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Hervé de Lépinau

Pour une véritable reconstruction du Front national, par Hervé de Lépinau

07/07/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Hervé de Lépinau, ancien suppléant de Marion Maréchal-Le Pen à l’Assemblée nationale, est conseiller départemental de Vaucluse et conseiller municipal de Carpentras. Aux dernières élections législatives, il a échoué à conserver la circonscription de Marion Maréchal au FN. Sur sa page Facebook, il a apporté ce matin sa contribution au débat en cours sur la refondation du Front national. Nous la publions ci-dessous dans son intégralité.

Hervé de Lépinau

Hervé de Lépinau

« L’onde de choc Macron n’en finit pas de déstabiliser quarante ans de vie politique française : le Parti socialiste et Les Républicains ne sont plus qu’un vaste champ de ruines. Le Front national donne quant à lui l’illusion d’avoir résisté au séisme : sa présidente a été qualifiée pour le second tour de l’élection présidentielle et l’entrée de huit députés Front ou apparentés à l’Assemblée nationale se traduit en chiffres par une progression du nombre de parlementaires de 300% ! Mais ces constats spectaculaires ne peuvent contredire le fait que les fondations de l’édifice frontiste sont passablement fissurées. Et en politique comme en sismologie, gare aux répliques !

J’en veux pour preuve la déperdition de voix FN entre le 1er tour de l’élection présidentielle et le 1er tour des élections législatives, qui atteint, au niveau national, près de 60 % ! Du jamais vu.

Candidat à la succession de Marion Maréchal Le Pen sur la 3ème circonscription de Vaucluse, j’ai subi ce coup de rabot : 46 % des électeurs qui avaient voté Marine au 1er tour se sont abstenus le 11 juin dernier… Et cette circonscription fait partie de celles qui ont le mieux résisté (49,33 % au 2nd tour) pour être classée parmi les dix premières.

Le constat est implacable : le Front national obtient péniblement six députés et deux apparentés là où ses espérances étaient dix fois supérieures, sans qu’il soit nécessaire d’accabler cette fois le mode de scrutin. Le fameux socle frontiste a perdu plus de la moitié de ses électeurs, c’est un fait.

Le candidat que j’ai été doit faire montre d’humilité et rechercher les causes intrinsèques de son échec électoral. Il est certain que la hargne coutumière du système médiatique n’a pas facilité les choses, mais là encore l’accuser d’être seul à l’origine de la défaite serait une preuve de mauvaise foi. J’ai ma part de responsabilité et je l’assume. Mais celle-ci est marginale au regard du phénomène général qui a balayé 98,6 % des candidats soutenus par le Front.

Les instances du parti ont annoncé l’ouverture d’un grand chantier afin de tirer les enseignements de ces scrutins décevants dans le but de réformer le mouvement. La base appelle de ses vœux une mise à plat et certainement pas un entre soi au nettoyage cosmétique. La forme du séminaire est-elle la plus adaptée alors qu’un cadre réglementaire nécessaire à ce devoir d’inventaire existe déjà ?

En droit, et conformément à l’article 10 alinéa 5 des statuts du Front national, à jour au 11 avril 2011, c’est au Comité Central de se réunir, sur convocation de la présidente, pour se prononcer sur les grandes orientations du mouvement et émettre des avis sur les sujets soumis à sa réflexion. Et au Comité Central d’être convoqué au moins une fois par an. Or, cet organe démocratique interne ne s’est pas réuni depuis des années, alors qu’il doit constituer l’ossature de toute réforme.

Et si le Comité Central n’est pas considéré comme suffisamment représentatif, il existe aussi le Conseil National institué par l’article 22, lequel est composé des membres du Comité Central, des secrétaires départementaux et régionaux, des élus aux parlements français et européen, des Conseillers Régionaux et Départementaux, des maires des villes de plus de 10 000 habitants, des membres du conseil scientifique, son bureau ou son président. Le Conseil National se réunit sur convocation du Bureau Politique ou de sa présidente au moins une fois par an. Il donne son avis sur l’orientation général du mouvement. Cette instance n’a pas davantage siégé que la première…

Hervé de Lépinau Marion Maréchal

Hervé de Lépinau et Marion Maréchal-Le Pen

Il serait dans ces conditions légitime que Marine Le Pen convoque dans les meilleurs délais soit le Comité Central, soit le Conseil National, seules instances statutaires habilitées pour tirer les conséquences des échecs électoraux successifs et définir ce que sera la ligne politique pour l’avenir dans le cadre d’un véritable débat.

Quand certains font du chantage à la scission en cas de remise en cause de cette ligne monétariste et économiste dominante dans le programme présidentiel, d’autres pourront rappeler l’importance du combat civilisationnel et culturel. Quand le discours sur l’immigration est considéré comme anxiogène, il sera rappelé que nos électeurs nous attendaient sur ce sujet, alors que la sortie de l’euro a eu l’effet d’un véritable répulsif électoral.

