Les gens du voyage font la loi en France [MàJ]

Les gens du voyage font la loi en France

Mise à jour du 4/6/13 – 12h00 – L’article du Midi Libre que nous citons a été mis à jour hier après-midi. Le terme “leçon” y a été supprimé et le journal fait état d’une déclaration de la sous-préfète “Nous l’avons juste invité [le maire] à une réunion en préfecture.”. Invité ! Qu’en termes diplomatiques cela est dit quand c’est un sous-préfet assisté d’un commandant de police qui vous “invitent” !

Par ailleurs dans une interview vidéo le maire, Cyril Meunier, a déclaré “La sous-préfète ainsi que le commandant de police préfèrent m’extraire du lieu pour que j’aille rencontrer le préfet”. Ils m’ont “mis dans une voiture pour m’extraire du lieu”. Il indique ensuite que le motif était aussi de l’exfiltrer pour le protéger, mais ça le politiquement correct ne permet pas de l’écrire.

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Le maire de Thorigné d’Anjou (Maine-et-Loire) refuse d’appliquer la loi Taubira

Le maire de Thorigné d’Anjou (Maine-et-Loire) refuse d'appliquer la loi Taubira

Thorigné d’Anjou, dont le maire refuse d’appliquer le mariage dit pour tous. Crédit photo : Aelys via Wikipédia (domaine public).

22/05/2013 – 15h20
THORIGNE D’ANJOU (NOVOPress) – Il est des maires courageux qui ne lâchent rien contre le mariage homo. Ce ne sont pas de « grands élus » des grandes villes boboïsés, liés aux états majors parisiens des partis du système mais de petits élus ruraux, issus du pays réel, de cette France rurale oubliée des médias, des grandes consciences morales et des hommes politiques.

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Italie : « Qu’ils aillent pisser dans leurs mosquées ! », le maire condamné pour incitation à la haine raciale

Italie : « Qu’ils aillent pisser dans leurs mosquées ! », le maire condamné pour incitation à la haine raciale

23/04/2013 – 16h00
TREVISE (NOVOpress) – On le surnomme « le shérif ». Giancarlo Gentilini, de la Ligue du Nord, a été maire de Trévise, en Vénétie, de 1994 à 2003. La loi italienne interdisant d’effectuer trois mandats consécutifs, il est devenu premier adjoint. Il se représente comme maire aux prochaines élections municipales, en mai-juin prochains.

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Entretien avec Jacques Bompard « Ce qui marche, c’est l’union des droites »

Entretien avec Jacques Bompard « Ce qui marche, c’est l’union des droites »

Le 17 juin, Jacques Bompard (photos), maire d’Orange, président de la Ligue du Sud, a été élu député du Vaucluse avec 58,77 % des voix – le meilleur résultat de la région. Après avoir déjà siégé à l’Assemblée en 1986, sous les couleurs du Front national, il fait son grand retour au Palais-Bourbon. En toute indépendance et grâce à une stratégie d’union des droites.

 

Minute : Comment vous sentez-vous, à la veille de revenir à l’Assemblée nationale ?

Entretien avec Jacques Bompard « Ce qui marche, c’est l’union des droites »Jacques Bompard : Je ressens une immense satisfaction, notamment parce que je suis le député le mieux élu du Vaucluse. Mon autre grand motif de satisfaction, c’est d’avoir été élu sans le soutien d’un grand parti national. Cela illustre le fait que j’ai le soutien massif de la population, ce qui est le plus important pour moi. Et je n’aurai de devoir qu’envers les électeurs, ce qui n’est pas toujours le cas lorsqu’on est porté par de grosses formations, où règnent les logiques d’appareil et des liens de dépendance susceptibles de faire écran entre les électeurs et leur député.

Dans quel contexte s’est déroulée l’élection ?

