Au lieu de la mondialisation heureuse, l’extension de la pénurie

magasin pénurie

C’était beau, c’était bien, c’était grand, c’était généreux. Surtout, ça allait tout régler : la mondialisation allait nous apporter la paix, le bonheur, la migration heureuse et le gavage à toute heure. La réalité nous explose à la figure : en fait de mondialisation heureuse, nous découvrons l’asservissement énergétique, le déclassement économique, l’immigration de peuplement et l’extension du domaine de la pénurie.

Qu’à cela ne tienne, nos têtes chercheuses euromondialistes ne voient de salut que dans la fuite en avant. Ainsi le bruit court d’un projet d’extension de l’Europe de 27 à… 37 ! C’est déjà la cacophonie ? Pas grave, plus on est de fous, plus on rit. La perspective est pourtant sérieuse puisque Jean-Louis Bourlanges, président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, expliquait, ce lundi matin, sur Europe 1, que cela risquait toutefois de poser des problèmes structurels car « on ne fonctionne pas à vingt-huit ou à vingt-sept comme on fonctionnait à six ou à neuf ou à douze, et on ne fonctionnera pas à trente-sept (sic) comme on fonctionne aujourd’hui à vingt-sept ».

Bien sûr, on sous-entend que cet élargissement forcené vers l’Est est une autre forme de soutien à l’Ukraine qui, vite fait bien fait, rejoindrait alors la Turquie, la Macédoine du Nord, le Monténégro, la Serbie et l’Albanie… avec sans doute, en prime, quelques joyeuses mafias caucasiennes. Et qu’importe si la non-adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne et son entrée dans l’OTAN constituent le pivot des négociations de paix avec la Russie. Et tant pis si, de ce fait, le monde court à bride abattue vers une pénurie dramatique de gaz, de pétrole et de denrées alimentaires de première nécessité.

Pourquoi ? Parce que l’Europe n’est pas souveraine. Elle fait et va là où les États-Unis lui disent d’aller et de faire. La pénurie s’installe et absorber dix États de plus dans l’Union européenne n’y changera évidemment rien. Les prix s’envolent et les rayons se vident : plus d’huile, des pâtes bientôt au prix du caviar… Exemple de l’absurdité du temps par la moutarde qui ne nous montera plus au nez : alors que les Français croyaient encore que la moutarde est un produit français, on découvre tout à coup que les graines nous viennent en priorité du Canada et de Russie. Sécheresse ici, sanctions là : fin de la moutarde ! Quant à l’huile de tournesol, on la qualifie maintenant de « nouvel or jaune », tant elle se fait rare. Les prix, ce printemps, ont augmenté en moyenne de 7 à 8 %.

Si les rayons se vident, c’est parce que les Français font des stocks, dit Michel-Édouard Leclerc, patron des magasins du même nom : « En France, aujourd’hui, il n’y a pas de pénurie pour la consommation courante et il n’y en aura pas jusqu’à l’été », a-t-il déclaré sur BFM TV, voilà un mois (3/4/2022). S’agissant des pâtes, « il y en a », dit-il, mais pour combien de temps, sachant que « pour l’huile de tournesol, nos stocks vont jusqu’à juin » ? Et la viande ? L’Ukraine fournit 30 à 40 % du marché européen de certains maïs, donc l’alimentation pour le bétail va augmenter et entraîner un coût de production pour la viande. Et le blé ? Si la crise se poursuit à l’Est – ce qui est plus que probable -, nous allons connaître une crise mondiale, particulièrement dramatique autour de la Méditerranée, au Maghreb et en Égypte.

On va tenir jusqu’à l’été, disait Michel-Édouard Leclerc, il y a un mois. Mais l’été, c’est demain ! Et après ? Après, il faudra en plus rogner sur l’énergie et se préparer à grelotter. Nous avons abdiqué sur tous les plans, confié à d’autres l’entière gestion de nos vies. Nous voilà maintenant au pied du mur.

Marie Delarue

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Macron se revendique à « l’extrême centre », là où grenouillent ceux qui n’ont aucune conviction

Macron

Vous vous souvenez sans doute du sketch de Coluche sur la publicité ? Il ciblait la lessive. OMO, à l’époque, lançait sur le marché celle qui lave « encore plus blanc ». Je vous rafraîchis la mémoire :

« Le nouvel OMO, il lave encore plus blanc. Parce que l’ancien, heu… valait mieux changer. Alors le nouveau, il lave encore plus blanc. Blanc, moi je sais ce que c’est, comme couleur, c’est blanc. Moins blanc que blanc, je me doute, ça doit être gris clair. Mais plus blanc que blanc, qu’est-ce que c’est, comme couleur ? », demandait Coluche.

Pourquoi Coluche ? Parce qu’en entendant la définition qu’a donnée Emmanuel Macron de son positionnement sur l’éventail politique, on ne peut s’empêcher de songer au sketch de la lessive.

ÀA l’entendre, le nouveau Macron est encore plus « en même temps » qu’en même temps. De centriste qu’il était, le cul entre les chaises de droite molle et de gauche tendre, il est devenu « extrême-centriste ». Le nouveau Macron, donc, est plus centriste que centriste. Comme Coluche, on croyait avoir une petite idée de ce qu’est le centre, quelque part entre les deux oreille de François Bayrou, mais l’extrême centre… c’est quoi, au juste ?

Toujours pontifiant, le Président explique : « Les trois quarts des électeurs qui se sont exprimés [au premier tour], ce qui est quand même assez fort, se sont exprimés pour trois projets : un projet d’extrême droite, ce qui est une radicalité ; un projet d’extrême gauche avec Jean-Luc Mélenchon, qui assume une radicalité politique dans les éléments, en particulier liés au capitalisme et au rapport même à l’économie de marché ; et ce que je qualifierais comme un projet d’extrême centre, si on veut qualifier le mien dans le champ central » (Le Point, 18/4/2022).