Et ce courant, souverainiste attaché au principe de subsidiarité, conservateur et identitaire, entrepreneuriale sur le plan économique, trop longtemps laissé sous le boisseau, trouvera un espace d’expression salutaire pour porter cette contradiction indispensable à tout débat démocratique.

Le boulevard électoral était sur notre droite et les coups de volant n’ont eu de cesse de nous conduire vers la gauche pour finir dans une impasse. Le Front national doit-il rester dans le ni droite-ni gauche ou s’assumer comme un parti de droite populaire et attaché à l’esprit d’entreprise ? Ou rejoindre la gauche souverainiste mais intrinsèquement socialiste ? Autant de questions qui ne peuvent rester plus longtemps sans réponses, au risque de ne plus retrouver ces électeurs qui nous reprochent d’avoir trahi leur confiance.

Ce souci de clarification aura aussi le mérite de permettre à chacun de se repositionner sur l’échiquier politique en recalant sa boussole idéologique pour prendre ensuite les décisions qui s’imposent.

Nous vivons une crise de civilisation (j’en veux pour preuve l’offensive pro PMA-GPA pour les couples homosexuels) et l’abstention massive signifie qu’une majorité de Françaises et de Français ne nous considèrent pas capables de relever ce défi en l’état.

Il est donc urgent de réformer notre pensée pour proposer une ligne politique claire, sans quoi la quête du pouvoir pour le bien commun restera une chimère. Encore faut-il s’en donner les moyens : c’est tout l’enjeu d’une refondation.

Hervé de Lépinau

Texte repris de la page Facebook de Hervé de Lépinau

Marion Maréchal-Le Pen

Législatives : Marion Maréchal-Le Pen s’active pour les candidats du sud

15/06/2017 – FRANCE (NOVOpress avec TV Libertés) : Marion Maréchal-Le Pen fait campagne jusqu’au bout. Malgré son retrait de la vie politique, l’élue de Vaucluse est toujours sur le pied de guerre. Marion Maréchal enchaîne les meetings de soutien pour les législatives. Dernier candidat à en bénéficier : Gilbert Collard.

Arrivé en tête du premier tour à quelques voix près contre la marcheuse Marie Sara, le candidat a encore des chances de conserver son siège au Palais-Bourbon. Gilbert Collard a besoin d’un coup de pouce. Bien qu’il soit arrivé en tête du premier tour dans la 2ème circonscription du Gard avec 32 %, il ne dépasse sa concurrente En Marche, Marie Sara, que de 48 voix !

En duel, la situation est en effet beaucoup moins favorable qu’en 2012 où le Gardois l’avait emporté grâce à une triangulaire. Cette fois-ci, Gilbert Collard doit réussir à rassembler derrière sa candidature la majorité des suffrages. Un sacré défi !

Le candidat peut espérer un report des voix des 14 % d’électeurs du candidat Les Républicains, ce qui reste néanmoins insuffisant pour s’assurer la victoire. D’autant que les activités tauromachiques de sa concurrente lui donnent un poid important dans les médias, comme dans l’économie de la région… autant de moyens de pression…

Marion Maréchal n’a donc pas hésité à venir soutenir son ancien voisin de l’Assemblée. Très appréciée par l’électorat du sud, où elle s’était imposée avec 15 points de plus que son adversaire Républicain en 2012, la nièce de Marine Le Pen n’a visiblement pas résisté à l’appel des militants.

Si sa tournée du sud a débuté avant même le premier tour, la semaine d’entre deux tours est encore plus chargée pour Marion Maréchal Le Pen. Qualifié au second tour avec 32 % des voix, son successeur, Hervé de Lépinau, a bénéficié du soutien actif de l’ex benjamine de l’Assemblée ! De manière générale, tous les candidats présents au second tour dans le sud ont pu compter sur la jeune femme pour assurer leur campagne.

Mercredi, Marion Maréchal-Le Pen a tenu avec Gilbert Collard un meeting commun à Le Cailar. C’est dans ce village de 2 400 habitants que les deux intervenants sont parvenus à rassembler plus de 500 personnes ! Première à prendre la parole, Marion Maréchal-Le Pen a renouvelé son soutien à Gilbert Collard, devant une salle visiblement conquise.

Gilbert Collard a ensuite pris la parole, visant de plein fouet son adversaire de la République en Marche, usant de son humour qui lui est propre.

La tournée de soutien de Marion Maréchal-Le Pen se terminera vendredi avec un dernier meeting en compagnie de Romain Lopez à Cazes-Mondenard, candidat arrivé en seconde position avec près de 22 % des voix dans la deuxième circonscription du Tarn et Garonne.

Un sujet développé dans le journal de TV Libertés.

julien-sanchez-beaucaire

Julien Sanchez, maire de Beaucaire : pourquoi il faut un groupe FN à l’Assemblée

Julien Sanchez, maire de Beaucaire, que les lecteurs [de Présent] connaissent bien pour ses courageux combats pour les crèches, contre l’arrivée des migrants mais aussi face aux syndicats gauchistes et aux commerces musulmans, est porte-parole de la campagne législative. Il nous explique pourquoi il faut un groupe FN à l’Assemblée.

