Le Rassemblement National entre en campagne, par Paul Vermeulen

Le Rassemblement national réunissait, ce week-end du 15 septembre 2019, son université d’été à Fréjus, la ville gérée par David Rachline. Une rentrée politique sous le signe des élections municipales et de la formation des élus. Outre l’occasion d’échanger les fruits de diverses expériences, ce fut l’occasion pour Marine Le Pen de fixer un cap politique général. La présidente du RN a montré combien le choix du mondialisme hors-sol est une impasse : « L’avenir n’est plus à la mondialisation mais aux nations. L’avenir n’est plus au global mais au local, et les peuples du monde, dont les Français, l’ont compris. » Le localisme, un des fondamentaux du RN. Cet avenir passe par les prochaines échéances électorales et un « sursaut », selon une Marine Le Pen n’éludant pas les points de jonction naturels entre populisme, enracinement et conservatisme : « Les peuples nous le disent : ils veulent vivre ! Ils veulent vivre comme ils l’entendent chez eux, ils veulent transmettre à leurs enfants leur art de vivre, leurs traditions, leurs lois, leur langue, parce que c’est là l’ordre du monde». »Un « ordre du monde », conservateur donc, qui n’irait pas sans un peuple ayant « toujours raison ». Voilà qui résonnera aux oreilles des différents courants de pensée du RN et proches, d’autant que Marine Le Pen a fustigé la volonté mondialiste « d’empêcher des élections », une référence claire à l’Italie.

Poursuivre l’ancrage local et défendre la démocratie

Foi en une démocratie menacée et construction d’un projet politique « alternatif à vocation majoritaire » sont inséparables. La présidente du RN a d’ailleurs lancé un « Signez la pétition ! » au sujet d’ADP. Pour les municipales, le RN peut s’appuyer sur ses réussites (Fréjus, Le Pontet, Beaucaire…). Marine Le Pen a donc précisé que les projets municipaux seront des « projets localisés qui intégreront nos priorités : sécurité, gestion rigoureuse et baisse des impôts, développement local, démocratie de proximité ». C’est « une vision de la société » qui se joue à travers les élections, affirmait-elle. Une université d’été « dynamique », aux yeux de Sophie Robert, tête de liste à Saint-Etienne, 13e ville de France, qui revient « enthousiaste à l’idée de défendre à l’échelle municipale les fondamentaux du RN exposés par Marine Le Pen à Fréjus ».

Si les migrations et la PMA ont moins été présentes lors du discours, la place donnée au conservatisme, l’appel à « une grande politique d’aménagement du territoire », le souci d’une « société écologique », de la démocratie locale, ou la défense de l’identité sont autant de thèmes évoqués par ailleurs par Marion Maréchal et, semble-t-il, entendus par Marine Le Pen. Un signe que l’action métapolitique est utile ? Le RN défend en partie les thèmes d’une droite rajeunie, porteuse des espoirs d’une jeunesse pour qui l’idéologie du progrès est un carcan depuis le berceau. « Union nationale », « alliance des droites » ?

Paul Vermeulen

Article paru dans Présent daté du 16 septembre 2019

Marine Le Pen renvoyée en correctionnelle pour… avoir tweeté !

Il existe donc en Europe un pays où se multiplient gardes à vue, perquisitions et auditions de dirigeants du premier parti d’opposition !

Les ressources légales de ce parti sont déjà saisies. Sa présidente a aussi été convoquée pour subir une expertise psychiatrique (!), il y a quelques mois. Nous constatons maintenant que celle-ci est renvoyée devant les tribunaux, pour un grotesque prétexte.
Nous avons en effet appris le 12 juin le renvoi devant le tribunal correctionnel de la présidente du premier parti politique de France ! Elle sera accompagnée sur le banc d’infamie par un de ses collègues parlementaires, l’avocat Gilbert Collard.

Mais, quel est ce pays ?

