Sophie Pétronin : le retour de la convertie

« Pour le Mali, je vais prier, implorer les bénédictions et la miséricorde d’Allah, parce que je suis musulmane… » C’est donc une convertie à l’islam par des radicaux qui a été libérée, « en pleine forme » affirme-t-elle, et qui ne veut qu’une chose : retourner au Mali « pour voir ce qui se passe ». On comprend la gêne et la prudence du président Macron allé l’accueillir à l’aéroport. Car pour obtenir le retour de celle qui a refusé de qualifier ses ravisseurs de djihadistes, tout en annonçant s’être convertie à l’islam pendant sa détention, plus de 200 vrais djihadistes ont été libérés. Parmi eux, des hommes qui ont participé à des actions mortelles contre nos soldats.

Réelle catastrophe

Ces remises en liberté sont qualifiées de « réelle catastrophe » par Peer de Jong, ancien aide de camp des présidents François Mitterrand et Jacques Chirac et coauteur de Sécurité et développement dans le Sahel, du concept à la réalité (éd. L’Harmattan). « Bien évidemment, ils vont reprendre les armes immédiatement », estime-t-il dans une interview à franceinfo. Le retour de l’humanitaire musulmane s’inscrit dans un contexte où elle apparait cependant comme un point de détail. Cela s’inscrit dans la volonté de changement du nouveau pouvoir malien. En août dernier, un putsch a changé la donne à Bamako : des militaires renversent le chef d’Etat Ibrahim Boubacar Keïta, contesté dans la rue depuis des mois. Ces militaires font alors de la libération de Soumaïla Cissé un objectif prioritaire. C’est lui le gros poisson des négociations. Il avait été kidnappé le 25 mars dans le centre du pays par des hommes armés, en pleine campagne électorale. A la tête d’une délégation de seize personnes, il se rendait à Koumaira, dans le Cercle de Niafounké à Tombouctou, région située au centre du Mali. Les autres membres de la délégation sont libérés quelques jours après, mais lui était encore entre les mains de ses ravisseurs. Cet homme politique, opposant de premier plan au président renversé, va certainement tenir un rôle important pour la suite. Il pourrait aider, dit-on, à des négociations entre les militaires de Bamako et des organisations radicales du Nord.

La France affirme ne pas être intervenue dans la libération de la dernière otage française, et c’est sûr qu’au Mali, notre rôle politique se réduit. On voit se dessiner un scénario à l’afghane, le pouvoir discutant avec ses Taliban. Paris pourrait se trouver dans une position politique très délicate et la légitimité de son intervention fragilisée. « Les négociations du gouvernement malien avec l’organisation terroriste ont concerné monsieur Cissé. Et il se trouve, on ne va pas s’en plaindre, que Mme Pétronin a été libérée. Et c’est heureux », a expliqué avec son phrasé curieux le chef du gouvernement français, après avoir répondu par la négative aux questions de savoir si la France avait participé aux négociations et si elle avait versé une rançon. Confirmant ainsi les premières versions de l’Élysée. On n’est pas obligé de le croire. Quant à la conversion de l’ex-Sophie devenue Mariam, son fils la justifie entièrement. « Soit elle essaye de s’adapter, soit elle va périr, et ma mère s’est adaptée. » Cela peut en effet se comprendre. Mais une fois libérée, elle a persisté dans sa conversion auprès de djihadistes qu’elle semble avoir hâte de retrouver. On l’a dit, plus de 200 djihadistes ont été libérés. S’ils frappent nos soldats, qui demandera des comptes à Mme Pétronin ?

On comprend que le président n’ait pas osé se réjouir de cette libération, alors qu’il en avait initialement l’intention. Après l’avoir présentée en héroïne les médias eux-même ont adopté un profil bas sur le retour de la convertie par les djihadistes au grand cœur.

Pierre Boisguilbert

Texte repris du site Polémia

Sophie Pétronin, “la France faite cocue” – Le regard libre d’Élisabeth Lévy

Tout, dans la libération de “la dernière otage française”, Sophie Pétronin, laisse à penser que la France s’est fait avoir dans l’histoire. Comment expliquer aux soldats morts pour combattre le djihadisme que cette dernière a désormais adopté l’idéologie de ses bourreaux ? Comment croire un instant que la France n’a rien payé dans l’affaire ?

Revenons sur la libération de Sophie Pétronin.

On se réjouit qu’une citoyenne française et trois autres otages aient retrouvé leur famille. Les médias se sont régalés avec la séquence émotion du fiston quinquagénaire poussant des cris d’enfant en retrouvant « Maman ! ».

Cependant, beaucoup de Français ont été sidérés d’entendre l’ex-otage couvrir ses geôliers d’éloges. Elle ne veut pas qu’on les appelle djihadistes ou terroristes mais préfère “opposants armés”. Ils l’ont bien traitée, ont fait venir le médecin. Elle a vécu une retraite spirituelle. Bref, on se demande pourquoi elle a accepté de rentrer. D’ailleurs, et c’est le plus choquant, elle retourne au Mali, pour lequel elle implore la bénédiction d’Allah.

Cela choque qu’elle se soit convertie à l’islam ?

Elle croit en ce qu’elle veut. Mais au-delà de la foi, elle semble adopter l’idéologie de nos ennemis. 45 de nos soldats sont morts pour combattre les groupes tels que celui qui la détenait. On a donc le sentiment que la France s’est fait cocufier dans cette affaire. Cela explique peut-être qu’à Villacoublay, le président de la République ait fait service minimum.

Il est vrai c’est la présidence malienne qui a négocié cette libération. Et Sophie Pétronin n’était pas le sujet de la discussion. Mais difficile de penser que Paris n’a pas donné son accord. Et que sa qualité de française n’a pas joué. De plus, le prix payé nous concerne doublement.

