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Marion Maréchal Whirlpool RTL

Marion Maréchal-Le Pen : Whirlpool est « un tournant dans la campagne »

27/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ce matin sur RTL, Marion Maréchal-Le Pen a estimé que la venue de Marine Le Pen à l’usine Whirlpool avait été « un tournant dans la campagne » présidentielle. « Elle a eu un accueil absolument excellent fait de marques de sympathies […] quand, à l’inverse, Monsieur Macron, contraint et forcé de se rendre sur ce piquet de grève, car ça n’était pas initialement prévu […] a reçu un accueil plus que froid, c’est le moins que l’on puisse dire. » Et l’élue de Vaucluse d’enfoncer le clou en assénant que Emmanuel Macron « est le continuateur de toute la politique qui a permis que cette usine arrive à se faire délocalisée”.

Interrogée par Elisabeth Martichoux, Marion Maréchal-Le Pen a répondu à l’appel de Nicolas Sarkozy à voter pour Emmanuel Macron : « Ce n’est pas surprenant […] Cette droite n’a eu de cesse de trahir, elle continue même quand elle n’est plus là à trahir ses électeurs […] Quand on a passé son temps à combattre la gauche, M. Macron et François Hollande, je ne vois pas comment ces gens peuvent appeler à voter pour M. Macron et demain vouloir constituer une majorité contre M. Macron, ça n’a aucun sens. »

Jean-Frédéric Poisson

Jean-Frédéric Poisson renvoie dos à dos Marine Le Pen et Emmanuel Macron

26/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Contrairement à Christine Boutin, et alors que son soutien était espéré, Jean-Frédéric Poisson n’appellera pas à voter pour Marine Le Pen. Il s’en est expliqué dans Famille chrétienne :

« D’abord, il reste entre le Front national et moi des désaccords de fond et des divergences de principe sur la dignité de la personne humaine, sur une vision de l’Europe qui ne me semble pas adaptée. Ensuite, le programme économique du FN – qui ressemble à un programme de gauche – me semble être un risque pour la France. Je considère enfin qu’il existe un très grand risque de blocage institutionnel si Marine Le Pen emporte cette élection. »

Le successeur de Christine Boutin à la présidence de Parti chrétien-démocrate (PCD) ne votera pas pour autant pour Emmanuel Macron :

« Je ne vois pas ce qui peut justifier un moindre danger qu’on verrait chez Emmanuel Macron par rapport à ce que peut représenter Marine Le Pen. Le chemin proposé par Marine Le Pen est celui d’une sorte d’isolement et de blocage. Le chemin d’Emmanuel Macron est celui de la déstructuration, de la soumission définitive à la logique financière. Lui est entièrement gouverné par l’idée que la finance et l’économie doivent absolument piloter l’ensemble des relations sociales et l’ensemble des décisions. C’est un projet politique qui porte en soi beaucoup de dangers, notamment l’asservissement de la personne humaine à la logique économique. »

Jean-Frédéric Poisson ajoute :

« Ensuite, Emmanuel Macron n’a aucune intention de combattre avec l’énergie qui convient le communautarisme et l’islamisme radical, ni même de trouver sa juste place à un islam raisonnable dans la société française alors que l’islam représente clairement un risque de fractionnement de la société. Troisièmement, il y a dans son programme une faiblesse absolument indigne sur tous les sujets régaliens et de société, pour ne pas dire, des trous béants. »

Marine Le Pen Whirpool

Marine Le Pen acclamée par les ouvriers de Whirlpool à Amiens

26/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marine Le Pen a créé l’événement ce matin en se présentant à l’usine Whirlpool d’Amiens, dont les ouvriers sont en grève pour dénoncer la délocalisation de leur usine en Pologne. Cette visite, tenue secrète, est intervenue alors que Emmanuel Macron s’entretenait dans le centre ville, loin des ouvriers, avec l’intersyndicale. Marine Le Pen a été accueillie avec une ferveur à la hauteur de sa promesse : si elle est élue, a-t-elle assuré, l’usine Whirlpool d’Amiens ne fermera pas.

Macron présidentielle

Le premier tour de la présidentielle confirme les clivages déjà identifiés

26/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Le premier tour de la présidentielle a davantage suscité des explications d’ordre anecdotique ou conjoncturel, pourtant, il révèle de véritables fractures géographiques et sociologiques dans les votes, à l’image de celles constatées lors du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen.

