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Champs-Élysées : Marine Le Pen a-t-elle tort de dénoncer l’impunité des « cagoules noires » ?

Une partie de la presse fait ses choux gras d’un tweet, publié samedi par Marine Le Pen, qui dénonce les « cagoules noires », avec une photo datant du 1er mai 2018. Façon d’insinuer que la présidente du Rassemblement national n’hésite pas à utiliser de faux documents et à pratiquer la désinformation. Ces censeurs feraient mieux de s’intéresser au contenu de la déclaration plutôt qu’à son illustration. Car il s’agit de savoir si des Black Blocs étaient effectivement présents en nombre sur les Champs-Élysées et s’ils ont pu procéder facilement à leurs actes de violence.

« À Paris, les cagoules noires ont remplacé les gilets jaunes. Les Black Blocs détruisent, brûlent, violentent toujours en toute impunité », a écrit Marine Le Pen, après les scènes de saccage et de pillage, ajoutant la photo de manifestants vêtus de noir, le visage masqué, avec une banderole portant le A cerclé de l’anarchie. Que l’illustration date du 1er mai dernier est accessoire. Peut-être même est-ce un choix volontaire pour montrer la permanence de ces groupes d’ultras dans toutes les occasions où l’on peut semer le désordre. Les auteurs des incidents de samedi sont-ils ou non des professionnels de l’émeute ?

Il suffisait, si l’on n’était pas en personne sur les lieux, de regarder les chaînes d’information en continu pour s’apercevoir que ce type d’individus, bien reconnaissables, étaient encore plus nombreux que lors des précédentes manifestations et se sont livrés, comme le 1er mai, à des scènes de vandalisme. Ils se sont attaqués, notamment, aux symboles du capitalisme, des banques, des magasins de luxe (le Fouquet’s), laissant avec leurs tags les stigmates de leur idéologie.

Si on lit bien le message de Marine Le Pen, il paraît évident que son objectif est de dénoncer l’« impunité » dont semblent bénéficier ces casseurs, envers lesquels le gouvernement prodigue une étrange indulgence. Plutôt que de rechercher la source de la photo incriminée, les journalistes en question auraient pu s’inquiéter des raisons pour lesquelles les violences n’ont pas été contenues. Par impéritie ? Ce serait grave. Par intérêt ? Ce serait encore plus grave. Et si les forces de l’ordre sont impuissantes face aux casseurs, il est urgent que le ministre de l’Intérieur revoie sa stratégie.

Bruno Retailleau, évoquant la proposition de loi « anti-casseurs » dont il avait été l’initiateur après les événements du 1er mai 2018, a déclaré récemment dans la presse : « Je ne confonds pas les gilets jaunes et les cagoules noires. » Ce n’est pas le cas des politiciens ou journalistes qui prennent un malin plaisir à porter le discrédit sur Marine Le Pen – à l’approche des élections européennes, comme par hasard.

Beaucoup de ces commentateurs partisans ont été plus indulgents, en revanche, vis-à-vis de l’attitude incongrue de Christophe Castaner qui, selon le mot d’un élu LR, va « draguer en boîte » pour décompresser en galante compagnie, quelques jours après l’acte XVII des gilets jaunes. Ou, surtout, vis-à-vis de la désinvolture de notre Président qui, bien que la manifestation de ce samedi fût annoncée comme à hauts risques, a choisi de partir avec son épouse skier à La Mongie. Chacun, fût-ce un dirigeant, a le droit d’avoir une vie privée, mais il est des circonstances où la fonction impose des priorités.

Quand on voyait, samedi, parallèlement sur l’écran de télévision, le visage radieux de Macron au ski et les scènes de violence sur les Champs-Élysées, on se prenait à se demander par quelle bande d’irresponsables et de noceurs on est gouverné.

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Marine Le Pen : “Je soutiens les gilets jaunes depuis la première heure”

15/03/2019 – FRANCE (NOVOpress)
“L’Emission politique” de France 2 recevait Marine Le Pen jeudi 14 mars.

