Tag Archives: Marine Le Pen

Vers une augmentation des régularisations de clandestins en France

Vers une augmentation des régularisations de clandestins en France

01/12/2012 — 08h00
PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation) – La circulaire du ministère de l’Intérieur sur la régularisation des clandestins a été présentée mercredi en Conseil des ministres et publiée jeudi au journal officiel. De nouveaux critères de régularisation ont été fixés. Les familles des clandestins seront régularisées à condition qu’elles résident sur le territoire français depuis cinq ans et que leurs enfants y soient scolarisés depuis trois ans. Les travailleurs clandestins doivent être présents en France depuis au moins cinq ans et doivent avoir travaillé les deux dernières années consécutives. Enfin les jeunes majeurs clandestins scolarisés au moins trois ans en France avant leurs 18 ans seront régularisés

La grande nouveauté s’est surtout l’assouplissement de certaines règles

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Soirée rock’n’roll avec Les Forbans pour les 40 ans du Front National

28/11/2012 — 11h00
PARIS (NOVOpress) —
Le samedi 8 décembre, le Front National fêtera ses 40 ans d’existence avec un gala à la Mutualité. Annonce étonnante, la soirée sera animée par le groupe de rock’n’roll Les Forbans, qui s’était fait connaitre dans les années 80 avec des succès tels que “Chante” (danse et mets tes baskets…), “Lève ton ful de là”, “Flip flap” ou encore “Tape des mains”.

S’agit-il d’un coming out frontiste déguisé pour le groupe ou d’une simple prestation ? En tout cas, les paparazzis auront certainement là une occasion rêvée de voir Louis Aliot et Marine Le Pen se lancer dans un rock endiablé !

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Souad Merah est “fière” de son frère

12/11/2012 — 17h00
TOULOUSE (NOVOpress) — La famille Merah, une chance pour la France ? Après le frère Mohamed, la sœur Souad. Interrogée en caméra cachée par son frère ainé Abdelghani, qui s’est élevé contre la tuerie perpétrée par Mohamed Merah et sort aujourd’hui un livre qui y est consacré, dans le cadre de l’émission Enquête exclusive, Souad Merah, qui porte le voile islamique, a affirmé avec conviction qu’elle était “fière” de son frère Mohamed  (extrait vidéo ci-dessus).

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Philippe Vardon bientôt candidat du Rassemblement Bleu Marine ?

Philippe Vardon bientôt candidat du Rassemblement Bleu Marine ?

05/11/2012 — 22h25
NICE (NOVOpress) — Les appels à l’union prononcés par Philippe Vardon lors de son discours à la Convention identitaire à Orange ont-ils été entendus ? Evoquant notamment la nécessité de la complémentarité du Front national (FN), de l’aile patriote de l’UMP, d’autres structures de droite et des Identitaires, Philippe Vardon avait ainsi indiqué la participation de candidats Identitaires à des listes d’union lors des prochaines élections municipales, par exemple dans le cadre du Rassemblement Bleu Marine.

Or, dans le cadre d’une conférence de presse qu’il a tenu hier en Isère, Steeve Briois, le secrétaire général du FN, a affirmé: « Le Rassemblement bleu Marine dépasse largement le Front national et s’adresse autant aux électeurs déçus par l’UMP qu’aux identitaires, mais à titre individuel, s’ils sont sincères et de bonne foi ». C’est la raison pour laquelle, « nous invitons personnellement Philippe Vardon à Nice ».

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"Sur le fond, je comprends les Identitaires !" Marine Le Pen à propos du chantier de la Mosquée de Poitiers

“Sur le fond, je comprends les Identitaires !” Marine Le Pen à propos du chantier de la Mosquée de Poitiers

31/10/21012 — 18h30
PARIS (NOVOpress) —
Sur BFMTV, Marine Le Pen, interviewée par Ruth Elkrief, au sujet de l’occupation temporaire et pacifique du chantier de la future mosquée cathédrale de Poitiers par Génération Identitaire a eu une réponse similaire à celle qu’elle avait faite sur RTL auparavant. “Je comprends leurs préoccupations [des Identitaires] et je pense qu’elles sont partagées par beaucoup de Français.” a-t-elle répondu.

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Mosquée de Poitiers, Marine Le Pen : “Je suis atterrée par les réactions d’hystérie de la classe politique”

22/10/2012 — 18h00
PARIS (NOVOpress) — Interrogée ce matin sur RTL par Jean-Michel Apathie, Marine Le Pen a indiqué, au sujet de l’action de Génération Identitaire sur le chantier de la future mosquée de Poitiers : “Je suis atterrée par les réactions d’hystérie de la classe politique”. Précisant que “j’aurais bien aimé qu’il y ait les mêmes réactions d’hystérie quand il y a eu des multiples occupations d’églises”. A signaler qu’en outre il s’agissait là d’églises en activité et non pas de chantiers.

