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La lanceuse d’alerte Ida de Chavagnac veut moraliser la finance

Mariée et mère de quatre enfants, Ida de Chavagnac a été analyste financière pendant 20 ans. Licenciée pour avoir dénoncé des abus, elle est devenue lanceur d’alertes. Elle raconte son expérience dans un livre, Alerte rouge sur la banque verte. Elle se présente aux législatives dans la première circonscription de Paris sous l’étiquette Parti Chrétien-Démocrate (PCD).

Ida de Chavagnac LivreComment êtes-vous devenue « lanceur d’alertes » ?

— Je faisais de l’analyse financière depuis 20 ans dans une grande banque française. Cela consiste à donner des avis positifs ou négatifs sur les dossiers apportés par les commerciaux. Je m’occupais des demandes d’emprunts formulées par les sociétés d’assurance. En 2010, mon nouveau responsable me demandait de donner systématiquement des avis favorables. Comme je refusais, j’ai subi des pressions. Lors de mon évaluation de 2012, il m’a notifié par écrit que je devais « prendre davantage en compte les intérêts des commerciaux », qui eux sont payés à la commission. Ce qui est contraire à la déontologie, au principe d’indépendance de l’expertise financière.

J’ai vu alors ma rémunération variable supprimée. J’ai été convoquée par mon N +2. J’en ai profité pour l’alerter lui et mon N +3 sur les méthodes de mon supérieur direct, qui sont contraires à la réglementation bancaire. Ils n’ont rien fait, pas plus que le mandataire social qui a refusé de me rencontrer.

J’ai fini par me faire virer en janvier 2014. Je porte plainte pour licenciement abusif. Mais mes avocats me poussent à négocier. J’ai refusé qu’on achète mon silence et de céder à cette forme de corruption.

La loi défend totalement les lanceurs d’alertes, et je demande la nullité de mon licenciement aux prud’hommes. Et comme le but de mon alerte est de faire cesser ces faits de corruption, j’attaque au pénal.

— N’est-ce pas un peu fort de parler de corruption ?

— Non au contraire, surtout lorsque la moralisation est à la mode en politique depuis l’affaire des costumes de François Fillon. Le pauvre s’est sûrement fait avoir, mais il s’est tout de même laissé aller. Il a manqué de clairvoyance.

On est aujourd’hui dans un monde où la corruption est insidieuse

 J’en reviens à ma banque et à mon chef. Je porte plainte pour corruption active, puisqu’il m’a incitée à tricher. Et lui était victime de corruption passive de la part des commerciaux qui l’incitaient à fournir des avis favorables pour leurs clients. Même s’il ne touchait probablement pas d’argent. Mais je ne suis pas sûre qu’il en était conscient. Il n’aurait sans doute pas appelé ça comme ça. La conscience aujourd’hui est atrophiée. Les gens ont perdu le sens de l’éthique.

— Quel est le but de votre démarche ?

Mon objectif est de moraliser la finance. Il n’y a plus aucune considération pour la personne humaine. L’intérêt économique passe avant tout. J’ai pu constater des dérapages à tous les niveaux. Tout le monde les subit. Il y a des gens en dépression, et personne ne dit rien. J’estime qu’ayant tenu toute cette démarche, je me sens un devoir de témoignage.

J’ai écrit un livre, Alerte rouge sur la banque verte, que j’ai autoédité pour l’instant. J’interviens régulièrement dans des colloques, dans le but d’inciter les gens à briser le mur du silence. Je considère que la moralisation de la finance passe par une prise de conscience de chacun. Les gens sont de plus en plus malheureux dans leur environnement professionnel. Ceux qui sont encore en poste subissent le règne de la peur au sein de leurs entreprises. Or ces boîtes-là écrasent les salariés qui refusent de suivre le mouvement.

Dans mon service, les autres suivaient les directives du chef. Je passais pour la ringarde qui parlait d’endettement, de risques financiers, alors qu’il fallait être pro-business, enclin au risque… Tout un discours auquel peu de gens résistent. Ceux qui refusent la corruption doivent être éliminés.

Ma lettre de licenciement, par exemple, n’est qu’un tissu de mensonges. Ce n’est que manipulation et détournement de la loi. Heureusement que je suis stable psychologiquement, et que je peux compter sur l’appui de ma famille, parce qu’il y a de quoi se jeter dans la Seine.

— Quelles sont les mesures à prendre pour éviter aux banques de jouer avec l’argent des particuliers ?

Il faut revenir à des banques à taille humaine. Quand j’ai commencé il y a 20 ans, il y avait une autorégulation. Lorsqu’on voyait dans les journaux qu’une structure avait pris des risques inconsidérés, les gens arrêtaient de lui confier leur argent. Elle risquait alors de faire faillite. Aujourd’hui, les banques sont devenues des mastodontes, qui s’entraident et se tiennent les coudes.

Aujourd’hui, la crise qui vient est forcément systémique. Tout saute ou rien ne saute. Etats compris. Mais en l’état actuel, c’est un pousse-au-crime.

La banque où j’ai travaillé est devenue tellement grosse (un Français sur quatre y a un compte) qu’on estime qu’elle ne fera jamais faillite, et que l’Etat sera là pour renflouer les caisses.

— Qu’est-ce qui vous a motivé à vous présenter aux législatives sous l’étiquette du PCD ?

— J’ai toujours été motivée en parallèle de mon travail par toutes les questions éthiques (mariage pour tous, fin de vie, etc.). Même pendant mes périodes professionnelles difficiles, j’ai continué de tracter pour LMPT. En 2014, je me retrouve licenciée. Malgré mes dossiers avec la justice et mes rencontres avec les journalistes, il me reste encore du temps pour défendre mes convictions. Je me suis rapprochée du PCD pendant les primaires de la droite.