– La libération de 200 prisonniers dont “une dizaine seulement seraient dangereux”. Dix, ça suffit pour commettre des attentats, des embuscades dans lesquels nos soldats peuvent être tués.
– Nous avons sans doute payé. Et cet argent contribuera aux malheurs de ce pays qu’elle aime tant.

Jean Castex affirme le contraire : la France n’aurait pas payé.

Libre à vous de le croire sur parole. Nous n’avons aucune preuve, mais c’est un rituel. À chaque fois, revient le refrain de la France qui ne paie pas et ne négocie pas. Sauf que tout le monde sait que c’est faux. En l’occurrence, on parle de quelques millions d’euros.

Sur les réseaux sociaux, beaucoup de gens écoeurés affirment qu’on aurait dû abandonner cette vieille dame à son sort. Ils se trompent. La France ne laisse pas tomber ses citoyens, même quand ils sont aussi ingrats que notre Calamity Sophie. C’est peut-être une insupportable donneuse de leçons mais c’est “notre” donneuse de leçons. Ironie du sort : si cette sans-frontiériste au grand cœur est libre, c’est grâce à ce qu’on n’ose pas appeler “la préférence nationale”.

Tribune reprise du site de Sud Radio

Mali : une libération d’otages qui marque un vrai tournant dans la guerre, par Bernard Lugan

Au Mali, la libération des otages dont celle de la propagandiste musulmane Myriam Pétronin et des « jihadistes » détenus par Bamako, cache en réalité la phase 2 d’une opération complexe dont j’avais annoncé le début dans mes communiqués du samedi 6 juin et du jeudi 20 août 2020 respectivement titrés « Les véritables raisons de la mort d’Abdelmalek Droukdal » et « Mali : ce coup d’Etat qui pourrait enclencher un processus de paix ».

En effet :

1) L’Algérie est redevenue maîtresse du jeu à travers son relais régional Iyad ag Ghali avec lequel a été négociée la libération des otages et celle des jihadistes.

2) L’universalisme jihadiste a été ramené à ses réalités ethniques, les « jihadistes » libérés étant en effet majoritairement des Touareg obéissant à Iyad ag Ghali et qui ont directement été acheminés dans son fief de Kidal.

Pour bien comprendre ce qui s’est passé, il faut bien voir que tout a débuté au mois de juin 2020 avec la mort d’Abdelmalek Droukdal, le chef d’Al-Quaïda pour toute l’Afrique du Nord et pour la bande sahélienne, abattu par l’armée française sur renseignement algérien. Cette liquidation s’inscrivait dans le cadre d’un conflit ouvert qui avait éclaté entre l’EIGS (Etat islamique dans le Grand Sahara), rattaché à Daech, et les groupes se réclamant de la mouvance Al-Qaïda, dont celui d’Iyad ag Ghali associé aux services algériens.

A partir de 2018-2019, l’intrusion de DAECH à travers l’EIGS, avait en effet provoqué une évolution de la position algérienne, Alger ne contrôlant pas ces nouveaux venus dont le but était la création d’un califat régional. Entre l’EIGS et les groupes ethno-islamistes se réclamant de la mouvance Al-Qaïda, le conflit était dès-lors inévitable, puisque les premiers privilégiaient l’ethnie (Touareg et Peul) aux dépens du califat.

Or, le coup d’Etat qui s’est produit au Mali au mois d’août 2020, a permis de donner toute liberté à la négociation qui a pour but de régler deux conflits différents qui ne sont pas à racine islamiste. Il s’agit en effet comme je le montre dans mon livre Les Guerres du Sahel des origines à nos jours de conflits inscrits dans la nuit des temps, de résurgences ethno-historico-politiques conjoncturellement abritées derrière le paravent islamique. Ces deux conflits qui ont chacun leur propre dynamique sont :

– Celui du Soum-Macina-Liptako, qui est porté par les Peul, d’où l’importance d’Ahmadou Koufa.

– Celui du nord Mali, qui est l’actualisation de la traditionnelle contestation touareg, d’où l’importance d’Iyad ag Ghali.

Or, Abdelmalek Droukdal qui était opposé à ces négociations, avait décidé de reprendre en main et d’imposer son autorité, à la fois à Ahmadou Koufa et à Iyad ag Ghali. Il était donc l’obstacle au plan de paix régional algérien soutenu par la France et qui vise à isoler les groupes de Daech. Voilà pourquoi il est mort.

A travers la libération des otages, le plan franco-algérien qui a pour but le retour dans le jeu politique des Touareg ralliés au leadership d’Iyad ag Ghali, et de ceux des Peul suivant Ahmadou Koufa, se déroule donc pour le moment parfaitement. L’Algérie éloigne ainsi le danger EIGS de ses frontières, et la France va pouvoir concentrer tous ses efforts sur ce dernier avant d’alléger le dispositif Barkhane.

Nous voilà une fois encore loin des analyses superficielles du monde médiatique.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Djihadistes relâchés, versement de rançon : la libération de Sophie Pétronin interroge à droite

Les conditions de la libération de Sophie Pétronin, ainsi que ses déclarations, ont entraîné des réactions négatives à droite de l’échiquier politique, certains y voyant un affront fait aux militaires français encore sur le terrain au Sahel.

Quatre ans après son enlèvement par un groupe djihadiste du Sahel malien, la Française Sophie Pétronin, 75 ans, est rentrée en France le 9 octobre 2020 au lendemain de l’annonce de sa libération, suscitant la polémique chez certains élus de droite. A son retour, elle s’est exprimée devant les caméras en ces termes : «Pour le Mali, je vais prier, implorer les bénédictions et la miséricorde d’Allah, parce que je suis musulmane. Vous dites Sophie, mais c’est Mariam que vous avez devant vous», évoquant sa conversion à l’islam. Elle a par ailleurs annoncé son souhait de «revenir au Mali voir un peu ce qu’il se passe», là où se trouve son organisation d’aide aux enfants. Les conditions de sa libération restent encore floues, mais font déjà polémique. Officiellement, la France a toujours affirmé ne jamais payer de rançons pour libérer ses ressortissants. L’ancien président de la République François Hollande martelait ainsi que «la France ne paye pas de rançons… La France ne pratique pas non plus d’échanges de prisonniers».