Mais quel est donc ce pays ? La Russie de Poutine ? La Hongrie de Orban ? L’Autriche ? Quelque autre pays où les lépreux votent mal ? Eh bien non, c’est bien la France d’Emmanuel Macron, vous ne rêvez pas. Les atteintes aux libertés fondamentales s’y multiplient et l’instrumentalisation de la justice à des fins de répression et d’intimidation politique progresse. Une foultitude d’exemples nous obligent à constater qu’une partie de la magistrature a décidé de veiller à protéger le pouvoir en place et à apporter sa pierre à la lutte contre la bête immonde…

Revenons sur le déroulement de cette histoire ahurissante. En décembre 2015, Jean-Jacques Bourdin interrogeant Gilles Kepel, avait trouvé astucieux d’établir un lien d’équivalence entre le FN et Daesh. Fous de rage devant l’insulte, Marine Le Pen et Gilbert Collard avaient surréagi et publié sur leurs comptes Twitter des photos d’atrocités de djihadistes accompagnées du commentaire « Daesh c’est ça ! », avant de les retirer.

Marine Le Pen a tweeté trop vite

Aubaine pour tous ceux qui s’en remettent à la police pour combattre le RN, quand c’est en fait les politiques qu’ils soutiennent qui le font monter ! Le parquet de Nanterre a été saisi de l’horrible crime, et a naturellement demandé et obtenu l’ouverture d’une information judiciaire pour délit « de diffusion message violent susceptible d’être vu ou perçu par un mineur », prévus à l’article 227-24 du Code pénal.

Plein de zèle, le magistrat instructeur avait sollicité la levée de l’immunité parlementaire de Gilbert Collard alors que sa procédure n’en avait nul besoin. Refusée ! Histoire d’être conséquent dans le combat contre la bête immonde, les convocations de Marine Le Pen – dans une affaire qui ne présentait aucune urgence – ont bien évidemment été délivrées pendant la campagne présidentielle… Le Parlement européen n’avait pas eu les pudeurs démocratiques de l’Assemblée nationale française et avait accordé la levée de l’immunité de la présidente du Rassemblement National.

Pour lire la suite, c’est ici !

Marine Le Pen : « Les anciens partis sont en train de signer leur arrêt de mort »

28/05/2019 – FRANCE (NOVOpress)
La présidente du Rassemblement national, dont le parti est arrivé en première position aux élections européennes, a réitéré sa position de premier parti d’opposition.

Pour Marine Le Pen, le clivage gauche-droite est dépassé :

Le nouveau clivage, c’est le clivage entre mondialistes et nationaux. Il traverse la France, l’Europe, le monde.


Pour Marine Le Pen, “La France insoumise” devrait s’appeler “La France islamiste”

22/05/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Marine Le Pen tenait un meeting à Villeblevin dans l’Yonne ce mardi soir, à 5 jours des élections européennes.

La présidente du Rassemblement national a notamment vilipendé le programme de “La France insoumise” sur l’immigration et l’acquisition de la nationalité française.


Patriotes réunis à Milan : « Le jour de gloire des patries est arrivé »

A quoi se mesure la réussite d’une campagne électorale ? A la dynamique qu’elle suscite. Ce qui se passe actuellement, qui s’est matérialisé samedi en Italie, est totalement inédit : l’expression d’une dynamique, plus que cela, l’expression d’un immense courant d’unité, d’espérance, comme on en voit rarement, qui traverse actuellement l’Europe. Il y a eu 1989 et l’effondrement du rideau de fer. Trente ans plus tard, sous nos yeux incrédules, nous assistons à l’ébranlement du rideau de fer mental qui étouffe les peuples d’Europe.

A Milan, devant plusieurs centaines de milliers de personnes rassemblées sur la grande place du Duomo, la cathédrale de Milan, et aux abords, c’est un message de libération qui s’est exprimé. Cette foule massive, extraordinairement attentive, extraordinairement mobilisée, révélait à la face du monde que les peuples qui composent notre Europe se sont mis en marche, et que cette marche sera irréversible.

Les organisations politiques de douze des pays composant l’Union européenne avaient appelé à ce rassemblement, point d’orgue d’une campagne électorale globalement peu mobilisatrice, mais où les initiatives, le mouvement, les propositions, sont venus des partisans de l’Europe des peuples, des identités, de la mémoire et de l’enracinement. Matteo Salvini, le chef de la droite italienne et numéro deux du gouvernement, a su faire l’unité des principaux partis souverainistes. Le charisme de cet homme – quasiment inconnu il y a deux ans seulement –, est proprement stupéfiant. « L’Europe a besoin de plus de Salvini », a affirmé le Néerlandais Geert Wilders, sous les ovations de la foule.