C’est finalement assez cohérent avec mon combat de lanceur d’alertes, contre l’ultralibéralisme et ces entreprises qui ne mettent plus l’homme au centre de l’économie. Il est temps que le politique retrouve ses droits sur la finance, pour défendre entre autres l’économie locale : les TPE, les PME, les agriculteurs… Tant que l’intérêt financier primera sur l’humain et le bien commun, on n’en sortira pas.

— Quels sont vos adversaires dans votre circonscription ?

— On m’a mise dans cette circonscription en me disant : « On te met là parce qu’on sait que tu n’as peur de rien. » Ironie de l’histoire, Pierre Lellouche, poids lourd des LR et bien implanté, s’est retiré de la course. Je me retrouve donc face à son suppléant, qui a marqué sur son tract qu’il fallait donner « une majorité claire et cohérente au Premier ministre Edouard Philippe ».

Or le gouvernement Macron représente tout ce que je combats. Il est à la fois ultralibéral économiquement, pour la mondialisation, tout en étant libertaire sur les questions éthiques.

Je suis donc la vraie candidate de l’opposition.

propos recueillis par Louis Lorphelin

Entretien paru dans Présent daté du 9 juin 2017

Eric-Zemmour

Eric Zemmour : « Les partis ont cru tuer la Ve République, c’est la Ve qui va les tuer »

01/06/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Avec Hollande, c’était le mariage pour tous. Avec Macron, ce sera la Berezina pour tous », affirmait ce matin Eric Zemmour sur RTL avec le sens de la formule qui le caractérise : « Le Parti socialiste ne se remettra pas de sa noyade avec Hamon […] La rue de Solferino, décimée au sens exact du terme, sera vendue à la découpe. Aux Républicains, les chiffres promis sont un peu moins désespérants, mais la centaine de députés annoncée ne servira à rien ». Pour Eric Zemmour, « la mort des deux grands partis qui ont structuré et dirigé la Ve république depuis cinquante ans est historique ».

Une chance historique du Front national et de la France Insoumise, qui se voient déjà comme les « heureux héritiers » ? Nullement, estime Zemmour :

« Ils se leurrent. Ils n’auront que des miettes du festin. Ils sont aussi morts que les autres, mais ne le savent pas. Le Front national est atteint au cœur car Marine Le Pen a montré a qu’elle était incapable de se hisser au niveau suprême. […] Ni l’un ni l’autre ne peut rassembler une majorité contre le pouvoir. »

« Seule la conjonction macronienne, explique-t-il, est cohérente politiquement, car elle est cohérente sociologiquement. » Avant de conclure, amusé :

« Les partis ont cru tuer la Ve République, mais c’est la Ve république qui va tuer les partis. Même dans sa tombe profanée, de Gaulle se marre. »

RIchard Ferrand

Pourquoi Richard Ferrand doit démissionner, par Ivan Rioufol

Le “nouveau monde” singe l’ancien. La macromania – cette pensée unique relayée par une presse unique qui annoncent le parti unique – se montre incapable de la moindre autocritique. Elle devient une sorte de “macrocrature”, c’est-à-dire une démocratie réservée aux membres du club : rien n’existe en dehors du sérail.

C’est particulièrement visible dans l’affaire Richard Ferrand. Le ministre de la cohésion des territoires, un des piliers d’En Marche !, n’avait pas de mots assez cruels contre François Fillion. Il l’avait accusé d’avoir “souillé tous les élus de la République” avec ses histoires de costumes, de népotisme, de contrats dans sa société de conseil. Or voici que Ferrand reprend à son tour les indignations du candidat LR, pour se disculper lui-même d’avoir embauché son fils comme assistant parlementaire et, surtout, d’avoir pistonné sa compagne, avocate, dans une fructueuse affaire immobilière liée à sa position de l’époque de directeur général des Mutuelles de Bretagne.

Ce lundi, dans Le Parisien, l’avocat à l’origine de l’opération immobilière parle d’une “manœuvre” qui l’”avait beaucoup choqué”. Alors que Ferrand assure n’avoir pas été partie au contrat, la promesse de vente du bien incriminé a bien été signée par lui. Favoritisme, népotisme, enrichissement sans cause sont les moindres griefs qui peuvent être faits au ministre donneur de leçons de morale. Ne serait-ce que par cohérence et honnêteté intellectuelle, il devrait démissionner.

Les histoires d’arroseurs arrosés sont toujours plaisantes. Ferrand, trempé jusqu’à l’os, persiste à se dire “honnête”. L’arrogance est la marque de fabrique de la macrocrature. Elle a même déteint sur les petites mains, à lire la justification qui avait été donnée par le cabinet de Ferrand pour justifier l’emploi du rejeton : “Je vous invite à aller faire un tour en Centre Bretagne. Ce n’est pas simple de trouver un jeune, volontaire, pour travailler cinq mois, qui sait lire et écrire correctement, aller sur internet”. Ferrand s’est désolidarisé par la suite de cette formulation. Il n’empêche : elle dit bien le mépris de classe qui se devine chez ces hauts technocrates, hauts diplômés, hauts techniciens, hauts financiers, pour les ploucs de Centre Bretagne ou d’ailleurs, présumés illettrés sinon alcooliques.

