Marine Le Pen dénonce la faillite idéologique du système

Epidémie de coronavirus oblige, le traditionnel hommage rendu chaque 1er mai par le RN à sainte Jeanne d’Arc a pris cette année une forme un peu particulière. Loin évidemment de rassembler les foules habituelles, cloîtrées chez elles en raison des restrictions liées au confinement, il n’en aura pas moins été l’occasion pour Marine Le Pen de dénoncer avec beaucoup de justesse la « faillite idéologique » du système à tous les niveaux et d’appeler à un renouveau de notre pays basé sur la souveraineté, l’indépendance et l’unité.

Jeudy pris en flagrant délit de désinformation

Tôt dans la matinée, la présidente du RN, masquée et accompagnée de son vice-président Jordan Bardella, s’était quand même rendue devant la statue de Jeanne d’Arc, place des Pyramides à Paris, pour déposer aux pieds de la sainte une gerbe de fleurs, comme elle le fait chaque année. N’en déplaise au grand désinformateur de Paris Match Bruno Jeudy qui, jamais avare de « fake news », n’a pas hésité à qualifier ce déplacement de « cinéma » en affirmant que « Marine Le Pen, qui ne célébrait plus guère ces dernières années Jeanne d’Arc pour se distancier du FN de son père, la redécouvre en 2020 pour mieux se mettre en scène en masque » ! Une affirmation particulièrement stupide, parce que chacun aura pu vérifier sur Internet qu’elle était mensongère, mais à laquelle Marine Le Pen s’est contentée de répondre : « Vous voyez pourquoi vous avez un problème sérieux de crédit auprès des Français »…

Vers « la grande alternance » ?

Bref, plus intéressant que ces petites mesquineries de journalistes à la botte du système aura été le discours prononcé ce jour-là sur Facebook par la présidente du RN. Un discours choc, au cours duquel Marine Le Pen a notamment souligné que l’actuelle crise du coronavirus « joue comme un révélateur de nos propres défaillances ». Défaillances qui « ne sont pas seulement conjoncturelles mais structurelles ». Car, a-t-elle expliqué, « dans tous les carrés de jeu, l’Etat a failli ». Dressant alors la terrible et interminable liste des défaillances du gouvernement depuis le début de la crise, la présidente du RN a ainsi démontré que celle-ci scellait « la faillite idéologique de nos adversaires » à tous les niveaux : « faillite de la logique du profit appliquée à l’action publique », « faillite de l’idéologie ultralibérale », « faillite du mondialisme », « faillite du “sans-frontiérisme” », et enfin « faillite de l’européisme ». Rappelant que « le monde d’après ne pourra pas se faire avec ceux qui se sont tant trompés et surtout ont tant trompé les peuples au prix de la sécurité de tous », Marine Le Pen, soulignant au passage que ces gouvernants devront « un jour ou l’autre assumer leurs responsabilités », a alors appelé le pays à « la grande alternance », c’est-à-dire « à un authentique changement », basé sur « la souveraineté, l’indépendance et l’unité », « pour retrouver, avec la résilience nationale, les voies de la sécurité et de la grandeur ».

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 4 mai 2020

Dans la France politique « d’après » : le RN dopé par le coronavirus, par Francis Bergeron

On a peu entendu la classe politique, ces dernières semaines. Ce qui est logique, d’ailleurs, car les Français espéraient et continuent à espérer des réponses à leurs questions et à leurs inquiétudes.
Or ces réponses, c’est en principe du côté scientifique, médical, qu’elles peuvent venir. La cacophonie, les contradictions, les prophéties ratées, ont d’emblée discrédité la parole politique. Deux courants seulement, aujourd’hui, semblent encore en capacité de se faire entendre : les macronistes, parce que Macron, Philippe et Véran attirent sur eux la lumière, multipliant les prises de parole ; et le RN qui s’est imposé comme « le seul opposant audible », ainsi que le note Valeurs actuelles, cette semaine.

Le 6 mars dernier, alors que personne n’imaginait encore les proportions que prendrait, en France et sur toute la planète, la crise sanitaire, Le Monde publiait les résultats d’un sondage sur l’image du RN. La réponse était mitigée. 51 % des Français considéraient que le parti de Marine Le Pen représentait un danger pour la démocratie, mais ce chiffre traduisait un recul de 4 % des mauvaises opinions. Par ailleurs 56 % des Français estimaient désormais que le RN était susceptible d’accéder au pouvoir.

