A la une du Monde : « Présidentielle : Marine Le Pen plus forte que jamais »

Le Monde Marine Le Pen

16/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : C’est Le Monde de ce soir qui l’affirme sur toute la largeur de sa une : à cet instant de la campagne présidentielle, Marine Le Pen est « plus forte que jamais ». Dans ce numéro daté du vendredi 17 février, Le Monde se base sur la nouvelle vague de l’enquête électorale du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), réalisée par Ipsos-Sopra Steria du 7 au 12  février auprès d’un panel représentatif de 15 874 personnes. Il « témoigne des mouvements importants qui ont bousculé, depuis un mois, le paysage de la campagne présidentielle », en raison de l’« affaire Fillon » et de la désignation de Benoît Hamon comme candidat du Parti socialiste.

Cette enquête révèle tout d’abord, écrit Gérard Courtois, que « les électeurs expriment une indétermination très inhabituelle à dix semaines du premier tour. A  pareille époque, en  2012, 76  % se disaient certains d’aller voter ; ils ne sont aujourd’hui que 69  %, soit environ 3  millions de moins ». Elle montre aussi que « le candidat de la droite paie au prix fort l’affaire lancinante des emplois présumés fictifs de son épouse et de ses enfants ».

Or, dans cette campagne inédite « qui tarde à s’engager sur le fond des projets, laisse les Français beaucoup plus perplexes, troublés et hésitants que lors des précédentes campagnes […], ce sont les électeurs de Marine Le Pen qui semblent les plus déterminés ».

« La candidate du Front national, poursuit-il, consolide patiemment sa situation et paraît plus que jamais assurée de se qualifier pour le second tour. Certes, avec 26  % des intentions de vote, elle n’a pas progressé depuis un mois. Mais elle fait désormais nettement la course en tête et peut compter sur un électorat remarquablement fidèle et déterminé : 74  % des électeurs qui se prononcent en sa faveur assurent que leur choix est définitif, soit un taux bien supérieur à celui des autres candidats (Fillon 61  %, Mélenchon 53  %, Hamon 39  % et Macron 33  %). Si Mme Le Pen apparaît toujours comme la candidate qui “inquiète” le plus, elle est aussi celle qui, aux yeux des Français, “veut vraiment changer les choses”. »

Un quotidien algérien gobe un énorme canular du Gorafi sur Marine Le Pen

El Hayat Marine Le Pen Gorafi

El Hayat Marine Le Pen Gorafi14/02/2017 – ALGERIE (NOVOpress) : Le quotidien algérien El Hayat a plongé tête baissée dans l’énorme canular publié hier par le Gorafi sur Marine Le Pen, au point d’en faire la une de son numéro d’aujourd’hui ! Sans avoir procédé à la moindre vérification, El Hayat raconte donc que, « dans un communiqué », Marine Le Pen a annoncé son intention d’ériger un mur entre la France et l’Algérie – où ça, au milieu de la Méditerranée ? – et d’en faire assumer le coût par l’Algérie !

En fait de « communiqué », El Hayat a recopié un article du Gorafi, « Marine Le Pen propose d’entourer la France d’un mur payé par l’Algérie », que le site satirique présentait hier comme le 117e de ses « 144 engagements pour la France ». Si El Hayat avait pris soin de vérifier ne serait-ce que la teneur de cet engagement 117, il aurait vu qu’il portait sur le soutien aux petits clubs sportifs et à la lutte contre la violence dans le sport amateur…

Le quotidien algérien, s’inspirant toujours du Gorafi, n’en déduit pas moins que, par cette mesure, la présidente du Front national montre que « l’accession de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis a encouragé Marie Le Pen et un certain nombre d’autres politiciens européens d’extrême droite à intensifier leur racisme rhétorique » !

Marion Maréchal-Le Pen : « Je dois d’abord la charité à ma famille et à mes compatriotes. »

Marion Maréchal KTO

10/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marion Maréchal-Le Pen était hier l’invitée de l’émission Face aux chrétiens sur KTO, la grande émission de la chaîne catholique réalisée en partenariat avec Radio Notre-Dame, le réseau Radios Chrétiennes de France (RCF) et le quotidien La Croix.

Marion Maréchal-Le Pen l’annonce : Marine Le Pen abrogera la nouvelle loi dite de « délit d’entrave numérique » destinée à contrôler les sites anti-avortement. Et elle ajoute :

« Il faudra faire une véritable loi de santé publique avec pour objectif une baisse du nombre d’avortement. Il n’y a plus rien qui puisse justifier qu’il puisse y avoir un remboursement intégral et illimité de l’avortement. Il faut arrêter de prendre les femmes pour des enfants, il faut les responsabiliser. »

Marion Maréchal-Le Pen en profite pour appeler les évêques français à être plus courageux :

« L’Eglise de France a une grande responsabilité dans la situation actuelle. Par exemple sur l’avortement où l’Eglise de France a renoncé à mener le combat. »

La présidente du groupe FN au conseil régional de Paca annonce également que la loi Claes-Léonetti sur la fin de vie sera revue pour revernir à l’ancienne version de la loi Léonetti, et que la loi Taubira sera également abrogée pour revenir à un Pacs élargi : « Mais nous ne démarierons pas les personnes homosexuelles qui se seront mariées. »

Et, sur l’immigration, elle a cette phrase :

« Je dois d´abord la charité à ma famille et à mes compatriotes. »

Jean Messiha : « L’analyse de Marine Le Pen en 2012 était prémonitoire »

Jean Messiha Marine Le Pen

05/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Inconnu jusqu’à peu, Jean Messiha apparaît aujourd’hui comme un homme clef de la campagne présidentielle de Marine Le Pen. Porte-parole des Horaces, ce collectif de hauts fonctionnaires qui tiennent à rester anonymes mais apportent leur expertise à Marine Le Pen, Jean Messiha est membre du conseil stratégique de la campagne présidentielle de celle-ci et coordonne son projet.

