Présidentielle : la machine médiatique en marche

médias presse argent

Il y a cinq ans, Polémia, sous la plume de Jean-Henri d’Avirac était le premier média à envisager la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle de 2017. Voici un nouvel article de sa plume qui décrit froidement et cliniquement le cynisme du monde politico-médiatique.
Des médias gouvernés par l’argent plus encore que par l’idéologie (ce qui explique le phénomène Zemmour : il fait de l’audience !). Un président Macron dont la politique sanitaire est moins dictée par les exigences du « grand reset » que par le calendrier de sa réélection !
Reste le fait que le mot Covid n’a pas été prononcé lors du débat Zemmour/Mélenchon qui a explosé toutes les audiences (4 million de spectateurs) : sans doute un indice du retour au premier plan des préoccupations politiques, des questions identitaires et régaliennes ainsi que sociales.
En tout cas, voilà un article qui décoiffe.

Dans la perspective des prochaines élections présidentielles, être ou ne pas être médiatiquement « bankable » s’imposerait comme la clé du scrutin. Nos analyses classiques d’un système médiatique qui serait ad vitam æternam idéologiquement formaté atteint ses limites.
D’où qu’il vienne, quoiqu’il pense, celui qui veut être correctement traité par une médiasphère dominée par l’Argent doit « prendre la lumière » et dresser au préalable un diagnostic sans concession de ses forces et faiblesses… glaçant et stimulant ?

Effet de loupe

Si depuis le début de l’année 2020, la gestion calamiteuse de la crise sanitaire par le pouvoir macronien s’impose comme une évidence, l’instrumentalisation politique du Covid-19 pourrait constituer désormais et contre toute attente l’élément déterminant des mois qui nous séparent de la Présidentielle.
Bien avant la plupart de ses « challengers », Emmanuel 1er alias Jupiter 2.0 a compris que l’image, le digital et l’émotion constituaient désormais le cœur du réacteur politique ou de ce qu’il en reste, bien avant les programmes, les idées ou les convictions.

Quatre années après l’installation de l’ectoplasmique Macronie, le bilan est, au-delà même de l’amateurisme du quotidien, particulièrement édifiant sur le régalien, l’immigration, l’islamisation, l’insécurité, l’incapacité à réformer et à dialoguer avec les Français.

Sa suffisance teintée de libéral mondialisme agace le peuple, son arrogance de « 1er de cordée » irrite la France qui peine à joindre les deux bouts. Sa Bien Pensance d’Extrême Centre la boboïse avant de muter en posture autoritaire… Tout cela devrait avoir raison de l’idée même d’une nouvelle candidature du locataire de l’Élysée.

Bien au contraire, ce dernier se trouve aujourd’hui dans la position la plus favorable pour remporter l’élection avec un score de popularité qui ferait pâlir d’envie prédécesseurs et concurrents.

Au cœur de l’analyse, une candidature Macron qui se révèle être la plus médiatiquement « bankable ».

En premier lieu, le futur candidat crée ce que les communicants appellent un effet de loupe en polarisant l’actualité sur la crise sanitaire imposant tempo, thématique et registre émotionnel, en diminuant de fait la part de voix des sujets qui fâchent ;

Emmanuel Macron est devenu le maitre des horloges émotionnelles aidé en cela par ses conseillers, idéologues post rocardiens de l’Elysée ou de la Fondation Jean Jaurès et autres neuro ou nudge-marketeurs qui impriment un rythme : Emmanuel exaspère puis libère, fait peur puis rassure, confine puis déconfine… Tout cela contient intrinsèquement un très fort potentiel médiatique, les questions de vie ou de mort, de peur, de norme sociale, de privation de liberté polarisant l’attention et présentant l’immense avantage pour le Président sortant de faire diversion en « déportant » le débat politique.. Pour faire court, l’Élysée préfère aujourd’hui en dominante médiatique un clivage national à 25/75 sur la question sanitaire en sa faveur , qu’un clivage à 60/40 en sa défaveur sur le régalien et sa capacité à réformer… Rajoutez à cela un zeste de réseaux sociaux façon dialogue « cool » avec la jeunesse ou genre fanclub de McFly et Carlito et la machine se met en marche.

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