Le coronavirus a rebattu les cartes. Mais dans quelles proportions ? Aucun sondage ne peut encore nous permettre de nous faire une religion sur l’évolution de l’image des camps en présence. De façon virale, les bourdes des ministres, leurs mensonges, leurs contradictions envahissent les écrans d’ordinateurs. Quel en est l’impact ? On l’ignore. Ils expliquent néanmoins le fort taux de défiance des Français à l’égard du pouvoir. Cette défiance a été mesurée, pour le coup, et elle est anormalement forte. Or les bouleversements actuels, inédits, devraient en principe favoriser la parole des hommes au pouvoir. Il semble que la France soit l’un des rares pays où ce principe bien connu des experts en science politique ne joue pas, ou seulement très marginalement.

Inversement, ceux qui incarnent des positions dures ou considérées comme extrêmes sont laminés, dans de telles périodes. Quelques éditorialistes politiques de nos grands médias ne se sont pas gênés pour dire, ironiques : « Imaginez Le Pen ou Mélenchon au pouvoir, avec ce que nous sommes en train de vivre ! » Mais une Agnès Buzyn, une Sibeth Ndiaye sont allées au-delà de l’imaginable. L’opposition s’incarne désormais essentiellement à travers Mélenchon et Le Pen. Mais l’atout de Marine Le Pen, c’est d’avoir, dès le début de la pandémie, et à la différence notable d’autres leaders « populistes », en Europe ou ailleurs, mesuré la gravité de la crise. Ses options ont fini par être adoptées après avoir été condamnées, et moquées par la classe politico-médiatique.

C’est la force d’internet : tout est restitué. Marine Le Pen a engrangé un capital de confiance nouveau, qui n’a certes encore été mesuré ni par les sondages ni par les urnes. Mais – flair ou chance –, la présidente du RN a fait prendre à son parti les positions aujourd’hui validées par les scientifiques. Dans quelles proportions le RN en tirera-t-il profit ? Avoir eu raison avant les autres, et contre les autres, ne garantit pas la victoire, mais laisse des traces. Surtout quand les réseaux sociaux se transforment en théâtre de Guignol, passant en boucle les erreurs des concurrents.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 24 avril 2020

Marine Le Pen : « L’état d’esprit d’un certain nombre de racailles n’a pas du tout changé, ils ne sont pas solidaires ! »

Pantin, Saint-Denis, Champigny-sur-Marne, Strasbourg, Villejuif et d’autres nombreuses communes de France connaissent des émeutes après l’épisode de Villeneuve-la-Garenne.

Voici la Réaction de Marine Le Pen sur le site Boulevard Voltaire.

En France, et particulièrement en Île-de-France, des scènes d’émeutes se sont produites après l’épisode de Villeneuve-la-Garenne. Comme qualifiez-vous la situation ?

On sait, depuis des années, que ce sont des zones de non-droit et sont en partie des zones de non-confinement. L’état d’esprit d’un certain nombre de racailles n’a pas du tout changé avec la crise sanitaire. Ils ne sont pas du tout solidaires de la situation que nous vivons. Par conséquent, la moindre excuse est utilisée pour déclencher des émeutes, s’attaquer aux policiers et aux pompiers. Les mesures mises en œuvre et les instructions données aux forces de l’ordre par le gouvernement relèvent toujours de cette culture de l’excuse et de l’achat à coût très onéreux de la paix civile.

Nos collègues de France Bleu ont déclaré que l’incendie du commissariat de Strasbourg était un incident. Est-ce une situation que les journalistes et les politiques se refusent à voir ?

Faire le constat, c’est être obligé, à un moment donné, d’en tirer les conséquences et de prendre des décisions. Or, ils veulent à tout prix éviter d’être obligés de prendre des décisions. C’est toujours pareil ! Il y a une forme de chantage permanent dans les banlieues qui fait qu’on ne contrôle pas, parce que cela crée des émeutes. On n’arrête pas les motocyclistes, parce que cela crée des émeutes. On n’entre pas dans certains quartiers, parce que cela crée des émeutes. En réalité, le gouvernement accompagne ces zones d’un autre droit. Une fois le droit des islamistes, une autre le droit des dealers. Le droit qui s’y applique est un autre droit que celui de la République.

Ces émeutes se déroulent alors que le ramadan est censé démarrer ce jeudi 23 avril. Habituellement, les forces de sécurité craignent des recrudescences de violence avec le ramadan. Le ramadan doit-il se tenir ? Quelle est votre position vis-à-vis de la communauté musulmane ?