Chard Législatives Julien Sanchez— Avec 11 millions de voix à la présidentielle mais un système et des médias qui essaient de vous envoyer aux oubliettes, qu’espérez-vous dimanche ?

— Nous espérons que les préoccupations des Français soient au cœur du débat politique pendant cinq ans. Pour cela, il faut qu’il y ait un groupe d’élus du Front national à l’Assemblée nationale. Si nous n’avons pas un nombre suffisamment important d’élus auprès de Marine Le Pen, les vrais sujets qui concernent en priorité la vie quotidienne des Français ne seront pas abordés et on se contentera de débats accessoires comme des sujets de société divers.

— Ne craignez-vous pas que même si vous obtenez 15 députés, le caucus soit augmenté tout spécialement pour vous, de façon à ce que le Front national n’ait pas de groupe ?

— Non, je ne crois pas, compte tenu de la situation des communistes qui vont avoir du mal à avoir plus de députés que nous. Il n’est pas exclu qu’il y ait moins de dix députés communistes à l’Assemblée vu les divisions entre les partisans de Mélenchon et le Parti communiste. Je pense que ce serait assez énorme de la part de M. Macron et de ses amis qui critiquent notamment le manque d’équité du temps de parole du CSA, de changer les règles du jeu démocratique au dernier moment. Ce serait un peu trop voyant il me semble.

— Quels sont les avantages d’un groupe ?

— Former un groupe au Palais Bourbon présente des avantages politiques et matériels indispensables au bon exercice de la mission de député.

Nous bénéficierions d’un temps de parole beaucoup plus important que Gilbert Collard et Marion Maréchal-Le Pen qui ont dû se contenter de miettes en tant que non-inscrits. Ils l’ont fait avec beaucoup de mérite mais il est difficile de peser politiquement sur le processus législatif sans le statut de groupe parlementaire.

Que ce soit pour les questions au gouvernement, les propositions de loi ou d’autres occasions importantes. Le temps d’antenne politique à la télévision dépend également de la représentativité à l’Assemblée nationale. Et les groupes bénéficient d’une enveloppe financière en fonction de leur effectif qui se traduit en moyens matériels (bureaux, salles de réunion, secrétariat) et humains.

— Comment va se comporter le front républicain En Marche-LR entre les deux tours ?

— Ils ont clairement annoncé la couleur en disant qu’ils étaient prêts à se désister les uns pour les autres, ce qui va être encore intéressant à regarder. Alors que le président Macron a donné des leçons à Vladimir Poutine il y a quelques jours sur la démocratie et la place de l’opposition en Russie, les partis politiques français comme Les Républicains, En Marche ou La France Insoumise proclament qu’il ne doit pas y avoir un seul député FN à l’Assemblée nationale.

Ils assument délibérément que 11 millions de Français n’aient pas un seul représentant et que la candidate arrivée au second tour à la présidentielle n’ait pas un seul député. C’est assez paradoxal au moment où le gouvernement présente un projet de moralisation de la vie politique.

Si même un seul député FN dérange tout le monde, cela montre bien que nous sommes la seule opposition.

— Est-ce qu’il y a une possibilité que vous formiez un groupe avec les députés de Nicolas Dupont-Aignan ?

— Il faudra voir cela à l’issue du second tour en fonction des résultats, du nombre de députés obtenus par le FN et par Debout La France. Nous ne sommes fermés à rien.

— Le préfet Bousquet de Florian qui a tenté d’arracher votre micro lors de la réunion des maires sur les migrants pour vous empêcher de parler du terrorisme devant Valls, a pris du galon sous Macron puisqu’il devient chef de la fameuse Task force de l’Elysée. Que vous inspire cette seule et unique mesure gouvernementale contre le terrorisme islamiste ?

— D’abord que le nouveau patron de la Task Force anti-Daech manque singulièrement de sang-froid ! C’est un peu étrange de voir confier l’action antiterroriste en France à quelqu’un qui n’est pas capable d’écouter un interlocuteur sans l’agresser. Je rappelle que c’était une agression physique : il m’a pris par le bras, il a essayé de me faire tomber et de m’arracher mon téléphone sur lequel était écrit mon discours.

C’est aussi quelqu’un qui n’accepte pas d’entendre que l’immigration massive a des conséquences sur le terrorisme. Ce n’est pas un bon signal.