Cet énarque – promotion Romain Gary – a pour autre particularité d’être né en Egypte – il est copte – et de se dire « Français de souche par naturalisation ». Il s’en explique non sans humour sur le plateau de TV Libertés face à Elise Blaise, reconnaissant bien volontiers qu’ils ne sera jamais « aussi blond [que vous] : « Le processus d’assimilation à la nation française par lequel je suis passé, explique-t-il, fait de moi un véritable Français de cœur et d’esprit […] Je partage avec le Français de souche cet attachement quasi charnel à la France. »

Quelques jours avant la divulgation des 144 propositions de Marine Le Pen et son grand discours de lancement de campagne, ce dimanche à Lyon, il explique « la nouvelle ambition nationale pour la France » de Marine Le Pen.

David Rachline : « Marine Le Pen est la candidate de la force et de l’équilibre »

David Rachline

Marine Le Pen présente son programme présidentiel ce week-end à Lyon. Elle est soutenue par le Front national mais va à cette élection avec sa propre personnalité. Son directeur de campagne, le sénateur-maire de Fréjus, David Rachline, 29 ans, celui qui laisse traîner Présent sur son bureau pour énerver Libé, nous explique que sa candidate s’adresse à l’intégralité des Français et veut remettre la France en ordre en cinq ans.

Présent : Sur quels points, selon vous, le programme de Marine Le Pen est-il le plus attendu ?

David Rachline : C’est un projet d’ensemble qui va être dévoilé à Lyon. Le programme et les engagements de Marine Le Pen ne seraient pas cohérents s’ils n’étaient pas mis en application dans leur totalité parce que tout se tient. Notre souveraineté budgétaire tient à la souveraineté économique qui tient elle-même à la souveraineté territoriale. Rendre la parole au peuple, c’est d’abord et avant tout redonner au peuple français sa souveraineté. Notre priorité c’est de rendre aux Français le pouvoir de contrôler qui rentre chez nous. C’est l’originalité de la candidature de Marine Le Pen d’être tournée vers la nation, vers le patriotisme, tandis que les autres sont des mondialistes soit honteux, soit assumés. Honteux en ce qui concerne François Fillon et assumé en ce qui concerne Emmanuel Macron. […]

En tant que directeur de campagne comment sentez-vous les choses à J-80 de l’élection présidentielle ?

On vit une dynamique spectaculaire. On vit une campagne où nos principaux adversaires sont largement favorisés. Les uns par les problématiques personnelles qui les touchent, les affaires, la candidature de François Fillon est en crise mais elle était déjà en crise avant, du fait de son projet politique. La primaire est un système qui fait apparaître des candidats dont les projets sont quasiment folkloriques.

Quand je vois le programme de Benoît Hamon qui veut économiser 400 milliards d’euros par an pour son revenu universel et qui est le candidat des communautarismes et même de l’islamisme puisqu’il ne voit pas d’inconvénient à ce que des femmes ne soient pas autorisées à entrer dans un bar, quand je vois François Fillon qui veut quasiment supprimer la sécurité sociale, en tout cas transférer 85 % des Français sur les mutuelles privées et supprimer 500 000 fonctionnaires alors qu’on a besoin de policiers, qu’on a besoin de gendarmes, qu’on a besoin du régalien pour rétablir l’ordre dans notre pays, je me dis que leurs projets ne sont pas équilibrés. Marine apparaît là comme étant la candidate de la force et de l’équilibre.

Sur la vague migratoire et sur l’immigration, on a le sentiment qu’ils sont tous d’accord pour ne rien changer ?

Sur ce sujet-là et sur les autres. C’est vrai sur l’immigration et on connaît le bilan de François Fillon qui a fait entrer plus d’étrangers sur notre sol que Lionel Jospin. C’était difficile de faire pire, Fillon a réussi à faire pire. Lorsqu’il était aux responsabilités, il a laissé entrer un million d’étrangers en cinq ans. Il nous propose aujourd’hui non pas de sortir de l’Union européenne puisqu’il nous explique que les frontières sont un leurre mais de mettre en place un Schengen puissance 2. Comment dans le cadre d’un Schengen puissance 2, comment dans le cadre de l’Union européenne pourra-t-il limiter l’immigration et assurer notre sécurité ? Evidemment que c’est de l’enfumage. Evidemment qu’il ment comme il a menti il y a dix ans lorsqu’il est arrivé au gouvernement avec Sarkozy.

Nous contestons l’Union européenne et nos députés au Parlement européen ont été élus par les Français pour le faire. Nous rétablirons les frontières nationales, elles sont utiles à la sécurité intérieure.

En fait, il y a une différence de degré entre leurs différents projets alors qu’entre eux et nous, il y a une différence de nature. Les uns sont pour un peu d’Union européenne, les autres sont pour beaucoup d’Union européenne. Les uns sont pour l’immigration, les autres sont pour énormément d’immigration. Les uns sont pour l’ultralibéralisme économique, les autres sont pour beaucoup d’ultralibéralisme économique. Sur toutes les grandes thématiques de notre temps et de notre société ils sont parfaitement en phase. C’est là la grande différence de nature avec la candidature de Marine.

Propos recueillis par Caroline Parmentier

Extraits d’un entretien paru dans Présent daté du 4 février 2017

La « priorité nationale » à l’emploi que propose Marine Le Pen

Marine Le Pen

03/02/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Marine Le Pen l’a déclaré dans Le Monde d’hier soir : « Nous appliquerons la priorité nationale à l’emploi par l’intermédiaire d’une taxe additionnelle sur tout nouveau contrat d’employé étranger. » La question qui se posait était de savoir si elle concernerait les embauches de tout étranger, ou seulement les étrangers extra-européens. Ce matin sur RTL, Florian Philippot a apporté la réponse : cette taxe, dont il a précisé qu’elle pourrait être de 10 %, s’appliquerait aux embauches de tout étranger, y compris aux ressortissants de l’Union européenne.