Cinq ans de macronisme pour accoucher d’un extrême centre moulé dans le champ central, ça vaut le coup d’en reprendre ! Au temps de Coluche, on aurait volontiers parlé de gloubi-boulga. De kloug, peut-être, roulé sous les aisselles…

On est tenté d’en rire. On a tort, car tout est là, c’est-à-dire la quintessence du n’importe quoi. Emmanuel Macron se définit tel qu’en lui-même : sans forme, sans conviction, sans colonne vertébrale. Livré aux vents de l’économie folle et de l’Histoire qui ne l’est pas moins. Prêt à tout accepter et renier dans l’instant, toujours plus « en même temps ».

Avec sa notion d’extrême centre, Emmanuel Macron ne fait rien d’autre qu’entériner le refus du choix. Il théorise le flottement comme mode d’action, l’opportunisme comme ambition, l’échine souple comme ligne politique. Cet homme-là, on le sait maintenant, n’a aucune réelle conviction. Il se laisse porter par les événements, prétend au compromis quand il ne fait que céder par lâcheté devant la pression, qu’elle vienne de l’étranger ou de la rue.

Affaiblie comme jamais, divisée comme rarement elle le fut, la France d’Emmanuel Macron est devenue un paillasson sur lequel le monde entier, des États-Unis à l’Algérie et de la Grande-Bretagne à la Turquie, en passant par l’Allemagne, s’essuie les pieds. Son extrême centre n’est qu’une ornière bourbeuse où le pays s’enlise. Encore cinq ans comme cela – ou pire, sept ans de Macronie – et nous aurons totalement disparu, avalés, dissous dans « la trempette » mondialisée.

Marie Delarue

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Oui, les Français préfèrent les Ukrainiens aux Afghans, n’en déplaise à Emmanuel Macron et Marlène Schiappa

refugiés ukraine

Parmi les déclarations à scandale de Jean-Marie Le Pen, on a retenu celle-ci : « Je préfère mes filles à mes nièces, mes nièces à mes cousines, mes cousines à mes voisines… » etc. Développement dans « L’Heure de vérité », sur Antenne 2, en 1988 : « J’aime mieux mes filles que mes nièces, mes nièces que mes cousines, mes cousines que mes voisines. J’aime mieux la France, et puis j’aime mieux l’Europe, j’aime mieux l’Occident et puis j’aime mieux le monde libre. »

Ces propos qui ont le bon sens de l’évidence continuent, 34 ans plus tard, d’être dénoncés comme l’expression ultime du racisme et de la xénophobie. Ainsi, le site gauchemip.org reprend une tribune de L’Humanité où l’on peut lire que « c’est par l’exogamie que les espèces progressent ». Aujourd’hui, on parle de « créolisation ». Et de développer : « Le repli sur soi, sa culture, sa maison, ses habitudes ou ses cousines est donc appauvrissant. Comment progresser quand l’inconnu provoque une méfiance ? »

Tout cela nous ramène au plein cœur de l’actualité : l’accueil des réfugiés ukrainiens.

Emmanuel Macron, le Président qui ne fait pas campagne, était, ce mardi, en visite dans un centre d’accueil à La Pommeraye, sur la commune de Mauges-sur-Loire, dans le Maine-et-Loire. Sont accueillies là, depuis vendredi soir, 16 familles ukrainiennes dont 19 enfants de 1 à 3 ans.

Encadré par deux statues de sel – Gérald Darmanin et Marlène Schiappa, au garde-à-vous –, la mine sombre et la voix de circonstance, le chef de l’État a rendu hommage à son excellente gestion et à la générosité des Français. Le matin même, Marlène Schiappa se félicitait elle aussi, sur Europe 1, de « l’élan de générosité citoyenne de la part de la France », les propositions d’hébergement affluant sur la plate-forme parrainage refugies.info créée tout exprès. Et d’expliquer la mise en place, « sur l’impulsion de la France, d’un statut européen de protection temporaire », instituant un statut de « déplacé ». « C’est inédit, c’est la première fois », dit Schiappa. Cela « leur permettra, à l’issue (sic), de retourner en Ukraine pour celles et ceux qui souhaiteront y retourner. Car beaucoup nous disent qu’ils ont envie de retourner en Ukraine pour reconstruire leur pays. »

Sonia Mabrouk lui demande alors : « C’est la preuve que quand on veut, on peut accueillir… parce que c’est une immigration blanche, chrétienne. Est-ce que vous l’assumez ? »

« Non, c’est pas pour ça », répond Marlène Schiappa. « D’abord, pour la question de l’Afghanistan, nous nous sommes mobilisés de la même manière […] Nous avons fait la même chose pour l’Afghanistan. La France a une grande tradition d’asile, d’accueil des personnes qui sont persécutées ou menacées de mort, et c’est l’honneur de la France. »

Cette réponse est celle, presque mot pour mot, qu’Emmanuel Macron a faite au journaliste qui, à La Pommeraye, lui a demandé : « L’été dernier, lorsque des hommes et des femmes en danger eux aussi fuyaient le régime des talibans en Afghanistan, vous aviez parlé des flux migratoires irréguliers contre lesquels l’Europe allait avoir à se protéger. En quoi la situation est-elle différente aujourd’hui ? »

« C’est toujours la même chose », répond le Président. « L’asile constitutionnel, la protection des hommes et des femmes qui fuient la guerre, des combattants de la liberté, est inconditionnelle. Nous savons qu’il y a toujours à côté de ça des réseaux d’immigration clandestine et des systèmes qui se mettent en place. Faire le distinguo, c’est aussi honorer la nature des premiers. Donc, je me suis toujours attaché à ce que nous soyons à la hauteur de nos valeurs. C’est l’honneur de la France, quelle que soit la pression migratoire, nous avons fait partie de ces pays d’Europe dont les taux de protection à l’asile sont parmi les plus élevés », expliquant que faire croire que la France a opéré une préférence migratoire en n’acceptant pas les Afghans est « une très mauvaise polémique ».

