À Beyrouth, Marine Le Pen se propose de resserrer les liens franco-libanais

20/02/2017 – LIBAN (NOVOpress)
Marine Le Pen a plaidé pour un resserrement des liens entre la France et le Liban où elle est en visite. Son objectif est notamment de “redonner à ces liens historiques, presque familiaux, la solidité qu’ils n’auraient jamais dû perdre”.

Celle-ci a été reçue ce lundi par le président du Liban, Michel Aoun, pour un entretien de 30 minutes. Il s’agit de sa première rencontre publique avec un chef d’Etat étranger. Ils ont évoqué ensemble la crise des migrants et l’indispensable lutte contre le fondamentalisme islamiste.

La présidente du Front national a notamment déclaré :

Je viens pour la première fois au Liban […] Nous avons des liens qui méritent d’être resserrés beaucoup. Nous avons évoqué la longue et fructueuse amitié entre nos deux pays.


Pour une « France apaisée » : la remigration, par Antoine Vouillazère

Si des étrangers extra-européens ont été capables de migrer vers la France, ils sauront remigrer vers le pays d’où ils sont venus. Au besoin, on les y aidera. Tel est l’esprit des 30 mesures pour une politique d’identité et de remigration que publient Les Identitaires.

Migrants remigrationPas la peine de chercher le mot « remigration » dans le dictionnaire, il ne s’y trouve pas. Le Robert et le Larousse font entrer chaque année des dizaines de mots nouveaux qui n’ont rien à y faire – ainsi de « yoyette », qui désigne une jolie fille… au Cameroun !, entré l’édition 2017 du Petit Larousse –, mais de remigration, substantif pourtant correctement formé d’après migration, emprunté au latin migratio, « passage d’un lieu à un autre », point. Comme si, avoir effectué une migration, il était impensable, et informulable, que le migrant puisse en effectuer une autre… en sens inverse.

Car tel est bien le sens de remigration, mot devenu usuel à droite de la droite en lieu et place d’expulsion, trop connoté péjorativement. L’expulsion est perçue négativement ? Qu’à cela ne tienne, on parlera de remigration. Miracle de la dialectique. Après tout, s’ils ont migré une fois, ils peuvent le faire une deuxième fois, non ? Non, dira quand même Le Petit Robert, qui, prenant peut-être acte de la propagation de l’idée de remigration, a inventé un nouveau sens au mot migrant. Le migrant, d’acception neutre (« celui qui participe à une migration ») est décliné avec cette autre définition : « Celui qui fuit son pays à cause d’un conflit armé », en faisant un synonyme de réfugié politique.

Soit la remigration, soit la disparition

Remigration LivreLes Identitaires – la nouvelle appellation de l’ancien Bloc identitaire – publient ces jours-ci un ouvrage de près de 200 pages intitulé : 30 mesures pour une politique d’identité et de remigration (éd. IDées). Il s’agit, écrit dans la préface le directeur national à la formation des Identitaires, Jean-David Cattin, « d’un ensemble de mesures visant à favoriser le retour dans leur pays d’origine de la majorité des immigrés non européens ».

Les mots sont pesés car, très clairement, à la « priorité nationale » proposée par Marine Le Pen, les Identitaires opposent la priorité européenne au nom de la défense de la civilisation européenne.

Ce retour à la case départ – autre définition possible de « remigration » – des immigrés non européens ayant une première fois migré sur notre territoire se veut à la fois « humain » et « ferme », et chacune des trente mesures est détaillée, expliquée, mise en contexte, textes de loi à l’appui dans cet ouvrage qui, chez un autre éditeur, aurait-il s’appeler La Remigration pour les nuls.

Oui, la remigration est possible ; non, elle n’est pas « inhumaine » ; il ne manque que la volonté d’y procéder, sachant qu’il faudra peut-être « dix ou vingt ans » pour qu’elle soit achevée. Mais le choix est entre cela et un Grand Remplacement, selon la formule de Renaud Camus, sur lequel nul ne pourra plus revenir. En somme : soit la remigration, soit la disparition, par engloutissement, des peuples européens et, par voie de conséquence, de la civilisation européenne.

La date de parution de cet ouvrage n’est bien sûr pas due au hasard. Les Identitaires, qui ne présentent pas de candidat à l’élection présidentielle et dont certains soutiennent la candidature de Marine Le Pen quand ils n’appartiennent pas déjà à son staff, espèrent ainsi faire intrusion dans la campagne sur le terrain des idées. Vous voulez une « France apaisée » ?, semble dire Jean-David Cattin, alors tirez-en les conséquences, car, écrit-il, « la cohabitation de peuples à l’histoire antagoniste, aux origines trop éloignés, a généré des haines inextricables », et seule la remigration permettra d’éviter le basculement total dans une société multi-conflictuelle, car multiculturelle.