Lorsqu’on lui a demandé si elle était choquée par l’action des militants identitaires, la présidente du Front National a répondu : “Croyez-vous qu’il faut faire une repentance pour s’excuser de l’action de Charles Martel ?” Ajoutant :  “Je pense qu’il faut se précipiter pour se repentir”.

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Peine de mort : Marine Le Pen réaffirme la nécessité d’un referendum

Peine de mort : Marine Le Pen réaffirme la nécessité d’un referendum

12/10/2012 – 10h00
PARIS (NOVOpress) – A l’occasion de la Journée mondiale et européenne contre la peine de mort, Marine Le Pen a déclaré sur BFM-TV : « A titre personnel, je suis pour la peine de mort ». La présidente du Front national a réaffirmé son souhait d’un recours au référendum sur cette question. « Les Français doivent être interrogés. Du jour où on a supprimé la peine de mort, on a aussi supprimé l’enfermement à vie, qui n’existe pas en France. Ce qui veut dire que certains parents dont les enfants ont été massacrés, peuvent croiser l’assassin dans la rue. Je trouve ça inadmissible ».

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Dominique Venner : "L’offensive « laïque » de Marine Le Pen"

Dominique Venner : “L’offensive « laïque » de Marine Le Pen”

Crédit photo : RémiJDN via Flickr (cc)

Tribune libre, texte initialement publié sur www.dominiquevenner.fr

Devant la portée « métapolitique » des déclarations récentes de Marine Le Pen sur la laïcité, je vais me départir un instant de ma distance à l’égard de l’univers politique. Son offensive « laïque », pour reprendre le titre du Monde (22 septembre 2012), est à prendre au sérieux. Elle constitue une rupture majeure dans le discours sur l’immigration.

Occupant un terrain où on ne l’attendait pas, Marine Le Pen accentue son image moderne, plaçant ses adversaires faussement « républicains » face à leurs contradictions. En reprenant les principes fondamentaux de la République française pour condamner l’immigration islamiste, elle se fera entendre par une part importante de l’opinion qui lui restait fermée. Elle a trouvé des formules fortes auxquelles tout Français ne peut qu’applaudir : « La laïcité comme la liberté n’est pas négociable… Je mets à la porte tous les intégristes étrangers… J’interdis le voile dans l’espace public… Je rétablis le rôle de l’école publique et républicaine qui est de fabriquer des Français… »

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Impact de l’implantation des identitaires niçois sur les résultats électoraux du FN sur le canton de Nice 3

Impact de l’implantation des identitaires niçois sur les résultats électoraux du FN sur le canton de Nice 3

Nous vous livrons ici (sur le site de Nissa Rebela, note de Novopress) une passionnante étude de sociologie électorale effectuée par l’une des responsables de l’association Les Identitaires (qui a en charge la formation et la réflexion intellectuelle et stratégique dans le mouvement identitaire). Cette étude tend à démontrer – chiffres à l’appui – que l’implantation identitaire dans le canton de Nice 3 y a renforcé le vote FN lors des scrutins nationaux. Exemple simple : alors que Marine fait, en 2012, 2270 voix de moins que le total JMLP/Mégret de 2002 sur Nice Ville, elle dépasse de 401 voix ce même total sur le seul canton de Nice 3 !

En 2001, sur le canton de Nice 3, ouvre la Librairie du Paillon, dirigée par Benoît Lœuillet. C’est la première pierre, encore inconsciente, de l’implantation des identitaires niçois dans le quartier du Port. En 2004, de l’autre côté du pâté de maison de la librairie, les JI Nissa inaugurent leur première maison de quartier, La Maioun. Peu à peu, différents militants ou sympathisants identitaires s’installent dans le quartier, pour y habiter ou y exercer leur activité professionnelle. En 2010, après la fermeture de La Maioun, c’est proprement au dos de la librairie que les identitaires niçois ouvrent leur nouveau local, Le Bastioun qui devient aussi, de fait, le siège de Nissa Rebela.

Depuis les législatives de 2007, Nissa Rebela est régulièrement représentée aux élections qui se déroulent sur ce canton, Philippe Vardon y obtenant 4,44% aux cantonales de 2011 (394 voix).

I – Le meilleur canton FN en 2012

Quatrième meilleur canton (sur 14) pour Jean-Marie Le Pen le 21 avril 2002 (29,29%), il est devenu, au premier tour des présidentielles 2012, le meilleur canton de Nice pour Marine Le Pen (28,33%). Quand Marine gagne 99 voix sur tout Nice par rapport à son père en 2002, elle en gagne 714 sur Nice 3. Seul le canton de Nice 9 fait mieux (771 voix de plus) mais il a connu une hausse du nombre d’électeurs inscrits de 10,6% entre 2002 et 2012 alors que le nombre d’inscrits de Nice 3 n’a progressé que de 1,7%. Mieux, alors que Marine fait, en 2012, 2270 voix de moins que le total JMLP/Mégret de 2002 sur Nice Ville, elle dépasse de 401 voix ce même total sur le seul canton de Nice 3 !