Les tenants du système avaient la conviction que les souverainistes ne seraient d’accord sur rien, ni sur la discipline budgétaire, ni sur la répartition des migrants déjà arrivés, ni sur les rapports avec la Russie, et qu’Orbán et le PiS polonais réintégreraient le « camp du bien » après avoir fait amende honorable. Mais le succès de Milan a montré que les facteurs d’unité et de convergence sont considérables.

« Reprendre les clés de notre maison »

Matteo Salvini, Marine Le Pen, Geert Wilders (Parti pour la liberté), ont trouvé les mots qui rassemblent. « Il faut reprendre les clés de notre maison », a lancé Salvini pour qui ces élections constituent « un référendum entre la vie et la mort, le passé et l’avenir, une Europe libre et un Etat islamique basé sur la peur ». « Une religion qui dit qu’une femme vaut moins qu’un homme ne pourra jamais faire la loi chez moi. » « Basta islam », a fait écho Geert Wilders. Quant à Marine Le Pen, elle a rappelé pourquoi le RN dit « non à cette immigration qui submerge nos pays et qui met en danger la sécurité de nos peuples, nos comptes sociaux et nos valeurs de civilisation ». Pour elle, l’Europe, « plurimillénaire », est « fille d’Athènes et de Rome, de la chrétienté et des Lumières ». « Nous voulons vivre en France comme des Français, en Italie comme des Italiens, et plus largement en Europe comme des Européens. » « Le jour de gloire [des patries] est arrivé », a conclu la présidente du RN.

Ce sont certes les mots d’un meeting, pas la plate-forme politique d’une coalition qui façonnera l’Europe de demain. Mais à Milan, samedi, il y avait davantage qu’une simple démonstration de force, il y avait l’affirmation d’une volonté.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 20 mai 2019

Pour Marine Le Pen, Emmanuel Macron considère les gilets jaunes comme “des boulets”

Marine Le Pen

15/04/2019 – EUROPE (NOVOpress)
La présidente du Rassemblement national était en meeting ce samedi dans le Loir-et-Cher.

Marine Le Pen a une nouvelle fois taclé la gestion de la crise des gilets jaunes par Emmanuel Macron, qu’il considère selon elle comme “des boulets“.

Il l’a dit sur tous les tons“, a bien insisté Marine Le Pen.


Champs-Élysées : Marine Le Pen a-t-elle tort de dénoncer l’impunité des « cagoules noires » ?

Une partie de la presse fait ses choux gras d’un tweet, publié samedi par Marine Le Pen, qui dénonce les « cagoules noires », avec une photo datant du 1er mai 2018. Façon d’insinuer que la présidente du Rassemblement national n’hésite pas à utiliser de faux documents et à pratiquer la désinformation. Ces censeurs feraient mieux de s’intéresser au contenu de la déclaration plutôt qu’à son illustration. Car il s’agit de savoir si des Black Blocs étaient effectivement présents en nombre sur les Champs-Élysées et s’ils ont pu procéder facilement à leurs actes de violence.

« À Paris, les cagoules noires ont remplacé les gilets jaunes. Les Black Blocs détruisent, brûlent, violentent toujours en toute impunité », a écrit Marine Le Pen, après les scènes de saccage et de pillage, ajoutant la photo de manifestants vêtus de noir, le visage masqué, avec une banderole portant le A cerclé de l’anarchie. Que l’illustration date du 1er mai dernier est accessoire. Peut-être même est-ce un choix volontaire pour montrer la permanence de ces groupes d’ultras dans toutes les occasions où l’on peut semer le désordre. Les auteurs des incidents de samedi sont-ils ou non des professionnels de l’émeute ?

Il suffisait, si l’on n’était pas en personne sur les lieux, de regarder les chaînes d’information en continu pour s’apercevoir que ce type d’individus, bien reconnaissables, étaient encore plus nombreux que lors des précédentes manifestations et se sont livrés, comme le 1er mai, à des scènes de vandalisme. Ils se sont attaqués, notamment, aux symboles du capitalisme, des banques, des magasins de luxe (le Fouquet’s), laissant avec leurs tags les stigmates de leur idéologie.

