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Philippot Marine Le Pen

Florian Philippot face à Marine Le Pen dans « L’Emission politique » ?

13/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Ce n’est pour l’heure qu’une hypothèse mais elle est sérieusement étudiée : Florian Philippot pourrait être « l’invité mystère » face à Marine Le Pen dans L’Emission politique, jeudi prochain sur France 2. Alors que le fondateur du mouvement Les Patriotes accentue ses critiques à l’égard du Front national, parlant de « revirement extraordinaire » sur la construction européenne, ce serait une façon, pour France 2, de continuer à « mettre Marine Le Pen devant ses contradictions », l’explication avancée en février dernier quand, à la surprise générale, Patrick Buisson avait été l’« invité mystère » face à Marine Le Pen durant la campagne présidentielle. Attaquée sur sa droite en février et sur sa gauche en octobre ?

Front national Congrès

EXCLUSIF Le Front national lance l’élection de son prochain comité central

12/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La refondation du Front national prend un tour étonnant : alors que Marine Le Pen elle-même a reconnu le week-end dernier que la structure du parti qu’elle préside est héritée de celle du Parti communiste et qu’il convient d’en changer, Steeve Briois, secrétaire général du FN en charge du congrès, vient de lancer la procédure d’élection de son nouveau comité central.

Dans une lettre aux adhérents publiée sur le nouveau site dédié au XVIe congrès du Front national qui se tiendra les 10 et 11 mars 2018 à Lille, Steeve Brois écrit : « D’ici là, vous serez, comme l’ensemble des adhérents, appelés à voter par correspondance pour renouveler deux instances dirigeantes essentielles : la Présidence et le Comité central. Le Comité central est l’organe représentatif des adhérents. Il compte 120 membres, dont 100 sont élus directement par l’ensemble des adhérents à jour de cotisation au vendredi 2 février 2018. »

Le « calendrier électoral », qui figure en pièce jointe, annonce au menu du dimanche 11 mars, journée de clôture donc du congrès :

« Proclamation des résultats à l’élection du Comité central lors du congrès de Lille. Présentation au Comité central par le Président du nouveau Bureau politique pour approbation. Discours du nouveau Président. »

Le nouveau parti, avec de nouvelles structures, aboutissement de la « refondation », n’est donc pas pour le congrès de mars ? Ou bien ne s’agit-il que de se conformer aux statuts actuels, afin d’éviter que Jean-Marie Le Pen, que l’on sait procédurier, n’engage une action en justice ? Etrange.

Drapeau européen à l’Assemblée : pour Marine Le Pen, « Macron agit en valet de l’UE »

11/10/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Emmanuel Macron a donc annoncé hier qu’il souhaitait officiellement reconnaître le drapeau européen au prochain sommet de l’Union européenne afin qu’il ne puisse plus être « enlevé de l’hémicycle » de l’Assemblée nationale. Une réponse à la polémique lancée par la France Insoumise au sujet de la présence de ce drapeau au côté de celui tricolore au sein de l’Assemblée nationale.

Plusieurs députés comme Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan ont déjà fait part de leur opposition à la présence du drapeau de l’UE dans l’hémicycle de l’Assemblée. La présidente du Front national a ainsi tweeté le message suivant :

La reconnaissance officielle du drapeau européen est le dernier clou sur le cercueil du « Non » de 2005. #Macron agit en valet de l’UE !

De son côté, pour Nicolas Dupont-Aignan, « vouloir reconnaître ce drapeau » revient à « tuer la liberté du peuple français de choisir son destin, puisqu’il n’y a aucune démocratie au niveau européen ». Tout en ajoutant : « C’est un véritable coup d’État symbolique. C’est la fin de la démocratie nationale​​​​​​. »

Pour Nicolas Dupont-Aignan, il est nécessaire d’organiser un référendum sur cette question :

Seul le peuple peut défaire ce qu’il a tranché.


Marine Le Pen Terrorisme

Marine Le Pen présente la « grande loi antiterroriste » que veut le FN

03/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marine Le Pen tenait ce matin une conférence de presse sur la lutte contre le terrorisme et contre l’islamisme, les deux sujets étant évidemment liés. Entourée des députés FN Sébastien Chenu, Gilbert Collard, Bruno Bilde et Ludovic Pajot, la présidente du Front national a présenté la « grande loi antiterroriste » qu’elle appelle de ses vœux, avec procédures et juridictions d’exception.