Un thème absent du débat politique

Certaines des mesures proposées pour défendre l’identité – en empêchant l’arrivée de nouveaux flux migratoires ou la transformation d’extra-Européen en Français – ont déjà été adoptées par Marine Le Pen – voire par Nicolas Dupont-Aignan. C’est le cas, entre autres, de l’abrogation du droit du sol ou de la suppression de l’Aide médicale d’Etat. Mais, d’une part, Les Identitaires ne prônent pas l’utilisation de l’arme indistincte de la laïcité, ne réclamant que l’interdiction du voile islamique dans l’espace public – son port étant défini comme « une prise de contrôle visuel de notre territoire » – et non l’exposition de tout signe religieux. Et, d’autre part, leur conception civilisationnelle du combat politique les conduit à proposer une pause de dix ans des naturalisations, mais seulement « pour les individus natifs de pays non-européens ». Etant entendu qu’un pays européen n’est pas un pays de l’Union européenne, mais un pays du continent européen, tout simplement.

france-apaisee RemigrationPour en revenir la remigration, Les Identitaires proposent toute une série de mesures, qui seraient pilotées par un Haut-Commissariat à la remigration dont les membres seraient nommés par décret du président de la République. Ses tâches ? Immenses, de la définition des modalités pratiques des départs à l’accompagnement des « remigrants » dans leurs démarches – on les aide bien à s’installer, on peut les aider de la même façon à partir – en passant par l’organisation de campagnes visant à promouvoir, ici, cette remigration, et à décourager, là-bas, l’émigration.

Concernant les aides au retour, Les Identitaires sont favorables à leur maintien, et même à leur augmentation. A plusieurs conditions. Notamment qu’elles ne bénéficient qu’à des personnes installées ici depuis plus de deux ans, qu’elles soient assorties de l’interdiction de revenir en Europe plus de deux semaines par an ou qu’elles ne soient intégralement versées qu’après une année de vie effective dans le « pays d’origine », leur mère-patrie., pour éviter le « tourisme de prime » que l’on a pu connaître sous le mandat de Nicolas Sarkozy.

Parmi les candidats à l’élection présidentielle, plus aucun ne parler d’« expulser » les immigrés non européens, sauf les clandestins. Le terme de « remigration » peut aider certains à réintroduire cette thématique… de survie.

Antoine Vouillazère

 

Article paru dans le n° 2809 de l’hebdomadaire Minute daté du 15 février 2017

Martin Schulz a-t-il vraiment les mains propres ?

Chard Martin Schulz

Souvenez-vous : c’était en 2015. Martin Schulz, celui qui se présentait comme le « Monsieur Propre » du Parlement européen, se lançait dans une grande leçon de morale à destination du FN et saisissait l’Office européen de lutte anti-fraude au sujet de ses assistants parlementaires… Moins de deux ans plus tard, et après quelques révélations médiatiques, c’est maintenant l’ancien président du Parlement qui pourrait bien faire l’objet d’une enquête pour fraude.

A l’origine de ce scandale, quelques révélations croustillantes publiées par Der Spiegel et le Sunday Times, dans lesquels on apprenait que Schulz, non content d’empocher durant sa présidence une indemnité quotidienne de 304 euros qui, ajoutée à son traitement mensuel, portait ses revenus annuels à un montant de 322 544 euros, aurait également fréquemment utilisé un jet privé coûtant 20 000 euros de l’heure pour voyager entre Bruxelles, Strasbourg et Berlin, alors que son lieu de travail se limitait à la capitale belge. Surtout, indiquaient ces deux médias, « Schulz la vertu » n’aurait pas lésiné en matière de clientélisme, nommant en effet de nombreux proches à des postes grassement payés au sein de l’administration du Parlement, sans passer par les procédures régulières de recrutement.

Des accusations tellement énormes qu’Ingeborg Grässle, à la tête de la commission de contrôle budgétaire des fonds de l’UE, a déclaré cette semaine que l’ex-président du Parlement avait créé un véritable « système stalinien de clientélisme » et qu’il était nécessaire d’ouvrir une enquête pour fraude.

Une mauvaise nouvelle pour celui qui se verrait bien aujourd’hui calife à la place du calife Merkel. Mais qui ne constitue en rien une surprise pour la délégation FN-RBM, qui a rappelé mercredi qu’elle « avait déjà alerté les services compétents du PE d’éventuels faits impliquant Martin Schulz » en 2015, sans aucune réaction officielle.