Si on lit bien le message de Marine Le Pen, il paraît évident que son objectif est de dénoncer l’« impunité » dont semblent bénéficier ces casseurs, envers lesquels le gouvernement prodigue une étrange indulgence. Plutôt que de rechercher la source de la photo incriminée, les journalistes en question auraient pu s’inquiéter des raisons pour lesquelles les violences n’ont pas été contenues. Par impéritie ? Ce serait grave. Par intérêt ? Ce serait encore plus grave. Et si les forces de l’ordre sont impuissantes face aux casseurs, il est urgent que le ministre de l’Intérieur revoie sa stratégie.

Bruno Retailleau, évoquant la proposition de loi « anti-casseurs » dont il avait été l’initiateur après les événements du 1er mai 2018, a déclaré récemment dans la presse : « Je ne confonds pas les gilets jaunes et les cagoules noires. » Ce n’est pas le cas des politiciens ou journalistes qui prennent un malin plaisir à porter le discrédit sur Marine Le Pen – à l’approche des élections européennes, comme par hasard.

Beaucoup de ces commentateurs partisans ont été plus indulgents, en revanche, vis-à-vis de l’attitude incongrue de Christophe Castaner qui, selon le mot d’un élu LR, va « draguer en boîte » pour décompresser en galante compagnie, quelques jours après l’acte XVII des gilets jaunes. Ou, surtout, vis-à-vis de la désinvolture de notre Président qui, bien que la manifestation de ce samedi fût annoncée comme à hauts risques, a choisi de partir avec son épouse skier à La Mongie. Chacun, fût-ce un dirigeant, a le droit d’avoir une vie privée, mais il est des circonstances où la fonction impose des priorités.

Quand on voyait, samedi, parallèlement sur l’écran de télévision, le visage radieux de Macron au ski et les scènes de violence sur les Champs-Élysées, on se prenait à se demander par quelle bande d’irresponsables et de noceurs on est gouverné.

Philippe Kerlouan

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Marine Le Pen : “Je soutiens les gilets jaunes depuis la première heure”

15/03/2019 – FRANCE (NOVOpress)
“L’Emission politique” de France 2 recevait Marine Le Pen jeudi 14 mars.

Accompagnée par Guillaume Daret, la présidente du Rassemblement national (RN) est allée à la rencontre de quatre membres des “gilets jaunes”.

Bas salaires, violences policières, dépenses de l’Etat, tous les sujets ont été mis sur la table. Un entretien “sans filet” à retrouver en intégralité.


Polémique sur la comparaison entre retraité et migrant faite par Marine Le Pen

06/03/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’équipe dite de décodeurs du journal Le Monde, habitué à distiller son venin mondialiste et immigrationniste, ne décolère pas contre le Rassemblement national. En substance, il est fait reproche au parti de Marine Le Pen de présenter le statut des demandeurs d’asile comme plus avantageux financièrement que celui des retraités, en ce qui concerne les plus modestes de ces derniers.

Notons que Le Monde qui a la prétention bien connue de faire la leçon à ses contradicteurs ne cite aucune de ses sources et ne donne aucune preuve de ce qu’il avance.

A l’inverse, face aux accusations de « fake news », le RN a produit une analyse chiffrée. D’un côté, un retraité modeste touche au moins le minimum vieillesse de 868 €, pour lequel il a généralement en partie cotisé durant sa carrière. Il peut aussi bénéficier de la CMU complémentaire, chiffrée à 33 € par mois. De l’autre côté, un demandeur d’asile, qui n’a évidemment jamais cotisé en France, perçoit des aides dont la valeur monétaire dépasse cette somme : 204 € d’allocation demandeur d’asile, un hébergement gratuit pour lui et sa famille que le RN chiffre à 600 €, la sécurité sociale gratuite que le RN chiffre à près de 300 euros par mois.

Au total, le retraité modeste bénéficie légitimement de prestations de 900 € par mois, alors que le demandeur d’asile peut compter selon ce calcul sur près de 1 100 € par mois.

