L’affaire Cahuzac, ou la République du mensonge

L’affaire Cahuzac, ou la République du mensonge

13/04/2013 – 10h00
PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation) 
« Malheur à celui par qui le scandale arrive »… Mais Cahuzac, l’homme par qui le scandale est arrivé, ne semble pas du tout désarçonné.

« On me dit que j’ai menti sur ma situation personnelle. Cela veut dire quoi ? Qu’il y aurait des mensonges indignes et d’autres qui seraient dignes ?» Ainsi, selon le Canard Enchaîné, s’interroge le député du Lot‑et‑Garonne. Et Cahuzac (photo) de préciser sa pensée : « Quand on ment sur ordre, et pour des raisons politiques, à l’Assemblée, est-ce digne ? A ce compte‑là, j’ai menti devant l’Assemblée sur la possibilité de réaliser 3% de déficit en 2013 ».
Le 13 février dernier, Jérôme Cahuzac qui était encore ministre du Budget, avait en effet affirmé en plein hémicycle que le gouvernement fondait son action sur cet objectif, alors même que l’on sait maintenant qu’en privé, il n’en croyait pas un mot, pas plus que le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici. C’est précisément ce que Cahuzac appelle un « mensonge sur ordre »

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Du bidonnage Nouchet à la prétendue agression « homophobe » du 7 avril 2013 comment faire passer une loi en manipulant un fait divers ?

Du bidonnage Nouchet à la prétendue agression « homophobe » du 7 avril 2013 comment faire passer une loi en manipulant un fait divers ?

Tribune libre de Jean-Yves Le Gallou.

L’agression de deux hommes dans le XIXe arrondissement de Paris, dimanche 7 avril 2013, à 3h 30 du matin, est présentée comme « homophobe » sur tous les médias. Or, personne ne connaît rien ni des agresseurs, ni de leur motivation et il y a chaque samedi soir des centaines d’agressions dont sont généralement victimes des hétérosexuels. Mais quand un homme et une femme sont frappés dans la rue, parle-t-on d’agression hétérophobe ? En l’état des informations disponibles, la prétendue agression « homophobe » de Paris n’est qu’une simple campagne de désinformation médiatique.

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L’idéologie du genre : une anthropologie destructrice de l’identité

L’idéologie du genre : une anthropologie destructrice de l’identité

« On ne naît pas femme, on le devient ». Simone de Beauvoir

On sait que le mariage homosexuel, présenté par le gouvernement comme « le mariage pour tous » émane de l’idéologie du genre, concoctée dans le dernier tiers du XXe siècle par les universités américaines sous le nom de gender et importée chez nous par les instances de l’Union européenne dont elle inspire largement les directives. Mais connaissons-nous toutes les implications de cet ensemble de représentations collectives, inspiratrices des lois plus ou moins récentes sur la contraception, l’avortement ou la répression de l’homophobie ? Il vaut la peine d’étudier de près les origines et la doctrine constitutive d’une idéologie dont les implications transforment peu à peu nos existences sans que nous en soyons toujours pleinement conscients.

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Emmanuel Ratier sur l’affaire Cahuzac et sur Mediapart

Dans le Libre Journal de la résistance française sur Radio Courtoisie, Emmanuel Ratier le 3 avril 2013 s’entretenait avec Jean-Yves Le Gallou, président de Polémia et Benjamin Dormann, chef d’entreprise, écrivain, au sujet de l’affaire Jérôme Cahuzac et au sujet de Mediapart et son directeur Edwy Plenel.
Au passage sont aussi évoqués François Hollande, Valérie Trierviller, et leur déclaration de patrimoine.

