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Présidentielles : Les résultats du premier tour sont-ils une surprise ?

Présidentielles : Les résultats du premier tour sont-ils une surprise ?

23/04/2012 – 12h20
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) –
La première surprise c’est la participation de 80 %. C’est un peu moins qu’en 2007 qui avait connu une affluence record de 84 % mais c’est beaucoup mieux que les 72 % de 2002.

La deuxième surprise c’est l’excellent score de Marine Le Pen avec 18 % elle dépasse largement les 10 % de son père en 2007 et même ses 16 % atteints en 2002. Les sondeurs se sont trompés en la situant autour de 15 %. Le vote Front national n’apparaît plus comme un vote protestataire mais comme un vote d’adhésion. Maître Gilbert Collard demandait « Que les électeurs du Front national soient traités normalement, qu’ils soient reconnus aussi bien sur le plan humain que sur le plan politique ». Dans de nombreux départements Marine Le Pen arrive en deuxième position et même en première position dans le Gard et de nombreuses villes.

Du côté du candidat sortant ?

Pour Nicolas Sarkozy c’est la douche froide. En 2007 il avait réussi à siphonner l’électorat du Front national en dépassant les 31 % devançant la candidate socialiste de plus de cinq points. Cette fois-ci il atteint tout juste 27 % et se retrouve en deuxième position derrière son adversaire socialiste. Il faut souligner que jamais sous la Ve République le candidat sortant n’était arrivé deuxième.

Peut-on parler d’un grand succès du PS ??

Un succès, pas un triomphe. Avec 28,6 % des voix François Hollande dépasse d’un peu de plus de deux points le score de son ex-compagne, mais arriver en tête lui donne un avantage psychologique certain. Il faut souligner que si l’ensemble de la gauche progresse, la droite est majoritaire dans le pays avec 47 % contre 44 %.

Du côté de Mélenchon

La baudruche Mélenchon s’est dégonflée. Celui que tous les sondeurs voyaient à 16 % en réalise 11. Ce qui n’est pas rien si l’on considère que 5ans plus tôt le PC était en dessous de 2 % .Mais Mélenchon n’a pas été le troisième homme que certains sondeurs espéraient.

Et pour François Bayrou ?

François Bayrou est cruellement déçu. Avec 9 % il ne réalise même pas la moitié de son résultat de 2007. Alain Juppé et Jean‑Pierre Raffarin ont fait preuve de peu de sens politique en l’évoquant comme un éventuel Premier ministre d’un Sarkozy bis.

Les écologistes

Eva Joly fait un score à peine moins ridicule que Dominique Voynet en 2007 2,3 % au lieu de 1,6 %.

Du côté des autres candidats ?

Nicolas Dupont-Aignan Avec 1,8 % fait moins bien que Philippe de Villiers il y a cinq ans. Les deux candidats trotskystes, Poutou et Nathalie Artaud avec chacun autour de 1 % font moins que leurs prédécesseurs. La candidature semi-fantaisiste de Jacques Cheminade compte pour ce quelle est, des broutilles.

 

L’après-1er tour dans une vision prospective…

Le moins qu’on puisse dire, c’est que le deuxième tour n’est absolument pas joué, contrairement à ce que serinent les médias officiels depuis hier soir. Certes Nicolas Sarkozy semble avoir moins de réserves de voix que François Hollande, mais l’arithmétique en la matière est délicate.  Il se pourrait que l’abstention soit plus forte dans deux semaines ; mais surtout les scores de Marine Le Pen et François Bayrou, officiellement autonomes, ne permettent pas de s’additionner de façon nette pour dégager une victoire. Il va donc falloir attendre que le candidat centriste et la présidente du FN en disent un peu plus. Si François Hollande est le favori, Sarkozy a encore des atouts en main, et notamment ses capacités rhétoriques et sophistiques dans le débat du deuxième tour. A ce sujet, Sarkozy a proposé trois débats, Hollande a refusé.

Quid de Mélenchon ?

Le discours de Jean-Luc Mélenchon est plus ambigu que ce que les commentateurs en ont bien voulu dire. Dans son discours d’hier soir, s’il appelle à voter Hollande, il précise que c’est juste pour « battre Sarkozy ». Il donne rendez-vous à ses électeurs aux législatives et veut que les socialistes gagnent la présidentielle afin d’être leur aiguillon. Dans ce discours, Mélenchon a procédé à une critique très virulente contre François Hollande. Pour exister, il doit être un allié nuancé du PS : allié pour avoir des élus, nuancé pour être crédible aux yeux de ses militants. Le séant entre deux chaises : c’est ce qui s’appelle une position inconfortable.

Quel avenir pour le Front national ?

En 2007, Sarkozy s’enorgueillissait d’avoir tué le Front national. Or ce même FN n’a jamais été aussi vigoureux qu’aujourd’hui. En renvoyant dos à dos Hollande et Sarkozy, Marine Le Pen s’inscrit dans une voie d’indépendance revendiquée et hier soir, elle n’a même pas évoqué le deuxième tour. Pour Florian Philippot, elle devient de fait le « chef de l’opposition ». Les élections législatives vont avoir une importance capitale pour transformer cet essai : la tâche n’est pas évidente lorsqu’on sait que l’oligarchie UMPS a mis en place un système majoritaire qui profite toujours aux mêmes et donne un Parlement assez peu représentatif du paysage politique français. Quoi qu’il en soit, hier, le score de Marine Le Pen était le sujet principal à la télévision et ses électeurs étaient courtisés par l’UMP comme le PS ; son discours du 1er mai sera donc très attendu.

Crédit photo : Pierre-alain dorange via Wikipédia, licence CC.

Jacques Colombier (FN) : « La deuxième place se jouera dans un mouchoir de poche »

Jacques Colombier (FN) : « La deuxième place se jouera dans un mouchoir de poche »

20/04/2012 – 15h00
BORDEAUX (NOVOpress via Infos Bordeaux) – Hier, à trois jours du premier tour des élections présidentielles, Jacques Colombier, secrétaire départemental du Front national en Gironde, a accepté de répondre aux questions d’Infos-Bordeaux, sur un scrutin dont il perçoit une issue plus serrée que celle promise par les sondages.

Infos-Bordeaux : Marine Le Pen a-t-elle une chance d’accéder au second tour de l’élection présidentielle ?

Jacques Colombier : Oui tout à fait ; la deuxième place se jouera dans un mouchoir de poche. Nous sentons sur le terrain chaque jour un accueil et une adhésion grandissante au projet de Marine Le Pen et un rejet clair des frères siamois de la politique que sont Sarkozy et Hollande. Même les sondages qui semblent déjà donner le 2ème tour avant l’élection, et ce n’est pas innocent, font remonter la candidate du Front National. C’est dans la dernière semaine que se joue le match.

Si elle était élue, quelles seraient ses premières mesures ?

Redonner le pouvoir aux français, c’est à dire renégocier les traités européens véritables carcans qui les privent de décider qui entrent et restent chez nous, qui empêchent de protéger nos entreprises et donc nos emplois ; mettre en place la préférence nationale pour l’emploi, le logement comme les prestations sociales ; redonner du pouvoir d’achat aux français en augmentant de suite de 200 euros les plus bas salaires ceci compensé par une taxe sur les importations.

Comme en 2007, le président sortant peut-il arriver à séduire une part de votre électorat ?

Je ne le pense pas. Les français ont pendant cinq ans, ce n’est pas rien, eu le temps de s’apercevoir que N.Sarkozy avait tout promis et rien tenu ; que cet homme n’avait ni convictions ni colonne vertébrale. Il a non seulement trahi mais accéléré l’islamisation de notre pays ; il a augmenté le poids des impôts et taxes. Il est totalement acquis à l’Europe supranationale qui veut dissoudre la France dans un conglomérat européiste puis mondialiste. Il a livré la France aux marchés financiers, à la dictature de la finance et appauvrit les Français. Voilà ce que représente concrètement le vote Sarkozy.