Jugeant par ailleurs que « ces très graves accusations doivent pour le moins aboutir à l’ouverture d’une enquête », les eurodéputés FN-RBM ajoutent :

« Si ces faits étaient avérés, ils montreraient le véritable visage de Martin Schulz, celui d’un socialiste sectaire et haineux, d’un véritable tartuffe moralisateur, qui n’eut de cesse de persécuter les seuls députés eurosceptiques, et au premier chef ceux du FN. »

Franck Deletraz

Article et dessin de Chard
parus dans Présent daté du 18 février 2017

A la une du Monde : « Présidentielle : Marine Le Pen plus forte que jamais »

Le Monde Marine Le Pen

16/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : C’est Le Monde de ce soir qui l’affirme sur toute la largeur de sa une : à cet instant de la campagne présidentielle, Marine Le Pen est « plus forte que jamais ». Dans ce numéro daté du vendredi 17 février, Le Monde se base sur la nouvelle vague de l’enquête électorale du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), réalisée par Ipsos-Sopra Steria du 7 au 12  février auprès d’un panel représentatif de 15 874 personnes. Il « témoigne des mouvements importants qui ont bousculé, depuis un mois, le paysage de la campagne présidentielle », en raison de l’« affaire Fillon » et de la désignation de Benoît Hamon comme candidat du Parti socialiste.

Cette enquête révèle tout d’abord, écrit Gérard Courtois, que « les électeurs expriment une indétermination très inhabituelle à dix semaines du premier tour. A  pareille époque, en  2012, 76  % se disaient certains d’aller voter ; ils ne sont aujourd’hui que 69  %, soit environ 3  millions de moins ». Elle montre aussi que « le candidat de la droite paie au prix fort l’affaire lancinante des emplois présumés fictifs de son épouse et de ses enfants ».

Or, dans cette campagne inédite « qui tarde à s’engager sur le fond des projets, laisse les Français beaucoup plus perplexes, troublés et hésitants que lors des précédentes campagnes […], ce sont les électeurs de Marine Le Pen qui semblent les plus déterminés ».

« La candidate du Front national, poursuit-il, consolide patiemment sa situation et paraît plus que jamais assurée de se qualifier pour le second tour. Certes, avec 26  % des intentions de vote, elle n’a pas progressé depuis un mois. Mais elle fait désormais nettement la course en tête et peut compter sur un électorat remarquablement fidèle et déterminé : 74  % des électeurs qui se prononcent en sa faveur assurent que leur choix est définitif, soit un taux bien supérieur à celui des autres candidats (Fillon 61  %, Mélenchon 53  %, Hamon 39  % et Macron 33  %). Si Mme Le Pen apparaît toujours comme la candidate qui “inquiète” le plus, elle est aussi celle qui, aux yeux des Français, “veut vraiment changer les choses”. »

Un quotidien algérien gobe un énorme canular du Gorafi sur Marine Le Pen

El Hayat Marine Le Pen Gorafi

El Hayat Marine Le Pen Gorafi14/02/2017 – ALGERIE (NOVOpress) : Le quotidien algérien El Hayat a plongé tête baissée dans l’énorme canular publié hier par le Gorafi sur Marine Le Pen, au point d’en faire la une de son numéro d’aujourd’hui ! Sans avoir procédé à la moindre vérification, El Hayat raconte donc que, « dans un communiqué », Marine Le Pen a annoncé son intention d’ériger un mur entre la France et l’Algérie – où ça, au milieu de la Méditerranée ? – et d’en faire assumer le coût par l’Algérie !

En fait de « communiqué », El Hayat a recopié un article du Gorafi, « Marine Le Pen propose d’entourer la France d’un mur payé par l’Algérie », que le site satirique présentait hier comme le 117e de ses « 144 engagements pour la France ». Si El Hayat avait pris soin de vérifier ne serait-ce que la teneur de cet engagement 117, il aurait vu qu’il portait sur le soutien aux petits clubs sportifs et à la lutte contre la violence dans le sport amateur…

Le quotidien algérien, s’inspirant toujours du Gorafi, n’en déduit pas moins que, par cette mesure, la présidente du Front national montre que « l’accession de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis a encouragé Marie Le Pen et un certain nombre d’autres politiciens européens d’extrême droite à intensifier leur racisme rhétorique » !

Présidentielle en France : Le Front national à la conquête de nouveaux électeurs

13/02/2017 – FRANCE (NOVOpress)
De la gauche à la droite, la campagne présidentielle en France est bel et bien lancée. Marine Le Pen a choisi la ville de Lyon pour présenter son projet.

Mondialisation, immigration, terrorisme… la candidate du Front national mise sur les fondamentaux de l’électorat frontiste. Entre le Nord et le Sud de la France, son électorat apparaît souvent différent sur le plan sociologique. Reportage de France 24.


Slogans fétiches au FN : Du «Un million d’immigrés = un million de chômeurs» à «On est chez nous!»