Quand je dénonçais, il y a deux ans, les vagues de migrants qui arrivaient sur le sol français, c’est parce qu’on savait très bien et Marine Le Pen l’avait dit, que parmi ces migrants il entrerait de nombreux terroristes. On en a eu la preuve avec plusieurs des attentats perpétrés sur le sol français. Depuis rien n’a changé. On continue de faire taire les gens qui disent la vérité, de nier la réalité, d’allumer des bougies et d’éteindre la tour Eiffel.

propos recueillis par Caroline Parmentier

Entretien et dessin de Chard paru dans Présent daté du 10 juin 2017

Hervé de Lépinau

Hervé de Lépinau : « Une souveraineté sans identité est un concept désincarné »

Hervé de Lépinau24/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Hervé de Lépinau va tenter de conserver au Front national la 3e circonscription de Vaucluse, qui était celle de Marion Maréchal-Le Pen. Celui qui fut depuis 2012 son suppléant à l’Assemblée nationale a accordé à l’hebdomadaire Minute un entretien où il s’exprime notamment sur le débat entre identité et souveraineté. Extrait.

« Je suis un homme de droite qui sait que la France a besoin d’une politique de droite. Mais je me reconnais aussi dans le clivage dont parle souvent Marine Le Pen : mondialistes contre patriotes. En effet, au-delà de la sémantique, la droite patriote est le cœur battant du camp patriote autour duquel s’agrègent toutes les formes de souverainisme venues de tous les horizons.

On peut découper la souveraineté en tranches – sociale, juridique, politique – mais il y a une chose qui ne se divise pas, c’est l’identité. Une identité sans souveraineté peut traverser des temps difficiles, comme on l’a vu aux XIXe et au XXe siècles en Europe de l’Est.

Mais une souveraineté sans identité, ou assignant à l’identité une place subalterne, privée, ça n’a qu’une portée administrative : c’est un concept désincarné, matérialiste, qui fait en définitive le jeu de nos adversaires mondialistes. La souveraineté sans l’identité, c’est un peu l’idiot utile du système. »

Marion Maréchal-Le Pen 2

Marion Maréchal : « La question identitaire permet de transcender les clivages »

18/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marion Maréchal-Le Pen a accordé un long entretien à Valeurs actuelles, qui doit être lu dans son intégralité. L’hebdomadaire l’appelle son « testament politique ». Il aurait pu être titré Messages d’espoir. Nous en avons extrait ces passages.

Valeurs actuelles Marion MaréchalV. A. : François Fillon s’adressait à la droite traditionnelle, Marine Le Pen a séduit les classes populaires. Tous deux ont perdu cette élection présidentielle. Est-il possible de réconcilier ces deux électorats ?

MMLP : Je pense que la stratégie victorieuse réside dans l’alliance de la bourgeoisie conservatrice et des classes populaires. C’était la synergie qu’avait réussie Nicolas Sarkozy en 2007. Indéniablement, il y a des gagnants et des perdants de la mondialisation, une fracture territoriale, une France périphérique, une fracture mondialistes-patriotes, mais je crois que la droite traditionnelle et les classes populaires ont un souci commun, c’est celui de leur identité. Pas l’identité comme un folklore artificiel ou comme un musée qu’on dépoussière, mais comme un ciment social.

L’identité, c’est ce qui nous donne le sentiment d’être un peuple, en dépit de lieux de vie différents, de modes de vie différents. Et ce ciment social a été brisé à plusieurs égards. L’enjeu essentiel de civilisation, à mon sens, est de savoir comment conserver, protéger, transmettre et vivifier ce ciment social. C’est là qu’intervient la question de l’école, de la transmission, de la culture, de nos traditions, de notre patrimoine, d’un certain mode de vie.

Le philosophe François-Xavier Bellamy dit que l’avantage de la culture, c’est que c’est le seul bien qui se partage indéfiniment sans jamais léser personne. Si on s’attache à la transmission et à la vivification de la France, nation littéraire, nation philosophique, nation historique, à partir de là, on peut défendre ce ciment social et sauver le pays des fractures qui l’attendent.

V.A. : La question identitaire unifierait donc toutes les droites ?

MMLP : La question identitaire permet de transcender les clivages. Elle comporte une dimension abstraite, c’est vrai, avec des symboles, la Marseillaise, la devise, notre patrimoine républicain, et une dimension charnelle, notre terre, notre terroir, notre gastronomie, la pierre locale avec laquelle on construit sa maison. Ces deux dimensions sont complémentaires.

Pour parler de stratégie, le souci commun de l’électorat de la droite conservatrice et de la France périphérique, qui n’ont pas le même rapport à la mondialisation, c’est le souci de la transmission de leur patrimoine matériel et immatériel. À partir de ce constat, on peut imaginer des passerelles pour les rassembler et apporter des réponses en commun.

V.A. : Mais le programme très libéral de Fillon était un repoussoir pour les classes populaires, et la sortie de l’euro de Marine Le Pen effraie la droite…

MMLP : Voilà pourquoi je parle de passerelles. Quand une partie de la France conservatrice défend le mariage et la filiation, elle défend aussi une partie de l’identité française avec une certaine idée des rapports humains basée sur le bien commun et l’intérêt du plus faible plutôt que sur la jouissance et l’envie de l’individu dans une liberté sans limite.