Bref, en pourcentage comme en voix, le canton de Nice 3 est devenu en 10 ans le bastion du vote Le Pen à Nice. Difficile de ne pas voir un lien entre cette évolution et le fait que ce canton soit aussi le “bastioun” militant des identitaires niçois…

Pour se faire une idée plus précise de ce phénomène, nous avons comparé les résultats du vote Le Pen sur le canton de Nice 3, le canton de Nice 12 (qui appartient à la même circonscription législative) et la ville de Nice aux élections présidentielles et européennes entre 2002 et 2012. Pour le 21 avril 2002, le score de Bruno Mégret est indiqué. Tous les résultats sont issus de ce site.

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FN en Bretagne : les apparences sont parfois trompeuses

FN en Bretagne : les apparences sont parfois trompeuses

Journalistes et commentateurs se sont plu à souligner la progression en voix et en pourcentages obtenue par Marine Le Pen le 22 avril 2012, à l’occasion du premier tour de l’élection présidentielle ; résultats qu’ils comparent avec ceux obtenus par Jean-Marie Le Pen lors du premier tour de la présidentielle de 2007. Effectivement, en nombre de suffrages et en pourcentage par rapport aux exprimés, la comparaison est flatteuse pour Marine Le Pen. En Bretagne comme ailleurs, la poussée peut être qualifiée de forte.

Mais était-il pertinent de comparer systématiquement 2012 avec 2007, année ou le candidat de la droite, Nicolas Sarkozy, grâce à une campagne habilement menée, avait su « siphonner », au premier tour, l’électorat frontiste ? En effet, faute d’une campagne cohérente et d’avoir su « parler » à son électorat traditionnel, Jean-Marie Le Pen s’était retrouvé en caleçon. Si l’ancien président du Front National ne voyait que des avantages à bénéficier des voix de la « France d’en bas », il oubliait de défendre les intérêts des milieux populaires qui votaient pour lui. D’où un discours droitiste et libéral qui aurait pu satisfaire les électeurs d’une partie de la droite mais certainement pas ceux d’un parti « populiste ».

Erreur grossière qu’il paya cher le 22 avril 2007, alors que Nicolas Sarkozy avait su, lui, faire de la « valeur travail » son cheval de bataille. Bref, J.M. Le Pen ne s’intéressait que très peu au vécu de ses électeurs : chômage, pouvoir d’achat, logement, désindustrialisation, désintégration du tissus social en milieu rural… Seule l’immigration et l’insécurité semblaient le passionner… Ce qui est insuffisant lorsqu’on s’adresse à un public composé principalement d’ouvriers et d’employés.

Quant à sa méconnaissance des dossiers, elle apparaissait consternante dès qu’il convenait de sortir des généralités. A tel point qu’au 7/9 de France-Inter où il était invité de temps en temps, Patrick Cohen n’éprouvait guère de difficulté à le mettre dans l’embarras.

Avec Marine Le Pen, une ligne sociale, populaire et populiste est privilégiée ; ce qui lui a permis non seulement de récupérer les « égarés » de 2007, mais encore d’attirer des électeurs provenant d’autres horizons (certaines enquêtes montrent, par exemple, sa pénétration dans le secteur public).

Si comparer le premier tour de 2012 avec celui de 2007, n’est pas la meilleure idée qui soit – à cause d’un Jean-Marie Le Pen au plus mauvais de sa forme -, comparer 2012 avec 2002 semble plus parlant. En Bretagne historique, le nombre des exprimés a progressé de 585.661 (2.753.601 en 2012 contre 2.167.940 en 2002). Ensuite le nombre d’électeurs frontistes a, lui aussi, augmenté : 101.814 (356.346 contre 254.532). Enfin, en pourcentage par rapport aux suffrages exprimés, Marine Le Pen a progressé de 1,20 point (12,94 contre 11,74). Les responsables du Front national n’ont donc aucune raison de pavoiser : il n’y a pas eu de miracle en Bretagne ; cette dernière demeure pour eux une « terre de mission ».

On peut détailler géographiquement les 101.814 voix supplémentaires : 14.510 dans les Côtes d’Armor (+1,90 point) ; 17.073 dans le Finistère (+1,18 point) ; 25.278 en Ille-et-Vilaine (+1,94 point) ; 27.031 en Loire-Atlantique (+0,63 point) ;et17.922 (+0,66 point) dans le Morbihan.

