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Marion Maréchal KTO

Marion Maréchal-Le Pen : « Je dois d’abord la charité à ma famille et à mes compatriotes. »

10/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marion Maréchal-Le Pen était hier l’invitée de l’émission Face aux chrétiens sur KTO, la grande émission de la chaîne catholique réalisée en partenariat avec Radio Notre-Dame, le réseau Radios Chrétiennes de France (RCF) et le quotidien La Croix.

Marion Maréchal-Le Pen l’annonce : Marine Le Pen abrogera la nouvelle loi dite de « délit d’entrave numérique » destinée à contrôler les sites anti-avortement. Et elle ajoute :

« Il faudra faire une véritable loi de santé publique avec pour objectif une baisse du nombre d’avortement. Il n’y a plus rien qui puisse justifier qu’il puisse y avoir un remboursement intégral et illimité de l’avortement. Il faut arrêter de prendre les femmes pour des enfants, il faut les responsabiliser. »

Marion Maréchal-Le Pen en profite pour appeler les évêques français à être plus courageux :

« L’Eglise de France a une grande responsabilité dans la situation actuelle. Par exemple sur l’avortement où l’Eglise de France a renoncé à mener le combat. »

La présidente du groupe FN au conseil régional de Paca annonce également que la loi Claes-Léonetti sur la fin de vie sera revue pour revernir à l’ancienne version de la loi Léonetti, et que la loi Taubira sera également abrogée pour revenir à un Pacs élargi : « Mais nous ne démarierons pas les personnes homosexuelles qui se seront mariées. »

Et, sur l’immigration, elle a cette phrase :

« Je dois d´abord la charité à ma famille et à mes compatriotes. »

Hebdomadaire Minute Marine nationale

L’hebdomadaire Minute voit « la Marine nationale sur la voie royale »

08/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marine Le Pen fait la couverture de l’hebdomadaire Minute, et elle est tout à sa gloire. Après le discours qu’elle a tenu à Lyon le week-end dernier, « à la tonalité nettement droitière », Minute voit « la Marine nationale sur la voie royale » ! Voici quelques extraits de ce long article en forme d’éditorial.

C’est parti ! Et c’est parti de fort belle manière. Depuis Lyon, Marine Le Pen, qui peut cette fois sérieusement espérer être élue à la présidence de la République, a adressé aux Français un message fort et clair – et de haute tenue –, débarrassé d’une large part de l’habituelle imprégnation philippotiste. Un tournant dans son discours. Et peut-être dans la campagne présidentielle. […]

Depuis le début de l’année, Marine Le Pen a consulté, beaucoup. Et, fait nouveau, elle a consulté des gens de droite. Une telle remarque peut sembler paradoxale pour celle que l’on dit être d’extrême droite, mais, depuis l’arrivée à son côté de Florian Philippot, qui n’est pas précisément issu de la droite – et n’en maîtrise pas la culture –, il est inédit qu’elle ait décidé d’aller entendre sur l’autre rive ce que l’on avait à lui dire. Et on avait beaucoup à lui dire.

Tous ses interlocuteurs lui ont la même chose. Tous lui ont parlé de civilisation. Tous lui ont fait valoir que le discours habituel qu’elle ressasse depuis plusieurs années ne parle pas à l’oreille de l’électeur de droite. Cela vaut sur le plan économique, bien sûr, où l’on défie de l’étatisme et où les mots de planification et de nationalisation font fuir les électeurs les mieux disposés, mais aussi et surtout sur le plan culturel. Il est des mots que l’électeur de droite veut entendre, et qu’il n’entend pas de sa bouche ; et il en est d’autres, qu’elle leur ressert en boucle et qui ne signifient rien pour lui, du moins rien qui ne la distingue des autres candidats et n’enclenche un désir de vote.

Elle a écouté… et elle a entendu. En partie seulement, certes, mais elle a tenu compte de ces remarques fondamentales et convergentes […] Le résultat de tous ces entretiens, de tous ces assauts menés parfois sans aucune retenue à l’égard de la stratégie qui était la sienne, tient en deux chiffres. Dimanche, lors de son discours de clôture de ses assises présidentielles de Lyon, Marine Le Pen a prononcé trente-trois fois le mot « France » et deux fois seulement le mot « République » – dont l’obligatoire « Vive la République » final. Alléluia !

On ignore – ou on ne dira pas – qui a écrit le discours et qui l’a inspiré, mais, au-delà du maintien affiché de la ligne « ni droite ni gauche », ce fut bel et bien un discours de droite qui fut ovationné par la foule présente, aux cris de « Marine présidente » et à ceux de « On est chez nous ». La candidate « soutenue par le Front national » – artifice visant à se placer dans l’esprit de la Ve République – n’a pas seulement martelé que ce qui était en jeu au printemps 2017 était de faire un « choix de civilisation ». Cette formule a d’ailleurs été entendue – c’est toujours le cas lors d’un discours en terrain conquis – au-delà de ce qu’elle y place (« un pays libre, indépendant, démocratique », ce qui, toutefois, est en net progrès par rapport à « liberté, égalité, fraternité et laïcité », la définition antérieure qu’elle donnait de notre civilisation).