Néanmoins, pour le journaliste et spécialiste des mouvements djihadistes au Sahel Lemine Ould Salem, interrogé sur RTL, «c’est une évidence» : une rançon aurait bien été versée. Il évoque une somme de 10 millions d’euros versée pour garantir la libération de Sophie Pétronin et des trois autres otages : l’homme politique malien Soumalia Cissé et deux ressortissants italiens, dont un prêtre. Une information qui n’a pour le moment pas été confirmée. De plus, la libération les 5 et 6 octobre de plusieurs dizaines d’individus, présentés par des officiels maliens (sous couvert d’anonymat) comme des djihadistes, mais dont les identités demeurent inconnues, pourrait avoir été au cœur des négociations pour la libération de la Française. Selon les informations du quotidien Le Monde, il y aurait parmi eux des cadres du djihad affiliés à al-Qaïda. Le journal cite notamment «le Mauritanien Fawaz Ould Ahmed […] arrêté en 2016, impliqué dans les attentats contre le restaurant La Terrasse à Bamako [six morts] et l’Hôtel Byblos à Sévaré [22 morts] en 2015» ; et ce même si une large majorité de ces combattants islamistes seraient «de tout petits poissons qui n’avaient pas été jugés». «Cela n’a pas de prix de libérer des personnes prises en otage, mais quoi qu’il en soit, le prix est très, très cher», estime Peer de Jong, ancien aide de camp des présidents François Mitterrand et Jacques Chirac, spécialiste de la sécurité au Sahel interrogé par Franceinfo le 9 octobre. Il qualifie cette libération de djihadistes de «réelle catastrophe» pour le Mali, où combattent toujours des soldats français.

Texte repris du site RT France

Que faisons-nous encore au Sahel où le changement de paradigme s’impose désormais ?, par Bernard Lugan

Un sondage édifiant vient d’être publié au Mali : 82% des Maliens ont une opinion défavorable de la France, 77% pensent qu’elle n’y défend militairement que ses intérêts, 62,1% considèrent que Barkhane doit quitter immédiatement le Mali et 73% estiment que la France est complice des jihadistes…

Ce sondage confirme l’ampleur du sentiment anti Français largement affirmé le 10 février 2019 à Bamako, quand, devant plusieurs dizaines de milliers de partisans, l’imam wahhabite Mahmoud Dicko déclara : « Pourquoi c’est la France qui dicte sa loi ici ? Cette France qui nous a colonisés et continue toujours de nous coloniser et de dicter tout ce que nous devons faire. Que la France mette fin à son ingérence dans notre pays ».

Ce rejet de la France se retrouve également au Niger et au Burkina Faso où des manifestations quasi quotidiennes demandent le départ de l’armée française.

Au moment où la France engage la fleur de sa jeunesse pour les défendre, les populations concernées demandent donc le retrait de Barkhane… En même temps, des dizaines de milliers de déserteurs maliens vivent en France où ils bénéficient des largesses « néocoloniales » d’un pays devenu masochiste…

Dans ces conditions, puisque notre présence n’y est pas désirée, et qu’elle y est même rejetée, que faisons-nous encore au Sahel ? Allons-nous continuer à y exposer la vie de nos soldats alors que la région totalise moins de 0,25% du commerce extérieur de la France, que les 2900 tonnes d’uranium du Niger ne pèsent rien dans une production mondiale de 63 000 tonnes, et que l’or du Burkina Faso et du Mali est extrait par des sociétés canadiennes, australiennes et turques ?

Les Maliens, les Nigériens et les Burkinabé ne veulent donc plus de la France ? Dont acte ! Les 10 milliards d’euros que nous leur donnons annuellement en cadeau gracieux, et en pure perte, vont donc pouvoir être mis au service des Français. Notamment dans les hôpitaux où 660 médecins menacent de démissionner si l’Etat ne renfloue pas les caisses, alors que moins de 3 milliards permettraient d’y régler définitivement tous les problèmes…

Ceci étant, puisque, au Sahel, nous évoluons désormais en milieu hostile, pourquoi ne pas profiter de l’opportunité offerte par l’ingratitude de ses populations pour enfin changer de paradigme ?

Jusque-là, portant avec constance, et même abnégation, le « fardeau de l’Homme blanc », nous y avons combattu pour empêcher le chaos régional. Aujourd’hui, une question iconoclaste doit être posée : et si nous partions en laissant se développer le chaos?

Notre départ provoquerait certes une période d’anarchie, mais, à son terme, les contentieux régionaux mis entre parenthèse par la colonisation et aggravés par la démocratie auront été « purgés ». Pourrait ainsi naître l’indispensable réorganisation politique et territoriale qui, seule, pourrait régler la crise régionale en profondeur. Ce que refusent de faire les rentiers de l’indépendance, ces sédentaires qui ne sont au pouvoir que parce qu’ils sont électoralement plus nombreux que les nomades. Et cela parce que leurs femmes ont été plus fécondes que celles des pasteurs, lesquelles eurent la sagesse d’aligner leur développement démographique sur les possibilités offertes par le milieu. Ces mêmes sédentaires qui demandent aujourd’hui le départ de Barkhane, ne voyant pas que le nouvel ordre régional qui suivra ne se fera pas en leur faveur car les Touareg, les Maures et les Peul auront en effet vite fait de les remettre sous leur coupe… comme avant qu’ils en aient été libérés par l’ « odieuse » colonisation…

Au lieu de continuer à chercher dans les jihadistes un « ennemi de confort », regardons plutôt la réalité en face.

