L’affaire de Telford (Royaume-Uni) : quand le politiquement correct devient complice d’actes criminels

viols enfants

Près de 1000 enfants en ont été victimes. Alors que la pédophilie est sans doute, hormis le meurtre, le pire crime commis sur l’être humain puisqu’il porte atteinte à son intégrité physique et psychologique, qu’il blesse violemment, irrémédiablement, l’âme et le corps d’un enfant, ce scandale a été étouffé par les autorités du Royaume-Uni, police, municipalité et services sociaux pendant… trente ans. Une députée anglaise vient de livrer une enquête approfondie.

À Telford, ville moyenne de 170.000 habitants dans le Shropshire en Grande-Bretagne, des gangs organisés, soit près de 200 hommes, ont violé, drogué, torturé, prostitué, fait avorter et parfois assassiné plus de mille enfants, dont certains à peine âgés de 11 ans. « Comme dans les autres affaires similaires, les auteurs étaient très majoritairement d’origine pakistanaise et bangladaise et de religion musulmane, a écrit Steve Bird dans The Telegraph du 9 décembre 2017. Par crainte d’être considérées comme racistes, les autorités ont longtemps refusé d’enquêter ».

C’est notamment par la presse que le scandale a éclaté, palliant ainsi l’absolue et coupable inefficience des institutions. En mars 2018, le Sunday Mirror publie une enquête qui lève le coin du voile sur l’horreur : dix-huit mois d’investigations seront salués par Teresa May et déclencheront enfin, après l’insistance remarquable de la députée conservatrice Lucy Allan, une enquête approfondie dont nous sont aujourd’hui livrées les conclusions, trois ans après. La pugnacité de Lucy Allan, indéfectible soutien des victimes, a permis d’élargir une première enquête, début 2010, qui avait déjà autorisé l’identification de deux cents coupables – seuls neuf furent emprisonnés.

Pourquoi un tel retard, un tel silence pour des faits commis à très grande échelle et dont certains remontaient aux années 90 ?

Concrètement, les victimes de ces gangs indo-pakistanais étaient issues de la classe ouvrière blanche britannique. Les victimes, dont le supplice a duré de nombreuses années – jusqu’à quinze ans – étaient menacées, réduites au silence sous peine d’attaques contre leurs familles, leurs mères, leurs sœurs. Au poste de police, les rares victimes à oser briser l’omerta n’étaient pas prises au sérieux. Certains policiers parlent dans leur rapport de sexe consenti…pour des adolescentes prépubères !

Les conclusions de l’enquête commandée en 2018 par le Ministère de l’Intérieur sont accablantes.

Ce n’est pas par simple négligence, scepticisme ou manque de formation aux crimes sexuels que la police locale, pourtant alertée de nombreuses fois, a manqué à son devoir de protection des plus vulnérables. C’est par crainte de subir l’accusation, infamante entre toutes, de « racisme ». Dans la société multiculturelle britannique, la crainte des tensions raciales est bien plus grande, plus importante que l’innocence saccagée d’enfants britanniques. Cité par le Telegraph, (12/07/2022) Tom Crowther QC, qui a présidé l’enquête, a déclaré : « D’innombrables enfants ont été agressés sexuellement et violés. Ils ont été délibérément humiliés et dégradés. Ils ont été partagés et trafiqués. Ils ont subi des violences et leurs familles ont été menacées. […] Ils vivaient dans la peur et leur vie a été changée à jamais », bien que la police de West Mercia ait été consciente de ces crimes « dans le détail ». Il a ajouté « Il est impossible de ne pas se demander à quel point la vie de ces victimes d’exploitation sexuelle d’enfants au début des années 2000 – et en fait de nombreuses autres inconnues de cette enquête – aurait pu être différente si West Mercia Police avait fait son travail le plus élémentaire et agi sur ces rapports de crime. »

Ici, l’inversion des valeurs est complète, les bourreaux, par leur qualité – mais qui l’a donc décrété ?- d’immigrés extra-européens, sont a priori intouchables, quand ils ne sont pas a priori victimes de la société britannique, blanche et occidentale. L’absence de réaction de la police locale, par crainte d’être les victimes – seulement sociales, rappelons-le – de l’anti-racisme élevé au rang de dogme intangible a eu des conséquences proprement criminelles. On peut, au sens propre, parler ici de complicité de crime contre l’humain.

