailleurs insisté Erik Tegnér. Quant à Sébastien Pilard, il excluait à priori tout rapprochement avec le RN, « Des débats et des discussions, oui ; des alliances électorales, non ».

Quid des réactions des apparatchiks LR ?

Elles sont évidemment encore pires. Ainsi Laurence Sailliet, porte-parole de LR, a jugé, « inacceptables » les « collusions avec le RN ». « Marion Maréchal-Le Pen (sic), c’est la famille Le Pen, c’est le Front national (sic) et il y a une ligne rouge ». La palme du sectarisme revient sans conteste à Jean Léonetti, président par intérim des Républicains, qui qualifie également cette rencontre dînatoire d’« inacceptable ». « Personne ne peut ignorer que Marion Maréchal-Le Pen (sic) a été candidate FN (sic) contre Christian Estrosi aux dernières élections régionales. », croit se souvenir M. Léonetti. A la question du journaliste : « Envisagez-vous des exclusions ? », réponse de Jean Léonetti : « Je ne veux pas exclure à la suite d’un repas. Mais je formule un rappel à l’ordre face à une situation qui pourrait être le début d’une dérive » Et M. Léonetti de conclure à l’adresse des dîneurs coupables : « Je leur demande de clarifier leur position. Cette clarification passe par leur appartenance aux Républicains qui implique une totale étanchéité à toute alliance avec l’extrême droite. ».

Le piège mis en place au début des années 80 par François Mitterrand fonctionne décidément encore à merveille. Face à la bêtise crasse de cette droite française, convenons que la gauche n’a pas vraiment besoin d’être très intelligente pour remporter la mise.

L’école de Marion Maréchal, arme de guerre idéologique ?

18/06/2019 – FRANCE (NOVOpress)
L’Institut de sciences sociales, économiques et politiques, une école pas comme les autres ? Fondée par Marion Maréchal, l’ISSEP fait politiques car c’est une « guerre culturelle » que l’ancienne députée entend désormais y mener.

Mais contre qui ? Extrait.