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Robert Ménard

Robert Ménard : « Encore un effort, Marine Le Pen ! »

Robert Ménard oz_ta_droiteRobert Ménard, lors de chacune de ses interventions, Marine Le Pen semble prendre ses distances avec ce qu’était la ligne officielle de son parti ces dernières années. Vous devez applaudir…

Bien entendu. Comme vous, je constate que la présidente du Front national fait maintenant l’impasse sur la sortie de l’euro. Et je m’en félicite. J’entends même une petite musique sur le thème : voilà tout ce que nous pouvons faire sans sortir de l’euro. Une véritable révolution copernicienne pour un parti que nous expliquait jusqu’ici que rien ou presque n’était possible tant que nous n’aurions pas rompu avec la monnaie européenne… Tout cela va dans le bon sens. Puis-je vous rappeler, sans jouer au fanfaron, que, dès le lendemain de la défaite des régionales, lors du séminaire d’Étiolles, j’avais expliqué qu’il était impossible de gagner en s’obstinant à vouloir sortir de l’euro alors même que l’immense majorité des Français ne veut pas en entendre parler !

Je constate qu’aujourd’hui, Marine Le Pen reprend, jusque dans mes mots, ce que je ne cesse de dire depuis des mois. Tant mieux !

Mais ce n’est pas parce qu’une majorité des Français est opposée à la sortie de l’euro qu’ils ont raison…

Bien sûr. Mais, en l’occurrence ils sont dans le vrai. La sortie de l’euro n’est pas seulement anxiogène, elle est une erreur. Souvenez-vous avec quelle facilité George Soros avait déstabilisé la livre sterling dans les années 80. Nous prendrions le même risque en revenant au franc. L’euro nous protège de spéculateurs mal intentionnés !

Robert MénardVous êtes très pro-européen !

Absolument. N’oublions pas que l’Europe s’est déchirée pendant des décennies. Et que la construction européenne – malgré ses ratés, ses échecs, ses insuffisances, sa bureaucratie, son caractère tatillon, son arrogance technocratique… – nous a apporté la paix. Ce n’est pas rien !

C’est bien pourquoi je trouve tout à fait stupide la position de ceux – de chaque côté de l’échiquier politique – qui voudraient qu’on enlève le drapeau européen des édifices publics. Il est sur la façade de l’hôtel de ville de Béziers comme dans mon bureau de maire et il y restera. Et puis, je ne peux m’empêcher de vous rappeler qu’Arsène Heitz, à qui nous devons ce drapeau, affirma des années plus tard qu’il s’était inspiré de la « médaille miraculeuse » de la Vierge Marie… On ne va pas le bouder !

Exit la sortie de l’euro, le FN est donc sur la bonne voie…

À condition de ne pas s’arrêter en chemin. Il faut arrêter la surenchère et faire preuve de responsabilité. Il n’est pas possible de toujours promettre plus à tout le monde. En gros, de raser gratis dès la victoire acquise. Ce n’est pas sérieux. Pour être crédible, travaillons sur un programme à la fois de rupture, de bon sens et de réalisme. Et cessons de croire que l’on va reconquérir ceux qui se sont éloignés en hurlant plus fort que les amis de Mélenchon. C’est particulièrement vrai dans le domaine social.

Etre arc-bouté sur la retraite à 60 ans ou les 35 heures n’a pas de sens quand nous savons pertinemment qu’arrivés au pouvoir, nous ferons le contraire. Rompre avec les pratiques politiciennes, c’est aussi tenir un langage de vérité !

Robert MénardVous parlez de construire un grand mouvement de droite. Contre Les Républicains et le Front national ?

Je ne crois pas les uns et les autres capables de faire abstraction de leurs intérêts propres pour ne se soucier que de notre pays. Vous avez, d’un côté, Laurent Wauquiez qui ne cesse de dire et de redire que jamais, au grand jamais, il ne s’associera avec « l’extrême droite ». Et, de l’autre, des responsables frontistes qui ne veulent pas entendre parler d’alliance avec ces « traîtres » de droite. Comment voulez-vous qu’on avance et qu’on se donne les moyens de battre cette nouvelle social-démocratie qu’incarne Emmanuel Macron ?

S’il est impossible de leur faire entendre raison, construisons autre chose, en partant des citoyens, des simples citoyens.

Une fois de plus, sur la plupart des sujets qui mobilisent les Français, nos électorats pensent à peu près les mêmes choses. Expliquez-moi ce qui les sépare quand on sait que ce que dit le FN aujourd’hui ressemble comme deux gouttes d’eau au programme du RPR du début des années 80 !

Vous ne vous sentez pas un peu seul ?