Reste qu’à côté des « valeurs » de la France, il y a aussi l’avis des Français, lesquels, de toute évidence, préfèrent accueillir chez eux des Ukrainiens plutôt que des Afghans. Comme un Le Pen qui préférait ses filles à ses voisines et l’Occident au monde musulman…

Marie Delarue

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Combien de voitures brûlées pour cette Saint-Sylvestre ? On ne le saura pas. Circulez, y a rien à voir !

voitures brûlées

Selon les chiffres plus ou moins officiels qui ont tout de même fini par tomber, 861 voitures ont été brûlées, dans la nuit du 31 décembre 2020 au 1er janvier 2021. Cela grâce au Covid et au couvre-feu alors en vigueur, expression qui prend en la circonstance une résonance toute particulière…

Combien, pour cette Saint-Sylvestre ? Le ministère de l’Intérieur a décidé de ne pas communiquer les chiffres. M. Darmanin ne veut pas faire de publicité aux voyous et, reprenant la philosophie de ses prédécesseurs – la chose a été théorisée par son ami Brice Hortefeux –, il estime qu’en parler est une incitation à faire plus et mieux chaque année. Donc, on n’en parlera pas.

Pourtant, écrit Le Figaro, « les autorités se préparent, une fois de plus, à affronter les feux de la Saint-Sylvestre : des centaines de voitures brûlées en une nuit, mais aussi du mobilier public, parfois des commerces, des écoles ». C’est, nous répète-t-on chaque année, « une tradition antirépublicaine désormais installée depuis les années 1990 ». Avec des chiffres à peu près constants, d’ailleurs : autour d’un millier de véhicules brûlés tous les 31 décembre. Alors, on se prépare, pour ce passage à 2022, à une Saint-Sylvestre explosive.

Depuis trente ans que dure la plaisanterie, les sociologues se sont évidemment penchés sur le sujet. En 2018, le magazine 20 Minutes est allé trouver Michel Wieviorka pour savoir ce qu’il pensait de la décision du ministre de l’Intérieur : « Dans ce genre d’affaires, il faut communiquer les statistiques, dit-il. Ne pas le faire alimenterait le soupçon, donnerait le sentiment qu’on cache quelque chose. » Pas faux. Ce phénomène « n’a pas de dimension politique […] c’est infrapolitique. C’est avant tout ludique », poursuivait Michel Wieviorka. Ce serait donc une façon de s’amuser particulière, un marqueur social et sans doute ethnique dans ces quartiers « où le rejet de la société s’exprime davantage dans une forme de violence », écrit pudiquement Le Figaro.

De fait, les incendies du Nouvel An ne sont désormais qu’un épisode parmi d’autres, nombreux, qui émaillent la vie des citoyens. À cela les causes sont multiples mais Jérôme Fourquet pointe lui aussi la dimension « festive » qui, bien qu’elle puisse « moralement choquer », n’est pas à négliger. C’est le même ressort qui transforme, chaque week-end, les cérémonies de mariage en quasi-émeutes et les centres-villes en pistes pour rodéos sauvages. Il remonte aux origines : Strasbourg… car l’Alsace est une terre de traditions et de bûchers. Alors « le caractère festif du feu, entretenu dans la culture locale, se retrouve ainsi sous une forme hybridée, dans l’Alsace d’après, les bûchers des places de villages étant remplacés par les carcasses de voitures brûlant au pied des barres et des tours des banlieues strasbourgeoises ». Ces incendies de masse se produisent désormais aussi « pour la Fête de la musique et plus récemment pour Halloween, date qui figure maintenant comme soirée à risque sur l’agenda des commissariats de nombreuses cités françaises », écrit Jérôme Fourquet.

Il faudrait donc y voir l’appropriation de l’histoire locale par les jeunes des quartiers et une façon de marquer encore plus « cette césure entre les quartiers périphériques et le centre touristique » ? On a envie de répondre : et alors ? Faut-il se résoudre à regarder la France brûler à chaque événement qui met « les quartiers » en liesse ?

Vendredi soir, les forces de l’ordre seront mobilisées comme jamais car « outre leur vigilance pour empêcher les débordements, ils devront faire appliquer les mesures censées empêcher la propagation du coronavirus, à commencer par le respect des gestes barrières et le contrôle des passes sanitaires », rappelle le quotidien.

« La police, disciplinée, appliquera les consignes avec discernement », assure le syndicat Alliance. On lui souhaite bien du courage…

Marie Delarue

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

La nourriture bon marché, c’est pour les vaccinés !

courses centres commerciaux

La nourriture bon marché, c’est pour les vaccinés, les autres iront chez Fauchon. Ou chez McDo. Pas besoin de passe sanitaire pour s’empiffrer. Ils avaient juré qu’ils ne le feraient pas, et pourtant ils l’ont fait : à compter de ce lundi matin, il faut montrer patte blanche pour aller faire ses courses.

Détail en passant : il fallait aussi dégainer son passe sanitaire, hier, le 15 août, jour de l’Assomption, pour aller se baigner au Mourillon, à Toulon. La maréchaussée veillait dès l’aurore à l’entrée des plages. À 8 heures du matin, quand l’eau est délicieuse et le sable désert. C’était, paraît-il, en prévision du meeting aérien de l’après-midi et du feu d’artifice qui embraserait la rade de Toulon, le soir venu. On a donc pu assister à cette chose merveilleuse : les bons QR codes derrière les barrières côté mer, et les mauvais élèves agglutinés derrière les barrières côté ville.

Ce matin, donc, on en remet une dose : plus question d’aller faire ses courses à Carrefour Mayol ou Action sans le précieux sésame. Plus de 125 centres commerciaux à travers la France se voient appliquer la mesure. En fait, tous se trouvent dans la moitié sud du pays et en région parisienne ; mais si les grands magasins du Printemps, les Galeries Lafayette, le BHV ou les très luxueux Samaritaine et Bon Marché ne sont pas vraiment des commerces de première nécessité, il en va autrement des enseignes de la grande distribution. Je parle de celles chez qui se fournissent les « basses » classes sociales, celles – un exemple – qui sont surreprésentées en Seine-Saint-Denis, département de la couronne parisienne où l’on est le moins vacciné, nous disent les autorités autoritaires.