On n’a pas à dire si le ramadan doit se tenir ou non. Le ramadan se tiendra pour les croyants dans le cadre du respect des règles du confinement. C’est aussi simple que cela. Il est vrai que c’est difficile, pour des croyants, d’être obligés de limiter l’exercice de leur foi. C’est ce qu’ont fait les catholiques au moment de Pâques. C’est, normalement, un moment de rassemblement et de communion. Toutes ces activités ont été très fortement diminuées, si ce n’est totalement interdites, en raison du confinement. Tous les croyants au monde sont dans cette situation. Tout le monde doit s’y soumettre. Profiter du confinement pour créer des incidents de ce type n’est pas admissible de la part de ces délinquants. Je me demande s’il ne faudrait pas renforcer les sanctions pour ce type de délits en cette période de crise sanitaire. La situation sanitaire doit justifier non pas une plus grande tolérance mais une plus grande intolérance à ce type d’actes.

Emmanuel Macron a déclaré plusieurs fois que nous étions en guerre contre ce virus. Considérez-vous que la France est en guerre contre ces violences dans ces quartiers ?

La France laisse ces quartiers se dégrader depuis vingt ans. Au passage, j’aimerais rappeler que des populations vivent dans ces quartiers et sont victimes de tout cela. Ils ont été complètement abandonnés par le pouvoir. On n’en parle jamais, mais ces quartiers ne sont pas exclusivement habités par des racailles ou par des gens qui se sentent intellectuellement en complicité avec eux. Énormément de braves et d’honnêtes gens vivent dans ces banlieues avec des dealers au pied de leurs immeubles. Ils doivent montrer leur carte d’identité avant de rentrer chez eux et ont la peur au ventre quand ils rentrent chez eux. Ils se font brûler leur voiture lorsqu’il y a des émeutes. Je pense qu’il faut aussi leur parler, penser à eux et ne pas considérer que ce sont des citoyens de seconde zone. La première des responsabilités de l’État reste la sécurité, et eux aussi y ont droit.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Covid-19 – Marine Le Pen : “Ils savaient tout!”

09/04/2020 – FRANCE (NOVOpress)
La présidente du Rassemblement National était l’invitée de Radio Classique, le 7 avril dernier.

Marine Le Pen a notamment déclaré :

On savait dès le mois de janvier qu’il fallait fermer les frontières, ils n’ont pas voulu le faire. On savait que nous serions en pénurie de protections et de médicaments : j’avais alerté à l’Assemblée Mme Buzyn, qui m’a envoyée balader !


En plein confinement, Marine Le Pen dénonce la multiplication des appels à la prière islamique

06/04/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Samedi, Marine Le Pen a dénoncé “une nouvelle escalade dans l’occupation illégale du domaine public par voie sonore“. En effet, certaines mosquées profitent du confinement pour faire retentir par haut-parleurs l’appel à la prière en France…

Marine Le Pen demande clairement à Christophe Castaner « de faire cesser ces nuisances sonores par une stricte et rapide application de la loi et s’il le faut par des poursuites judiciaires », sans quoi le pays pourrait se laisser dériver « vers des situations qui seront de plus en plus difficilement maîtrisables ».

Marine Le Pen cite notamment les mosquées de Lyon et Valentigney (Doubs) :

Nous assistons ainsi à une nouvelle escalade dans l’occupation illégale du domaine public par voie sonore par des groupements qui cherchent à saisir toute occasion de repousser les principes de laïcité de notre République et, ainsi, défier ouvertement l’Etat républicain


Fermeture des frontières – François Lenglet donne 100% raison à Marine Le Pen sur le Coronavirus

31/03/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Sur LCI, le journaliste François Lenglet donne 100% raison à Marine Le Pen sur le Coronavirus.

Alors que la présidente du Rassemblement National réclamait d’urgence la fermeture des frontières, le gouvernement a tardé à agir car cela remettait en cause son idéologie mondialiste.

François Lenglet manifeste ainsi son agacement :

Pourquoi la frontière serait-elle bonne autour d’un foyer familial et mauvaise dans un pays ? Alors là, ça m’échappe…
Par définition, on nous dit que le virus se moque des frontières. Pardon, le virus, il ne traverse pas à pied. Il traverse sur des gens. Si vous bloquez les gens, le virus ne passe pas.


Marine Le Pen sur les masques et tests -“On a menti aux Français en disant que ça ne sert à rien !”

26/03/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Marine Le Pen était l’invité de Patrick Roger et Cécile de Ménibus dans le Grand Matin Sud Radio du 25 mars 2020.