Ces chiffres ne suffisent pas pour Le Monde, qui conteste la méthodologie. On est prié de croire le serviteur de Mammon sur sa malfaisante parole.

Marine Le Pen : « Ma convocation est un dévoiement total des institutions de la part de La France insoumise ! »

Marine Le Pen, en exclusivité pour Boulevard Voltaire, réagit à sa convocation par la commission d’enquête parlementaire sur les groupuscules d’extrême droite initiée par le parti de Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale. Elle dénonce la complaisance pour les violences d’extrême gauche qui se multiplient en ce moment.

Vous êtes convoquée, avec Marion Maréchal, par la commission d’enquête parlementaire de lutte contre l’extrême droite. Comment réagissez-vous à cette convocation ?

Il paraît que nous allons être convoquées. Je ne suis pas étonnée que La France insoumise, qui se prétend défenseur des institutions, en réalité les dévoie. La liste des groupuscules qui sont convoqués devant cette commission n’a strictement rien à voir, ni de près ni de loin, avec le Rassemblement national que je préside.
Le but est de faire de la politique politicienne en pleine campagne électorale. La France insoumise est attachée aux institutions, mais lorsque vous leur donnez un minimum de pouvoir, ils s’en servent immédiatement pour les dévoyer.

Avez-vous des informations sur les accusations des groupuscules qui seraient visés ?

Oui, j’ai obtenu la liste de tous les gens qui sont censés faire l’objet d’une convocation. Je peux vous la transmettre si cela vous intéresse. Je vais y aller avec grand plaisir et leur parler d’une vie entière de victime de violences d’extrême gauche. Je peux vous annoncer que cela sera comme le procès Baupin. Ce procès en diffamation que monsieur Baupin a engagé et qui s’est retourné en procès de monsieur Baupin.

Cette convocation arrive dans une ambiance assez tendue au niveau intérieur. Les Black Blocs et les milices d’extrême gauche s’en prennent très violemment aux forces de l’ordre pendant les manifestations de gilets jaunes. Est-ce cela que vous allez aussi faire valoir devant cette commission ?

Bien entendu. Je vais rappeler toutes les violences des Black Blocs et des milices d’extrême gauche qui ont toujours fait l’objet d’une complaisance totale de la part du pouvoir, et notamment du pouvoir socialiste et, actuellement, du pouvoir macroniste. J’expliquerai les raisons pour lesquelles, à mon avis, ils font l’objet d’une telle complaisance alors que ce sont des structures qui répondent en tout point aux critères pour être dissoutes, en fonction de la loi.
Ils ont comme seul moyen d’expression la violence. Ils ne s’en cachent d’ailleurs pas. Vous n’avez qu’à taper « antifa-image » sur n’importe quel moteur de recherche pour vous rendre compte du niveau de leurs affiches. Elles sont systématiquement soit des appels à la violence soit, pire, des appels au meurtre. Ils se sont, depuis des années, introduits dans toutes les manifestations pour saccager, brûler, casser et violenter.
Cette convocation va être très très intéressante. Je finis par être ravie d’y aller, même si je considère que La France insoumise se décrédibilise et se déconsidère totalement, encore une fois, en dévoyant cette institution qu’est la commission d’enquête.

On vous sent extrêmement remontée. Pour vous, ce n’est qu’une basse attaque politique ?

Il est absolument évident que c’est une basse attaque politique contre le Rassemblement national. La France insoumise est en perte de vitesse totale, notamment sur le plan électoral. Ils réagissent ainsi aux très mauvais sondages qui se multiplient.

Entretien repris de Boulevard Voltaire

Européennes 2019 – Matteo Salvini : “J’espère que les Français […] choisiront Marine Le Pen”

24/01/2019 – EUROPE (NOVOpress)
Matteo Salvini… le vice-président du Conseil italien, a déclaré qu’il espérait que les électeurs français ne voteraient pas pour La République en Marche d’Emmanuel Macron, lors des élections européennes du mois de mai prochain.


RN/LFI : un scénario à l’italienne est-il possible en France ?

11/01/2019 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le sondage IFOP Paris-Match en date du 8 janvier dernier donne le Rassemblement national en tête de tous les partis.

