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Jean Messiha

Jean Messiha et Les Horaces répondent à l’ambassadeur de France au Japon

05/04/2017 – PARIS (NOVOpress) : L’ambassadeur de France au Japon a annoncé qu’il refuserait de « servir » si Marine Le Pen était élue à la présidence de la République. Jean Messiha, porte-parole des Horaces et coordinateur du projet présidentiel de Marine Le Pen, lui répond dans cette tribune libre publiée par la Fondation Polémia.

« Anciens élèves de l’ENA et hauts fonctionnaires comme vous, nous avons lu avec stupéfaction vos réactions à une possible victoire de Marine Le Pen. Ainsi les principes du devoir de réserve et de la neutralité de l’administration, qu’on nous avait enseignés, ainsi qu’à vous  sans doute, ne s’appliqueraient pas selon vous lorsqu’il est question de l’une des candidats à l’élection présidentielle.

Si Marine Le Pen est élue présidente de la République, à l’issue d’un scrutin parfaitement démocratique et dont la régularité ne pourra être contestée par personne, vous dites dès maintenant que vous déciderez de refuser « simplement de (la) servir ». Quelle arrogance, quel mépris pour les positions d’une candidate et le suffrage universel !

Vous faites sans doute partie de ceux qui jugent que les Britanniques ont voté pour la sortie de leur pays de l’Union Européenne par inculture et stupidité, tandis que les Américains ont élu un président régulièrement désigné par son parti, pour les mêmes raisons.

Pour notre part, nous avons servi avec loyauté et conscience des gouvernements différents, des présidents différents, Hollande ou Sarkozy, Chirac ou Mitterrand pour les plus anciens d’entre nous, même lorsque les choix politiques décidés ne nous convainquaient pas à titre personnel.

C’est l’honneur de la fonction publique française d’apporter sa compétence et son sens de l’intérêt général au service des gouvernants démocratiquement élus pour les assister et mettre en œuvre la politique qu’ils choisissent, pas de déserter pour des ambitions carriéristes ou des choix politiques peut-être respectables mais strictement personnels.

Et quand bien même un haut fonctionnaire entendrait refuser de servir l’Etat, il lui revient d’agir avec discrétion et de demander, le moment venu, sa mise en disponibilité, sans que cela ne l’autorise à violer le devoir de réserve et d’intervenir dans le débat électoral.

Un tel comportement ne peut que porter le discrédit sur tous ceux qui, comme nous, œuvrent au service de l‘Etat. Il est par ailleurs encore plus choquant que vous ayez signé des tribunes de votre nom et de votre titre, alors que vous devez représenter la France à l’étranger, la France et non le ou les partis au pouvoir. C’est pourquoi nous tenons à affirmer notre totale désapprobation vis à vis de vos propos et assurer aux Français qu’il existe des fonctionnaires loyaux pour qui le sens de la nation et de l‘intérêt général prévaut sur toute autre considération, prêts à servir avec la même conscience le président ou la présidente que les électeurs choisiront pour diriger la France ces cinq prochaines années.

Comme chaque citoyen, vous pourrez glisser dans l’urne un bulletin conforme à votre engagement politique ; mais à la différence de beaucoup de vos collègues, vous aurez par ce texte partisan jeté l’opprobre sur la fonction publique et sa neutralité, voire son honnêteté. Cela, Monsieur l’ambassadeur, cher camarade, nous ne pouvons l’admettre, et tenions à  te le faire savoir. »

par Jean Messiha, porte-parole du collectif des « Horaces »,
coordinateur du projet présidentiel de Marine Le Pen,  ancien élève de l’ENA,
et un groupe d’anciens élèves de l’ENA membre des Horaces.

Marine Le Pen et Le Pen

Marine Le Pen : « Je n’ai pas voulu être Président au biberon ! »

Candidats Confesse05/04/2017 – PARIS (NOVOpress) : Dans 2017, les candidats à confesse (éd. du Rocher), dont Le Figaro publie des extraits, Marine Le Pen confie : « Tous ceux qui pratiquent le “storytelling“ expliquent que pour devenir président de la République un jour, il faut en avoir eu l’idée dès la petite enfance! Ce n’est pas du tout mon cas. Je n’ai pas voulu être Président au biberon ! »

La présidente du Front national ajoute :

« Pendant très longtemps, je n’ai jamais imaginé que cela puisse passer par moi. Autrement dit, je n’ai pas une relation obsessionnelle au succès. Je crois de toutes mes forces que nos idées peuvent arracher la France à sa situation actuelle. Mais la personne en qui ces idées s’incarnent n’a pas tant d’importance à mes yeux, pour peu qu’elle soit solide, honnête, droite et courageuse. »

Dans ce livre d’entretiens réalisés par Samuel Pruvot, rédacteur en chef de Famille chrétienne, la présidente du Front national confie aussi tout ce qu’elle doit… à son père :

« Il faut dire que j’ai été en formation continue auprès de Le Pen pendant 45 ans ! En regardant en arrière, je dois reconnaître que cette expérience originelle me donne une grande force aujourd’hui. »

Marine Le Pen Canteloup

Le fou rire de Marine Le Pen face à Nicolas Canteloup sur Europe 1

30/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Invité, lundi matin, d’Europe 1, Marine Le Pen a assisté, comme c’est le cas pour tous les candidats, au numéro d’imitation de Nicolas Canteloup. Et elle a été très bon public ! Franche rigolade de la présidente du Front national quand Canteloup a imité Jean-Marie Le Pen, puis fou rire, irrépressible, quand le numéro de Canteloup a tourné au graveleux avec la voix de Jean-Jacques Bourdin… Magnéto.