Les résultats démontrent qu’Emmanuel Macron, mais aussi Jean‑Luc Mélenchon obtiennent leurs meilleurs résultats dans les zones urbaines. Ainsi, à Paris, Emmanuel Macron obtient quasiment 35 % des suffrages exprimés. Corrélativement, Marine Le Pen obtient peu de suffrages dans les villes, sauf à Marseille, Toulon et Perpignan.

Emmanuel Macron perce même dans les départements dits de droite, comme les Hauts‑de‑Seine, la Seine‑et‑Marne et les Yvelines. On notera de curieux contrastes ; dans des départements où Marine Le Pen est en tête, Macron reste en tête dans les grandes agglomérations, comme c’est le cas à Chartes et à Amiens.

Il y a aussi un contraste géographique du vote entre l’Ouest et le reste de la France. Marine Le Pen réalise ses meilleurs résultats à l’Est d’une ligne qui va du Havre à Perpignan. Ainsi, elle améliore ses résultats où elle était dans une situation favorable, comme c’est le cas dans l’Aisne, où elle passe de 26 % à 35 %. Elle progresse dans les zones où elle était forte, mais elle régresse là où son implantation était déjà faible.

Quant à François Fillon, il rétrécit l’assise territoriale de la droite. En effet, le député de Paris ne fait pas que baisser par rapport à Nicolas Sarkozy en 2002. Il n’est en tête que dans six départements, dont la Sarthe ou la Mayenne, mais il recule en Champagne, dans les Hauts‑de‑France et dans l’Est. Fait significatif, en Vendée, Fillon est devancé par Macron.

Pour conclure, il y a bien deux France. L’électeur aisé, de la France paisible de l’Ouest, aura préféré Macron à Fillon. Inversement, Marine Le Pen est en tête dans la France rurale et périphérique et dans la France du Nord et du Sud.

Les deux France sont bien polarisées. S’il y a recomposition dans le champ politique, l’implantation des uns et des autres dans les différents territoires jouera certainement un rôle. La mondialisation a certainement été une ligne de fracture entre Macron et Le Pen. L’amorce, peut‑être, d’un nouveau clivage.

Christine Boutin

EXCLU PRESENT Christine Boutin : « Pourquoi je vote pour Marine Le Pen »

Christine Boutin est souvent surprenante. On sait aussi depuis le combat contre le Pacs qu’elle ne manque pas de courage. Elle est la seule personnalité politique aujourd’hui à annoncer qu’elle mettra un bulletin Marine Le Pen dans l’urne le 7 mai prochain.

Present Christine BoutinPrésent : Pour la première fois vous appelez à voter Marine Le Pen, pourquoi ?

Christine Boutin : Parce que je suis une femme de droite, que j’aime la France et que nous sommes dans une situation grave avec un choix impossible. M. Macron incarne tout ce que j’ai combattu dans ma vie politique. C’est un homme qui n’aime pas la France, il l’a accusée de crimes contre l’humanité, c’est un mondialiste, il prétend que nous n’avons pas de culture, c’est un pur produit de la finance, le petit peuple ne l’intéresse pas du tout, il n’y a qu’à voir sa première sortie, ce premier tour comme s’il avait déjà gagné, à la Rotonde. Les exemples sont très nombreux. Il est la seule réussite de François Hollande qui nous a complètement cocufiés avec Macron. Moi je ne peux pas voter pour Macron.

C’est un choix difficile car pour une personne de droite comme moi, il y a trois solutions : l’abstention, le vote blanc ou le vote. L’abstention ou le vote blanc sont des votes qui ne sont pas comptabilisés. Si bien que le refus de Macron ne sera pas pris en compte. J’ai beaucoup réfléchi. Vous êtes le journal Présent et donc vous savez fort bien que je n’ai jamais soutenu le Front national qui du reste ne m’a jamais soutenue non plus. J’ai toujours eu des candidats du Front national contre moi et je ne partage pas les positions du Front national. Mais aujourd’hui, après avoir fait ce constat d’un choix impossible, j’ai pris conscience qu’il existait ce que l’on appelle le vote révolutionnaire.

Présent : En quoi consiste le vote révolutionnaire ?