Au Sahel, nous ne sommes pas dans l’Indochine de 1953, avec la descente de divisions entières du Vietminh vers Hanoï. Ici, nous avons face à nous quelques centaines de combattants qui se meuvent dans un vivier de quelques milliers de trafiquants abritant leur « négoce » derrière l’étendard du Prophète. La frontière entre jihadistes « authentiques » et jihadistes « opportunistes » est donc plus que floue. Quant aux alliances de circonstance nouées entre les groupes, elles sont cloisonnées par d’énormes fossés ethno-raciaux empêchant l’engerbage.

Placées à la confluence de l’islamisme, de la contrebande, des rivalités ethniques et des luttes pour le contrôle des ressources, Barkhane percute régulièrement les constantes et les dynamiques locales, bloquant ainsi toute possibilité de recomposition politique et territoriale.

Notre départ permettrait donc la reprise de ce vaste mouvement des Maures, des Touareg et des Peul bloqué hier par la colonisation. Comme je ne cesse de le dire et de l’écrire depuis des années, et comme je l’explique dans mon livre Les Guerres du Sahel des origines à nos jours, les nomades guerriers touareg, maures ou peul, n’accepteront jamais que l’ethno-mathématique électorale les soumette au bon vouloir des agriculteurs sédentaires que leurs ancêtres razziaient. Or, depuis les indépendances, l’introduction de la démocratie a fait qu’étant électoralement les plus nombreux, les sédentaires sudistes ont voulu prendre une revanche historique.

Seul notre départ et l’abandon de notre protection militaire leur fera – certes tragiquement -, comprendre qu’ils ne sont pas de taille à vouloir dicter leur loi à ceux qui, avant la colonisation libératrice, réduisaient leurs aïeux en esclavage.
Ces problématiques régionales millénaires étant à la source des problèmes actuels, tout règlement de la crise sahélienne passe donc par leur prise en compte et non par leur négation.

Une telle politique devrait impérativement passer par le recentrage de notre ligne de défense sur la Méditerranée. D’où un renforcement de nos capacités maritimes, ce qui ne devrait pas poser de problèmes financiers puisque les 10 milliards d’euros que nous donnons annuellement aux pays du Sahel représentent le coût de trois porte-avions.

Cette politique serait ancrée sur un nouveau paradigme impliquant l’établissement de partenariats avec les pays de l’Afrique du Nord qui seraient les premiers à subir les vagues migratoires venues du sud. Dans ces conditions, la priorité serait de vider l’abcès libyen en aidant les forces du général Haftar à prendre le contrôle du pays.

Bernard Lugan

Texte repris du site Blog de Bernard Lugan

Pendant que les soldats combattent au Mali, d’autres aident les islamistes à se développer en France

04/12/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Le général Soubelet – Ex-numéro trois de la gendarmerie nationale – a tenu à publier sur Facebook un texte écrit par un militaire français déployé au sein de la force Barkhane. Touché par la mort de ses frères d’armes, ce militaire rappelle que le combat contre les islamistes doit aussi se dérouler en France.

Voici l’introduction rédigée par le général Soubelet :

Ce samedi je publie ce texte écrit par un militaire français déployé au sein de la force Barkhane, touché par la mort de ses frères d’armes mais lucide sur la situation de notre pays. Servir la France c’est d’abord l’aimer et défendre ce qu’elle est. Aujourd’hui défendre la France est un combat qui se déroule aussi et surtout sur le sol national.
Ce cri est celui des enfants de France qui s’adressent à une classe politique atone et à trop de nos compatriotes qui, au delà de quelques secondes de considération, n’ont d’autre préoccupation que leur propre sort.

Voici le texte du militaire déployé au sein de la force Barkhane :

“L’heure n’est pas à la critique, mais au deuil.

Et si critique il doit y avoir par la suite, ne devrait elle pas plutôt se produire sous forme d’introspection, pour une Nation qui envoie ses plus braves enfants à la mort afin de combattre au loin les racines du mal, ce même mal qu’elle laisse prendre racine en son sol?!!!

Nos camarades sont morts dans l’exercice du métier qu’ils avaient choisi, un métier noble pour de nobles fils de France…

C’est leur faire insulte que de laisser prospérer en terre de France les comparses de ceux qu’ils combattent.

Tous ces veuves et orphelins grandiront-ils en bénéficiant de la paix que le sacrifice de leur mari et père leur mérite, ou bien la lâcheté politique leur octroiera-t-elle la double peine d’avoir perdu leur père pour un combat que d’autres vont se charger de rendre vain?

Donner du sens, ce n’est pas trouver les mots qui font frissonner et verser des larmes dans la cours de Invalides.

Donner du sens c’est faire preuve dans l’exercice des fonctions politiques, d’un courage équivalent à celui de ceux qui ont le sang versé…

Ce courage est garant de la notion de Patrie. De la mère Patrie, celle-la même dont nous célébrions encore il y a peu la puissance sacrificielle incarnée par les poilus. Car quelle digne mère donnerait son sein à ceux qui se réjouissent de la mort de ses fils?