La présidente du Rassemblement national estime que “la politique du gouvernement de réserver les tests aux cas graves et hospitalisés ne semble pas la bonne pratique“. Selon Marine Le Pen, “la première des choses pour arrêter une épidémie est la connaissance des cas susceptibles de contaminer les autres pour qu’ils puissent eux-mêmes se confiner“.

Dès le départ, chacun savait que 15 jours de confinement seraient insuffisants“, regrette la députée du Pas-de-Calais. “C’est la stratégie de la torture chinoise : toutes les 48 heures on annonce une nouvelle chose“, s’indigne-t-elle. “Pourquoi ne pas avoir annoncé 45 jours directement ?“. Car pour Marine Le Pen, “si par chance on régule l’épidémie et qu’on peut faire sortir les Français avant la fin des 45 jours, tout le monde aurait été ravi“.

Pour la présidente du RN, “la parole du gouvernement a entamé la confiance que les Français leur portent, ils ont compris que quand on leur disait que les tests et les masques ne servaient à rien, en réalité c’est que nous en manquions“. Elle pointe du doigt “la cacophonie qui découle d’une erreur initiale : ne pas avoir mis en place dès janvier une cellule de crise et avoir minimiser la crise dès le départ“. Marine Le Pen rappelle que dans un premier temps, “le gouvernement a porté la parole qu’il s’agissait d’une grippe“. Alors, selon elle, “les Français n’ont pas compris ce changement de pied quand ils ont adopté les mesures de confinement. Beaucoup de Français sont aujourd’hui en colère et je peux les comprendre“.


Marine Le Pen : « Quand on déclare la guerre, il faut que les ordres soient clairs »

17/03/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
La présidente du RN a confié à Boulevard Voltaire ses impressions sur l’allocution d’Emmanuel Macron et l’état de confinement du pays :

Le président de la République a à peu près repris l’intégralité des mesures que j’avais réclamées, ce qui veut dire que l’on peut aussi puiser son inspiration dans l’opposition.


Crise migratoire – Marine Le Pen : “Il faut envoyer des hommes à la Grèce”

12/03/2020 – EUROPE (NOVOpress)
Au micro de RTL, Marine Le Pen demande à Emmanuel Macron “de rappeler notre ambassadeur et de renvoyer l’ambassadeur turc en Turquie, et de remettre en place nos frontières“.

La présidente du Rassemblement national veut faire preuve de “fermeté” à l’encontre du président turc, Recep Tayyip Erdogan. “Il faut le menacer et mettre en oeuvre des sanctions“, déclare-t-elle.

Découvrez cet extrait tiré de l’émission “L’invité de RTL” du 9 mars 2020.


Entretien avec Marine Le Pen : “L’Union européenne fonce dans le mur”

05/02/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Marine Le Pen faisait sa rentrée européenne mardi à Bruxelles. Présente au Parlement, la présidente du Rassemblement National s’est confiée à Euronews. Brexit, accords commerciaux internationaux, elle passe en revue les sujets brûlants de ce début d’année.

Voici un extrait de cet entretien.

Christophe Garach, Euronews :

“Bonjour Marine Le Pen. Vous êtes ici à Bruxelles. C’est votre première sortie officielle depuis que vous avez annoncé que vous étiez candidate à l’élection présidentielle en France en 2022. Alors pourquoi être revenue au cœur de la machine européenne ? Pour célébrer le Brexit ?”

Marine Le Pen :

“Non. D’abord pour voir mes députés européens et puis pour rencontrer les députés du groupe Identité et démocratie. C’est vrai que c’est un véritable “big bang” qui a été assez peu analysé, je trouve. Maintenant, il y a deux solutions : soit l’Union européenne comprend qu’il y a un énorme problème et arrête de foncer dans le mur, écoute les peuples et participe à la création de cette alliance européenne des nations que nous voulons construire ; soit elle continue avec ses œillères et d’autres pays quitteront l’Union européenne. C’est une certitude.”

Christophe Garach, Euronews :

“Pourtant, vous, votre plate forme politique a renoncé aux Frexit, à renoncer à quitter l’Union européenne, à renoncer à abandonner l’euro, cette monnaie à laquelle les Français sont très attachés. Donc, le Frexit, c’est fini ?”

Marine Le Pen :

“C’est à dire que nous sommes très puissants aujourd’hui et par conséquent, nous sommes convaincus que nous sommes capables de modifier radicalement cette organisation européenne, abandonner une Union européenne, encore une fois, qui est considérée et ressentie comme une prison dont les résultats économiques et commerciaux sont catastrophiques, pour construire avec les nations européennes véritablement une organisation qui soit fondée sur la coopération librement consentie et pas sur la soumission à des dogmes qui sont de surcroît inefficaces”.