Comme toujours Emmanuel Ratier nous permet de mieux comprendre le dessous des cartes…

Scandale Cahuzac et scandale Augier : paradis fiscaux et copinage à tous les étages

Scandale Cahuzac et scandale Augier : paradis fiscaux et copinage à tous les étages

06/04/2013 – 18h15
PARIS (NOVOpress via Kiosque Courtois) –
Ministre du Budget, Jérôme Cahuzac était chargé de la lutte contre l’évasion et la fraude fiscale dans la « République exemplaire » (sic) de François Hollande. Il a menti aux Français pendant des mois en niant détenir des comptes bancaires non déclarés en Suisse et à Singapour. Rattrapé par la justice, Cahuzac a avoué ses mensonges. Mais un autre proche de François Hollande vient lui aussi de reconnaitre des comptes dans des paradis fiscaux après qu’ils aient été révélés.

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Jérôme Cahuzac reconnait un compte à l’étranger depuis 20 ans, de 600.000 euros actuellement

Jérôme Cahuzac reconnait un compte à l'étranger depuis 20 ans, de 600.000 euros actuellement

02/04/2013 – 19h50
PARIS (NOVOpress) –
Jérôme Cahuzac, le ministre du Budget démissionnaire, qui s’était dans le passé voulu le pourfendeur des paradis fiscaux et le champion de la lutte contre la fraude fiscale au nom de la gauche morale, a reconnu cet après-midi sur son blog avoir un compte à l’étranger d’environ 600.000 euros, contrairement à ce qu’il a toujours soutenu.

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Le Dictionnaire de novlangue (Mise à jour janvier 2013) 1/2

Le Dictionnaire de novlangue (Mise à jour janvier 2013) 1/2

Le novlangue se développe et se répand à la vitesse d’un cheval au galop. Comme dans bien d’autres domaines, on assiste à une dénaturation du langage, les médias étant le gros porteur du nouveau vocabulaire. Des mots sont inventés ; on les appelait naguère néologismes et ils étaient prononcés avec réticence et presque un sentiment de culpabilité jusqu’à ce qu’ils soient entrés dans le langage courant ; d’autres perdent leur sens étymologique et, au regard de leur signification première, sont utilisés à mauvais escient. Aujourd’hui, c’est la compétition : le bobo « néologise » et rivalise avec les médias qui vendent ce nouveau vocabulaire sans retenue.

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Répression en Italie : solidarité avec le militant incarcéré

Répression en Italie : solidarité avec le militant incarcéré

29/01/2013 – 17h30
ROME (NOVOpress)
– Suite à la très médiatique opération de police menée contre des militants et ex-militants de Casapound Italia dans la ville de Naples, un jeune homme de 27 ans est actuellement derrière les barreaux malgré la faiblesse des éléments à charge.

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Frappe aérienne sur une soi-disant boulangerie en Syrie : une énième désinformation médiatique

Frappe aérienne sur une soit-disant boulangerie en Syrie : anatomie d'uné énième désinformation médiatique

24/12/2012 – 18h35
PARIS (NOVOpress) — “60 morts” selon Le Figaro, “plus de 60 civils” selon Le Point, “des dizaines de civils tués” selon Métro France : ces pauvres gens attendaient d’acheter du pain devant une boulangerie pour nourrir leur famille vous dit-on. Voilà d’ailleurs un sujet de discussion qui pourra pimenter (en plus de la fin du monde qui n’a pas eu lieu) les toasts au foie gras du repas de Noël en famille. La réalité est un peu différente. Explications.

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Pour France 2, Copé et Fillon sont-ils des “enfoirés” ? [vidéo]

28/11/2012 — 20h00
PARIS (NOVOpress) — A la douzième seconde de la vidéo, erreur technique (peu probable compte-tenu de l’excellente synchronisation) ou manipulation ?

Depuis ce JT de dimanche dernier, Marie Drucker, qui le présentait, a-telle appris ce que veut dire en réalité image subliminale ?

Verbaudet présente « Amanda et toute sa famille »

Verbaudet présente « Amanda et toute sa famille »

28/11/2012 – 10h00
PARIS (NOVOpress) –
Noël approche. Verbaudet, enseigne française de magasins spécialisés dans la distribution d’articles de mode pour enfants, diffuse son catalogue « Imaginarium » en partenariat avec l’enseigne de jouets la plus célèbre d’Espagne. En feuilletant le catalogue, certaines pages attirent l’œil , dédiées à « Amanda et toute sa famille ».