En réalité, cette élite qui se pousse du col ferait mieux d’atterrir rapidement avant de s’enfoncer dans les sables mouvants d’une politique de moralisation nombriliste. Répétons-le : la vraie morale, c’est le courage de la vérité. Elle devrait inviter d’ailleurs le chef de l’Etat à dévoiler les noms des plus riches donateurs qui ont financé sa campagne (15 millions d’euros au total) afin d’écarter les soupçons de conflits d’intérêts pouvant dicter certains aspects de sa politique. Il est vrai que cette suggestion, déjà faite ici, n’a reçu aucun écho de l’opposition. Celle qui n’a pas rejoint En marche ! reste couchée.

Ivan Rioufol

Texte daté du 29 mai et repris du blog d’Ivan Rioufol

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Eric Zemmour : « NKM est un résumé caricatural de l’évolution de la droite »

25/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans le VIIe arrondissement de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet – NKM – se voit défiée par deux autres candidats issus de son camp, le gaulliste Henri Guaino et Jean-Pierre Lecocq, maire du Vie arrondissement voisin. Aux yeux d’Eric Zemmour, c’est tout à fait normal et ce n’est que la conséquence logique de l’évolution de la droite.

« C’est la parabole bien connue du lapin pris dans les phares de la voiture, raillait Eric Zemmour ce matin sur RTL. Il sait qu’il va se faire écraser mais il est tellement fasciné par la lumière des phares qu’il reste immobile comme une cible consentante. Kosciusko-Morizet ressemble au lapin dans les phares. Bien sûr, elle ne reste pas immobile, ce n’est pas le genre de la maison. Elle fait campagne sur le terrain et surtout se démultiplie médiatiquement – une gageure pour celle qui a déjà construit toute sa carrière sur la faveur médiatique. »

« Mais son agitation, poursuit Zemmour, ressemble à de la panique. Elle joue sa peau et elle ne sait, mais elle ne peut qu’accepter son destin tragique. Pourtant, elle avait cru tirer le gros lot lorsque François Fillon lui avait légué sa circonscription parisienne du VIIe arrondissement, un héritage en or massif où la droite domine depuis qu’il y a des élections. »

« Mais voilà, le typhon Macron est passé par là. Il a révélé une scission culturelle et politique au sein de la bourgeoisie. D’un côté la bourgeoisie traditionnelle et plus âgée qui a voté Fillon. De l’autre, les bobos, plus jeunes, moins riches, qui ont voté Macron. Les deux sont économiquement libéraux mais se différencient par leurs comportements et leurs valeurs : famille, immigration, laïcité. »

Or, poursuit l’éditorialiste, « NKM a bâti sa gloire médiatique sur son progressisme culturel. […] Sur tous les thèmes de société, ses premiers réflexes sont toujours de gauche. Elle est la parfaite incarnation des bobos, les bobos qui ont voté Macron. Et qui, aux législatives, auront donc leur candidat […]. »

« NKM est un résumé caricatural de l’évolution de la droite depuis la création de l’UMP sous la houlette d’Alain Juppé il y a quinze ans : toujours plus au centre, toujours plus à gauche, toujours plus progressiste, toujours plus politiquement correcte, toujours plus éloignée de l’électorat traditionnel de la droite. »

Conclusion d’Eric Zemmour : « La percée de Macron sonne la fin de la partie. Quand on évolue sur les terres du centre gauche, on se soumet au nouveau président et on se met en marche avec la future majorité présidentielle. Ou on coule. Car c’est bien connu : l’électeur préfère toujours l’original à la copie. »

Chard gouvernement UMPS

Le nouveau gouvernement : le couronnement de l’UMPS

C’est donc ça le nouveau gouvernement, celui qui doit sortir le pays du marasme et faire s’épanouir les cent fleurs du renouveau ? Cet assemblage hétéroclite de politiciens trop connus et d’inconnus aux spécialités éclectiques ? On mélange tout et on repart à zéro vers des lendemains qui chantent, c’est la formule Macron ! Mais la droite libérale et la gauche socialiste mêlées au sein d’un même gouvernement, ce n’est pas un point de départ, mais d’arrivée. C’est la logique ultime de l’UMPS, son couronnement.

C’est la conclusion inévitable, hélas pour le pays, de ces campagnes communes en faveur du oui à l’Europe de Bruxelles à tous les référendums, de ces désistements réciproques pour « barrer la route » au Front national, de ces présidents d’exécutifs régionaux élus grâce à leurs prétendus adversaires, d’un candidat, Macron, auquel tous les partis se sont ralliés. Ce qui les unit profondément étant plus grand que ce qui les sépare accidentellement, l’union électorale de l’UMPS appelait le gouvernement UMPS.

Certes, à droite, tous n’en sont pas encore, ils attendent le second tour, si LR et l’UDI ne sont pas majoritaires, ce qui est probable, ils se feront une douce violence en rejoignant les pionniers qui ont déjà leur maroquin et, a minima, soutiendront le nouveau pouvoir au Parlement. Combien de temps cette coalition improbable durera-t-elle ? Les vétérans Le Drian et Bayrou accepteront-ils longtemps d’être sous la tutelle d’un Premier ministre de 46 ans, novice et beaucoup moins expérimenté qu’eux ?

C’est Emmanuel Macron qui a constitué ce gouvernement-là, mais ç’aurait pu être un autre, Alain Juppé, s’il avait gagné, ou Hollande, s’il n’avait pas dû renoncer. Dans Un président ne devrait pas dire ça, l’ex-chef de l’Etat exposait ce qu’il entendait mettre en œuvre dans un éventuel second quinquennat :

« Avec le parti le plus important, on en fait un nouveau qui permet de s’adresser aux électeurs ou aux cadres des autres partis. Par l’élargissement. C’est une œuvre plus longue, plus durable, moins tributaire d’alliances. Vous pouvez imaginer que viennent aussi des gens qui n’ont jamais fait de politique partisane, des gens du centre. »

Hollande en a rêvé, Macron l’a fait !