Dans cette 4e circonscription du Vaucluse, il y avait une droite assez fortement divisée, avec, outre votre serviteur, plusieurs candidats divers droites; mais aussi Annie-France Soulet pour le Front national; Bénédicte Martin, candidate UMP; et Paul Durieu, suppléant de l’ancien ministre des Transports, Thierry Mariani, qui, privé d’une investiture assez légitime, s’est présenté en dissident…

Au final, je ne suis pas mécontent d’être sorti premier de ce panier de crabes pour affronter en duel le socialiste Pierre Meffre. Je l’ai emporté, de toute évidence, grâce à un bon report des voix de droite.

Comment expliquer qu’il n’y ait pas eu de geste en votre faveur de la part du FN, alors que vous n’aviez pas mis de candidat de la Ligue du Sud face à Marion Maréchal-Le Pen ?

Marion était favorable à une entente, et l’a clairement fait savoir. Mais Jean-Marie Le Pen n’a pas voulu, à cause d’une brouille qui remonte à 2005 et sur laquelle, pour ma part, j’ai de puis longtemps passé l’éponge.

C’est pourquoi j’ai donné mon accord pour que le vice-président de la Ligue du Sud, Hervé de Lépineau, soit le suppléant de Marion Maréchal-Le Pen. Il n’y a pas eu de réciprocité, et c’est bien dommage, mais tout est bien qui finit bien !

En revanche, comme il n’y avait pas eu d’accord départemental avec le FN nous avons présenté, sur les autres circonscriptions du Vaucluse, des candidats « Union de la droite et du centre ». Nous avions un candidat venu du Nouveau centre, un RPF et deux candidats issus des Jeunes gaullistes.

Le Vaucluse pourrait-il devenir un laboratoire de l’union des droites ?

Nous avons su bâtir un modèle qui peut servir à l’échelle nationale car, face à l’union des gauches, seule l’union des droites peut réussir! Cela ne peut se faire sans sacrifice: ainsi, dès le premier tour, dans le cadre de l’Union de la droite et du centre, nous n’avons présenté qu’un seul candidat de la Ligue du Sud… Mais au moins, cela a-t- il débouché sur une victoire !

Et dans les autres circonscriptions ?

Marion Le Pen a été élue grâce à un accord local. Les autres candidats de l’Union – qui se sont déclarés seulement un mois avant l’élection – ont hélas été vaincus, malgré des scores souvent honorables. Outre le mauvais tempo, je crois sincèrement que c’est parce qu’ils ont voulu se présenter sur les thèmes propres à leur formation initiale… Ils l’auraient sans doute emporté en revendiquant les thématiques de la Ligue du Sud.

Ce peut être un enseignement pour l’avenir…

Tout à fait, d’autant que la Ligue du Sud ne fonctionne pas du tout selon les schémas verticaux des grands partis nationaux, FN compris. Nous marchons en réseaux plus « horizontaux », plus souples et pour tout dire, plus amicaux. Nous acceptons le multipartisme, le fait d’avoir des attaches avec des structures extérieures… Là où les autres mettent de l’autoritarisme, nous tentons de mettre le plus d’intelligence possible.

La rigidité des appareils mène à l’échec. C’est d’ailleurs ce qui explique – en partie – que l’UMP et le Front national n’aient pas encore réussi à mettre en place des partenariats solides, alors même que le front républicain a sérieusement craqué durant ces élections. Un peu plus de souplesse de part et d’autre aurait pu le faire définitivement voler en éclats.

Envisagez-vous de travailler avec Marion Le Pen, à l’Assemblée ?

Bien sûr ! Elle regarde vers l’avenir et cherche l’efficacité.

Et avec la Droite populaire, voire l’UMP ?

Evidemment! Moi, je suis entièrement libre, je peux donc travailler avec toutes les personnes de bonne volonté. Je ne me vois pas avec un groupe de gauche, car rien ne nous rassemble, mais il y a bien des membres de l’UMP qui partagent nos valeurs – prenez Lionnel Luca ou Philippe Meunier. Sur le plan des idées, les passerelles existent. Ce qui est certain, c’est que tactiquement, il est bon de s’apparenter pour peser dans les débats. Je suis donc partisan de rejoindre un groupe qui me laissera ma liberté de penser et de voter. S’il y en a un, c’est parfait. Sinon, on fera ce qu’on peut avec ce qu’on a !