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Narbonne : la théorie du Genre enseignée dans une école catholique

Narbonne : la théorie du Genre enseignée dans une école catholique

01/11/2012 – 14h00
NARBONNE (NOVOpress) – La théorie du Genre, vous connaissez ? Une idéologie de l’ultra-féminisme, née aux Etats-Unis dans les années 1970. Avec elle, les identités sexuelles sont anecdotiques. Les différences de comportements entre hommes et femmes ne s’expliqueraient que par les influences de la société. Bref, il n’y a plus de sexe biologique qui définit les hommes et les femmes mais des formes de sexualités (hétérosexuels, homosexuels, hétérosexuels, bisexuels, transsexuel).

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L’Education nationale met nos enfants en péril – Par Claude Lorne

L'Education nationale met nos enfants en péril - Par Claude Lorne

L’idéologie rend-elle autiste ? C’est la question qui s’impose après les dernières prises de position et décisions, si contraires à l’intérêt national, du ministre de l’Education nationale, tant sur la dépénalisation du cannabis que sur la « refondation de l’école ».

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Les Pussy Riot seraient instrumentalisés depuis Londres

Les Pussy Riot seraient instrumentalisés depuis Londres

13/09/2012 –  08h00
LONDRES (NOVOpress) – 
Poursuivi par la Russie pour fraude et évasion fiscale et la  justice brésilienne pour blanchiment d’argent, Boris Berezovski, réfugié à Londres, serait derrière les Pussy Riot dans son combat contre Vladimir Poutine. Dans une émission diffusée par la chaîne Rossia 1, dans la nuit de mardi à mercredi, un ancien employé du milliardaire russe l’accuse d’avoir fomenté l’action dans la cathédrale de Moscou menée par les trois gauchistes de Pussy Riot.

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Collobrières : fait divers politiquement incorrect occulté

Collobrières : fait divers politiquement incorrect

Les médias occultent 24 heures le nom du tueur des deux gendarmes

« Si ce drame était survenu quelques jours plus tôt, on perdait les élections». Un dirigeant socialiste a fait cette confidence, « out of the record » bien sûr, à quelques journalistes du Sud-Est de la France, après le drame de Collobrières. Il s’agit de ces deux femmes gendarmes abattues par un délinquant [le 17 juin, jour du 2éme tour des législatives], dont l’une coursée avant d être tuée. C’est une première et un drame horrible.

On fera une constatation. Le nom du tueur, même après ses aveux, a été occulté volontairement par les grands médias audiovisuels. Il faut plonger dans les pages intérieures de la presse régionale, mieux encore de la presse locale, pour découvrir qu’il s’agit d’un certain Abdallah Boumezaar, récidiviste condamné pour la dernière fois… le 13 juin dernier, à Toulon, pour violence sur sa mère. Pourquoi était-il en liberté, ce « jeune », comme les médias ne l’ont pas dit, déjà détenu pour violences trafics de drogue, etc ?

Le fait de boire serait presque une excuse pour son geste. On commence à expliquer qu’il ne s’est pas remis de la perte de son papa, que c’est la prison qui l’a cassé, etc. Air connu. On n’arrive pas tout de même à dire son nom, clairement et distinctement. Ca leur brûle la bouche. Il faudra pourtant attendre plus de 24 heures pour que télés et radios révèlent l’identité du personnage et de son entourage. Les médias préfèrent leur idéologie à la vérité de l’information. On ne cesse de l’écrire ici. Une preuve sanglante supplémentaire est apportée par ce drame […]

Jean Ansar

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Le neuromarketing, gadget de publicitaires ou outil de manipulation des masses ?

Le neuromarketing, gadget de publicitaires ou outil de manipulation des masses ?