DOCUMENT Le Front national vante « le discours très mariniste de Donald Trump »

Marine Le Pen Au nom du peuple

25/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le discours inaugural prononcé le 20 janvier par Donald Trump a été « très mariniste ». C’est ce qu’on lit dans un argumentaire interne de la campagne présidentielle de Marine Le Pen qui a été adressé à tous les cadres du Front national et dont nous publions ci-dessous des extraits.

Son auteur, Joffrey Bollée, le directeur de cabinet de Florian Philippot, y vante « le caractère éminemment mariniste » des « grandes orientations » du 45e président des Etats-Unis, citant, entre autres, la « défense des intérêts nationaux comme principe directeur des décisions du gouvernement, en tout domaine », le « respect de la souveraineté des nations et [le] principe de non-ingérence dans les affaires des autres », la « promotion du protectionnisme intelligent et du patriotisme économique, contre la mondialisation sauvage », la « guerre contre l’islamisme radical » ou l’« unité de la Nation dans le patriotisme, sans distinction de couleur ou d’origine ».

Trump mariniste 1
Trump Mariniste 2

Brigitte Bardot appelle de ses vœux « un régime autoritaire »

brigitte-bardot

20/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans une interview à TV Magazine à l’occasion de la diffusion, le 27 janvier sur France 3, d’une soirée qui lui est consacrée – le documentaire Bardot amoureuse sera suivi du film En cas de malheur, de Claude Autant-Lara, qui avait été élu député FN au Parlement européen –, Brigitte Bardot répond à quelques questions politiques, où elle renouvelle sont soutien à Marine Le Pen. Extraits.

Quel regard portez-vous sur la société actuelle?

C’est lamentable ! Nous vivons dans une période où tout est vulgaire, ordinaire et médiocre. La France n’a plus le rayonnement, la majesté qu’elle avait. Aujourd’hui, le pays est à l’image de deux qui les dirigent. Depuis Chirac et ses successeurs, les choses ne se sont pas améliorées. Pour redonner de l’éclat au pays, il faut nous redonner des libertés, retrouver un climat serein sans avoir peur des attentats. Il faudrait mettre en place un régime autoritaire.

On vous dit proche du Front national. C’est vrai?

Je suis très patriote. J’ai été élevée par un père et un grand-père qui se sont battus pour la France et qui m’ont inculqué l’amour de la patrie. Je ne suis pas fière de ce qu’est la France aujourd’hui. Je suis contre le vivre ensemble, mais je ne suis pas facho, pas plus que Marine Le Pen.

Êtes-vous en phase avec ses idées?

Pour la plupart. Marine Le Pen a la volonté de reprendre la France en main, de remettre des frontières et de redonner la priorité aux Français.

Pourquoi Richelieu ?, par Marine Le Pen

Richelieu Marine Le Pen

Rien n’échappe aux journalistes et c’est heureux, c’est un peu leur métier. Beaucoup ont remarqué un élément du décor de mon intervention des vœux filmée dans mon bureau de l’Escale. C’est vrai, le choix de présenter mes vœux devant un tableau de Richelieu – en l’occurrence celui de Henri-Paul Motte – n’est pas le fruit du hasard, comme le détail le présentant en armure devant le siège de La Rochelle. C’est une image du récit national à laquelle la situation de désordre du pays nous renvoie.

Nous sommes en 1628. Devant une mer déchaînée, dans le tumulte de la bataille, le grand ministre de Louis XIII est là impassible, d’une hauteur qui intimide et d’un charme qui séduit. La digue qu’il a fait construire comme les fortifications marines qu’il a fait édifier pour empêcher les renforts d’une puissance étrangère marquent sa résolution et au-delà de sa personne, la détermination du pouvoir qu’il incarne. On y voit l’intelligence qui sait unir la décision et l’action pour servir une vue d’ensemble. A ses pieds, un boulet enfoncé dans le sol témoigne d’un danger que la raison d’Etat, une rectitude de pensée et les sens du devoir lui font ignorer.

Celui qui, dans l’exercice de ses fonctions d’Etat, n’avait en réalité, pour religion que de servir l’intérêt français, cette âme qui n’était remplie que de la seule passion de la grandeur de la France fait triompher à La Rochelle le principe de l’unité face aux factions religieuses. C’est là qu’il soumet le parti protestant qui aspirait à se constituer en force politique. Parallèlement, il élimine du haut clergé catholique l’esprit mondain qui légitimait la réforme et le dépouille d’antiques franchises et anachroniques privilèges. Plus tard, il s’opposera aux féodalités héritées des temps anciens et, inflexible avec Montmorency, il mettra au pas une noblesse infatuée et séditieuse. Louis XIV continuera son œuvre et finira de la domestiquer à la cour de Versailles.

Cet homme de santé si fragile porta une pensée de flamme dans un corps consumé par la maladie ; esprit synthétique et constructeur, il dirigea son génie au triomphe d’une idée : soumettre les forces éparses à l’impulsion d’une pensée fondatrice. Symbole de la volonté politique, il se professe que « la politique consiste à rendre possible ce qui est nécessaire » ; sa vision du service de l’Etat préfigure ce que sera notre fonction publique et, dans le métier des armes, le devoir patriotique de l’armée. Son attachement indéfectible au Roi – et en réalité à l’incarnation de la souveraineté du pouvoir – marque son rejet pour l’individualisme et le morcèlement des situations juridiques qui dominent dans le système féodal ; il inspire ainsi l’apparition du sentiment national pilier affectif de notre nation française. Il se montre fidèle à son adage célèbre : « les plus nobles conquêtes sont celles du cœur et des affections ». Avec la création de l’Académie française, il affirme sa volonté d’unité linguistique du pays et s’attache, par une politique maritime audacieuse, au rayonnement de la France sur tous les continents.