Pourtant, ces mêmes autorités autoritaires ont plutôt coutume de les ménager. Ainsi, il ne me semble pas que la police municipale soit, ici, très assidue pour contrôler les terrasses des bistrots en haut du cours Lafayette, tout comme elle évitait de s’approcher des arbres à palabre en période de confinement. Le Bab El Oued local est exempté des tracasseries communes : les hommes continuent d’y vivre comme là-bas tandis que leurs épouses voilées font la queue au supermarché. Enfin, maintenant, ça va être compliqué car il faut le passe pour entrer à Carrefour Mayol. Passe qui n’est pas vraiment entré dans leurs mœurs…

Adieu, donc, la nourriture bon marché, dorénavant réservée aux vaccinés. De vous à moi, je m’étonne que cette mesure coercitive ne fasse pas hurler nos élus de gauche, par ailleurs si prompts à dénoncer la vague antisémite qui remonterait, paraît-il, les manifestations anti-passe. Voilà une pancarte imbécile – dont il faudra d’ailleurs démontrer qu’elle est bien ce qu’on prétend qu’elle est – fort utile pour à la fois discréditer le mouvement anti-passe sanitaire et occulter les incohérences et conséquences néfastes des mesures en application.

Car il est évident, et la chose commence à se dire avec insistance par des médecins pourtant bien dociles : cette mesure n’est en rien « sanitaire » puisqu’elle laisse circuler sans protection ni détection des gens vaccinés mais aussi potentiellement contagieux que ceux qui ne le sont pas…

Marie Delarue

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

L’entrisme de l’islam en entreprise s’est considérablement accru, en 2020

islam entreprise

De septembre à fin décembre 2020, l’Institut Montaigne a réalisé une grande enquête sur le fait religieux dans l’entreprise, via un « questionnaire en ligne auprès d’un échantillon représentatif d’environ 25.000 cadres et managers exerçant leur activité en France, complété par des enquêtes de terrain ».

Sans grande surprise pour ceux qui regardent la réalité en face, il apparaît que les comportements rigoristes et les situations conflictuelles qui en découlent sont en forte hausse : +12 %, contre 8 % en 2019. Il apparaît surtout qu’ils sont très majoritairement le fait de salariés musulmans (à 73 %), généralement jeunes (moins de 40 ans) et peu qualifiés. Globalement, il s’agit du refus de travailler avec une femme, de la remise en cause de la hiérarchie, du refus d’effectuer certaines tâches ou bien encore la tentative d’imposer une pratique religieuse au travail (pauses pour la prière, ablutions, menus spéciaux, etc.).

Selon le « baromètre » issu de cette enquête, il ressort que « globalement, deux tiers des entreprises, soit 66,5 % des répondants (encadrants), disent rencontrer “régulièrement (31,3 %) ou occasionnellement (35,2 %)” le fait religieux au travail en 2020 ». Les entreprises de plus de 1.000 salariés sont les plus touchées (43 %) mais les comportements diffusent également dans les PME : 12 % dans celles de moins de 50 salariés. Quant aux secteurs les plus touchés, il s’agit d’abord du transport, suivi de la logistique, du BTP et de la grande distribution.

Le Figaro de ce jour est allé à la rencontre de dirigeants confrontés au problème : la plupart « tentent de prendre la main sur l’expression du fait religieux sur le lieu de travail », autrement dit de le contourner. Exemple significatif avec le patron d’une entreprise d’insertion spécialisée dans le recyclage et la propreté. « Il y a vingt ans, j’avais des positions très claires et radicales sur la laïcité. Maintenant, je prône l’accommodement raisonnable », dit-il. Ainsi, « face à des toilettes régulièrement inondées par des flaques d’eau, Éric Challan-Belval a dû dépasser sa surprise et comprendre que ces désagréments étaient liés aux ablutions pratiquées par des salariés. Le patron étant prêt aux concessions, il va installer des toilettes à la turque et des douchettes. »

Les forums musulmans en ligne sont très sollicités par les questions telles que « Quelle place donner à sa religion au travail ? Peut-on prier ? Porter le voile ? » Depuis l’affaire de la crèche Baby Loup, les entreprises ont commencé à se presser au cabinet de Michael Amado, avocat au barreau de Paris, nous dit-on. Elles sollicitent ses conseils car, depuis l’arrêt de la Cour de cassation, déclarant en 2013 que le licenciement de la salariée voilée était « discriminatoire » et, donc, « nul », « les demandes concernant la place du fait religieux en entreprise ont augmenté ».

Si des entreprises comme la RATP ou la SNCF ont édicté des chartes et guides de conduite pour leurs salariés, les entreprises privées n’ont pas, elles, les mêmes capacités de contrôle. Elles cherchent donc des solutions de contournement. De ce fait, « les interlocuteurs joints par Le Figaro reconnaissent que cette volonté de contrôle peut se traduire par de la discrimination à l’embauche envers les musulmans (ou candidats perçus comme tel), ce qui est illégal ». Pas de loup dans la bergerie…

Dans son livre Le Tabou de l’entrisme islamique en entreprise, Adel Paul Boulad estime qu’« il existe, chez quelque dix pour cent des salariés musulmans, une volonté manifeste d’adapter le lieu de travail aux pratiques religieuses ». « C’est un tabou global dans la société, mais aussi au niveau de l’entreprise pour les managers », dit-il.

Il serait peut-être temps, alors, d’affronter le réel ?

Marie Delarue

Texte repris du site Boulevard Voltaire

Ils préconisent le masque à vie ! Et pourquoi pas, aussi, la mise sous cloche ?

covid port du masque

Grande et belle trouvaille sur le front de la recherche : après des semaines d’études approfondies qui pourraient peut-être leur valoir le Nobel de médecine (qui sait ?), les « scientifiques » du Boston Medical Center (BMC) ont découvert que le port obligatoire du masque, la distanciation physique et la fermeture des écoles ont fait chuter d’environ 80 % « les cas de grippe et d’autres infections respiratoires virales courantes par rapport à des périodes similaires les années passées ».

Ô merveille de la science : comme le rapporte La Provence, il apparaît que « les mesures mises en œuvre pour empêcher la propagation de la Covid-19 peuvent avoir eu un impact sur l’incidence d’autres maladies respiratoires virales courantes », explique Manish Sagar, spécialiste des maladies infectieuses et chercheur au BMC.

On ne connaît pas le budget alloué à cette recherche fondamentale, mais le résultat est proprement stupéfiant. Dans le même ordre d’idées, je suggère qu’on mette encore quelques équipes de chercheurs au boulot pour calculer l’effet de l’abattage des arbres en bord de route sur l’accidentologie (ah, ça existe déjà ?), celui de l’immigration sur le niveau scolaire (ah, c’est interdit ? Pardon), celui de la cancel culture comme étalon de la bêtise ambiante, etc. Les sujets ne manquent pas et madame Michut peut répondre aussi bien et pour moins cher que les chercheurs payés pour défoncer des portes ouvertes.

Ainsi, les scientifiques ayant noté qu’il y avait plus d’infections à virus respiratoire sur la première période de 2020, celle précédant la mise en œuvre de mesures sanitaires, l’éminent Manish Sagar conclut : « Les résultats de notre étude peuvent être particulièrement utiles pour développer des stratégies de prévention dans des contextes où les infections respiratoires sont très nocives, comme les lieux de rassemblement ou pour les personnes âgées et immunodéprimées. »

Ce genre d’étude est si stupide d’évidence qu’on ne peut y voir qu’une raison : abêtir les gens, les infantiliser encore davantage et masquer la réalité par de pseudo-révélations dignes d’un élève de CE2.

Car va-t-on enfin se décider à le dire ? Cette maladie, ou plus exactement le fait qu’elle en soit une, n’est que le fruit de nos folies. C’est le résultat de nos modes de vie, de la pollution urbaine, la malbouffe, la surconsommation de médicaments et leurs conséquences : maladies auto-immunes, surpoids généralisé, obésité, diabète, manque d’exercice physique, augmentation exponentielle des allergies, etc. Nous ne savons plus ce que c’est que « vivre en santé ». Il faut maintenant, pour chaque acte de la vie, une prise en charge médicale ; on entre dans les têtes la nécessité des « dépistages » tous azimuts qui contribuent à la psychose générale, imposant l’idée que la maladie est la norme. Paradoxalement, on refuse dans le même temps la mort, prolongeant des vies pour le seul fait de les prolonger parce que la mort, pour la médecine, est un échec.

Hors les zones ultra fréquentées, le port du masque est une hérésie et vouloir nous l’imposer durablement ne ferait qu’aggraver les risques sanitaires. Plutôt que de porter des masques à vie, il faut développer notre système immunitaire mis à mal par toutes les saloperies que nous avalons et respirons ; en finir, aussi, avec les délires d’asepsie totale quand on voit non seulement exploser le nombre des allergiques mais qu’on ne trouve rien de plus efficace pour soigner les enfants que de les envoyer dans les fermes au contact des animaux !

Marie Delarue

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Immigration : quand les stages d’intégration sont des stages de dénigrement de la France !

stages d’intégration

Dans la France d’aujourd’hui, on trouve des clandestins en nombre, une aide médicale de l’État qui explose (plus d’un milliard d’euros pour 335.000 immigrés illégaux « officiels ») et une gestion calamiteuse du problème.

La France a le cœur sur la main au fond du portefeuille. On accueille, on bichonne. Surtout, on n’est guère regardant sur qui, pourquoi et comment. On se targue de n’être pas comme les autres, ou pas comme on était autrefois quand on attirait sur notre sol, au lendemain de la guerre, une immigration de travail. On a décidé de s’en repentir. L’entreprise de flagellation et de révisionnisme historique entretenue par la gauche depuis quelques décennies porte ses fruits pourris.

La honte de soi inculquée aux petits Français, tous réputés porteurs du gène de l’esclavagisme et de la tare coloniale, a chassé depuis longtemps de l’Éducation nationale tout ce qui pouvait, justement, évoquer la nation et susciter le désir de lui appartenir.

Ayant, dans ma proche famille, des émigrés vers les États-Unis et le Canada, je sais ce qu’on a exigé et exige plus encore d’eux, aujourd’hui, pour prétendre pouvoir y demeurer. Des années de probation, un travail rémunéré ou un compte en banque garni si l’on est étudiant, et un examen officiel digne de ce nom sur le pays, son histoire et ses valeurs. Bref, tout ce qui témoigne d’une réelle volonté d’intégration.

Par comparaison, demandez donc à un gamin de banlieue, pourtant né ici, de vous chanter seulement « La Marseillaise » et vous ne serez pas déçu du résultat…

Consciente, malgré tout, qu’il y avait de sérieuses lacunes en ce domaine, la France a, depuis 2016, mis en place le fameux « Contrat d’intégration républicaine ». Les attentats de 2015 étaient passés par là… Désormais, « l’étranger admis pour la première fois au séjour en France ou qui entre régulièrement en France […] conclut avec l’État un contrat d’intégration républicaine par lequel il s’engage à suivre les formations prescrites suite à l’entretien individuel et personnalisé avec un auditeur de l’OFII ».

Enfin ! Magnifique ! s’exclame le bon peuple. Sauf que… Un réfugié syrien a suivi ce stage. Il rapporte, dans Courrier international, ce qu’il y a vu et surtout entendu : une entreprise de dénigrement de la France et une invitation à la « piller ».

Waleed Barkasiyeh, journaliste syrien, a signé, en août dernier, le Contrat d’intégration républicaine, « étape obligatoire de (s)on parcours de réfugié ». Il a donc suivi les quatre jours d’information sur la France et ses valeurs. En principe, car l’interprète en langue arabe (franco-marocaine) a abondamment commenté les informations dispensées aux candidats à l’intégration, disant, par exemple, « que les droits de l’homme et la démocratie n’étaient que mensonges », affirmant que « la France avait répandu l’esclavagisme et qu’elle continuait à faire la même chose aujourd’hui sous d’autres formes. Qu’elle feignait d’aider les réfugiés, alors qu’en réalité l’exode des populations était causé par la politique guerrière qu’elle menait au Moyen-Orient. »

Il ajoute : « Évidemment, elle n’a pas oublié d’expliquer qu’à titre personnel, elle avait profité de la gratuité des prestations offertes par l’État, d’un logement à loyer réduit et à l’enseignement scolaire et universitaire pour ses enfants. » Et le pire est que la conclusion que les stagiaires « ont tirée de son discours sur l’histoire coloniale française était qu’il était légitime que les réfugiés arabes profitent de leur présence en France pour voler, puisque la France avait pillé les ressources arabes pendant des siècles ». Enfin, disait la dame, « nous ne devions pas chercher à nous intégrer en France, surtout pour ce qui est de la religion, des valeurs familiales et des spécificités culturelles ».

Faut-il le préciser : le formateur n’avait aucune idée de ce que racontait, sous son nez, l’interprète…

Marie Delarue

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Faudra-t-il choisir : mourir du Covid ou mourir de faim ?

« Combien de gens faut-il affamer pour désengorger les hôpitaux ? »

Bonne question, la seule qui vaille aujourd’hui, titre d’une tribune publiée dans Le Point, le 2 novembre dernier, jour des Morts…

C’est le Secours populaire qui décrivait, au début de ce mois, « une précarité jamais vue depuis la Seconde Guerre mondiale », expliquant que, pendant les deux mois du confinement de mars, environ 1,3 million de personnes avaient sollicité son assistance – dont 45 % jusque-là inconnues de l’association – contre « un peu plus de 3 millions sur l’ensemble de l’année 2019 ».

C’est, aujourd’hui, le Secours catholique qui publie son rapport annuel et partage cette même analyse : ce n’est pas le Covid-19 qui fabrique des pauvres à la pelle, ce sont les mesures sanitaires prises pour ralentir l’épidémie. Sa présidente Véronique Fayet en est persuadée : « La France franchira la barre des dix millions de pauvres en 2020. »

Plus affinées que les données de l’INSEE « dont la statistique publique peine à rendre compte », écrit pudiquement Le Parisien en détaillant le rapport, le Secours catholique déclare avoir aidé, l’an passé, 1,4 million de personnes, parmi lesquelles les personnes étrangères représentaient « près d’un adulte sur deux (49 %) ». À la différence du Secours populaire – historiquement « à gauche » puisque étant une émanation du Parti communiste d’autrefois –, le Secours catholique évoque indirectement la question de l’immigration. Ainsi, « 57 % des adultes rencontrés, soit 12 points de plus qu’en 2015 (alors que 92 % sont en âge de travailler) » sont inactives. Parmi celles-ci, « les personnes n’ayant pas le droit de travailler représentent 23 % des adultes rencontrés ».

On le devine sans peine, « le chômage de longue durée continue à être très prégnant ». Reste qu’on aimerait savoir, là aussi, quelle est la proportion d’étrangers parmi les chômeurs de longue durée. On ne fait que le supputer, sachant que, s’agissant des personnes « accompagnées » par le Secours catholique, « la part de celles et ceux qui sont au chômage depuis plus d’un an a fortement augmenté depuis le début de la décennie. En 2019, cette situation concerne 46 % des chômeurs indemnisés et 63 % des chômeurs non indemnisés. »

Quand on considère les ressources des familles aidées, les chiffres sont plus effrayants encore : ainsi, « le niveau de vie médian de l’ensemble des ménages rencontrés au Secours catholique » atteint « 537 euros, un chiffre très en dessous du seuil d’extrême pauvreté (40 % du revenu médian), estimé à 716 euros en 2019 ». Parmi eux, « 23 % des ménages ne percevaient même aucune ressource, c’est 8 points de plus qu’en 2010 », dit le rapport.

On peut reprendre, aujourd’hui, la conclusion de la tribune citée plus haut : « La stratégie gouvernementale rend invisibles les vies abrégées par la récession de l’économie. Tous les scénarios tueront. » Et cela bien plus sûrement que le Covid-19.

Hélas, je crains que la solution prônée par le Secours catholique ne nous sorte pas de l’impasse, à savoir « la mise en place d’un plancher social qui protège tout le monde des accidents de la vie, que l’on soit jeune dès 18 ans ou une personne âgée à la retraite ». Concrètement, « la création d’un revenu minimum garanti pour tous, y compris les moins de 25 ans qui n’ont pas droit aujourd’hui au RSA, équivalant à 50 % du revenu médian en France, soit 890 euros par mois et par personne ».

Notre redistribution sociale, comme disent les économistes, est la plus élevée au monde. Il n’y a pas un pays où l’on « assiste » comme on le fait en France. Et pour quel résultat ? Dix millions de pauvres !

Il serait peut-être temps de s’interroger sur l’efficacité de la méthode.

Marie Delarue

Texte repris du site Boulevard Voltaire

Mélenchon : des problèmes avec l’islam ? Que nenni !

Jean-Luc Mélenchon

Comme un Georges Marchais, un Jean-Marie Le Pen et quelques autres champions de la gouaille tribunicienne ou du raccourci idéologique, Jean-Luc Mélenchon est ce que l’on appelle « un bon client » pour les médias. Qu’on l’invite en radio ou sur un plateau de télé, c’est le spectacle assuré. Tonitruances, postillons, télescopages historiques, amalgames et outrances verbales, le numéro est depuis longtemps rodé.

Ainsi, invité, dimanche, de France Info et France Inter, le patron de La France insoumise a nié qu’il y ait quelque problème que ce soit avec les musulmans et même l’islam. Certes, l’homme étant malin, il s’est bien gardé de prononcer le mot mais confond à dessein les pratiquants et la religion qu’ils pratiquent.

Tout ce qui déraille chez nous – si déraillement il y a -, c’est la faute à Macron. Il l’a dit d’emblée à ses interlocuteurs : « Vous devriez commencer par dire que le président de la République a jeté de l’huile sur le feu. C’est lui qui a appelé à la “société de vigilance”, c’est lui qui a montré du doigt la culpabilité des musulmans dans l’affaire de la préfecture de police de Paris alors que, maintenant, on sait tous qu’il s’agit d’un détraqué et de quelqu’un qui était très mal dans sa tête et dans sa peau. » Dieu merci, tous les gens mal dans leur peau n’égorgent pas leurs collègues de bureau au nom d’Allah le miséricordieux !

De tout cela, on aurait tort de tirer des conclusions, dit Mélenchon. Ça n’a strictement rien à voir avec la religion et si ce malheureux avait, sur une clé USB, des milliers de documents dont des vidéos de décapitation, c’est sans doute parce qu’il n’avait pas pu s’abonner à Netflix.

Le problème, ça n’est pas l’islam, c’est Macron et, derrière lui, « des gens qui jouent avec le feu ». « L’unité de la France est en cause », dit-il. Pas faux. En revanche, il se pourrait qu’on diverge sur l’analyse. « J’ai l’avantage d’avoir vécu une très grande partie de ma vie parmi les musulmans. Aussi bien lorsque j’étais garçonnet, au Maroc [il est né à Tanger NDLR], ensuite dans les villes où j’ai vécu », poursuit le député de Marseille. « Je n’ai jamais ressenti le danger que certains disent ressentir. » Ah bon, mais « C’est qui, “certains” ? », demande la journaliste. « Ceux qui y ont intérêt… », répond mystérieusement Mélenchon. On n’en saura pas plus.

Mélenchon aime l’Histoire, surtout pour l’arranger à sa sauce.

« J’ai réfléchi comme tout le monde, dit-il, car c’est terrible, ce qu’on voit, cette haine des musulmans, cette stigmatisation d’une religion. Pendant mille ans, on a persécuté les Juifs. Le roi Saint Louis leur a mis la rouelle, ensuite, on les a expulsés de France. Ensuite, le roi Louis XIV a persécuté les protestants… À quoi tout cela a-t-il pu servir, sinon à créer du malheur et de la division ? Et comment sommes-nous sortis de tout cela ? Par la laïcité et la citoyenneté. »

Certes, concède Mélenchon, le communautarisme musulman a « toujours été un problème par rapport à l’idée républicaine ». Toutefois, « en même temps, on ne peut pas dire que c’est une menace » en France. La vraie menace est ailleurs : « Le problème, ce n’est pas le voile. Ce sont les dividendes excessifs donnés aux actionnaires. » Non, mais…

La démonstration est limpide : les musulmans d’aujourd’hui sont les juifs et les protestants d’hier. Ils seront nos victimes désignées dans la nouvelle guerre de religion qui s’annonce, une guerre qui va les voir tous massacrés par les affreux mécréants que nous sommes.

On l’a compris, la religion de Mélenchon s’appelle syllogisme : les musulmans sont gentils, leur religion est l’islam, donc l’islam est gentil. CQFD.

Marie Delarue

Texte repris du site Boulevard Voltaire

Burkini : et si l’État faisait enfin son boulot ?

Dans sa livraison du 20 juin dernier, Le Point consacrait son dossier à la montée de l’islamisme dans l’administration, les transports, l’école, le secteur associatif…

Dans le volet consacré au sport, on apprend ainsi qu’à Lyon, « une association propose un club de fitness pour femmes en burqa », ou qu’à Toulouse, un autre recrute en diffusant « des vidéos de sport en voile intégral ». Certaines fédérations ont bien tenté d’alerter l’État sur la dérive communautariste, en vain… Quant aux services de police concernés, ils font état d’une situation alarmante, citant en exemple ces « clubs de foot qui font la prière avant, après ou pendant le match », quand ils n’affichent pas carrément leur militantisme sur le maillot…

Si ça prêtait à sourire, on dirait en plaisantant que les islamistes avancent voilés. Hélas, ça n’est pas une boutade. La preuve par Grenoble et ses piscines ciblées par l’offensive « burkini ».

Pierre Mylestin le disait ici, ce lundi : « Comme il y a des frères d’armes, il y a des sœurs de burkini. » Et comme il le dit encore, « d’accommodements raisonnables en soumissions déraisonnables », nous nous laissons imposer insidieusement, méthodiquement, patiemment, le changement de nos modes de vie, de notre culture, de nos mœurs ; en un mot, cela, au nom d’une tolérance dévoyée.

Peur de déplaire, haine de soi, compromission, lâcheté… on cède chaque jour un peu plus et, comme la digue dont on ne répare jamais les brèches, arrivera le jour où une vague un peu plus forte l’emportera…

Pour l’heure caniculaire que nous vivons, l’agitation se fait autour des piscines. Particulièrement à Grenoble où quelques femmes prétendent goûter aux joies de la baignade bien emmaillotées dans leur burkini. Revendication derrière laquelle on aurait tort d’imaginer la moindre menée communautariste, assurent-elles.

Après l’épisode de la semaine passée – invasion en force et évacuation consécutive sous le regard complice de la presse invitée pour l’occasion –, elles sont revenues, entourées d’idiots utiles, « pour calmer le jeu » (sic) et tenter de convaincre les baigneurs du dimanche. Elles ont, nous dit l’AFP, « reçu de nombreux soutiens ». Dans le spectacle, on appelle ça « la claque ».

Le directeur de l’Alliance citoyenne à Grenoble, un certain Adrien Roux, qui, lui, ne se baigne sûrement pas en costume trois pièces, le dit sans ambages : « On veut s’inscrire maintenant dans le temps long. » Comprenez : c’est parti pour durer jusqu’à ce qu’on obtienne gain de cause.

Le maire Éric Piolle, qui dénonce de son côté « la stratégie du choc des professionnels du développement communautaire et des religieux politiques », en a après l’État. Reproche au Premier ministre, à sa secrétaire d’État Marlène Schiappa et son ministre Nicole Belloubet d’être entrés dans la polémique en offrant un écho démesuré à une opération locale de propagande. Il en appelle donc à Emmanuel Macron et lui demande de trancher : « Est-ce que le gouvernement veut ou pas que la piscine devienne, comme l’école, un sanctuaire qui soit protégé du religieux, et donc avoir un regard qui est contraire, aujourd’hui en tout cas, aux regards de l’Observatoire de la laïcité et du Défenseur des droits ? »

Car c’est bien là le cœur du problème : l’incapacité à définir une règle, à s’y tenir, à la faire respecter. Et comme le déplore Éric Piolle : « Ce n’est pas aux 36.000 maires de définir l’égalité face aux lois de la République. »

On a fait une loi sur le port du voile, elle n’est pas respectée. On a dans les piscines des règlements stricts qui reposent sur des règles d’hygiène : qu’on les respecte. C’est simple.

La maladie qui nous ronge se résume d’une phrase : on pond des lois, au nom des grands principes, qu’on refuse d’appliquer, au nom des grands sentiments.

Les civilisations sont mortelles. La nôtre est bien mal en point.

Marie Delarue

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

La mode s’y met aussi : quand la nouvelle icône des podiums porte le hijab – par Marie Delarue

Pour celles qui veulent sortir du lot dans un milieu où les jeunes créatures se bousculent, porter le voile peut-être un outil de promotion.

Elle s’appelle Halima Aden, est âgée de 19 ans, et le monde de la mode se l’arrache.

Comme souvent les Somaliennes (son origine), elle est longue comme une liane, le visage fin, gracieuse et gracile. Rien à voir avec les fatties au milieu desquelles elle a passé son enfance et son adolescence à Saint Cloud, dans le Minnesota. Mais ce n’est pas ce qui fait d’elle la coqueluche des magazines. Non, son ascension fulgurante au Panthéon du bling-bling, Halima Aden le doit au fait qu’elle est la seule mannequin voilée d’une agence occidentale.

C’est une histoire, vraie ou fausse, comme on aime s’en raconter chez l’Oncle Trump. Une version XXL du rêve américain. Ici, celle de la petite fille née dans un camp de réfugiés au Kenya, qui arrive aux États-Unis à 6 ans, supplie sa maman de la laisser porter le hijab, devient reine de promo dans son lycée parce qu’elle le porte, puis décroche son contrat de mannequinat en défilant pour le concours de Miss USA Minnesota il y a moins d’un an.

Il ne manquait pas de jolies filles sur le podium ce jour-là, mais seule Halima a défilé avec son hijab, et quand le troupeau s’est présenté en maillot de bain sur talons hauts, Halima était en burkini. Ça se remarque, forcément. En quelques semaines la belle Américano-Soudanaise est ainsi devenue la jeune beauté noire que tout le monde s’arrache, et comme on ne l’expose jamais nue, elle dame le pion aux portemanteaux décharnés qui promènent leur squelette sur les podiums.

Halima Aden est sans aucun doute intelligente, servant à qui le veut le discours convenu sur l’émancipation des femmes musulmanes. Magnifique faire-valoir, elle est ainsi une double caution : d’un côté, pour les marques qui se l’arrachent et s’ouvrent avec elle un marché difficile à pénétrer (elle a fait la une de Vogue Arabia) ; de l’autre, pour les chanteuses « ethniques » qui se trémoussent fesses et mamelles à l’air, comme Rihanna dont elle promeut la ligne de beauté. Avoir à ses côtés une femme voilée permet de se refaire une virginité religieuse aux yeux de la communauté.

C’est un secret de polichinelle : pour celles qui veulent sortir du lot dans un milieu où les jeunes créatures se bousculent, porter le voile peut être un outil de promotion. On a vu, chez nous, actrices et rappeuses en mal de notoriété tenter de relancer ainsi une carrière. Ce fut le cas de Sophie Guillemin, par exemple, qui se promenait nue comme un ver dans Harry, un ami qui vous veut du bien (en 2000) avant de nous revenir voilée, deux ans plus tard. Et d’enchaîner les interviews pour expliquer que son « cheminement spirituel » et l’amour l’avaient conduite sous la bâche. Retour cinq ans plus tard, à découvert cette fois… et interviews pour expliquer combien c’était étouffant.

On a vu aussi cette pauvre Diam’s, rappeuse pas très intelligente sur le déclin, dodue sous le niqab, puis un peu dévoilée, divorcée et « retrouvant l’amour » avec un salafiste repenti.

Bref, les voiles se posent et s’envolent au gré de la notoriété. Et si l’univers de la mode, flairant le filon, a décidé de s’en mêler, on verra bientôt dans les rues pléthore de midinettes enchiffonnées, persuadées, avec leur petite cervelle de « fashion victime », qu’elles concourent ainsi à l’émancipation des femmes.

Marie Delarue

Texte repris du site Boulevard Voltaire

[Lu sur le Net] Immigration : cela sera bientôt humainement insupportable !

[Lu sur le Net] Immigration : cela sera bientôt humainement insupportable !

02/04/2013 – 08h30
Paris (via Boulevard Voltaire) – Pâques aux tisons… Donnant un sens plus que macabre au dicton, le week-end pascal aura enchaîné les incendies dramatiques.

À Saint-Quentin, c’est l’horreur absolue pour un père qui perd ses cinq enfants dans l’embrasement de sa maison. À Aubervilliers (trois morts et une dizaine de blessés, dont quatre graves), on découvre malheureusement un scénario devenu habituel dans les quartiers populaires de Paris et la banlieue. Et la nuit suivante, dans le même département de Seine-Saint-Denis, le feu détruit, à Bobigny, 500 m2 de baraquements d’un campement de Roms, déjà incendié huit jours plus tôt. Et tout le monde de nous servir l’éternel couplet sur la misère, comme si la pointer du doigt là où elle crève les yeux suffisait à l’analyse et au règlement du problème.

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