21/05/2012 – 08h00
PARIS (NOVOpress) — Le neuromarketing est une technique qui permet, par l’observation de l’activité cérébrale, d’analyser les émotions du consommateur pour déterminer scientifiquement ce qui conditionne l’acte d’achat. Il s’agit d’une technique de marketing relativement récente, puisqu’elle date du début des années 2000. Elle est encore assez peu connue en France.

Le constat de départ des publicitaires et marketeurs est assez simple : pour lancer un produit ou une campagne, des études sont effectuées (sondages, groupes de testeurs). La stratégie marketing est élaborée à partir des déclarations des sujets-tests. Le problème réside dans le fait que malgré toutes ces études coûteuses, 90% des produits lancés sur le marché échouent au bout d’un an pour la simple raison que les consommateurs ne disent pas la vérité lors des enquêtes. Donc, comment savoir ce qui se passe réellement dans la tête de l’acheteur potentiel sans passer par le filtre de la parole ? C’est là l’axe d’étude du neuromarketing.

Read Montague, un neurologue américain s'interroge sur une étude marketing concernant la comparaison Pepsi / Coca-Cola
Read Montague. Crédit photo : Baylor College of Medicine

La première étude connue dans ce domaine (mêlant considérations marketing et neurosciences) date de 2002. Read Montague, un neurologue américain s’interroge sur une étude marketing concernant la comparaison Pepsi / Coca-Cola. Lorsque l’on fait tester les deux boissons en aveugle à un groupe-test, les consommateurs préfèrent toujours Pepsi. Comment se fait-il dans ce cas que la boisson dominante sur le marché soit Coca-Cola ? Il y a là une incohérence à première vue. À l’inverse, si l’on indique lors du test de quelle boisson il s’agit, les cobayes préfèrent toujours Coca-Cola. R. Montague va donc refaire une batterie de tests d’abord en aveugle, puis en indiquant aux testeurs de quelle boisson il s’agit. Pendant les deux tests on va mesurer par IRM les zones d’activités du cerveau. Lors du test en aveugle, c’est le putamen qui réagit. Cette zone régit les plaisirs immédiats et instinctifs et fait partie du cerveau primitif. Lors du deuxième test, en revanche, une zone supplémentaire du cortex préfrontal s’active, celle de l’estime de soi. Donc le cerveau primitif prend la décision (j’aime/je n’aime pas) qui est ensuite inhibée par la conscience (dans le cortex préfrontal). R. Montague démontre donc scientifiquement l’action réelle des campagnes publicitaires sur l’activité du cerveau. À ce stade, on se dit que la célèbre sortie de Patrick Le Lay sur le fait de vendre à Coca-Cola du temps de cerveau disponible, n’est pas très éloignée de la réalité scientifique des choses…

À partir de cette première expérience, le neuromarketing va devenir un champ d’études à part entière. Comment ça marche ? Les neurosciences ont mis en évidence dans le cerveau, le circuit de la récompense qui indique pour chaque action un message gain/perte, bien/mal. Pour le mesurer on utilise principalement l’IRMf (Imagerie par Résonance Magnétique fonctionnelle). Elle mesure la consommation d’oxygène dans les tissus du cerveau en fonction des actions du sujet. Contrairement à un sondage, l’IRM analyse la réponse réelle du cerveau, non altérée par la parole.

Exemple vidéo ci-dessous : les zones du cerveau qui s’activent lorsqu’un sujet mâle de 26 ans regarde la bande-annonce du film Fast and Furious

L’IRMf n’est pas la seule technique utilisée dans la mesure où elle ne peut être opérée in situ (dans le magasin), elle n’est donc pas assez précise pour analyser tous les ressorts de la contextualisation de l’acte d’achat. Les deux autres méthodes sont donc l’électro-encéphalogramme, qui va mesurer l’activité électrique du cerveau et l’analyse des observations du clignement de l’œil chez le sujet. Ces deux dernières sont encore pour le moment assez peu fiables, mais elles visent à définir les facteurs émotionnels et sensoriels (forme du produit, couleur, toucher) qui influencent le consommateur.