MLP remplace Nicolas Bay

Steeve Briois remplace Nicolas Bay comme secrétaire général du Front national

01/10/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Steeve Briois est le nouveau secrétaire général du Front national. Il succède à Nicolas Bay, qui occupait la fonction depuis 2014, lorsque, au congrès de Lyon, il avait succédé à ce même Steeve Briois devenu secrétaire général lors du congrès de Tours qui avait vu Marine Le Pen accéder à la présidence du parti, en 2011. Le retrait de Nicolas Bay du secrétariat général est une conséquence de son élection, le mois dernier, au poste de coprésident du groupe ENL (Europe des nations et des libertés) au Parlement européen, en remplacement de Marine Le Pen.

Dans un entretien au Figaro, Nicolas Bay, qui est parallèlement promu vice-président du Front national, chargé des questions européennes, explique :

« C’est un processus classique, qui avait déjà été mis en place lors du congrès en 2011, avec la nomination d’un secrétaire général provisoire, spécifiquement chargé de l’organisation du congrès […] Marine m’a en effet nommé vice-président, et je continuerai donc de siéger au bureau exécutif et de participer – en plus de mes responsabilités au Parlement européen – à la direction et à la vie du mouvement. Cette mise en retrait du secrétariat général me permettra aussi de participer pleinement aux débats du congrès et de la refondation, en m’exprimant sur les questions de ligne politique, de stratégie et d’organisation. »

C’est donc un homme de son premier cercle que Marine Le Pen a choisi en la personne du maire d’Hénin-Beaumont pour diriger l’appareil du Front national jusqu’au congrès de mars prochain, à l’issue duquel, lit-on entre les lignes, un nouveau secrétaire général sera désigné.

Marine Le Pen s’exprimera aujourd’hui depuis Chasseneuil-du-Poitou, près de Poitiers, où sont réunis les principaux cadres et élus du Front national, en conclusion d’une « journée des élus ». Hier, le comité central du parti, réuni pour la première fois depuis son élection, il y a trois ans, a, selon Nicolas Bay, « validé l’agenda du congrès, avec les différentes étapes préparatoires, ainsi que le questionnaire qui sera envoyé à tous les adhérents à partir de la semaine prochaine ».

Gilbert Collard soutien

La justice pourrait délivrer un « mandat d’amener » contre Gilbert Collard !

27/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La justice souhaitait pouvoir délivrer un « mandat de comparution » et un « mandat d’amener » à l’égard du député FN-RBM Gilbert Collard, a expliqué à l’AFP le député LREM-Modem du Bas-Rhin Sylvain Waserman, d’où la demande de levée de son immunité parlementaire, qui a donc été adoptée par le bureau de l’Assemblée nationale ! « Tous les députés siégeant au bureau se sont prononcés pour, à l’exception de Clémentine Autain (La France insoumise) », rapporte l’Agence France Presse. « Ce qui s’est joué ce matin est une remise en cause de fait de l’immunité parlementaire, dans des délais pas démocratiques […] LREM joue avec le feu », a-t-elle expliqué.

Gilbert Collard peut donc maintenant, à tout instant, être interpellé et conduit devant un juge ! Menottes au poignet ? Pourquoi pas !

Les faits reprochés au député du Gard ? Les mêmes que ceux qui ont déjà valu à Marine Le Pen, en mars dernier, de voir son immunité parlementaire levée par le Parlement européen. Il a osé publier sur son compte Twitter des images de victimes de l’Etat islamique ! Le but étant de dénoncer le « parallèle ignoble » effectué par Jean-Jacques Bourdin sur RMC entre le Front national de Daesh. Gilbert Collard avait accompagné l’image d’un homme assassiné par les islamistes de ce commentaire : « Bourdin compare le FN à Daesh : le poids des mots et le choc des bobos ! »

Réaction de Gilbert Collard dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale :

« Je le prends avec fierté et humour, mais moi je n’ai pas le cancer de la lâcheté, de la soumission, de la génuflexion […] Prenez garde quand même : ce qui arrive à l’un peut arriver à l’autre. Il y aura j’espère un procès et j’aurai l’honneur de faire citer bien des personnes, et l’on pourra s’expliquer frontalement si je puis dire. »

Jean Messiha (FN) : « Personne n’est obligé de venir chez nous ! »