L’intelligentsia médiatique britannique et européenne, quant à elle, n’a pas bronché, ou si peu. Car ces atrocités, à caractère objectivement raciste et sexuel ne rentraient pas dans le logiciel MeTOO. Et le racisme anti-blanc n’existe pas ou n’est qu’un fantasme d’extrême-droite, of course.

Marie d’Armagnac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

La remigration, c’est le fondateur de BarakaCity qui en parle le mieux !, par Marie d’Armagnac

Idriss Sihamedi

Une campagne électorale pour le moins étonnante. Si certains refusent le débat, d’autres n’hésitent pas à créer la surprise par des propositions plutôt chocs. Je veux, bien sûr, parler de… Driss Yemmou, alias Idriss Sihamedi, de nationalité française, fiché S, proche du salafisme, condamné en appel pour « injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion » envers Zineb El Rhazoui. Et fervent partisan de la remigration.

Alors qu’Éric Zemmour exposait son projet et affirmait « Le choix que je vous propose, c’est d’embrasser la culture française. C’est possible. Beaucoup de compatriotes musulmans ont déjà fait le choix de l’assimilation et ceux-là, je le répète, sont nos frères », le fondateur de l’ONG dissoute BarakaCity lui répond ainsi sur Twitter : « La France a ses valeurs, nous avons les nôtres. Toutes les interdictions visant les musulmans ne permettent plus de vivre une foi en sécurité. Nous sommes arrivé (sic) à un point de non-retour. Il faudra tôt ou tard trouver une solution claire à ceux qui refusent l’assimilation. »

Et lui fait alors la plus invraisemblable des propositions : « Je propose un truc à Éric Zemmour et je suis sérieux. S’il est élu Président, qu’il nous laisse créer une organisation indépendante nous permettant de dégager librement de ce pays en faillite et en pleine crise économique. »

« Nous devons travailler en ce sens et arrêter de croire qu’il existe encore un “État de droit”. 700 mosquées et associations sont fermées. L’Afrique et les autres pays ne sont pas tout aussi beaux, plus riches et plus accueillants que la France ? J’y vois une belle opportunité… »

Une retentissante provocation, bien sûr, un prétexte pour décocher une ou deux piques à cette France « en faillite » coupable de lui avoir trop donné, à commencer par la nationalité française et la libéralité d’avoir répandu son islamisme sur notre sol. Mais cela sonne aussi, en creux, comme une reconnaissance de la faillite, avérée celle-là, des politiques d’immigration suivies depuis des décennies et du modèle « d’intégration » proposé par la République.

Alors, Idriss Sihamedi, nouveau porte-parole d’Éric Zemmour ? Tout, dans le parcours, les paroles et les actes du fondateur de BarakaCity, abonde dans le sens du candidat de Reconquête.

Florilège : il publie sur Facebook : « Il nous faudra avoir le courage d’ARRÊTER ces discours maniérés, faux et fourbes expliquant que l’islam est douceur seulement » (repris par Arab News). Quasiment du Zemmour dans le texte, n’en déplaise aux belles âmes médiatiques et politiques.

Ou encore : « Je pense que la musique peut être dangereuse, la polygamie une alternative contre l’adultère et le voile un signe de pudeur. Suis-je fou ? » écrivait-il, sur Twitter, en septembre 2015. Osons l’euphémisme : il y a une certaine rupture de civilisation entre ceci et l’art de vivre à la française.

Et enfin, lors de la victoire des talibans, le 15 août 2021 : « Pour tout début, il y a une fin. Qu’Allah descende sur le peuple afghan les plus belles richesses, les plus beaux hôpitaux, plus belles écoles et le plus bel avenir que le pays n’a jamais pu rêver. »

Alors « je propose un truc sérieux » à Idriss Sihamedi : que celui qui a l’islamisme pour seule patrie se rende enfin dans le pays de ses rêves.

Et quitte le nôtre.

Marie d’Armagnac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Victor Rouart, rescapé du Bataclan, dénonce la sous-évaluation du danger islamiste

Victor Rouart

Victor Rouart est un rescapé de l’attentat du Bataclan. Grièvement blessé aux jambes, il mettra trois ans, trois ans de souffrances physiques et morales, pour s’en remettre. Il a publié Comment pourrais-je pardonner ?, récit de l’attentat cosigné avec le journaliste du Figaro Luc-Antoine Lenoir. À l’occasion de la sortie de son ouvrage et surtout du procès des terroristes du Bataclan, il est revenu sur le drame et, surtout, développe une réflexion sur l’état et l’avenir de la société française, sur cet islamisme de France qui vient, enfin, de rentrer par effraction dans la campagne électorale.