Lorsque l'on fait tester les deux boissons en aveugle à un groupe-test, les consommateurs préfèrent toujours Pepsi. Comment se fait-il dans ce cas que la boisson dominante sur le marché soit Coca-Cola ?
Lorsque l'on fait tester les deux boissons en aveugle à un groupe-test, les consommateurs préfèrent toujours Pepsi. Comment se fait-il dans ce cas que la boisson dominante sur le marché soit Coca-Cola ? Crédit photo : DR

Les entreprises sont un peu gênées de communiquer sur le sujet (officiellement personne n’utilise le neuromarketing) dans la mesure où certaines applications concrètes du neuromarketing sont à rapprocher des techniques de manipulation mentale.

Après la première expérience Coca-Cola/Pepsi, quelques expériences ont néanmoins été rendues publiques et publiées. Par exemple pour savoir quelle zone du cerveau s’active lors de l’acte d’achat. On a mis des sujets face à un écran présentant un produit, puis on affiche le prix, puis on propose d’acheter le produit au prix indiqué. L’IRMf montre que chaque phase anime une zone spécifique, d’abord celle spécialisée dans l’anticipation du gain, puis celle de la balance entre gain et perte. Dans la phase d’achat proprement dite, la zone d’anticipation de la perte se désactive. Cette expérience a permis aussi de déterminer un comportement prédictif : si lors de la présentation du produit le noyau accumbens (zone d’anticipation du gain) s’active, on peut être sûr que le produit sera acheté. Il suffit donc d’utiliser les bons stimuli pour activer cette zone afin de susciter automatiquement l’acte d’achat.

Une autre expérience a utilisé la technique du morphing pour faire varier imperceptiblement les caractéristiques d’un visage masculin que l’on présentait au sujet. Résultat : les femmes sont plus réceptives à la version « virile » du visage des hommes, qu’à la version « féminine » ou « juvénile ». Les visages les plus appréciés activent le circuit de la récompense dans le noyau accumbens. L’application concrète est tout simplement d’utiliser un léger morphing déterminé en fonction du public visé et du support, pour une même campagne de publicité. Ce qui décuple ses effets.

Les neurosciences ont permis la découverte de ce que l’on appelle les neurones miroirs. Ceux ci s’activent lorsque l’on fait certains gestes, lorsqu’on imagine les faire et lorsqu’on les voit accomplir chez autrui. Ils sont le support de l’empathie et de l’apprentissage par l’imitation. Des expériences ont permis d’en tirer une utilisation marketing. Une présentation produit avec un utilisateur actif permet d’activer les neurones miroirs, c’est ce que l’on appelle « l’empathie motrice ». Elle est de fait beaucoup plus persuasive qu’une présentation simple avec un utilisateur passif.

Récemment la société Ion Interactive a fait un test pour savoir quel était le meilleur visuel pour pousser le consommateur à s'inscrire sur le site d'un jeu en ligne « Thirst of the night »
Récemment la société Ion Interactive a fait un test pour savoir quel était le meilleur visuel pour pousser le consommateur à s'inscrire sur le site d'un jeu en ligne « Thirst of the night »

Récemment la société Ion Interactive a fait un test pour savoir quel était le meilleur visuel pour pousser le consommateur à s’inscrire sur le site d’un jeu en ligne « Thirst of the night ». Elle a proposé trois visuel différent : un visuel plan large avec des images du jeu, un visuel de femme vampire en plan serré visage, un visuel de femme vampire avec un décolleté avantageux. Le décolleté a suscité 95%  d’inscriptions en plus que les autres visuels. Mais selon les spécialistes des neurosciences appliquées au marketing, le sexe ne fait pas vendre à tous les coups. L’imagerie suscite une impatience chez l’homme qui se concentre alors sur une logique à court terme. La technique est donc très efficace pour vendre un produit immédiatement utilisable (voiture, jeu vidéo) mais en revanche elle est inefficiente pour vendre un produit de long terme (une assurance vie par exemple). L’imagerie seule ne suffit pas, l’orientation du regard du consommateur compte aussi. Dans l’exemple en question, les seins de dame vampire pointent vers le bouton « jouez maintenant », ce qui décuple l’efficacité. Curieusement des associations humanitaires utilisent aussi ce genre de techniques marketing, parce ce type d’imagerie active également les zones du cerveau correspondant à l’altruisme et à la générosité.