Sans lui, sans sa conception de l’unité fondamentale de la France et sans sa vision de l’Etat au service de la Nation, il n’y aurait pas eu le Grand siècle, il n’y aurait peut-être pas la France moderne.

Marine Le Pen

Texte repris des Carnets d’espérance de Marine Le Pen
publiés sur le site Marine2017
(
les passages en gras ont été soulignés par nos soins)

Fabius s’assoit sur son devoir de réserve et attaque Trump et Marine Le Pen

Laurent Fabius

20/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Le président du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius, était ce matin l’invité de RTL. Le prétexte : la parution – il y a deux mois ! – de son livre sur ses années au quai d’Orsay. En fait, au jour de l’investiture du 45e président des Etats-Unis, Fabius voulait se payer Donald Trump et en profiter pour se payer également Marine Le Pen. Et il l’a fait, au mépris non seulement de toute diplomatie mais aussi du devoir de réserve qu’exigent ses hautes fonctions, évoquant, face à une Elisabeth Martichoux plus que complaisante, « une présidence hautement risquée » quand on voit les « objectifs de politique intérieure et extérieure » de Trump ! Et de quoi je me mêle ?

L’accord sur le nucléaire iranien ? Ce serait catastrophique si les Américains venaient à le remettre en cause. L’accord sur le climat ? Les déclarations de Trump sont « très très choquantes ». Et ne parlons pas de son « flirt éventuel avec monsieur Poutine » (sic) !

« Vous avez eu l’occasion de le rencontrer ? », lui demande tout de même la journaliste. « Non, jamais », concède Fabius…

Et Marine Le Pen, qui s’est félicitée de son élection, vous en pensez quoi Monsieur Fabius ? « Je ne veux pas me situer par rapport à tel ou tel candidat à l’élection présidentielle », répond-il d’abord, avant d’ajouter :

« Je pense simplement que la politique de la France, ce n’est peut pas être simplement : “Bravo Poutine ! Bravo l’Iran !“ »

Heureusement que, selon l’article 58 de la Constitution, le Conseil constitutionnel que Fabius est supposé présider jusqu’en 2025, « veille à la régularité de l’élection du président de la République »…

La ligne Marion plébiscitée par les sympathisants du Front national

Marion Maréchal

Marion Maréchal Philippot19/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Les résultats du sondage réalisé par l’Ifop pour Le Figaro sont sans appel : la ligne portée par Marion Maréchal-Le Pen est plébiscitée par les sympathisants du Front national. Et celle défendue par Florian Philippot est rejetée dans toutes les classes d’âge, dans toutes les catégories socio-professionnelles – y compris chez les ouvriers – et dans toutes les régions de France, y compris dans le Nord-Pas-de-Calais.

Question posée par l’Ifop pour Le Figaro : « Vous, personnellement, vous sentez-vous plus proche : 1. Des idées et des valeurs défendues par Marion Maréchal-Le Pen ? 2. Des idées et des valeurs défendues par Florian Philippot ? 3. Autant des unes que des autres ? »

Réponse : plus proches de Marion à 52 % ! Et seulement plus proches de Philippot à 29 %.

Auprès des jeunes, le triomphe de la ligne Marion est encore plus marqué : elle est plébiscitée par 62 % des moins de 35 ans contre 18 % pour la ligne Philippot, soit un différentiel de 44 points, qui monte même à 54 point chez les 18-24 ans : 62 % des jeunes sympathisants FN se lèvent pour Marion… et seulement 8 % pour Philippot !

On habite en Paca, on préfère la ligne Marion à 51 %. On habite dans le Grand-Est ? On préfère aussi la ligne Marion (48 %) à celle de Florian Philippot (34 %). On réside dans le Nord-Pas-de-Calais ? On préfère aussi la ligne Marion à 55 % !

Chez les ouvriers aussi, Marion Maréchal-Le Pen fait un tabac : 62 % d’entre eux ont choisi les idées et les valeurs qu’elle défend contre seulement 26 % celles portées par Florian Philippot.

Aucune sous-catégorie des sympathisants du Front national ne place la ligne Philippot en tête. Ni les « sans religion », qui sont 53 % à choisir la ligne Marion contre seulement 25 % pour la ligne laïcarde de Philippot. Ni les anciens électeurs de gauche : parmi ceux ayant voté pour François Hollande ou Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2012 et s’étant depuis rapprochés du Front national, le verdict est sans appel : ils se prononcent à 51 % pour Marion Maréchal et à seulement 32 % pour Florian Philippot.

Le message envoyé à Marine Le Pen est clair : les sympathisants du Front national veulent une ligne identitaire. La balle est maintenant dans son camp.

Jean-Lin Lacapelle : « Il se prépare un printemps des patriotes de France »

Lacapelle Présent

Jean-Lin Lacapelle, 49 ans, secrétaire FN aux fédérations, vient de boucler un Tour de France de 96 départements. Son physique d’acteur de cinéma et son surnom de « nettoyeur » en font une forte personnalité dont on attend parfois la visite avec inquiétude. Sa mission : professionnaliser le mouvement de Marine Le Pen et en faire un parti prêt à l’exercice du pouvoir qui est toujours beaucoup plus difficile que sa conquête.

— Vous êtes un ancien haut cadre de L’Oréal. Comment passe-t-on du n° 1 de la beauté à la bête immonde ?

— Je suis en effet un ancien cadre de L’Oréal mais je suis avant tout un militant de toujours du Front national et de la cause nationale. Je suis arrivé en 1984 au FN. J’ai occupé différentes fonctions. J’ai été conseiller régional de 1998 à 2010 dans le Centre, candidat une vingtaine de fois à différentes élections. Je me considère avant tout comme un militant patriote avant d’être un cadre d’entreprise privée. Maintenant il est vrai que cette double expérience, à la fois politique et à la fois professionnelle dans le privé, a laissé penser à Marine Le Pen que je pouvais peut-être apporter une valeur ajoutée dans la mission qu’elle m’a confiée, celle du secrétariat national aux fédérations au sein de l’appareil du Front national et celle de responsable de la mobilisation militante dans le cadre de son équipe de campagne.