C’est donc un combat identitaire, qui peut rejoindre le combat identitaire des classes populaires plus axé sur les questions liées à l’immigration et au multiculturalisme. Bien sûr, il peut y avoir des divergences économiques, mais les moteurs de vote sont essentiellement spirituel, culturel et identitaire : les masses ne bougent pas autour de l’économie.

Ce qui relie ces deux électorats, c’est donc le conservatisme. Il peut s’agir de conservation de l’identité, d’un mode de vie, mais aussi du patrimoine, des entreprises, d’un modèle économique à défendre en régulant la mondialisation.

V.A. : Vous revendiquez-vous conservatrice ?

MMLP : Oui, car je défends la conservation de ce qui est beau et juste dans notre histoire, je souhaite conserver les leçons de nos expériences passées ainsi qu’une certaine vision de l’homme, de sa dignité, du refus de sa marchandisation, d’ailleurs partagée par une majorité de Français.

Extrait d’un entretien avec Marion Maréchal-Le Pen paru dans Valeurs actuelles

Marion Maréchal Marine

Le départ de Marion Maréchal-Le Pen est un énorme coup dur, par Caroline Parmentier

Le départ de Marion Maréchal-Le Pen qui couvait depuis un moment, est un énorme coup dur. Pour le Front national, pour la droite, pour toute notre famille d’idées et de convictions et plus largement pour la France.

C’est elle qui s’en va. L’excellente Marion Maréchal-Le Pen dont le talent politique, la personnalité structurée, les valeurs sûres, la jeunesse éclatante et la beauté ont donné un formidable coup de torchon sur la vieille classe politique française et sur l’Assemblée nationale. Extrêmement populaire, elle ne sera pas candidate à sa succession aux élections législatives des 11 et 18 juin et va quitter son mandat de conseillère régionale de Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA), où elle préside le groupe FN.

Marion Maréchal-Le Pen Vaucluse MatinEmbarquée en politique en 2012 à l’âge de 22 ans sans aucune envie par son grand-père Jean-Marie Le Pen, qui l’a parachutée dans la circonscription de Carpentras, elle l’a toujours dit : la politique n’est pas tout pour elle. Elle ne se voyait pas en faire sa vie et son unique carrière : « Il faut prouver aux Français qu’il existe aussi des élus libres et désintéressés refusant de s’accrocher coûte que coûte à leur statut et à leurs indemnités » écrit-elle à ses électeurs du Vaucluse dans une lettre publiée par Var-Matin.

Marion Maréchal-Le Pen reconnaît que sa décision constitue « un déchirement affectif » mais elle la justifie par des « raisons personnelles et politiques ».

« J’ai beaucoup manqué à ma petite fille dans ses premières années si précieuses. Elle m’a aussi terriblement manqué. Il est essentiel que je puisse lui consacrer plus de temps », écrit la jeune députée de 27 ans, mère d’une petite Olympe de deux ans et demi.

Marion Maréchal PrésentSi sa décision était prise depuis plusieurs mois, Marion Maréchal n’a pas souhaité nuire à la campagne présidentielle par cette annonce mais ne pouvait pas non plus attendre la fin des législatives au risque de devoir se démettre de son mandat si elle était réélue. Dans une interview exclusive à nos confrères de TV Libertés, elle annonce toutefois qu’elle sera aux côtés des candidats aux législatives du Vaucluse, qu’elle accompagnera leur campagne et assurera la transition. Elle précise qu’elle aspire à travailler dans la vie civile, dans le monde de l’entreprise et de préférence dans une petite entreprise.

Marion a souffert enfant de la politique et en connaît les sacrifices : « Jai vu la politique faire voler en éclat les couples, les relations entre sœurs, entre beaux-frères. J’ai vu un camion de déménagement au fond du jardin emporter les affaires des cousins avec qui j’avais grandi, parce que ma tante s’était brouillée avec mon grand-père » déclarait-elle en 2015 à l’Express.

Malgré les divergences avec Florian Philippot et alors qu’elle n’a pas toujours été bien traitée, elle a toujours refusé de s’opposer frontalement à sa tante avec laquelle elle a un lien affectif très fort. A l’heure de bouleversements importants annoncés au sein du parti, elle n’a aucune envie d’être placée en première ligne contre la présidente du Front national comme certains l’y poussent.

Caroline Parmentier

Article paru à la Une de Présent daté du 11 mai 2017
sous le titre « Marion s’en va »

Marine Le Pen Premier Tour

Une claque pour Estrosi : Marine Le Pen l’emporterait avec 50,5 % en Paca !

03/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marine Le Pen est en tête ! Avec 50,5 %, elle devance Emmanuel Macron, crédité de 49,5 % ! Tel est le rapport de forces dans la région Paca mesuré par le sondage Cevipof/Ipsos Sopra Stéria réalisé du 30 avril au 2 mai pour le réseau régional de France 3.