Étrangement, si l’on fait quelques recherches sur la question du neuromarketing, on s’aperçoit vite que la ligne dominante des réflexions vise à désamorcer le danger potentiel en terme de liberté des populations. Quels sont les arguments ? Du point de vue scientifique, l’étroitesse des échantillons et les conditions des études (avec des sujets totalement coupés de leur environnement) ne permettraient pas d’aboutir à des conclusions réellement définitives. Difficile de juger de la validité de cet argument pour l’instant. Il s’agit d’un champ d’études balbutiant et débutant, dans quelques années le nombre d’études permettra sans doute d’aboutir à des résultats statistiques plus probants. L’autre reproche qui est fait au neuromarketing est celui de son simplisme interprétatif. Chaque aire cérébrale est réduite à une fonction alors que le fonctionnement du cerveau est beaucoup plus complexe. « Il s’agit là de déduire un état psychologique, assez mal défini reconnaissons-le, à partir d’une activité cérébrale localisée. La validité est douteuse. Ce n’est pas parce qu’il y a des nuages dans le ciel à chaque fois qu’il pleut que l’on affirmera qu’il pleut à chaque fois qu’il y a des nuages. Ce raisonnement serait-il moins absurde à l’intérieur de la boîte crânienne ? » Fabrice Guillaume, docteur en neuropsychologie. Le dernier argument est celui de la trivialité des arguments en fonction du coût engagé (dépenser des millions pour prouver scientifiquement que le sexe fait vendre, est-ce bien raisonnable ?). Le leitmotiv des optimistes est « il n’y a pas de bouton d’achat dans le cerveau ». Tout ceci pour aboutir à la conclusion suivante : le neuromarketing c’est un gadget, vous n’avez rien à craindre, tout va bien.

Certaines utilisations font froid dans le dos

Mais est-ce si certain ? Certaines utilisations du neuromarketing font froid dans le dos. Au Philippines, une entreprise de bonbons, Kopiko a fait du neuromarketing prénatal. Elle a distribué des échantillons de confiseries aux futures mamans, car il a été prouvé que le régime alimentaire de la mère formatait dans le cerveau les circuits du goût chez l’enfant. Faire manger certains bonbons à la mère permettrait d’influer sur les futurs désirs alimentaires de l’enfant. Et l’on a effectivement constaté dans les années qui ont suivi un boom de la consommation du bonbon précédemment distribué, chez les jeunes enfants (source : Martin Lindstrom « Brandwashed. Tricks companies use to manipulate our minds and persuade to buy »).

Le neuromarketing commence aussi à être utilisé, bien que manière encore marginale pour l’instant, dans le marketing électoral. Il a été utilisé lors de la campagne 2004 pour élaborer les spots de campagne. Les images du 11 septembre provoquaient plus d’activité dans l’amygdale (zone du cerveau associée à la peur) chez les électeurs démocrates que chez les républicains. Lors de la dernière élection Obama/McCain des cabinets conseils ont commandé des études pour savoir quelle zone du cerveau était activée en fonction de l’image du candidat, et ainsi adapter la campagne. On commence également à utiliser l’IRMf pour rechercher dans le cerveau les zones où se situeraient les opinions politiques, le jugement moral ou la religion.

Certes, pour l’instant les applications concrètes des ces méthodes sont encore peu efficientes. Mais quand on sait que des chercheurs (Dr Daria Knoch, professeur au département de psychologie sociale de l’université de Bâle) en neurosciences ont déjà réussi à modifier complètement le comportement de sujets en désactivant les zones de décisions du cortex préfrontal par des stimulations magnétiques, on peut commencer à s’inquiéter.