Monde & Vie Jean Messiha27/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : L’énarque Jean Messiha, porte-parole des Horaces, ce groupe de hauts fonctionnaires proches du Front national, a accordé un entretien au magazine Monde & Vie sur la « question identitaire ». « Il faut commencer par dire et par être ce que nous sommes, explique-t-il. Il faut écouter ce cri du tréfonds des âges : “Deviens ce que tu es“, “Connais-toi toi-même“. On peut résumer l’évolution de la situation migratoire et identitaire de manière très simple. Dans les années 50, on disait aux personnes qui venaient en France : “Devenez ce que nous sommes.“ C’était l’époque de l’assimilation. En 1980, sous couvert d’antiracisme on a abandonné cette notion au profit de l’intégration que j’appelle de première génération, qui dit aux immigrés : “Restez ce que vous êtes.“ À partir des années 2000, on assiste à l’intégration de deuxième génération, qui est une gradation de la première par laquelle on dit aux immigrés : “Devenons ce que vous êtes.“ »

En conséquence,

« il faut renverser cette évolution régressive. Personne n’est obligé de venir chez nous. Si certains veulent devenir ce que nous sommes, ils sont les bienvenus. Mais nous ne deviendrons pas ce que certains agitateurs parmi eux veulent que nous devenions. La France doit rester la France. »

Celui qui est né égyptien, est arrivé en France à l’âge de huit ans et n’a obtenu la nationalité française qu’à l’âge de vingt ans ajoute :

« Dans les années 80, celles de ma jeunesse, on a appris à ce peuple qu’être français est une honte, que la France était un pays rance, qui a livré des enfants juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale, qui a été colonialiste, esclavagiste, etc. L’islamisme s’explique en grande partie, dans ce pays, par le fait qu’on a interdit à une génération de citoyens de se sentir fiers d’être français. À 15 ans, j’aspirais à devenir un Français et on m’interdisait de le devenir. Je me suis retrouvé face à un Mur de Berlin m’enfermant dans mon identité d’origine. J’ai dû consentir, pour devenir français de cœur, à un investissement personnel gigantesque. Mais chez beaucoup, ce mur a produit un effet rebond vers la culture d’origine. »

Et Jean Messiha de conclure ainsi :

« On a voulu instaurer dans les individus cette terre brûlée identitaire, qui correspondait à la culture soixante-huitarde, mais la nature a horreur du vide. Sur cette terre brûlée “laïque“ ont fleuri les cultures d’origine des immigrés et pour beaucoup cela a été l’islamisme. Le consumérisme ne suffit pas aux individus. On ne meurt pas pour son I-Phone ! »

Extraits d’un entretien à lire en intégralité
dans Monde & Vie n° 945 daté de septembre 2017

Nouveau Front national

Front national : vers une révision de la ligne sur l’Europe ?

27/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le départ de Florian Philippot va-t-il entraîner une révision de la ligne politique du Front national sur l’Europe ? C’est ce que l’hebdomadaire Minute entrevoit dans son numéro paru ce matin, qui fait sa Une sur Marine Le Pen à l’heure du « renouveau » du FN. Extrait.

Minute Marine Le Pen« Il n’est pas innocent, à l’égard de l’évolution de la ligne politique que Marine Le Pen ne veut pas reconnaître, que la direction du Front national ait choisi, pour succéder à Florian Philippot à la tête du groupe FN au conseil régional du Grand Est, région frontalière s’il en est, l’élue alsacienne Virginie Joron qui avait signé en juin dernier sur Boulevard Voltaire une tribune très remarquée, qui avait été reprise par de nombreux sites, intitulée « L’Europe que nous voulons ».

Habilement, elle y défendait une vision européo-centrée du combat politique du Front national (« La civilisation européenne, cet ensemble unique de peuples, de cultures, de traditions, de conscience de soi face au reste du monde, a toujours été dans l’ADN de notre mouvement »), n’excluant pas qu’il soit possible de réformer l’Union européenne « pour qu’elle devienne réellement l’instrument de la grandeur retrouvée des peuples européens » (« L’avenir le dira ») mais disait, « à titre personnel », préférer « le modèle du Conseil de l’Europe », qui, « refondé, renforcé et disposant d’un volet en matière de coopération militaire et de sécurité ferait du bien à l’Europe, du bien à la France ».