11/02/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Invitée de L’Emission politique sur France 2, Marine Le Pen a convaincu 41% des téléspectateurs. Pour Jérôme Fourquet, qui dirige le département «Opinion & stratégies d’entreprise» de l’Ifop, la candidate du FN peut encore amplifier sa dynamique.

Compte-tenu des difficultés dans lesquelles se débat actuellement le candidat de droite, Marine Le Pen peut espérer consolider voire amplifier cette dynamique et voir son score progresser encore de quelques points au premier tour. Une avance nette au premier tour lui donnerait assurément un élan supplémentaire pour le second tour. Et si elle devait affronter Emmanuel Macron, elle pourrait bénéficier de l’apport d’une partie de l’électorat de François Fillon. Néanmoins ces deux éléments ne sembleraient pas à ce jour (mais il faut à ce stade rester prudent car la situation créée serait inédite) suffisants pour la propulser jusqu’à 50%. Le fameux plafond de verre serait toujours présent.

Même si l’hypothèse d’une victoire n’est pas donc pas à ce jour probable, deux points doivent toutefois être soulignés. D’une part, bien que partant d’un socle de premier tour déjà très élevé (26%), Marine Le Pen bénéficierait d’une «capacité d’allonge» importante car elle prendrait 11 points d’un tour à l’autre, ce qui est tout à fait significatif dans le cadre d’une présidentielle. Et d’autre part, bien que demeurant éloigné de la victoire, le niveau qu’elle atteindrait (37%) serait deux fois plus élevé que celui enregistré par son père en 2002 face à Jacques Chirac (18%) ce qui en dit long sur la dynamique et l’enracinement de l’influence du FN dans la société française ces dernières années.

Jérôme Fourquet évoque aussi le changement de slogan fétiche des frontistes qui sont passés du «un million d’immigrés = un million de chômeurs» dans les années 80 et 90 à «On est chez nous!» :

Une part croissante des populations européennes et américaine estime être du côté des perdants de la mondialisation et se sent abandonnée sur le bord de la route comme un objet devenu soudain obsolète et inutile. A cela s’ajoute, la poursuite des phénomènes migratoires qui nourrissent l’insécurité culturelle et le sentiment de ne plus reconnaître son propre pays. D’où le retour en force de la thématique de la frontière (que l’on pense à la campagne de Sarkozy en 2012 d’inspiration buissonnienne ou au mur de Trump à la frontière mexicaine) et le changement de slogan fétiche des frontistes qui sont passés du «un million d’immigrés = un million de chômeurs» dans les 80 et 90 à «On est chez nous!», qui prend acte de la transformation de l’immigration économique en une immigration de peuplement, avec toutes les conséquences que cela implique.


Marion Maréchal-Le Pen : « Je dois d’abord la charité à ma famille et à mes compatriotes. »

Marion Maréchal KTO

10/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marion Maréchal-Le Pen était hier l’invitée de l’émission Face aux chrétiens sur KTO, la grande émission de la chaîne catholique réalisée en partenariat avec Radio Notre-Dame, le réseau Radios Chrétiennes de France (RCF) et le quotidien La Croix.

Marion Maréchal-Le Pen l’annonce : Marine Le Pen abrogera la nouvelle loi dite de « délit d’entrave numérique » destinée à contrôler les sites anti-avortement. Et elle ajoute :

« Il faudra faire une véritable loi de santé publique avec pour objectif une baisse du nombre d’avortement. Il n’y a plus rien qui puisse justifier qu’il puisse y avoir un remboursement intégral et illimité de l’avortement. Il faut arrêter de prendre les femmes pour des enfants, il faut les responsabiliser. »

Marion Maréchal-Le Pen en profite pour appeler les évêques français à être plus courageux :

« L’Eglise de France a une grande responsabilité dans la situation actuelle. Par exemple sur l’avortement où l’Eglise de France a renoncé à mener le combat. »

La présidente du groupe FN au conseil régional de Paca annonce également que la loi Claes-Léonetti sur la fin de vie sera revue pour revernir à l’ancienne version de la loi Léonetti, et que la loi Taubira sera également abrogée pour revenir à un Pacs élargi : « Mais nous ne démarierons pas les personnes homosexuelles qui se seront mariées. »

Et, sur l’immigration, elle a cette phrase :

« Je dois d´abord la charité à ma famille et à mes compatriotes. »

L’hebdomadaire Minute voit « la Marine nationale sur la voie royale »

Hebdomadaire Minute Marine nationale

08/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marine Le Pen fait la couverture de l’hebdomadaire Minute, et elle est tout à sa gloire. Après le discours qu’elle a tenu à Lyon le week-end dernier, « à la tonalité nettement droitière », Minute voit « la Marine nationale sur la voie royale » ! Voici quelques extraits de ce long article en forme d’éditorial.