Marine Le Pen a évoqué aussi, et elle l’a fait à trois reprises, une notion nouvelle dans son discours : le « capital immatériel » de la France. « Ce capital immatériel, a déclaré Marine Le Pen, n’a pas de prix parce que ce patrimoine là est irremplaçable. En réalité je défends les murs porteurs de notre société. »

Or l’emploi de cette formule n’est pas anodin. Le « capital immatériel » est une formule issue de La Cause du peuple, de Patrick Buisson, un ouvrage qu’elle n’a pas lu mais dont la substantifique moelle lui a été rapportée, avec suffisamment d’insistance et de force de persuasion pour qu’elle reprenne la formule à son compte. […]

Un article à lire dans son intégralité
dans le numéro de Minute de cette semaine

eric-zemmour

Eric Zemmour : « Marine, Mélenchon, Macron, trois M pour trois France »

07/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : La tenue à Lyon, le week-end dernier, des meetings de trois candidats à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, a inspiré Eric Zemmour pour sa chronique de ce matin sur RTL. « Lyon, capitale des Gaules », a-t-il expliqué, fut en fait « Lyon, capitale des trois Gaules : la Gaule de Mélenchon, la Gaule de Marine, la Gaule de Macron. Lyon, capitale des trois M. Trois Gaules, trois France, trois couleurs d’un même drapeau ; mais chacun son histoire, chacun son époque, chacun sa République. Chacun son passé, et chacun son avenir. »

Pour l’éditorialiste, « chacun des trois candidats prétend bien sûr incarner la modernité alors que tous ressuscitent, sans le savoir parfois, un passé révolu ». Marine Le Pen « est celle qui remonte le plus loin, sous la IIIe République. Une France fière d’elle-même, une armée, une monnaie, et des frontières. Le protectionnisme économique pour sauvegarder ses paysans et ses industries […] La laïcité conçue comme une arme de guerre contre la religion qui veut imposer sa loi dans l’espace public : l’Eglise catholique hier, l’islam aujourd’hui ».

Avec Jean-Luc Mélenchon, « on fait un premier saut dans le temps, on est en 1945 : […] on dénonce les Américains faiseurs de guerre et tout anticommuniste est un chien. Pour Mélenchon, rien n’a vraiment changé. » Quant à Emmanuel Macron, le plus jeune des trois, « sa Ve République est plus mitterrandienne que gaullienne, sa France est celle de SOS Racisme et de Jacques Delors, du droit à la différence et du grand marché européen. Son monde c’est celui du libre-échange, des porte-conteneurs et d’Internet […] Pour lui, il n’y a pas de culture française, il y a une culture en France, et elle est diverse […] Les frontières doivent partout être abolies. La finance n’est pas son ennemie, les entrepreneurs sont ses héros ».

« Aucune de nos trois France n’existe plus vraiment, poursuit Eric Zemmour, mais aucune n’a disparu tout à fait », avant de conclure ainsi :

« Trois France, trois Histoires, trois nostalgies. Trois sociologies aussi. Trois peuples qui se comprennent de moins en moins et se détestent de plus en plus. »

Marion Maréchal Petites Patries

Marion Maréchal-Le Pen défend les « petites patries » aux assises de Lyon

07/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marion Maréchal-Le Pen s’est exprimée à la tribune des Assises présidentielles de Marine Le Pen à Lyon. Elle y a exposé la réforme institutionnelle à laquelle procéderait la présidente du Front national, si elle était élue, et en a expliqué les raisons, puisque c’est à elle que Marine Le Pen avait confié le soin de travailler sur ce projet.

Marion Maréchal justifie notamment la suppression des conseils régionaux, qui ne porterait nullement atteinte à l’identité des régions françaises : « Il n’y a pas pire menace pour [les] petites patries que de laisser affaiblir notre grande patrie complémentaire que nous avons en commun. »

Assises présidentielles de Marine Le Pen à Lyon : un programme de rupture

Ce sont des mesures de rupture sans précédent avec des décennies d’islamisation et de soumission et un quinquennat entier de perdu face à la menace islamiste. Comme Trump qui « respecte ses promesses, agit vite et fort dans l’intérêt de son peuple », seule Marine Le Pen prend les moyens d’inverser le processus.

Sur ce point fondamental, là où le péril immédiat est le plus grand, face aux avancées de l’idéologie islamiste, Marine Le Pen ne déçoit pas. Ce week-end lors des Assises présidentielles de Lyon, elle a fait preuve de la volonté politique d’un véritable chef de l’Etat : « Il n’y aura pas d’autres lois et valeurs que les valeurs françaises. Nous ne voulons pas vivre sous le joug du fondamentalisme islamiste », a-t-elle lancé lors de son discours de clôture devant 3 000 personnes. « Quand on aspire à s’installer dans un pays, on ne commence pas par violer ses lois. On ne commence pas par réclamer des droits. »

Des morts de Charlie au massacre du Bataclan, de la tuerie de Nice aux égorgements de policiers et d’un prêtre en pleine messe, des assassinats de militaires aux attaques à la machette aux cris d’Allah Akbar, quelles mesures déterminantes pour protéger les Français, quel changement radical, le gouvernement Hollande-Valls-Cazeneuve a-t-il pris en deux ans ?