Christine Boutin : C’est le vote paradoxal qui fait voter pour faire en sorte que celui de votre camp soit battu. Or aujourd’hui, pour les Républicains, pour la droite institutionnelle, leur camp c’est Macron puisqu’ils le soutiennent tous. Et moi je ne veux pas d’Emmanuel Macron. Donc pour être efficace, je vais voter Marine Le Pen pour diminuer le score de Macron. Ce n’est pas pour moi une adhésion au Front national. Je ne peux pas marquer sur mon bulletin que je suis contre sinon mon bulletin serait nul mais je dis haut et fort que l’on peut voter pour Marine Le Pen, mettre le bulletin Marine Le Pen dans l’urne afin de dire : Stop à Macron ! Après on verra la suite.

Présent : Est-ce que vous pensez que les électeurs de François Fillon vont suivre sa consigne ?

Christine Boutin : D’après les échos que je peux avoir, pour un certain nombre d’entre eux c’est une véritable trahison. Le fait que François Fillon ait appelé à voter Macron un quart d’heure après le résultat est effarant. Et c’est aussi pour ça que je prends la parole, je vous remercie de m’interroger, vous êtes plusieurs à le faire et j’en suis surprise d’ailleurs.

Présent : Vous faites tellement exception dans la classe politique que ce n’est pas si surprenant de vous donner la parole.

Christine Boutin : Je ne le fais pas pour être une exception mais parce que je pense que la situation de la France est grave. Je ne peux pas laisser faire ça. Vous avez pu constater que j’ai pris un peu de champ, de recul par rapport à la vie politique et c’est volontaire mais là aujourd’hui, compte tenu de mon expérience et de la situation de notre pays, j’ai pensé que c’était un devoir moral pour moi. Un devoir de m’exprimer de façon à ce que les Français ne soient pas tétanisés par le fait de prendre un bulletin de vote Le Pen. On peut prendre un bulletin de vote Le Pen sans être adhérent à ses idées.

Présent : Pensez-vous que d’autres responsables politiques pourraient faire comme vous ?

Christine Boutin : J’espère. Et ce que j’espère vraiment c’est que ma démarche va libérer les électeurs et que l’on arrivera à faire battre Emmanuel Macron. C’est plus facile pour moi, je n’attends rien, je ne demande rien, je ne veux rien. Mais je peux parler.

Propos recueillis par Caroline Parmentier

Entretien exclusif paru dans Présent daté du 27 avril 2017

Dupont-Aignan

Marine Le Pen attend toujours le soutien de Nicolas Dupont-Aignan

26/04/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Les ralliements à la candidature de Marine Le Pen sont pour l’instant peu nombreux. Invité avec insistance par le FN à se prononcer pour Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan n’a toujours pas annoncé sa décision. Dans la perspective d’un second tour qui s’annonce compliqué face à Emmanuel Macron, le FN compte beaucoup sur ce réservoir de voix, considéré comme acquis. Du reste, le ralliement officiel du candidat de Debout La France permettrait d’engager une dynamique politique.

On note le ralliement de certaines figures. 
L’ancien ministre de François Fillon et fondateur du Parti chrétien démocrate, Christine Boutin, a appelé clairement à voter pour Marine Le Pen contre Emmanuel Macron. L’ancienne député des Yvelines affirme : « Je veux faire comprendre aux Français de droite que voter Le Pen, ce n’est pas adhérer au Front National. C’est simplement un vote contre Emmanuel Macron. Macron, ce n’est pas possible. C’est l’incarnation de tout ce que je n’aime pas, c’est à l’opposé de mes valeurs qui ont rythmé ma vie politique. C’est le libéralisme libertaire, c’est la mondialisation, c’est l’argent, c’est la banque ». Autre ancien ministre de droite à voter pour Marine Le Pen, Françoise Hostalier a revendiqué son soutien à la candidate frontiste. L’ancienne secrétaire d’Etat à l’Enseignement scolaire sous le gouvernement Juppé a déclaré qu’il s’agissait d’un vote tactique visant à permettre à la droite de gagner les législatives.

Même Henri Guaino ne veut pas voter Macron. 
Le député gaulliste a également déclaré qu’il se refusait à faire barrage à Marine Le Pen. « Jamais personne ne me fera voter pour Emmanuel Macron. J’aurais aussi honte, peut être même encore plus, d’avoir contribué à avoir fait élire monsieur Macron », a t il affirmé.