C’est, aussi, sur la question européenne que va se jouer la crédibilité du Front national alors que, justement, le prochain scrutin qui se profile est les élections européennes de 2019. « C’est le moment où il faut refaire du contenu », a lancé Marine Le Pen à Toulouse samedi dernier. « On va parler des idées », a-t-elle promis aux militants venus l’écouter, après avoir insisté sur la nécessité de disposer de projets municipaux, de projets départementaux, de projets régionaux, d’un projet national et d’un projet… européen. Que l’Europe des nations et des libertés « prenne chair », a-t-elle lancé !

Une manière d’entrouvrir une porte à une évolution puisqu’on ne voit pas comment, si le corpus frontiste était figé, on pourrait – enfin ! – parler des idées. Peut-être dans quelques mois rira-t-on, un peu jaune tout de même en pensant aux années perdues et à la logorrhée que les cadres FN ont dû ingurgiter et propager, à la relecture des argumentaires de Joffrey Bollée, le directeur de cabinet de Philippot, qui ramenait chacune des problématiques abordées à l’Union européenne, cause de tous les maux, y compris, on s’en souvient tant nous nous en étions moqués, lorsqu’un islamiste avait tué à Berlin au volant d’un camion qui avait eu le tort d’être… polonais. Un retour à la raison ne sera pas du luxe pour repartir sur des bases un peu plus sensées. »

Extrait du dossier sur le Front national
paru dans Minute n° 2840 daté du 27 septembre 2017

Marine Le Pen réclame une cour de sûreté de l’Etat

26/09/2017 – FRANCE (NOVOpress)
A l’occasion de sa rentrée parlementaire, Marine Le Pen a tenu une conférence de presse au Palais Bourbon.

La députée du Pas-de-Calais a réclamé une cour de sûreté de l’Etat, s’est distinguée du leader de la France Insoumise,Jean-Luc Mélenchon, et s’est réjouie des résultats de l’AFD aux élections allemandes, qui a obtenu 10O députés alors que le Front National n’arrive même pas à atteindre la dizaine en france à cause du système électoral français.


Robert Ménard

Robert Ménard : « Créons ce grand mouvement conservateur dont la France a besoin »

Alors que Marine Le Pen promet une « refondation historique » de son parti, Robert Ménard invite la présidente du Front National à tout mettre sur la table.


À Toulouse, Marine Le Pen a promis de tout revoir au Front national, du « sol au plafond ». Que lui répondez-vous ?

Chiche ! J’ai envie de la prendre au mot. Et de lui faire confiance. Oui, après le séisme de la présidentielle, il faut qu’elle revoie toute sa copie. Et je ne parle pas des questions d’organisation interne qui ne me regardent pas, n’étant pas membre du FN. Oui, il faut s’interroger sur ce programme qui, après avoir fait progresser son parti, l’a conduit dans le mur. Oui, il faut questionner l’incapacité du FN à tisser des liens avec d’autres partis, à l’exception, c’est vrai, de l’éphémère flirt avec Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan. Oui, il faut revoir toute une rhétorique qui fait peur à un électorat partageant pourtant, sur le fond, nos analyses et, moins souvent c’est vrai, nos solutions. Oui, il faut en finir avec une culture uniquement protestataire et se poser en parti capable de gouverner. Marine Le Pen a raison de dire qu’elle ne veut pas « être l’opposition » mais « être l’alternance ».

Vous applaudissez des deux mains…

Je veux retenir de ce premier discours qui a suivi le départ de Florian Philippot ce qui me semble positif. Même si je m’interroge sur la suite qui sera donnée à cette séparation dans le couple qu’elle formait avec son numéro 2. Personnellement, je n’avais rien contre Florian Philippot. Même si je me suis toujours opposé à la ligne politique qu’il incarne et n’ai cessé de le dire. Il faut tourner une page. Mais pas pour revenir au Front national de Jean-Marie Le Pen. Pas pour s’enfermer dans un discours uniquement tourné vers le passé, recroquevillé sur une vision paranoïaque du monde.

Des exemples ?

L’Europe n’est pas notre ennemie ! La France est une nation européenne. Et si je suis de ceux qui montrent du doigt la bureaucratie bruxelloise, je ne crois pas que tous nos problèmes trouvent leur origine dans la Commission européenne. C’est un peu court, c’est un peu facile comme explication… Si notre école va mal, c’est la faute à Bruxelles ? Si nos familles sont ébranlées dans leurs fondements mêmes, c’est la faute à Bruxelles ? Si nous esquivons les questions difficiles, cruciales que pose l’islam radical pour l’intégration que nous réclamons, c’est la faute à Bruxelles ? Si nous ne renvoyons pas ceux qui se voient refuser le statut de réfugiés politiques, c’est la faute à Bruxelles ? Qui peut le croire ? Mais c’est tellement commode…

Mais le programme du Front national ne se réduit pas à cela…

J’ai l’impression que vous n’avez pas bien lu ou relu les 144 propositions du programme de Marine Le Pen à la présidentielle. La première était consacrée… à la tenue « d’un référendum sur notre appartenance à l’Union européenne ». Il y avait même une proposition 93 qui proposait de « retirer le drapeau européen » de tous les bâtiments publics… Vous conviendrez que c’est d’une urgence absolue !