Accompagnée par Guillaume Daret, la présidente du Rassemblement national (RN) est allée à la rencontre de quatre membres des “gilets jaunes”.

Bas salaires, violences policières, dépenses de l’Etat, tous les sujets ont été mis sur la table. Un entretien “sans filet” à retrouver en intégralité.


Polémique sur la comparaison entre retraité et migrant faite par Marine Le Pen

06/03/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’équipe dite de décodeurs du journal Le Monde, habitué à distiller son venin mondialiste et immigrationniste, ne décolère pas contre le Rassemblement national. En substance, il est fait reproche au parti de Marine Le Pen de présenter le statut des demandeurs d’asile comme plus avantageux financièrement que celui des retraités, en ce qui concerne les plus modestes de ces derniers.

Notons que Le Monde qui a la prétention bien connue de faire la leçon à ses contradicteurs ne cite aucune de ses sources et ne donne aucune preuve de ce qu’il avance.

A l’inverse, face aux accusations de « fake news », le RN a produit une analyse chiffrée. D’un côté, un retraité modeste touche au moins le minimum vieillesse de 868 €, pour lequel il a généralement en partie cotisé durant sa carrière. Il peut aussi bénéficier de la CMU complémentaire, chiffrée à 33 € par mois. De l’autre côté, un demandeur d’asile, qui n’a évidemment jamais cotisé en France, perçoit des aides dont la valeur monétaire dépasse cette somme : 204 € d’allocation demandeur d’asile, un hébergement gratuit pour lui et sa famille que le RN chiffre à 600 €, la sécurité sociale gratuite que le RN chiffre à près de 300 euros par mois.

Au total, le retraité modeste bénéficie légitimement de prestations de 900 € par mois, alors que le demandeur d’asile peut compter selon ce calcul sur près de 1 100 € par mois.

Ces chiffres ne suffisent pas pour Le Monde, qui conteste la méthodologie. On est prié de croire le serviteur de Mammon sur sa malfaisante parole.

Marine Le Pen : « Ma convocation est un dévoiement total des institutions de la part de La France insoumise ! »

Marine Le Pen, en exclusivité pour Boulevard Voltaire, réagit à sa convocation par la commission d’enquête parlementaire sur les groupuscules d’extrême droite initiée par le parti de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale. Elle dénonce la complaisance pour les violences d’extrême gauche qui se multiplient en ce moment.

Vous êtes convoquée, avec Marion Maréchal, par la commission d’enquête parlementaire de lutte contre l’extrême droite. Comment réagissez-vous à cette convocation ?

Il paraît que nous allons être convoquées. Je ne suis pas étonnée que La France insoumise, qui se prétend défenseur des institutions, en réalité les dévoie. La liste des groupuscules qui sont convoqués devant cette commission n’a strictement rien à voir, ni de près ni de loin, avec le Rassemblement national que je préside.
Le but est de faire de la politique politicienne en pleine campagne électorale. La France insoumise est attachée aux institutions, mais lorsque vous leur donnez un minimum de pouvoir, ils s’en servent immédiatement pour les dévoyer.

Avez-vous des informations sur les accusations des groupuscules qui seraient visés ?

Oui, j’ai obtenu la liste de tous les gens qui sont censés faire l’objet d’une convocation. Je peux vous la transmettre si cela vous intéresse. Je vais y aller avec grand plaisir et leur parler d’une vie entière de victime de violences d’extrême gauche. Je peux vous annoncer que cela sera comme le procès Baupin. Ce procès en diffamation que monsieur Baupin a engagé et qui s’est retourné en procès de monsieur Baupin.

Cette convocation arrive dans une ambiance assez tendue au niveau intérieur. Les Black Blocs et les milices d’extrême gauche s’en prennent très violemment aux forces de l’ordre pendant les manifestations de gilets jaunes. Est-ce cela que vous allez aussi faire valoir devant cette commission ?