C’est parti ! Et c’est parti de fort belle manière. Depuis Lyon, Marine Le Pen, qui peut cette fois sérieusement espérer être élue à la présidence de la République, a adressé aux Français un message fort et clair – et de haute tenue –, débarrassé d’une large part de l’habituelle imprégnation philippotiste. Un tournant dans son discours. Et peut-être dans la campagne présidentielle. […]

Depuis le début de l’année, Marine Le Pen a consulté, beaucoup. Et, fait nouveau, elle a consulté des gens de droite. Une telle remarque peut sembler paradoxale pour celle que l’on dit être d’extrême droite, mais, depuis l’arrivée à son côté de Florian Philippot, qui n’est pas précisément issu de la droite – et n’en maîtrise pas la culture –, il est inédit qu’elle ait décidé d’aller entendre sur l’autre rive ce que l’on avait à lui dire. Et on avait beaucoup à lui dire.

Tous ses interlocuteurs lui ont la même chose. Tous lui ont parlé de civilisation. Tous lui ont fait valoir que le discours habituel qu’elle ressasse depuis plusieurs années ne parle pas à l’oreille de l’électeur de droite. Cela vaut sur le plan économique, bien sûr, où l’on défie de l’étatisme et où les mots de planification et de nationalisation font fuir les électeurs les mieux disposés, mais aussi et surtout sur le plan culturel. Il est des mots que l’électeur de droite veut entendre, et qu’il n’entend pas de sa bouche ; et il en est d’autres, qu’elle leur ressert en boucle et qui ne signifient rien pour lui, du moins rien qui ne la distingue des autres candidats et n’enclenche un désir de vote.

Elle a écouté… et elle a entendu. En partie seulement, certes, mais elle a tenu compte de ces remarques fondamentales et convergentes […] Le résultat de tous ces entretiens, de tous ces assauts menés parfois sans aucune retenue à l’égard de la stratégie qui était la sienne, tient en deux chiffres. Dimanche, lors de son discours de clôture de ses assises présidentielles de Lyon, Marine Le Pen a prononcé trente-trois fois le mot « France » et deux fois seulement le mot « République » – dont l’obligatoire « Vive la République » final. Alléluia !

On ignore – ou on ne dira pas – qui a écrit le discours et qui l’a inspiré, mais, au-delà du maintien affiché de la ligne « ni droite ni gauche », ce fut bel et bien un discours de droite qui fut ovationné par la foule présente, aux cris de « Marine présidente » et à ceux de « On est chez nous ». La candidate « soutenue par le Front national » – artifice visant à se placer dans l’esprit de la Ve République – n’a pas seulement martelé que ce qui était en jeu au printemps 2017 était de faire un « choix de civilisation ». Cette formule a d’ailleurs été entendue – c’est toujours le cas lors d’un discours en terrain conquis – au-delà de ce qu’elle y place (« un pays libre, indépendant, démocratique », ce qui, toutefois, est en net progrès par rapport à « liberté, égalité, fraternité et laïcité », la définition antérieure qu’elle donnait de notre civilisation).

Marine Le Pen a évoqué aussi, et elle l’a fait à trois reprises, une notion nouvelle dans son discours : le « capital immatériel » de la France. « Ce capital immatériel, a déclaré Marine Le Pen, n’a pas de prix parce que ce patrimoine là est irremplaçable. En réalité je défends les murs porteurs de notre société. »

Or l’emploi de cette formule n’est pas anodin. Le « capital immatériel » est une formule issue de La Cause du peuple, de Patrick Buisson, un ouvrage qu’elle n’a pas lu mais dont la substantifique moelle lui a été rapportée, avec suffisamment d’insistance et de force de persuasion pour qu’elle reprenne la formule à son compte. […]

Un article à lire dans son intégralité
dans le numéro de Minute de cette semaine

Eric Zemmour : « Marine, Mélenchon, Macron, trois M pour trois France »

eric-zemmour

07/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La tenue à Lyon, le week-end dernier, des meetings de trois candidats à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, a inspiré Eric Zemmour pour sa chronique de ce matin sur RTL. « Lyon, capitale des Gaules », a-t-il expliqué, fut en fait « Lyon, capitale des trois Gaules : la Gaule de Mélenchon, la Gaule de Marine, la Gaule de Macron. Lyon, capitale des trois M. Trois Gaules, trois France, trois couleurs d’un même drapeau ; mais chacun son histoire, chacun son époque, chacun sa République. Chacun son passé, et chacun son avenir. »

Pour l’éditorialiste, « chacun des trois candidats prétend bien sûr incarner la modernité alors que tous ressuscitent, sans le savoir parfois, un passé révolu ». Marine Le Pen « est celle qui remonte le plus loin, sous la IIIe République. Une France fière d’elle-même, une armée, une monnaie, et des frontières. Le protectionnisme économique pour sauvegarder ses paysans et ses industries […] La laïcité conçue comme une arme de guerre contre la religion qui veut imposer sa loi dans l’espace public : l’Eglise catholique hier, l’islam aujourd’hui ».