Macron Valls

Docteur Macron et Mister Système, par Marine Le Pen

Manuel Valls a donc rallié Emmanuel Macron. La réalité de la candidature Macron apparaît dès lors au grand jour : c’est une vaste entreprise de recyclage des sortants du système.

Manuel Valls dit ne pas accepter « la marginalisation de la gauche de gouvernement ». On entend plutôt qu’il n’accepte pas « la marginalisation du gouvernement de gauche » qu’il a dirigé avec Hollande.

L’arrivée de Manuel Valls confirme qu’Emmanuel Macron est devenu un simple rouage dans ce grand plan de sauvetage de la Hollandie. Sa candidature est manifestement sous la tutelle des sortants, sous la tutelle du système qui veut se recaser à tout prix.

Il a beau se démener à nous faire croire le contraire, s’il était élu en mai prochain, il est évident qu’Emmanuel Macron aurait à s’appuyer à l’Assemblée nationale sur une majorité de sortants. Il est aussi évident qu’il continuerait sans en changer une virgule la politique désastreuse menée ces dix dernières années, application stricte de la feuille de route de Bruxelles.

On savait que la candidature d’Emmanuel Macron était la candidature du vide, on sait désormais qu’elle n’est que le paravent du système.

Je suis frappée par l’indécence du comportement de la classe politique française vis-à-vis de la démocratie. D’un côté ou d’un autre s’affiche le mépris pour le résultat des primaires pourtant présentées à l’époque comme le summum de la vie démocratique. A droite, la candidature de François Fillon a failli être remplacée par celle du perdant et elle reste aujourd’hui contestée de toute part. A gauche, le perdant de la primaire, Manuel Valls, qui s’était pourtant engagé à soutenir le gagnant, s’assoit désormais sur sa promesse et rejoint toute honte bue Emmanuel Macron.

On voit bien que pour le système, c’est toute la vie démocratique qui est sous tutelle : le seul objectif, en permanence, est de recaser les sortants, de garder les postes et les places. Du peuple on ne fait jamais aucun cas.

Tout cela est pitoyable et montre à quel point il est temps de tourner la page de la vieille politique. Dans toute cette agitation politicienne, rien n’est sain, rien n’est sincère. Les Français rejetteront dans les semaines qui viennent ces tentatives désespérées d’un système aux abois. Ils se tourneront vers la seule candidature sincère dans cette élection, la seule qui s’appuie sur une vision et un projet clairs, c’est-à-dire ma candidature, celle que je porte au nom du peuple.

Marine Le Pen

Texte repris du blog de Marine Le Pen, Mes carnets d’espérance

Manuel Valls Macron

Manuel Valls votera pour Emmanuel Macron car « Marine Le Pen peut l’emporter »

29/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Je voterai pour Emmanuel Macron », a annoncé ce matin Manuel Valls et il le fera pour deux raisons : la volonté que la « famille progressiste » soit « toujours représentée » et l’impérieuse nécessité de faire barrage « au danger que représente le populisme », « au danger que représente l’extrême droite », car « Marine Le Pen peut l’emporter » :

« Je ne veux pas que nous nous retrouvions au soir du premier tour face au choix entre François Fillon et Marine Le Pen », cas de figure dans lequel, a-t-il concédé, il « prendrait ses responsabilités ».

« Je suis convaincu, a ajouté l’ancien premier ministre socialiste, que le Front national est beaucoup plus haut que ce que nous disent les sondages. »

Le vaincu de la primaire de la gauche, qui s’exprimait face à Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV et RMC, lâche donc Benoît Hamon, qu’il s’était pourtant engagé à soutenir, ce qui devrait accélérer sa « marginalisation », selon le terme utilisé par Valls pour justifier un peu plus qu’il ne le soutienne pas.

eric-zemmour

Eric Zemmour : « Marine Le Pen n’a pas perdu son temps à Moscou »