Lire la suitePendant que les soldats combattent au Mali, d’autres aident les islamistes à se développer en France

Mali : des héros français, pour oublier les lâches, par Ivan Rioufol

Dans une France gangrenée par les traîtres, leur mort accidentelle prend une dimension héroïque : les treize officiers et sous-officiers qui ont été tués, lundi soir au Mali, dans une collision entre deux hélicoptères qui les transportaient, forcent l’admiration. Leur destin tragique enchantera les djihadistes du Sahel et des banlieues françaises. Mais l’exemple de ces soldats rappelle qu’il existe encore une jeunesse prête à mourir pour sa patrie, tandis que beaucoup d’autres ont capitulé ou collaborent déjà avec l’ennemi intérieur. Les victimes s’appellent Nicolas, Benjamin, Clément, Alex, Pierre, Julien, Romain, Romain, Alexandre, Antoine, Valentin, Jérémy, Andreï. Ils ont des prénoms et des noms qui se retrouvent familièrement sur les monuments aux morts des guerres passées.

C’est cette même histoire, généreuse et courageuse, que ces jeunes militaires poursuivaient, en affrontant depuis 2013 les groupes djihadistes au Sahel. L’honneur de la France est de tenir ce front, seule, afin d’épargner à toute une partie de l’Afrique d’être gagnée par le califat, qui servirait alors de possible base arrière à la conquête de l’Europe. “Cette tragédie ne peut être une remise en cause de notre engagement”, a précisé ce mercredi le chef d’état-major des armées, le général François Lecointre. Reste que la détermination française dans la lutte contre l’islamisme à l’extérieur ne se retrouve pas à l’intérieur.

La France a un rôle historique à tenir dans la guerre contre l’islamisme, ce totalitarisme du XXIe siècle. Elle ne peut se retirer du Mali, où la population est néanmoins gagnée par un sentiment anti-français, sans perdre la face et laisser un vide qui serait rempli par les mouvements terroristes. Sa présence au Sahel, avec 4500 hommes, est un rempart pour la sécurité des nations européennes. Celles-ci tardent d’ailleurs à lui prêter main forte, financièrement et militairement. L’Union européenne fait des phrases mais n’apporte rien de concret. Cette situation est anormale. Pour autant, l’observateur ne peut être que troublé quand il compare la combativité française au-delà de ses frontières et sa pusillanimité dès qu’il s’agit de résister à l’emprise fanatique dans les cités. La guerre menée au Mali contre l’islam conquérant est destinée à briser les reins d’une idéologie qui déteste l’Occident. Or le pouvoir donne le sentiment, au plan intérieur, de vouloir s’excuser de sa brutalité extérieure.

Si la main de la France est ferme au Mali, elle tremble dans les banlieues rebelles. L’extrême gauche, on l’a vu lors de la manifestation de la honte du 10 novembre à Paris, a même fait alliance avec les plus rétrogrades des organisations islamistes. Tandis que des héros meurent au Mali, des lâches paradent en France. Ceux-là font honte, voilà tout.

Ivan Rioufol

Texte daté du 27 novembre 2019 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Barkhane, l’heure des questions, par Etienne Defay

13 morts. 13 soldats et officiers français qui ne rentreront pas chez eux. C’est l’épisode le plus meurtrier de l’armée depuis l’attentat du Drakkar au Liban en 1983.

Dans la nuit de lundi à mardi, un hélicoptère Tigre et un hélicoptère Cougar se sont percutés. Il n’y aurait eu aucun survivant. L’opération Barkhane aura, depuis son lancement en 2013, coûté la vie de 38 de nos soldats. De quoi poser cette question lancinante : à quoi bon ? Pour répondre à cette question, il faut revenir un peu en arrière : l’opération Barkhane est une opération militaire menée au Sahel et au Sahara par l’armée française, qui vise à lutter contre les groupes armés salafistes djihadistes dans toute la région du Sahel. On peut nommer les groupes Ansar Dine, AQMI, Al Mourabitoune, Etat Islamique dans le Grand Sahara ou encore Ansarul Islam. Face à cette menace protéiforme : l’armée française a déployé entre 3000 et 4500 hommes.

Lancée le 1er août 2014, elle prend la suite des opérations Serval et Epervier. Elle est menée sur le papier en coordination avec les pays membres du G5 Sahel à savoir le Mali, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Tchad et le Niger. Mais c’est bien là que réside une facette du problème :

« Il n’y a pas de calendrier qui se dessine et les objectifs demeurent extrêmement flous. L’agenda est illisible, et la feuille de route semble absente. » remarque Caroline Roussy, chercheuse à l’Iris. En d’autres termes, aucune visibilité. C’est ce que font remonter les militaires présents sur place et qui nous parlent sous couvert d’anonymat. « Hormis tuer du terroriste, on ne sait pas vraiment ce qu’on fait là. A chaque fois qu’on détruit un convoi et condamnons de fait un passage, ils en empruntent un autre le lendemain. On est 3000 à devoir découper et ratisser le Sahara. » Autant chercher une aiguille dans une botte de foin ! Et cette botte de foin est infestée de serpents dont le venin imprègne tout et s’infiltre partout. Le corps français a beau se démener, piquer et repiquer la botte, le venin progresse et agrandit chaque jour son cercle d’influence. Aujourd’hui, toute la partie nord du Burkina Faso est classée rouge. Faute de frontières solides entre les pays, les djihadistes s’infiltrent, frappent et s’évanouissent ; cette menace fantôme oblige nos soldats à des trésors de patience, de diplomatie et exige des nerfs d’acier. Car bien souvent, les assassins se dissimulent sous les traits d’une population civile a priori amicale. Même si le sentiment anti-français progresse au Mali où nos forces sont de plus en plus regardées comme une armée d’occupation.