Avec Jean-Luc Mélenchon, « on fait un premier saut dans le temps, on est en 1945 : […] on dénonce les Américains faiseurs de guerre et tout anticommuniste est un chien. Pour Mélenchon, rien n’a vraiment changé. » Quant à Emmanuel Macron, le plus jeune des trois, « sa Ve République est plus mitterrandienne que gaullienne, sa France est celle de SOS Racisme et de Jacques Delors, du droit à la différence et du grand marché européen. Son monde c’est celui du libre-échange, des porte-conteneurs et d’Internet […] Pour lui, il n’y a pas de culture française, il y a une culture en France, et elle est diverse […] Les frontières doivent partout être abolies. La finance n’est pas son ennemie, les entrepreneurs sont ses héros ».

« Aucune de nos trois France n’existe plus vraiment, poursuit Eric Zemmour, mais aucune n’a disparu tout à fait », avant de conclure ainsi :

« Trois France, trois Histoires, trois nostalgies. Trois sociologies aussi. Trois peuples qui se comprennent de moins en moins et se détestent de plus en plus. »

Marion Maréchal-Le Pen défend les « petites patries » aux assises de Lyon

Marion Maréchal Petites Patries

07/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marion Maréchal-Le Pen s’est exprimée à la tribune des Assises présidentielles de Marine Le Pen à Lyon. Elle y a exposé la réforme institutionnelle à laquelle procéderait la présidente du Front national, si elle était élue, et en a expliqué les raisons, puisque c’est à elle que Marine Le Pen avait confié le soin de travailler sur ce projet.

Marion Maréchal justifie notamment la suppression des conseils régionaux, qui ne porterait nullement atteinte à l’identité des régions françaises : « Il n’y a pas pire menace pour [les] petites patries que de laisser affaiblir notre grande patrie complémentaire que nous avons en commun. »

Assises présidentielles de Marine Le Pen à Lyon : un programme de rupture

Ce sont des mesures de rupture sans précédent avec des décennies d’islamisation et de soumission et un quinquennat entier de perdu face à la menace islamiste. Comme Trump qui « respecte ses promesses, agit vite et fort dans l’intérêt de son peuple », seule Marine Le Pen prend les moyens d’inverser le processus.

Sur ce point fondamental, là où le péril immédiat est le plus grand, face aux avancées de l’idéologie islamiste, Marine Le Pen ne déçoit pas. Ce week-end lors des Assises présidentielles de Lyon, elle a fait preuve de la volonté politique d’un véritable chef de l’Etat : « Il n’y aura pas d’autres lois et valeurs que les valeurs françaises. Nous ne voulons pas vivre sous le joug du fondamentalisme islamiste », a-t-elle lancé lors de son discours de clôture devant 3 000 personnes. « Quand on aspire à s’installer dans un pays, on ne commence pas par violer ses lois. On ne commence pas par réclamer des droits. »

Des morts de Charlie au massacre du Bataclan, de la tuerie de Nice aux égorgements de policiers et d’un prêtre en pleine messe, des assassinats de militaires aux attaques à la machette aux cris d’Allah Akbar, quelles mesures déterminantes pour protéger les Français, quel changement radical, le gouvernement Hollande-Valls-Cazeneuve a-t-il pris en deux ans ?

Marine Le Pen propose avant tout de rétablir les frontières nationales sans lesquelles toute protection contre le terrorisme est illusoire et toute expulsion de djihadistes irréalisable. Sur le sol français elle interdit les prédicateurs « semeurs de haine » et dissout tous les organismes (associatifs, culturels, sportifs) liés aux islamistes, dont plusieurs ont actuellement pignon sur rue dans le clientélisme électoral le plus fraternel avec nos élus. A commencer par l’UOIF. Elle expulsera tous les étrangers en lien avec le fondamentalisme islamiste dont les nombreux fichés S qui ont actuellement la possibilité de travailler à la RATP, dans l’armée ou dans la police. « Les vitrines légales de l’islamisme sur internet seront éteintes. » La candidate annonce qu’elle fermera toutes les mosquées salafistes recensées par le ministère de l’Intérieur (près de 200) et interdira le financement étranger des lieux de culte ainsi que leur financement par l’Etat. Elle appliquera la déchéance de nationalité et l’interdiction du territoire pour tout binational lié à une filière djihadiste.