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Front national médias Philippot

La crise au Front national : une source de délectation pour les médias

22/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Pendant une semaine les médias se sont régalés du conflit entre Marine Le Pen et son vice-président, qui a fini par quitter le Front national. Ils ont multiplié les invitations sur les plateaux télévisés, cherché de nouvelles réactions, se positionnant ainsi en chambre d’écho de la crise frontiste. Désormais dehors, Florian Philippot joue la carte de la “rediabolisation” du Front national, avec la complicité des médias.

Sur LCI le président des “Patriotes” a affirmé, au micro de Laurence Ferrari, que la nouvelle ligne du Front National est un « retour en arrière qui affole des milliers de personnes ». La journaliste reformule cette idée et rajoute une couche de rediabolisation : « C’est un retour en arrière sur une ligne identitaire, classiquement anti immigration, xénophobe. »

Le Zapping d’I-Média

Zone interdite, un jeune musulman refuse d’approcher un monument aux morts à cause d’une croix chrétienne. Le professeur s’explique devant le journaliste : « Je trouve cela touchant et même attendrissant. Cela montre qu’il veut être un bon musulman car ça fait partie de son identité. »

Signature des lois de moralisation de la vie publique, Macron se met en scène et promulgue la loi devant les caméras. Une cérémonie directement inspiré de la signature des décrets présidentiels aux Etats-Unis.

120 battements par minute aux Oscars : adieu cinéma, bonjour militantisme

Le film 120 battements par minute représentera la France pour les Oscars. Le long métrage de Robin Campillo a été promu par la plupart des journalistes pendant plusieurs mois, plus pour son message militant que pour sa qualité artistique.

Les tweets de la semaine

Mais où est passé l’esprit Charlie ? Vague d’indignation dans la presse et dans les milieux LGBT suite à la Une de Charlie Hebdo. Le journal publie un dessin de Riss anti-PMA. On y voit une caricature d’Emmanuel Macron enceint, Brigitte Macron lui posant la main sur le ventre, avec ce titre : « PMA GPA, il va faire des horreurs. »

Discrimination à France Télévision, Delphine Ernotte persiste et signe.
Longue interview de Delphine Ernotte dans le journal Society. La présidente de France Télévision a réitéré ses propos discriminants sur les hommes blancs de plus de 50 ans. Pour la presse pas de problème sur ce point, il faut occulter cette information et commenter le reste de l’entretien.

A voir dans ce n° 168 d’IMédia sur TVLibertés

David Rachline

David Rachline (FN) : « Il faut nous adresser aux électeurs des Républicains »

Après le départ de Florian Philippot, Marine Le Pen vient de nommer David Rachline, 29 ans, sénateur-maire de Fréjus, pour le remplacer à la communication du Front national.

— Florian Philippot vient de claquer la porte du FN. Il a été valorisé et mis très en avant pendant la campagne présidentielle, est-ce que vous ne pensez pas que sa disgrâce affaiblit d’abord Marine Le Pen ?

— C’est évidemment une triste nouvelle. Mais il n’y a qu’une seule ligne au Front national. Alors on peut débattre de ce qui stratégiquement peut être mis plus ou moins en avant dans notre programme. Ce sont des choses dont nous allons débattre au prochain Congrès et pour lesquelles les adhérents seront consultés par vote. Mais on ne peut pas imaginer autre chose que d’être derrière Marine Le Pen aujourd’hui. Elle est le moteur de notre mouvement politique et de toute notre famille d’idées. C’est elle qui donne la ligne, la stratégie et qui fixe le cap. Elle reste la plus efficace et la seule pour de nouveaux succès demain. C’est autour d’elle que cette refondation doit avoir lieu.

 

 

— Nicolas Dupont-Aignan a appelé à une alliance « allant de Laurent Wauquiez à Marine Le Pen ». Que lui répondez-vous ?