Marine Le Pen propose avant tout de rétablir les frontières nationales sans lesquelles toute protection contre le terrorisme est illusoire et toute expulsion de djihadistes irréalisable. Sur le sol français elle interdit les prédicateurs « semeurs de haine » et dissout tous les organismes (associatifs, culturels, sportifs) liés aux islamistes, dont plusieurs ont actuellement pignon sur rue dans le clientélisme électoral le plus fraternel avec nos élus. A commencer par l’UOIF. Elle expulsera tous les étrangers en lien avec le fondamentalisme islamiste dont les nombreux fichés S qui ont actuellement la possibilité de travailler à la RATP, dans l’armée ou dans la police. « Les vitrines légales de l’islamisme sur internet seront éteintes. » La candidate annonce qu’elle fermera toutes les mosquées salafistes recensées par le ministère de l’Intérieur (près de 200) et interdira le financement étranger des lieux de culte ainsi que leur financement par l’Etat. Elle appliquera la déchéance de nationalité et l’interdiction du territoire pour tout binational lié à une filière djihadiste.

Elle propose parallèlement de réarmer massivement les forces de l’ordre (recrutement de 15 000 policiers et gendarmes, modernisation et adaptation des moyens aux nouvelles menaces). Mais de les réarmer aussi moralement et juridiquement notamment par la présomption de la légitime défense, ce qui est exactement ce que nous réclamons dans Présent depuis des années.

Marine Le Pen veut mettre en place un plan de désarmement des banlieues et reprendre en main les zones de non-droit : cibler les 5 000 chefs de bande identifiés par le ministre de l’Intérieur. Elle préconise la tolérance zéro et veut en finir avec le laxisme judiciaire (abrogation des lois pénales comme la loi Taubira, rétablissement des peines planchers et suppression des remises de peine automatique). Elle coupera les aides sociales aux parents de mineurs récidivistes en cas de carence éducative manifeste.

Elle propose d’instaurer une peine de prison de perpétuité réelle incompressible pour les crimes les plus graves. De même la « double peine » supprimée par Sarkozy, sera rétablie et améliorée avec l’expulsion automatique des criminels et des délinquants étrangers et la mise en place d’accords bilatéraux permettant que les étrangers condamnés purgent leur peine dans leur pays d’origine. « Ça libérera quelques places », a-t-elle souligné. Cette seule mesure aurait permis que l’auteur de la tuerie de Nice par exemple ne puisse pas se trouver en France au moment où il a pris un 15 tonnes pour écraser 84 personnes dont de nombreux enfants.

Caroline Parmentier

Article paru dans Présent daté du 7 février 2017


Marine Le Pen a rendu publics 144 engagements présidentiels

06/02/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie)

La candidate de la droite nationale tenait ses « assises présidentielles » samedi et dimanche à Lyon. Sa rencontre électorale au palais des congrès de la ville lumière a réuni 5 000 personnes. Dans le rôle de chauffeurs de salle de luxe, Marion Maréchal Le Pen et Florian Philippot ont allié l’humour et la fermeté.

Le ton de Marine Le Pen a lui aussi été résolument offensif

Celle qui se fait désormais appeler Marine n’a pas oublié ses fondamentaux lepénistes. Elle s’est présentée comme la « candidate du peuple » et des « patriotes », en lutte « contre la droite du fric et la gauche du fric ». Elle a également dénoncé deux « totalitarismes » : le mondialisme libéral sur le plan économique et l’islamisme sur le plan religieux.

La présidente du Front National présentait pour la première fois son projet présidentiel

Il s’agit d’un projet personnel, avec 144 engagements sur lesquels elle entend être contrôlée par le peuple si elle est élue. En tête, on trouve le retour de la souveraineté dans ses différentes dimensions — une manière de ne pas faire de l’euro l’alpha et l’oméga de son programme. Impossible de résumer les 144 propositions, qui sont en ligne sur le site : marine2017.fr

Mais on peut relever de nombreuses mesures fortes

Certaines sont dans la ligne traditionnelle du FN, comme l’impossibilité de régulariser tout étranger clandestin et l’abrogation de la loi Taubira. D’autres portent davantage la marque de Marine, comme l’inscription de la laïcité dans la constitution et l’abrogation de la loi El Khomri. Un programme large, qu’elle précisera au fur et à mesure de sa campagne. Des précisions seront également apportées sur son chiffrage budgétaire et économique, qui est annoncé comme étant raisonnable.

Marine Le Pen

Présidentielle : le clip de campagne de Marine Le Pen cartonne sur les réseaux sociaux

06/02/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Sur Facebook, la vidéo de la présidente du FN a été vu plus de 435 000 fois en quelques heures…

C’est un véritable carton. Sur les réseaux sociaux, le nouveau clip de campagne de Marine Le Pen connaît un succès retentissant. Sur Facebook le clip en quelques heures a été commentée plus de 2 000 fois et a été partagée à plus de 10 000 reprises.

Sur Twitter, même engouement. Le clip recueille environ 2 500 commentaires et a été retweeté plus de 2 000 fois. Des excellents chiffres pour Marine Le Pen, qui est l’une des personnalités politiques les plus suivies sur la toile. Rien que sur Facebook, elle compte 1 187 000 fans.