Pas du tout. Loin de la classe politique actuelle ? C’est sûr. Regardez les nouveaux députés En Marche !, ils sont d’une arrogance, d’une suffisance, d’une prétention qui finiront par nous faire regretter le bon vieux notable radical-socialiste… Face à cette majorité qui incarne si peu, si mal cette France hors métropole, hors mondialisation, hors tout, il nous faut d’urgence bâtir une offre politique qui sache se faire l’écho de ce peuple dont les saillies désormais récurrentes d’Emmanuel Macron disent assez le mépris qu’il lui voue.

C’est avec ce peuple que, chaque jour, je croise, je défends, dont, chaque jour, je plaide la cause, c’est avec lui que nous construirons non pas une nouvelle alternance mais une alternative. À chacun de prendre ses responsabilités.

 

Extraits d’un entretien avec Robert Ménard
publié par Boulevard Voltaire

Danièle Obono (France Insoumise) ose un parallèle entre la Manif pour Tous et…le terrorisme islamique

09/10/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Le 7 octobre dernier, la députée de la France Insoumise Danièle Obono était l’invitée de France Info. Celle-ci a osé faire un parallèle entre la Manif pour tous… et le terrorisme islamique :

Est-ce qu’il y a des personnes qui, au nom de leur religion, au nom d’une idéologie réactionnaire et discriminante, oui ! (…) Toutes les religions. De l’islam, du christianisme… je vous rappelle qu’il y a quatre ans (…) il y a eu des dizaine de milliers de personnes qui sont descendues dans la rue au nom de leur religion, pour s’opposer à une loi qui a finalement été votée.


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Ludovine de la Rochère (LMPT) : « La PMA est un déni total de la réalité »

« PMA pour toutes sans restriction et sans condition », scandaient les manifestants de La Marche des fiertés, samedi 24 juin, dans les rues de Paris. Mardi 27 juin, le Comité consultatif national d’éthique a rendu un avis favorable à l’ouverture de la PMA sans père. Les médias saluent une avancée qui serait en phase avec les désirs de notre société. La Manif pour tous, par le biais de sa présidente, Ludovine de la Rochère, pointe du doigt les conséquences dramatiques que porterait dans son sillon l’autorisation d’une PMA sans père.

— En quoi les revendications portées par le groupe LGBT sont-elles particulièrement inquiétantes ?

— Ces revendications portaient sur plusieurs choses. D’abord la PMA sans restriction et sans condition. Ensuite les droits des trans – ce qui veut tout et rien dire puisque cela englobe à la fois les transsexuels qui ne se sentent pas bien dans leur genre mais veulent une réassignation et les transgenres qui ont une perception très floue et subjective de leur genre. Ces deux facettes sont lourdes de conséquences

Fin 2016, en France, dans la loi de réorganisation de la justice, il a été introduit la possibilité d’effectuer un changement de sexe sur l’état civil sur simple attestation. Ce qui veut dire que l’on peut se retrouver avec des personnes considérées comme des hommes, mais qui sont biologiquement des femmes et donc peuvent tomber enceinte, allaiter leur enfant, etc. Cela brouille totalement les repères.

Dans les deux cas, qu’il s’agisse de la PMA ou des trans, on est dans la confusion la plus complète que ce soit dans la perception homme-femme, sur le genre, ou dans l’appréhension de la paternité et de la maternité. C’est un déni total de la réalité en même temps qu’une volonté de transformer l’homme.

Comme La Manif pour tous l’avait annoncé dès le début, la loi Taubira mène naturellement à la légalisation d’une PMA sans père et par la suite de la GPA. Les revendications portées par La Marche des fiertés sont stupéfiantes. Ils veulent la redéfinition de la filiation, quel que soit le genre, le mode de conception ou même le nombre de parents !

La PMA sans père n’est autre chose qu’un détournement de la médecine pour des revendications sociétales ; une négation de la nature humaine qui veut que pour concevoir un enfant il faille un homme et une femme.

— Que pensez-vous de l’avis rendu le 27 juin par le CCNE qui se dit favorable à une ouverture de la PMA aux femmes célibataires et aux couples de femmes ?

— Il est en complète contradiction avec des avis qu’avait rendus précédemment le CCNE et dans lesquels il reconnaissait que l’enfant avait le droit d’avoir un père et une mère.

C’est une décision éminemment politique qui ne respecte ni l’éthique ni l’humain.

J’irai même plus loin : en se contredisant ainsi le CCNE perd toute crédibilité, en cédant aux pressions politiques, par peur. Il est cependant intéressant de noter que le Comité consultatif national d’éthique est divisé sur la question. Un tiers des membres est opposé à l’avis qui a été rendu – ce qui ne l’a pas empêché de passer outre. Cela reflète bien que ce sujet divise la société.