28/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Bons baisers de Russie ! », a lancé ce matin Eric Zemmour sur RTL, en ouvrant sa chronique consacrée au voyage à Moscou de Marine Le Pen, qui a été reçue par Vladimir Poutine. « Quand James Bond nous envoyait ses bons baisers de Russie, a-t-il poursuivi, on était en pleine guerre froide, la Russie s’appelait l’URSS et le père de Marine Le Pen combattait farouchement le cœur du communisme mondial. Les temps ont bien changé. Quand sa fille envoie ses bons baisers de Moscou, elle en est fière et pour une fois, son père sera d’accord avec elle. A l’époque, Vladimir Poutine était un des innombrables adversaires de James Bond. Depuis lors, l’ancien agent du KGB est devenu le patron, ou en tout cas le symbole d’une Europe des nations de l’Atlantique à l’Oural, chère au général de Gaulle. Vertigineux renversement de l’histoire… »

« Marine Le Pen, a enchaîné Eric Zemmour, n’a pas perdu son temps à Moscou. Elle montre qu’elle n’est pas isolée, pas marginalisée, pas extrêmisée, pas enfermée dans son ghetto de l’extrême droite d’où elle a tout fait pour sortir, avec des succès et des échecs. »

Selon Zemmour, « la poignée de mains de Poutine » à Marine Le Pen, « c’est comme un adoubement » :

« Le voyage à Moscou pour les souverainistes, c’est l’équivalent du voyage à Berlin pour les européistes. Fillon et Macron sont eux allés à Berlin, et ont été adoubés par Angela Merkel. »

Et l’éditorialiste d’élargir son propos pour livrer cette analyse qui pourrait faire couler beaucoup d’encre :

« Le combat idéologique de notre siècle est entre la démocratie libérale et la démocratie illibérale chère au Hongrois Viktor Orban. Dans les premières, l’individu est roi. Dans les secondes, le peuple est roi. »

marine-le-pen

François Fillon et Marine Le Pen s’en prennent aux agissements illégaux de l’exécutif

27/03/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La prochaine sortie du livre intitulé « Bienvenue place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un quinquennat » a révélé aux Français le réseau d’information entre la police, la justice et l’exécutif. Cependant, ce réseau semble dépasser le simple renseignement.

François Fillon et Marine Le Pen ont donc reproché à l’exécutif ses agissements qualifiés d’illégaux

François Fillon et Marine Le Pen sont actuellement en proie à des affaires judiciaires qui les gênent dans leur campagne. François Fillon accuse l’exécutif de collusion avec la presse, s’appuyant sur des fuites des enquêtes judiciaires. Il s’insurge également contre la remontée des informations judiciaires au cabinet du président de la République, qu’il qualifie de « cabinet noir ». Marine Le Pen dénonce le viol du secret de l’instruction. Elle s’interroge aussi sur l’opportunisme du calendrier judiciaire destiné à contourner le débat sur le fond.

Ces accusations auraient été démenties par les auteurs

Un des auteurs, Didier Hassoux, a démenti l’existence d’un cabinet noir. Mais c’est plutôt l’expression qui est dénoncée. Pourtant, les termes « cabinet noir » apparaissent bien à la page 24 du livre, pour discuter son existence. Les auteurs cherchent aussi à minorer leurs propos, en indiquant que sous le quinquennat précédent, la même méthode était déjà employée.

François Hollande, pris à partie, joue les vierges effarouchées

François Fillon a directement accusé François Hollande et demandé l’ouverture d’une enquête. François Hollande quant à lui affirme son innocence et élude les questions sur le cabinet noir. Il appelle son accusateur à plus de dignité, de respectabilité. En intervenant dans la campagne, il prend d’ailleurs le risque de rassembler l’électorat de droite autour de Fillon. Pour finir, le service de renseignements financiers Tracfin, accusé dans le livre, dément également toute fuite d’information.

Marine Le Pen Au nom du peuple

Marine Le Pen : l’Union européenne “est une passoire à gros trous” pour les produits comme pour l’immigration

27/03/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Après François Fillon, Jean-Luc Mélenchon ou encore Benoît Hamon, Marine Le Pen était d’être l’invitée ce lundi de la matinale spéciale présidentielle de 7h30 à 9 heures.

Si Marine Le Pen est élue, elle proposera dans un délai de six mois un référendum sur le maintien dans la zone Euro. Avec un enjeu très clair. “Si c’est non, je partirai“, assure-t-elle.

Les Français auront choisi un modèle de gouvernance imposé par l’Union européenne et 70% de mon projet ne pourrait pas être mis en œuvre. Et je leur laisserai la possibilité de se choisir un nouveau président.

Pour Marine Le Pen, “il est évident que la France a un héritage chrétien. C’est une réalité. Et cet héritage appartient à tous les Français, quelle que soit leur croyance“, assure Marine Le Pen.

Il faut accepter l’intégralité de l’histoire de France. C’est l’héritage chrétien, romain, grec. C’est une structuration de notre pensée, de nos institutions. C’est refuser de faire le tri dans cette histoire. On ne trie pas, comme le font certains, comme M. Macron. C’est avoir des codes communs, se scandaliser pour les mêmes choses.

Par ailleurs, Marine Le Pen condamne avec fermeté les prières de rue de musulmans de Clichy-La-Garenne privés de lieux de culte.