Quant à ces ministres issus de la société civile, combien de temps leur faudra-t-il pour leur apprentissage ? Dans une France au bord de la faillite et sous la menace permanente du terrorisme, peut-on mettre une telle proportion d’apprentis aux commandes du pays ? Observons au passage que ces « civils » ne sont pas comptabilisés dans les quotas de politiques, de droite et gauche, alors que, pour la plupart, ils sont bel et bien de gauche, les libéraux de LR se sont laissés enfumer. Passons sur le fait que, d’emblée, Macron a abandonné une première promesse : les ministres sont 18 et non pas 15. Or, sur le plateau de TF1, il s’était engagé à n’avoir que « 15 membres maximum » dans son gouvernement.

Voilà un signe qui augure mal de la suite. Tout comme l’absence de ministère chargé de la famille ou des personnes âgées. Ce ne sont pas là, il est vrai, des sujets qui intéressent les bobos qui nous gouvernent, y compris les Républicains qui les défendaient hier dans l’opposition.

Guy Rouvrais

Article et dessin de Chard parus dans Présent daté du 19 mai 2017

Patrick Buisson Conférence

Patrick Buisson : « Marine Pen n’a fait que parler d’économie, c’est la raison de sa perte »

17/05/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Patrick Buisson donnait hier soir une conférence à Versailles à l’invitation des Eveilleurs d’espérance. Le Salon beige y assistait et en a livré une recension, dont nous avons extrait ces passages.

Patrick Buisson Versailles« Ils étaient 20 millions à marcher le 7 mai. Vers où ? Vers quoi ? Ça n’a aucune importance, ils sont en “mouvement”. C’est le règne du “bougisme”, de l’homme interchangeable, de la personne dissoute dans la matière. 2017 aura vu l’apogée des “médiagogues”. Pour la première fois, tous les médias se sont mis au service d’un candidat”. 1984, le roman de George Orwell, aura vu sa plus brillante adaptation durant cette présidentielle. Avec la télé-gouvernance, nous sommes passés des démagogues aux médiagogues. La tyrannie ancienne “s’arrêtait” à l’asservissement des corps. Le travail des adeptes de l’émancipation s’attache à asservir la pensée. Adrénaline et moraline sont les deux substances que secrète la médiacratie afin de produire du consensus. »

« De quoi Macron est-il le nom ? Le moins de passé possible, pas d’enracinement, pas de corps habité par un lieu, une culture. Une adresse postale : Silicon Valley. Californie. USA. Macron n’est pas le remède à la crise de la société française, il en est le symptôme : celui de la déliaison libérale.

« Le parti de l’économie est le parti révolutionnaire au sens où l’entendait Georges Bernanos. L’économisme est la nouvelle religion des temps modernes par la promesse d’une croissance durable et illimitée. Qui peut croire que l’identité d’un pays se résume à son PIB ? Dans cette campagne, le règne des médiagogues est allé de pair avec celui des hallucinés de l’économisme. »

« Face à ce trou noir, les populismes de Mélenchon et le Pen ont exprimé maladroitement la nostalgie d’une souveraineté perdue. Le Pen a payé au prix fort le fait d’en avoir appelé aux électeurs de la France Insoumise plutôt qu’à ceux de Fillon. Le vote FN ne procède ni de l’euro ni des institutions de l’UE mais de la remise en cause de notre mode de vie. Faute d’avoir construit une offre électorale crédible, le FN est resté ce qu’il était : le meilleur allié du système. »

« L’homme moderne considère que tous ceux qui ont vécu avant sont dotés d’une intelligence moindre que lui. C’est ce monde issu uniquement de l’économie qui a fait son entrée à l’Élysée. L’économisme est la nouvelle religion moderne. Les mots de l’économie ont totalement investi le langage usuel, investir, gérer, challenger… Cette belle mécanique a révélé ses limites avec la crise de 2008. L’homme qui fait de l’économisme prend son pays pour une grande surface. »

« Nous étions poussés à penser que la fonction de l’identité allait prendre le pas sur l’économie. C’est tout le contraire qui s’est passé. Jamais on n’a parlé autant d’économie qu’en 2017. Fillon et Macron ont récité les sourates de l’économie. Le management n’est pas le gouvernement des hommes mais la gestion des choses. Macron n’a d’autre ambition que de manager notre pays. »

« Marine Pen n’a fait que parler d’économie, d’euros. C’est la raison de sa perte d’ailleurs. »

« Macron à Vegas en janvier dernier a déclaré vouloir faire de la France une “Smart nation dans un monde connecté”. Macron et ces jeunes qui aiment à se présenter comme la jeunesse du monde ne sont en fait que la vieillesse du monde. Promesse du bonheur, du progrès, qui fait de l’homme un dieu. Nos sociétés sont les premières de l’histoire à rendre les gens malheureux de ne pas être heureux. »

« La droite ne peut plus ne pas constater le caractère insécable du libéralisme. Nous assistons à la réunification des libéraux de droite et de gauche. La droite qui défilait en 2013 réaffirmait la prévalence du sacré sur le matérialisme et le marchandisme. C’est le mouvement inverse qui fut amorcé par la droite de gouvernement. La Manif pour tous aura été l’acte de naissance de ce que je nomme “populisme chrétien” qui ne fait pas de l’argent un roi au-dessus de tout. En résumé, s’il était possible au siècle dernier d’accoler libéralisme et conservatisme, c’est aujourd’hui un oxymore. »

« L’explosion de la droite par Emmanuel Macron amorce un changement dont ont peut tout attendre, y compris le meilleur ! Je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour ceux que nous allons perdre : NKM, Estrosi, Bruno Le Maire etc. Ces grands stratèges ! Navré de vous avoir connus ! Il est des divorces libérateurs ! La synthèse entre le conservatisme et populisme est la seule voie électorale de sortie possible. Macron y travaille de façon bénévole ! Le dégagisme ne concerne pas que les personnes mais aussi les idées fausses et concepts creux. Une grande politique conservative ne peut être qu’une politique de civilisation fondée sur la transmission. 