Chard PMA— Divise-t-il vraiment notre société ? A entendre les médias, la majorité serait pour la « PMA pour toutes » ?

— Au contraire ! C’est ce que les médias veulent faire croire mais notre société est majoritairement contre, ce que montre un sondage d’Opinion Way pour La Manif pour tous publié le 27 juin. 77 % des Français sont pour que l’Etat, dans le cadre d’une PMA, garantisse à l’enfant le droit d’avoir un père et une mère. Dès que l’on sort des slogans et du prêt à penser « PMA pour toutes » et que l’on rentre dans la réalité des choses, un enfant privé sciemment de père, il est clair que les Français sont contre une telle idée.

C’est la raison pour laquelle nous appelons Emmanuel Macron à être raisonnable et à abandonner cette idée. Car nous n’hésiterons pas à aller manifester dans les rues contre la PMA sans père. Et je pense que nous serons très nombreux.

— Vous parlez de défiler mais, malgré le succès des précédentes Manif pour tous, la loi Taubira n’en est pas moins passée. Cela sert-il vraiment à quelque chose de descendre dans la rue ?

— Il est vrai que la loi Taubira est passée mais notre mobilisation a permis le recul du gouvernement sur des lois comme la PMA sans père, le projet de loi familles, l’adoption ouverte aux couples pacsés ou concubins. Il y a donc eu un impact. Ce sont des victoires. Si nous persévérons et que nous maintenons la pression, nous pouvons avoir gain de cause.

Cette idéologie que nous combattons ne peut que s’écrouler à la longue parce qu’elle est absurde et contraire à l’humain. Mais cela demande que nous soyons actifs.Il ne faut pas nous laisser impressionner, c’est fondamental.

Par ailleurs, PMA et GPA sont intimement liées : si l’on prétend qu’un enfant peut avoir deux mères, pourquoi n’aurait-il pas deux pères ? Et même si ce mode de conception pose de nombreuses questions quant à l’aliénation de la femme et la marchandisation d’enfants, on invoquera la question de l’égalité entre les couples d’hommes et les couples de femmes. C’est pourquoi on ne lâche rien !

Propos recueillis par Anne Isabeth

Entretien et dessin de Chard parus dans Présent daté du 29 juin 2017

Sens Commun a-t-il nuit à la dynamique de la Manif pour tous ?

13/05/2017 – FRANCE (NOVOpress)
Si la Manif pour tous fut un succès véritable au niveau du nombre de personnes mobilisées, si elle permis de faire descendre dans la rue la France bien élevée, il n’en reste pas moins qu’elle n’a pas obtenu gain de cause quant à son objectif premier : le retrait de la loi Taubira.

Elle reste et demeure cependant une force de dissuasion pour de nouvelles lois amorales.

Cependant, cette force a perdu en vigueur depuis les dernières élections, à cause du soutien qu’a donné Sens Commun, son émanation politique, à François Fillon et à cause des choix de ce candidat malheureux. Sens commun a donc soutenu un candidat qui a donné sa voix pour un candidat pro mariage homosexuel et a refusé à appeler à voter pour le FN qui proposait une alternative à cette loi.

Cette position n’a pas plu à Ludovine de La Rochère, présidente de La Manif pour tous, qui a, elle, appelé à voter Marine. De toute évidence la contradiction entre la Manif pour tous et Sens Commun a nui aux deux.

GayLib

GayLib appelle à faire barrage à François Fillon !

21/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans un communiqué de dernière minute, GayLib, les « LGBT libéraux et humanistes », donne pour seule consigne de vote de ne pas voter… pour François Fillon ! GayLib, pourtant associé à l’UDI, explique que François Fillon s’est « de lui-même coupé des familles homoparentales » car il « souhaite réécrire la loi “Taubira” et retirer aux couples homosexuels l’accès à l’adoption plénière ».

Le lobby qui milite pour « les droits des LGBT » ajoute cet argument :

« Il a également récemment déclaré vouloir nommer au gouvernement des représentants du groupuscule dont il est devenu otage, Sens Commun, émanation de la Manif pour Tous. »

Lors du second tour de la primaire de la droite, GayLib avait soutenu Alain Juppé en dénonçant « un candidat Fillon sous influence, l’otage de groupuscules ultra conservateurs ».

Un homme détesté à ce point par GayLib, qui n’émet aucun avis sur aucun autre candidat, ne peut pas être totalement antipathique…

Macron Taubira

Emmanuel Macron dans les pas de Christiane Taubira

01/03/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) : En matière de « réforme sociétale », comme dit maintenant pour ne pas nommer les choses, Emmanuel Macron a enfilé les bottes de Christiane Taubira. C’est particulièrement clair sur la question de la GPA, la Gestation pour autrui, autrement dit l’ignoble pratique des « mères porteuses ».