Christophe Garach, Euronews ;

“Vous répétez souvent que l’Europe est une prison. Mais le Brexit n’est-il pas le contre-exemple ? La preuve qu’on peut sortir de l’Union européenne si les peuples le souhaitent ?”

Marine Le Pen :

“Oui, mais ça a mis trois ans quand même. Derrière ce mépris de la démocratie, on a quand même ressenti un véritable mépris des peuples de la part de dirigeants de l’Union européenne qui se sont à peine cachés, d’ailleurs, qui voulaient rendre le divorce le plus difficile possible. Moyennant quoi, c’est sûrement la Grande-Bretagne qui s’en tirera le mieux et l’Union européenne qui aura à subir le plus de conséquences de cette sortie.

Mais est-ce que l’Union européenne se remet en question ? C’est ça véritablement l’interrogation. Ils ne se remettent jamais en question. D’ailleurs, Emmanuel Macron est très révélateur de ça. Il a fait un discours au moment du Brexit en expliquant que l’Union européenne n’avait rien à se reprocher et que, en gros, les Britanniques étaient sortis parce qu’ils avait été victimes de mensonges, de manipulations, etc. C’est drôle comme ça de refuser de voir la vérité en face. Ça, c’est problématique pour un dirigeant.”

Pour lire la suite de cette retranscription, c’est ici !


Affaire Mila : quand Nicole Belloubet crée la polémique en parlant d’«insulte à la religion»

30/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Nicole Belloubet, ministre de la Justice, a fait polémique, mercredi 29 janvier, en s’exprimant sur l’affaire Mila, cette jeune fille menacée de mort sur les réseaux après avoir critiqué l’islam.

Affirmant que l’adolescente s’était rendue coupable d’ «insulte à la religion» et d’«atteinte à la liberté de conscience», la garde des Sceaux a notamment été recadrée par Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur.

Marine Le Pen a notammen déclaré :

Peut-on compter sur le gouvernement d’Emmanuel Macron pour défendre nos valeurs et nos libertés ? Clairement, la réponse est NON !



Marine Le Pen : « Emmanuel Macron a réussi l’impensable : jeter deux corporations, policiers et pompiers, l’une contre l’autre ! »

29/01/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Une fois de plus, à Paris, ont eu lieu de violents affrontements entre les forces de l’ordre et les pompiers venus manifester.

La présidente du Rassemblement national réagit au micro de Boulevard Voltaire. L’occasion d’évoquer avec elle la réforme des retraites, les prochaines élections municipales et aussi l’annonce qu’elle a faite, récemment, de sa candidature à la présidentielle de 2022.

Lors de la manifestation des pompiers, nous avons pu observer des images terribles de pompiers affrontant des policiers. Vous avez parlé d’images désespérantes.
Selon vous, que traduisent-elles ?

Ces images traduisent un état de division catastrophique du pays. Emmanuel Macron aura réussi l’impensable, jeter deux corporations l’une contre l’autre, nos policiers d’un côté et nos pompiers de l’autre. Emmanuel Macron porte ainsi une très lourde responsabilité. En tant que chef de l’État, il est garant de l’unité du pays. Or, il ne cesse de semer le chaos, la division et la désunion.

Derrière ce chaos, il y a toujours la réforme des retraites. Quelle est votre position à ce sujet ?

Il doit d’autant plus la retirer rapidement qu’il vient de se faire étriller par le Conseil d’État dans des termes assez inhabituels de la part de cette institution. Perspective chiffrée lacunaire, pas d’économie, pas d’universalité et problème constitutionnel majeur. Tout ceci démontre un amateurisme et une volonté de passer en force. L’ensemble des Français va être directement victimes de cette réforme des retraites.
La manœuvre et la magouille du début de la présentation de cette reforme consistant à dire qu’il s’agissait de s’attaquer aux régimes spéciaux, révèle sa vraie nature. Il s’agit en fait de s’attaquer absolument à tout le monde.
Aujourd’hui, pas une seule profession ne se réjouit de la mise en œuvre de cette réforme des retraites. Elles ont toutes compris qu’elles allaient en être les victimes.

Vous avez la même analyse qu’Alain Duhamel. Il dit que la campagne des municipales d’En Marche prouve que ce sont des amateurs. Derrière la réforme des retraites arrivent les élections municipales. Certaines équipes de la République En Marche ont du mal à se mobiliser et à s’implanter localement.
Qu’est-ce que cela révèle ?