Invité par Natacha Polony sur BFM TV, il explique avoir été choqué que l’élection présidentielle de 2017 n’ait pas été l’occasion d’un profond débat sur « comment combattre le terrorisme, réfléchir à tous les moyens, pas seulement humains ou matériels mais philosophiques, politiques, culturels ». Le ton calme et posé, le regard grave, il regrette que « le terme résilience a[it] servi à masquer certains manques soit de volonté politique, soit une forme d’impuissance, et que c’était une expression assez commode pour éviter d’aborder certains sujets de fond ». Ce qu’il veut, et il l’exprime avec pudeur et fermeté, ce sont une réflexion sur ce qui a engendré le terrorisme islamique sur notre sol, une prise de conscience et des actes : « Les pouvoirs publics étaient plus dans la réaction que dans l’action. »

Les fleurs et les bougies ont la puissance et la virulence d’une feuille morte : François Hollande n’avait-il pas dit que nous étions en guerre ? Irénisme coupable, aussi, quand François Hollande, qui n’est plus président de la République que pour quelques jours, vient assister au Bataclan au spectacle de Yassine Belattar, en mai 2017, affirmant : « C’est un spectacle d’humour : une arme contre l’obscurantisme… »

Dans son livre, Victor Rouart raconte avoir été très choqué lorsque François Hollande, répondant à l’époque à Donald Trump qui pointait l’insécurité grandissante en France, avait déclaré : « Ici, il n’y a pas de personne qui prenne des armes pour tirer dans la foule. »

Un an et demi après le Bataclan. Comme si rien ne s’était passé.

Comme chacun sait, François Hollande a témoigné à la barre et a déclaré savoir que « des opérations se préparaient, que des individus s’étaient placés dans le flot des réfugiés pour tromper la vigilance ». Le journaliste Raphaël Stainville, sur Twitter, publie « un extrait du PV d’audition d’un témoin entendu par la Sdat après avoir vu Abaaoud. » [Abdelhamid Abaaoud, Belgo-Marocain de 26 ans, est le chef opérationnel présumé des attentats du 13 novembre à Paris, NDLR] : « Ils sont rentrés quand Hollande a fait rentrer les réfugiés. Ça fait deux mois qu’ils sont là. Il a dit en rigolant, “la France, zéro”. »

Une enquête menée par Le Figaro apporte des éléments supplémentaires sur l’entrée des djihadistes en Europe lors de la vague migratoire de 2015 : « Tous les membres des commandos de 2015, qu’ils soient étrangers ou Français ayant séjourné en Syrie, ont emprunté la route migratoire de l’est de l’Europe avec des passeports syriens ou irakiens », explique Jean-Charles Brisard, président du Centre d’analyse du terrorisme (CAT), dans leurs colonnes.

Alors, aujourd’hui, Victor Rouart veut, a minima, des explications. Dans un entretien paru, ces jours-ci, dans Le Figaro, il s’exprime à ce sujet : « Pourquoi le président a préféré taire cette information qui représentait pourtant un danger non négligeable pour la sécurité des Français ? D’autant qu’une partie de la presse, au même moment, qualifiait de “fake news” cette possibilité d’infiltration de terroristes parmi les réfugiés et diabolisait quiconque évoquait cette éventualité. Il me semble que la question morale et humaniste omniprésente quant à l’accueil ou non des migrants lors de cette année 2015, aussi sensible et complexe soit-elle, ne justifiait pas ce qui peut s’apparenter à une prise de risque de la part du pouvoir politique, la sécurité de nos concitoyens étant l’une des missions essentielles de l’État. »

Il apparaît clairement que Victor Rouart ne souhaite pas que se reproduise, dans la campagne présidentielle qui débute, la séance de prestidigitation qui a effacé du débat français, en 2017, la question centrale des origines et des conséquences de cette présence islamiste en France, et du danger mortel qu’elle représente pour notre pays.

