La Hongrie, n° 1 européen pour les mariages

mariage couple

Selon les statistiques Eurostat publiées le 16 mai dernier, avec 6,88 mariages pour 1 000 habitants en 2020, la Hongrie est le pays où l’on se marie le plus de toute l’Union européenne. La Lettonie est en deuxième position avec 5,63 mariages pour mille habitants, suivie de la Lituanie avec un taux de 5,47. La moyenne de l’UE est de seulement 3,2. Sur le plan des divorces, en revanche, la Hongrie, avec 1,52 divorce pour 1 000 habitants en 2020, est légèrement en dessous de la moyenne européenne de 1,6. Dans toute l’UE, il y a eu en 2020 environ 1,4 million de mariages et 700 000 divorces.

Et la France dans tout cela ? Avec 2,19 mariages pour 1 000 habitants, notre pays se situe dans le peloton de queue malgré l’extension de ce type d’unions aux couples unisexes, ce qui n’est bien sûr pas le cas en Hongrie. Les autres pays latins sont encore plus à la traîne, avec 1,91 mariage pour 1 000 habitants en Espagne en 2020, 1,84 au Portugal et 1,63 en Italie.

Au niveau de l’UE, le nombre de mariages a chuté de 8 pour 1 000 habitants en 1964 à 3,2 en 2020. Alors certes, 2020 a été l’année des confinements, mais visiblement cela n’a pas empêché les Hongrois de se marier encore plus que les années précédentes, qui étaient déjà des années record.

Toujours en Hongrie, le taux d’avortements a poursuivi sa baisse en 2020. Une baisse entamée en 2010, à l’arrivée au pouvoir de la coalition du Fidesz de Viktor Orbán du petit parti chrétien-démocrate KDNP, avec 16,9 avortements pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans en 2010 et « seulement » 10,8 en 2020 (contre 14,4 en France), dernière année où les statistiques sont disponibles à ce jour (la publication des données pour 2021 est annoncée pour la fin juillet sur le site de l’office hongrois de la statistique). En ce qui concerne les mariages en revanche, les statistiques pour 2021 sont déjà disponibles et l’on sait donc que le nombre de mariages a continué d’augmenter en Hongrie en 2021, avec 72 000 mariages dans ce pays de 9,7 millions d’habitants contre un peu moins de 67 000 l’année précédente qui est la dernière prise en compte dans les statistiques Eurostat citées plus haut.

Contrastant avec le reste de l’UE, France comprise, la Hongrie a maintenu son niveau de naissances en 2021 par rapport à 2020. Or 2020 avait marqué une nouvelle progression du taux de fécondité moyen des femmes hongroises, à 1,56 enfant par femme contre 1,49 de 2016 à 2019 et 1,25 en 2010, année de l’arrivée au pouvoir du Fidesz.

Il se confirme donc avec le recul que les politiques familiales généreuses des gouvernements successifs de Viktor Orbán ont un effet à la fois sur la hausse du nombre de mariages, la baisse du nombre de divorces, la hausse de la natalité – même si celle-ci reste largement insuffisante – et la réduction très significative du nombre d’avortements. Et pourtant, l’avortement reste librement accessible en Hongrie jusqu’à la 12e semaine de gestation et la coalition au pouvoir ne semble pas pressée de changer cela. Lorsque le parti nationaliste Mi Hazánk (« notre patrie ») a voulu proposer en mai au Parlement une mesure qui obligerait à montrer à une femme souhaitant avorter l’image de son bébé à l’échographie avant qu’elle ne confirme sa décision, le gouvernement a préféré botter en touche en avançant que le nombre d’avortements était aujourd’hui au plus bas depuis 1954 tandis que les politiques familiales des douze dernières années ont permis la naissance de 125 000 enfants supplémentaires.

Olivier Bault

Article paru dans Présent daté du 2 juin 2022

Les mariages islamiques désormais non valides en Angleterre

20/02/2020 – EUROPE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Le vendredi 14 février, la cour d’appel d’Angleterre a déclaré les mariages islamiques invalides au regard du droit britannique. Cette décision contredit un précédent jugement de la Haute Cour, qui avait déclaré les mariages islamiques valides en 2018. Cela inclut d’importantes conséquences pour les couples déjà mariés.

En effet, ceux-ci devront contracter une union civile en plus de celle religieuse afin de légaliser leur mariage.

Le Guardian précise que le divorce instantané que peuvent décréter les maris fait la singularité du mariage islamique, leur union n’étant pas légalement enregistrée. Désormais le fait de divorcer sera plus stigmatisé.

Inquiétante hausse des mariages forcés de filles mineures en Suisse

Mariages forcés mineures Suisse

02/02/2017 – SUISSE (NOVOpress) : En Suisse, le service contre le mariage forcé s’inquiète du mariage de mineures. L’an dernier, il a eu connaissance de 21 mariages religieux avec des jeunes filles âgées de 14 ans à 17 ans, à Berne, à Zurich ou à Soleure. Dans la majeure partie des cas, il s’agissait d’adolescentes originaires de Syrie, d’Afghanistan, d’Irak, d’Erythrée, de Somalie, du Kosovo et de Macédoine. Trois cérémonies chrétiennes avec des mineures de la communauté Rom ont aussi été signalées.

Anu Sivaganesan, responsable du service contre le mariage forcé, explique : « La tendance est en hausse. Elle s’explique par les nouvelles vagues d’immigration. C’est un nouveau défi. »

Et de poursuivre :

Pour beaucoup de communautés, un mariage religieux revêt plus d’importance que des noces civiles, qui ne sont perçues que comme une démarche administrative. Il s’agit d’une manière de discipliner les jeunes filles, en les mariant tôt et en restreignant leur sexualité.

Elle a également appris « qu’une cérémonie avait été célébrée avec un imam par téléphone » !

Que faire ?, s’interroge-t-on doctement… Voir cette vidéo à partir de 56 secondes.