Une grande claque pour le président du conseil régional Christian Estrosi et une belle reconnaissance pour le travail effectué par son opposition – sa seule opposition – conduite par Marion Maréchal-Le Pen.

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, Marine Le Pen avait obtenu 28,2 % des voix au premier tour tandis qu’Emmanuel Macron n’en avait eu que 18,9 %, devancé par François Fillon (22,37 %).

Dans toutes les autres régions, Marine Le Pen serait devancée par Emmanuel Macron, y compris dans les Hauts-de-France, où le leader d’En Marche ! recueillerait 50,5 % des voix, ce qui est certes tout autant dans la marge d’erreur que l’estimation concernant la Paca.

Emmanuel Macron, qui est donné à 59 % au niveau national, dépasserait largement ce score dans quatre régions : il recueillerait 63 % des suffrages en Nouvelle Aquitaine, 64 % dans les Pays de la Loire, et même 69 % en Bretagne et en Ile-de-France…

Marion Maréchal Whirlpool RTL

Marion Maréchal-Le Pen : Whirlpool est « un tournant dans la campagne »

27/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, Marion Maréchal-Le Pen a estimé que la venue de Marine Le Pen à l’usine Whirlpool avait été « un tournant dans la campagne » présidentielle. « Elle a eu un accueil absolument excellent fait de marques de sympathies […] quand, à l’inverse, Monsieur Macron, contraint et forcé de se rendre sur ce piquet de grève, car ça n’était pas initialement prévu […] a reçu un accueil plus que froid, c’est le moins que l’on puisse dire. » Et l’élue de Vaucluse d’enfoncer le clou en assénant que Emmanuel Macron « est le continuateur de toute la politique qui a permis que cette usine arrive à se faire délocalisée”.

Interrogée par Elisabeth Martichoux, Marion Maréchal-Le Pen a répondu à l’appel de Nicolas Sarkozy à voter pour Emmanuel Macron : « Ce n’est pas surprenant […] Cette droite n’a eu de cesse de trahir, elle continue même quand elle n’est plus là à trahir ses électeurs […] Quand on a passé son temps à combattre la gauche, M. Macron et François Hollande, je ne vois pas comment ces gens peuvent appeler à voter pour M. Macron et demain vouloir constituer une majorité contre M. Macron, ça n’a aucun sens. »

Marion Maréchal Petites Patries

Marion Maréchal-Le Pen salue “une grande victoire idéologique”

24/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Marine Le Pen est donc arrivée en seconde place du premier tour de l’élection présidentielle avec 21,7% des voix.

Marion Maréchal Le Pen, qui s’est exprimée sur le plateau de TF1, a salué une “victoire idéologique” :

À travers ce ticket, on a un clivage clair, enfin, qui s’instaure. D’une certaine manière, les Français vont maintenant avoir un choix limpide.


Marion Maréchal-Le Pen

Marion Maréchal-Le Pen et l’IVG

01/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Invitée mercredi soir sur Paris première, la benjamine de l’Assemblée nationale a répété qu’elle voulait s’opposer à la banalisation de l’avortement. Elle a déclaré notamment « intimement, je pense que l’avortement est un drame ».

Quelles mesures propose t elle alors ? Tout en affirmant qu’elle ne veut pas condamner moralement ni interdire l’avortement, Marion Maréchal Le Pen souhaite limiter son remboursement, et proposer des alternatives. « J’aimerais pouvoir l’éviter et responsabiliser les femmes, offrir des options », a-t-elle déclaré, en ajoutant que l’accès à la contraception devait pouvoir l’éviter.

Elle ne justifie pas sa position par la philosophie ou par la foi, mais à cause de sa situation personnelle, ce qui est peut être plus parlant.

Elle a donc raconté de nouveau pour les téléspectateurs de Polonium, l’histoire de sa naissance : « Je suis un accident ».

Marion Maréchal Natacha Polony

La vidéo intégrale de Marion Maréchal-Le Pen face à Natacha Polony

30/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marion Maréchal-Le Pen était hier soir l’invitée de Polonium, l’émission de Natacha Polony sur Paris Première. Voici la vidéo intégrale de l’entretien avec « l’autre présidente du FN », le titre affiché par l’émission…

« Les personnes qui n’aiment pas la France, a notamment déclaré l’élu de Vaucluse, doivent être incitées à rentrer chez eux. »

Marion Maréchal-Le Pen

Marion Maréchal-Le Pen : « Avec Macron, nous aurons une majorité socialiste »

12/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Invitée hier du journal de 13 heures de TF1, Marion Maréchal-Le Pen a expliqué que si Emmanuel Macron était élu, nous aurions le mois suivant – et pour cinq ans – une majorité socialiste. Tandis que si Marine Le Pen était élue, les Français, « par souci de cohérence », lui donneraient une majorité pour gouverner, laquelle ferait entrer à l’Assemblée des candidats issus de la « société civile » ainsi que des candidats d’ouverture, comme dans le Var, où un maire sans étiquette est soutenu par le Front national – il s’agit de Pierre Jugy, maire de Tourtour, candidat dans la 8e circonscription du Var. L’élue du Vaucluse n’exclut pas que soient nouées « des alliances avec un certain nombre de candidats, des sortants », qui seraient « compatibles » avec la vision de la France que porte Marine Le Pen.