Elle propose parallèlement de réarmer massivement les forces de l’ordre (recrutement de 15 000 policiers et gendarmes, modernisation et adaptation des moyens aux nouvelles menaces). Mais de les réarmer aussi moralement et juridiquement notamment par la présomption de la légitime défense, ce qui est exactement ce que nous réclamons dans Présent depuis des années.

Marine Le Pen veut mettre en place un plan de désarmement des banlieues et reprendre en main les zones de non-droit : cibler les 5 000 chefs de bande identifiés par le ministre de l’Intérieur. Elle préconise la tolérance zéro et veut en finir avec le laxisme judiciaire (abrogation des lois pénales comme la loi Taubira, rétablissement des peines planchers et suppression des remises de peine automatique). Elle coupera les aides sociales aux parents de mineurs récidivistes en cas de carence éducative manifeste.

Elle propose d’instaurer une peine de prison de perpétuité réelle incompressible pour les crimes les plus graves. De même la « double peine » supprimée par Sarkozy, sera rétablie et améliorée avec l’expulsion automatique des criminels et des délinquants étrangers et la mise en place d’accords bilatéraux permettant que les étrangers condamnés purgent leur peine dans leur pays d’origine. « Ça libérera quelques places », a-t-elle souligné. Cette seule mesure aurait permis que l’auteur de la tuerie de Nice par exemple ne puisse pas se trouver en France au moment où il a pris un 15 tonnes pour écraser 84 personnes dont de nombreux enfants.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 7 février 2017


Marine Le Pen a rendu publics 144 engagements présidentiels

06/02/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)

La candidate de la droite nationale tenait ses « assises présidentielles » samedi et dimanche à Lyon. Sa rencontre électorale au palais des congrès de la ville lumière a réuni 5 000 personnes. Dans le rôle de chauffeurs de salle de luxe, Marion Maréchal Le Pen et Florian Philippot ont allié l’humour et la fermeté.

Le ton de Marine Le Pen a lui aussi été résolument offensif

Celle qui se fait désormais appeler Marine n’a pas oublié ses fondamentaux lepénistes. Elle s’est présentée comme la « candidate du peuple » et des « patriotes », en lutte « contre la droite du fric et la gauche du fric ». Elle a également dénoncé deux « totalitarismes » : le mondialisme libéral sur le plan économique et l’islamisme sur le plan religieux.

La présidente du Front National présentait pour la première fois son projet présidentiel

Il s’agit d’un projet personnel, avec 144 engagements sur lesquels elle entend être contrôlée par le peuple si elle est élue. En tête, on trouve le retour de la souveraineté dans ses différentes dimensions — une manière de ne pas faire de l’euro l’alpha et l’oméga de son programme. Impossible de résumer les 144 propositions, qui sont en ligne sur le site : marine2017.fr

Mais on peut relever de nombreuses mesures fortes

Certaines sont dans la ligne traditionnelle du FN, comme l’impossibilité de régulariser tout étranger clandestin et l’abrogation de la loi Taubira. D’autres portent davantage la marque de Marine, comme l’inscription de la laïcité dans la constitution et l’abrogation de la loi El Khomri. Un programme large, qu’elle précisera au fur et à mesure de sa campagne. Des précisions seront également apportées sur son chiffrage budgétaire et économique, qui est annoncé comme étant raisonnable.

Présidentielle : le clip de campagne de Marine Le Pen cartonne sur les réseaux sociaux

Marine Le Pen

06/02/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Sur Facebook, la vidéo de la présidente du FN a été vu plus de 435 000 fois en quelques heures…

C’est un véritable carton. Sur les réseaux sociaux, le nouveau clip de campagne de Marine Le Pen connaît un succès retentissant. Sur Facebook le clip en quelques heures a été commentée plus de 2 000 fois et a été partagée à plus de 10 000 reprises.

Sur Twitter, même engouement. Le clip recueille environ 2 500 commentaires et a été retweeté plus de 2 000 fois. Des excellents chiffres pour Marine Le Pen, qui est l’une des personnalités politiques les plus suivies sur la toile. Rien que sur Facebook, elle compte 1 187 000 fans.



Présidentielle : le clip de campagne de Marine… par Lopinionfr

David Rachline : « Marine Le Pen est la candidate de la force et de l’équilibre »

David Rachline

Marine Le Pen présente son programme présidentiel ce week-end à Lyon. Elle est soutenue par le Front national mais va à cette élection avec sa propre personnalité. Son directeur de campagne, le sénateur-maire de Fréjus, David Rachline, 29 ans, celui qui laisse traîner Présent sur son bureau pour énerver Libé, nous explique que sa candidate s’adresse à l’intégralité des Français et veut remettre la France en ordre en cinq ans.