— Il ne faut pas se limiter à l’union des électeurs qui se réclament de la droite, il faut voir encore plus large et viser l’union de tous les électeurs patriotes.

Pour autant, le Front doit vraiment mettre en œuvre une stratégie afin de s’adresser de manière extrêmement claire aux préoccupations des électeurs qui se réclament de la droite. Et cela passera par des discussions au moins avec Nicolas Dupont-Aignan.

Je crois moins à la sincérité de Laurent Wauquiez. Il occupe selon moi ce créneau de manière commerciale et sans aucune sincérité de conviction ni d’idées. Quand les responsables politiques comme lui sont aux responsabilités ils font l’inverse de ce qu’ils ont annoncé. Laurent Wauquiez a fait partie de ces gouvernements qui ont trahi les Français et qui ont conduit aux échecs successifs de la droite.

Il faut nous adresser aux électeurs des Républicains pour leur dire que les préoccupations qui sont les leurs sur l’économie, sur le soutien aux entreprises, sur la défense de la famille, sur toute une série de valeurs et de convictions, sont les nôtres.

Et permettent de se rassembler au sein de notre mouvement. Ils y trouveront plus de sincérité et d’efficacité.

Extraits d’un entretien réalisé par Caroline Parmentier
pour le journal Présent daté du 23 septembre 2017

Mégret Le Pen Front national

Crise au Front national : rien à voir avec la scission de 1998, par Bruno Mégret

La crise au Front national, qui pourrait conduire à une rupture entre Florian Philippot et Marine Le Pen, amène de nombreux commentateurs à faire le parallèle avec ce qu’ils appellent la scission mégrétiste. Ce faisant, ils commettent un certain nombre d’erreurs car ce n’est exact ni pour Florian Philippot, ni pour Bruno Mégret. Pour Florian Philippot : « Bruno Mégret est parti sur une offre politique plus radicale ». Pour Bruno Mégret : « Florian Philippot défend un souverainisme nostalgique et une politique sociale passéiste digne des années 1960. » : deux points de vue clairement opposés.

Le conflit entre Marine Le Pen et Florian Phillipot est-il comparable à la scission du FN de 1998 ?

Certainement pas. D’abord les causes de ce divorce n’ont rien de comparable. Florian Philippot et sa présidente partagent en effet les mêmes options politiques, notamment sur la stratégie et le programme.

En 1998, il y avait en revanche une profonde divergence entre la stratégie que j’incarnais et celle de Jean-Marie Le Pen. Je voulais pour ma part que le Front national s’engage dans la conquête du pouvoir et pour cela il fallait que Le Pen cesse ses provocations verbales et abandonne ses références sulfureuses qui donnaient aux médias des arguments pour légitimer la diabolisation. Contrairement à ce dernier, je pensais également qu’il fallait proposer des alliances avec la droite classique et structurer le parti pour en faire une force capable un jour de gouverner. Jean-Marie Le Pen, de son côté, jugeait ces efforts inutiles car il ne voulait pas du pouvoir, se satisfaisant d’une attitude de protestation et de témoignage.

Par ailleurs j’avais le soutien d’une large majorité des cadres et des militants puisque c’est près de soixante pour cent d’entre eux qui m’ont suivi lors de la scission. Philippot, de son côté, est loin d’avoir un tel appui. On peut même penser que, parmi les causes de la crise d’aujourd’hui, il y a l’opposition que lui porte une grande partie des militants.

Quelle est alors la signification de la crise actuelle du Front national ?

Pour comprendre ce qui se passe au FN, il faut savoir que Marine Le Pen a hérité de ce mouvement alors qu’elle n’en avait pas les idées. Après une première phase, au cours de laquelle elle a appliqué la stratégie qui était la mienne, elle a entrepris de changer le programme du Front national pour remplacer, dans ses priorités, la défense de notre identité par un souverainisme nostalgique et une politique sociale passéiste digne des années 1960. La situation actuelle résulte de ce double malentendu ou de cette double imposture.