Je trouve ça profondément scandaleux. C’est une violation de la loi et une provocation. On peut réclamer des choses, mais quand on ne les obtient pas, on n’organise pas des manifestations de ce type.



Marine Le Pen : l'Union européenne "est une… par Europe1fr

Kak Clause Molière

Marine Le Pen, François Fillon et la « clause Molière »

27/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : A la une du quotidien l’Opinion de ce matin, ce dessin de Kak, sur Marine Le Pen et François Fillon conversant de la « clause Molière ». Le journal publie une étude de l’Ifop pour la Fondation Jean-Jaurès indiquant que 43 % des ouvriers voteraient pour Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle !

« La gauche, écrit Béatrice Houchard, qui atteignait 66 % des suffrages en 1981 lors de l’élection de François Mitterrand, a bel et bien perdu les ouvriers au profit du Front national : en 2017, près d’un ouvrier sur deux (43 %, selon les études de l’Ifop) est tenté par un vote en faveur de Marine Le Pen. Environ 17 % se tourneraient vers Emmanuel Macron, 15,5 % vers Jean-Luc Mélenchon, 12 % vers Benoît Hamon et seulement 8 % vers François Fillon. En 2012, l’année de sa défaite, Nicolas Sarkozy avait tout de même atteint 14 % au sein de cet électorat. »

Marine Le Pen, attaquée jusqu’en Pologne par la presse

25/03/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
La désinformation n’est pas une exception française ! En effet, l’OJIM (Observatoire des Journalistes de l’Information Médiatique) a récemment décelé un joli bobard dans la presse polonaise.

Eh oui, même le quotidien Rzeczpospolita (« République ») ne rechigne pas à mentir, tant que cela va dans le « bon » sens

En effet, dans sa Une, le quotidien national polonais écrit, je cite : « L’image d’une Pologne qui cherche à affaiblir l’Union européenne est aujourd’hui si répandue à l’Ouest que Marine Le Pen, candidate à la présidence de la République française, propose au leader du PiS une alliance pour démonter la Communauté européenne si elle gagne les élections en mai ».

Cependant, la candidate du Front National n’a jamais prononcé un tel discours

Heureusement, la vérité triomphe parfois ! Le discours auquel fait référence le quotidien a été enregistré. En réalité, voici ce qu’a dit Marine Le Pen : « Si demain je suis présidente de la République française, je pense que je pourrai avoir un débat avec M. Orbán sur ce qui nous apparaît inadmissible, insupportable dans la manière dont l’Union européenne agit aujourd’hui, et c’est pareil pour M. Kaczynski ». On est loin du démantèlement promis par le quotidien.
Suite à ces propos, M Kaczynski, chef du PiS, parti conservateur Droit et Justice, avait été interrogé par des journalistes sur les dires, déformés, de Marine Le Pen. Le Polonais avait alors démenti la propagande selon laquelle son parti défendrait un Polexit.

Pourquoi ce journal réputé sérieux prend il le risque de perdre toute crédibilité ?

En 2010, le Premier ministre polonais avait fait taire cette presse d’opposition qui attaquait un peu trop son gouvernement : rachat des parts du journal par un ami et remplacement du rédacteur en chef… Voilà un bel exemple d’un journalisme ni libre ni d’investigation, mais bien d’un instrument de propagande politique.

Marion Maréchal-Le Pen

Marion Maréchal-Le Pen : « Marine Le Pen a un projet conservateur »

25/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) Benjamine de l’Assemblée nationale, Marion Maréchal-Le Pen est souvent considérée comme l’incarnation du courant conservateur du Front national. A 30 jours du premier tour de l’élection présidentielle, le député du Vaucluse a accepté de répondre aux questions de TVLibertés

Interrogée par Elise Blaise et Martial Bild, elle revient sur son engagement total dans la campagne de Marine Le Pen et évoque son avenir en cas de possible victoire du FN en mai prochain.

Marion Maréchal-Le Pen répond aussi sur ses relations avec Florian Philippot et sur les accusations de Christian Estrosi sur ses sympathies pour le mouvement identitaire et sur sa prétendue attitude « non-républicaine ».

Marion Maréchal Le Pen consacre une grande partie de l’entretien, d’une durée totale de quarante-cinq minutes, à l’évocation de  trois grands thèmes de la campagne de Marine Le Pen : les réformes institutionnelles et sociétales, les réformes économiques et la très controversée politique de sortie de l’euro, les questions essentielles de politique internationale.

La nièce de Marine Le Pen nous livre également ses impressions et ses attentes dans cette campagne troublée par les accointances politico-judiciaires. Elle se tient prête à occuper la place où elle sera jugée la plus utile. Un entretien en totale liberté avec celle qui inspire désormais une grande partie de la jeunesse patriote.