Enfin, rien sur le rapprochement entre Marine Le Pen et Philippe de Villiers. En effet, il n’est toujours pas acté. En mars dernier, le fondateur du Puy du Fou n’avait pas écarté l’idée de s’afficher auprès de Marine Le Pen lors d’une réunion publique. Peut être annoncera-t- il son soutien formellement à l’approche de ce second tour.

Marine Le Pen TF1

Elysée 2017 : Marine Le Pen est l’invité de TF1 ce soir à 21 heures

25/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marine Le Pen est l’invité ce soir d’une émission spéciale de TF1 qui débute à 21 heures et sera animée par Gilles Bouleau et Anne-Claire Coudray. Selon RTL, « la première partie de l’émission sera consacrée à des reportages en immersion et en relation avec les préoccupations principales des Français : des ouvriers d’un chantier naval, des retraités à faible revenu et des habitants en milieu rural déserté par les services publics. Marine Le Pen devra ensuite réagir aux interpellations des téléspectateurs (un infirmier, un producteur de théâtre, un entrepreneur, etc.) enregistrées avant l’émission qui sera, elle, en direct ».

Christophe Jakubyszyn, chef du service Politique de TF1, dévoilera ensuite une étude réalisée par un institut de sondage sur l’image qu’ont ses électeurs de son parti et questionnera la candidate sur la majorité avec laquelle elle pourrait gouverner.

« Enfin, Marine Le Pen sera interrogée par Melissa Bell, correspondante de la chaîne américaine CNN en France, pour une séquence consacrée au regard que porte la presse étrangère sur la candidate ainsi que sur sa campagne. »

Emmanuel Macron sera l’invité de la même émission jeudi prochain à la même heure.

Marine Le Pen Rungis

Marine Le Pen au Marché de Rungis : priorité aux PME

25/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marine Le Pen était ce matin au marché de Rungis. Elle y a affirmé que l’Etat doit défendre la filière viande française face à la concurrence internationale déloyale et a rappelé son attachement à la promotion du « produire français ». La visite en vidéo.

Marine Le Pen Patriosphère

Marine Le Pen en appelle à la « patriosphère » face aux « médias du système »

25/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marine Le Pen a enregistré cette vidéo pour dire merci : merci à ce qu’elle nomme la « patriosphère », c’est-à-dire ces « militants internautes qui êtes mobilisés depuis le début de cette campagne sur les réseaux sociaux, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept » et en appeler à leur mobilisation pour ce second tour :

« Vous êtes les relais formidables de mon projet et de mes actions. Vous participez activement à la campagne, avec créativité, avec énergie, avec humour. Vous résistez avec intelligence à la propagande et aux mensonges diffusés par les médias du système. »

Pour Marine Le Pen, « le système va déchaîner toutes ses forces contre les patriotes ». Elle compte donc sur la « patriosphère » pour « rétablir la vérité chaque fois que ce sera nécessaire ».

Marine Le Pen au deuxième tour : tout commence !

Trois, deux, un… A 20 heures, c’est une formidable clameur de joie. La salle chavire, les gens pleurent et rient et se sautent dans les bras. Marine est au second tour. Après la déferlante de haine des médias toute la semaine et les sondages belges qui circulent sous le manteau et la donnent troisième derrière Fillon, le stress retombe.

Pour sa soirée électorale Marine le Pen a choisi de mettre la cité minière d’Hénin-Beaumont à l’honneur. C’est cohérent avec sa campagne : elle est allée chaque semaine dans des petites villes de la France des oubliés. Les candidats du système sont à Paris, Emmanuel Macron dîne à La Rotonde entouré du show-biz avec un menu qui n’est pas à base de fricadelle et dont le prix ronflant tourne sur Twitter, Marine est à Hénin. Les VIP ici sont petits commerçants, chômeurs, descendants de gueules noires. Lorsque le score explose et que surgissent les deux silhouettes des finalistes, ils ont les larmes aux yeux. Les journalistes les zooment en gros plan d’un air un peu dégoûté.

Plusieurs journalistes sans vergogne arrivés en retard espéreront soutirer leurs chaises à des militants qui ont fait la queue pendant trois heures pour avoir une bonne place. « C’est pour ma caméra, c’est pour la presse, pour l’info » insistent les « grands reporters » parisiens.