Au début, en effet, cette nouvelle ligne n’a pas été clairement perçue par les électeurs qui, exaspérés par les problèmes liés à l’immigration et rebutés par la classe politique, ont massivement voté pour un Front national qui était resté pour eux sur la ligne que nous avions forgée pendant des années. Mais, lors de la campagne présidentielle et législative du printemps dernier, les Français ont commencé à comprendre ce qu’était le Front national d’aujourd’hui et quelles étaient les insuffisances de Marine Le Pen. Dès lors, l’électorat a reflué et les scores n’ont plus été à la hauteur de ce que les cadres et les militants espéraient. D’où la fronde et la crise. D’où aussi la volonté de Marine Le Pen de stigmatiser Philippot, non parce qu’elle serait en désaccord avec lui, mais parce qu’elle veut l’utiliser comme bouc émissaire pour écarter d’elle la contestation qui gronde.

Quel est dans ces conditions l’avenir d’une éventuelle scission ?

Une aventure solitaire de Philippot a peu de chance de prospérer car il n’aurait qu’un faible soutien militant et sa ligne politique ne pourrait pas lui apporter beaucoup d’électeurs. En revanche, il aurait le soutien des médias. Et c’est une autre différence importante entre ma démarche et celle de Florian Philippot. Car ce dernier aurait la sympathie du Système qui se servirait de sa dissidence pour tenter de rediaboliser le FN, alors que mon initiative, parce qu’elle mettait nos idées sur la route du pouvoir, a été clairement combattue par lui. Ce n’est pas un hasard si, juste après la scission et avec une rapidité inhabituelle, les juges ont accordé à Le Pen le monopole du sigle et du logo FN et si le premier ministre d’alors, M. Jospin, a aussitôt versé la subvention d’Etat à Le Pen et cela juste avant les élections européennes de 1999. Malgré ce soutien et en dépit de la candidature Villiers/Pasqua qui a limité mécaniquement notre potentiel de voix, la liste que je conduisais n’est arrivée que deux points derrière celle de Le Pen.

Que serait devenue la droite nationale si ce score avait été inversé ?

A la lueur des erreurs désastreuses commises par Marine Le Pen et au vu de ce qui se passe aujourd’hui au Front national, je regrette en effet que ce score n’ait pas été inversé. Car, si le FN que j’incarnais l’avait emporté et si c’était lui qui avait été présent lors des dernières élections présidentielle et législatives, la droite nationale ne serait pas en crise.

Sans doute ne l’aurait-elle pas emporté mais le score que nous aurions obtenu aurait donné à la droite nationale une crédibilité et un poids qui auraient changé la donne politique et permis tous les espoirs pour l’avenir.

Bruno Mégret

Texte repris du site de la fondation Polémia

 

Florian Philippot

URGENT – Florian Philippot démissionne du Front national

21/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Invité ce matin des « 4 Vérités », sur France 2, Florian Philippot l’a annoncé : « Je quitte le Front national. » Débarqué hier soir de ses responsabilités exécutives au Front national par Marine Le Pen, il a expliqué « n’avoir pas le goût du ridicule » et ne pas vouloir « être vice-président à rien ». Il en a profité pour dénoncer « ceux qui [étaient] partis chez Mégret » et sont revenus, avec, toujours, « des positions très radicales », visant, sans le nommer, Nicolas Bay.

Tout à sa stratégie de vouloir à son tour diaboliser son ancien parti, Florian Philippot s’est ensuite indigné de voir le journal Minute « encenser le nouveau Front national », ce qui ne peut que « nous inquiéter ».

Philippot Marine Le Pen

Marine Le Pen démet Florian Philippot de ses responsabilités au FN

20/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans un communiqué publié ce soir, Marine Le Pen annonce qu’elle a décidé de décharger Florian Philippot des responsabilités qu’il exerçait au Front national :

« Florian Philippot, sollicité par mes soins, n’a pas répondu à la demande de mettre un terme au conflit d’intérêts résultant de sa double responsabilité de vice-président du FN chargé de la stratégie et de la communication et de président de l’association politique Les Patriotes. J’ai pris la décision de lui retirer sa délégation à la stratégie et à la communication. Sa vice-présidence sera, à compter de ce jour, sans délégation. »

Celui-ci annoncera demain matin s’il entend maintenant rester ou quitter le Front national.