Bien entendu. Je vais rappeler toutes les violences des Black Blocs et des milices d’extrême gauche qui ont toujours fait l’objet d’une complaisance totale de la part du pouvoir, et notamment du pouvoir socialiste et, actuellement, du pouvoir macroniste. J’expliquerai les raisons pour lesquelles, à mon avis, ils font l’objet d’une telle complaisance alors que ce sont des structures qui répondent en tout point aux critères pour être dissoutes, en fonction de la loi.
Ils ont comme seul moyen d’expression la violence. Ils ne s’en cachent d’ailleurs pas. Vous n’avez qu’à taper « antifa-image » sur n’importe quel moteur de recherche pour vous rendre compte du niveau de leurs affiches. Elles sont systématiquement soit des appels à la violence soit, pire, des appels au meurtre. Ils se sont, depuis des années, introduits dans toutes les manifestations pour saccager, brûler, casser et violenter.
Cette convocation va être très très intéressante. Je finis par être ravie d’y aller, même si je considère que La France insoumise se décrédibilise et se déconsidère totalement, encore une fois, en dévoyant cette institution qu’est la commission d’enquête.

On vous sent extrêmement remontée. Pour vous, ce n’est qu’une basse attaque politique ?

Il est absolument évident que c’est une basse attaque politique contre le Rassemblement national. La France insoumise est en perte de vitesse totale, notamment sur le plan électoral. Ils réagissent ainsi aux très mauvais sondages qui se multiplient.

Entretien repris de Boulevard Voltaire

RN/LFI : un scénario à l’italienne est-il possible en France ?

11/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le sondage IFOP Paris-Match en date du 8 janvier dernier donne le Rassemblement national en tête de tous les partis.

Porté par le mouvement des Gilets jaunes, le parti présidé par Marine Le Pen se positionne ainsi comme le premier parti d’opposition au système Macron. Sur les derniers mois, la progression est spectaculaire : de septembre 2018 à janvier 2019, le RN passe en effet de 22 à 35% de soutien dans l’opinion publique, alors que dans le même temps, la France Insoumise s’effondre de 42 à 30%. Explication : d’un côté, le grand-guignolesque épisode des perquisitions de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions dans les locaux de la France Insoumise ; et de l’autre, le subtil jeu d’intelligence politique de Marine Le Pen lors des diverses « actes » de la crise des Gilets jaunes, à l’opposé des gros sabots mélenchoniens.

Forte de sa position dominante, Marine Le Pen semble davantage capable de mettre en œuvre une stratégie de convergence que ne pouvait l’être un Jean-Luc Mélenchon

Ce dernier est de plus en plus fragilisé au sein même de son parti. Fin novembre, le comité électoral de LFI décidait ainsi de renvoyer de la liste des européennes deux « orateurs nationaux» du mouvement : Djordje Kuzmanovic et François Cocq. De son côté, dans Valeurs actuelles de ce mercredi, la présidente du Rassemblement national a souverainement estimé qu’à l’occasion de la crise des Gilets jaunes, « certaines convergences » étaient apparues entre son parti et celui de Jean-Luc Mélenchon : l’Europe, les traités de libre-échange, l’euro, les retraites, la renationalisation des autoroutes, le protectionnisme, etc. Une ligne rouge rédhibitoire cependant : l’immigration. Pour Marine Le Pen, « Jean-Luc Mélenchon n’a pas le courage d’effectuer la rupture politique qui serait nécessaire […] La tentation de rompre avec cette idéologie immigrationniste ultraradicale lui a traversé l’esprit, mais il est coincé » ironise la présidente du RN, qui brocarde les « gauchistes, communautaristes et indigénistes » qui constituent, selon elle, l’ossature du mélenchonisme en acte. De fait, le 18 novembre dernier, à l’occasion d’un déplacement à Épinay-sur-Seine, Jean-Luc Mélenchon a déclaré, « Je sais quelles sont les populations qui sont là dans ces quartiers. Eh bien moi je veux les nommer. Je n’ai pas peur, je n’ai pas honte de le dire. Ceux que vous voyez là, c’est la nouvelle France ».