Marine Le Pen

Décodons les décodeurs, par Marine Le Pen

Selon les journalistes des Décodeurs du Monde, j’aurais procédé à des « manipulations graphiques » au sujet de l’euro. Ils m’accusent d’utiliser une base 100 en 2001 pour montrer que l’euro a eu un impact significatif sur les productions industrielles des Etats membres.

MLP Décodeurs Euro 1

« Base 100 », cela signifie qu’on met les compteurs de la production industrielle de tous les pays à 100 pour l’année souhaitée. On compare donc ensuite la variation par rapport à cette date. Par exemple ici, l’Allemagne est à 100 en 2001 et à 123,5 en 2015. Cela revient à dire que sa production industrielle a augmenté de 23,5 % dans l’intervalle.

Tout économiste honnête ne peut me faire le reproche de calibrer ce graphique au moment du passage à l’euro justement pour étudier l’impact sur les productions industrielle … du passage à l’euro.

Pour abonder leurs propos, les journalistes des Décodeurs présentent le graphique en base 100 en 2010 et poussent même la malhonnêteté jusqu’à dire que la production industrielle en France, de 2001 à 2007, « commence à croître rapidement ». Quelle croissance en effet puisqu’elle fut de 0 % dans cet intervalle. Durant la même période, la production industrielle allemande a augmenté de plus de 20 % ! Et même en base 100 en 2010, les choses sont flagrantes (cf graphique ci-dessous).

MLP Décodeurs Euro 2

Mais le plus intéressant à relever reste que les productions industrielles avançaient à la même allure avant l’introduction de l’euro : la croissance annuelle moyenne de 1974 à 2001 est de 1,2 % pour la France contre 1,4 % en Allemagne. Or, de 2001 à 2007, elle est de 0 % pour la France et de 3 % l’an pour l’Allemagne !

A trop vouloir contrer toute idée patriote, le système se prend les pieds dans le tapis.

Marine Le Pen

Texte repris du blog de Marine Le Pen, Mes Carnets d’espérance 

Election présidentielle : pourquoi rien n’est joué à un mois du premier tour

23/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : A un mois du premier tour qui aura lieu le dimanche 23 avril, tout pronostic sur l’issue de cette étrange élection présidentielle relève d’un pari à pile ou face. Quoi qu’en dise une lecture superficielle des sondages, absolument rien n’est joué. C’est ce qui ressort… de ces mêmes sondages, qui n’indiquent qu’une chose : 18 millions des 47 millions d’électeurs inscrits ne savent absolument pas pour qui ils vont voter ! 

Si l’on se base sur le dernier paru (tous donnent sensiblement les mêmes indicateurs), le sondage quotidien Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNews et Sud Radio publié mercredi 22 mars à 18 heures, que constate-t-on ?

Que sur un corps électoral d’environ 47 millions de Français, seuls 63,5 % d’électeurs potentiels livrent une intention de vote. 36,5 % disent vouloir s’abstenir, ce qu’ils feront… ou pas. Car le taux d’abstention habituel pour une élection présidentielle, le scrutin préféré des Français, est plutôt de 20 %.

Les intentions de vote qui sont indiquées ne sont évidemment celles que des Français se disant sûrs d’aller voter, soit celles de 29,8 millions d’électeurs… sur 47 millions potentiels et sur 37,6 millions probables (une participation de 80 %). Ce qui n’est pas rien !

Quand cette enquête donné Emmanuel Macron et Marine Le Pen en tête du premier tour, à l’égalité avec 25,5 % des voix, cela ne représente pour chacun que 7,6 millions des suffrages. Au premier tour de 2012, François Hollande (28,63 %) en avait recueilli près de 10,3 millions et Nicolas Sarkozy (27,18 %) plus de 9,7 millions.

Deuxième élément, et pas le moindre, sur ces 29,8 millions d’électeurs se disant sûrs d’aller voter et exprimant une intention de vote, 35 % – soit 10,4 millions ! – disent pouvoir encore changer d’avis.

Deux électorats, et deux seulement, semblent solides : celui de Marine Le Pen, avec 79 % d’électeurs sûrs de leur choix, et celui de François Fillon (73 %). Le moins assuré est l’électorat d’Emmanuel Macron : 45 % de ses électeurs potentiels disent pouvoir encore changer d’avis !

Sur 7,6 millions de Français envisageant d’apporter leur voix à Emmanuel Macron, seuls 4,2 millions se disent certains de le faire. Soit à peine plus que ce que Jean-Luc Mélenchon avait recueilli en 2012 (3 985 000 voix) et qui ne lui avait permis que de se classer… en quatrième position, avec 11,10 % des suffrages.

Résumons : à un mois du premier tour, les sondages indiquent principalement que 19,4 millions de Français sont certains de leur intention de vote… et que plus de 18 millions d’électeurs probables n’en savent rien ou peuvent encore opter pour un autre candidat !

En 2012, 46 millions de Français étaient inscrits sur les listes électorales. Au second tour, François Hollande avait été élu avec 51,64 % des suffrages, ce qui représentait très exactement 18 millions de voix !