Philippot débarqué FN

Philippot loi XXL

Le bide de Florian Philippot contre « la loi XXL »

20/09/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Les appels à la mobilisation de Florian Philippot contre « la loi XXL », comprendre, en langage cégétiste, les ordonnances réformant le code du travail, ne font pas recette. Le 6 septembre, soit il y a exactement deux semaines, le président de l’association Les Patriotes a mis en ligne une vidéo à visée pédagogique intitulée : « Loi Travail XXL – Non aux sacrifices inutiles ! » C’est plutôt la réalisation de cette vidéo qui a été inutile : à ce jour, elle totalise piteusement 2 685 vues. Encore moins que les précédentes, qui n’avaient déjà pas fait un carton d’audience, c’est le moins qu’on puisse dire…

Profession de foi Marine Le Pen 1

Haro sur Marine Le Pen !, par Guy Rouvrais

Il paraît donc que pour Marine Le Pen, c’est la chute finale, entraînant avec elle, à terme, celle du Front national ! C’est là une curieuse musique qui va crescendo depuis les élections de mai-juin. Le Parisien, dimanche, en faisant même sa une, ce qui prouve, au moins, que la présidente du Front est toujours « vendeuse »… Ses électeurs, dont la feuille de LVMH – leader mondial du luxe – espère qu’ils seront des lecteurs, seraient frappés de « désamour » à son égard au point, assure le journal, qu’elle « a perdu le droit de parler » en leur nom. Bigre ! Et cela, d’abord et surtout, à cause d’un débat raté entre les deux tours, comme si l’avenir d’un leader se jouait pour toujours sur trois heures de joute oratoire ! C’est aussi excessif qu’injuste.

Le même jour, le concurrent de cet organe vespéral, Le Journal du dimanche, suggérait, pour François Hollande, que « son avenir politique n’est pas totalement derrière lui » ! Rappelons qu’il a été incapable de défendre son bilan devant les Français qui l’avaient élu et qu’il a dû renoncer piteusement à se représenter… Mais c’est Marine Le Pen qui a rassemblé près de onze millions d’électeurs sur son nom dont la carrière serait dans l’impasse. Cherchez l’erreur…

C’est entendu, rien ne vaut la victoire, et une défaite, même honorable, reste un échec et la première déçue, c’est l’intéressée elle-même, à l’unisson de ceux dont elle portait les espoirs. Qu’il faille en cerner les raisons, analyser les erreurs, entendre ce qu’ont à dire électeurs, militants et cadres, c’est ce que va faire la présidente du FN dans les semaines qui viennent en sollicitant « l’intelligence collective, l’écoute mutuelle et à la fraternité militante », a-t-elle dit dans son discours de rentrée à Brachay.

Ceux qui voient Marine Le Pen sur le déclin et prédisent la dégringolade du Front national prennent leurs désirs pour des réalités ! Ce sont des récidivistes ! Depuis la création du FN on ne compte plus le nombre de fois où on a annoncé sa fin ! C’était soit, déjà, à la suite d’un échec électoral, ou d’une dissidence, d’une crise dont politologues et journalistes affirmaient au nom de leur expertise infaillible qu’il ne s’en remettrait pas. Ou alors, souvenez-vous, c’était après une petite phrase malheureuse d’un dirigeant à partir de laquelle les mêmes expliquaient que le Front « met bas le masque » et révèle son « vrai visage », dessillant ainsi les yeux de ses électeurs qui allaient enfin apercevoir l’ombre d’Adolf derrière Jean-Marie et l’abandonner à jamais. On sait ce qu’il est advenu de ces sombres prophéties, le Front national sous Jean-Marie Le Pen comme sous la présidence de sa fille, n’a cessé de progresser, jusqu’à battre tous ses records lors de la dernière élection présidentielle.

Il en est ainsi dans la vie politique, les partis et leurs leaders connaissent des hauts et des bas, des victoires et des défaites, des crises et des moments de grâce. L’important, ce ne sont pas ces inévitables péripéties, mais la tendance de fond, et celle de Marine Le Pen et du FN sont ascendantes. Fort heureusement, l’avenir n’appartient pas aux augures journalistiques mais aux Français, laissons les uns parler et attachons-nous à mobiliser les autres pour le salut du pays.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 19 septembre 2017

Nicolas Dupont-Aignan est favorable à un rapprochement avec Marine Le Pen et Laurent Wauquiez

14/09/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Le paysage politique change“. Invité ce jeudi de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, Nicolas Dupont-Aignan s’est dit favorable à un rapprochement avec Marine Le Pen et Laurent Wauquiez.

Si Marine Le Pen repart dans sa roue pour faire le nouveau FN qui sera exactement le même, si Wauquiez veut faire du Sarkozy sans la moitié des LR qui sont passés chez Macron et si moi je continue à faire la même chose, et bien on disparaîtra.

Nicolas Dupont-Aignan a également déclaré qu’il allait proposer un “programme commun” dimanche prochain.