Présidentielle : le clip de campagne de Marine… par Lopinionfr

David Rachline

David Rachline : « Marine Le Pen est la candidate de la force et de l’équilibre »

Marine Le Pen présente son programme présidentiel ce week-end à Lyon. Elle est soutenue par le Front national mais va à cette élection avec sa propre personnalité. Son directeur de campagne, le sénateur-maire de Fréjus, David Rachline, 29 ans, celui qui laisse traîner Présent sur son bureau pour énerver Libé, nous explique que sa candidate s’adresse à l’intégralité des Français et veut remettre la France en ordre en cinq ans.

Présent : Sur quels points, selon vous, le programme de Marine Le Pen est-il le plus attendu ?

David Rachline : C’est un projet d’ensemble qui va être dévoilé à Lyon. Le programme et les engagements de Marine Le Pen ne seraient pas cohérents s’ils n’étaient pas mis en application dans leur totalité parce que tout se tient. Notre souveraineté budgétaire tient à la souveraineté économique qui tient elle-même à la souveraineté territoriale. Rendre la parole au peuple, c’est d’abord et avant tout redonner au peuple français sa souveraineté. Notre priorité c’est de rendre aux Français le pouvoir de contrôler qui rentre chez nous. C’est l’originalité de la candidature de Marine Le Pen d’être tournée vers la nation, vers le patriotisme, tandis que les autres sont des mondialistes soit honteux, soit assumés. Honteux en ce qui concerne François Fillon et assumé en ce qui concerne Emmanuel Macron. […]

En tant que directeur de campagne comment sentez-vous les choses à J-80 de l’élection présidentielle ?

On vit une dynamique spectaculaire. On vit une campagne où nos principaux adversaires sont largement favorisés. Les uns par les problématiques personnelles qui les touchent, les affaires, la candidature de François Fillon est en crise mais elle était déjà en crise avant, du fait de son projet politique. La primaire est un système qui fait apparaître des candidats dont les projets sont quasiment folkloriques.

Quand je vois le programme de Benoît Hamon qui veut économiser 400 milliards d’euros par an pour son revenu universel et qui est le candidat des communautarismes et même de l’islamisme puisqu’il ne voit pas d’inconvénient à ce que des femmes ne soient pas autorisées à entrer dans un bar, quand je vois François Fillon qui veut quasiment supprimer la sécurité sociale, en tout cas transférer 85 % des Français sur les mutuelles privées et supprimer 500 000 fonctionnaires alors qu’on a besoin de policiers, qu’on a besoin de gendarmes, qu’on a besoin du régalien pour rétablir l’ordre dans notre pays, je me dis que leurs projets ne sont pas équilibrés. Marine apparaît là comme étant la candidate de la force et de l’équilibre.

Sur la vague migratoire et sur l’immigration, on a le sentiment qu’ils sont tous d’accord pour ne rien changer ?

Sur ce sujet-là et sur les autres. C’est vrai sur l’immigration et on connaît le bilan de François Fillon qui a fait entrer plus d’étrangers sur notre sol que Lionel Jospin. C’était difficile de faire pire, Fillon a réussi à faire pire. Lorsqu’il était aux responsabilités, il a laissé entrer un million d’étrangers en cinq ans. Il nous propose aujourd’hui non pas de sortir de l’Union européenne puisqu’il nous explique que les frontières sont un leurre mais de mettre en place un Schengen puissance 2. Comment dans le cadre d’un Schengen puissance 2, comment dans le cadre de l’Union européenne pourra-t-il limiter l’immigration et assurer notre sécurité ? Evidemment que c’est de l’enfumage. Evidemment qu’il ment comme il a menti il y a dix ans lorsqu’il est arrivé au gouvernement avec Sarkozy.

Nous contestons l’Union européenne et nos députés au Parlement européen ont été élus par les Français pour le faire. Nous rétablirons les frontières nationales, elles sont utiles à la sécurité intérieure.

En fait, il y a une différence de degré entre leurs différents projets alors qu’entre eux et nous, il y a une différence de nature. Les uns sont pour un peu d’Union européenne, les autres sont pour beaucoup d’Union européenne. Les uns sont pour l’immigration, les autres sont pour énormément d’immigration. Les uns sont pour l’ultralibéralisme économique, les autres sont pour beaucoup d’ultralibéralisme économique. Sur toutes les grandes thématiques de notre temps et de notre société ils sont parfaitement en phase. C’est là la grande différence de nature avec la candidature de Marine.

Propos recueillis par Caroline Parmentier

Extraits d’un entretien paru dans Présent daté du 4 février 2017

Marine Le Pen

La « priorité nationale » à l’emploi que propose Marine Le Pen

03/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marine Le Pen l’a déclaré dans Le Monde d’hier soir : « Nous appliquerons la priorité nationale à l’emploi par l’intermédiaire d’une taxe additionnelle sur tout nouveau contrat d’employé étranger. » La question qui se posait était de savoir si elle concernerait les embauches de tout étranger, ou seulement les étrangers extra-européens. Ce matin sur RTL, Florian Philippot a apporté la réponse : cette taxe, dont il a précisé qu’elle pourrait être de 10 %, s’appliquerait aux embauches de tout étranger, y compris aux ressortissants de l’Union européenne.