Autrement dit, une masse équivalant à la totalité des électeurs de François Hollande au second tour de 2012 ne sait toujours pas, à un mois de l’élection, pour qui elle va voter. Quand on vous dit que rien n’est joué…

Marc Limeuil

Ifop élection présidentielle 1

Ifop élection présidentielle 2

Mosquée Fréjus

L’avocat de la mosquée de Fréjus jubile : « N’est pas Charles Martel qui veut ! »

Mosquée Fréjus Charles Martel22/03/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Maître Moad Nefati, l’avocat de la mosquée de Fréjus, pavoise devant les caméras : la mosquée de Fréjus ne sera pas détruite. Et il a cette phrase hallucinante à l’égard de David Rachline :

« Aujourd’hui, n’est pas Charles Martel qui veut. De toutes les manières, il n’en a ni l’envergure, ni les moyens juridiques. »

Alors que le sénateur-maire FN de Fréjus David Rachline demandait la destruction du bâtiment, édifié sans permis de construire régulier, la cour d’appel d’Aix‑en‑Provence a décidé hier de son maintien. Les juges ont confirmé que la construction de la mosquée n’avait pas respecté les obligations du plan de protection des risques d’inondation. Mais, curieusement, ils ont estimé qu’il n’était pas nécessaire pour autant de détruire le bâtiment.

L’association musulmane El‑Fath qui gère la mosquée, son président, Driss Maaroufi, et Elie Brun, l’ancien maire UMP de Fréjus qui avait accordé les permis de construire, ont été condamnés à des peines de 5 000 à 20 000 € d’amende – des peines moins élevées qu’en première instance.

David Rachline a estimé que « la loi doit être la même pour tous. La situation n’est pas régularisable, car la zone est inondable » :

« N’importe quel Fréjusien aurait construit sa maison-là, elle aurait été détruite dans le quart d’heure ! »


La mosquée de Fréjus échappe à la démolition par 20Minutes

Jean-Yves Le Gallou anti-FN

Comment les médias effectuent un conditionnement anti-FN

19/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : On sait que la campagne présidentielle est lancée quand mensonge et diabolisation se conjuguent pour faire barrage à Marine Le Pen. C’est donc parti ! Jean-Yves Le Gallou en fait le décryptage dans le n° 143 de son émission I-Média, sur TV Libertés.

01:39 Conditionnement anti-FN dans les médias

Le Front national fait les frais d’une campagne de dénigrement, une de plus. En 2017 comme à chaque fois, les médias s’appliquent à conditionner les électeurs. Pour l’information objective, on repassera ! Quandle scrutin sera terminée…

14:59 Le Zapping d’I-Média

Le journaliste Franz-Olivier Giesbert qualifie le quotidien Le Monde de journal incompréhensible. Il est tiraillé entre la ligne Macron, définie par les propriétaires (Xavier Niel, Pierre Berger) et une rédaction qui roule pour Benoît Hamon.

Quant à France info, la radio d’information en continu du service public, elle diffuse une séquence… d’astrologie sur le candidat des Républicains François Fillon !

25:05 Caricature de Macron, circulez y’a pas de banquier

Caricature de Macron en banquier : la sanction médiatique est unanime. Le dessin est antisémite et fait référence aux « heures les plus sombres de notre histoire ». Mieux, dans le Huffington Post, Fabrice d’Almeida ira jusqu’à affirmer que cette caricature vient sûrement des plus zélés du camp Fillon, c’est-à-dire de la Manif Pour Tous. C’est le point Godwin de la semaine.

33:15 Les tweets de la semaine

Sondage sur le site du Figaro ; quand les internautes répondent « oui » à la question : Etes-vous favorable à la sortie de l’euro ?, le Figaro modifie sa question en « Craignez-vous les conséquences d’une sortie de l’euro », et tant pis pour ceux qui se sont exprimés.

Novlangue dans l’Obs à propos des « soutiens sulfureux » de François Fillon. Charlotte d’Ornellas propose une autre définition du mot « sulfureux » : « De droite, régulièrement en désaccord avec la rédaction du Nouvel Obs ».

37:05 Sevran : décryptage de la contre-enquête du Bondy Blog.

Femmes interdites dans un bar PMU à Sevran, le Bondy Blog publie une contre-enquête. Pour le journal des banlieues, il n’y pas de ségrégation. En fait, la contre-enquête est biaisée et incomplète.

marine-le-pen

La situation fiscale de Marine Le Pen : « Du vacarme pour peu de choses »

La rumeur médiatique se régale : une nouvelle affaire rattraperait Marine Le Pen sur le plan fiscal, concernant son patrimoine. Démontage de la rumeur avec Me François Wagner, son conseil, interviewé par Samuel Martin pour le quotidien Présent.

Montretout Marine Le PenPrésent : Quels sont les éléments du dossier ?