En effet, à l’annonce de la mort de nos soldats, de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux montrent des internautes africains ravis ou hilares qui ne cachent pas leur hostilité. Or, sans l’armée française, le Mali serait aujourd’hui aux mains des islamistes. Mais, sans vision claire, sans feuille de route et surtout sans capacité des pays africains concernés de gérer le problème djihadiste efficacement, nos troupes sont en quelque sorte condamnées à rester. Car partir signifierait avouer un échec. Pire, une défaite. Une défaite qui rendrait caduques des années d’efforts, une défaite qui assurerait aux terroristes une base arrière, une défaite qui conférerait à nos pertes un statut d’inutilité. A l’inverse du sens de leur sacrifice. Ce dernier en revanche, ne s’en ira jamais.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 27 novembre 2019

Militaires tués au Mali – Louis Aliot (RN) : “L’armée fait beaucoup avec peu de moyens”

27/11/2019 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Louis Aliot, député Rassemblement national des Pyrénées-Orientales et membre de la commission de la défense nationale et des forces armées, était l’invité des “4 Vérités” de France 2, ce mercredi 27 novembre.

Il revient notamment sur la mort des 13 militaires qui faisaient partie des 4 500 Français mobilisés au Sahel dans le cadre de l’opération Barkhane.


La mort d’un chef djihadiste au Mali suite à une opération française

29/11/2018 – INTERNATIONAL (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
L’armée malienne a confirmé samedi la mort du chef djihadiste Amadou Koufa, tué à l’occasion d’une opération « d’ampleur, complexe et audacieuse » des troupes françaises (CEMA général Lecointre). Chef de file d’un groupe djihadiste particulièrement virulent au centre du Mali, rattaché par le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) à la nébuleuse islamiste d’Al Qaeda au Maghreb islamique (AQMI), il avait dernièrement appelé toutes les populations peules à rejoindre le djihad.

Sa mort ne peut qu’être saluée ; mais ne signe pourtant pas le retour de la paix dans la région. D’abord parce qu’on peut s’attendre à des représailles de la part du GSIM. Ensuite parce que la guerre au centre du pays n’est que la suite de celle menée au nord. Enfin car seul le retour de l’autorité étatique pourra mettre un terme aux conflits intercommunautaires dont se nourrit le djihadisme local.

Mali et RCA, deux échecs du mythe du « vivre ensemble » – par Bernard Lugan

Bernard Lugan

03/02/2016 – FRANCE (NOVOpress avec Bernard Lugan)

Au Mali comme en RCA, des conflits récurrents et résurgents opposent des populations que tout sépare. Au nom du mythe universaliste du « vivre ensemble », la seule solution proposée par la France est électorale. Or, l’ethno-mathématique confirmant à chaque fois la domination démographique, donc démocratique, des plus nombreux, les ressentiments des peuples minoritaires en sont aggravés. Voilà pourquoi nos interventions militaires successives, pourtant couronnées de succès, sont suivies d’autant d’échecs politiques.

Un minimum de culture ethno-historique permet pourtant de bien poser le problème :

1) Dans le Sahel, et notamment au Mali, toutes les populations nomades nordistes, qu’il s’agisse des Touareg, des Maures, des Arabes et des Peul, furent esclavagistes. Durant des siècles, elles puisèrent dans le « vivier humain » sudiste du Bilad al Sudan, le « pays des Noirs », notamment chez les Bambara, les Soninké et les Malinké. Ces derniers n’ont pas oublié leurs souffrances passées dont ils furent délivrés par la colonisation.
L’indépendance leur fournit ensuite les moyens d’une vengeance historique. Devenus les maîtres d’un Etat rassemblant artificiellement nomades et sédentaires, razzieurs et razziés, esclavagistes et victimes, ils s’en prirent aux Touareg, lesquels, en réaction, se soulevèrent à maintes reprises. Sur ce terreau propice prospérèrent ensuite les trafiquants de toutes sortes, puis les islamistes.

2) Avant la colonisation, l’actuelle RCA, le Bilad el Kouti ou Dar Kouti, littéralement la « terre des esclaves », fut ravagée par les esclavagistes musulmans venus du Soudan et du Tchad. Comme au Mali, les populations sudistes conservent la mémoire de ces chasses à l’homme dont elles furent, elles aussi, libérées par la colonisation française. Pour elles, l’offensive que la Seleka lança en 2013 était donc une moderne razzia renouant avec les raids musulmans d’avant la période coloniale.

Lire la suiteMali et RCA, deux échecs du mythe du « vivre ensemble » – par Bernard Lugan

« Salafistes » : le gouvernement veut censurer un documentaire dénonçant l’islamisme radical

26/01/2016 – CULTURE (NOVOpress)
Trois ans de tournage pour approcher au plus près la vérité du djihadisme. C’est ce que propose « Salafistes », un documentaire qui risque bien d’être censuré par le gouvernement… pour apologie du terrorisme.

C’est un documentaire dépouillé, sans voix off pour expliquer où est le bien et où est le mal. Le sujet ? Le djihadisme et la charia au Mali, à Tombouctou au printemps 2012, avant l’intervention française, puis en Mauritanie, près des idéologues du salafisme, en Tunisie au cœur du discours des extrémistes du groupe Ansar al Charia.
Prenant des risques énormes, les reporters se sont plongés dans cet univers dangereux et en rapportent les propos des thuriféraires de l’islam radical, sans voile.
De l’avis de ceux qui ont assisté à sa projection en festival, aucune ambiguïté sur le propos : la cruauté des intervenants et des pratiques, l’obscurantisme des djihadistes, tout cela est montré sans fard et sans qu’il soit besoin de sous-titres à l’usage des c… et des mal-comprenants.

Pourtant, un obscur fonctionnaire du ministère de l’intérieur, range « Salafistes » dans la catégorie « apologie du terrorisme ». Il a failli être complètement censuré, puis, devant le tollé suscité, serait « seulement » interdit aux moins de 18 ans. Cela reviendrait à tuer le film dont les distributeurs ne se presseraient pas au portillon pour le présenter. Il ne pourrait plus être diffusé par la télévision alors qu’il a été réalisé en collaboration avec France 3 et Canal +.