Cela révèle qu’il n’y a pas de structuration politique derrière Emmanuel Macron. Le macronisme s’arrêtera avec Emmanuel Macron. L’ensemble gazeux qu’il a constitué a pu faire illusion. En effet, il œuvrait dans le cadre d’une élection présidentielle où l’incarnation dans une personne est importante. Derrière, il n’y a absolument aucun parti politique. Ils perdent des députés quasiment toutes les semaines, personne n’est sur le terrain et ils n’ont pas distribué un seul document politique depuis qu’ils sont au pouvoir. Ils ont évidemment le plus grand mal à trouver des gens susceptibles de porter un projet, qui sur le plan municipal n’existe pas. C’est la raison pour laquelle, les gens sont contraints de coller leurs étiquettes dans le dos d’autres cyclistes, si je puis me permettre. Ils vont coller leur logo dans le dos d’autres cyclistes LR et PS. Par ailleurs, il y a une vraie complicité entre LR et LREM.

À quelques mois de ces municipales, vous avez déclaré que vous étiez vraisemblablement candidate aux prochaines présidentielles. Ce n’est certes pas une surprise au vu de la situation politique de ce pays, mais davantage au niveau du calendrier.
Pourquoi avoir annoncé dès maintenant votre candidature à la fonction suprême ?

Dès maintenant, les sujets émergent. Ces derniers seront pour les Français et pour la présidentielle, des sujets de choix. En voici quelques exemples, l’insécurité grandissante, la submersion migratoire, le choix de société que représente la défense de nos services publics et notre système de protection sociale. Ces sujets-là sont d’ores et déjà les sujets qui seront évoqués à la présidentielle.
Je pense que les Français ont besoin de références et de se projeter dans une autre politique que celle dans laquelle Emmanuel Macron les enferme. Toutes ces raisons-là ainsi que des raisons de préparation justifient cette précocité, même si dans ce domaine, Emmanuel Macron est parti en campagne bien avant moi.

On dit souvent qu’Emmanuel Macron rêverait de vous affronter à nouveau en 2022. Vous connaissez l’adage « Toute personne se présentant face au Rassemblement national au second tour sera assuré d’être élue en vertu du front républicain ».
Craignez-vous voir ce même scénario se répéter en 2022 ?

Les gens ne sont pas obligés de voter pour Emmanuel Macron. J’entends beaucoup de gens dire que 70 % des Français ne veulent pas d’un second Macron-Marine Le Pen. Qu’ils ne votent pas pour Macron, ils auront un second tour Marine Le Pen et quelqu’un d’autre. C’est aussi simple que cela. Maintenant, cette facilité, cette fainéantise qui poussent certains à penser que face à un candidat soutenu par le Rassemblement national, on est toujours gagnant, je crois que c’est faire preuve d’un comportement de matamore. À mon avis, les choses changent beaucoup et vont encore beaucoup changer durant les deux ans à venir. Je crois pouvoir dire que nous sommes au cœur des préoccupations des Français et que notre projet est au cœur de leurs espérances.


Réforme des retraites – Marine Le Pen : « Il n’est pas opportun de nommer quelqu’un qui a fait sa carrière dans un grand groupe ! »

Le député Laurent Pietraszewski a été nommé secrétaire d’État chargé des Retraites pour succéder à Jean-Paul Delevoye. Marine Le Pen réagit à cette nomination, alors qu’on a appris que Laurent Pietraszewski a perçu, en 2019, 72.000 euros du groupe Auchan dans lequel il était employé avant d’être élu député.

Elle revient sur les positions de Jean-Luc Mélenchon, de la CGT et des autres syndicats sur la réforme des retraites.

Pour quelle raison avez-vous critiqué, sur Twitter, la nomination du haut-commissaire aux Retraites sur ses intérêts avec le groupe Auchan ?

J’ai critiqué cette nomination tout simplement parce qu’un des débats autour de cette réforme des retraites est le bénéfice assez considérable que vont en tirer les grands groupes et les multinationales. Pour éviter toute suspicion de conflit d’intérêts, il n’est peut-être pas de bonne politique de nommer quelqu’un qui a fait la totalité de sa carrière au sein d’un grand groupe. Durant toute sa carrière, il était chez Auchan. En 2019, il percevait encore des indemnités de licenciement. Le problème du conflit d’intérêts c’est que sa suspicion est suffisante pour éviter de telles nominations. Or, on a le sentiment qu’il y a de plus en plus de représentants de grands groupes qui vont évidemment bénéficier de cette réforme des retraites.