Marie d’Armagnac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Attentat de Nice, un an après : le djihadiste Brahim Aouissaoui plaide toujours l’amnésie

attentat nice

Il y a un an, Brahim Aouissaoui, Tunisien de 22 ans, pénétrait dans la basilique Notre-Dame de l’Assomption à Nice à 8 h 29 du matin. Vingt minutes plus tard, il avait déjà commis un triple massacre : Nathalie Devillers, Vincent Loquès le sacristain et Simone Barreto, tous trois coupables d’être venus prier de bon matin, étaient assassinés, égorgés. Les derniers mots de Simone Barreto – « Dites à mes enfants que je les aime » (France 3) – symbolisent à eux seuls cette vérité, cruelle et nue : par cet acte islamiste, c’est toute une famille, ici catholique, qui est endeuillée. Alors qu’il vociférait « Allah Akbar », le terroriste était criblé de 11 balles. Touché à l’abdomen et aux jambes, il est transporté à l’hôpital de Nice où ses seules paroles furent « des invectives islamistes ».

Qui est ce Tunisien arrivé clandestinement en Europe, le 20 septembre 2020, par la filière, hélas bien connue, des bateaux de migrants qui arrivent quotidiennement à Lampedusa ? Trafic qui vaut d’ailleurs encore aujourd’hui à Matteo Salvini d’être poursuivi en justice pour avoir tenté, à la face de toute l’Europe, d’en réduire drastiquement le flux, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur. Trafic et flux qui ont repris massivement depuis son départ du pouvoir. Rien n’a servi de leçon, et pourtant, le cas d’Ibrahim Aouissaoui est éminemment symbolique.

Peu de temps après l’attentat de Nice, Paris Match est allé en Tunisie aux origines du terroriste. Dernier d’une fratrie de dix enfants, il est originaire de Sfax. Très tôt, il quitte l’école, enchaîne les jobs qu’il quitte les uns après les autres : rétif à l’effort, à la rigueur, aux horaires fixes, il verse dans la petite délinquance, boit et fume du hachich, puis se rapproche des Frères musulmans. Il fait du trafic de carburant – qui lui permettra de payer son passage sur le bateau qui l’emmènera en Italie. Débarqué en Italie, il fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire… et est laissé libre. Selon France TV, 10 % seulement des 12.000 Tunisiens arrivés en Italie en 2020, qui sont dans leur très grande majorité des migrants économiques, ont été réellement expulsés. Un scénario tristement connu chez nous.

Puis il remonte en France, « pays des mécréants et des chiens », via Rome et débarque à Nice, où il fait plusieurs repérages de la basilique. Jusqu’au matin du drame.

Grièvement blessé, il passe plusieurs semaines dans le coma puis est mis en examen le 7 décembre 2020 pour « assassinats » et « tentatives d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste », ainsi que participation à une « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Il semble qu’il ait agi seul, ce qui fait dire au juge Marc Trévidic, interviewé par Paris Match : « Ce qui inquiète c’est la radicalisation et le manque de maîtrise dans l’exécution de terroristes individuels. Je les appelle les électrons libres du djihad. Ils sont indétectables, totalement dans l’irrationnel et n’agissent que par haine. On assiste à un pourrissement et un délitement du terrorisme, qui devient pulsionnel et sans stratégie. » Vu l’absence totale de maîtrise du phénomène migratoire clandestin en France, on peut craindre que notre pays soit une poudrière….

Le 6 avril 2021, Brahim Aouissaoui, toujours détenu à l’hôpital pénitentiaire de Fresnes, est interrogé par le juge d’instruction. Selon France Info, il déclare au magistrat « ne pas se souvenir des événements survenus en France, ni de son passage de plus d’un mois en Italie, ni même à quelques détails près de son passé en Tunisie ». Le juge d’instruction ordonne donc que, dans les six mois, une expertise menée par un psychiatre et un neurologue soit menée afin de déterminer si l’amnésie est feinte ou si elle ressort d’un syndrome de stress post-traumatique.

Plus récemment, toujours selon France Info, il persiste et continue de plaider l’amnésie. Il explique ne même pas se souvenir de ses parents.

Tout, pourtant, indiquait la préméditation.

« Il passe d’une stratégie à une autre mais ça ne change rien à la vérité », explique Samia Maktouf, avocat de la famille de Vincent Loquès. On attend pour le mois de novembre les résultats de l’expertise psychiatrique.

Le 29 octobre dernier, une cérémonie d’hommage a eu lieu à la basilique de Nice, en présence des familles des victimes. Auront-elles droit à un procès, à une décision de justice qui est l’unique réparation à laquelle elles veulent prétendre ?