— Quel était le but de votre Tour de France des fédérations FN ?

— Lorsque Marine Le Pen nous a hissés à la hauteur du premier parti de France en recueillant 30 % des suffrages aux dernières régionales, elle a exprimé clairement l’objectif de professionnaliser le mouvement. Ça ne veut pas dire casser le mouvement ni le changer bien évidemment, mais améliorer le fonctionnement du Front national et hausser notre niveau d’exigence. Cela signifie aussi renouveler un certain nombre de cadres sans les écarter, je tiens à cette précision. Si nous sommes contre le cumul des mandats, nous sommes aussi contre le cumul des responsabilités et il est bon de mettre un peu de sang neuf dans les rouages.

Lacapelle— Vous dites que l’on ne peut plus diriger le Front national comme il y a 15 ans. Concrètement, comment procédez-vous pour améliorer l’appareil frontiste ?

— Très rapidement, au fil de mes déplacements, je me suis rendu compte qu’il y avait un besoin d’écoute et de proximité entre le siège et les fédérations et il m’a paru nécessaire et important de faire le tour des départements. J’en suis à 85 fédérations visitées sur 96. Sous la forme de conférences de presse, réunions de bureaux qui me donnent l’occasion de rencontrer personnellement les cadres, les élus et les candidats et moments de convivialité lors d’un dîner, car c’est important aussi d’allier l’utile à l’agréable.

Les choses avancent très vite. Je me suis fixé quatre objectifs. Premièrement : les bonnes personnes aux bons postes. Il faut avoir les bons secrétaires départementaux. Avec le secrétaire général Nicolas Bay, nous avons proposé au Bureau politique 35 nouveaux secrétaires départementaux qui ont été nommés depuis. C’est un gros renouvellement. Secondement : les bonnes structures. Il est important que chaque secrétaire départemental ait une équipe étoffée autour de lui. Plus on a de talents, plus on a de compétences, plus on est efficace. L’objectif était aussi de professionnaliser les structures fédérales. Troisièmement : les bons outils. Etre actifs sur les réseaux sociaux, avoir une permanence. Pour l’image du Front national, nous avons souhaité moderniser nos structures et faire en sorte que chaque département ait sa permanence. Nous avons ouvert des permanences dans des départements qui n’en avaient jamais eu. La Charente par exemple, l’Ain, la Meuse.

Le quatrième point enfin et pas le moindre, ce sont les bons candidats. Cela veut dire hausser notre niveau d’exigence sur le choix des pré-investitures pour les élections législatives. Nous partons du postulat que Marine Le Pen sera élue présidente de la République et qu’il y aura un raz de marée bleu marine à l’Assemblée nationale. Il lui faut donc un groupe constitué de députés capables de défendre son projet politique. Nous sommes d’autant plus exigeants dans le choix et la désignation de nos candidats et dans le niveau de qualité requis.

Lacapelle par Cabu
Jean-Lin Lacapelle croqué par Cabu.

— En allant à la rencontre de ces nombreux Français, quelle préoccupation ou quelle inquiétude vous ont paru les concerner en priorité ?

— La France est à genoux. On sent les Français extrêmement inquiets. Mais on les sent lucides. Je ressens pour la première fois une fenêtre de tir historique dans la candidature de Marine Le Pen. Elle est la seule capable d’apporter une lueur d’espoir, un projet politique clivant et rupturiste, le seul projet sur le territoire du patriotisme. Quand on voit les exemples du Brexit, des référendums en Italie, en Hongrie, de l’élection en Autriche qui aurait dû être gagnée s’il n’y avait pas eu de fraude lors du premier scrutin, mais aussi de l’élection de Trump aux Etats-Unis, on sent qu’il se prépare un printemps des patriotes en France. Le clivage droite-gauche est depuis longtemps pour moi révolu, je fais partie de cette école-là. Je crois que tout va se jouer maintenant sur la candidature de Marine Le Pen candidate des Français, candidate du peuple et des patriotes français. Face aux candidats du système, à ceux qui ne veulent pas changer l’Union européenne et veulent poursuivre la politique catastrophique qui nous a menés là où nous sommes.

— Notre famille d’idées reproche à Marine Le Pen une gauchisation de ses idées. N’est-ce pas plutôt son électorat qui se modifie, avec l’arrivée d’anciens électeurs de gauche séduits par les idées qu’elle défend ? Comme 30 % des fonctionnaires par exemple qui disent avoir une bonne opinion d’elle.

— Pour la première fois, nous concourons pour gagner. Marine Le Pen doit recueillir 50 % et une voix pour gagner au second tour. Ça veut dire qu’elle ne doit pas être la candidate exclusive du Front national. Elle est au-dessus des partis. Elle est soutenue par le Front national mais elle est la candidate du rassemblement national, du rassemblement patriote et comme elle l’a elle-même formulé, la candidate du rassemblement présidentiel. C’est ce qu’elle incarne aujourd’hui. Si nous voulons gagner l’élection présidentielle au scrutin majoritaire et conquérir les plus hautes fonctions de l’Etat, nous devons rassembler la majorité des Français et sortir des clivages. Marine a cette capacité d’ouverture et de rassemblement.

propos recueillis par Caroline Parmentier

Entretien paru dans Présent daté du 14 janvier 2017

L’échiquier de Machiavel : Macron, Fillon, Le Pen, la triangulaire qu’on nous prépare

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L’élection présidentielle française est scénarisée, séquencée, rythmée avec ce qu’il faut de suspense et de rebondissements. Il y a d’abord eu le duel annoncé Juppé/Le Pen.Puis la séquence des primaires de la droite et du centre : avec la victoire surprise de Fillon terrassant « Ali » Juppé. Avec l’abandon de Hollande, on s’acheminait alors vers un duel Fillon/Le Pen. Fillon/Le Pen ? Une hypothèse médiatiquement insoutenable !