Quelles seront vos premières actions ?

J’ai deux idées en matière de défense des libertés. Sachant que la première des libertés, c’est la sécurité et la deuxième, celle qui libère, le travail. Je pense qu’il faut mettre en place un droit au travail, assorti d’un revenu minimum d’insertion.

Il faut insérer les gens dans le tissu social, au lieu de les exclure par l’assistanat. Nos concitoyens les plus modestes doivent retrouver leur dignité et participer à la vie de la société.

Concernant la sécurité, je suis favorable à une refonte des pléthoriques lois françaises, dont la connaissance finit même par échapper aux spécialistes. Il faut refondre les codes de manière simplifiée et clarifiée, afin que, réellement, nul ne soit plus censé ignorer la loi. C’est à partir de cette redéfinition qu’il sera possible de punir ceux qui la violent. Je vais tenter d’intégrer la commission des lois et, comme il y a des gens intelligents dans tous les groupes, il sera sans doute possible de faire avancer des projets allant dans le sens du bien commun.

Et voilà, pour anticiper votre prochaine question, comment un électron libre peut agir efficacement à l’Assemblée nationale !

Propos recueillis par Patrick Cousteau

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 20 juin 2012 reproduit avec son aimable autorisation. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Entretien avec Jacques Bompard « Ce qui marche, c’est l’union des droites »

Ayrault : quand un grand cumulard fait la guerre aux cumuls

Ayrault : quand un grand cumulard fait la guerre aux cumuls

Ce sont souvent les grands pécheurs ayant beaucoup de choses à se faire pardonner qui se trouvent à l’origine des réformes mettant fin aux abus qu’ils trouvaient normal de pratiquer jusqu’à ce jour. Sans doute parce qu’ils en connaissent mieux que les autres les tenants et les aboutissants.

Dans son rôle d’éléphant du PS et d’oligarque local, Jean-Marc Ayrault (photo) ne voyait aucun inconvénient à additionner les casquettes : maire de Nantes, président de la Communauté urbaine de Nantes Métropole, député de Saint-Herblain, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale.

Comme il n’y a que vingt-quatre heures dans une journée, on voit mal comment le même homme peut effectuer ces quatre métiers dans de bonnes conditions. Certes Martine Aubry a salué – officiellement – l’ « exceptionnel maire de Nantes » (mardi 22 mai à l’Assemblée nationale)… Bien sûr, il existe une astuce rendue possible par la décentralisation et le financement public des partis politiques : on s’entoure d’une armée de collaborateurs qui font, eux, le travail. Si bien qu’on se trouvait dans une situation singulière : Jean-Marc Ayrault était payé par le contribuable pour effectuer des tâches qu’il n’accomplissait, en réalité, qu’à temps très partiel. Un quart de temps ici, quelques heures là-bas…Seule l’indemnité correspondait à chaque fois à un temps complet.

Cette situation fait le bonheur des directeurs de cabinet, aimables technocrates qui, souvent, détiennent la réalité du pouvoir. Les politiques signent le courrier et coupent les rubans, eux instruisent les dossiers et rédigent les discours. Si bien qu’au fil du temps le patron n’est pas celui pour qui les électeurs ont voté. Ce doublon débouche sur un second salaire à la charge du contribuable (le premier pour le président absent, le second pour le directeur présent).

Mais le souci de rédemption vient de saisir cet ancien permanent du MRJC (Mouvement rural de la jeunesse chrétienne) qu’est Jean-Marc Ayrault. Changement de costume oblige : l’élu local soucieux d’entretenir son pré carré a cédé la place au chef de gouvernement en charge des grands dossiers.