Une profession de foi qui rend illusoire tout scénario à l’italienne, Lega/5*, entre RN et LFI…

Compte tenu du logiciel profondément cosmopolite de M. Mélenchon, autant promouvoir le mariage de la carpe et du lapin. Mais Mélenchon n’est pas éternel et sa stratégie Terra Nova a montré ses limites : la conscience politique et la capacité d’auto-organisation dont font preuve les Gilets jaunes est sans commune mesure avec celles dont semblent être capables les « quartiers populaires ». La politique de la main tendue de Marine Le Pen avec la gauche semble néanmoins vouée à l’échec. Le RN est condamné à siphonner les Républicains…

Pour Alain Duhamel, Marine Le Pen est “plus forte que jamais”

11/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Dans une interview à l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, Marine Le Pen déborde d’optimisme quant à ses perspectives politiques. Cela se voit à travers la séquence des “gilets jaunes” où elle est particulièrement à l’aise. On voit bien que beaucoup des thèmes qui affleurent vont dans son sens et que son électorat est le plus proche des “gilets jaunes”.

Pour Alain Duhamel, l’optimisme de Marine Le Pen est notamment dû au “mouvement populiste mondial”. Les populistes aujourd’hui sont au pouvoir aux États-Unis et au Brésil et progressent en Europe. Ce qui sont les adversaires de Marine Le Pen, sont aujourd’hui en mauvais état. C’est le cas d’Emmanuel Macron, qui n’a jamais été dans une situation aussi difficile, mais aussi Laurent Wauquiez qui visiblement est un des vaincus de l’affaire.

Enfin, Marine Le Pen a également changé sa stratégie à propos de l’Europe. Elle se dit en situation de changer des choses de l’intérieur. Elle espère même que les populistes forment le premier groupe au prochain Parlement européen.


Marine Le Pen dénonce l'”amateurisme total” du gouvernement

19/12/2018 – FRANCE (NOVOpress)
La présidente du Rassemblement national est revenu ce mercredi 19 décembre sur le couac de Matignon à propos des mesures pour le pouvoir d’achat. Pour rappel, les Français ont été surpris en apprenant l’annulation d’annonces faites un mois plus tôt, avant que celles-ci ne soient finalement rétablies….

Marine Le Pen a ainsi commenté :

On va mettre beaucoup d’énergie à essayer de comprendre où on en est, parce que le moins que l’on puisse dire c’est que ce gouvernement d’experts et d’économistes qu’on nous avait vendu fait preuve d’un amateurisme absolument total.
On annonce des mesures et puis on les retire puis on annonce qu’elles sont rétablies et ce à peu près dans l’intégralité des domaines. Ils (les membres du gouvernement, ndlr) n’ont aucune vision globale parce qu’en réalité ils ne savent pas où ils vont. Ils réagissent à une actualité mais ils n’ont pas une idée précise de là où ils veulent mener le pays

Hausse pour les salariés au Smic, annulation de la hausse de la CSG, défiscalisation des heures supplémentaires, défiscalisation de la prime de fin d’année, annulation des taxes carburants… Les mesures annoncées par Emmanuel Macron coûteront 10 milliards d’euros. “C’est insuffisant”, estime Marine Le Pen.

Dix milliards d’euros, c’est la moitié du CICE, c’est la moitié des cadeaux monstrueux qu’on a faits aux grandes entreprises auxquelles on n’a même pas exigé en contrepartie qu’elles créent de l’emploi ou qu’elles en maintiennent.


Vu sur Twitter

Steve Bannon et Marine Le Pen viennent soutenir le Vlaams Belang contre le pacte ONU sur les migrations

Publié le

[Vidéo] Marine Le Pen s’exprime au sujet des gilets jaunes

26/11/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Découvrez cet entretien du 23 novembre 2018 avec Marine Le Pen, présidente du Rassemblement National.

Pour RT France, elle revient sur la deuxième journée de mobilisation des Gilets jaunes partout en France ce 24 novembre.