Un duel Fillon/Le Pen est une hypothèse médiatiquement insoutenable pour deux raisons :

*L’absence de suspense sur le résultat final : sauf événement majeur interprété avec hauteur historique par Marine Le Pen, Fillon l’emporterait avec 30 points d’avance ;

*L’aspect insupportable pour la bien-pensance d’avoir à arbitrer un duel entre le candidat de la « droite catholique réactionnaire » Fillon et la « candidate de l’extrême droite ».

Il est donc urgent de trouver un « troisième homme ». Le troisième homme est un marronnier de l’élection présidentielle : ce fut Chirac en 1981 ; Barre en 1988 ; Chirac à nouveau en 1995 ; Chevènement (qui finit à 5%) puis Jean-Marie Le Pen en 2002 ; Bayrou en 2007 ; Marine Le Pen en 2012. Il arrive que le troisième homme se hisse en finale (Le Pen en 2002), voire la gagne (Chirac en 1995).

Les médias ont trouvé le « troisième homme » de 2017 : Emmanuel Macron, le candidat des banques et des puissances étrangères (sauf la Russie) et donc… le candidat des médias. Il suffit d’attendre l’échec de la primaire socialiste – c’est-à-dire une faible participation au scrutin – pour voir le scénario se mettre en place.

Certes Macron – en provenance directe de la banque Rothschild et du secrétariat général de l’Elysée – paraît un peu hors sol. Mais il peut néanmoins coaguler un électorat non moins… hors sol :

*Les bobos des centres villes, bénéficiaires de la mondialisation ;

*Les minorités sexuelles et les immigrés dans la foulée de la stratégie de Terra nova.

A cela il faut ajouter la capacité des médias à mobiliser le marais de la bien-pensance et du centrisme mou (pardon du pléonasme !). Lors des dernières élections régionales, la campagne médiatique de diabolisation du FN a mobilisé contre ses candidat(e)s entre 5% à 7% d’abstentionnistes entre les deux tours. L’un des enjeux pour Macron et les médias de propagande qui le soutiennent est de mobiliser ces électeurs dès le premier tour. Pour cela il suffira de leur seriner qu’il faut à tout prix éviter d’avoir un choix limité, selon leur vocabulaire, entre « la droite et l’extrême droite ».

Ce match à trois sera meurtrier pour les autres candidats qui risquent de pâtir du « vote utile » : Nicolas Dupont-Aignan à droite, l’écolo et Mélenchon à gauche.

Ce match à trois sera aussi complexe ! Les enjeux en sont les suivants : pour Macron se hisser au deuxième tour ; pour Fillon arbitrer entre les centristes, les conservateurs et la France périphérique ; pour Le Pen écarter le péril du « vote utile ».

Macron ne peut se hisser au deuxième tour que s’il parvient à agréger à son électorat naturel les voix de ses concurrents qu’il aura préalablement asséchées : jouable, s’agissant du candidat socialiste s’il est mal élu ; plus difficile, pour Mélenchon.

Il lui faudra aussi choisir sur qui « cogner » le plus… sans le renforcer trop. Macron doit-il chercher à éliminer Fillon pour assurer sa victoire au deuxième tour et pour cela s’allier tactiquement à la présidente du FN pour passer Fillon à la centrifugeuse ? Ou bien viser l’élimination au premier tour de Le Pen si celle-ci reste derrière Fillon ? Au risque d’un deuxième tour plus difficile.

Pour Fillon, le risque majeur c’est… l’élongation. Il doit éviter de décevoir son socle conservateur tout en étendant son électorat vers les centristes et la France périphérique. La stratégie centriste qu’il suit depuis sa victoire à la primaire pourrait être mortifère : son porte-parole Apparu (« Ben » Apparu, selon les mauvais esprits !) a déjà contribué à faire perdre Juppé. Sa mise en avant ne peut que démoraliser les conservateurs et les catholiques alors qu’il s’agit d’un des rares députés Les Républicains à avoir voté la loi Taubira. Quant au discours immigrationniste du porte-parole Apparu c’est une provocation pour la France périphérique.

D’une manière ou d’une autre Fillon devra faire un choix : persister dans sa néo-ligne centriste avec l’espoir d’affronter Le Pen au deuxième tour mais aussi avec le risque d’en être éliminé, ce que pronostique Philippe de Villiers ; ou bien s’adresser à la France périphérique – le seul réservoir de voix populaires – au risque d’avoir à affronter Macron au deuxième tour. Cornélien !

Marine Le Pen ne manque pas de cordes à son arc pour conserver sa qualification au deuxième tour :

*Un discours médiatique rassurant, assez en retrait sur l’immigration, assez à gauche sur l’économique et le social, implicitement libertaire sur les valeurs. Une ligne officielle plutôt Philippot/philippotiste (Damien et Florian) ;

*Des visuels plus engagés sous la direction de son beau-frère Philippe Olivier à la sensibilité plus identitaire ;

*Le « sale boulot » étant pratiquement confié aux réseaux sociaux où la mobilisation électorale sur l’immigration est faite, et bien faite, indépendamment du FN – un FN-officiel qui peut toujours désavouer ce que les médias jugent comme des « dérapages ».

L’entrée de Macron dans le grand jeu est à la fois une chance et… une complication :

*Une chance parce qu’un deuxième tour contre Macron serait un deuxième tour FN/gauche, ce qui est électoralement toujours plus favorable au FN qu’un deuxième tour FN/droite, comme on l’a encore observé aux élections départementales de 2014 ;

*Une complication aussi car le dispositif de campagne de Marine Le Pen a été conçu pour recueillir (ou tenter de recueillir, car ce schéma ne s’est jamais vérifié lors des scrutins précédents) un électorat de gauche.