Que diriez-vous à un électeur tenté d’apporter son suffrage à Nicolas Sarkozy ?

Une fois tous les cinq ans les Français ont enfin l’occasion de peser et de sanctionner cette politique mortelle pour la France. Qu’on se s’y trompe pas c’est une question de SURVIE pour notre Pays comme nation libre et souveraine. L’heure est grave et le choix est clair : soit on reprend les mêmes et on continue soit on prend une autre voie celle de la nation, de la France pour résister, pour gagner.

Le Front national semble en retrait sur les « fondamentaux ». Au moment où la parole se libère et les faits semblent donner raison aux analyses du Front national, n’est-ce pas paradoxal ?

Marine Le Pen pendant cette campagne a défendu ce qui a fait du Front National un immense espoir pour des millions de français depuis des années : que ce soit la défense de notre identité en combattant l’immigration véritable invasion, la reconquête de la souveraineté de notre pays et du pouvoir d’achat des français, la résorption de la dette, la lutte sans concession contre l’insécurité, la sauvegarde de nos valeurs, de notre culture et des racines chrétiennes de la France, elle a été très clair sur cela. Les faits nous donnent en effet raison, c’est ce qui sera déterminant dans cette campagne. Nous devons la vérité aux français elle nous rend libre et plus fort face au système.

Les élections législatives auront lieu dans un mois et demi. Quelle est la situation en Gironde ? Le Front national a-t-il investi des candidats « d’ouverture » ?

En Gironde elles concernent douze circonscriptions. Le Front National présentera douze candidates et candidats. La liste sera dévoilée juste après les présidentielles. Dans le cadre d’un rassemblement des patriotes un candidat d’ouverture a été investi, faisant partie du Siel le mouvement souverainiste de Paul Marie Couteaux.

A bas la jeunesse !

A bas la jeunesse !

Avant, les jeunes, c’était chouette. De braves petits gars préoccupés de la marque de leur pantalon taille basse, les fesses à moitié à l’air, qui manifestaient contre le FHaine. Parfois même, leur cortège se faisait attaquer par des racailles – je reprends – parfois même, leur cortège se faisait interpeller par des adolescents issus de la diversité qui leur signifiaient aimablement leur désir de partage unilatéral. Ah, quel beau tableau pour les journalistes ! Las, tout fout le camp et l’on peut lire à présent en une du « Monde » qu’ils sont plus d’un quart, ceux âgés de 18 à 24 ans, à se préparer à voter Marine Le Pen [en outre le sondage trouve que c’est elle qui recueille le plus d’intentions de vote dans cette tranche d’âge].

Où allons-nous ? Que les paysans, les ouvriers, les boutiquiers, les chômeurs et les vieux votent FN, passe encore, mais les jeunes ! Le mouvement, l’avenir, l’insolence, la liberté ! Tout repose sur eux ! Le marigot n’en revient pas. On a bien essayé de relativiser. Attention, c’est quand même pas l’élite. C’est le sociologue Sylvain Crépon qui vous le dit… Plutôt le genre bas du front. Peu éduqués. Peu diplômés. Peu politisés. Pauvres de surcroît. Des débiles, quoi. Il fut un temps où la gauche eût été fière de représenter les damnés de la terre. Aujourd’hui, elle en parle avec une pince à linge sur le nez.

Sales jeunes ! On a tout fait pour eux. On les gave de fêtes de la musique, de concerts gratuits, de « prides » et de nuits blanches et voilà comment ils nous remercient. Les associations antiracistes sont au désespoir. Trente ans de subventions et de bourrage de crânes, des mains jaunes placardées partout et voilà le résultat. Nos jeunes sont racistes, xénophobes, séniles, trouillards, franchouillards, repliés sur eux-mêmes ! Ils n’ont rien compris aux bienfaits de la mondialisation ! Ils réclament des frontières ! Ils ne croient pas que l’immigration soit une chance pour la France ! Probablement un problème de pédagogie. Il faudra bien se résoudre à doubler les subventions de SOS Racisme si on veut éviter le retour de la Bête immonde.

Le fier prolétaire incarnant l’espoir révolutionnaire a disparu dans l’imaginaire de la gauche le jour où il a commencé à pester contre l’ouvrier étranger qui venait prendre son pain et tirer son salaire à la baisse. Qui sait si les jeunes ne vont pas à leur tour disparaître du logiciel de l’espoir ? Il ne restera plus alors de la France idéale que des vieux soixante-huitards avachis, des énarques, quelques cadres dynamiques et les bobos des villes. Le pays réel, quoi.

Que ces jeunes soient la première génération à vivre le déclassement que leur impose un système devenu fou ou qu’ils soient en première ligne, encore, dans les tentatives de fraternisation des adolescents issus de la diversité ne compte évidemment pas. Si les jeunes votent FN, c’est qu’il y a quelque chose qui leur a échappé. Personne n’en démordra. La survie du système en dépend.

Il s’en trouve même certains parmi eux à redouter que la crise n’empire. La crise ? Quelle crise? Elle est finie, la crise ! Un mauvais souvenir tout au plus. Les Etats ont renfloué les banques et leur ont ainsi permis de spéculer contre eux! Elle est pas belle, la vie ? La bourse nous a bien fait une petite rechute la semaine dernière, mais on était trop occupé à disserter sur le permis à points pour s’en inquiéter. « Il est fort possible que la situation soit pire que ce que nous avons connu en 2008 », déclarait il y a deux mois le chef économiste du FMI, Olivier Blanchard. Un rabat-joie, celui-là. Il n’y a plus que Bayrou qui s’obstine à parler des 1700 milliards d’endettement public à résorber pour sauvegarder notre indépendance, mais plus il en parle, plus il baisse dans les sondages! Forcément, ça calme ses collègues qui préfèrent vendre de la belle et bonne promesse bien ciblée. Quant à la Grèce qui agonise, l’Espagne et le Portugal qui entament leur chute, l’Italie qui vacille… motus et bouche cousue.

L’Europe menace de sombrer dans l’apocalypse, mais pas de panique: on versera dorénavant les pensions de retraite le 1er du mois au lieu du 8. Applaudissements des militants.

Et puis d’ailleurs ne venez pas embêter nos dirigeants avec la crise, ils n’en ont aucune responsabilité.

La crise, elle nous est tombée dessus comme la grêle au printemps ou une pluie de crapauds en enfer. Elle relève de la pensée magique. C’est l’abstraction pure qui échappe à la raison. Certains en font même une excuse: « J’aurais bien fait ci ou ça, mais vous comprenez, il y a eu la crise, alors… » Il faut se pincer pour y croire. « Sur les étagères de mon bureau, un rayonnage entier est occupé par les livres sérieux qui, depuis des années, évoquaient, décrivaient, analysaient le désastre annoncé. Une crise rendue inévitable par le basculement dans la folie de l’économie mondiale financiarisée », écrit Jean-Claude Guillebaud dans « Le Nouvel Obs » du 15 mars (cité par « Le Canard enchaîné » de la semaine dernière).

Vous imaginiez que gouverner, c’était prévoir ? Vous aviez tout faux !

Au fond, ils ne sont peut-être pas si bêtes que ça, les jeunes.

Julien Jauffret

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 18 avril 2012 reproduit avec son aimable autorisation. En kiosque ou sur Internet.[/box]

A bas la jeunesse !

Le petit-fils de Guillaume Seznec rejoint le comité de soutien de Marine Le Pen

Le petit-fils de Guillaume Seznec rejoint le comité de soutien de Marine Le Pen

15/04/2012 – 11h00
PLOMODIERN (NOVOpress Breizh) – Le petit-fils de Guillaume Seznec, qui s’est engagé depuis de nombreuses années pour obtenir la réhabilitation de son grand-père, a annoncé aujourd’hui qu’il rejoignait le comité de soutien de Marine Le Pen
.

« A mes yeux, seule Marine, finalement, défend des valeurs républicaines qui protègent encore le peuple. C’est pourquoi je prends la décision de la soutenir dans ce combat pour la démocratie, en rejoignant son Comité de soutien », a déclaré Denis Seznec (photo) à l’AFP.

Suite à la disparition de son ami Pierre Quéméneur, conseiller général du Finistère, dont le corps n’a jamais été retrouvé, Guillaume Seznec avait été condamné en 1924 aux travaux forcés à perpétuité par la cour d’assises du Finistère pour le meurtre de ce dernier. Guillaume Seznec a toujours farouchement nié ce crime et n’a cessé, jusqu’à son décès, en 1954, de proclamer son innocence. L’affaire avait eu à l’époque un très grand retentissement en Bretagne et en France. Déporté dans les bagnes de Guyane, Guillaume Seznec bénéficia finalement d’une remise de peine en mai 1946 et rentra en France l’année suivante. Il mourut en 1954 des suites d’un accident automobile.

Depuis, ses descendants, et en particulier son petit-fils Denis Seznec, se sont toujours battus pour obtenir la réhabilitation du condamné. Ce dernier est à l’origine de la création de France Justice, association reconnue comme ONG par l’ONU. France Justice est à l’origine de la loi du 23 juin 1989 dite « loi Seznec », votée à l’unanimité par le Parlement, modifiant la procédure de révision des cas jugés par une cour d’assises. En 2006 la Cour de révision a une nouvelle fois refusé de réhabiliter Guillaume Seznec.

Proche de Gilbert Collard, Denis Seznec affirme qu’il « reste et demeure gaulliste ». Déclarant agir « à titre purement personnel » il estime que « la vraie fracture dans notre pays n’est plus, désormais, entre la droite et la gauche » mais qu’ « il y a simplement ceux qui croient en la France et ceux qui n’y croient pas ».

Crédit photo : Esby, via Wikimédia, licence CC
Nadine Morano appelle à voter Marine Le Pen sur Twitter !

Nadine Morano appelle à voter Marine Le Pen sur Twitter ! [vidéo]

13/04/2012 – 18h50
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) –
Belle gaffe de la part de Nadine Morano, qui a twitté sur son compte une vidéo intitulée « François Hollande : comment je gagne ma vie à ne rien foutre » sans la regarder jusqu’au bout.

Hélas pour la grande supportrice de Sarkozy, la vidéo se termine par ces mots « Contre l’aberration gauchiste, un seul vote : Marine Le Pen ». Cette vidéo, qui fait le tour de la Toile depuis plusieurs semaines, est extraite du compte YouTube de l’« UMP », mais entendez par là : « Union pour un mouvement pourri ».

Pour le cabinet de la ministre « C’est vraiment une erreur (…) une mauvaise manipulation qui ne veut absolument pas dire que Nadine Morano va voter Marine Le Pen ».

La vidéo en cause :

Election présidentielle : les jeunes votent Marine Le Pen

10/04/12 – 18h00
PARIS (NOVOpress)
– Voilà un sondage qui bouscule les idées reçues concernant le vote « nationaliste » en France ! A rebours des clichés sur la « nostalgie » et le « passéisme », c’est chez les jeunes que Marine Le Pen trouve le plus large soutien et le plus fort taux d’intentions de votes aux prochaines élections présidentielles.

Dans une France vieillissante, frileuse, encore empêtrée dans l’héritage soixanthuitard, la présidente du Front national recueille 26 % des suffrages chez les 18-24 ans et devance d’un point François Hollande (25 %). La candidate nationale gagne ainsi près de 13 points depuis la précédente étude CSA faite sur les jeunes en décembre 2011.

Un sondage somme toute logique à l’heure où les retraités et les « post-soixanthuitards » bénéficient encore d’un certain confort social et financier et se maintiennent coûte que coûte aux postes de pouvoir, alors que les jeunes générations sont confrontées de plein fouet à la violence des bandes ethniques et à la précarité économique issue du capitalisme libéral incontrôlé.

Crédit Photo : RemiJDN via Flickr (CC)

Présidentielles 2012 : Cliver ou pasteuriser ? Par Yvan Blot

Présidentielles 2012 : Cliver ou pasteuriser ? Par Yvan Blot

[box] Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia.[/box]

[box class=”info”] Cliver ou pasteuriser ? Rassurer ses adversaires ou mobiliser ses partisans ? Adopter une stratégie de confrontation ou préférer le compromis ? Telles sont les clés d’analyse d’Yvan Blot, à trois semaines de l’élection présidentielle du 22 avril 2012. Sarkozy et Mélenchon, qui remontent dans les sondages, bénéficieraient d’une prime au « clivage », d’autant qu’ils bénéficient de médias très complaisants. Polémia livre ce texte à la réflexion critique de ses lecteurs. Affaire à suivre…

Polémia, 30/3/2012. [/box]

La stratégie diagonale : penser aux adversaires

L’évolution des sondages montre une fois de plus que la stratégie de polarisation l’emporte sur la stratégie diagonale pour gagner une élection. La stratégie diagonale postule que pour gagner une élection un candidat doit mobiliser ses électeurs mais aussi essayer d’étendre son électorat aux dépens de l’adversaire : un candidat de droite, comme Marine Le Pen (et avant elle Chirac ou Giscard) va donc vouloir se recentrer et emprunter des thèmes à la gauch: étatisme économique ou au moins social-démocratie, laïcité militante, critique du libéralisme économique, etc.)

A gauche, il s’agit, de façon symétrique, de récupérer des électeurs du centre ou de la droite. C’est ce qu’ont fait pendant longtemps les socialistes français tant ils étaient anticommunistes. Hollande a repris cette stratégie perdante : comme il pense que le socialisme mènera la France à l’échec économique (ce qui est vrai) il prend une position centriste agrémentée de quelques réformes symboliques dites sociétales, qui ne coûtent rien aux finances publiques, comme le mariage des homosexuels ou le vote des étrangers.

La stratégie de polarisation : penser aux abstentionnistes

La stratégie de polarisation tient compte de la dynamique électorale. Il faut mobiliser ses électeurs par un discours offensif sans concession, et ce discours entraînant permet de mobiliser les abstentionnistes, d’où un élargissement réel de l’électorat.

C’est ce qu’avait su faire François Mitterrand qui avait compris qu’il fallait mobiliser toute la gauche et c’est lui qui a réussi à prendre le pouvoir. Mélenchon, sur une position très dure, proche de celle des anciens communistes, est son héritier quant à la stratégie.

A droite, Sarkozy utilisa cette stratégie « dure » lors des précédentes élections présidentielles avec succès. Aujourd’hui, il tente de refaire la même opération, mais c’est plus difficile car, pendant cinq ans au pouvoir, il a en partie succombé aux sirènes de la stratégie diagonale en voulant mordre sur la gauche (reprise de la théorie absurde de la double peine pour le renvoi des étrangers illégaux, nominations de ministres venant de la gauche comme Besson ou Kouchner, etc.)

Les résultats indiqués par les sondages ne sont nullement surprenants. Sarkozy par sa politique gouvernementale considérée, à tort ou à raison, comme trop « centriste » par ses électeurs a démarré la campagne avec de mauvais sondages. Il remonte à présent et double Hollande au premier tour (29,5% pour Sarkozy contre 28% pour Hollande – Source BVA, baromètre du 22 mars). Sarkozy reprend des points, un peu sur Bayrou et nettement sur Marine Le Pen.