Cette nomination fait suite à la démission très médiatisée de Jean-Paul Delevoye. Il avait été mis en cause pour treize mandats qui pouvaient entrer en contradiction avec son mandat de haut-commissaire aux Retraites. Qu’est-ce que cela évoque de nommer également quelqu’un dont le passif est problématique ?

Je pense que le gouvernement n’a personne d’autre. Ils vivent entre eux. Ils ne connaissent pas d’autres personnes que celles issues du milieu qu’ils fréquentent. C’est l’endogamie totale. Cela pose un vrai problème. La situation des retraites et les choix faits pour les retraites de demain touchent précisément à l’intérêt général. Il doit donc être tenu éloigné des intérêts particuliers, et notamment des intérêts financiers particuliers. Or, M. Marleix a eu l’occasion de le soulever à l’Assemblée nationale. On sait très bien que, par au moins deux biais, les très grands groupes vont bénéficier de cette retraite. Soit les grands groupes assurantiels et peut-être même les groupes bancaires au travers des assurances complémentaires qui vont être mises en œuvre autour de cette retraite. Les complémentaires sont supprimées. Les grands groupes qui livrent des salaires au-dessus de 10.000 euros vont faire des économies considérables du fait de la disparition des cotisations au-delà de ces 10.000 euros par mois.

Le Rassemblement national est fortement opposé à cette réforme. Jean-Luc Mélenchon avait déclaré, il y a quelques semaines, que Marine Le Pen faisait un pas vers l’humanisme et que ses adhérents étaient les bienvenus dans ses manifestations. Qu’en pensez-vous ?

Je n’ai pas de leçon d’humanisme à recevoir de M. Mélenchon. Je pense que M. Mélenchon a pris conscience que le comportement de M. Martinez démontrait que son objectif n’était pas la défense des salariés mais de la gamelle. Il n’a pas voulu tomber dans le piège. Je pense que des dizaines de millions de Français vont être impactés par cette réforme des retraites. Par conséquent, je me réjouis à chaque fois que quelqu’un prend conscience lucidement des conséquences que va avoir cette réforme des retraites.
Je crois qu’il n’y a pas plus à en tirer. Je sais bien que certains journalistes s’excitent autour de je ne sais quel rapprochement. Nous pouvons être d’accord sur un certain nombre de sujets avec Jean-Luc Mélenchon. Il y en a un, au moins, qui nous divise profondément et durablement, c’est celui non seulement de l’immigration, mais aussi des relations qu’il est nécessaire de ne pas avoir, en ce qui me concerne, et d’avoir, en ce qui le concerne, avec l’islamisme radical.

La critique que vous formulez à M. Martinez, la formulez-vous sur l’ensemble des syndicats ou seulement sur la CGT ?

J’ai des propos assez rudes à l’égard des dirigeants des centrales syndicales pour une raison simple. Je les ai vus défendre l’Union européenne et cet accord de libre-échange. Je les ai vus défendre l’immigration de masse qui pèse à la baisse sur les salaires. Je les ai vus défendre la concurrence internationale déloyale. Je les pense assez éloignés des intérêts des salariés. C’est peut-être la raison pour laquelle ils ont de moins en moins d’adhérents et qu’une grande partie de leurs adhérents votent pour le Rassemblement national.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Marine Le Pen : “Tout est à jeter” dans la réforme des retraites

18/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Marine Le Pen, députée du Nord et présidente du Rassemblement national, était l’invitée des “4 Vérités” de France 2, mercredi 18 décembre.

Les intersyndicales ont appelé à poursuivre le mouvement jusqu’aux fêtes tant que le gouvernement ne retirera pas son projet de réforme. La députée du Nord appelle notamment à une trêve pendant Noël, mais elle estime qu'”Il n’y a que des perdants et tout est à jeter dans cette réforme“. “Je ne suis pas du côté de la CGT, je suis du côté des Français“, ajoute-t-elle. “Il faut que le gouvernement retire cette réforme, alors il n’y aura plus aucun blocage“, assure Marine Le Pen. Le Premier ministre doit rencontrer les syndicats mercredi.

Marine Le Pen a également déclaré :

Le gouvernement a une chose très simple à faire : il retire son projet et organise un référendum.


Marine Le Pen : ” Si les étrangers qui ont commis 52% des viols à Paris avaient été renvoyés dans leur pays d’origine, les femmes seraient plus en sécurité !