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Eric Zemmour : « Avec les primaires, les patrons ont été liquidés »

31/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Revenant sur les primaires de la droite et de la gauche, sans oublier celle des écologistes, Eric Zemmour disait ce matin sur RTL : « C’était la solution miracle : à la fois le mode de désignation le plus démocratique et celui qui permettait aux partis politiques de verrouiller la sélection des présidentiables. Le peuple et les partis. Un mélange inédit de Ve et de IVe République. Les primaires ont fonctionné tant que les électeurs ont voté sagement pour les candidats que les médias et les sondeurs leur désignaient : Ségolène Royal, puis François Hollande. Mais les partis, les médias et les sondeurs se sont fait voler leur jouet. Le voleur n’est pas celui qu’on croit, le voleur n’est pas le peuple », mais ceux qui sortis de chez eux, « des groupes d’influence bien typés idéologiquement », comme les bobos et l’électorat de banlieue pour Hamon, ou les partisans de La Manif pour tous et « les provinciaux de culture catholique » pour Fillon.

Moyennant quoi, « les patrons ont été liquidés » : « Duflot, Juppé, Sarkozy, Hollande, Valls : liquidés ! Les primaires, c’est la roulette belge : six balles dans le barillet. »

Mais après ces primaires, « on découvre que les heureux élus sont fragiles parce que les conditions de leur victoire les ont fragilisés ». Et « les candidats qui en profitent sont ceux qui ont refusé l’exercice : un peu Mélenchon et beaucoup Macron et Marine Le Pen ». Ainsi « Macron donne l’asile politique à tous les perdants de la primaire : électeurs de Juppé, de Hollande, de Vall, et même anciens électeurs écolos de Cohn-Bendit », et « Marine Le Pen consolide son emprise sur les classes populaires ».

« Macron et Marine Le Pen, ajoute Eric Zemmour, incarnent un clivage presque chimiquement pur entre pro-migrants et anti-migrants, entre libéraux-libertaires et protectionnistes étatistes. Le clivage des référendums sur l’Europe, du Brexit, du combat entre Trump et Clinton. »

Marine Le Pen Au nom du peuple

DOCUMENT Le Front national vante « le discours très mariniste de Donald Trump »

25/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le discours inaugural prononcé le 20 janvier par Donald Trump a été « très mariniste ». C’est ce qu’on lit dans un argumentaire interne de la campagne présidentielle de Marine Le Pen qui a été adressé à tous les cadres du Front national et dont nous publions ci-dessous des extraits.

Son auteur, Joffrey Bollée, le directeur de cabinet de Florian Philippot, y vante « le caractère éminemment mariniste » des « grandes orientations » du 45e président des Etats-Unis, citant, entre autres, la « défense des intérêts nationaux comme principe directeur des décisions du gouvernement, en tout domaine », le « respect de la souveraineté des nations et [le] principe de non-ingérence dans les affaires des autres », la « promotion du protectionnisme intelligent et du patriotisme économique, contre la mondialisation sauvage », la « guerre contre l’islamisme radical » ou l’« unité de la Nation dans le patriotisme, sans distinction de couleur ou d’origine ».

Trump mariniste 1
Trump Mariniste 2

Marine Le Pen Hollande

Marine Le Pen vue par François Hollande : intelligente, structurée, efficace !

25/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Et si François Hollande se prononçait pour Marine Le Pen ? « C’est une blague, bien sûr, mais à moitié », écrit l’hebdomadaire Minute, qui consacre un article aux propos tenus par le président de la République sur Marine Le Pen, sur l’immigration ou sur l’islamisation de France, devant les journalistes du Monde, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, qui les ont rapportés dans Un président ne devrait pas dire ça…, paru l’an denier aux éditions Stock. En voici quelques extraits.

Minute Couv HamonLe 23 juillet 2014, Lhomme et Davet posent cette question à Hollande : « Est-ce que c’est tabou aujourd’hui, en étant de gauche, de dire qu’il y a trop d’immigration ? » La réponse présidentielle tombe : « Je pense qu’il y a trop d’arrivées, d’immigration qui ne devrait pas être là. » Stupeur des journalistes du « Monde ». Hollande détaille. Il raconte que, quelques mois plus tôt, il a reçu la réalisatrice d’un film montrant des adolescents fraîchement arrivés en France et y apprenant le français.

« Les profs sont très fiers, très heureux, reprend-il. Et en même temps, ils disent : “C’est Sisyphe ! On les fait parler français, et puis arrive un autre groupe, et il faut tout recommencer. Ça ne s’arrête jamais. Donc, qu’est-ce qu’on fait ? On travaille dans un quartier, on arrive à aider ces familles, on leur donne un logement… Et puis après, il y en a d’autres qui arrivent, plus pauvres…” Donc, il faut à un moment que ça s’arrête. Ce n’est pas être mauvais républicain, au contraire : si on veut quand même faire ce travail, arriver à sortir un certain nombre de jeunes, il faut éviter qu’ils soient toujours confrontés à d’autres. »

« La seule qui est venue avec un texte articulé… »

En mai 2014, François Hollande a reçu Marine Le Pen à l’Elysée, évoquant avec les différents leaders politiques la refonte des régions françaises. « L’UDI, ils sont venus à sept ou huit, et il y avait autant de positions que de participants ! Mais la seule qui est venue avec un texte articulé, avec une logique, qui peut s’entendre, qui est de dire : “En fait, vous faites cette réforme parce que l’Europe vous demande de la faire”, c’est Marine Le Pen. Elle m’a lu son texte, et bien sûr il n’y avait rien qui pouvait être convaincant de mon point de vue, mais c’était très efficace ! Si ce discours avait été prononcé à l’extérieur, il aurait été très efficace. Les autres étaient dans le calcul politicien… »

François Hollande le confesse : il l’a trouvée… intelligente. Et « pas factieuse ». « Elle, elle ne pense pas chasser les immigrés. Elle pense redonner une clarification à ce que veut dire être français. »

Lors de son discours d’adieu, si François Hollande veut parler de Marine Le Pen avec la même sincérité, surtout, qu’il ne se gêne pas.

Extraits d’un article paru dans Minute n° 2806 du 25 janvier 2017

Coblence : 2017 sera-t-elle l’année des patriotes ?

24/01/2017 – EUROPE (NOVOpress)
Les mouvements patriotes européens sont en ordre de bataille à l’approche de scrutins clefs aux Pays-Bas, en France et en Allemagne.
Euronews consacre un reportage au meeting qui a notamment réuni Marine Le Pen, l’Allemande Frauke Petry et le Néerlandais Geert Wilders, samedi 21 janvier, à Coblence, en Allemagne.

Leur mot d’ordre a été clair : “Rendre sa liberté au vieux continent, 2017 est l’année des patriotes !”.

Tous les trois ont tenu un discours similaire sur le grand retour des Etats nations, le contrôle des frontières et la fin des politiques d’accueil aux migrants. Un message qui les place en haut des sondages dans leurs pays respectifs où se tiendront bientôt des élections.


brigitte-bardot

Brigitte Bardot appelle de ses vœux « un régime autoritaire »

20/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans une interview à TV Magazine à l’occasion de la diffusion, le 27 janvier sur France 3, d’une soirée qui lui est consacrée – le documentaire Bardot amoureuse sera suivi du film En cas de malheur, de Claude Autant-Lara, qui avait été élu député FN au Parlement européen –, Brigitte Bardot répond à quelques questions politiques, où elle renouvelle sont soutien à Marine Le Pen. Extraits.

Quel regard portez-vous sur la société actuelle?

C’est lamentable ! Nous vivons dans une période où tout est vulgaire, ordinaire et médiocre. La France n’a plus le rayonnement, la majesté qu’elle avait. Aujourd’hui, le pays est à l’image de deux qui les dirigent. Depuis Chirac et ses successeurs, les choses ne se sont pas améliorées. Pour redonner de l’éclat au pays, il faut nous redonner des libertés, retrouver un climat serein sans avoir peur des attentats. Il faudrait mettre en place un régime autoritaire.

On vous dit proche du Front national. C’est vrai?

Je suis très patriote. J’ai été élevée par un père et un grand-père qui se sont battus pour la France et qui m’ont inculqué l’amour de la patrie. Je ne suis pas fière de ce qu’est la France aujourd’hui. Je suis contre le vivre ensemble, mais je ne suis pas facho, pas plus que Marine Le Pen.

Êtes-vous en phase avec ses idées?

Pour la plupart. Marine Le Pen a la volonté de reprendre la France en main, de remettre des frontières et de redonner la priorité aux Français.

Marion Maréchal

La ligne Marion plébiscitée par les sympathisants du Front national

Marion Maréchal Philippot19/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Les résultats du sondage réalisé par l’Ifop pour Le Figaro sont sans appel : la ligne portée par Marion Maréchal-Le Pen est plébiscitée par les sympathisants du Front national. Et celle défendue par Florian Philippot est rejetée dans toutes les classes d’âge, dans toutes les catégories socio-professionnelles – y compris chez les ouvriers – et dans toutes les régions de France, y compris dans le Nord-Pas-de-Calais.

Question posée par l’Ifop pour Le Figaro : « Vous, personnellement, vous sentez-vous plus proche : 1. Des idées et des valeurs défendues par Marion Maréchal-Le Pen ? 2. Des idées et des valeurs défendues par Florian Philippot ? 3. Autant des unes que des autres ? »

Réponse : plus proches de Marion à 52 % ! Et seulement plus proches de Philippot à 29 %.

Auprès des jeunes, le triomphe de la ligne Marion est encore plus marqué : elle est plébiscitée par 62 % des moins de 35 ans contre 18 % pour la ligne Philippot, soit un différentiel de 44 points, qui monte même à 54 point chez les 18-24 ans : 62 % des jeunes sympathisants FN se lèvent pour Marion… et seulement 8 % pour Philippot !

On habite en Paca, on préfère la ligne Marion à 51 %. On habite dans le Grand-Est ? On préfère aussi la ligne Marion (48 %) à celle de Florian Philippot (34 %). On réside dans le Nord-Pas-de-Calais ? On préfère aussi la ligne Marion à 55 % !

Chez les ouvriers aussi, Marion Maréchal-Le Pen fait un tabac : 62 % d’entre eux ont choisi les idées et les valeurs qu’elle défend contre seulement 26 % celles portées par Florian Philippot.

Aucune sous-catégorie des sympathisants du Front national ne place la ligne Philippot en tête. Ni les « sans religion », qui sont 53 % à choisir la ligne Marion contre seulement 25 % pour la ligne laïcarde de Philippot. Ni les anciens électeurs de gauche : parmi ceux ayant voté pour François Hollande ou Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2012 et s’étant depuis rapprochés du Front national, le verdict est sans appel : ils se prononcent à 51 % pour Marion Maréchal et à seulement 32 % pour Florian Philippot.

Le message envoyé à Marine Le Pen est clair : les sympathisants du Front national veulent une ligne identitaire. La balle est maintenant dans son camp.

Mélenchon attaque Marine Le Pen

Est-ce pour se racheter d’avoir suggéré aux banques françaises d’accorder un emprunt à Marine Le Pen ? Toujours est-il que Mélenchon a cru devoir s’en prendre violemment à la candidate nationale, tant dans la presse que dans ses réunions. Sans doute le champion de la « France insoumise » s’est-il soumis à ceux qui ont déploré ce geste en faveur de la candidate du Front national. Il est vrai qu’il soulignait en même temps que lui, adversaire acharné du grand capital, pouvait compter sur le soutien des banques, illustrant le propos de Lénine : « Les capitalistes nous fourniront la corde pour les pendre. »

Il ne débat pas, il attaque, bêtement et agressivement, et cet excès, comme tant d’autres avant, disqualifie quand il ne ridiculise pas son auteur. Il l’assure : « Sa campagne n’est pas bonne, (…) ce qu’elle raconte est à peine audible », a-t-il déclaré lors d’une rencontre avec des journalistes européens. Ajoutant : « Elle patauge. » Les sondages la donnent à 28 % et elle fait la course en tête, son censeur 12 %, au mieux ! Que serait-ce si la campagne de Marine était bonne et audible ? Il est le seul parmi ses adversaires à la juger ainsi. Mélenchon prend ses désirs pour la réalité.

« Elle est revenue dans un registre très violent, très violemment raciste et xénophobe. » On avait cru comprendre que, pour la gauche en général et Mélenchon en particulier, elle n’avait jamais cessé d’être « très violemment raciste et xénophobe », sa principale caractéristique à leurs yeux. Si elle y est « revenue », c’est donc qu’il fut un moment où elle ne l’était point, ce qu’il avait omis de signaler à ses auditeurs. Lui est « revenu » aux fondamentaux de la classe politico-médiatique, « l’insoumis » se soumettant aux calomnies conformistes contre la droite nationale. « Alors moi j’en rajoute pour lui nuire, mon intention est de les mettre mal à l’aise », confesse-t-il. Non pas débattre, argumenter, réfuter, mais « nuire », le degré zéro de la politique du mesquin Mélenchon. Et il croit, en plus, que Marine Le Pen va être saisie de « malaise » en l’entendant, comme si elle redoutait le fondateur du parti de gauche !

La vérité est que le Front national a depuis longtemps sonné le glas des ambitions de Jean-Luc Mélenchon qui voulait rallier sur son nom les ouvriers, les employés, les chômeurs qui, naguère, se reconnaissaient dans le parti communiste. Or tous ceux-là se sont tournés, non pas vers l’ancien ministre de Jospin, mais vers Marine Le Pen. Il restait à Mélenchon les fonctionnaires mais, là aussi, elle le devance largement. Comme disent les sportifs, elle l’enfonce « dans tous les compartiments du jeu ».

On conçoit qu’il en nourrisse amertume, déception et colère, mais ce n’est pas une raison pour substituer l’agression à l’argumentation, la diffamation à la vérité. Cela lui évite de s’interroger sur les raisons qui font que le petit peuple préfère Marine Le Pen à son chantre autoproclamé Mélenchon. La principale étant qu’il approuve l’immigration-invasion que Marine dénonce et dont souffrent en priorité les milieux populaires, sans compter la priorité nationale qu’il récuse et que les ouvriers plébiscitent.

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent daté du 17 janvier 2017

Lacapelle Présent

Jean-Lin Lacapelle : « Il se prépare un printemps des patriotes de France »

Jean-Lin Lacapelle, 49 ans, secrétaire FN aux fédérations, vient de boucler un Tour de France de 96 départements. Son physique d’acteur de cinéma et son surnom de « nettoyeur » en font une forte personnalité dont on attend parfois la visite avec inquiétude. Sa mission : professionnaliser le mouvement de Marine Le Pen et en faire un parti prêt à l’exercice du pouvoir qui est toujours beaucoup plus difficile que sa conquête.

— Vous êtes un ancien haut cadre de L’Oréal. Comment passe-t-on du n° 1 de la beauté à la bête immonde ?

— Je suis en effet un ancien cadre de L’Oréal mais je suis avant tout un militant de toujours du Front national et de la cause nationale. Je suis arrivé en 1984 au FN. J’ai occupé différentes fonctions. J’ai été conseiller régional de 1998 à 2010 dans le Centre, candidat une vingtaine de fois à différentes élections. Je me considère avant tout comme un militant patriote avant d’être un cadre d’entreprise privée. Maintenant il est vrai que cette double expérience, à la fois politique et à la fois professionnelle dans le privé, a laissé penser à Marine Le Pen que je pouvais peut-être apporter une valeur ajoutée dans la mission qu’elle m’a confiée, celle du secrétariat national aux fédérations au sein de l’appareil du Front national et celle de responsable de la mobilisation militante dans le cadre de son équipe de campagne.