« Sur le papier, la droite conservatrice dispose d’une puissance de frappe incroyable aujourd’hui. Mais pour espérer la victoire politique il faut remporter la victoire culturelle. Le conservatisme a tout pour être la force alternative des années qui viennent (Gauchet). Il faut également avoir quelqu’un pour incarner ces idées conservatrices. C’est le grand problème de la droite. Nous voudrions remporter la victoire avant même d’avoir semé. Ce cycle du progrès, le sinistrisme, est en train de se refermer. Laissons celui en train de s’ouvrir porter du fruit. Tout ce qui s’est décomposé en deux siècles devrait se recomposer en deux ans ? Impossible. »

Macron président

Emmanuel Macron est président : que faire ?, par Gabriel Robin

Gabriel Robin

Gabriel Robin

La clé du succès d’Emmanuel Macron est qu’il a su créer une dynamique positive autour de sa candidature. […] Le blitzkrieg du marcheur s’explique tant par une conjonction particulièrement favorable des astres politiques que par les qualités propres qu’il a su exprimer […].

Nous devons donc tirer des enseignements de ce qui constitue une défaite, dans un contexte très spécifique (impopularité record du précédent exécutif, série toujours en cours d’attentats terroristes, crise majeure de la zone euro) :

– Il y eut des prémices à ce semi-échec. D’abord, la session de rattrapage de l’élection autrichienne. Puis, dans un second temps, les résultats assez faiblards des populistes néerlandais. Sans faire mention des plus anecdotiques élections partielles allemandes, au cours desquelles l’AfD chutait assez lourdement. On ne peut pas établir de parallèle exact, tant les sociologies électorales de ces formations alliées sont diverses, mais il semblerait que les progressions de ces mouvements subissent une érosion. Effet de seuil ? Possible.

La clé du succès d’Emmanuel Macron est qu’il a su créer une dynamique positive autour de sa candidature. À nous, aussi, d’entraîner une vague d’espérance pour la France et le continent européen. Il faut savoir se projeter dans le futur ! Si nous lui laissons l’exclusivité de la narration du présent, nous lui confierons les clés de l’avenir.

– Peut-on dire que notre discours a été parfaitement entendu ? Oui, mais pas par une majorité. Nous devons nous adresser à l’ensemble du corps électoral français. Certes, un jeune avocat des métropoles mondialisées n’aura pas forcément les mêmes préoccupations quotidiennes qu’un ouvrier picard dont l’usine est menacée par les délocalisations. Mais tous ont un point commun : ils vivent dans une France menacée par la submersion démographique, l’islamisme et la relégation.

Pour s’adresser à la France dans toute sa complexité sociologique, il faut urgemment adapter notre discours. Éviter le folklore, les outrances ou l’hystérie.

– Nous devons constituer la première force d’opposition à Emmanuel Macron, dont le programme, je le crois, ne pourra pas pleinement répondre aux aspirations des Français.

Le temps de la réflexion est venu. Sans rien perdre de ce qui fait sa force, notre mouvement peut et doit évoluer. Il le faudra car le temps presse. Le train passe rarement deux fois…

Gabriel Robin

Extraits d’une tribune publiée par Boulevard Voltaire
(reprise partiellement ici avec l’aimable autorisation de l’auteur)

Election présidentielle Macron

Election présidentielle : 66 % de suffrages exprimés ne font pas une majorité

10/05/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Paradoxe : avec ses 66 %, Macron n’a pas été bon lui non plus. Le candidat d’En marche ! doit relativiser son succès acquis dans l’indifférence, voire le rejet, qui l’appelle à l’humilité et à l’écoute. Contre Marine Le Pen, qui a recueilli avec 10 650 000 suffrages, Emmanuel Macron, avec 20 750 000 voix, s’est vu refuser l’onction du sacro‑saint “front républicain” dont avait bénéficié Jacques Chirac avec ses 25 500 000 voix face à Jean‑Marie Le Pen (5 520 000 voix) en 2002.

Emmanuel Macron n’a pas remporté les suffrages de la majorité des Français inscrits sur les listes électorales, dimanche 7 mai. Les abstentionnistes, les bulletins blans ou nuls ont représenté 34 % du corps électoral soit 16,2 millions de Françaises et de Français inscrits sur les listes électorales.

Si l’on tient compte de l’ensemble de ces blancs, les nuls et les abstentions, le score d’Emmanuel Macron tombe à 43,6 % du corps électoral face à Marine Le Pen, qui, elle, se situe à 22,4 % des électeurs inscrits.

Emmanuel Macron ferait‑il moins bien que son mentor en 2012 ? Rappelons d’une part que Jacques Chirac, en 2002, avait rassemblé 62 % du corps électoral contre 43 % à Macron aujourd’hui. 62 % pour Jacques Chirac avec un corps électoral moindre de six millions de Françaises et de Français par rapport à l’élection de ce dimanche.

Mais surtout, Emmanuel Macron n’a obtenu que 8 656 000 voix au premier tour de la présidentielle contre 10 270 000 au premier tour pour François Hollande en 2012. Il fait donc nettement moins bon que son mentor.