Il ne faut pas perdre de vue que le nombre des exprimés a, lui aussi, notablement augmenté. Ce qui oblige à relativiser la progression en voix : + 62.426 dans les Côtes d’Armor, + 96.972 dans le Finistère, +134.744 en Ille-et-Vilaine, + 191.668 en Loire-Atlantique et + 99.851 dans le Morbihan.

Si la situation électorale, en Bretagne, apparaît encourageante pour le Front National, dès lors que l’exercice se limite à comparer 2012 avec 2007, elle l’est beaucoup moins lorsque l’on compare 2012 et 2002.La Bretagne n’est – pas encore ? – la Provence ou la Picardie.

Quelques chiffres et quelques déclarations sur l’élection d’hier

Quelques chiffres et quelques déclarations sur l’élection d’hier

07/05/2012 – 16h30
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) –
En commençant par le nombre des abstentionnistes proche de 19 % un point au dessus du premier tour. Même si on sait que les abstentionnistes ne sont pas les mêmes il n’y a pas eu d’élan qui aurait permis à Nicolas Sarkozy de mobiliser un grand nombre des non votants du premier tour.

Le deuxième chiffre c’est celui des bulletins blancs et nuls : plus de 2 millions. Les consignes de vote de Marine Le Pen n’y sont sans doute pas étrangères.

Au total François Hollande l’emporte avec 51,7 % des voix contre 48,3 % à Sarkozy. Un écart finalement plus serré que ce que pouvaient laisser croire les sondages.

Quelles ont été les déclarations des deux finalistes ?

Nicolas Sarkozy s’est exprimé très tôt salle de La Mutualité à Paris. Il a souhaité à Hollande « bonne chance au milieu des épreuves, ce sera difficile ». Il s’est gardé de situer clairement son avenir politique se contentant de préciser « Mon engagement dans la vie de mon pays sera différent » ce qui laisse ouvertes toutes les possibilités avant de conclure sur un curieux « je vous aime » à l’américaine.

François Hollande s’est exprimé beaucoup plus tard depuis sa ville de Tulle en Corrèze dont il préside le conseil général. Se gardant de tout triomphalisme il a situé son discours dans l’émotion : « De la fierté, de la dignité, de la responsabilité ».

La course au Premier ministre est–elle lancée ?

Il faut d’abord pour cela que le PS et ses alliés gagnent les élections législatives de juin. Une cohabitation étant improbable François Hollande pourra sans doute choisir son Premier ministre dans la nouvelle majorité.

Le président du groupe socialiste à l’Assemblée et maire de Nantes Jean-Marc Ayrault semble tenir la corde. C’est un homme de confiance de François Hollande, il a pour seul problème d’avoir des relations fraîches avec les écologistes. Martine Aubry aurait été favorisée par un score plus élevé de Mélenchon et devrait être écartée. Derrière Ayrault, Pierre Moscovici directeur de la campagne socialiste pourrait faire un candidat de consensus malgré son engagement passé avec DSK. Sinon Laurent Fabius est envisageable mais son impopularité est un handicap et il serait mieux placé aux Affaires étrangères.

Les responsables politiques se sont succédés sur les plateaux télévisés hier soir. Quels ont été leurs  réactions ?

Les discours des deux candidats n’ont pas réservé de surprise. Pendant que l’un fêtait sa victoire en se posant en président rassembleur, l’autre assumait devant ses partisans déçus « sa responsabilité ».

Pendant ce temps, les représentants des différents partis se sont succédé sur les plateaux de télévision.

Comment ont-ils analysé les résultats de cette élection ?

Côté UMP, nombreux étaient les responsables appelés à commenter les résultats qui voulaient croire à un « troisième tour » à l’occasion des prochaines élections législatives.

François Baroin, de son côté, a attribué, comme beaucoup de ses collègues, le score du président sortant à « l’antisarkozysme au cours de [la] campagne » et « au poids de la crise ».

A gauche, on parlait d’un « moment historique », multipliant les références à la victoire de François Mitterrand en 1981.

Et du côté du Front national ?

Les électeurs de Martine Le Pen ont été particulièrement courtisés pendant l’entre-deux-tours. Représentant la troisième force politique du pays à l’issue du premier tour, ils détenaient les clés de l’élection.

Interrogée à ce sujet hier, Marine Le Pen s’est défendue d’avoir fait perdre Nicolas Sarkozy, expliquant qu’il « N’a jamais été donné gagnant au cours de cette campagne ».

Elle a poursuivi en estimant que « le nouveau président décevra vite » pour mieux se placer dans la perspective des prochaines élections législatives.

Pour la présidente du Front national en effet « le seul combat, c’est à l’assemblée nationale qu’il faut le mener, avec des députés qui savent où ils vont ».