Présent : Sur quels points, selon vous, le programme de Marine Le Pen est-il le plus attendu ?

David Rachline : C’est un projet d’ensemble qui va être dévoilé à Lyon. Le programme et les engagements de Marine Le Pen ne seraient pas cohérents s’ils n’étaient pas mis en application dans leur totalité parce que tout se tient. Notre souveraineté budgétaire tient à la souveraineté économique qui tient elle-même à la souveraineté territoriale. Rendre la parole au peuple, c’est d’abord et avant tout redonner au peuple français sa souveraineté. Notre priorité c’est de rendre aux Français le pouvoir de contrôler qui rentre chez nous. C’est l’originalité de la candidature de Marine Le Pen d’être tournée vers la nation, vers le patriotisme, tandis que les autres sont des mondialistes soit honteux, soit assumés. Honteux en ce qui concerne François Fillon et assumé en ce qui concerne Emmanuel Macron. […]

En tant que directeur de campagne comment sentez-vous les choses à J-80 de l’élection présidentielle ?

On vit une dynamique spectaculaire. On vit une campagne où nos principaux adversaires sont largement favorisés. Les uns par les problématiques personnelles qui les touchent, les affaires, la candidature de François Fillon est en crise mais elle était déjà en crise avant, du fait de son projet politique. La primaire est un système qui fait apparaître des candidats dont les projets sont quasiment folkloriques.

Quand je vois le programme de Benoît Hamon qui veut économiser 400 milliards d’euros par an pour son revenu universel et qui est le candidat des communautarismes et même de l’islamisme puisqu’il ne voit pas d’inconvénient à ce que des femmes ne soient pas autorisées à entrer dans un bar, quand je vois François Fillon qui veut quasiment supprimer la sécurité sociale, en tout cas transférer 85 % des Français sur les mutuelles privées et supprimer 500 000 fonctionnaires alors qu’on a besoin de policiers, qu’on a besoin de gendarmes, qu’on a besoin du régalien pour rétablir l’ordre dans notre pays, je me dis que leurs projets ne sont pas équilibrés. Marine apparaît là comme étant la candidate de la force et de l’équilibre.

Sur la vague migratoire et sur l’immigration, on a le sentiment qu’ils sont tous d’accord pour ne rien changer ?

Sur ce sujet-là et sur les autres. C’est vrai sur l’immigration et on connaît le bilan de François Fillon qui a fait entrer plus d’étrangers sur notre sol que Lionel Jospin. C’était difficile de faire pire, Fillon a réussi à faire pire. Lorsqu’il était aux responsabilités, il a laissé entrer un million d’étrangers en cinq ans. Il nous propose aujourd’hui non pas de sortir de l’Union européenne puisqu’il nous explique que les frontières sont un leurre mais de mettre en place un Schengen puissance 2. Comment dans le cadre d’un Schengen puissance 2, comment dans le cadre de l’Union européenne pourra-t-il limiter l’immigration et assurer notre sécurité ? Evidemment que c’est de l’enfumage. Evidemment qu’il ment comme il a menti il y a dix ans lorsqu’il est arrivé au gouvernement avec Sarkozy.

Nous contestons l’Union européenne et nos députés au Parlement européen ont été élus par les Français pour le faire. Nous rétablirons les frontières nationales, elles sont utiles à la sécurité intérieure.

En fait, il y a une différence de degré entre leurs différents projets alors qu’entre eux et nous, il y a une différence de nature. Les uns sont pour un peu d’Union européenne, les autres sont pour beaucoup d’Union européenne. Les uns sont pour l’immigration, les autres sont pour énormément d’immigration. Les uns sont pour l’ultralibéralisme économique, les autres sont pour beaucoup d’ultralibéralisme économique. Sur toutes les grandes thématiques de notre temps et de notre société ils sont parfaitement en phase. C’est là la grande différence de nature avec la candidature de Marine.

Propos recueillis par Caroline Parmentier

Extraits d’un entretien paru dans Présent daté du 4 février 2017

La « priorité nationale » à l’emploi que propose Marine Le Pen

Marine Le Pen

03/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marine Le Pen l’a déclaré dans Le Monde d’hier soir : « Nous appliquerons la priorité nationale à l’emploi par l’intermédiaire d’une taxe additionnelle sur tout nouveau contrat d’employé étranger. » La question qui se posait était de savoir si elle concernerait les embauches de tout étranger, ou seulement les étrangers extra-européens. Ce matin sur RTL, Florian Philippot a apporté la réponse : cette taxe, dont il a précisé qu’elle pourrait être de 10 %, s’appliquerait aux embauches de tout étranger, y compris aux ressortissants de l’Union européenne.