— « Pas question, ma chaise n’est pas négociable et vos infos nous insultent en permanence. »

« C’est un record de voix pour le Front national » explique David Rachline aux journalistes, « avec 21,4 % des voix, Marine Le Pen réalise le meilleur score de son parti à une élection présidentielle. Nous sommes en tête dans 47 départements, (…) en tête en Outre-Mer, (…) la dynamique est extrêmement forte. » Steeve Briois, David Rachline, Gilbert Collard, les lieutenants de Marine Le Pen sur place (Aliot, Philippot, Marion sont sur les plateaux de télévision) répètent que même si la marche semble haute, c’est une nouvelle campagne qui s’ouvre et qu’elle a « le meilleur adversaire ».

Lorsqu’apparait François Fillon sur les sept écrans géants vers 20 h 30 et qu’il donne la consigne à ses électeurs de voter Macron, il est puissamment conspué par le public. « Le candidat catholique appelle à voter pour le candidat du Mariage pour tous, de la GPA et de la PMA, de l’accueil des migrants, du voile à l’Université », ironise une jeune militante du FNJ à côté de moi, « ça va leur faire plaisir à Sens Commun ! » Du début à la fin de cette campagne, Fillon aura incarné la mauvaise défense, le reniement et la médiocrité. Aigri ce soir, humilié par son égalité de score avec Mélenchon, il illustre comme Hamon le rejet des vieilles badernes et autres apparatchiks issus des merveilleuses primaires. « Certains LR nous ont déjà assuré qu’ils allaient appeler à voter pour nous », se félicite Jérôme Rivière, ex-UMP, investi dans le Var sous les couleurs FN.

La salle n’attend plus qu’elle. A l’arrivée de Marine, la musique s’amplifie et tout le monde retient son souffle. Le moment se savoure. Dès qu’elle apparaît, la foule ravie se déchaîne : « On va gagner ! », « Marine Présidente », « On est en finale ! »

« Vous m’avez portée au second tour de l’élection présidentielle. J’en mesure l’honneur avec humilité et reconnaissance. Je voudrais vous exprimer à vous, électeurs patriotes français, ma plus profonde gratitude. La première étape qui doit conduire les Français à l’Elysée est franchie. (…) Ce grand débat va maintenant enfin avoir lieu. Les Français doivent saisir cette opportunité historique qui s’ouvre. »

La deuxième marche, seule contre tous, sera-t-elle infranchissable ? Que vont faire au deuxième tour ceux qui disaient voter Fillon pour ne pas avoir Macron ? Où est le vote utile maintenant ? Que vont faire les mélenchonnistes dont le chef n’a pu se résoudre à appeler à voter pour le candidat de la finance et des médias, ce qui lui a valu d’être traîné plus bas que terre dès hier soir par les journalistes, Jean-Michel Aphatie en tête ? Fini le grand tribun, le frondeur si drôle, l’homme au parler vrai. Du moment qu’il ne s’allie pas au grand pacte UMPS contre Marine, il est devenu bon à jeter aux chiens. Et que vont faire les électeurs de Dupont-Aignan ?

C’est une nouvelle élection qui commence. Deux meetings sont annoncés déjà entre les deux tours, jeudi à Nice et le 1er mai à Villepinte, le grand débat Macron-Marine est prévu le 3 mai. Ils ne partent pas à armes égales. Marine va être la cible de toutes les attaques. C’est là qu’elle est la meilleure. Chacun sait que la quinzaine va être saignante et passionnante.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 325 avril 2017

Le prédicateur islamiste Hani Ramadan appelle à voter contre Marine Le Pen

24/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Après les résultats du premier de tour de l’élection présidentielle, le prédicateur islamiste Hani Ramadan a – de nouveau – appelé sur Twitter à faire barrage à Marine Le Pen.
Ce document déjà publié le 16 avril dernier est intitulé : “MOT D’ORDRE CONTINU : CONTRER LE FN ! NON au racisme, à l’antisémitisme et à l’islamophobie.Lettre à MARINE.

Par ailleurs, Hani Ramadan – qui semble donc pencher pour Macron – s’est fendu d’un certain nombre de tweets dénonçant les “racistes” et les islamophobes” :

Si les racistes et les islamophobes n’avaient pas le droit de voter, MARINE n’aurait aucune chance d’être élue.