Marie d’Armagnac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Surdélinquance des étrangers et des Français issus de l’immigration : la fin d’un tabou ?

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Laurent Lemasson, docteur en droit public et sciences politiques, vient de publier, dans le cadre de l’Institut pour la justice, un rapport où il analyse, à partir des données officielles disponibles, les rapports entre l’immigration et la délinquance.

C’est peu dire qu’il contribue à briser un tabou. On le voit, dans les médias où la gauche est en passe de perdre son hégémonie pluridécennale, dans l’opinion publique où s’opposent élite hors-sol et Français confrontés à l’insécurité quotidienne : les digues sont en train de céder. Même Emmanuel Macron, par la voix de Gérald Darmanin, s’essaie aux effets de manche en demandant aux préfets un tour de vis dans les expulsions des clandestins délinquants. La ficelle électoraliste est grossière, il n’empêche qu’il est en train de prendre conscience que la sécurité des Français sera un thème majeur de l’élection présidentielle.

Pierre-Marie Sève, directeur de l’Institut pour la justice, est interrogé ce week-end dans Le Figaro Magazine : il pointe toutes les contradictions de ce grand déni français : « Dans notre pays, parler négativement de l’immigration est moralement répréhensible et expose à une accusation de racisme ou, au mieux, de “fermeture d’esprit”. La question du lien entre immigration et délinquance est donc un tabou dans le tabou. »

Les chiffres alignés dans ce rapport sont tous plus affolants les uns que les autres et font ressortir une vérité nue, froide, objective : en 2020, 24 % de la population carcérale est étrangère, quand les étrangers ne constituent que 7,4 % de la population française. Sur ces étrangers, plus de la moitié (54 %) viennent d’Afrique et du Maghreb. Ces étrangers sont donc surreprésentés dans les prisons, mais aussi dans les chiffres de la délinquance fournis par la police et la Justice, particulièrement pour les faits violents (homicides, vols avec violences, agressions sexuelles).

Pierre-Marie Sève rappelle, d’ailleurs, qu’il n’existe pas de statistiques sur la présence carcérale des clandestins, pas plus que sur la délinquance des Français d’origine étrangère. Il leur a donc fallu, en quelque sorte, « débusquer » les chiffres. Ces « esquives » dans la méthodologie employée par les autorités pour connaître l’ampleur et les origines de cette augmentation de la délinquance et de la violence sont significatives : pendant des décennies, par idéologie, on a pu ainsi faire semblant de ne pas voir le lien patent entre immigration et délinquance. Les yeux grand fermés. Une méthodologie amputée de ressources essentielles : en son temps, Michèle Tribalat pointait le même problème pour l’étude de l’évolution démographique de la population française.

Ce rapport aborde également le problème des mineurs étrangers présents sur le sol français, les MNA (mineurs non accompagnés) : ils étaient 2.500 en 2004, 31.000 en 2019. « D’après le parquet de Paris, 75 % des mineurs jugés sont des mineurs étrangers », dit Pierre Marie Sève.

Didier Leschi, directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), a expliqué, dans un essai que nous avons évoqué dans ces colonnes, l’ampleur du problème posé : « Si un clandestin peut sembler mineur pour se confondre avec les vrais mineurs en besoin de protection, c’est encore mieux. Un mineur ne peut être expulsé ; c’est du reste pour cela qu’il en arrive et s’en déclare de plus en plus, vrais ou faux. Aucune contrainte ne peut s’exercer sur eux. Les réseaux en profitent pour en exploiter beaucoup qui dérivent dans les rues de nos villes. »

Un problème chaque jour plus aigu dans des villes comme Paris, Rennes ou Nantes. Recrutés par des réseaux au fonctionnement mafieux, ces MNA agissent en toute impunité, puisqu’on ne peut ni les punir ni les expulser. La faiblesse de la loi française alimente donc, en creux, la délinquance sur le sol français.

Le prochain président de la République ne devra pas seulement jeter de la poudre aux yeux des Français en donnant l’illusion de l’action. Pour résoudre les fractures territoriales, sociales, culturelles et identitaires françaises, il faudra entièrement refonder la législation française en matière d’immigration.

Quitte à s’affranchir de la CEDH.