Bref, il semble qu’une fois de plus la vérité dérange. Seule Fleur Pellerin, ministre de la Culture, pourrait trancher en faveur du film, avant sa sortie prévue demain. Autant dire, au vu du discernement de la dame, que ce n’est pas gagné.

C.D.


Ils osent tout : l’Arabie Saoudite à la tête d’une coalition islamique anti-terroriste

15/12/2015 – MONDE (NOVOpress)
L’un des principaux bailleurs de fonds du fondamentalisme et des mouvements terroristes Islamiques prend la tête d’une … coalition de pays musulmans pour lutter contre le terrorisme. Les indépendantistes corses n’ont qu’à bien se tenir.

L’Arabie saoudite fait partie de la coalition internationale qui, sous la conduite des Etats-Unis, est supposée combattre l’État islamique en Syrie et en Irak. A croire que cela ne suffit pas à blanchir son image de grand financier du fondamentalisme et des mouvements terroristes Islamiques, puisque Ryad a formé une coalition, comprenant 34 pays, notamment l’Égypte, la Turquie et le Pakistan ou encore le Sénégal, destinée à combattre “toute organisation terroriste” par des opérations militaires.
A la question de savoir si la nouvelle coalition va se consacrer à la lutte contre l’EI, le prince Mohamed, fils du souverain saoudien, a souligné qu’elle allait combattre “toute organisation terroriste”. Elle sera dotée d’un centre de commandement basé à Ryad pour “soutenir les opérations militaires dans la lutte contre le terrorisme”, selon les communiqués officiels de Ryad.

F16 saoudiens engagés au Yémen
F16 saoudiens engagés au Yémen

En attendant, cette coalition ne rassemble(1) que du beau linge, la Turquie étant connue pour son soutien financier (par le trafic de pétrole) et logistique (par l’acheminement de matériel et d’hommes via son territoire) à l’État Islamique. Le Pakistan, de son côté, a créé, formé et développé le mouvement taliban…avec les fonds saoudiens et le soutien américain. Si l’Égypte est le berceau des Frères Musulmans, l’une des matrices du fondamentalisme révolutionnaire sunnite, il fait bien avouer que le pouvoir égyptien est le seul parmi les grand pays arabes de cette coalition à souffrir du terrorisme et à le combattre.
Parmi les autres membres de cette intéressante coalition, le Soudan est depuis longtemps un foyer terroriste, de même que la Somalie ou la Palestine. Quant à la Libye, elle est partagée depuis la brillante intervention occidentale entre factions plus extrémistes les unes que les autres, laissant l’État Islamique prendre peu à peu le contrôle du pays.

Lire la suiteIls osent tout : l’Arabie Saoudite à la tête d’une coalition islamique anti-terroriste

Mali : prise d’otages à l’Hôtel Radisson de Bamako

20/11/2015 – MONDE (NOVOpress)
Déjà au moins trois victimes dans la prise d’otage de l’hôtel Radisson de Bamako, fréquenté par de nombreux étrangers. Près de 170 personnes, dont plusieurs Français, étaient détenues par les terroristes, mais 80 auraient été libérés.

Une « prise d’otages » est en cours ce vendredi à l’hôtel Radisson de Bamako au Mali, avec « 140 clients et 30 employés » retenus par deux ou trois assaillants. Un témoin raconte qu’il a vu les gardiens de l’hôtel se faire tuer par les auteurs de l’attaque. D’autres témoignages indiquent que les terroristes auraient crié « Allahu Akbar » (« Dieu est grand » en arabe) lors de leur entrée dans l’hôtel.
L’hôtel Radisson est très prisé par la clientèle internationale, dont les diplomates et les équipages d’Air France.
Selon plusieurs sources médiatiques concordantes, 80 otages ont été libérés, pour la plupart américains.
Une quarantaine de gendarmes du GIGN (Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale) partent vendredi en mission au Mali après l’attaque de l’hôtel Radisson, annonce le ministère de l’Intérieur.



Opération Barkhane ! Tribune libre de Vincent Revel

Opération Barkhane ! Tribune libre par Vincent Revel

Sacré général Hollande ! Souvenez-vous, février 2013, notre chef de guerre, qui aujourd’hui a endossé le costume du sauveur du monde libre, nous expliquait avec le plus grand sérieux, au début de l’Opération Serval au Mali, que nos hommes étaient présents au Sahel pour une durée de deux mois. En juin 2013, en fin spécialiste de l’Afrique et de la géopolitique, il certifiait : « nous voyons que nous sommes maintenant dans la dernière phase de l’opération. » Juin 2015, c’est-à-dire deux ans plus tard, nous pouvons logiquement constater que la situation est évidemment toute autre avec l’Opération Barkhane.

La zone de tension s’est considérablement agrandie. Les islamistes sunnites ont la capacité de fragiliser plusieurs pays. Le Centrafrique, le Mali, le Niger, le Cameroun, le Nigéria sont régulièrement touchés par des attaques terroristes. La Lybie sombre dans un chaos qui nous rappelle celui de la Syrie. Mais rassurons-nous, le général Hollande et son ministre des Affaires étrangères Fabius gèrent formidablement bien le secteur. Il était tout à fait sensé d’être aussi optimiste en 2013 avec une zone à contrôler grande comme huit fois la superficie de la France ! Nos hommes, seuls soldats européens sur le front, avancent à l’aveugle avec du matériel vieillissant (certains engins ont plus de 40 ans !) et doivent obéir à des politiques qui étaient quand même prêts, faut-il le rappeler, à armer les djihadistes en Syrie ! Nous envoyons nos soldats combattre sans réellement prendre conscience ce que nous combattons et sans réellement leur donner les moyens d’accomplir leurs missions. Nous ne nommons pas explicitement nos ennemis.