Le professeur Marcel Just, qui dirige le centre d’imagerie cognitive de l’université Carnegie Mellon, nous explique sa vision du futur : « Depuis quelques années, on utilise l’IRM pour identifier le contenu des pensées. Grâce à de nouveaux outils de traitement des données et des machines plus intelligentes, nous sommes capables d’établir un lien entre un schéma d’activité cérébrale et un certain type de pensée. Cela veut dire que quand nous pensons à une chaise, à une pomme, à un marteau, ou n’importe quel objet physique, il se passe des choses semblables dans nos cerveaux. 
D’ici dix ou vingt ans, on n’aura plus besoin de l’IRM. L’activité électromagnétique du cerveau, sera détectée par de simples capteurs. On aura peut-être un petit matériel portatif, avec lequel on pourra voir ce qui se passe dans le cerveau d’un autre. Ce sera un peu comme un camp de nudisme mental. Je ne sais pas comment éviter que ce soit mal utilisé. C’est un nouveau savoir formidable. Ça peut sûrement être utilisé à des mauvaises fins. On s’inquiète à propos d’interrogatoires de police, du neuromarketing, etc… Bien sûr, on pourra l’utiliser pour de mauvaises raisons. Aujourd’hui, la coopération des gens est nécessaire. On doit faire exprès de penser à une pomme pour que ça marche. Mais au fil du temps, il faudra moins de coopération. Est-ce mauvais si chacun sait à quoi vous pensez ? Ce serait la fin de la vie privée. Au fur et à mesure que la science se développe, les possibilités de manipuler, en bien ou en mal, l’être humain sont absolument énormes. Je crois que nous pourrons modifier la race humaine. Voulons-nous créer une nouvelle espèce ? Je crois que nous en aurons les moyens. C’est au-delà de tout ce que je peux imaginer. Le voulons-nous vraiment ? C’est une des plus formidables questions auxquelles nous aurons à répondre. Et c’est pour bientôt. »

Mais n’ayez pas peur…

Spoutnik, pour Novopress

Crédit photo en Une : Damien [Phototrend.fr] via Flickr (cc)

Soirée électorale : sur France2 le drapeau de la Côte d’Ivoire devient irlandais !

Soirée électorale : sur France2 le drapeau de la Côte d'Ivoire devient irlandais !

Lors de la retransmission de la fête à la Place de la Bastille à Paris pour célébrer l’élection de François Hollande le 6 juin, la journaliste de France2 parmi les drapeaux de nombreux pays africains qui étaient présents sur cette place, pays qu’elle se garde bien de nommer, distingue le drapeau d’un pays européen, l’Irlande et c’est bien sûr le seul qu’elle nomme (à partir de 1min40 dans la vidéo ci-dessous)).
Soirée électorale : sur France2 le drapeau de la Côte d’Ivoire devient irlandais ! Pas de chance c’est le drapeau de la Côte d’Ivoire (image ci-contre). On voit bien ce drapeau par exemple vers 1min30 (copie d’écran en Une). Il ressemble un peu à celui de l’Irlande (couleurs inversées).

Mais opération réussie, la plupart des millions de téléspectateurs qui suivent l’émission retiendront que l’on arborait le drapeau de l’Irlande.

Politiquement correct quant tu nous tiens, il ne fallait pas inquiéter davantage,  au sujet de la substitution de population, l’Européen de souche moyen que les images que l’on ne pouvait pas cacher pouvait déjà alerter (voir par exemple Novopress ici , ici et ici).

Soirée électorale : sur France2 le drapeau de la Côte d’Ivoire devient irlandais ! Dans le reste de la vidéo on voit le drapeau ivoirien “irlandais” s’agiter frénétiquement et passer rapidement devant François Hollande et sa compagne, escorté en particulier de l’ancien drapeau syrien (image ci-contre) qu’ont choisi d’utiliser les opposants à Bachar el-Assad (on voit bien ce drapeau par exemple vers 1min16).