En résumé, avec 4,2 millions de bulletins blancs ou nuls, ajoutés aux de 11 millions de bulletins frontistes, Emmanuel Macron part avec un handicap d’environ 15 millions de Français hostiles, alors qu’il ne disposerait que d’environ 20 millions de plus ou moins sympathisants à ne pas braquer.

Emmanuel Macron, le président de tous les Français, ne dispose à l’heure actuelle véritablement que de 8 656 000 de partisans – ses électeurs du premier tour –, soit 18 % seulement du corps électoral.

Oradour Macron

Emmanuel Macron, le candidat des cimetières ?

02/05/2017 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie: Vendredi, Emmanuel Macron effectuait une visite à Oradour‑sur‑Glane. Il a été accueilli par le dernier survivant du village, Robert Hébras, puis il a déposé une gerbe à la mémoire des victimes. Le candidat d’En Marche ! s’est ensuite rendu à la mairie du village sur le perron de laquelle il a souhaité souligner l’importance du devoir de mémoire parce que « oublier ou décider de ne pas se souvenir, c’est prendre le risque de répéter l’histoire et ses erreurs ».

A défaut des erreurs de l’Histoire, c’est surtout le coup de com qui a été répété. En effet, dimanche, Emmanuel Macron s’est rendu au mémorial de la Shoah à Paris, afin de rendre hommage à « toutes ces vies fauchées par les extrêmes ». Le candidat en a profité pour attaquer implicitement sa rivale en dénonçant « le négationnisme dans lequel certains trouvent refuge » : « Ce qui s’est passé est inoubliable, impardonnable, et ne doit plus jamais advenir. »

Cette sortie lui a valu l’ire d’Alain Finkielkraut qui lui a vivement reproché d’instrumentaliser la souffrance juive : « On ne peut pas faire de la Shoah un argument de campagne » a déclaré l’académicien.

On imaginait que cette remontrance allait inciter le candidat d’En Marche ! à recentrer sa campagne sur le fond de son programme. Eh bien non !

Hier, Emmanuel Macron a rendu hommage à Brahim Bouarram et s’en est ouvertement pris au Front national. Accompagné de Bertrand Delanoë, le candidat à la présidentielle a affirmé qu’il « n’oubliait rien » du passé du parti de Marine Le Pen dont les « racines » extrémistes seraient « encore vivaces ».

Cette séquence mémorielle lui a valu, de la part de Jean‑Marie Le Pen, la pique suivante :

« Monsieur Macron fait la tournée des cimetières, c’est un mauvais présage pour lui. »

Minute couv Macron

Minute à Macron : « Manu, fais gaffe au populo, il en a ras la casquette ! »

26/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Les allusions « vintage » sont à la une de la presse de ce matin. Alors que Libération titre « Eh Manu, tu redescends ? », en référence aux Inconnus, Minute s’adresse aussi à « Manu » avec cette une : « Fais gaffe au populo, il en a ras la casquette », en référence cette fois à Jean-Pax Méfret. Pour l’hebdomaire, le deuxième tour n’est pas joué si Gérard Lambert prend un coup de colère. Voici l’éditorial.

Minute couv MacronEh bien voilà, maintenant, tout est simple. Ils ne sont plus que deux. Deux dont on pourrait dire bien des choses, décrire les qualités ou les insuffisances, souligner les habiletés ou les erreurs. Mais à quoi bon ? Car, désormais, l’essentiel est que ces deux-là incarnent à la perfection les deux destins de la France.

D’un côté, Emmanuel Macron, l’homme de la finance, du mondialisme. De l’autre, Marine Le Pen, la candidate du peuple. Et même des peuples, car ce qui jouera le 7 mai prochain dépasse nos frontières nationales.

Ce ne sont pas là des figures de style, des postures intellectuelles. Ce sont des réalités. Et ce n’est pas le ralliement rapide au ministre de l’Economie de François Hollande, à son secrétaire général adjoint à la présidence de la République, comme une fuite éperdue de poussins hors du poulailler natal, d’une majorité de cadres des Républicains qui risque de démontrer le contraire.

Le clivage gauche-droite n’a de sens que si les chefs de la droite y croient. Il semble bien que non. C’est dommage. C’est dramatique. Mais c’est un fait.

Il n’y aura pas de révolte sans colère

Le clivage est donc bien celui du peuple contre les élites, celui de la France perdante de la ruralité et de la périphérie contre la France gagnante de la mondialisation, celui du « Non » au référendum de 2005 – près de 55 % ! – contre ceux que Marine Le Pen appelle les « européistes » ou les « euro-mondialistes ».

Ce clivage traverse tous les électorats. Y compris celui de Macron. Parmi ceux qui ont voté pour lui dimanche, combien de dupes, combien de naïfs, qui voient en lui un « renouveau », un « hors système » ? Peut-être une majorité. Homme de droite pour la gauche radicale, homme de gauche pour la droite nationale, Macron est une synthèse. Celle du système. Elu, il sera pire que Hollande qui était pire que Sarkozy.

Cette victoire lui semble promise. Les sondages l’annoncent inéluctable. Disons-le tout net : sur le papier, c’est gagné pour lui, c’est perdu pour le peuple. Sur le papier. Car tout dépend des dix jours qui viennent. Tout dépend du peuple. Du populo, comme on disait naguère encore, du populo qui « en a ras le casquette » comme le chantait Jean-Pax Méfret dans Solidarité, en 1982. Tout dépend des Français qui travaillent ou qui voudraient travailler. Des Français qui ont peur et qui voudraient ne plus avoir peur. Encore convient-il de leur parler un langage clair, net, fort. Un second tour d’élection présidentielle, c’est de la castagne. De l’argumentation, oui, mais au service de l’émotion. Avant d’apaiser, il faut indigner. Il n’y a pas de révolte sans colère.