En plein débat sur le mariage homosexuel et ses conséquences en matière de filiation, Christiane Taubira, alors garde des Sceaux, avait envoyé une circulaire aux juridictions en date du 25 janvier 2013 dans laquelle elle leur demandait de délivrer des certificats de nationalité française aux enfants nés de GPA à l’étranger bien que la loi française interdise formellement cette pratique. Pas grave pour le ministre de la Justice de donner pour consigne d’enfreindre la loi !

Dès cette époque, d’éminents juristes avaient dénoncé un premier pas du gouvernement socialiste vers une légalisation de la GPA. Las, si la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la France en juin 2014 et si la Cour de cassation a suivi en juillet 2015 en adaptant sa jurisprudence aux consignes de Mme Taubira, le président Hollande et son gouvernement ne sont pas allés plus loin durant tout le reste du quinquennat au grand dam des associations homoparentales décidées à permettre la GPA en France. L’élection présidentielle approchant à grands pas, Emmanuel Macron a remis le débat sur le tapis dans un entretien au magazine homosexuel Têtu paru lundi dernier.

Le candidat d’En Marche !, qui avait récemment affirmé que la « France opposée au mariage pour tous » avait été humiliée, aurait dû adopter une position ferme contre la gestation pour autrui. Pas du tout !

Comme à son habitude, le candidat de l’« extrême centre » comme d’aucuns le surnomment avec ironie, s’est montré équivoque sur la question de la GPA. Selon lui en effet, « ce sujet soulève un débat philosophique sur la capacité à disposer de son corps et à le marchandiser, […] un débat impossible à trancher » !

Même s’il dit ne pas être « favorable à autoriser la GPA en France ». il ajoute aussitôt qu’« en revanche, il faut permettre la reconnaissance née par GPA à l’étranger », car, à ses yeux, « on ne peut pas les laisser sans existence juridique. Ces enfants participent d’un projet d’amour » (sic). C’est pour cette raison qu’il a l’intention de « compléter la circulaire Taubira ».

La Manif pour tous a immédiatement dénoncé via son compte Twitter un « argument fallacieux » puisque l’existence juridique d’un enfant né à l’étranger ne repose pas sur la nationalité de ce dernier. Macron serait‑il ignorant ou cynique ?

Aude Mircovic, maître de conférences en droit privé et porte‑parole de l’association Juristes pour l’enfance, penche pour la seconde option. Dans une tribune publiée hier par Figarovox intitulé « Macron et la gestation pour autrui : la grande hypocrisie », elle accuse l’ancien ministre de l’Economie d’« inventer une illusoire injustice à laquelle pourrait seule remédier la reconnaissance de la GPA à l’étranger d’abord et, nul n’est dupe, en France très bientôt pour “arrêter l’hypocrisie” » , ajoutant :

« Pour mieux promouvoir la GPA, Emmanuel Macron s’engouffre à son tour dans cette voie éculée du mensonge mais qui fonctionne si bien qu’il aurait presque tort de s’en priver. »

Alors, Macron, Taubira, même combat ? Un autre point commun au moins les relie : l’un et l’autre ont reçu le soutien de Pierre Bergé, ce qui est tout sauf anecdotique.

Sens commun Jessey Marion

Madeleine de Jessey ne retrouvera pas Marion Maréchal-Le Pen à l’Assemblée

18/01/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Madeleine de Jessey, la fondatrice et figure emblématique de Sens commun, mouvement issu de La Manif pour tous et associé aux Républicains, ne retrouvera pas sa camarade de classe de l’établissement Saint-Pie X de Saint-Cloud, Marion Marion-Le Pen, sur les bancs de l’Assemblée nationale. « Contre toute attente », écrit Le Figaro, elle ne sera pas candidate aux élections législatives. Et c’est elle qui n’a pas voulu : « S’engager trop tôt, c’est risqué. Avant il faut une stabilité familiale », a expliqué la jeune femme de 27 ans – le même âge que Marion Maréchal –, le quotidien laissant entendre qu’une campagne électorale est peu compatible avec l’« heureux événement » qu’elle attend. « A défaut du palais Bourbon, ajoute Le Figaro, Madeleine de Jessey vise plutôt un poste dans un cabinet ministériel et lorgne sur les élections municipales de 2020. » En mai dernier, les deux jeunes femmes avaient longuement débattu dans les colonnes de Famille chrétienne, faisant apparaître leur véritable ligne de clivage : celle de l’identité.

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Primaire de la droite : abstention, François Fillon ou Poisson ?