Jean Messiha : “Ce sondage confirme le changement qui s’opère partout dans le monde : le retour des identités et des frontières !”

Un récent sondage donne Marine Le Pen au second tour face à Emmanuel Macron pour les présidentielles de 2022. Dans le contexte d’une victoire du Rassemblement national, le mouvement serait-il prêt à exercer le pouvoir ? Avec quels soutiens ?

D’après les sondages, Marine Le Pen apparaîtrait au second tour face à Emmanuel Macron pour les élections de 2022. C’est peut-être une opportunité pour le Rassemblement national de gouverner. Êtes-vous ravi de ce sondage ?

Ce sondage confirme le changement de paradigme à l’œuvre à travers le monde et l’Europe. Le doublement du nombre des députés de VOX montre bien qu’il y a un nouveau modèle qui pousse ses pions à travers le monde et l’Europe. C’est celui du retour des identités, de la souveraineté, des frontières et du volontarisme politique. Ce paradigme est déjà au pouvoir dans des pays comme les États-Unis et le Royaume-Uni, sans parler d’un certain nombre de pays de l’Est. Ailleurs, ils progressent dans les assemblées régionales et nationales. Ce paradigme-là, nous l’incarnons en France.
Depuis 2016, nous sommes entrés dans une phase de transition paradigmatique. Le Rassemblement national incarne ce véritable Nouveau Monde. La force du système dirigeant français a été de faire croire que l’Ancien Monde incarné par Macron devenait un Nouveau Monde juste par la figure d’un jeune premier en la personne d’Emmanuel Macron, alors qu’il incarne finalement l’Ancien Monde néo-libéral, de la mondialisation, de l’immigrationniste, etc. Il est partout en train de disparaître.
Ce sondage ne fait que confirmer en bout de chaîne tout ce changement à l’œuvre à travers le monde.

Le RN a quand même un champ de mines devant lui. La première opération de déminage sera de démontrer que le RN est en capacité de gouverner et d’occuper les différents postes stratégiques de l’État.

Nous sommes bien évidemment en mesure non seulement de conquérir le pouvoir, mais aussi de l’exercer. Je vous rappelle que ce procès-là n’a jamais été fait à Emmanuel Macron qui, sur la forme, était lui aussi quelqu’un de nouveau. Il n’avait jamais exercé le pouvoir au niveau présidentiel. Il est arrivé tout seul, même s’il avait été ministre. Il s’est entouré d’une, deux ou trois personnes qui avaient de l’expérience, mais tous les députés et tous ceux qui l’entourent sortaient de nulle part.
Au moment de l’élection présidentielle, on n’a jamais demandé à Macron avec qui il gouvernerait. Il a fini par trouver des gens avec qui gouverner. Nous avons donc la capacité de gouverner la France. Nous avons des personnes de talents et je ne doute pas que le Rassemblement soit à l’œuvre pour rassembler le plus grand nombre de Français.
À l’orée de notre exercice du pouvoir, je ne doute pas qu’un certain nombre de personnalités pensent exactement comme nous et laisseront tomber leurs petites ambitions personnelles.

Certains essayistes et polémistes comme Juan Branco décrivent très bien les mécanismes du pouvoir. Le Rassemblement national pourrait-il compter sur des investisseurs comme Xavier Niel ou Bernard Arnault ? D’après Juan Branco, ces investisseurs avaient aidé Emmanuel Macron à l’époque.

Juan Branco serait bien inspiré de lire les travaux effectués par Thomas Kuhn et des sciences sociales de manière générale dans le cadre des changements de paradigme. Thomas Kuhn démontre précisément que lorsqu’un nouveau paradigme arrive, il entraîne dans son sillage des forces qui jusqu’alors étaient résistantes.
Les forces soutenaient jusqu’à présent le paradigme de la mondialisation, du sans frontièrisme, de l’immigrationniste, etc.
Quand on voit la situation délétère dans laquelle la France est tombée à la fois sur le plan économique, social, financier, mais également identitaire, les conséquences de ce paradigme sont potentiellement telluriques. C’est ce qui l’emporte aujourd’hui ; les gens ne sont pas fous. Ils finiront par se rendre à la raison et décideront à ce moment-là de miser sur le bon cheval. Lorsqu’un paradigme est naissant, cela commence par la politique, mais entraîne ensuite dans son sillage tout un système de pensée institutionnel qui était acquis à l’Ancien Monde. C’est le résultat de travaux scientifiques et de réalités historiques établis.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire