Mélenchon : des problèmes avec l’islam ? Que nenni !

Jean-Luc Mélenchon

Comme un Georges Marchais, un Jean-Marie Le Pen et quelques autres champions de la gouaille tribunicienne ou du raccourci idéologique, Jean-Luc Mélenchon est ce que l’on appelle « un bon client » pour les médias. Qu’on l’invite en radio ou sur un plateau de télé, c’est le spectacle assuré. Tonitruances, postillons, télescopages historiques, amalgames et outrances verbales, le numéro est depuis longtemps rodé.

Ainsi, invité, dimanche, de France Info et France Inter, le patron de La France insoumise a nié qu’il y ait quelque problème que ce soit avec les musulmans et même l’islam. Certes, l’homme étant malin, il s’est bien gardé de prononcer le mot mais confond à dessein les pratiquants et la religion qu’ils pratiquent.

Tout ce qui déraille chez nous – si déraillement il y a -, c’est la faute à Macron. Il l’a dit d’emblée à ses interlocuteurs : « Vous devriez commencer par dire que le président de la République a jeté de l’huile sur le feu. C’est lui qui a appelé à la “société de vigilance”, c’est lui qui a montré du doigt la culpabilité des musulmans dans l’affaire de la préfecture de police de Paris alors que, maintenant, on sait tous qu’il s’agit d’un détraqué et de quelqu’un qui était très mal dans sa tête et dans sa peau. » Dieu merci, tous les gens mal dans leur peau n’égorgent pas leurs collègues de bureau au nom d’Allah le miséricordieux !

De tout cela, on aurait tort de tirer des conclusions, dit Mélenchon. Ça n’a strictement rien à voir avec la religion et si ce malheureux avait, sur une clé USB, des milliers de documents dont des vidéos de décapitation, c’est sans doute parce qu’il n’avait pas pu s’abonner à Netflix.

Le problème, ça n’est pas l’islam, c’est Macron et, derrière lui, « des gens qui jouent avec le feu ». « L’unité de la France est en cause », dit-il. Pas faux. En revanche, il se pourrait qu’on diverge sur l’analyse. « J’ai l’avantage d’avoir vécu une très grande partie de ma vie parmi les musulmans. Aussi bien lorsque j’étais garçonnet, au Maroc [il est né à Tanger NDLR], ensuite dans les villes où j’ai vécu », poursuit le député de Marseille. « Je n’ai jamais ressenti le danger que certains disent ressentir. » Ah bon, mais « C’est qui, “certains” ? », demande la journaliste. « Ceux qui y ont intérêt… », répond mystérieusement Mélenchon. On n’en saura pas plus.

Mélenchon aime l’Histoire, surtout pour l’arranger à sa sauce.

« J’ai réfléchi comme tout le monde, dit-il, car c’est terrible, ce qu’on voit, cette haine des musulmans, cette stigmatisation d’une religion. Pendant mille ans, on a persécuté les Juifs. Le roi Saint Louis leur a mis la rouelle, ensuite, on les a expulsés de France. Ensuite, le roi Louis XIV a persécuté les protestants… À quoi tout cela a-t-il pu servir, sinon à créer du malheur et de la division ? Et comment sommes-nous sortis de tout cela ? Par la laïcité et la citoyenneté. »

Certes, concède Mélenchon, le communautarisme musulman a « toujours été un problème par rapport à l’idée républicaine ». Toutefois, « en même temps, on ne peut pas dire que c’est une menace » en France. La vraie menace est ailleurs : « Le problème, ce n’est pas le voile. Ce sont les dividendes excessifs donnés aux actionnaires. » Non, mais…

La démonstration est limpide : les musulmans d’aujourd’hui sont les juifs et les protestants d’hier. Ils seront nos victimes désignées dans la nouvelle guerre de religion qui s’annonce, une guerre qui va les voir tous massacrés par les affreux mécréants que nous sommes.

On l’a compris, la religion de Mélenchon s’appelle syllogisme : les musulmans sont gentils, leur religion est l’islam, donc l’islam est gentil. CQFD.

Marie Delarue

Texte repris du site Boulevard Voltaire

Burkini : et si l’État faisait enfin son boulot ?

Dans sa livraison du 20 juin dernier, Le Point consacrait son dossier à la montée de l’islamisme dans l’administration, les transports, l’école, le secteur associatif…

Dans le volet consacré au sport, on apprend ainsi qu’à Lyon, « une association propose un club de fitness pour femmes en burqa », ou qu’à Toulouse, un autre recrute en diffusant « des vidéos de sport en voile intégral ». Certaines fédérations ont bien tenté d’alerter l’État sur la dérive communautariste, en vain… Quant aux services de police concernés, ils font état d’une situation alarmante, citant en exemple ces « clubs de foot qui font la prière avant, après ou pendant le match », quand ils n’affichent pas carrément leur militantisme sur le maillot…

Si ça prêtait à sourire, on dirait en plaisantant que les islamistes avancent voilés. Hélas, ça n’est pas une boutade. La preuve par Grenoble et ses piscines ciblées par l’offensive « burkini ».

Pierre Mylestin le disait ici, ce lundi : « Comme il y a des frères d’armes, il y a des sœurs de burkini. » Et comme il le dit encore, « d’accommodements raisonnables en soumissions déraisonnables », nous nous laissons imposer insidieusement, méthodiquement, patiemment, le changement de nos modes de vie, de notre culture, de nos mœurs ; en un mot, cela, au nom d’une tolérance dévoyée.

Peur de déplaire, haine de soi, compromission, lâcheté… on cède chaque jour un peu plus et, comme la digue dont on ne répare jamais les brèches, arrivera le jour où une vague un peu plus forte l’emportera…

Pour l’heure caniculaire que nous vivons, l’agitation se fait autour des piscines. Particulièrement à Grenoble où quelques femmes prétendent goûter aux joies de la baignade bien emmaillotées dans leur burkini. Revendication derrière laquelle on aurait tort d’imaginer la moindre menée communautariste, assurent-elles.

Après l’épisode de la semaine passée – invasion en force et évacuation consécutive sous le regard complice de la presse invitée pour l’occasion –, elles sont revenues, entourées d’idiots utiles, « pour calmer le jeu » (sic) et tenter de convaincre les baigneurs du dimanche. Elles ont, nous dit l’AFP, « reçu de nombreux soutiens ». Dans le spectacle, on appelle ça « la claque ».

Le directeur de l’Alliance citoyenne à Grenoble, un certain Adrien Roux, qui, lui, ne se baigne sûrement pas en costume trois pièces, le dit sans ambages : « On veut s’inscrire maintenant dans le temps long. » Comprenez : c’est parti pour durer jusqu’à ce qu’on obtienne gain de cause.

Le maire Éric Piolle, qui dénonce de son côté « la stratégie du choc des professionnels du développement communautaire et des religieux politiques », en a après l’État. Reproche au Premier ministre, à sa secrétaire d’État Marlène Schiappa et son ministre Nicole Belloubet d’être entrés dans la polémique en offrant un écho démesuré à une opération locale de propagande. Il en appelle donc à Emmanuel Macron et lui demande de trancher : « Est-ce que le gouvernement veut ou pas que la piscine devienne, comme l’école, un sanctuaire qui soit protégé du religieux, et donc avoir un regard qui est contraire, aujourd’hui en tout cas, aux regards de l’Observatoire de la laïcité et du Défenseur des droits ? »

Car c’est bien là le cœur du problème : l’incapacité à définir une règle, à s’y tenir, à la faire respecter. Et comme le déplore Éric Piolle : « Ce n’est pas aux 36.000 maires de définir l’égalité face aux lois de la République. »

On a fait une loi sur le port du voile, elle n’est pas respectée. On a dans les piscines des règlements stricts qui reposent sur des règles d’hygiène : qu’on les respecte. C’est simple.

La maladie qui nous ronge se résume d’une phrase : on pond des lois, au nom des grands principes, qu’on refuse d’appliquer, au nom des grands sentiments.

Les civilisations sont mortelles. La nôtre est bien mal en point.

Marie Delarue

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

La mode s’y met aussi : quand la nouvelle icône des podiums porte le hijab – par Marie Delarue

Pour celles qui veulent sortir du lot dans un milieu où les jeunes créatures se bousculent, porter le voile peut-être un outil de promotion.

Elle s’appelle Halima Aden, est âgée de 19 ans, et le monde de la mode se l’arrache.

Comme souvent les Somaliennes (son origine), elle est longue comme une liane, le visage fin, gracieuse et gracile. Rien à voir avec les fatties au milieu desquelles elle a passé son enfance et son adolescence à Saint Cloud, dans le Minnesota. Mais ce n’est pas ce qui fait d’elle la coqueluche des magazines. Non, son ascension fulgurante au Panthéon du bling-bling, Halima Aden le doit au fait qu’elle est la seule mannequin voilée d’une agence occidentale.

C’est une histoire, vraie ou fausse, comme on aime s’en raconter chez l’Oncle Trump. Une version XXL du rêve américain. Ici, celle de la petite fille née dans un camp de réfugiés au Kenya, qui arrive aux États-Unis à 6 ans, supplie sa maman de la laisser porter le hijab, devient reine de promo dans son lycée parce qu’elle le porte, puis décroche son contrat de mannequinat en défilant pour le concours de Miss USA Minnesota il y a moins d’un an.

Il ne manquait pas de jolies filles sur le podium ce jour-là, mais seule Halima a défilé avec son hijab, et quand le troupeau s’est présenté en maillot de bain sur talons hauts, Halima était en burkini. Ça se remarque, forcément. En quelques semaines la belle Américano-Soudanaise est ainsi devenue la jeune beauté noire que tout le monde s’arrache, et comme on ne l’expose jamais nue, elle dame le pion aux portemanteaux décharnés qui promènent leur squelette sur les podiums.

Halima Aden est sans aucun doute intelligente, servant à qui le veut le discours convenu sur l’émancipation des femmes musulmanes. Magnifique faire-valoir, elle est ainsi une double caution : d’un côté, pour les marques qui se l’arrachent et s’ouvrent avec elle un marché difficile à pénétrer (elle a fait la une de Vogue Arabia) ; de l’autre, pour les chanteuses « ethniques » qui se trémoussent fesses et mamelles à l’air, comme Rihanna dont elle promeut la ligne de beauté. Avoir à ses côtés une femme voilée permet de se refaire une virginité religieuse aux yeux de la communauté.

C’est un secret de polichinelle : pour celles qui veulent sortir du lot dans un milieu où les jeunes créatures se bousculent, porter le voile peut être un outil de promotion. On a vu, chez nous, actrices et rappeuses en mal de notoriété tenter de relancer ainsi une carrière. Ce fut le cas de Sophie Guillemin, par exemple, qui se promenait nue comme un ver dans Harry, un ami qui vous veut du bien (en 2000) avant de nous revenir voilée, deux ans plus tard. Et d’enchaîner les interviews pour expliquer que son « cheminement spirituel » et l’amour l’avaient conduite sous la bâche. Retour cinq ans plus tard, à découvert cette fois… et interviews pour expliquer combien c’était étouffant.

On a vu aussi cette pauvre Diam’s, rappeuse pas très intelligente sur le déclin, dodue sous le niqab, puis un peu dévoilée, divorcée et « retrouvant l’amour » avec un salafiste repenti.

Bref, les voiles se posent et s’envolent au gré de la notoriété. Et si l’univers de la mode, flairant le filon, a décidé de s’en mêler, on verra bientôt dans les rues pléthore de midinettes enchiffonnées, persuadées, avec leur petite cervelle de « fashion victime », qu’elles concourent ainsi à l’émancipation des femmes.

Marie Delarue

Texte repris du site Boulevard Voltaire

[Lu sur le Net] Immigration : cela sera bientôt humainement insupportable !

[Lu sur le Net] Immigration : cela sera bientôt humainement insupportable !

02/04/2013 – 08h30
Paris (via Boulevard Voltaire) – Pâques aux tisons… Donnant un sens plus que macabre au dicton, le week-end pascal aura enchaîné les incendies dramatiques.

À Saint-Quentin, c’est l’horreur absolue pour un père qui perd ses cinq enfants dans l’embrasement de sa maison. À Aubervilliers (trois morts et une dizaine de blessés, dont quatre graves), on découvre malheureusement un scénario devenu habituel dans les quartiers populaires de Paris et la banlieue. Et la nuit suivante, dans le même département de Seine-Saint-Denis, le feu détruit, à Bobigny, 500 m2 de baraquements d’un campement de Roms, déjà incendié huit jours plus tôt. Et tout le monde de nous servir l’éternel couplet sur la misère, comme si la pointer du doigt là où elle crève les yeux suffisait à l’analyse et au règlement du problème.

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