20/11/2016 – FRANCE (NOVOpress) : Vous hésitez à aller voter à la primaire de la droite et du centre ? Vous hésitez entre l’abstention, un vote pour François Fillon et un vote pour Jean-Frédéric Poisson, que Marion-Maréchal Le Pen a salué hier d’un tweet qui a été perçu comme un encouragement à lui apporter son suffrage ? Il nous a semblé intéressant de publier ce texte de François Falcon paru sur le site Boulevard Voltaire.

« Faut-il voter Fillon afin d’écarter l’un des vainqueurs des sondages ? La perspective est tentante et son projet une synthèse intéressante. 

Ce dimanche, certains songent à aller à la pêche. C’est tentant, bien sûr, puisque la démocratie représentative est une démocratie par défaut. Si l’on permettait aux Français de proposer et de voter directement les lois par Internet, il est clair que notre législation serait radicalement différente. Mais à l’heure où des iconoclastes comme Aphatie songent à détruire le château de Versailles et contestent le suffrage universel dès lors qu’il porte au pouvoir des personnages ou des courants de pensée contraires à leurs anti-valeurs, la moindre parcelle de démocratie doit être exploitée. Exit, donc, la pêche.

Faut-il voter Fillon afin d’écarter l’un des vainqueurs des sondages ? La perspective est tentante et le projet de François Fillon est une synthèse intéressante. En comparaison de la ligne démocrate de Hillary Juppé et de la ligne opportuniste de Donald (celui de Disney) Sarkozy, c’est assurément un moindre mal. 

Sa campagne de coureur de fond lui a permis d’affiner sa vision de la société française et du monde, comme l’atteste notamment son discours de Biarritz : il y affirmait, par exemple, qu’il n’y a pas de problème de « communautarismes » en France mais uniquement un problème de dérive sectaire de la communauté musulmane et il s’y disait opposé à un durcissement de la législation laïque, qui reviendrait à pénaliser des millions de croyants qui ne posent aucun problème – catholiques, protestants, juifs, bouddhistes – au prétexte de canaliser les provocations de l’islam. En matière de politique étrangère, aussi, Fillon est clairement plus réaliste que ses concurrents du sérail, tous peu ou prou atlantistes.

Pour autant, l’adoption de ce rite américain des primaires – lequel s’explique outre-Atlantique par le fait que leur élection présidentielle est une élection à un seul tour – est une occasion unique de voter non pas en fonction de considérations stratégiques mais en fonction de ses convictions. Nous avons, désormais, en France une compétition à quatre tours (voire à six tours, si nous nous mêlons de la primaire socialiste afin d’écarter le calife Hollande ou son grand vizirs Valls) ; si nous n’en profitons pas pour faire au moins une fois un vote de conviction, c’est que nous sommes vraiment indignes du suffrage universel comme le pensent les Aphatie, les Attali et autres Attila !

Que ceux qui sont sensibles à la sincérité clintonienne de NKM ou de Bruno Le Maire votent donc pour eux ; que les très jeunes ou les très anciens qui n’ont pas le souvenir du mandat de Sarkozy votent donc pour lui ; que les masochistes bien-pensants votent Juppé ; que les libéraux identitaires christianisants modérés votent Fillon et que les sociaux identitaires chrétiens convaincus – ou leurs compagnons de route – votent Poisson, le seul au demeurant qui dénonce « le cordon sanitaire » anti-FN. 

Ajoutons que tous ceux qui ont sacrifié des dizaines d’euros et des dizaines d’heures pour aller manifester leur hostilité à la loi Taubira, et qui ont été méprisés par le système au point de n’être même pas décomptés, tiennent là l’occasion de se faire entendre très clairement en deux minutes et pour seulement deux euros. S’ils font tous cette démarche, Poisson, le seul qui souhaite abroger le mariage gay, rejoint mécaniquement le trio de tête avec plus de 25 % des voix. Dimanche 20 novembre, les vétérans de la Manif pour tous peuvent déclencher un séisme politique s’ils le souhaitent. Qu’ils ne s’en privent pas ! »

Tribune parue sur Boulevard Voltaire sous la signature de François Falcon

Manif Pour Tous : Pour Marion Maréchal-Le Pen, il y a “de vraies raisons encore aujourd’hui de se battre”

17/10/2016 – FRANCE (NOVOpress)
La Manif pour tous n’avait pas autant mobilisé depuis deux ans. Si une partie des manifestants qui ont défilé dimanche dernier sont opposés au mariage homosexuel en tant que tel, certains ont aussi surtout fait entendre leur voix contre la gestation pour autrui (GPA), la PMA (procréation médicalement assistée) et l’adoption pour les couples homosexuels.