Marion Maréchal-Le Pen : « Si vous continuez à fermer les yeux, vos enfants en paieront le prix ! »

Source : Boulevard Voltaire – “Marion Maréchal Le Pen : « Si vous continuez à fermer les yeux, vos enfants en paieront le prix ! »”

Boulevard Voltaire propose une longue et très intéressante interview de Marion Maréchal-Le Pen. Des propos recueillis par Gabrielle Cluzel et Charlotte d’Ornellas.

On a le sentiment ces derniers jours que Marine Le Pen se « droitise ». On l’a vu lors de L’émission politique, où elle a parlé de l’école libre par exemple. Est-ce une petite victoire de la ligne Marion Maréchal ?

Je ne crois pas qu’il faille l’analyser ainsi. Cela a été surtout une possibilité pour Marine Le Pen de clarifier ses positions. C’est une émission de deux heures et demie, on a pu aller au fond des choses et éviter les caricatures – il y en a beaucoup, souvent construites par nos adversaires de droite. Caricature sur l’augmentation du SMIC qui n’a jamais été dans le programme du Front National, caricature sur la mélenchonisation du programme économique qui est complètement absurde lorsqu’on s’y penche attentivement. Caricature, aussi, concernant une prétendue laïcisation des espaces publics qui ferait fi des racines chrétiennes de la France alors que précisément nous souhaitons dans la constitution remettre en avant et protéger ce patrimoine chrétien de la France… Ces nombreuses outrances ont été battues en brèche lors de cette émission et c’est heureux.

Au sein du FN, vous êtes celle qui a toujours plaidé pour la politique de la main tendue vers ce que l’on appelle communément la droite hors-les-murs. Le soutien inattendu apporté par Philippe de Villiers, dimanche dernier, à Marine Le Pen (je le cite : « elle a la carrure présidentielle, sa main ne tremblera pas lorsqu’il faudra prendre des décisions douloureuses »)… c’est votre œuvre ?

Je n’y suis pour rien, même si j’ose espérer que les relations privilégiées que j’ai nouées avec Philippe de Villiers ces derniers mois ont pu constituer un premier pas vers cette déclaration. À mon avis, la condition de la victoire de Marine Le Pen sera l’alliance du peuple de droite au sens large, des classes populaires au sens large, avec une partie de la droite conservatrice, incarnée notamment par ce que l’on qualifie de droite hors-les-murs et de personnalités comme Philippe de Villiers. L’enjeu principal de cette campagne est de réussir précisément à briser l’isolement et à ramener à nous un certain nombre de personnalités de droite. Marine Le Pen en a cité quelques-unes comme Nicolas Dupont-Aignan, Henri Guaino, ou certains députés qui ne sont plus vraiment dans la ligne politique des Républicains.

Henri Guaino a refusé cette main tendue puisqu’il a dit qu’il irait à la pêche en cas de second tout Macron – Le Pen…

C’est ce qu’il dit maintenant, mais j’ose espérer qu’il sera ramené à la raison si la France se retrouve face à un candidat mondialiste, libertaire, ultra-libéral comme Macron ou un extrémiste de gauche comme Hamon ou Mélenchon. Ces élus qui sont, j’en suis sûre, des élus de conviction, sauront faire le bon choix le moment venu.

Cette alliance entre la France périphérique et la France conservatrice, dites-vous, est la condition nécessaire à votre victoire, ou en tous cas à la victoire de la droite au sens fort du terme : est—ce que l’opposition n’est pas, finalement, artificielle ? Est-ce que la France périphérique, habitée par une inquiétude identitaire, n’est pas aussi conservatrice ?

Il y a des aspirations communes mêlées. Mais on constate une rupture, surtout sociologique, entre la droite conservatrice, dite bourgeoise – pas dans le mauvais sens du terme – dont les enfants sortent plutôt de grandes écoles, et cette France déclassée, des classes moyennes en difficulté, voire des classes populaires. Les préoccupations du quotidien ne sont pas les mêmes, mais il y a en effet une aspiration identitaire des deux côtés : la question immigration ou sécurité, la plus prégnante chez les classes populaires, est évidemment identitaire – on refuse la disparition de la culture française au profit d’une culture étrangère – mais la question de la lutte contre le mariage homosexuel ou contre la GPA ou la PMA est aussi un combat identitaire, puisque l’identité de la France, c’est aussi l’idée que l’on se fait de la dignité humaine, du respect de l’enfant, de sa filiation, de son enracinement. Ces deux classes sociologiques se retrouvent dans ce grand combat, qui est cohérent.

