La profanation de la chapelle de la base navale de Toulon n’émeut pas Jean-Yves Le Drian

Le Drian

14/12/2012 – 14h00
TOULON (NOVOpress Breizh) –
Samedi dernier, la chapelle de la base navale de Toulon avait été gravement profanée. « Peut-on espérer la venue de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, pour lui aussi condamner fermement cette action comme il le ferait très probablement pour d’autres religions ? » s’interrogeait le correspondant de NOVOpress qui relatait l’évènement. Bonne question. Une semaine plus tard, Jean-Yves Le Drian (photo), n’a non seulement pas trouvé le temps de se rendre sur place, mais sa réaction se fait toujours attendre.

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Que cache le rapprochement dans l’aéronautique d’EADS et BAE ?

15/09/2012 — 18h30
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) — Les deux plus grands groupes européens de l’aéronautique et de la défense, BAE Systems et EADS, ont annoncé, mercredi 12 septembre, avoir engagé un rapprochement

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Base sous-marine de Saint-Nazaire : la visite évite les sujets qui fâchent…

Base sous-marine de Saint-Nazaire : la visite évite les sujets qui fâchent…

23/08/2012 – 10h00
SAINT-NAZAIRE (NOVOpress) – 
Saint-Nazaire Tourisme & Patrimoine propose jusqu’au 24 août une visite de la base sous-marine de Saint Nazaire (photo) dont les travaux ont commencé en février 1941. Les passionnés de la Seconde Guerre mondiale et de la bataille de l’Atlantique seront déçus car l’établissement public local a bien briefé ses guides : pas question de concentrer les commentaires sur cette période. Il s’agit surtout d’évoquer l’histoire de la « reconquête » urbaine de l’édifice après 1945 ! La visite plonge vite dans quelques réalisations d’art contemporain, sans intérêt et hors sujet, installées sur le toit de la base sous-marine.

Cette approche permet un touché-coulé des sujets qui fâchent : les bombardements américains massifs ayant détruit la ville à plus de 80% à partir de 1943.  Le site fortifié sera à peine égratigné, tandis que des centaines de Nazairiens perdront la vie dans ces raids meurtriers guidés par une politique de la terre brûlée. Dans son ouvrage, Guide souvenir : la base sous-marine de Saint-Nazaire, l’historien local, Luc Braeuer, rappelle pourtant cette cruelle réalité que les visiteurs de 2012 n’entendent pas : « La base sous-marine n’aura subi aucun dégât mettant en cause son fonctionnement et aucun U-Boot n’a été coulé par une bombe, par contre, la ville n’existe plus. Onze civils avaient trouvé la mort lors du bombardement allemand du 20 juin 1940, 468 habitants ont perdu la vie et 545 ont été blessés du fait des bombardements alliés de 1941 à 1943 ». Un massacre injustifié militairement. A Saint-Nazaire, le politiquement correct ne fait vraiment pas bon ménage avec la vérité historique…

Crédit photo : dalbera, via Flickr (cc)

Frégate Chevalier-Paul : la Ville de Nantes rend hommage à un grand marin qui lutta sans merci contre les Barbaresques

Parrainage de la frégate Chevalier-Paul : la Ville de Nantes rend hommage à un grand marin qui lutta sans merci contre les Barbaresques

01/04/2012 – 12h15
NANTES (NOVOpress Breizh) – Le commandant de la frégate de défense aérienne Chevalier-Paul et Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes, ont signé le 17 mars dernier la charte de parrainage du dernier-né des bâtiments de la Marine nationale par la Ville de Nantes. En honorant ainsi un grand marin qui s’illustra au XVIIème siècle par une guerre sans merci contre l’Empire ottoman, le maire de Nantes a pris le risque de heurter la sensibilité de certains « Nantais venus d’ailleurs ».

Qui était donc ce Chevalier Paul ? Né à Marseille en 1598, Jean-Paul de Saumeur, dit le Chevalier Paul, s’est illustré d’abord en Méditerranée, comme corsaire au service de l’Ordre de Malte. Bien que n’étant pas noble, ses nombreux faits d’armes contre les Turcs lui valurent d’être nommé, en 1637, chevalier de l’Ordre.

A la demande de Richelieu il intégra la Marine royale et combattit pendant toute la guerre franco-espagnole (1635-1659). Ses nombreuses victoires lui valurent d’être nommé lieutenant-général et vice-amiral du Levant. En 1660 et 1661 il commandera des croisières de protection du commerce devant Tripoli, Alger et Tunis. En février 1661 il réussira à s’emparer de deux navires corsaires algériens. Deux ans plus tard Chevalier Paul lança une opération audacieuse sur la Goulette (Tunisie), au cours de laquelle il captura le navire-amiral algérien et repoussa les attaques d’une escadre tunisienne.

En 1664, il participe activement à une campagne sur les côtes d’Algérie au cours de laquelle une escadre algérienne fut pratiquement détruite. Il meurt à Toulon le 20 décembre 1667. Laissant le souvenir d’un marin d’une audace et d’une maîtrise exceptionnelles, Chevalier Paul s’est notamment illustré en libérant de très nombreux esclaves français des pachas turcs d’Alger, de Tunis ou de Tripoli, alors colonies de l’Empire ottoman.

Sans faire la moindre allusion à la carrière du Chevalier Paul, dont il semble – ou fait semblant – de tout ignorer, Jean-Marc Ayrault s’est félicité sur son blog de ce parrainage, estimant que ce dernier « constitue un moyen privilégié de maintenir et d’approfondir le lien qui doit unir l’armée à la nation. C’est la conscience que nous devons avoir des intérêts maritimes de la France, d’une ambition maritime partagée. »

Le conseiller spécial de François Hollande va jusqu’à suggérer « qu’un travail particulier pourra s’effectuer avec les écoles nantaises. Une école pourrait ainsi devenir partenaire de la frégate Chevalier Paul. Les élèves en suivraient les missions à distance, pourraient rejoindre la Frégate lorsqu’elle serait à quai à Toulon. Nous pouvons imaginer de multiples formes d’échanges qui viendraient régénérer ce lien entre les jeunes générations et la marine, car nous n’oublions pas le rôle de la défense comme élément de notre cohésion nationale. »

Enseigner dans les écoles nantaises les exploits de Monsieur de Saumeur, dit le Chevalier Paul, contre les Barbaresques ? Rappeler qu’il a contribué à tirer de leurs griffes des esclaves européens ? Voilà bien une heureuse initiative qui, malheureusement, risque fort de demeurer lettre morte. Elle pourrait en effet heurter les élèves issus de la « diversité » et donc compromettre le sacro-saint « vivre ensemble ». Un risque que le maire de Nantes, en bon oligarque mondialiste, n’est certainement pas prêt d’assumer.

Crédit photo : Michael Davies via flickr licence cc.