Violences scolaires : Marine Le Pen propose 10 mesures contre «l’ensauvagement en milieu scolaire»

26/10/2018 – FRANCE (NOVOpress)
La présidente du Rassemblement national a tenu jeudi matin une conférence de presse depuis l’Assemblée nationale. Elle en a profité pour présenter dix mesures pour « agir contre l’ensauvagement en milieu scolaire ».

Selon Marine Le Pen, la polémique de l’enseignante braquée par un élève à Créteil « a révélé une vérité que les lecteurs attentifs des faits-divers connaissent mais que le monde de l’Éducation veut occulter par les mensonges d’État, la culpabilisation de la communauté éducative, l’abandon des enseignants, la culture de l’excuse ».

Parmi les mesures proposées : rétablissement des peines planchers et suppression des remises automatiques de peine, suppression du versement des aides sociales « aux parents de mineurs récidivistes en cas de carence éducative manifeste », plan de désarmement des banlieues, « injonction civile d’éloignement » pour les délinquants dangereux ou récidivistes.


Matteo Salvini et Marine Le Pen à Rome, par Olivier Bault

Marine Le Pen a rencontré Matteo Salvini lundi à Rome pour annoncer le lancement d’un « Front de la liberté », c’est-à-dire d’une alliance électorale en vue des prochaines élections européennes. Il s’agit, selon les mots de la présidente du Rassemblement national, de « rendre leur pouvoir aux peuples, ce qui est le fondement même de la démocratie ». Le ministre de l’Intérieur italien a résumé ainsi la convergence de vues entre la Ligue italienne et le Rassemblement national français : « Nous partageons la même idée de l’Europe, de l’agriculture, du travail, de la lutte contre l’immigration, et nous sommes contre les ennemis de l’Europe que sont Juncker et Moscovici, enfermés dans le bunker de Bruxelles. »

La rencontre entre les deux leaders de la droite dite « populiste » s’est déroulée à l’occasion d’un forum sur le thème « Croissance économique et perspectives sociales dans une Europe des nations ». Le nom de « Front de la liberté » se justifie par le fait que, selon Marine Le Pen, les deux partis affiliés au groupe Europe des Nations et des Libertés au Parlement européen luttent « pour que les nations ne disparaissent pas au bénéfice de cet empire totalitaire qu’est devenue l’Union européenne ».

Fixer les populations sur leur territoire

Sur le thème de l’immigration, les deux dirigeants ont été d’accord pour dire qu’il fallait aider les pays d’origine des immigrants pour fixer les populations sur leur territoire. Marine Le Pen a dénoncé la volonté du patronat en Europe de laisser venir ces gens perçus comme source de main-d’œuvre à bon marché, alors que « les hommes veulent rester avec leur peuple dans leur pays, au sein de leur culture. Ils n’ont pas envie de partir de leur pays au risque de leur vie ». On se souvient que Salvini avait lui aussi dénoncé, lors d’un récent sommet européen à Salzbourg, la volonté des dirigeants européens de faire venir des « esclaves » pour remplacer les enfants que les Européens ne font plus. Lundi à Rome, Salvini a déclaré : « Marine Le Pen et moi sommes en train de rassembler l’héritage social de la gauche qui a trahi ses valeurs, nous défendons les précaires que la gauche a oubliés. »

En Italie, le dernier sondage IPSOS donne désormais la Ligue de Salvini à près de 34 % des intentions de vote contre un peu plus de 28 % pour son allié « populiste » de gauche au sein du gouvernement, le Mouvement 5 étoiles. Aux élections législatives de mars dernier, ces deux partis avaient obtenu, respectivement, 17,4 et 32,7 % des voix. C’est dire à quel point la politique du ministre de l’Intérieur et vice-président du Conseil italien est populaire de l’autre côté des Alpes ! En France, malgré les discriminations dont il fait l’objet de la part des banques et malgré les obstacles posés à son fonctionnement par des juges affiliés au très gauchiste Syndicat de la magistrature, le Rassemblement national est désormais à égalité avec LREM en termes d’intentions de vote pour les élections européennes de mai 2019. L’allié autrichien des deux partis, le FPÖ, qui, comme la Ligue, est désormais un parti de gouvernement, ne devrait pas non plus démériter à ces élections, avec près d’un quart des intentions de vote, et aussi bien Marine Le Pen que Matteo Salvini présentent ces élections comme une occasion historique d’insuffler à l’Union européenne une nouvelle orientation, vers un meilleur respect des libertés ainsi que de l’identité et la souveraineté des nations.