De leur côté, les représentants de l’UMP qui s’étaient illustrés ces quinze derniers jours en refusant tout dialogue avec le Front national n’ont pas semblé nuancer leur discours.

Ainsi, Nathalie Kosciusko-Morizet, auteur d’un livre qui prétend combattre les thèses du Front national, accusait hier encore Marine Le Pen d’avoir « fui ses responsabilités » en refusant de choisir entre Nicolas Sarkozy et François Hollande.

 

Marine Le Pen ne donne pas de consigne de vote mais votera blanc

Marine Le Pen ne donne pas de consigne de vote mais votera blanc

01/05/2012 – 15h45
PARIS (NOVOpress) –
Ce premier mai, Marine Le Pen, place de l’Opéra à Paris s’est exprimée devant plusieurs milliers de sympathisants rassemblés pour la fête de Jeanne d’Arc.

La présidente du Front national, qui a obtenu 17,9% des voix au premier tour de l’élection présidentielle, n’a pas donné de consigne de vote à ses près de 6 millions et demi d’électeurs. Elle a par contre déclaré qu’elle-même voterait blanc pour le second tour. Quant à ses partisans elle leur dit “Vous êtes des citoyens libres et vous voterez selon votre conscience, librement.” (1)

(1) Cette phrase ne figure pas dans les extraits présentés dans la vidéo ci-dessous mais on peut l’entendre ici.

L'étrange victoire de Marine Le Pen

L’étrange victoire de Marine Le Pen

[box] Alicle reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia. [/box]

[box class=”info”] Voici une analyse précise et méthodique des résultats de Marine Le Pen : un FN en forte baisse dans les grandes villes et victime du « grand remplacement » dans les banlieues ; un FN qui se heurte à un plafond de verre dans ses bastions ouvriers et les villes du sud ; mais qui est en position de force dans le périurbain et les zones rurales : un FN qui doit se rechercher un ancrage territorial s’il veut éviter les lendemains qui déchantent. Une étude solide d’Etienne Lahyre, élève à l’ENA et correspondant de Polémia.

Polémia [/box]

Lors du premier tour de l’élection présidentielle, près de 6.500.000 de nos compatriotes ont apporté leurs suffrages à Marine Le Pen : près d’un million de voix de plus que le total réuni par son père le 5 mai 2002. Avant Marine Le Pen, le bloc national n’avait jamais compté autant de partisans. En dépit d’erreurs stratégiques (telles que la priorité initialement donnée à la sortie de l’euro, qui a effrayé l’électorat âgé et l’a poussé dans les bras du Sarkozysme qu’il était pourtant prêt à massivement abandonner) et d’approximations tactiques (dédiabolisation et course à la crédibilité maladroites et peu mobilisatrices, refus de débattre avec Mélenchon, sur le plateau de France 2), la campagne de Marine Le Pen a été cohérente et pugnace.

Et son score élevé fait naître de nombreux espoirs que la nouvelle géographie électorale du vote frontiste doit pourtant sérieusement tempérer.

En effet, le tableau suivant fait apparaître des évolutions contrastées depuis 1995. Y sont indiqués le score du Front national (auquel est ajouté le résultat de Bruno Mégret en 2002) lors des quatre dernières élections présidentielles, ainsi que le rapport entre le score obtenu sur le territoire et le score national afin de mieux cerner les dynamiques électorales.

Six types de territoire sont représentés :

  • – Paris, et quatre capitales régionales ;
  • – des villes bourgeoises de banlieue parisienne ;
  • – des villes populaires, qui constituaient des bastions du Front national au milieu des années 1980 au début des années 1990 ;
  • – des villes du sud de la France fortement ancrées à droite, et offrant au Front ses meilleurs scores depuis 1984 ;
  • – des villes à tradition industrielle et ouvrière ;
  • – des départements comptant parmi les plus ruraux de France, et qui ont longtemps constitué des terres de mission pour le Front national.

1. Le FN en forte baisse dans les grandes villes

C’est dans les grandes villes que l’évolution électorale apparaît la plus défavorable : disposant d’une base essentiellement urbaine à l’origine, le FN décline dans l’ensemble des grandes agglomérations. Son score brut de 2012 est systématiquement inférieur à celui obtenu en 1995.

Les causes de cette désaffection sont connues : concentration de l’emploi qualifié dans les métropoles, désindustrialisation des villes et départs massifs des ouvriers et des employés ne pouvant plus faire face aux coûts de logement, gentrification des anciens quartiers ouvriers (tels le quartier de la Bastille à Paris) et proportion de plus en plus importante de Français issus de l’immigration dans le corps électoral.