On s’en est aperçu dès le vendredi 18 mai lorsque Jean-Marc Ayrault annonce que les ministres devront abandonner leurs fonctions exécutives dans les collectivités territoriales« d’ici fin juin ». La promesse figurait dans le programme de François Hollande et les ministres s’y sont engagés en signant une charte de déontologie.

« A la fin du mois de juin – ce sera une décision qui sera totalement respectée – il n’y aura pas un seul ministre qui sera chef d’un exécutif local ou même adjoint, président d’une société locale, d’un office HLM. Il pourra rester, s’il le souhaite, simple conseiller », explique le Premier ministre (France Inter).

La première victime – toute relative – de ce couperet s’appelle évidemment Jean-Marc Ayrault ; sa carte de visite va subir une sérieuse cure d’amaigrissement. Il restera toutefois conseiller municipal de Nantes et membre du conseil de la communauté urbaine de Nantes Métropole, histoire de garder un œil sur son fief.

En Bretagne, un autre personnage se trouve concerné par cette décision. Il s’agit du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, contraint d’abandonner la présidence du conseil régional. Mais il conservera un pied dans cette honorable assemblée en redevenant simple conseiller régional – un « basier » en quelque sorte. Bien sûr, il ne participera ni aux réunions de commissions ni aux débats – il passera rapidement, prononcera un petit discours pour qu’on ne l’oublie pas, puis s’enfuira pour ne pas rater son avion ou son TGV, méthode qu’utilisait avec talent Marylise Lebranchu, dans les années 2000, lorsqu’elle était ministre de la Justice.Mais il conservera, ce faisant, une position de repli au cas où le maroquin de la Défense lui serait retiré – on n’est jamais à l’abri d’un remaniement ministériel. L’emploi de ministre a un point commun avec un job dans l’intérim, on sait rarement quand la « mission » va s’interrompre.

Outre son attachement très fort à la Bretagne– devenir président de la Région était certainement la grande affaire de sa vie – Jean-Yves Le Drian est un politicien prudent. Aussi ne brûle-t-il pas ses vaisseaux : « Je veux rester très présent dans le paysage breton », affirme-t-il. Il est vrai qu’un ministre de la Défense a de bonnes raisons de multiplier les déplacements en Bretagne : Brest, Lorient, Saint-Nazaire, Vannes, Landivisiau…

Hervé Cadic

Crédit photo : Jean-Marc Ayrault, via Flickr, licence CC.

Article publié sur Novopress Breizh.

Parrainages présidentiels : Speed dating au Congrès des maires de France

Parrainages présidentiels : Speed dating au Congrès des maires de France

[box class=”info”] Les candidatures à l’élection présidentielle échouent souvent sur l’obstacle des 500 parrainages obligatoires. Le Congrès des maires de France, qui se tient cette semaine, est donc un point de passage obligé pour les postulants à l’Elysée. [/box]

Ça drague sévère, au congrès de l’Association des maires de France (36000 membres), qui se tient du 21 au 24 novembre à Paris. On y croise notamment nombre de petits candidats à la présidentielle venus courtiser, entre deux tables rondes, les principaux détenteurs des précieuses signatures… En effet, les élus les plus sollicités par les postulants à l’Elysée sont les maires de petites communes, très nombreux et moins engagés dans des structures partisanes que les parlementaires ou les élus des grandes villes.

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la république, y vient presque en touriste, puisqu’il dit avoir déjà 380 promesses de signatures… Un chiffre identique, ce pendant, à celui qu’il annonçait déjà il y a deux mois! Mais contrairement à 2007, où il n’avait pas pu se présenter, il assure qu’il aura une récolte suffisante pour se soumettre au suffrage des Français.

Idem pour Jacques Cheminade, président du groupuscule de gauche Solidarité et Progrès, qui aurait déjà plus de 500 parrainages pour la présidentielle! Pour Philippe Poutou, du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), en revanche, c’est l’inverse: encore moins connu que Cheminade, le candidat quasi anonyme du NPA annonce en avoir 250, mais oscillerait, lui, entre 100 et 150 promesses de signatures, risquant fort de ne pas dépasser ce chiffre de beaucoup… Une candidature plutôt mal barrée, donc, pour une extrême gauche qui peine à se faire entendre en dehors des médias et de l’électorat des quartiers de bobos.