Marion Maréchal Petites Patries

Marion Maréchal-Le Pen salue “une grande victoire idéologique”

24/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Marine Le Pen est donc arrivée en seconde place du premier tour de l’élection présidentielle avec 21,7% des voix.

Marion Maréchal Le Pen, qui s’est exprimée sur le plateau de TF1, a salué une “victoire idéologique” :

À travers ce ticket, on a un clivage clair, enfin, qui s’instaure. D’une certaine manière, les Français vont maintenant avoir un choix limpide.


Marine Le Pen

Marine Le Pen voit son analyse validée : le clivage mondialistes/patriotes remplace le clivage gauche/droite

Les résultats quasiment définitifs : Macron à 23,86 et Marine Le Pen à 21,43%.

Pour retrouver tous les résultats par département, commune : http://elections.interieur.gouv.fr/presidentielle-2017/index.html

Plusieurs constats peuvent être faits :

François Fillon a réuni autant que Jacques Chirac, soit le socle de la droite UMP, contrairement à Nicolas Sarkozy qui, en 2007 et 2012 a largement dépassé ce résultat, grâce à la ligne Buisson. C’est cette ligne Buisson qui a manqué à François Fillon, trop complaisant avec l’UDI et NKM.

Marine Le Pen a réussi à dépasser son précédent record de voix. Les résultats valident son analyse politique : le clivage gauche/droite vole en éclats, au profit du nouveau clivage mondialistes/patriotes. Reste à savoir si elle saura rallier les électeurs de droite LR, non pas tant pour espérer gagner le 7 mai, que en vue des élections législatives, puisque les caciques LR se rallient sans états d’âme à Emmanuel Macron.

La gauche marxiste (Mélenchon, Poutou, Arthaud) réalise un résultat total inquiétant.

Nicolas Dupont-Aignan réalise un résultat honorable, pas loin du PS.

Le véritable vainqueur de ce premier tour reste indubitablement François Hollande, qui a réussi à imposer son poulain, à briser les deux partis LR et PS, ce dernier étant représenté par un membre des élus frondeurs, qu’il renvoie ainsi dans les poubelles électorales. Encore une fois, en ralliant bêtement Macron, la droite LR tombe à pieds joints dans le piège de la gauche moraliste.

Article paru sur le site du Salon Beige

Marine Le Pen Premier Tour

Marine Le Pen : « Le grand enjeu de cette élection est la mondialisation sauvage »

24/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Qualifiée pour le second tour de l’élection présidentielle face à Emmanuel Macron, Marine Le Pen a affirmé hier soir que « le grand débat va enfin avoir lieu ». Pour elle, « le grand enjeu de cette élection est la mondialisation sauvage qui met en danger notre civilisation ». « Il est temps de libérer le peuple français d’élites arrogantes », a lancé la présidente du Front national, appelant tous « les patiotes sincères » à « l’unité nationale derrière notre projet de redressement ». Voici sa déclaration intégrale.

Mes chers compatriotes,
Vous m’avez portée au second tour de l’élection présidentielle.

J’en mesure l’honneur, avec humilité et reconnaissance.
Je voudrais vous exprimer, à vous, électeurs patriotes français, ma plus profonde gratitude.

La première étape qui doit conduire les Français à l’Elysée est franchie.

Ce résultat est historique.
Il fait reposer sur moi désormais la responsabilité immense de la défense de la nation française, de son unité, de sa sécurité, de sa culture, de sa prospérité et de son indépendance.

Il s’interprète également comme un acte de fierté française, celui d’un peuple qui relève la tête ; celui d’un peuple sûr de ses valeurs et confiant en l’avenir.

Il n’a échappé à aucun Français, que le système a cherché par tous les moyens, même les plus contestables, à étouffer le grand débat politique qu’aurait dû être cette élection.

Ce grand débat va maintenant, enfin, avoir lieu. Les Français doivent saisir cette opportunité historique qui s’ouvre.

Car le grand enjeu de cette élection est la mondialisation sauvage, qui met en danger notre civilisation.

Les Français ont un choix très simple :
Soit nous continuons sur la voie d’une dérégulation totale, sans frontières, et sans protection, avec comme conséquences : les délocalisations, la concurrence internationale déloyale, l’immigration de masse, la libre circulation des terroristes.

Ce règne, c’est celui de l’argent roi.
Soit vous choisissez la France, des frontières qui protègent nos emplois, notre pouvoir d’achat, notre sécurité, notre identité nationale.