L’évolution sociologique des centres-villes pénalise aussi la droite parlementaire : les cantons de centres-villes qui constituaient ses fiefs sont devenus des zones de force des socialistes et des Verts depuis le début des années 2000. Ce sont aussi les territoires qui ont le plus voté en faveur de la Constitution européenne en 2005, à contre-courant du reste du pays.

Dans les villes bourgeoises traditionnelles, le FN se maintient globalement à un niveau faible, bien inférieur à celui observé au milieu des années 1980 que permettait un discours plus libéral auquel les catégories aisées étaient sensibles.

2. Dans les villes de banlieue, le FN victime du « grand remplacement » (Renaud Camus)

Le Tonnerre de Dreux, en 1983, marque le début de l’émergence du Front national. Six ans plus tard, Marie-France Stirbois est triomphalement élue député lors d’une législative partielle : elle perd de très peu son siège en 1993 mais fait son entrée au Conseil général en 1994. Après des défaites plus nettes aux municipales de 1995 et aux législatives de 1997, Marie-France Stirbois prend conscience du caractère quasiment inexorable du déclin du FN à Dreux. Ce phénomène se retrouve aujourd’hui dans la totalité des villes de banlieue : il est particulièrement spectaculaire à Clichy-sous-Bois ou Saint-Priest, villes que le Front national était à deux doigts de conquérir lors des municipales de 1995. Sur ces communes, Marine Le Pen perd respectivement 40 et 20% des voix obtenues par Jean-Marie Le Pen en 1995. Les Français de souche quittent en effet massivement les banlieues, où ils se sentent étrangers dans leur propre pays, au profit des espaces périurbains et ruraux.

3. Bastions et plafonds de verre

Dans les communes du sud de la France souvent marquées par l’histoire douloureuse des rapatriés et des harkis, ainsi que dans ses bastions ouvriers, le FN maintient ses scores élevés, mais semble avoir atteint les limites de son potentiel électoral.Dans aucune des villes considérées Marine Le Pen ne retrouve les résultats historiques de 2002 ; et si ses scores sont supérieurs à ceux enregistrés au milieu des années 1990, la dynamique électorale s’essouffle, faute de travail de terrain et d’implantation durable de cadres crédibles comparable à celles menées à Dreux ou à Vitrolles dans les années 1980 et 1990.

4. Le FN désormais en position de force dans le périurbain et les zones rurales

A l’origine, le vote FN était fort dans les grandes agglomérations situées à l’est d’une ligne Le Havre/Perpignan. En 2002, le résultat historique de Jean-Marie Le Pen est dû à un « vote de sous-préfecture » : le FN commence déjà à plafonner, voire à décroître dans les grandes agglomérations, mais connaît une forte progression dans les villes moyennes. Cinq ans plus tard, le reflux national du vote FN est bien moindre dans les zones rurales, ainsi qu’en Picardie et Nord-Pas-de-Calais. Enfin, le 22 avril dernier, Marine Le Pen arrive en tête dans de nombreuses petites communes et réalise une véritable percée dans la France de ouest, jusqu’alors terre de mission pour le Front national.

Dans son Atlas des nouvelles fractures sociales en France (Ed. Autrement), Christophe Guilluy indique que ce sont ces territoires, situés à l’ouest de la ligne Le Havre/Perpignan qui ont vu la part d’ouvriers–employés dans la population active de leurs communes fortement augmenter entre les années 1980 et les années 2000. Et par conséquent, c’est à l’ouest de cette diagonale que l’on trouve désormais un nombre croissant de familles à revenu modeste.

En Picardie, qui est désormais la première région frontiste de France, et en Nord-Pas-de-Calais, le chômage des jeunes est au plus haut : c’est cette jeunesse, précarisée, déclassée, victime directe des discours encourageant la discrimination positive au profit des seuls jeunes d’origine étrangère, qui a rejoint massivement Marine Le Pen, après avoir contribué à rejeter fortement la Constitution européenne en 2005.

Le vote des campagnes devient aussi un vote de prévention face à la montée de l’insécurité et à une présence étrangère jugée excessive : cet effet de halo, qui caractérisait notamment le vote FN en Alsace dans les années 1990 (plus fort dans les campagnes que dans les villes à l’exception de Mulhouse) s’étend désormais aux territoires ruraux de l’ouest. La judicieuse campagne de Marine Le Pen en direction de la France des « invisibles » a parfaitement saisi la double dimension du vote FN (préservation d’un mode de vie et refus du déclassement) dans ses territoires.

Des lendemains qui déchantent ?

Le FN aborde les élections législatives de juin prochain avec optimisme du fait de son score inédit du 1er tour de l’élection présidentielle et de la large défaite, très probablement à venir, du président sortant au deuxième tour. Certains sites Internet évoquent déjà 353 triangulaires possibles ; Le Figaro du 26 avril 2002 en prédisait 237 : il y en eu… 9, toutes largement perdues par le Front national.

Le rôle des élections législatives, dans la vie politique française, a été profondément bouleversé par trois éléments :

  • – la dissolution de 1997 qui a avancé d’un an le renouvellement de l’Assemblée nationale prévu initialement en mars 1998 ;
  • – l’adoption du quinquennat en 2000, suite à laquelle les élections législatives ont lieu la même année que l’élection présidentielle ;
  • – l’inversion du calendrier électoral décidée par Jospin : persuadé de battre Chirac à la présidentielle de 2002, le premier ministre de l’époque décida que les élections législatives se tiendraient après l’élection présidentielle (raisonnement qui correspond d’ailleurs à la logique de nos institutions).

Les élections législatives n’ont plus de rôle structurant : elles ne sont que des élections de seconde zone, confirmatives du choix des Français au deuxième tour de l’élection présidentielle.

Le tableau suivant en atteste (pour agrandir le tableau, cliquer sur  lui) :

L’étrange victoire de Marine Le Pen

Deux phénomènes apparaissent systématiquement : la diminution de la participation aux élections législatives et la baisse de 5 à 6 points enregistrée par le Front national entre son score à l’élection présidentielle et celui obtenu aux législatives.

Les législatives de juin prochain ne devraient pas échapper à la règle, et le FN n’a que très peu de chances d’obtenir ne serait-ce qu’un seul élu.

Présent au deuxième tour dans près de 500 cantons lors des élections cantonales de 2011, le Front national n’a réussi à obtenir que 2 sièges, alors même que les résultats du premier tour (19,2% de moyenne sur les cantons où le Front disposait d’un candidat) laissaient espérer une dizaine d’élus.

A moyen terme, la nouvelle géographie du vote FN rend quasi impossible la conquête de grandes villes telles Toulon en 1995, voire de villes de taille moyenne. En outre, la faiblesse de l’appareil local du Front et le peu de crédibilité de la plupart de ses candidats obèrent également ses chances. Or, ce sont les élections municipales qui permettent de creuser les sillons les plus durables en faisant ses preuves à la tête d’un exécutif, en fidélisant un électorat et en élargissant son socle : le PCF dispose encore aujourd’hui de près de 100 municipalités de villes de plus de 10.000 habitants ; pourtant moribond après l’élection présidentielle de 2007 (1,9% pour Marie-Georges Buffet), il est parvenu à sauver son groupe parlementaire aux élections législatives qui ont suivi.

Il appartient au Front national de dépasser la logique histrionique de l’élection présidentielle et de se réinscrire prioritairement dans une vraie perspective d’ancrage territorial.

Etienne Lahyre

[box class=”info”] Source : Polémia. 28/04/2012 [/box]

Crédit photo : DR.

A Notre-Dame-des-Landes, la candidature d’Eva Joly a fait flop

A Notre-Dame-des-Landes, la candidature d’Eva Joly a fait flop

28/04/2012 – 18h45
NANTES (NOVOpress Breizh) – Alors qu’elle s’est engagée tout au long de sa campagne à contester le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en Loire Atlantique, Eva Joly n’a pas récolté sur place les fruits de son action. Le 22 avril dernier, si son score dans les communes concernées était supérieur à son résultat national, il demeure cependant très faible. Un flop de plus pour « l’écologiste de la dernière pluie ».

Déclaré d’utilité publique en 2003 le projet d’aéroport du « Grand Ouest » à Notre-Dame-des Landes n’a cessé depuis plus d’une décennie de faire l’objet d’une violente contestation de la part des écologistes et de l’extrême gauche. Au Conseil régional des Pays de la Loire comme à celui de Bretagne les élus UMP, PS et PC s’y étaient montrés favorables dès le début, activement soutenus par le maire de Nantes à tel point qu’on a pu parler d’ “Ayraultport”.

Le Front de Gauche est lui divisé sur cette question. Mélenchon s’est déplacé à Notre-Dame-des-Landes, haut lieu des luttes écologistes, le 13 janvier dernier (bien après Eva Joly) pour y rencontrer « en privé » les opposants alors que ses alliés communistes soutenaient le projet. De leur côté les Verts et le PS ont signé en vue des législatives un accord électoral très politicien qui se borne prudemment à acter leurs désaccords sur l’aéroport et le nucléaire.

Les élections présidentielles de dimanche dernier ont permis de faire le point exact des différentes forces politiques à Notre-Dame-des-Landes et dans toutes les communes impactées le projet d’aéroport. L’échec d’EELV et de leur candidate est flagrant. Avec 5,89 % des suffrages Eva Joly ne retrouve même pas, à Notre-Dame-des-Landes, le total des voix de Dominique Voynet et de José Bové en 2007 (6,07%). Et il en est de même dans toutes les communes limitrophes, que ce soit à Fay-de-Bretagne (4,35%), Heric (3,18%), Vigneux (5,35%) ou Grandchamp des Fontaines (4,70%).