Après le vote de septembre au Parlement européen contre la Hongrie, qui a vu le Parti populaire européen (PPE) se scinder en deux, Matteo Salvini espérerait, selon certains journaux italiens, voir le Fidesz de Viktor Orbán rejoindre le groupe politique de la Ligue, du FPÖ et du Rassemblement national, d’autant que les positions des partis souverainistes occidentaux semblent s’être quelque peu rapprochées de celles des capitales du Groupe de Visegrád. La Ligue, notamment, n’envisage pas une sortie de l’OTAN ni de l’UE et la sortie de l’euro n’est pas à l’ordre du jour « ni pour aujourd’hui, ni pour demain ou après-demain », a déclaré Salvini.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 28 août 2018

Rencontre stratégique entre Marine Le Pen et Matteo Salvini

09/10/2018 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Marine Le Pen rend visite à Matteo Salvini pour lancer la campagne des européennes.

Après une rentrée en demi-teinte de la présidente du Rassemblement National, Marine Le Pen traverse les Alpes pour rencontrer son allié Matteo Salvini. L’homme fort transalpin est un des meneurs de la droite populiste européenne, et Marine Le Pen espère se servir de sa popularité pour lancer sa campagne européenne.

Quelles annonces ont été faites ?

Premièrement Marine Le Pen a émis une fin de non-recevoir à la proposition de Steve Bannon de rejoindre la fondation de l’ancien dirigeant de Breitbart « le Mouvement ». Cela intervient juste après l’ouverture pourtant engagée par Louis Alliot, compagnon de Marine Le Pen. Cela fait d’ailleurs beaucoup de refus pour l’ancien conseiller de Donald Trump après Viktor Orban, les Finlandais et le FPÖ autrichien. Par ailleurs Matteo Salvini a déclaré, en parlant des élections européennes, « le rendez-vous de mai sera une révolution du bon sens ».

Quelles sont les projections concernant cette élection ?

Pour Matteo Salvini, sa croisade contre « le bunker de Bruxelles » se déroule à merveille. Il caracole en tête avec près de 30% des intentions de vote. Pour Marine Le Pen, c’est plus complexe. En effet même si les sondages lui sont plutôt favorables la plaçant en tête au coude à coude avec La République en Marche, Nicolas Dupont-Aignan et Les Républicains pourraient venir perturber la fête.


“C’est impardonnable !”. Marine Le Pen dénonce la photo d’Emmanuel Macron souriant avec un jeune faisant un doigt d’honneur

01/10/2018 – FRANCE (NOVOpress)
Emmanuel Macron a donc tenté de dédramatiser une photo prise à Saint-Martin et sur laquelle le chef de l’Etat pose aux côtés de deux jeunes hommes, dont l’un fait un doigt d’honneur.

Marine Le Pen avait rapidement réagi : “On ne trouve même plus de mots pour exprimer notre indignation. La France ne mérite certainement pas cela. C’est impardonnable ! MLP

Mais Emmanuel Macron assume cette photo : “Ce qui fait que je me suis battu pour être élu face à Marine Le Pen et que je suis là aujourd’hui, c’est parce que j’aime chaque enfant de la République, quelles que soient ses bêtises, parce que bien souvent, parce que c’est un enfant de la République, il n’a pas choisi l’endroit où il est né, et il n’a pas eu la chance de ne pas en faire“. Tout en ajoutant : “Marine Le Pen, c’est l’extrême droite, et l’extrême droite, ce n’est pas le peuple. Je suis président de la République et je ne laisserai à personne le peuple.