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Marion Maréchal-Le Pen

Marion Maréchal-Le Pen : « Le voile est une offensive de colonisation de l’espace public en France ! »

22/02/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Mardi 21 février, Marine Le Pen a refusé de porter le voile pour rencontrer le mufti de la République libanaise à Beyrouth. Elle a expliqué : « J’ai indiqué, hier, que je ne me voilerais pas. Ils n’ont pas annulé le rendez-vous. J’ai donc cru qu’ils accepteraient que je ne porte pas le voile. Je ne me voilerai pas. Ils ont cherché à m’imposer cela, à me mettre devant le fait accompli, eh bien, on ne me met pas devant le fait accompli. »

Marion Maréchal Le Pen rappelle ainsi que « le voile est une offensive de colonisation de l’espace public en France ».



Marion Maréchal Le Pen : “Le voile est une… par bvoltaire

Marion Maréchal KTO

Marion Maréchal-Le Pen : « Ce n’est pas le communautarisme bouddhiste qui nous menace ! »

10/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Ce n’est pas le communautarisme bouddhiste qui nous menace en France, je pense que ça n’aura échappé à personne… », a lancé hier Marion Maréchal-Le Pen sur KTO, où elle était l’invité de l’émission Face aux chrétiens. Il y a une distinction à faire, a-t-elle expliqué, entre « cet outil qu’est la laïcité pour lutter contre l’offensive de l’islam politique » et la « volonté de défendre la dimension chrétienne culturelle de la France ».

Marion Maréchal Petites Patries

Marion Maréchal-Le Pen défend les « petites patries » aux assises de Lyon

07/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marion Maréchal-Le Pen s’est exprimée à la tribune des Assises présidentielles de Marine Le Pen à Lyon. Elle y a exposé la réforme institutionnelle à laquelle procéderait la présidente du Front national, si elle était élue, et en a expliqué les raisons, puisque c’est à elle que Marine Le Pen avait confié le soin de travailler sur ce projet.

Marion Maréchal justifie notamment la suppression des conseils régionaux, qui ne porterait nullement atteinte à l’identité des régions françaises : « Il n’y a pas pire menace pour [les] petites patries que de laisser affaiblir notre grande patrie complémentaire que nous avons en commun. »

Marion Maréchal-Le Pen : “Macron est un candidat qui est pour l’immigration de masse”

06/02/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Interrogée sur le cas Macron, Marion Maréchal-Le Pen a déclaré que celui-ci arrive à créer une émulation autour du vide intersidéral, d’un programme qui n’existe pas.

Il est aujourd’hui une sorte de produit marketing, chouchouté par les médias. Qu’’est-ce que ça va donner dans les urnes, on ne sait pas. Le tout maintenant est de réussir à démonter un peu cette impression de nouveauté qu’il a construite autour de lui, en rappelant que c’est un candidat qui est pour l’immigration de masse, qui est fasciné par le modèle multiculturel. C’est un homme de gauche dans tout ce qu’il y a de plus sectaire et de plus extrémiste.



Marion Maréchal-Le Pen : Macron arrive “à créer… par publicsenat

Marion Maréchal-Le Pen refusée dans la réserve opérationnelle

Source : Boulevard Voltaire – “Marion Maréchal-Le Pen refusée dans la réserve opérationnelle”

Ce vendredi, Marion Maréchal-Le Pen a reçu un mail pour le moins étonnant de la part du chef de corps du Groupement de recrutement et de sélection Sud-Est.

Juste après l’assassinat du père Hamel, Marion Maréchal-Le Pen avait annoncé vouloir entrer dans la réserve militaire, appelant tous les « jeune patriotes » à faire de même, comme l’avait également demandé François Hollande après l’attentat de Nice.

Le 9 septembre dernier, Le Dauphiné libéré affirmait que la jeune députée frontiste avait déposé son dossier au centre de recrutement de l’armée d’Avignon, et c’est justement lundi prochain qu’elle devait passer les tests.

Mais ce vendredi, Marion Maréchal-Le Pen a reçu un mail pour le moins étonnant de la part du chef de corps du Groupement de recrutement et de sélection Sud-Est : « Madame, l’armée de Terre vous remercie de votre démarche d’engagement dans les armées au titre de la réserve. Je suis toutefois au regret de vous annoncer qu’une disposition légale s’oppose au recrutement d’un parlementaire dans la réserve opérationnelle. Vous en serez avisée par courrier prochainement. Nous ne pouvons dans ces conditions pas donner suite à votre candidature et les termes de votre convocation lundi 6 février sont par conséquent caducs. »

Étonnant, d’abord, que l’objection à une demande aussi médiatisée n’ait pas pu être faite avant, et même immédiatement. Certains, qui connaissent le ministère de la Défense, commentent discrètement : « Ils ont dû demander au service juridique de se creuser la tête pour trouver une parade et avaient donc besoin de temps ! »

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