Me François Wagner : Voyons d’abord Montretout. Jean-Marie Le Pen détient, par le biais d’une société civile immobilière, la propriété de son domicile de Saint-Cloud. Il a décidé, dans le cadre de la loi fiscale existante, de faire donation à ses filles Marine et Yann, de 350 parts à chacune d’entre elles. La valeur de la part retenue dans l’acte notarié en date du 22 juillet 2012 se fonde sur la valeur déclarée par Jean-Marie Le Pen à l’administration fiscale au titre de son ISF, non redressée pendant près de dix ans. L’acte est bien sûr enregistré auprès de l’administration fiscale. Et puis plus rien.

— Plus rien ?

— Le service territorialement compétent des Finances publiques, qui ne peut manquer avoir vu l’acte, ne sollicite aucune explication alors qu’il montre une attention vigilante à la situation de Jean-Marie Le Pen depuis plus de trente ans.

— Où est l’affaire alors ?

— L’affaire surgit avec la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) en août 2015. Le président nommé par François Hollande le 19 décembre 2013 est Jean-Louis Nadal, qui fut par parenthèse un fervent soutien de Martine Aubry lors de la primaire socialiste. A tout pécheur miséricorde ! La HATVP va estimer que la valeur retenue dans l’acte du 22 juillet 2012 n’est pas la bonne et se substituer à l’administration fiscale selon une procédure qui n’a de contradictoire que l’apparence. La HATVP va se servir d’estimations d’autres biens, obtenues de la Direction générale des finances publiques, présentés sans leurs caractéristiques et leur état d’entretien. Marine Le Pen va contester cette manière de faire, les estimations et les décotes. La HATVP, par délibération du 3 décembre 2015, va maintenir ses allégations et décider de transmettre sa délibération au Parquet national financier (PNF). Ledit Parquet va ouvrir une enquête préliminaire le 7 janvier 2016, sans écho à ce jour.

— C’est alors qu’intervient l’administration fiscale.

— Effectivement. La Direction nationale des vérifications de situations fiscales (DNVSF) va notifier le 23 décembre 2015 une proposition de rectification, considérant que la valeur de la part doit être portée de 408 € à 1 295 €. Cette proposition va être contestée mais la DNVSF va maintenir ses prétentions.

Le Livre des procédures fiscales prévoit alors la saisine de la Commission départementale de conciliation. Celle-ci s’est réunie le 31 janvier 2017. Nous avons fait valoir, plans et constats d’huissier à l’appui, que les surfaces retenues n’étaient pas les bonnes, que l’état d’entretien moyen de Montretout ne correspondait pas à celui des superbes propriétés retenues comme termes de comparaison, que la même valeur au m2 était donnée pour le salon comme pour une soupente accessible par une échelle de meunier. Nous avons surtout fait valoir que la valeur d’une part minoritaire de cette société civile immobilière était proche de zéro. Aucun bénéfice n’est distribué. Quant à la revente, qui voudrait acquérir ces parts aux côtés de Jean-Marie Le Pen, lequel a tous pouvoirs dans la société ?

La Commission rendra son avis dans quelques semaines. Contrairement à ce qu’affirme Le Monde Marine Le Pen n’a pas l’intention d’aboutir à un accord avec l’administration. Elle ira au contentieux si nécessaire.

— Et la maison de Rueil ?

— Le prix de rachat de cette maison, après dix-huit ans de procédure, a été fixé par un Tribunal puis une Cour d’appel. La vente a été signée le 4 décembre 2012. Madame Jany Le Pen acquiert un droit d’usage et d’habitation sa vie durant, et sous cette réserve, Jean-Marie Le Pen acquiert la moitié indivise en toute propriété, Marine Le Pen et Yann Le Pen un quart indivis chacune. La DNVSF va notifier le 23 décembre 2016 une proposition de rectification. Des contestations de même nature sont élevées sur les superficies, l’état des lieux, les termes de comparaison, les décotes possibles. La procédure est en cours. Là encore, Marine Le Pen est décidée à aller jusqu’au contentieux si nécessaire.

— Que conclure ?

— Les procédures suivent leur cours normal et même si les redressements étaient appliqués, Marine Le Pen ne serait pas soumise à l’ISF, contrairement à ce qu’allègue Le Monde. Voilà bien du vacarme pour peu de choses, symbolique de toutes les tentatives pour entraver la campagne électorale de Marine Le Pen.

Entretien paru dans Présent daté du 16 mars 2017

Système Marine Le Pen

Le système contre le peuple, par Eric Letty

Monde et Vie SystèmeComme l’on pouvait s’y attendre, François Fillon, a gagné son pari, dimanche 5 mars, en parvenant à mobiliser massivement l’électorat conservateur sur la place du Trocadéro. Les pétochards qui l’avaient abandonné, croyant avoir lu dans la presse et les sondages son acte de décès politique, en seront quittes pour aller à Canossa s’ils veulent récupérer une gamelle. Beaucoup se sont déjà mis en chemin. Le candidat Fillon sera trop heureux de les récupérer au nom d’une unité factice, comme il sera content de retrouver les bonnes grâces des centristes de l’UDI.