Vous avez donc le choix de l’alternance.
La vraie.
Pas celle qui a vu des gouvernements se succéder sans que rien change.

Celle que je vous propose, c’est la grande alternance, l’alternance fondamentale, qui mettra en place une autre politique, d’autres visages au pouvoir, et le renouvellement auquel vous aspirez.

Ce n’est évidemment pas avec l’héritier de François Hollande et de tous les échecs de ce quinquennat catastrophique, que cette alternance tant attendue viendra.

Il est temps désormais de libérer le peuple français, tout le peuple, sans oublier nos compatriotes d’Outre-Mer qui ont exprimé à mon égard une confiance qui m’honore, il est temps de libérer le peuple français d’élites arrogantes qui veulent lui dicter sa conduite.
Car oui je suis la candidate du peuple.
Je lance un appel à tous les patriotes sincères, d’où qu’ils viennent, quelles que soient leurs origines, quel qu’ait été leur parcours, et leur vote au premier tour, à me rejoindre.
Je les appelle à sortir des querelles périmées, des a priori et des ressentiments parce qu’il y va de l’intérêt supérieur du pays.

C’est l’essentiel, vraiment l’essentiel, qui est en jeu : la survie de la France.

Je les appelle à l’unité nationale derrière notre projet de redressement.
Nous les accueillerons fraternellement.

Le 8 août 1943, le général de Gaulle le rappelait à Casablanca : « La grandeur d’un peuple ne procède que de ce peuple ».
C’est ce principe qui, durant les mille cinq cents ans de son histoire, a façonné la France que nous aimons.
C’est ce principe que je mettrai en œuvre.

Le rassemblement du peuple français auquel chacun aspire ne peut se faire qu’autour de l’amour de la France.
Vive le peuple français !
Vive la République !
Vive la France !

Une élection très géopolitique, par Pascal Gauchon

Conflits 13 CouvLes enjeux de politique internationale figurent rarement en première ligne lors des consultations électorales en France, et d’ailleurs dans la plupart des démocraties. L’élection présidentielle française ne semble pas contredire la règle. Parmi les thèmes qui ont émergé jusqu’à présent, le revenu universel, la baisse du nombre de fonctionnaires, le chômage, la sécurité sociale arrivent en tête, sans oublier les affaires…

Pourtant ces élections pourraient bien porter prioritairement sur la relation de la France et du monde. C’est sur ce sujet qu’Emmanuel Macron a commis son premier faux pas en allant en Algérie qualifier la colonisation française de « crime contre l’humanité », formule répétée une semaine plus tard. Chacun comprend qu’il s’agissait moins de géopolitique – redéfinir la relation tumultueuse avec Alger – que de politique intérieure – tenter de capter le vote des Franco-Algériens au risque d’encourager la victimisation. Comme l’expliquait Laurent Fabius (Conférence des ambassadeurs, 25 août 2015), il n’y a pas de coupure entre politique intérieure et extérieure.

Plusieurs candidats ont mis en avant leur personnalité, seule capable d’après eux de tenir tête à des personnages aussi forts que Donald Trump et Vladimir Poutine. Déjà les critiques ont fusé contre François Fillon et Marine Le Pen suspectés de vouloir rapprocher la France de la Russie. Pendant ce temps, Macron se plaint d’attaques informatiques venues de ce pays. Ces rumeurs vont s’amplifier, elles sont trop commodes, et elles sont à la mode…

Les relations de la France et du monde passent au premier plan des préoccupations de l’opinion. Une question éminemment géopolitique.

Il est une autre raison qui devrait placer les relations de la France et du monde au coeur de la campagne. Selon un sondage OpinionWay du 16 février, l’axe mondialisation/antimondialisation est devenu plus important pour les électeurs que l’axe gauche/droite.

Pour juger un candidat à la présidentielle, 53% disent tenir compte de son attitude à l’égard de la mondialisation et 44% de sa position entre gauche et droite. Seuls les inactifs et donc les seniors, privilégient le clivage gauche/droite. Ce dernier n’a pas disparu, mais il paraît secondaire.

Rien n’indique comment se positionnent les sondés – pour ou contre la mondialisation –, rien ne permet de dire quel candidat ou quelle candidate profitera de cette polarisation. Les milieux populaires, présentés comme hostiles, sont les plus sensibles au thème de la mondialisation, mais les classes moyennes ou supérieures le privilégient elles aussi alors qu’elles sont censées en profiter.