Face à Macron, la ligne Marion, plus identitaire sur l’immigration, plus conservatrice sur les valeurs, plus rassurante économiquement, permettrait sans doute d’envisager une victoire. Mais ce n’est pas la voie qui a été choisie.

Reste un danger pour Marine Le Pen : le retour du « vote utile ». Le « vote utile » est un mécanisme subtil qui voit les électeurs procéder à des votes tactiques autour de deux mécanismes :

*Participer au choix du vainqueur au tour décisif (et en l’état il ne pourrait s’agir que de Fillon ou de Macron) ;

*Eliminer celui dont on ne veut en aucun cas, ce qui peut conduire à voter Fillon (« contre la gauche ») ou Macron (« contre la casse sociale de Fillon »).

Si le match du premier tour se resserrait et que Macron, Fillon et Le Pen apparaissaient avoir des chances voisines d’accéder au second tour, Marine Le Pen serait probablement contrainte de revenir aux fondamentaux du FN pour fidéliser son électorat naturel et mobiliser l’électorat populaire de la France périphérique, un électorat qui ne vote à l’élection présidentielle qu’en fonction des enjeux essentiels pour lui : l’identité et l’immigration ; et à condition que les choses soient dites suffisamment crûment. Un retour aux sources que Marine Le Pen avait déjà dû effectuer en 2012 dans les derniers jours de la campagne pour limiter la casse.

Grands enjeux, grands absents ?

Le spectacle présidentiel peut donc offrir quelques surprises. Il n’est pas certain, en revanche, que les grands enjeux historiques soient posés devant les Français.

Peut-on sérieusement parler d’immigration sans évoquer le Grand Remplacement démographique et civilisationnel ? Peut-on sérieusement croire à l’assimilation d’un grand nombre d’Africains noirs et de musulmans religieux ou culturels alors que l’expérience des 40 dernières années dément cruellement cette hypothèse ?

Peut-on sérieusement dire que 5.000 à 10.000 gendarmes de plus et autant de policiers supplémentaires amélioreront la sécurité alors que ce qu’on appelle l’Etat de droit – c’est-à-dire la dictature des juges – rend quasiment impossible l’expulsion des étrangers en situation irrégulière et la mise hors d’état de nuire des délinquants ?

Peut-on sérieusement envisager un retour à la démocratie et à l’ordre républicain sans remise en cause du pouvoir des juges tel qu’il s’exerce à travers la Cour européenne des droits de l’homme, le Conseil constitutionnel, le Conseil d’Etat, la Cour de cassation ?

Peut-on sérieusement retrouver l’indépendance avec 2000 milliards de dette, un déficit budgétaire représentant le quart des dépenses publiques et un déficit de la balance des paiements courants extérieurs de plusieurs dizaines de milliards ? Le tout débouchant sur la vente à des puissances étrangères de fleurons du patrimoine culturel et économique français ? Chaque élection présidentielle aggravant plutôt la situation à coups de dépenses non financées ou de diminutions d’impôts non gagées.

Pas sûr que 2017 contribue à régler les problèmes de la France.

Jean-Yves Le Gallou

Texte repris du site de la Fondation Polémia

Le camp de Marine Le Pen tente de relancer le hashtag FillonGate

FillonGate

03/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Apparu fin 2014 lorsque François Fillon fut soupçonné d’avoir demandé au secrétaire général de l’Elysée Jean-Pierre Jouyet de porter l’estocade judiciaire contre Nicolas Sarkozy, le hashtag FillonGate a été repris par les partisans de Marine Le Pen. Et à une heure du passage de l’ancien premier ministre au 20 heures de TF1, les attaques redoublent d’intensité sur Twitter, mettant notamment en cause son activité professionnelle et ses revenus, dont il n’a pas communiqué la provenance.

Louis Aliot : « Aucun sujet ne mérite de créer une division aujourd’hui »

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13/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : C’est dans Présent que Marion Maréchal-Le Pen s’était exprimée sur l’avortement, c’est dans Présent que Louis Aliot vient en appeler à l’arrêt des hostilités. Le quotidien daté de demain fait sa une avec une interview du vice-président du Front national réalisée par Caroline Parmentier. Nous la reproduisons ci-dessous (les notes entre parenthèses sont celles de Présent).

— Vous déclarez qu’une position sur l’IVG a été tranchée en débat interne au Front national. C’était quel débat, quelle position et quand ?

— Le projet de Marine Le Pen a toujours préconisé la non remise en cause de la loi Veil mais accompagnée d’une grande politique d’accueil de la vie : il faut tout faire pour éviter que les femmes soient obligées de pratiquer l’avortement et notamment pour des raisons économiques alors qu’elles pourraient avoir d’autres possibilités. (ndlr : En 2012, le programme du Front national disait : Le libre choix pour les femmes doit pouvoir être aussi celui de ne pas avorter : une meilleure prévention et information sont indispensables, une responsabilisation des parents est nécessaire, la possibilité d’adoption prénatale doit être proposée, une amélioration des prestations familiales pour les familles nombreuses doit être instaurée.)

— Pourtant en 2012 Marine Le Pen parlait de dérembourser l’avortement en cas de déficit de la sécurité sociale. Elle a changé d’avis ?

— Ce n’était pas dans le projet présidentiel, c’était une interview à La Croix. Nous avions alors répondu sur la question des avortements de confort. Le terme était celui d’un professeur de médecine (ndlr : le Dr Grégoire Moutel, responsable du laboratoire d’éthique médicale de l’université Paris-Descartes, qui déclarait : A l’origine, les indications d’un avortement impliquaient une détresse matérielle ou psychologique de la femme, elles sont aujourd’hui plus de l’ordre du confort, ce qui n’est pas dans l’esprit de la loi.) La présidente du FN n’a jamais été contre le droit à l’avortement. En revanche, elle estimait qu’il fallait lutter contre ses dérives.