« L’affaire Fillon » est emblématique de la rupture entre le pays réel et le pays légal – le Système dont l’ancien premier ministre est lui-même un produit et qu’il n’aspire au fond qu’à réintégrer. C’est ce qui explique que, tout en criant à « l’assassinat politique », il se refuse à dénoncer explicitement la collusion de l’Argent, de la presse, du pouvoir politique et de la justice (mais alors, où sont les assassins ?). C’est pourtant bien pour protester contre l’acharnement politique, médiatique et judiciaire que des dizaines de milliers de Français se sont retrouvés au Trocadéro, mus par une réaction immunitaire contre le caractère outrancier de la cabale.

En passant la mesure, ses adversaires ont rendu le meilleur service à François Fillon. Ils l’ont restauré. Pourquoi tant de haine ? La proposition politique que Fillon incarne, celle d’une droite libérale-conservatrice, ne convient plus au Système qui appelle de ses vœux un gouvernement de centre-gauche et d’inspiration libérale-réformiste, dont Juppé et Macron ont été successivement les champions.

Le maire de Bordeaux avait été, le premier, poussé par les médias conformes, qui annonçaient son triomphe à la primaire de la droite. Or, sans le vote en sa faveur de centaines de milliers d’électeurs de gauche, il ne serait pas même parvenu au deuxième tour. Comment expliquer, alors, que de nombreux élus aient pu le regarder, ces jours derniers, comme un recours possible ? C’est que ce personnel politique dépourvu de convictions est plus sensible que la « base » au discours dominant et aux campagnes médiatiques. Peut-être s’apercevra-t-on bientôt que l’importance d’Emmanuel Macron est aussi surévaluée que l’avait été celle de Juppé. Plus encore que ce dernier, l’associé-gérant de la banque Rothschild, porté par une presse majoritairement détenue par la finance dont lui-même est le serviteur, est représentatif du Système.

La violence de l’assaut livré pour l’imposer contre Fillon, dans l’espoir qu’il l’emporterait au deuxième tour dans le cadre d’un duel avec Marine Le Pen, laisse imaginer le déchaînement médiatique que la candidate du Front national devra affronter, quel que soit son adversaire.

Paradoxalement, ses chances de gagner seront pourtant moindres contre Fillon que contre Macron, tant sont puissantes les préventions de l’archéo-gauche à l’encontre de ce dernier.

« L’affaire Fillon » illustre finalement la nature de plus en plus totalitaire du Système, que souligne aussi l’affaiblissement des partis traditionnels qui lui servaient jusqu’à présent de faux-nez.

Parmi les trois candidats qui font la course en tête, Emmanuel Macron n’est pas le champion d’un parti, mais celui de la finance ; Marine Le Pen s’appuie sur un parti hors-système ; et François Fillon ne s’est maintenu qu’en mobilisant l’électorat de base contre la trahison des chefs. En fin de compte, la présidentielle de 2017 n’oppose pas seulement les patriotes aux mondialistes, mais aussi le peuple à l’oligarchie.

Eric Letty

Editorial du n° 937 de Monde & Vie daté de mars 2017

François Hollande s’engage contre Marine Le Pen

14/03/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’affrontement entre Marine Le Pen et François Hollande a véritablement débuté et, ces derniers jours, il a pris de nouvelles proportions. En effet, de plusieurs sources proches du président, ce dernier s’est fixé comme mission d’empêcher l’accession au pouvoir du Front national.

François Hollande l’a clairement fait comprendre samedi. A l’occasion d’un déplacement à Libourne, le chef de l’Etat a lancé ce que les médias appellent des « avertissements ». En réalité, il s’agit de propagande à peine déguisée. Il a mis en garde contre la tendance au nationalisme et « toutes ses formes d’extrémisme, d’isolationnisme, de protectionnisme et d’égoïsme ». Il en a profité pour citer François Mitterrand : « Le nationalisme, c’est la guerre. »

On peut déjà se poser la question de la moralité, voire de la légalité d’une telle campagne, quand un président en exercice utilise les moyens de l’Etat pour mener campagne contre un autre parti. Un parti qui, par ailleurs, est le premier de France depuis plusieurs élections.

De son côté, et conformément à son tempérament, Marine Le Pen ne se laisse pas faire. Elle fustige, discours après discours, l’axe Hollande Macron, qui concentre l’immense majorité de ses attaques. « Avec moi, celui qui déballera ses cartons à l’Elysée, ce sera le peuple ! », a-t-elle lancé samedi à Châteauroux.

Selon les instituts de sondage, la présidente du Front national ne semble pas pâtir de ces attaques répétées. Marine Le Pen continue d’être créditée de 25 % à 29 % d’intentions de votes. C’est justement cette dynamique qui semble effrayer au plus haut point François Hollande…