À quelques semaines de la primaire de la droite et du centre, à sept mois de l’élection présidentielle, la Manif pour tous tient aussi à peser sur la présidentielle.

Comme l’a rappelé Ludovine de La Rochère sur BFMTV : “Quatre candidats de la droite et du centre sont favorables à une réécriture ou à l’abrogation de Loi Taubira“.

Au micro d’Europe 1, Marion Maréchal-Le Pen a jugé qu’il y avait encore de vraies raisons encore aujourd’hui de se battre :

Ces thématiques n’ont jamais véritablement quitté le débat. Et même si nous rappelons aujourd’hui notre volonté d’abrogation de la loi sur le mariage homosexuel, il s’agit aussi de traiter le sujet des mères porteuses et de la PMA ‘sans père’ et donc à ce titre, il y a de vraies raisons encore aujourd’hui de se battre, sans parler de toutes les attaques fiscales à répétition que le gouvernement a mené contre les familles durant ce mandat.



Marion Maréchal-Le Pen sur le Mariage pour tous… par Europe1fr


Incendie Paris Casseurs

L’adjointe à la Sécurité d’Anne Hidalgo priée de se taire face aux casseurs

13/04/2016 – PARIS (NOVOpress) : Dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10 avril, les manifestations « pacifiques » organisées ont dégénérées près de Nation : mobilier urbain saccagé, vitrines de banques dévastées, des Autolib’ brûlées. Des lycéens instrumentalisés par l’extrême gauche n’ont pas hésité pas à caillasser des CRS jusqu’à en blesser.

Colombe Brossel, adjointe au maire de Paris, chargée de la Sécurité, avait l’intention de déposer plainte contre X : le cabinet d’Anne Hidalgo lui a demandé de ne rien faire !

Or, tout le monde se souvient de l’hystérie de l’ancien maire de Paris face au succès de la Manif Pour Tous : Bertrand Delanoë avait réclamé 100 000 € aux organisateurs pour une pelouse piétinée, alors que l’itinéraire et le point d’arrivée avaient été validés par la préfecture de police.

A l’époque, une grande partie des médias avait évoqué la présence de casseurs durant la Manif pour tous, alors qu’aucun magasin n’avait été vandalisé, aucune voiture brûlée… Il n’y avait eu qu’une pelouse… piétinée, c’est-à-dire une pelouse sur laquelle les manifestants avaient marché ! Les manifestants casseurs, « en marge » de « Nuit Debout », ou « en marge » de mouvement lycéen contre la loi Travail, font, eux, à chaque fois, des dizaines de milliers d’euros de dégâts, sans parler des lycées incendiés…

 

 

8582-Chard

Le papa disparaît du nouveau Livret des parents !

Un congé de paternité ayant été instauré en 2002, l’heureux papa se voyait remettre un livret de paternité. Or, en 2015, à la suite du vote de la loi sur le « mariage » pour tous, les Caisses d’allocations familiales durent cesser de le diffuser, au motif, selon son directeur, qu’il était devenu « obsolète. » En effet, la loi Taubira prive délibérément l’enfant du droit d’avoir un père, à la place, si l’on ose dire, il pourra avoir deux mamans. Le livret en question sera remplacé, annonçait-t-on alors, par un livret de « parentalité » unisexe. Nous y sommes. Il a été présenté lundi par Laurence Rossignol, ministre « des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes ».

Il vise, dit-elle, à donner « des repères-clés » ; il est tragique et cocasse à la fois d’offrir des repères aux parents alors que l’on prive l’enfant de ce repère essentiel et structurant qu’est le père dont on ne trouve pas trace dans ce livret. « Où t’es, papa où t’es ? » chante Stromae. Nulle part, lui répond Mme Rossignol. Il est effacé. La mère, elle y est ! Mais il s’agit des « mères qui vivent seules leur grossesse. » C’est-à-dire celles, souvent homosexuelles, qui ont effectué une PMA à l’étranger. Ministre « des familles » elle veut faire de la place aux nouvelles, recomposées ou « homoparentales », au détriment de la famille traditionnelle : un père, une mère, ce n’est qu’une option parmi d’autres, sans doute « obsolète » qui ne mérite pas qu’on s’y arrête.