Les parrains sont tenus par la famille

Jean-Pierre Chevènement, bien que tardivement entré en compétition, semble marcher sur l’eau (ou être totalement inconscient). Son équipe refuse de communiquer sur les chiffres, mais se dit « résolument optimiste et parfaitement dans le bon rythme par rapport au calendrier ».

Eva Joly, candidate des Verts, prétend que sa quête « avance bien » et estime qu’il n’y aura « pas de problème » pour se présenter. Un enthousiasme que ne partage pas Frédéric Nihous, président de CPNT-Le mouvement de la ruralité, qui se rendra au congrès ce jeudi. Il aurait déjà 140 promesses d’élus et espère bien augmenter son stock grâce à ce rendez-vous…

Même si l’expérience a montré, tout particulièrement durant les précédentes éditions de ce congrès, que les promesses (de signature) n’engagent que ceux qui y croient. Selon Nihous, « il faut dépenser beaucoup d’énergie pour convaincre les maires un à un ».

Beaucoup restent en retrait, craignant de déplaire à un président de communauté de communes qui pourrait ne pas leur accorder les sub ventions pour construire l’indis pensable rond-point fleuri à l’entrée de la ville; ou, soumis à un grand parti, attendent un signal fort de Paris ou du député local… Bref, ils ne signent pas.

Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate, tombe d’ailleurs des nues. Celle qui disait récemment à Radio Courtoisie n’avoir « aucun problème » pour récolter 500 parrainages s’aperçoit que les choses sont loin d’être jouées.

Pour l’instant, elle n’aurait pas plus de 100 promesses, même si son équipe de campagne en annonce 300! De fait, sur les 700 maires qui avaient accordé leur soutien à Christine Boutin en 2002, 50 % ne sont plus en place aujourd’hui.

Et les autres semblent réticents ou engagés au profit d’un autre candidat.

Ces voix manquantes profiteront- elles au fondateur du Conseil re présentatif des associations noires de France (Cran), Patrick Lozès? Ce dernier, en effet, se dit certain d’avoir ses 500 signatures! Celui qui entend défendre « l’ascension sociale » des immigrés avec un slogan à la limite de la discrimination raciale – « En 2012, ne votez pas blanc » – prétend avoir déjà une centaine de promesses.

Pourquoi les signatures doivent être secrètes

Seule originalité dans ce tableau: Marine Le Pen. Loin d’être une petite candidate, la présidente du Front national, qui talonne Nicolas Sarkozy dans les sondages électoraux (19 %) aurait pourtant le plus grand mal à recueillir les parrainages. Elle a dû lancer un appel pressant au congrès des maires de France, mardi.

Il se dit pourtant qu’elle approche rait les 400 promesses – chiffre que ne confirment pas ses proches. Dominique Martin, chargé de la récolte des signatures, est formel: lui seul sait combien de parrainages ont été promis et personne d’autre – « Même Marine ne connaît pas les chiffres exacts et nous refusons, par principe, de communiquer sur ce sujet. Je ne vois donc pas comment un tel chiffre a pu être avancé, ni par qui ».

Une chose est sûre: en 2007, le FN n’avait obtenu, in extremis, que 535 signatures. Le missus dominicus des parrainages frontistes se désole d’ailleurs: « Les élus sont de plus en plus réticents à donner leur signature, par peur des retombées négatives pour leur commune ou leur réélection ». Sur 50000 parrains potentiels (sénateurs, députés, députés français au Parlement européen, conseillers régionaux, maires et présidents de communautés de communes), seuls 16000 ont donné leur précieux paraphe en 2002; et 14000 en 2007. Les plus faciles à con vaincre de signer sont généralement les élus en fin de carrière, n’ayant pas grand-chose à perdre.