Macron n’est pas un nom, c’est une épitaphe

Libération Manu MacronAux électeurs de Mélenchon, pour ceux qui ne sont ni des « cités » ni étudiants à Sciences Po, il faut dire et répéter que Macron, c’est l’homme qui vend la France, l’homme qui a bradé Alstom aux Américains. A ceux de Fillon, il faut parler d’Emmanuel Hollande.

A tous ceux qui n’ont pas voté ou qui ne se sentent tenus par aucun parti, il faut rappeler et rappeler encore que Macron veut instaurer « une autoroute migratoire entre l’Algérie et la France » (1), qu’il affirme qu’« il n’y a pas de culture française », qu’il accuse la France d’être responsables de « crimes contre l’humanité », qu’il veut faire travailler plus pour gagner moins.

Il faut cogner Macron. Il faut faire pleurer le mari de Brigitte. Il faut frapper là où ça fait mal. Ennemi du peuple. Ennemi de la droite. Ennemi de la gauche. Ennemi de la France. Macron n’est pas un nom, c’est une épitaphe. Sa défaite est possible. Malgré les sondages. Malgré la fatale fatalité.

Mais ne nous cachons pas une vérité : tout dépend de Marine Le Pen. La présidente du Front national a dix jours pour être à la hauteur de son destin. Durant dix jours, il est lié à celui de la France. Sa responsabilité est immense.

A « Minute », nous la soutiendrons totalement. « Le Pen, le peuple ! », disaient déjà voici trente ans les affiches du Front national. C’était un autre Le Pen et presque une autre France. Cette fois, nous n’avons plus trente ans devant nous. Ni peut-être même dix. « Avant qu’il ne soit trop tard », c’est maintenant.

Editorial du n° 2819 de Minute daté du 26 avril 2017

GODF Logo Macron

Le Grand Orient de France appelle à voter pour Emmanuel Macron

Macron Grand Orient25/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Dans un communiqué en date du 24 avril, les francs-maçons du Grand Orient de France appellent à « faire barrage à l’extrême droite », à savoir Marine Le Pen : « Fidèle à ses principes humanistes et promoteur de la devise de la République, le Grand Orient de France appelle de ses voeux une Nation accueillante, sociale, ouverte et émancipatrice », lit-on, avant cette consigne de vote :

« C’est pourquoi le Grand Orient de France appelle à voter en faveur du candidat Emmanuel Macron le 7 mai prochain. Il s’agit de promouvoir la Liberté, l’Egalité et la Fraternité contre la haine, les peurs et les dangers des rejets de l’autre que propage la candidate du Front national. »

Express Valls MaçonLe GODF, qui s’est toujours signalé par son hostilité à l’égard du Front national, édicte même la feuille de route du quinquennat d’Emmanuel Macron si celui-ci venait à être élu, qui relève exclusivement de la lutte contre le Front national :

« Il appartiendra, impérativement, au nouveau président de rétablir un climat de confiance avec des responsables politiques exemplaires et à l’écoute des Français ; c’est à cette condition que pourra être enrayée la progression du Front national. Sinon, ce que nous pouvons encore éviter en 2017 se produira en 2022. »

La grande mosquée de Paris appelle à voter Macron

24/04/2017 – FRANCE (NOVOpress)
La Grande mosquée de Paris a appelé lundi les musulmans de France à voter pour Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle, le 7 mai prochain, face à Marine Le Pen.

Le communiqué de presse est très explicite :

Avant ce deuxième tour qui s’annonce décisif pour le destin de la France et de ses minorités religieuses, il apparaît que tous les Français doivent impérativement rester unis et rassemblés face à la réalité de la menace incarnée par des idées xénophobes dangereuses pour notre cohésion nationale(…) La Grande mosquée de Paris et sa Fédération nationale (FGMP) appellent les musulmans de France à voter massivement pour le candidat Emmanuel Macron qui, dans le respect des valeurs républicaines et de l’application stricte des principes de la laïcité, incarne la voie de l’espoir et de la confiance dans les forces spirituelles et citoyennes de la Nation.

Pour le recteur de l’Institut musulman de la Grande Mosquée de Paris, “Emmanuel Macron incarne la voie de l’espoir et de la confiance“. L’espoir d’une véritable islamisation de la France ?…


Tiercé gagnant

Macron, Le Pen et Fillon : le tiercé gagnant… dans l’ordre ou dans le désordre

21/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Emmanuel Macron : 23 % ; Marine Le Pen : 22 % ; François Fillon : 21 %. A moins de deux jours du scrutin, tels sont les chiffres livrés aujourd’hui à midi par le PrésiTrack d’OpinionWay, le baromètre quotidien de l’opinion dont c’est ici la dernière livraison avant le premier tour. Etant données les marges d’erreur, autant dire que ces trois candidats sont à égalité. Jean-Luc Mélenchon étant relégué à 18 %, Macron, Le Pen et Fillon semblent donc constituer le tiercé gagnant… mais dans quel ordre ?