Le NPA de Poutou, très actif dans la contestation, s’effondre de 6,3 à 2,5%. A gauche, seul Mélenchon tire son épingle du jeu avec 15%, un score un peu plus élevé que sa moyenne départementale (12%). Marine Le Pen enregistre pour sa part une très forte progression, passant de 9% à 15,9%.

Cet échec électoral des anti-aéroports ne leur a pas fait renoncer à leur contestation. Depuis plusieurs jours trois opposants ont entamé à Nantes une grève de la faim très médiatisée . François Verchère conseillère générale (Parti de gauche) de Bouguenais s’y est « associée » mais a très vite été remplacée par une « paysanne boulangère » de Bouvron. Et ce n’est pas la nuit passée avec eux par José Bové qui va relancer le mouvement.

Le groupe Vinci, concessionnaire de l’aéroport, a déjà acquis 85% des 1.240 ha concernés. Des procédures amiables ont été conclues auprès de 29 des 40 exploitations agricoles concernées. Vinci souhaite maitriser l’ensemble du foncier avant la fin de l’année et garde « son objectif de mise en service de l’aéroport fin 2017 ». Manifestement Notre-Dame-des-Landes est mal parti pour être un nouveau Larzac.

Crédit photo : anthony4, via Flickr, licence CC.
FN : Sarkozy ne veut pas (ou plus ?) “se boucher le nez” en “entendant” les électeurs du Front National

FN : Sarkozy ne veut pas (ou plus ?) “se boucher le nez” en “entendant” les électeurs du Front National

26/04/2012 – 18h50
PARIS (NOVOpress, en partie via le Bulletin de réinformation)
– Hier sur France Info, pour la première fois, Nicolas Sarkozy a déclaré, que le Front National était “compatible avec la République”, alors même que son parti affirmait jusqu’ici que l’on ne dialoguait pas avec l’extrême droite, et que ce parti n’était pas républicain. Nicolas Sarkozy semble à l’évidence déterminé à capter le maximum de voix du FN, en appelant ses électeurs à “faire barrage à la gauche”, expression sur toutes les lèvres. Cependant il demande les voix mais refuse tout accord.

Dans cette même émission de France Info, le Président a indiqué qu’il lui faut “entendre” les électeurs de Marine le Pen du premier tour sans “considérer qu’il faut se boucher le nez”. Merci pour eux !
“Ces gens-là, si on veut les remettre dans le champ des formations républicaines, il faut s’adresser à eux
“, a-t-il ajouté. Remerci pour eux !

Qu’est ce qui pourrait nuire à cette tentative de mue du président-candidat ?

On peut souligner que ces déclarations sont en contradiction avec son quinquennat, dans lequel Sarkozy à encouragé l’arrivée des socialiste. Besson, Amara, Kouchner ministres, ou Jack Lang au comité de réforme des institutions sont autant d’exemple que ce barrage à la gauche n’est qu’une volonté électorale tactique.

Par ailleurs, aux élections cantonales de 2011 l’an dernier, la ministre de l’Ecologie Kociuzco-Morizet avait déjà appelé à voter PS contre le FN s’il était au deuxième tour. Le numéro un de l’UMP Jean-François Copé, assurait déjà qu’il n’y aurait “jamais d’alliance électorale” avec le Front national, ce que Nicolas Sarkozy a confirmé hier matin.

Qu’en est-il des risques en cas d’élection de François Hollande ?

Hollande, s’il est élu président, sera pour la première fois au pouvoir. Ce que lui reprochent nombre de sympathisants de droite, est une possible hausse des impôts, de la dette, de l’immigration, l’union homosexuelle ou le vote des étrangers. Malheureusement, l’on ne peut que constater qu’en cinq ans sous Sarkozy, la dette publique est passée de 1.200 à 1.700 milliards d’euros, soit + 42 %. Par ailleurs le taux de prélèvements obligatoires a augmenté lui aussi. Enfin, le nombre des naturalisations était à 123.000 en 2002 sous Jospin, il est désormais à 133 000 par an en moyenne depuis 2007. Sans parler de l’expulsion des délinquants étrangers (“double peine” en Novlangue) que Sarkozy a supprimée.

Qu’en est-il du ou des débats entre les deux tours ?

On peut souligner que l’UMP s’agace du refus de François Hollande de participer à trois débats, ce dernier en préférant un seul. En un mot, l’UMP semble s’intéresser  aux débats, contre toute attente, alors qu’en 2002, il n’avait pas été question d’échanger un mot avec Jean-Marie Le Pen.