Le ministre en profite pour nous faire la leçon et nous indiquer comment élever nos enfants, en se faisant le chantre d’une éducation « correcte » qu’elle appelle « bienveillante ». Mais comme le dit Ludovine de la Rochère, de la « Manif pour tous » : « Avoir un père et une mère est le premier besoin de l’enfant. Alors que la ministre ne reconnaît même plus ce droit fondamental, ses conseils sur l’éducation sont malvenus. »

Au passage, le livret de Laurence Rossignol, enfonce quelques portes ouvertes : le bébé « ne crie pas pour vous énerver » ou « se fâcher après un bébé qui pleure ne sert à rien. » Cette bienveillance doit exclure l’usage de la fessée, est-il précisé au chapitre « Punitions corporelles » car « frapper un enfant (fessées, gifles, tapes, gestes brutaux) n’a aucune vertu éducative. Les punitions corporelles et les phrases qui humilient n’apprennent pas à l’enfant à ne plus recommencer, mais génèrent un stress et peuvent avoir des conséquences sur son développement ». C’est là une éducation malveillante. Cela étant dit et stigmatisé, Mme Rossignol ajoute, benoîtement, qu’il ne s’agit pas de « culpabiliser les parents » que serait-ce alors si elle voulait les culpabiliser !

Il faut toujours se méfier de telles « recommandations » gouvernementales. Généralement après un période dissuasive, dite encore pédagogique, sans résultat, on en appelle à la loi pour passer à la phase répressive. On peut donc redouter que la fessée ne finisse par devenir un délit, les parents étant poursuivis, éventuellement par leur chérubin devenu grand. En attendant, les « coupables » d’agression au postérieur de leur gamin pourront toujours aller s’en confesser dans « des lieux de soutien à la parentalité pour une éducation sans violence ».

Guy Rouvrais

Article paru dans Présent n° 8582 daté du 7 avril 2016

Livret Parents

Trois ans après, ils militent toujours à la Manif pour tous

Source : La Croix
À l’occasion de l’université d’été de la manif pour tous qui s’est tenue ce week-end à Quiberon, la Croix a rencontré des militants LMPT qui gardent foi et énergie. Au-delà de la loi Taubira, c’est pour la préservation de la structure familiale, l’un des socles de notre société et de notre identité, qu’ils continuent à se battre. Essentiellement au nom des valeurs chrétiennes, mais pas que. Extraits.

Rien ne pourrait les décourager. Ni l’entrée dans les us du « mariage pour tous », ni les attaques en tous genres, ni le nombre de manifestants qui s’émousse. Samedi 19 septembre, 250 militants de la Manif pour tous se sont retrouvés sur la presqu’île de Quiberon (Morbihan) pour la 3e université d’été du mouvement.

[…] Louis Ronssin, 38 ans, militant de la première heure dans le Calvados.

Au-delà de la contestation du mariage pour tous, le mouvement défend une vision du monde centrée sur l’humain et la famille, alors que notre société est tentée par une approche libérale et libertaire, centrée sur l’individu et le consumérisme.

Pour ce chef d’une entreprise d’insertion dans le bâtiment, la fragilisation de la famille, accentuée par la loi Taubira, déstabilise la société tout entière.

C’est simple, constate ce père de cinq enfants, qui habite près de Caen : les personnes que j’aide à se réinsérer sont toutes des cabossées de la famille, des gens qui ont souffert d’un divorce, d’un père absent, etc.

[…] « Il faut poursuivre sur cette lancée en bousculant les partis traditionnels, en formant les gens, en dynamisant les associations familiales, etc. » Pour ce trentenaire, le mouvement, loin de se tarir, n’en est qu’à ses débuts.
Du haut de ses 18 ans, Éloi Henry, fraîchement recruté comme chef d’équipe, ne dira pas le contraire.

[…] Ce qui m’a plu dans le mouvement, c’est son ouverture. La Manif pour tous va bien au-delà de la sphère chrétienne.

[…] Pour la suite, Catherine reconnaît être « encore interrogative » et venir chercher des réponses à l’université d’été.

[…]La vocation du mouvement va à mon avis au-delà des seules échéances électorales.


 

Réforme du collège : l’avenir de nos enfants, entretien avec Ludovine de La Rochère (Présent 8360)

22/05/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
En pointe contre la révolution anthropologique en cours (attaques contre le mariage, GPA, PMA…), la Manif pour tous serait particulièrement à même de faire entendre sa voix – celle des millions de Français qui ne veulent pas hypothéquer l’avenir de leurs enfants – sur la réforme du collège.