— Dans quelle proportion la crise est-elle surgonflée par les médias ?

— C’est une partie de ping-pong où l’un dit quelque chose, l’autre lui répond et ça monte dans les tours. Alors que l’aspiration des gens est tout autre. Je n’ai jamais reçu autant de messages que ces derniers jours me disant : « Arrêtez de vous invectiver les uns les autres, mettez-vous derrière Marine et agissez. L’enjeu de cette présidentielle est trop important. »

— On parle beaucoup d’une ligne Marion et d’une ligne Philippot. Est-ce qu’il existe une telle fracture au FN ?

— Je ne connais qu’une ligne, c’est la ligne Marine. S’il y avait d’autres lignes, je ne serai derrière aucune. L’avortement est un sujet important mais il y a une élection essentielle dans cinq mois, capitale pour la survie de la France. Aucun sujet ne mérite de créer une division aujourd’hui.

Marine Le Pen défend la priorité nationale à Mayotte

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mayotte-marine-le-pen-207/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Durant son séjour à Mayotte, la semaine dernière, Marine Le Pen a reçu un accueil particulièrement chaleureux qu’elle a imputé au sentiment d’« abandon total de la part de l’Etat nation » que ressentent les Mahorais. La présidente du Front national a bien vu que la réalité de l’île, ce n’est pas la carte postale, mais « 60 % d’étrangers, dont l’immense majorité sont des clandestins, des favelas tout le long des routes, un coût de la vie qui est 60 % supérieur à celui de la métropole », en fait « une île qui est ravagée par l’insécurité, elle-même conséquence de cette immigration clandestine massive ».

« Mon cœur de Française saigne, a déclaré Marine Le Pen, quand, sur la terre de France, je vois la situation dans laquelle l’Etat français vous laisse. Mon cœur de Française saigne lors que je vois la simplicité et la facilité avec laquelle nous pourrions arrêter le drame dans lequel l’île de Mayotte et les Mahorais vivent. Il faut supprimer le droit du sol, il faut supprimer les aides sociales qui sont accordées aux clandestins. Nous ne leur donnerons rien. Ni argent, ni subventions, ni aides sociales, ni papiers. Parce que nous voulons réserver notre solidarité aux nôtres. On veut réserver la solidarité nationale aux Mahorais. Ils en ont bien besoin. »

Marine Le Pen : « La chasse est un marqueur de l’Homme »

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06/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Dans un entretien au magazine Chassons.com, Marine Le Pen se pose en ardent défenseur de la chasse, qu’elle tient pour « un marqueur de l’Homme ». « La chasse, explique-t-elle, a joué un rôle clef dans notre destin et elle dépasse la fonction purement alimentaire. Elle est même un vrai morceau de patrimoine : un art de vivre, un concentré de traditions, indispensables à la préservation de la ruralité et à la régulation de la faune, tout en respectant la flore. C’est aussi une tradition populaire fortement ancrée dans notre pays. »

Dans ce long entretien, à lire en intégralité ici, la présidente du Front national affirme également : « Je pense enfin que la chasse est un point d’équilibre entre l’Homme et son environnement. L’écologie, le respect de la biodiversité auront une place centrale dans le monde de demain, pour rénover les pratiques, pour mieux produire, mieux consommer et pour relancer notre activité économique. Or, il ne faut pas hésiter à dire que les chasseurs sont les premiers écologistes et reconnaître leur rôle éminemment positif, tant les actions qu’ils mènent sur ce terrain sont nombreuses : régulation des nuisibles, gestion des espaces et des espèces, plantation de haies, entretien des milieu humides, suivi de la faune… »

Et à la « question piège » (Avez-vous déjà tiré avec une arme à feu ?), Marine Le Pen répond :

« Oui ! Je pratique le tir aux armes de poing, ce qui me permet de développer ma concentration. Je suis même licenciée de la Fédération française de Tir. »

Marine Le Pen : « Nous sommes à l’aube de la fin d’un vieux monde »

Marine Le Pen Lyon

02/12/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Si Marine Le Pen n’a pas encore commenté le renoncement de François Hollande, le hasard – le destin ? – a voulu que la présidente du Front national lance la mobilisation pour ses Assises présidentielles de Lyon quelques heures avant que le chef de l’Etat n’annonce la meilleure décision qu’il ait jamais prise. Hollande s’en va, Marine Le Pen arrive ! Prémonitoire, elle annonçait en effet que nous sommes « à l’aube d’un basculement, d’une révolution des esprits, et de la fin d’un vieux monde. Ce qui semblait encore impossible il y a peu de temps est désormais inéluctable. Le peuple souverain se réapproprie ses droits, la démocratie retrouve sa raison d’être, la liberté balaie les tenants d’un système usé, acculé, discrédité ».

« Il y a quelques semaines, écrit Marine Le Pen, nos regards se sont tournés emplis d’espérance, au-delà des mers et des océans, au cœur même de ces vieilles démocraties où s’est joué l’avenir des de peuples libres. Là-bas, des hommes et des femmes ont décidé de reprendre la main sur leur destin, là-bas, des peuples ont repris le pouvoir à une caste qui l’avait accaparé. L’ère des faiseurs d’opinion, de l’oligarchie dominatrice, des élites autoproclamées, touche à sa fin. Le pouvoir change de main par la volonté des peuples de nouveau libres. »

Oui, il y a des choix démocratiques contre les traités et les diktats, oui, il y a une alternative à la mondialisation ultralibérale et son cortège de malheurs : l’austérité sans fin, la désindustrialisation, la paupérisation, le creusement des inégalités, l’immigration massive, le multiculturalisme conflictuel.

« Ce qui a été accompli avec succès outre-Manche et outre-Atlantique le sera ici, chez nous, si tant est que le peuple le veuille. Ces quelques semaines qui nous séparent de cette élection fondamentale doivent être mises à profit pour convaincre les indécis, ceux qui hésitent encore à franchir le pas. »