Mélenchon et la lutte des classes

Mélenchon, avec son retour à la lutte des classes sans concession, fait une percée à gauche au détriment de Hollande. Ainsi, il peut espérer doubler Marine Le Pen en intention de votes (plus 5 points en un mois alors que Marine Le Pen perd deux points – Source BVA). Selon BVA (baromètre du 22 mars), Mélenchon fait 15 points, contre 13% pour Marine Le Pen et 12% pour François Bayrou. [Ces chiffres sont à interpréter avec prudence. D’autres sondages sont nettement plus favorables à Marine Le Pen qui semble avoir bénéficié de la remise au cœur du débat des questions d’immigration à la suite des attentats de Montauban et de Toulouse – Note de la rédaction.]

La tendance des courbes depuis un mois est indiscutable [au moins jusqu’à l’affaire Mohamed Merah – NDLR] : Sarkozy et Mélenchon montent, Hollande et Marine Le Pen baissent. Une fois de plus, les stratégies de « recentrage » plombent ceux qui les mettent en œuvre. Hollande n’est pas assez à gauche pour reprendre des voix à Mélenchon. Son discours n’est guère audible car il veut donner des gages à l’Union européenne et au grand tuteur américain (défense de l’Europe et du libre-échangisme).

Mélenchon joue, comme la gauche depuis toujours, sur la jalousie sociale, la haine des « riches », et donc sur la lutte des classes, et c’est payant, surtout dans le contexte culturel français marqué durablement par la Révolution française. Il peut mettre en avant la République et la laïcité : à gauche, c’est mobilisant de façon non équivoque.

Marine Le Pen et la dédiabolisation

A droite, Marine Le Pen, soucieuse de se dédiaboliser, a pris un état-major venu de la gauche (Collard, Philippot) voire du communisme (Dutheil de la Rochère). Elle a publié un livre centré sur la lutte des classes mondiales et sur la solution étatiste pour la France. Elle ne gagne rien, ce faisant, et risque de perdre lentement mais sûrement des points. La fraction plus dure de son électorat (catholiques, monarchistes, conservateurs en matière de mœurs, libéraux à la Thatcher, identitaires) peut se détourner d’elle et devenir perplexe. Elle peut essayer de se recentrer sur ses fondamentaux (insécurité, immigration) mais n’est-ce pas déjà fort tard ?

Sarkozy et l’audace verbale

Nicolas Sarkozy a repris la recette de ses précédentes présidentielles et gagne des points peu à peu par rapport à Hollande, lequel en perd au profit de Mélenchon. Cela ne suffit pas toutefois à vaincre au deuxième tour. Sarkozy, qui fut surnommé par certains (à juste titre, semble-t-il), « l’Américain » (il a fait rentrer la France dans l’OTAN), n’hésite pas à aborder des sujets qui fâchent (notamment Mme Merkel) en disant qu’il reverra les Accords de Schengen pour mieux lutter contre l’immigration : cette audace (verbale ?) est payante. Il tente de prendre des points sur Marine Le Pen sur l’insécurité et l’immigration (et aussi sur l’utilisation du référendum, très populaire chez les Français) et il est mieux positionné qu’elle (plus crédible) sur les sujets économiques et sociaux. Sortir de l’euro, cheval de bataille de Marine Le Pen, n’est absolument pas un bon thème électoral. On n’a jamais vu De Gaulle en 1958 faire campagne sur la dévaluation du franc ! Une fois au pouvoir, il l’a fait mais ce n’était pas ce thème débilitant qu’il avait choisi pour mobiliser ses électeurs.

En résumé, les bons choix stratégiques ont été faits par Sarkozy et Mélenchon et ils engrangent les résultats correspondants. Les mauvais choix qui troublent leurs électeurs ont été fait par François Hollande (qui reste économiquement correct par rapport à l’Union européenne et à la tutelle américaine) et Marine Le Pen (ultra-laïcisme, références historiques de gauche, jusqu’à Danton et Robespierre, sortie de l’euro).

Mélenchon rêve de passer devant Marine Le Pen qui avait refusé de débattre avec lui parce qu’il était un « petit » candidat ! En matière de laïcité ou d’anticapitalisme, il sera toujours plus crédible qu’elle ! Sarkozy lui, a déjà, semble-t-il, doublé Hollande au premier tour. Le deuxième tour sera serré !

Yvan Blot

[box class=”info”] Source : Polémia – 30/03/2012 [/box]

Image : Les candidats à la présidentielle François Hollande, Nicolas Dupont-Aignan, François Bayrou et Marine Le Pen assistent, le 21 mars 2012, à Montauban, à la cérémonie en hommage aux trois parachutistes tués le jeudi 15 mars.

La politique en noir et blanc ou Pour qui roule Jean-Luc Mélenchon ?

La politique en noir et blanc ou Pour qui roule Jean-Luc Mélenchon ?

[box] A un mois du premier tour de l’élection présidentielle de 2012, Jean-Luc Mélenchon est porté aux nues dans les médias. Car il entre dans le jeu tactique du candidat Sarkozy, dont il affaiblit les concurrents, et dans la stratégie de la superclasse mondiale car si le sénateur Mélenchon vitupère il ne conteste ni l’immigration, ni le libre-échange ; enfin, il concentre ses coups sur la candidate populiste. [/box]

M. Jean-Luc Mélenchon monterait dans les sondages. Il talonnerait, paraît-il, Marine Le Pen et dépasserait François Bayrou (LeFigaro.fr du 27 mars 2012). C’est la nouvelle que les médias nous diffusent en ce moment sur l’air des lampions.

C’est en tout cas une bonne nouvelle pour Nicolas Sarkozy. Car le candidat du Front de gauche aurait l’avantage de prendre des voix à la fois au parti socialiste et à Marine Le Pen. Il favoriserait en outre une dispersion des suffrages au premier tour dont le président candidat espère profiter. Comme la majorité des journalistes déclare en outre une sensibilité de gauche, tout le monde rame dans le même sens : des pigistes aux commanditaires, pour promouvoir saint Jean-Luc en qualité de populiste fréquentable. Voilà, pour l’oligarchie, ce qui s’appelle joindre l’utile à l’agréable.

Un vieux film nostalgique

L’homme a, il est vrai, un talent oratoire certain : une voix impérieuse qui s’entend, un style gouailleur et la tête de l’emploi. On le verrait bien jouer dans un film policier en noir et blanc à côté de Lino Ventura ou avec Jean Gabin dans La Bête humaine de Jean Renoir.

Car il nous la joue sur un mode nostalgique, Jean-Luc : il nous mime le retour de la gauche laïque du temps des deux Georges : Georges Marchais pour le parti communiste et Georges Séguy pour la CGT. Il nous repasse un vieux film politique mais en version colorisée, badigeonnée d’un soupçon de révolte sur la Place de la Bastille, au son de l’accordéon : cela plaît aux bobos qui, eux, rêvent de revivre Mai 1981 à défaut de Mai 1968.

Jean-Luc excelle à nous renvoyer à l’époque où le monde était simple et écoute son programme électoral comme on verrait de vieilles images d’actualité en cinéma muet : il n’y a qu’à « prendre l’argent où elle est », comme disait le vieux Georges, créer des emplois publics et des logements sociaux, nationaliser et, bien sûr, faire payer les riches. Jean-Luc promet aussi de mettre en place une Constituante, comme en 1946.

A lire son programme électoral on se sent rajeunir : nous ne sommes plus en 2012 mais au mieux en 1970. Cela doit assurément plaire aux papys qui rêvaient d’un grand soir de « justice sociale ». Nostalgie, quand tu nous tiens…

Il a tout compris

Mais Jean-Luc est fine mouche : il a tout compris.
Il a compris qu’il est d’autant plus médiatisé qu’il dirige ses diatribes contre Marine Le Pen. Cela lui donne un brevet d’honorabilité. D’ailleurs, on le voit partout aujourd’hui : à croire qu’il ne se déplace plus qu’entouré d’une meute de paparazzis, comme les stars.
Il est vrai qu’il est nettement plus drôle dans son rôle que NKM, la revêche porte-parole de Nicolas Sarkozy qui déclare préférer voter pour François Hollande plutôt que pour Marine Le Pen, ce qui a un peu troublé la stratégie dudit Nicolas.

L’habit de lumière de l’antirââcisme et de l’antifââscisme

Dans le rôle de procureur public, il endosse alors l’habit de lumière de l’antirââcisme et de l’antifââscisme avec talent : c’est un beau numéro d’équilibriste car, d’un côté, il nous dit qu’il faut lutter contre les patrons et le système de l’argent, mais, de l’autre, il concentre ses attaques sur les identitaires et les populistes qui ne représentent pourtant assurément pas les intérêts du CAC 40.

L’extrême gauche pratique la même escroquerie morale avec constance depuis 1968 : lutter, au nom de la révolution, contre tout ce qui pourrait faire concrètement obstacle… au pouvoir de l’argent-roi. Jean-Luc a repris le filon sans vergogne, pour le plus grand profit du Système.

La révolte, mais pas trop quand même

Mais s’il fait dans un style qui se veut populaire, Jean-Luc reste toujours dans les limites de la décence : car c’est la condition de sa sainteté médiatique. D’ailleurs il se veut « républicain », ce qui en novlangue veut dire « politiquement correct ». Il veut changer, faire la « révolution par les urnes » mais pas trop quand même.

Jean-Luc Mélenchon trouve un écho dans une partie de l’opinion car lui aussi parle concrètement : il parle des salaires, du chômage, de l’école, de la précarité et de la pauvreté. Il promet que nous « vivrons mieux ».

Mais notre joueur de flûte se garde bien cependant d’aborder les vraies causes de la paupérisation en France : le libre-échange mondialiste et l’immigration de peuplement.

Un surplace idéologique

Jean-Luc proclame qu’il faut « désobéir au Traité de Lisbonne » mais ses positions sur l’Europe sont imprécises et inodores. Il faut dire que le sénateur Mélanchon a voté le Traité de Maastricht. Il ne dit rien de l’euro et n’emploie pas le mot « protectionnisme ».

De même, pour lui l’immigration « n’est pas un problème » : il promet d’ailleurs de régulariser les clandestins, de renforcer le droit du sol et d’établir un droit à la naturalisation. Le MEDEF serait content s’il était élu !

Le « peuple » de Jean-Luc date lui aussi manifestement : il remonte à 1970, au temps où certains s’inquiétaient qu’il puisse y avoir un jour un million d’immigrés en France. Un temps qui nous fait rêver rétrospectivement, mais ce n’est plus le nôtre, hélas.

Jean-Luc prône une « Constituante » mais pour promouvoir le régime d’assemblée élue à la proportionnelle, c’est-à-dire le régime des partis. Sa VIe République c’est en fait la bonne vieille IVe République. Il n’est d’ailleurs pas trop favorable au référendum : tout juste le préconise-t-il pour « régler la question du nucléaire ». Sans doute pour complaire aux écolos.

Notre révolutionnaire en cravate rouge déploie ainsi beaucoup d’énergie à faire du surplace politique : c’est vrai que c’est une belle performance !

Un vieux logiciel

Manifestement le logiciel de Jean-Luc date : c’est un logiciel de gauche, au surplus une version dépassée qui n’est plus en vente à la FNAC. C’est pourquoi il plaît au Système et aux nostalgiques.

Car il est sans surprise, Jean-Luc : il ne s’attaque qu’à la surface des choses et surtout aux concurrents de ce bon Nicolas. Avec lui on ne risque pas le changement et on le verra sans doute lors du second tour des présidentielles. C’est sans doute pourquoi il prétend que voter pour lui c’est le « vote utile ». Mais utile à qui finalement ?

Michel Geoffroy
27/03/2012

Voir aussi :
Les convergences paradoxales de l’extrême gauche et de la superclasse mondiale

[box class=”info”] Source : Polémia – 30/03/2012 [/box]

Immigration, insécurité, banlieues, Islam radical : en meeting à Nantes, Marine Le Pen tire les leçons des drames de Toulouse et de Montauban

Immigration, insécurité, banlieues, Islam radical : en meeting à Nantes, Marine Le Pen tire les leçons des drames de Toulouse et de Montauban

26/03/2012 – 15h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – C’est sous un soleil radieux que près de 2.000 personnes s’étaient données rendez-vous dimanche à Bouguenais, dans la banlieue de Nantes, pour entendre Marine Le Pen. Devant un public visiblement sous le charme, la candidate à l’élection présidentielle, très en forme, a axé l’essentiel de son discours sur l’islamisme radical, la sécurité et l’immigration
.

Alors que les municipalités tenues par le PS avaient multiplié les refus de location des salles publiques, que la préfecture ne donnera finalement l’autorisation de tenir le meeting organisé sous un chapiteau sur un terrain privé que dimanche à 10h du matin, que les excités de la gauche mélenchonesque avaient multiplié les appels à manifester (un “grand rassemblement” organisé à Nantes réunira péniblement… 100 participants) près de 2000 personnes venues de toute la région ont finalement fait le déplacement sur les bords de la Loire pour rencontrer celle qui se présente comme la seule candidate anti-système.

Arrivée à 16 heures sous les acclamations d’un public enthousiaste, la candidate a débuté son intervention en évoquant d’entrée les drames de Toulouse et de Montauban. Pour Marine Le Pen en effet l’action criminelle de Mohamed Merah est emblématique du renoncement de l’Etat, des méfaits de l’immigration, du triomphe des communautarismes, de l’expression ultime de l’Islam radical. Selon elle l’action de ce terroriste n’a été possible que grâce à la culture de l’excuse mise en place par les gouvernements de gauche comme de droite. Mais pour l’oratrice il est pourtant possible de sortir de cette situation, en ayant l’ambition et la volonté de reconstruire une France solidaire, en remettant la Nation au cœur de la politique et en appliquant la loi républicaine. « Je mettrai l’Islam radical à genou», promet-elle sous les applaudissements.

Marine Le Pen affirme que si Mohamed Merah a pu agir c’est que : « L’Etat a perdu le contrôle des banlieues…», ajoutant que « ces zones de non-droit ont continué de s’étendre sous Nicolas Sarkozy» ; que dans ces zones « on y achète la paix à coup de milliards… » ; « qu’il y a 2 lois, celle de la drogue et celle de l’Islam radical » ; que « oui, l’argent de la drogue sert à acheter les armes de guerre ». Pour elle ces faits expriment que « la vérité est que Nicolas Sarkozy a renoncé à agir… ». La présidente du FN explique que la société française a été transformée par l’immigration de masse, qui a permis le triomphe des communautarismes. Ainsi, les groupes islamistes ont peu à peu fait interdire le porc dans l’alimentation des cantines, imposé l’abattage et la vente de la viande Halal, séparer les garçons et les filles dans la pratique du sport, fait exploser les mariages forcés.

Cette situation est également le fruit de « la culture de l’excuse permanente qui a gangrené la société ». Cela s’exprime, selon elle, dans la politique judiciaire car « des milliers de peines ne sont pas exécutées… que pour les crimes les plus barbares la peine maximum est de 27 ans ». Rappelant que « c’est bien la droite qui a supprimé la double peine », elle pose la question : « qui peut oser dire que la Justice fonctionne correctement envers les criminels ? » De même, les tenants de cette philosophie « ont semé la haine de la France… elle les (les immigrés) cadenasse dans une catégorie ethnico-religieuse ». Résultat : « La gauche leur refuse l’assimilation ».

Marine Le Pen considère qu’elle a la mission de sortir de cette logique pour retrouver une « France solidaire ». Les Français doivent pouvoir vivre en sécurité « qui n’est pas seulement physique mais sociale ». Pour cela « il faut retrouver la conscience d’être un peuple ». Aussi « la France reprendra le contrôle de ses frontières. » précisant qu’elle n’hésitera pas à remettre en cause les accords de Schengen. Rappelant que « la gauche avec Jean Luc Mélenchon souhaite régulariser tous les clandestins », elle, « elle s’engage à réduire l’immigration de 200.000 à 10.000 par an ». Elle précise qu’elle abolira le droit du sol car « la nationalité s’hérite ou se mérite…la naturalisation doit obéir à des lois strictes…car être Français, c’est une fierté, ce n’est pas un droit. »

De même, la République doit lutter contre le développement du communautarisme et l’introduction des religions dans la sphère publique. « J’empêcherai les attaques de la laïcité…les prêches seront systématiquement surveillés dans les mosquées ». Marine Le Pen entend favoriser ce sentiment d’appartenance nationale par l’enseignement de l’histoire de France : « tous les enfants quelles que soient leurs origines doivent connaître Clovis, les 40 rois … Je veux qu’on respecte la France, ma patrie, notre patrie.” C’est aussi pourquoi elle rappelle qu’elle « veut partout la priorité nationale, le patriotisme économique et social ».

S’attaquant au sentiment de peur car « on impose plus facilement la tyrannie à un peuple qui a peur », Marine Le Pen affirme : « je ne veux pas revenir à la France d’avant, mais je veux que les relations sociales soient fondées sur autre chose que la peur ». Citant Bernanos « L’espérance est un risque à courir », elle conclut son intervention en lançant un appel au peuple de France : « Libère toi de ces élites qui t’enchaînent ! » Affirmation reçue cinq sur cinq par un public manifestement conquis qui réserve à la candidate une standing ovation avant d’entonner une vibrante Marseillaise.

Crédit photos : C. Lanseria, NOVOpress Breizh.
Face à Marine Le Pen, NKM voterait pour François Hollande

Face à Marine Le Pen, NKM voterait pour François Hollande

18/03/11 – 17h45
PARIS (NOVOpress)
– S’il fallait encore une démonstration de la collusion UMPS et du fait que Marine Le Pen est la seule vraie candidate anti-système, la porte-parole de Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet l’aurait donnée en annonçant qu’elle voterait PS en cas de second tour entre François Hollande et Marine Le Pen.

C’est sur France 3, face au directeur de la campagne de Mme Le Pen, l’énarque Florian Philippot, que NKM a donc réédité son appel des dernières cantonales à voter PS contre le FN, après avoir essayé de botter en touche en affirmant que la possibilité d’un duel Le Pen-Hollande n’était « pas d’actualité » se basant sur des sondages dont on connaît l’imprécision et la manipulation quand il s’agit du traitement de la droite nationale.

Crédit photos : NKM via Flickr (cc)

Halal : le conseiller régional FN démissionne

Halal : le conseiller régional FN démissionne

24/02/12 – 17h00
PARIS (NOVOpress)
– Suite à la polémique lancée par Marine Le Pen autour de la viande halal imposée dans les assiettes des français, Paul Lamoitier, conseiller régional FN du Nord-Pas-de-Calais et l’un des plus importants distributeurs de viande halal de la région, a démissionné de ses fonctions au sein du mouvement populiste.

C’est par une lettre envoyée à Marine Le Pen qu’il a fait part de sa décision qui redonne un peu de cohérence au FN sur cette question.

C’est d’ailleurs ce qu’a confirmé Bruno Bilde, directeur de la communication de Marine Le Pen, en déclarant : « Paul Lamoitier n’est plus sur la ligne du Front. Il prend des positions en faveur du halal : son départ est souhaité ».

Crédit photo : BrotherMagneto via Flickr (cc).

Langues régionales : Nicolas Sarkozy sur les brisées de Marine Le Pen

Langues régionales : Nicolas Sarkozy sur les brisées de Marine Le Pen

23/02/2012 – 10h00
RENNES (NOVOpress Breizh) – La question des langues régionales s’invite dans la campagne électorale. En meeting électoral à Marseille dimanche dernier, Nicolas Sarkozy a clairement affirmé qu’il n’entend pas ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. D’accord sur ce point avec Marine Le Pen.

Alors que Lionel Jospin, Premier ministre de Jacques Chirac, avait signé cette charte le 7 mai 1999, le Conseil constitutionnel avait rendu peu de temps après une décision selon laquelle celle-ci était contraire à l’article 2 de la Constitution française qui édicte que « la langue de la République est le français ». Dans son préambule, la charte comporte en effet des dispositions visant à reconnaître à chaque personne « un droit imprescriptible » à « pratiquer une langue régionale ou minoritaire dans la vie privée et publique », qui plus est sur des territoires déterminés, ce qui, selon le Conseil constitutionnel, “porte atteinte aux principes constitutionnels d’indivisibilité dela République, d’égalité devant la loi et d’unicité du peuple français.”

Et ce n’est pas le nouvel article 75-1 de la Constitution, ajouté suite à la révision constitutionnelle de juillet 2008, selon lequel « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France », qui pourrait permettre la ratification de la charte. Selon Georges Tron, Secrétaire d’Etat chargé de la Fonction Publique, ce texte « exprime la simple reconnaissance d’un état de fait et n’a pas à lui seul d’effet normatif. » (Réponse à une question d’actualité au Sénat, 18/01/11.) Un simple texte « mémoriel », en quelque sorte.

«Quand on aime la France, on ne propose pas de ratifier la charte des langues régionales et minoritaires qui n’a pas pour but de faire vivre les langues régionales mais de reconnaitre des droits linguistiques à toutes les minorités et de les placer sous le contrôle d’une Cour européenne qui jugera sans tenir compte de notre histoire nationale et de notre tradition républicaine. » a donc déclaré à Marseille le candidat de l’UMP, qui affirme le plus sérieusement du monde redouter par-dessus tout le « communautarisme », que la ratification de la charte ne manquerait pas, selon lui, de renforcer. Certains feront remarquer que cette défiance affichée vis-à-vis du communautarisme – nouvelle chez l’hôte actuel de l’Elysée – ne concerne apparemment que les minorités linguistiques régionales.

Avant d’écrire son texte, le rédacteur du discours électoral de Nicolas Sarkozy avait certainement lu le communiqué de l’un des porte-parole de Marine Le Pen, publié le 26 janvier 2012, dénonçant l’intention émise par François Hollande de ratifier la Charte. Selon Bertrand Dutheil de La Rochère en effet « deux siècles après sa rédaction, le Rapport sur la Nécessité et les Moyens d’anéantir les Patois et d’universaliser l’Usage de la Langue française de l’abbé Grégoire serait ainsi envoyé dans les poubelles de l’histoire par le candidat de la gauche. L’abbé Grégoire voulait ‘ fondre tous les citoyens dans la masse nationale’ pour ‘créer un peuple’. A l’inverse, François Hollande veut revenir en arrière pour mieux opposer les Français entre eux. »

Le conventionnel Barrère (1755-1841) : « le fédéralisme et la superstition parlent bas-breton et le fanatisme parle basque ». Portrait par Jean-Louis Laneuville

Et cet ancien chevènementiste de mettre les points sur les i : « Avec Marine Le Pen, le français restera la seule langue de la République. Les langues étrangères de diffusion mondiale seront apprises dans l’enseignement secondaire. Dans sa sphère privée, il appartiendra à chacun, s’il le souhaite, d’étudier une de ces langues régionales ou minoritaires. »

Que prévoit donc cette charte si contestée? En réalité seules les langues traditionnellement employées par les ressortissants d’une partie d’un État européen sont concernées par le texte, et ses dispositions s’appliquent essentiellement aux langues parlées par une minorité du pays : sont donc concernées les langues « régionales » – c’est-à-dire les langues parlées localement au sein même du pays, dérivant d’une culture régionale distincte de la culture du pays lui-même (le breton en Bretagne, par exemple) – et les langues « minoritaires » – parlées par une minorité ethnique importante implantée dans le pays (par exemple l’allemand parlé par une minorité allemande au Danemark).

Disposition qui a son importance, et que veulent ignorer les deux prétendants à l’Elysée, les langues employées par les récents immigrants d’un État non-européen, ainsi que les dialectes locaux ou patois, sont exclus des dispositions de la Charte. Somme toute,la Charte consacre le droit de tous les peuples européens, y compris ceux qui n’ont pas d’Etat, à pouvoir s’exprimer en toute occasion, y compris dans la vie publique, dans la langue de leurs ancêtres.

Un droit à l’identité que, semble-t-il, Nicolas Sarkozy, n’entend pas reconnaitre. Selon lui, permettre à la langue bretonne (ou la langue alsacienne, ou la langue basque, ou la langue corse…) d’avoir une existence officielle « ruinerait des siècles d’efforts et de sacrifices pour nous construire un État, une Nation, une République dont nous pouvons être fiers et dont nous tirons notre force et notre intelligence collective.» D’accord en cela avec le porte-parole de Marine Le Pen pour qui cette reconnaissance conduirait à « opposer les Français entre eux. (…) Le mondialisme a besoin de fragmenter les peuples pour qu’ils se noient dans des conflits locaux et inter communautaires». La pratique d’une langue régionale comme facteur de ruine de l’Etat ou de désintégration mondialiste, il fallait y penser.

Déjà en 1792, l’abbé Grégoire affirmait sans rire que le « français est la langue de la liberté ». D’accord avec le conventionnel Barrère qui, au nom du Comité de salut Public, déclarait en pleine Terreur que « le fédéralisme et la superstition parlent bas-breton et le fanatisme parle basque ». Deux siècles plus tard, on en est toujours là.

Crédit photo : Richard Pichet, licence CC.

Parrainages : Brigitte Bardot vole au secours de Marine Le Pen

Parrainages : Brigitte Bardot vole au secours de Marine Le Pen

22/02/12 – 13h00
PARIS (NOVOpress)
– Nouvelle prise de position courageuse et iconoclaste pour l’ancienne star du cinéma français.

Brigitte Bardot a en effet écrit “une lettre en forme d’appel aux élus” pour qu’ils apportent leur parrainage à la candidate du Front National, Marine Le Pen.

Dans sa missive, Brigiette Bardot se dit “scandalisée que des maires de France soient à ce point frileux“.

L’ancien sex-symbol leur demande donc de “donner leur voix à Marine Le Pen qui fait partie d’une équipe de tête de la présidentielle, qui défend les animaux et a le courage de redonner à notre pays ‘la France’ la place qu’elle doit occuper dans le monde“.

Je leur demande donc d’avoir un peu de courage pour une fois dans leur vie et d’assumer enfin leur devoir ” conclut enfin l’actrice.

Crédit photo : John McNab via Flickr (cc).

Viande halal : les Français doivent être informés !

Viande halal : les Français doivent être informés !

21/02/2012 – 11h45
PARIS (NOVOpress) — Lors d’un déplacement à Lille samedi, Marine Le Pen, s’appuyant sur le dernier numéro d’Envoyé spécial a affirmé : « Il s’avère que l’ensemble de la viande qui est distribuée en Ile-de-France, à l’insu du consommateur, est exclusivement de la viande halal. Tous les abattoirs d’Ile-de-France vendent du halal, sans exception. Que du halal ». L’Ile-de-France compte quatre grands abattoirs ovins et bovins. Sur ces quatre abattoirs, trois pratiquent un abattage exclusivement rituel : Ezanville, dans le Val-d’Oise, et Jossigny et Meaux, en Seine-et-Marne. Le quatrième est un abattoir de porcs. La totalité de la viande ovine et bovine produite en Ile-de-France est donc halal.

« Pour des raisons économiques, tous les animaux abattus en Ile-de-France le sont selon les techniques halal. Et le phénomène est en train de gagner toute la France…». On estime que la viande ovine et bovine consommée en Ile-de-France est halal à 80%

Sur les 200.000 tonnes consommées annuellement en Ile-de-France, 5.000 tonnes, soit 2,5%, sortent de ces trois abattoirs. Certains en ont conclu un peu rapidement que seuls 2,5% de la viande consommée dans la région-capitale serait halal. Ce qui est évidemment faux. Les 195.000 tonnes complémentaires viennent des grands bassins de production français, Normandie, Bourgogne, Pays-de-Loire, Bretagne, auxquels s’ajoutent la viande d’importation. Or, selon Gilbert Mouthon, professeur à l’École Vétérinaire de Maison Alfort (94) et expert auprès des tribunaux : « pour des raisons économiques, tous les animaux abattus en Ile-de-France le sont selon les techniques halal. Et le phénomène est en train de gagner toute la France, où on estime que 80% des moutons sont abattus selon les méthodes halal ». Quant aux viandes d’importation, on peut estimer qu’elles sont en majeure partie halal si l’on en croit ce document de 2004 (la situation a largement empiré !) sur le halal-business qui précise entre autre : « Il est remarquable que les principaux exportateurs de viandes et produits halal soient essentiellement les pays sans tradition musulmane comme l’Australie, la Nouvelle Zélande, le Brésil, l’Argentine, les États-Unis, le Canada et également quelques pays européens comme l’Irlande, le Danemark (…) ». (p 15)

« Le consommateur est en droit de savoir. »

Pour le Dr Jean-Louis Thillier, auteur de nombreux rapports officiels sur la sécurité sanitaire, le scandale du halal « c’est celui du non-respect des normes d’hygiène, conduisant à une augmentation des contaminations à l’Echerichia Colli, ces terribles bactéries qui provoquent tant d’insuffisances rénales chez les enfants. Au cours de ce type d’abattages rituels, le contenu de l’œsophage et des intestins des animaux risque de souiller la viande, particulièrement les quartiers avant qui finissent dans les steaks hachés. Voilà pourquoi l’étiquetage indiquant comment les animaux ont été abattus est si important. Le consommateur est en droit de savoir. »

Le consommateur a en effet le droit de refuser d’être malade, le droit de refuser d’acheter de la viande provenant d’un animal condamné à souffrir de longues minutes après égorgement, et le droit de refuser de subventionner l’implantation sur notre sol d’une volonté politique et cultuelle exogène, puisque les bêtes estampillées halal le sont moyennant une redevance aux mosquées !

Henri Dubost pour Novopress France

Crédit photo : BrotherMagneto via Flickr

L’hebdomadaire VSD condamné pour diffamation envers Marine Le Pen

L’hebdomadaire VSD condamné pour diffamation envers Marine Le Pen

17/02/12 – 15h30
PARIS (NOVOpress)
— L’hebdomadaire populacier VSD a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir publié le 23 décembre 2010 un article diffamatoire sur Marine Le Pen intitulé “Les secrets d’une fille à papa”.

La 17ème chambre du tribunal correctionnel a condamné VSD à une amende de 1000 euros et à verser à Marine Le Pen 2 euros symboliques de dommages et intérêts. En outre, le titre devra s’acquitter de 3.000 euros de frais de justice.

Dans l’article condamné, la revue politiquement correcte dressait un portrait de la présidente du Front National qui la présentait comme une fêtarde, buvant parfois plus que de raison. Ajoutant la vulgarité à la diffamation, le folliculaire ayant commis l’article écrivait même “Paradoxalement, c’est une fille qui aime manger, boire et baiser comme son père“.