Marie d’Armagnac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Délations, explosion de haine entre Français : la psychose du Covid aggrave les fractures

virus delation

Il y a quelques mois, Renaud Girard et Jean-Loup Bonnamy publiaient Quand la psychose fait dérailler le monde, un essai roboratif dont nous avions rendu compte dans ces colonnes. Ils expliquaient qu’une mise en perspective de la réalité de l’épidémie et un traitement rationnel de celle-ci comme problème de santé publique avaient été écartés par la volonté de masquer les carences de notre système de santé : à partir de là, c’est la peur qui domine, et la psychose, abondamment relayée par les médias, a fait dérailler le politique. Dénonçant cette mondialisation de la psychose, ils expliquaient fort justement que, basculant dans l’irrationnel dont la sacralisation du principe de précaution n’est qu’un variant, le politique avait viré à l’arbitraire et à l’absurde. Une sorte de fuite en avant qui avait fait de ce virus « un terroriste, c’est-à-dire un agent dont l’impact psychologique et sociétal dépasse de loin son impact physique ».

Quelques mois plus tard, nous y voilà : l’incohérence et l’absurdité érigées en système ont fragilisé la santé mentale de nombreux Français, qui ont succombé à la panique. Chez beaucoup de nos concitoyens, le discours illogique tenu par les autorités, martelé jusqu’à plus soif, couplé à une privation de libertés qui met en surchauffe l’équilibre mental de chacun, a réveillé de bas instincts.

Aujourd’hui, chaque Français a peur de son voisin, les grands-parents de leurs petits-enfants, les professeurs de leurs élèves, les commerçants de leurs clients : ce qu’il aurait à tout prix fallu éviter dans un pays déjà malade et fracturé.

Et de la défiance généralisée à la haine, il n’y a malheureusement qu’un pas que d’aucuns ont vite franchi : la délation s’est répandue comme une traînée de poudre.

Ici, c’est un verre de rosé dégusté sur une plage qui suscite, sous les yeux d’une famille avec de jeunes enfants, l’intervention d’une dizaine d’hommes en armes venus verbaliser sévèrement les récalcitrants. Ils étaient coupables de ne pas savoir que Jean Castex avait interdit la consommation d’alcool sur la voie publique, inaugurant un triste et nouveau concept : le puritanisme progressiste. Ce genre d’exemple – et il y en de nombreux – accentue la fracture avec des forces de l’ordre dont la mission est de protéger et que l’ont voit, absurdement, punir. Le motif sanitaire d’une telle mesure est tellement fumeux qu’on ne peut l’expliquer.

Là, c’est un prêtre et son vicaire qui sont en garde à vue parce que, tout à leur ministère de prêtre, lors d’une cérémonie où il y eut dix baptêmes, ils n’ont pas pleinement exercé leur pouvoir de police en allant voir, un à un, les fidèles qui ne portaient par leurs masques. On a vu, là encore, surgir la haine entre frères : le délateur était le frère d’un catéchumène – on imagine les réunions de famille – et certains catholiques n’ont rien trouvé de mieux que de désigner à la vindicte populaire ceux de leurs frères qui étaient mis en cause.

Voyez comme ils s’aiment…

Ailleurs, encore, c’est la chasse aux restaurants clandestins, le nouveau sport national des forces de police : leur ministre de tutelle assimilant sans doute bien plus les malheureux Français contrevenants à des terroristes d’une nouveau genre, fauteurs de trouble sanitaire, que ceux qui, chaque jour et depuis des années, installent le séparatisme islamiste au cœur de notre pays.

L’inflation réglementaire qui a tenu de lieu de gestion de crise, avec les mesures sanitaires obligatoires dont certaines sont franchement douteuses, voire dadaïstes – le port du masque en bord de mer en plein vent, par exemple, est un non-sens médical –, ont créé dans l’esprit des gens un nouveau conformisme d’habitudes rétrécies dont il sera difficile de se défaire. Et comme l’écrit excellemment le journaliste italien Andrea Venanzoni dans la revue Atlantico, « le conformisme est rassurant, chaud, confortable, sanctifiant même parce qu’il élève des esprits médiocres sur l’autel de la conscience sociale, assignant une quelconque fonction d’utilité à des individus qui, sans cela, resteraient piégés dans des existences d’une rare grisaille ».

La question qui se pose maintenant est de savoir comment, après un tel traumatisme de la société, les Français sauront s’unir pour reconstruire le pays.

Marie d’Armagnac

Tribune reprise de Boulevard Voltaire