La grogne monte contre cette nouvelle réforme qui enfonce un peu plus le clou de la déconstruction et du grand effacement. Là encore, c’est l’avenir de nos enfants que l’on attaque. La Manif pour tous se sent-elle concernée par ce sujet ?
Bien entendu. Il y a d’ailleurs une continuité saisissante entre la déconstruction de la filiation biologique et celle de la filiation culturelle. On s’attaque à la transmission, à la mémoire, ce qui est évidemment défavorable à l’éducation et à l’avenir des enfants. C’est un sujet important et je pense que les Français sont susceptibles de se mobiliser. Il est en outre clair que famille et éducation vont de pair. À ce jour, la Manif pour tous conserve sa pleine liberté sur ce sujet, sans rien laisser présager de l’avenir.8360-Chard

Voilà une nouvelle réforme qui est mise en œuvre sans aval démocratique (le vote de la loi de programmation Peillon n’a, en son temps, suscité aucun vrai débat). Que vous inspire cette méthode qui devient une habitude du pouvoir en place ?
Ce sont toujours les mêmes procédés, qui consistent à mépriser la vox populi. En effet, une grande partie de la majorité parlementaire croit savoir mieux que les Français ce qu’il leur faut : c’est pourquoi l’opinion de nos concitoyens n’a aucune importance à leurs yeux. En outre, ils veulent intervenir dès le plus jeune âge, donc à l’école, pour modeler les générations à venir selon leurs vues. Paradoxalement, selon eux, il faut contraindre nos concitoyens pour les « libérer » de tous les « déterminismes », en particulier familiaux, sociaux, intellectuels… Nous avons connu cela avec la loi Taubira et nous le vivons actuellement pour la GPA et la PMA « sans père », pour lesquelles le pouvoir politique a transféré son pouvoir aux juges, brisant toute validation démocratique.

La réforme Peillon-Vallaud-Belkacem n’est pas à proprement parler révolutionnaire, elle est le dernier fruit de quarante années de pédagogisme destructeur, qui s’est épanoui sous des gouvernements de gauche comme de droite. N’y a-t-il pas ici un défi à relever ?
La droite – pour une large part en tout cas – paraît encore terrifiée à l’idée d’aller à l’encontre de la domination culturelle de la gauche. Elle n’arrive pas à reprendre la main. Elle a d’ailleurs contribué à cette œuvre de déconstruction, par peur, par démagogie. Elle n’a pas encore compris l’importance d’un positionnement clair sur ce sujet. Elle demeure extrêmement complexée. Il y a pourtant urgence à exprimer une opposition respectueuse, mais ferme et à poser les bases d’une véritable refondation de notre système d’éducation.

Le ministre de l’Éducation voit dans sa réforme un espoir pour les classes défavorisées. Que lui répondez-vous ?
La gauche et l’extrême-gauche ne sont pas intéressées par le réel, c’est-à-dire par ce que vivent les Français : ils restent dans des postures idéologiques sur ces sujets, alors que les faits attestent de l’ampleur grandissante et alarmante des difficultés de l’institution scolaire. L’ascenseur social n’a jamais aussi mal fonctionné que sous la domination d’un pédagogisme absurde et de l’obsession égalitariste. Ne cherchant pas à se mettre à la place de l’enfant, ils appliquent des méthodes qui, visiblement, ne lui conviennent pas et, en plus, ils veulent encore en ajouter dans ce sens. Ils préfèrent le nivellement par le bas plutôt qu’un système qui tire vers le haut tous les élèves, et donc aussi les moins à l’aise à l’école. Nous sommes, encore et toujours, dans l’idéologie, comme nous l’avons constaté lors des récentes et récurrentes attaques contre la famille : dans tous les cas, les enfants en seront les victimes.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant

La Manif pour tous est décidée à influer sur l’avenir des droites

01/12/2014 – FRANCE (NOVOpress)
Le Chercheur en science politique, Gaël Brustier, propose – dans une tribune publiée sur le site Slate – une analyse intéressante sur la stratégie de la Manif pour tous afin de peser dans le débat politique.

Extraits :

Voici deux semaines, le mouvement Sens Commun était parvenu à faire plier Nicolas Sarkozy qui avait fini par prononcer le mot «abrogation», scandé par une salle survoltée. Ce mouvement authentiquement conservateur, créé par d’anciens cadres de La Manif pour tous, a réussi son pari: imposer à l’ancien Président de la République son idée fixe, à savoir l’abrogation de la loi Taubira. «Ça ne coûte pas cher» leur a lancé un Nicolas Sarkozy trahissant ainsi, par cette expression maladroite, son manque d’aisance face à LMPT.

(…)

Depuis septembre 2012, ce qui était une mobilisation «spontanée» de la France la plus catholique s’est progressivement mué en un vaste mouvement conservateur. Au fil des mois allant de septembre 2012 à mai 2013, La Manif pour tous a vu certains de ses compagnons de route se radicaliser (le Printemps Français) et d’autres, comme les Identitaires, chercher à obtenir un brevet de respectabilité en participant aux cortèges roses et bleus menés par Frigide Barjot et non à ceux de Civitas. L’ensemble du mouvement est décidé à influencer le débat public, à imposer ses thèmes et désormais à agir sur la vie des partis politiques.