S’il n’a pas accordé les 600 000 euros de dommages et intérêts réclamés par l’avocat de Marine Le Pen, le tribunal a estimé que l’article incriminé imputait bien à Marine Le Pen “un comportement excessif et incontrôlé qui apparaît attentatoire à la considération”.

Crédit photo : staffpresi-esj via Flickr (cc)

Samedi 11 février, 12 heures: Libre Journal avec les Jeunes avec Marine sur Radio Courtoisie

Samedi 11 février, 12 heures: Libre Journal avec les Jeunes avec Marine sur Radio Courtoisie

Samedi midi vous êtes pris!

Campagne électorale oblige, le Libre Journal des lycéens de Romain Lecap sur Radio Courtoisie reçoit deux membres de la jeune garde de Marine le Pen, David Rachline, conseiller régional de Paca, conseiller municipal de Fréjus, secrétaire national à la communication numérique et Julien Rochedy, président des Jeunes avec Marine.

Au menu :  un tour d’horizon des sujets d’actualité afin de mieux cerner leurs positions et nous nous intéresserons de plus près à leur engagement et au projet militant qu’ils proposent aux jeunes Français.

En fin d’émission, les chroniques habituelles ainsi qu’une toute nouvelle rubrique qui devrait faire sensation!

Le Libre Journal des Lycéens
http://librejournalromainlecap.over-blog.com/
http://www.facebook.com/Libre.journal.de.Romain.Lecap

Radio Courtoisie
http://www.radiocourtoisie.net/tempo/
http://radio-courtoisie.over-blog.com/

Pour écouter Radio Courtoisie :
Paris 95,6 MHz Caen 100,6 MHz Chartres 104,5 MHz
Cherbourg 87,8 MHz Le Havre 101,1 MHz Le Mans 98,8 MHz ;
Pour toute la France, en clair, sur les bouquets satellite Canalsat (canal 179 ou 496) et TNTSAT
pour le monde entier sur www.radiocourtoisie.fr.

Marine Le Pen veut convaincre les identitaires, sur France Inter [audio]

Marine Le Pen veut convaincre les identitaires, sur France Inter [audio]

[ NDLR : Depuis le 23 janvier l’hébergement de Novopress France a une importante défaillance technique pour mettre en ligne de nouvelles publications. Ce qui explique le petit nombre de publications depuis lors. Nous vous demandons de bien vouloir nous excuser.]

Hier matin 25 janvier, Marine Le Pen était reçue dans le 7/9 de France Inter.

A un auditeur qui dit que le Front National et les Identitaires seront alliés à Nice pour les législatives, Marine Le Pen répond qu’il faudrait qu’elle arrive à convaincre les Identitaires de changer d’avis sur des points de désaccord qu’elle détaille.

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Interview de Nicolas Bay : « Marine Le Pen incarne une réelle alternative »

Interview de Nicolas Bay : « Marine Le Pen incarne une réelle alternative »

[box class=”info”] A l’occasion de la venue de Marine Le Pen dimanche à Bordeaux, Nicolas Bay a accordé un entretien à Infos Bordeaux. Porte-parole de la candidate à l’élection présidentielle, celui qui est « conseiller sur les questions d’immigration » livre son point de vue sur ce début de campagne. [/box]

Infos Bordeaux : Quelle est votre réaction aux derniers sondages donnant Marine Le Pen aux alentours de 20% ?

Nicolas Bay : Quand on analyse avec précision les sondages d’intentions de vote depuis 1 an, il apparaît que Marine Le Pen est en hausse constante avec des pics lors des périodes de forte médiatisation. Après une phase de consolidation ces derniers mois, on observe une nouvelle hausse récente depuis que Marine Le Pen a présenté son projet ainsi que le chiffrage de celui-ci, aucun de ses concurrents n’osant se livrer à cet exercice de crédibilité et de transparence. Marine a une longueur d’avance certaine sur ses adversaires et incarne une voie réellement alternative aux ornières dans lesquelles l’UMP et le PS ont conduit la France et les Français depuis 30 ans. Plus que jamais, nous pouvons créer la surprise le 22 avril en arrivant en tête du 1er tour.

Quels sont les principales thématiques de sa campagne ?

N.B : L’actualité place la question des finances publiques et de l’économie en sujet principal de la campagne électorale. Et deux visions s’opposent clairement : celle de Hollande-Sarkozy et Bayrou qui sont mondialistes, qui souhaitent encore plus de fédéralisme européen et qui refusent de protéger notre économie, nos emplois et nos travailleurs. De l’autre, celle de Marine Le Pen qui souhaite mettre fin au système mortifère du libre-échange de la disparition des frontières, en rétablissant un état fort, stratège et protecteur.

Les plans de rigueur imposés aux Français pour sauver l’euro et les banquiers ne sont plus supportables alors que notre pays compte de près de 5 millions de chômeurs et 8,2 millions de personnes (14% de la population française) qui vivent en dessous du seuil de pauvreté !

Mais d’autres thèmes vont bien sûr être abordés au cours de la campagne. L’immigration reste un problème grave et, dans ce domaine, l’échec de Sarkozy est patent : 200 000 titres de séjour délivrés chaque année (120 000 sous Jospin entre 1997 et 2002). S’agissant de l’insécurité, la situation continue de s’aggraver avec 45% de hausse des atteintes aux personnes depuis 9 ans. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant puisque le gouvernement UMP a supprimé 3000 postes de policiers et gendarmes chaque année depuis 5 ans…

Pensez-vous que Nicolas Sarkozy puisse relancer une dynamique lors de cette campagne présidentielle ?

N.B : Sarkozy avait utilisé les idées du Front National pour se faire élire en 2007. Mais les promesses n’ont pas été tenues. Non seulement, il n’a pas fait ce qu’il avait promis, mais il a souvent faire le contraire ! Beaucoup de Français avaient été dupés. Ils ont cru en Sarkozy, pensant qu’il incarnerait la fameuse « rupture ».

Aujourd’hui, la déception est à la mesure de l’espoir qu’il avait suscité : immense ! Dans ces conditions, et sans sous-estimer son habileté, il m’apparaît difficile pour Sarkozy de créer une dynamique autour de sa candidature.

Vous êtes « conseiller sur les questions d’immigration » de Marine Le Pen. L’inversion des flux migratoires est-elle toujours d’actualité ?

N.B : La France subit une immigration massive et incontrôlée. Il est urgent en effet d’inverser la tendance. Voici les principales mesures que Marine Le Pen souhaite mettre en œuvre :

Réduction en 5 ans de l’immigration légale de 200 000 entrées par an à 10 000 entrées par an (division par 20).

Suppression du regroupement familial.

Réduction drastique du nombre de demandeurs d’asile admis à rester en France.

Remise en cause des accords de Schengen sur la libre circulation des personnes : la France reprendra le contrôle de ses frontières.

Réduire la durée maximale de la carte de séjour de 10 ans actuellement à 3 ans renouvelable avec un strict contrôle des conditions d’obtention.

Suppression du droit du sol et réforme en profondeur du code de la nationalité française afin que l’acquisition de la nationalité ne soit plus une simple formalité administrative.

Expulsion systématique de toute personne qui entre ou se maintient illégalement sur le territoire national.

Suppression des pompes aspirantes de l’immigration clandestine, telle que l’Aide Médicale d’Etat, réservée aux migrants clandestins.

Suppression, dans le droit français, de la possibilité de régulariser des clandestins.

Application de la priorité nationale pour l’emploi, le logement et les aides sociales.

Propos recueillis par Bertrand Lescure pour Infos Bordeaux

[box class=”info”] Source : Infos Bordeaux. [/box]