Porté par le mouvement des Gilets jaunes, le parti présidé par Marine Le Pen se positionne ainsi comme le premier parti d’opposition au système Macron. Sur les derniers mois, la progression est spectaculaire : de septembre 2018 à janvier 2019, le RN passe en effet de 22 à 35% de soutien dans l’opinion publique, alors que dans le même temps, la France Insoumise s’effondre de 42 à 30%. Explication : d’un côté, le grand-guignolesque épisode des perquisitions de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions dans les locaux de la France Insoumise ; et de l’autre, le subtil jeu d’intelligence politique de Marine Le Pen lors des diverses « actes » de la crise des Gilets jaunes, à l’opposé des gros sabots mélenchoniens.

Forte de sa position dominante, Marine Le Pen semble davantage capable de mettre en œuvre une stratégie de convergence que ne pouvait l’être un Jean-Luc Mélenchon

Ce dernier est de plus en plus fragilisé au sein même de son parti. Fin novembre, le comité électoral de LFI décidait ainsi de renvoyer de la liste des européennes deux « orateurs nationaux» du mouvement : Djordje Kuzmanovic et François Cocq. De son côté, dans Valeurs actuelles de ce mercredi, la présidente du Rassemblement national a souverainement estimé qu’à l’occasion de la crise des Gilets jaunes, « certaines convergences » étaient apparues entre son parti et celui de Jean-Luc Mélenchon : l’Europe, les traités de libre-échange, l’euro, les retraites, la renationalisation des autoroutes, le protectionnisme, etc. Une ligne rouge rédhibitoire cependant : l’immigration. Pour Marine Le Pen, « Jean-Luc Mélenchon n’a pas le courage d’effectuer la rupture politique qui serait nécessaire […] La tentation de rompre avec cette idéologie immigrationniste ultraradicale lui a traversé l’esprit, mais il est coincé » ironise la présidente du RN, qui brocarde les « gauchistes, communautaristes et indigénistes » qui constituent, selon elle, l’ossature du mélenchonisme en acte. De fait, le 18 novembre dernier, à l’occasion d’un déplacement à Épinay-sur-Seine, Jean-Luc Mélenchon a déclaré, « Je sais quelles sont les populations qui sont là dans ces quartiers. Eh bien moi je veux les nommer. Je n’ai pas peur, je n’ai pas honte de le dire. Ceux que vous voyez là, c’est la nouvelle France ».

Une profession de foi qui rend illusoire tout scénario à l’italienne, Lega/5*, entre RN et LFI…

Compte tenu du logiciel profondément cosmopolite de M. Mélenchon, autant promouvoir le mariage de la carpe et du lapin. Mais Mélenchon n’est pas éternel et sa stratégie Terra Nova a montré ses limites : la conscience politique et la capacité d’auto-organisation dont font preuve les Gilets jaunes est sans commune mesure avec celles dont semblent être capables les « quartiers populaires ». La politique de la main tendue de Marine Le Pen avec la gauche semble néanmoins vouée à l’échec. Le RN est condamné à siphonner les Républicains…

Pour Alain Duhamel, Marine Le Pen est “plus forte que jamais”

11/01/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Dans une interview à l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, Marine Le Pen déborde d’optimisme quant à ses perspectives politiques. Cela se voit à travers la séquence des “gilets jaunes” où elle est particulièrement à l’aise. On voit bien que beaucoup des thèmes qui affleurent vont dans son sens et que son électorat est le plus proche des “gilets jaunes”.

Pour Alain Duhamel, l’optimisme de Marine Le Pen est notamment dû au “mouvement populiste mondial”. Les populistes aujourd’hui sont au pouvoir aux États-Unis et au Brésil et progressent en Europe. Ce qui sont les adversaires de Marine Le Pen, sont aujourd’hui en mauvais état. C’est le cas d’Emmanuel Macron, qui n’a jamais été dans une situation aussi difficile, mais aussi Laurent Wauquiez qui visiblement est un des vaincus de l’affaire.

Enfin, Marine Le Pen a également changé sa stratégie à propos de l’Europe. Elle se dit en situation de changer des choses de l’intérieur. Elle espère même que les populistes forment le premier groupe au prochain Parlement européen.