Faut-il en conclure qu’un nouveau paradigme politique apparaît en France, comme cela s’est produit aux États-Unis et au Royaume-Uni lors des derniers scrutins ? Il faut garder prudence. Le clivage gauche/droite n’a pas disparu. Il retrouvera son importance lors des élections législatives – un peu comme le clivage républicains/démocrates a gardé toute sa pertinence lors des élections au Congrès américain.

Reste que les relations de la France et du monde passent au premier plan des préoccupations de l’opinion. Une question éminemment géopolitique.

Pascal Gauchon

Editorial du n° 13 de la revue Conflits

élection présidentielle

Le véritable défi de l’élection présidentielle, par Thierry Breton

L’attentat de l’avenue des Champs Elysées, qui a coûté la vie à un policier, est venu tragiquement rappeler le véritable enjeu de l’élection présidentielle. Celui-ci ne réside pas dans le prix des costumes ou dans la fiche de paie des assistants parlementaires de certains candidats. Il ne se trouve pas non plus dans le montant de la dette, le nombre de fonctionnaires ou la monnaie que nous devons avoir dans notre poche. Ne parlons même pas du barème de l’impôt sur le revenu, de la retenue à la source ou de l’âge du départ à la retraite. Tout cela est dérisoire. Secondaire. Accessoire.

Le véritable enjeu est planétaire. Il trouve son origine dans la date du 1er février 1979. Ce jour là, l’ayatollah Khomeiny rentre en Iran après 14 ans d’exil. L’islam, après une longue période de somnolence, vient de se réveiller. Nul ne mesure l’ampleur du phénomène sur le moment. Et pourtant. « L’islam c’est l’islamisme au repos et l’islamisme, c’est l’islam en mouvement » a dit le président du gouvernement provisoire kabyle, en exil à Paris, Ferhat Mehenni.

Depuis, l’islam n’a pas cessé de se mettre en mouvement. Afrique noire. Irak. Égypte. Lybie. Syrie. Afghanistan. La liste de ces contrées lointaines n’est pas exhaustive. Et puis…

Et puis, il est arrivé à nos portes avant de rentrer dans la maison. Il n’a pas eu besoin d’effraction. Ni même de frapper. La porte était ouverte. Grande ouverte.

L’explosion démographique du tiers-monde – 228 millions d’habitants en Afrique en 1950 contre 1 milliard 216 millions en 2016 -, l’accroissement de la misère et la persistance des conflits armés dans cette partie du monde sont les causes d’une immigration massive qui a été le vecteur de cet islamisme désormais installé au cœur de nos cités.

Explosion démographique. Immigration de masse. Islamisme conquérant. Le prochain président de la République devra répondre à ces trois phénomènes qui se sont ligués naturellement pour former un immense défi. Le défi du XXIème siècle ! Un défi tellement colossal que la France en particulier, et l’Europe en général, ne verront pas le siècle suivant si personne n’y répond. Mais pour y répondre, il faut d’abord en avoir conscience. Sans diagnostic valable, il n’y a pas de solution efficace.

Onze candidats se présentent au suffrage des Français. A ces derniers de choisir celui qui saura faire face au défi majeur de notre siècle. Leur responsabilité est immense. Ils n’ont pas le droit de se tromper. Car s’ils commettent une erreur dans leur choix, celle-ci sera probablement la dernière. L’Histoire ne repassera pas les plats !

Tribune libre de Thierry Breton reprise de Infos Bordeaux

Tiercé gagnant

Macron, Le Pen et Fillon : le tiercé gagnant… dans l’ordre ou dans le désordre

21/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Emmanuel Macron : 23 % ; Marine Le Pen : 22 % ; François Fillon : 21 %. A moins de deux jours du scrutin, tels sont les chiffres livrés aujourd’hui à midi par le PrésiTrack d’OpinionWay, le baromètre quotidien de l’opinion dont c’est ici la dernière livraison avant le premier tour. Etant données les marges d’erreur, autant dire que ces trois candidats sont à égalité. Jean-Luc Mélenchon étant relégué à 18 %, Macron, Le Pen et Fillon semblent donc constituer le tiercé gagnant… mais dans quel ordre ?