Pour Dominique Martin, il devient urgent de réformer le système: « Les 500 parrainages ont été voulus par le général De Gaulle pour éviter les candidatures fantaisistes [en réalité De Gaulle imposa 100 parrainages, les 500 parrainages furent instaurés en 1976, ce qui empêcha Jean-Marie Le Pen d’être présent à l’élection présidentielle de 1981, Ndddlp].

Mais il y a eu détournement du barrage, qui est devenu une arme pour instaurer le bipartisme. Les élus ont peur de valider le sérieux d’une candidature car ce se rait pris comme une forme de soutien – ce qui n’est absolument pas le cas! » Que faire? « Il faudrait par exemple faire du parrainage des candidats non plus un droit, mais un devoir. Mais le plus important, c’est d’obtenir l’anonymat des signataires ! » Illustration par l’exemple de cette nécessité: « Aux sénatoriales, avec un vote secret, le FN a recueilli 1031 voix de grands électeurs, tous en mesure d’accorder leur parrainage à la présidentielle. Comment se fait-il que la récolte des signatures pour Marine Le Pen ne soit pas une formalité ? »

Patrick Cousteau

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 23 novembre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Crédit de la photo en Une : Jean-noël Lafargue, cette œuvre est libre.

Parrainages présidentiels : Speed dating au Congrès des maires de France

Des habitants de Castanet Tolosan publient une pétition en ligne pour soutenir leur maire

Des habitants de Castanet Tolosan publient une pétition en ligne pour soutenir leur maire

26/09/2011 – 13h45
CASTANET TOLOSAN (NOVOpress) –
Depuis quelques semaines, la ville de Castanet Tolosan (photo de la commune sous la neige ci-dessus) est en proie à une certaine agitation. La cause ? Le refus du maire de la ville de servir des repas spécifiques (menus rituels, végétarisme, etc.) à la cantine de l’école publique.

En dépit des pressions des lobbies, le maire Arnaud Lafon n’a pas cédé. Il a mis en avant la laïcité de la République telle qu’elle est définie par l’article 1er de la Constitution et la circulaire du ministère de l’Intérieur en date du 28 août sur les principes de laïcité et de distribution de repas.

Pour expliciter davantage sa décision, le maire a expliqué : « Aujourd’hui on se pose la question pour savoir si la viande est hallal ou pas, mais demain on va s’interroger sur la présence de porc dans une gélatine ou savoir si les repas ont été préparés par un non musulman ».

Les groupes xénophiles, comme les syndicats de gauche, SOS racisme ou le Parti socialiste ont condamné la décision du maire. « On dresse les gens les uns contre les autres », dénonce la FCPE.

En revanche, de nombreux parents de l’école publique ont apporté leur soutien au maire et les plus motivés ont mis en ligne une pétition pour soutenir l’attitude courageuse du maire qui refuse l’islamisation progressive de l’espace public en France.

Affaire de la mosquée de Talence : le maire écrit à ses administrés

Affaire de la mosquée de Talence : Le maire écrit à ses administrés

08/09/2011 – 9h30
BORDEAUX (via Info Bordeaux) –
Nouveau rebondissement dans le feuilleton de la mosquée de Talence (Gironde), le maire, Alain Cazabonne, a décidé d’écrire un courrier (photo) à ses administrés.

Cette lettre, annonçant le dépôt de plainte suite aux tracts distribués dans le quartier de la future mosquée (voir notre article), s’étonne également de l’ampleur prise par cette affaire depuis quelques jours. Pour l’élu du Modem, « sans doute faut-il y voir l’opportunisme de leur auteur en cette période de rentrée scolaire et médiatique ».

Les habitants de la commune sont maintenant, sans conteste, au courant du projet de leur maire. Ils risquent donc de le questionner sur ce dossier, qui suscite de nombreuses interrogations : dossier bâclé (relevé par l’opposition socialiste), terrain qui était inconstructible, prix de vente très faible sans commune mesure avec les prix du marché…

Affaire de la mosquée de Talence : Le maire écrit à ses administrés