— Quel était le but de votre Tour de France des fédérations FN ?

— Lorsque Marine Le Pen nous a hissés à la hauteur du premier parti de France en recueillant 30 % des suffrages aux dernières régionales, elle a exprimé clairement l’objectif de professionnaliser le mouvement. Ça ne veut pas dire casser le mouvement ni le changer bien évidemment, mais améliorer le fonctionnement du Front national et hausser notre niveau d’exigence. Cela signifie aussi renouveler un certain nombre de cadres sans les écarter, je tiens à cette précision. Si nous sommes contre le cumul des mandats, nous sommes aussi contre le cumul des responsabilités et il est bon de mettre un peu de sang neuf dans les rouages.

Lacapelle— Vous dites que l’on ne peut plus diriger le Front national comme il y a 15 ans. Concrètement, comment procédez-vous pour améliorer l’appareil frontiste ?

— Très rapidement, au fil de mes déplacements, je me suis rendu compte qu’il y avait un besoin d’écoute et de proximité entre le siège et les fédérations et il m’a paru nécessaire et important de faire le tour des départements. J’en suis à 85 fédérations visitées sur 96. Sous la forme de conférences de presse, réunions de bureaux qui me donnent l’occasion de rencontrer personnellement les cadres, les élus et les candidats et moments de convivialité lors d’un dîner, car c’est important aussi d’allier l’utile à l’agréable.

Les choses avancent très vite. Je me suis fixé quatre objectifs. Premièrement : les bonnes personnes aux bons postes. Il faut avoir les bons secrétaires départementaux. Avec le secrétaire général Nicolas Bay, nous avons proposé au Bureau politique 35 nouveaux secrétaires départementaux qui ont été nommés depuis. C’est un gros renouvellement. Secondement : les bonnes structures. Il est important que chaque secrétaire départemental ait une équipe étoffée autour de lui. Plus on a de talents, plus on a de compétences, plus on est efficace. L’objectif était aussi de professionnaliser les structures fédérales. Troisièmement : les bons outils. Etre actifs sur les réseaux sociaux, avoir une permanence. Pour l’image du Front national, nous avons souhaité moderniser nos structures et faire en sorte que chaque département ait sa permanence. Nous avons ouvert des permanences dans des départements qui n’en avaient jamais eu. La Charente par exemple, l’Ain, la Meuse.

Le quatrième point enfin et pas le moindre, ce sont les bons candidats. Cela veut dire hausser notre niveau d’exigence sur le choix des pré-investitures pour les élections législatives. Nous partons du postulat que Marine Le Pen sera élue présidente de la République et qu’il y aura un raz de marée bleu marine à l’Assemblée nationale. Il lui faut donc un groupe constitué de députés capables de défendre son projet politique. Nous sommes d’autant plus exigeants dans le choix et la désignation de nos candidats et dans le niveau de qualité requis.

Lacapelle par Cabu

Jean-Lin Lacapelle croqué par Cabu.

— En allant à la rencontre de ces nombreux Français, quelle préoccupation ou quelle inquiétude vous ont paru les concerner en priorité ?

— La France est à genoux. On sent les Français extrêmement inquiets. Mais on les sent lucides. Je ressens pour la première fois une fenêtre de tir historique dans la candidature de Marine Le Pen. Elle est la seule capable d’apporter une lueur d’espoir, un projet politique clivant et rupturiste, le seul projet sur le territoire du patriotisme. Quand on voit les exemples du Brexit, des référendums en Italie, en Hongrie, de l’élection en Autriche qui aurait dû être gagnée s’il n’y avait pas eu de fraude lors du premier scrutin, mais aussi de l’élection de Trump aux Etats-Unis, on sent qu’il se prépare un printemps des patriotes en France. Le clivage droite-gauche est depuis longtemps pour moi révolu, je fais partie de cette école-là. Je crois que tout va se jouer maintenant sur la candidature de Marine Le Pen candidate des Français, candidate du peuple et des patriotes français. Face aux candidats du système, à ceux qui ne veulent pas changer l’Union européenne et veulent poursuivre la politique catastrophique qui nous a menés là où nous sommes.

— Notre famille d’idées reproche à Marine Le Pen une gauchisation de ses idées. N’est-ce pas plutôt son électorat qui se modifie, avec l’arrivée d’anciens électeurs de gauche séduits par les idées qu’elle défend ? Comme 30 % des fonctionnaires par exemple qui disent avoir une bonne opinion d’elle.

— Pour la première fois, nous concourons pour gagner. Marine Le Pen doit recueillir 50 % et une voix pour gagner au second tour. Ça veut dire qu’elle ne doit pas être la candidate exclusive du Front national. Elle est au-dessus des partis. Elle est soutenue par le Front national mais elle est la candidate du rassemblement national, du rassemblement patriote et comme elle l’a elle-même formulé, la candidate du rassemblement présidentiel. C’est ce qu’elle incarne aujourd’hui. Si nous voulons gagner l’élection présidentielle au scrutin majoritaire et conquérir les plus hautes fonctions de l’Etat, nous devons rassembler la majorité des Français et sortir des clivages. Marine a cette capacité d’ouverture et de rassemblement.

propos recueillis par Caroline Parmentier

Entretien paru dans Présent daté du 14 janvier 2017