En employant le terme de terroristes nous esquivons maladroitement et dangereusement nos responsabilités en ne pointant pas distinctement du doigt les véritables causes des conflits. Pourtant, les événements parlent d’eux-mêmes ! L’Islam sunnite connaît sur tous les continents un réveil violent et conquérant et une grande partie de ses croyants se radicalisent.

Lire la suiteOpération Barkhane ! Tribune libre de Vincent Revel

Chefs djihadistes abattus au Mali, Honneur à nos forces spéciales ! (Présent 8359)

21/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Exit Abdelkrim « le Touareg ». Terminé Ibrahim Ag Inawalen… Avec la précision, le professionnalisme et l’efficacité redoutable que nous leur connaissons et qui font d’elles les meilleures au monde, les forces spéciales françaises ont abattu dans la nuit de dimanche à lundi, dans le nord du Mali, deux des principaux chefs d’Al Qaïda au Maghreb islamique et d’Ansar Eddine, ainsi que deux autres djihadistes qui se déplaçaient en 4×4. Une opération remarquable à tout point de vue, qui rappellera à ces gens qu’ils ne sont à l’abri nulle part et que nous pouvons, nous aussi, frapper n’importe où et à n’importe quel moment.

Deux beaux salopards
Voilà des semaines que nos militaires au Sahel avaient fait de Amada Ag Hamaalias dit « Abdelkrim le Touareg » l’une de leurs cibles prioritaires. Malien membre de la communauté touarègue, chef de l’une des quatre katibas d’AQMI, qu’il avait rejoint en 2009, cet ancien imam salafiste, réputé pour sa cruauté et sa brutalité, était lié à quasiment tous les enlèvements et assassinats de ressortissants français dans la zone. Il était apparu pour la première fois en 2010, lors du rapt, dans le nord du Niger, du Français Michel Germaneau, un ingénieur à la retraite qu’il aurait lui-même tué d’une balle dans la tête. Il avait revendiqué le double assassinat des journalistes de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon, tués près de Kidal en 2013, et était également impliqué dans le rapt et l’assassinat de Philippe Verdon ainsi que dans l’enlèvement de Serge Lazarevic. Il ne cessait depuis de gagner en influence, jusqu’à ce que nos soldats mettent fin à ses activités dans la nuit de dimanche à lundi.

Lors de cette opération, nos forces spéciales devaient également liquider cet autre chef terroriste de premier plan qu’était Ibrahim Ag Inawalen, alias « Bana », un responsable important d’Ansar Eddine, ainsi que deux djihadistes qui les accompagnaient.

Un coup dur pour les islamoterroristes

Félicitant « les forces françaises pour leur action et leur détermination dans la lutte menée contre les groupes armés terroristes au Sahel », le ministre de la Défense devait souligner mercredi que « cette opération, après celle ayant mis hors de combat Ahmed El Tilemsi, haut responsable du MUJAO (mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest) porte un nouveau coup dur aux groupes armés terroristes sahéliens. »

Et ce n’est pas fini : nos forces spéciales se concentreraient en ce moment sur un autre islamoterroriste spécialisé dans les enlèvements d’Occidentaux dans le Sahara : Mokhtar Belmokhtar dit « le Borgne ». Un Algérien de 43 ans, ancien djihadiste d’Al Qaïda au Maghreb islamique, qui est à la tête d’Al-Mourabitoune, une formation extrémiste très active dans l’Est malien.

Franck Delétraz

Première condamnation d’un terroriste Français pour actes commis à l’étranger

15/05/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Le djihadiste français Gilles Le Guen condamné à 8 ans de prison ferme

Gilles Le Guen, 60 ans, avait été interpellé en avril 2013 par les forces françaises présentes à Tombouctou (Mali), dans le cadre de l’opération Serval, alors qu’il se trouvait dans un pick-up bourré d’explosifs. Remis aux autorités maliennes, il avait été extradé puis immédiatement arrêté à son retour en France. Il a écopé hier de 8 ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir rejoint le groupe Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) au Mali de 2012 à 2013. Il était notamment apparu sur plusieurs vidéos de propagande de ce groupe.
Cette condamnation est une grande première en France. Pour la première fois, un citoyen a ainsi pu être jugé et condamné pour des soupçons d’actes terroristes à l’étranger ou pour y être parti s’entraîner, comme le permet une loi votée fin 2012.


https://youtu.be/4jzGwRdB9tw


Mali : mort d’un soldat français (Présent 8221)

Mali : mort d’un soldat français (Présent 8221)

Ci-dessus convoi d’islamistes au Mali.

30/10/2014 – PARIS (NOVOpress) – Mercredi noir pour l’armée française. Thomas Dupuy, 32 ans, sergent-chef des commandos parachutistes de l’air, est tombé au combat.

Premier mort français de l’opération Barkhane qui a remplacé l’opération Serval au Mali, Thomas Dupuy, « spécialiste reconnu dans les domaines de l’appui aérien, des transmissions opérationnelles et du saut à ouverture très grande hauteur », avait servi en Afghanistan en 2011, avant de rejoindre le théâtre sahélien en août dernier.

Mali : mort d’un soldat français (Présent 8221)Opération anti-terroriste

Mercredi, le sergent-chef Dupuy a perdu la vie (et deux autres soldats ont été blessés) alors qu’il participait à une mission dans le massif du Tigharghar, au nord du Mali, près de la frontière algérienne. Une mission à haut risque, dont le but était de « surprendre et frapper les groupes armés terroristes » de type Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) lourdement armés avec, notamment, des mitrailleuses et des armes anti-char. Des fous d’Allah chassés des grandes villes du nord lors de l’opération Serval essaient désormais de regagner du terrain depuis les profondeurs septentrionales du Mali et les pays voisins, où ils ont trouvé refuge.

Lire la suiteMali : mort d’un soldat français (Présent 8221)