Macron Hollande

Emmanuel Macron et François Hollande, nés sous le signe des jumeaux

03/04/2017 – MARSEILLE (NOVOpress) : Si l’ancien ministre Emmanuel Macron avait voulu donner raison à François Fillon, qui l’appelle désormais « Emmanuel Hollande », il ne s’y serait pas pris autrement. Dans son délirant discours de Marseille, hier, il a plagié purement et simplement un discours de Hollande, comme le montre cette vidéo réalisée par Ridicule TV. Comme l’a confié Hollande : « Emmanuel, c’est le fils qu’on voudrait avoir. » Et qu’il a.

halo na macron mayotte

Le candidat Macron favorable au rétablissement de la charia à Mayotte ?

29/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Emmanuel Macron est-il favorable au rétablissement de la charia à Mayotte (qui est bien une île) ? C’est du moins ce que laissent penser les déclarations de Mohamadi Bacar Mcolo, représentant du Comité de soutien d’Emmanuel Macron à Mayotte, Halo Na Macron. En effet, dans un entretien accordé au journal de Mayotte 1ère, celui‑ci explique que « les cadis ont été dépouillés de leur pouvoir sur le plan local » :

« On sait très bien que les cadis sont les piliers de la cohésion sociale à Mayotte. Emmanuel Macron est d’accord pour leur redonner ces pouvoirs. »

Pour rappel, les cadis étaient, jusqu’à 2010, les juges de paix religieux, agissant au nom de la charia sur l’ensemble de la population locale pour tout litige portant sur des litiges de plus de 300 €. Ils avaient par ailleurs entre autres « privilèges » la capacité de célébrer des mariages polygames. Voilà qui expliquerait l’engouement autour de la visite de l’intéressé lors de son voyage dimanche dernier sur l’île…


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Débat TF1 Emmanuel Macron

Appel à témoins : quelqu’un peut-il nous dire ce qu’a dit Emmanuel Macron ?

21/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : C’est un appel à témoins essentiel que lance ce matin Novopress, au lendemain du débat qui, sur TF1, a opposé les cinq principaux candidats à l’élection présidentielle : quelqu’un aurait-il compris ce qu’a dit Emmanuel Macron tout au long de la soirée ? Ce qu’il a proposé ? « Je suis incapable de résumer votre pensée, vous n’avez rien dit », lui a lancé Marine Le Pen. Selon Médiamétrie, ce débat a réuni 9,8 millions de téléspectateurs. S’il s’en trouve un qui a compris sa pensée, qu’il n’hésite pas à nous contacter…

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Eric Zemmour : « Hollande cherche à faire peur, mais personne ne tremble »

15/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : François Hollande « parle mais personne n’écoute. Il voyage en France, mais personne ne le suit. Il fait de l’humour, mais personne ne rit. Il cherche à faire peur, mais personne ne tremble. Il veut émouvoir mais personne ne pleure », constate Eric Zemmour. Hollande, poursuit-il, « est encore président de la République, mais personne ne s’en soucie. Il prépare son dernier grand discours, son testament politique, dit-on, mais personne n’en a cure. Pour échapper à la guillotine électorale, Hollande a abdiqué. Mais loin de bénéficier du classique retour d’affection populaire pour celui qui n’est plus rien, il subit au contraire la guillotine morale et politique du dédain, la guillotine du mépris. »

« Il dénonce le danger populiste et nationaliste, mais le Front national continue de monter dans les sondages […] Il se réclame de Jacques Chirac pour dénoncer le poison de l’extrémisme, mais on croit à une nouvelle blague corrézienne. »

« La campagne présidentielle est nulle, se désole encore Eric Zemmour sur RTL, mais personne ne pense que c’est lui François Hollande qui manque pour remonter le niveau. Tous les candidats ont fait leur pelote contre lui. Il est l’argument ultime pour faire la différence, l’argument ultime pour tuer un adversaire. […] Quand Fillon veut remonter Macron, il ne dit qu’une seule chose : “Macron est le fils caché de Hollande, son hologramme en mince aux yeux bleus“. Les partisans de Fillon n’ont qu’une seule phrase à la bouche, la confidence de Hollande à des journalistes : “Macron, c’est moi“. »

Les proches d’entre les proches de François Hollande, Ségolène Royal ou Jean-Yves Le Drian, préparent leur ralliement à Macron, comme l’a déjà fait… le petit-fils de Jacques Chirac ! Ce qui conduit Eric Zemmour à livrer ce commentaire assassin :

« On se souvient que son grand-père avait appelé en 2012 à voter Hollande. A croire que chez les Chirac, le vote à gauche est une tradition familiale. »

Eric Zemmour

Eric Zemmour : « Le PS pourrait tout à fait disparaître »

10/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « Le PS pour moi n’est pas menacé de disparition mais de scission », explique Alain Duhamel : « Il n’a jamais été aussi faible depuis 1969, lorsque Gaston Defferre avait eu 5 % à la présidentielle » « Et puis, ajoute Duhamel, Emmanuel Macron est un phénomène complètement nouveau sur la scène politique, et ce qui me paraît évident, c’est que dans la prochaine Assemblée nationale, il y aura un groupe socialiste orthodoxe et il y aura, petit ou gros selon le résultat de l’élection, un groupe Macron. Il y aura donc un Parti socialiste et un groupe social-libéral. »

Pour Eric Zemmour, en revanche, il y a deux façons d’approcher ce problème « La première, c’est de dire “il y a toujours eu des affrontements idéologiques terribles à gauche“, et en particulier au sein de la famille socialiste […] À l’aune de ça, les querelles entre Macron, Mélenchon et même Hamon paraissent relatives. » Mais la deuxième façon, c’est de prendre en compte le « phénomène de dextrisation, le mouvement qui va vers la droite ». Ce mouvement fait que Macron « est au centre-gauche alors qu’il y a trente ans, il aurait été à droite. Je pense que dans cette évolution-là, le PS pourrait tout à fait disparaître ».