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Eric Zemmour : « Léon Trotsky serait fier de ses élèves français »

Leon Trotsky

Léon Trotsky

06/04/2017 – FRANCE (NOVOpress) : « C’est encore une exception française, se désolait Eric Zemmour ce matin sur RTL, une exception que l’on croyait disparue, ensevelie dans les poubelles de l’Histoire. Une exception qui a fait le spectacle, une exception qui a sauté comme un bouchon de champagne et a bien arrosé François Fillon et Marine Le Pen : l’exception trotskiste. »

« Plus grand monde, poursuit-il, ne connaît Léon Trotsky, fondateur de l’Armée Rouge soviétique et victime de la vindicte de Staline. Plus personne en Europe ne se réfère à son communisme qui ne s’embarrassait pas de sentiments, ni même souvent de la simple humanité. La France est pourtant le dernier pays au monde où des groupuscules trotskistes parviennent à subsister et même à présenter deux candidats à la présidentielle », à savoir Philippe Poutou et Nathalie Arthaud, auxquels « on pourrait même y ajouter un troisième puisque Jean-Luc Mélenchon, a fait ses classes dans sa jeunesse à l’école trotskiste ».

« Les élèves de Léon sont au communisme ce que les jésuites sont au catholicisme : une formation de redoutables rhétoriciens qui n’ont pas leur pareil pour détruire l’adversaire dans une joute oratoire. »

Parfaitement insérés dans la politique-spectacle, ils se présentent avec « cette fausse décontraction, ce parlé soi-disant spontané, cette rupture des codes qui ne sont en vérité qu’un code inversé » :

« Poutou et sa gouaille d’ouvrier gréviste, Arthaud et sa hargne de tricoteuse au tribunal révolutionnaire, Mélenchon et son onctuosité souveraine de professeur à l’ancienne : de la belle ouvrage, du travail soigné. Léon Trotsky serait fier de ses élèves français. »

Mais, rappelle Eric Zemmour, « Léon Trotsky disait aussi, disait d’abord, qu’il fallait être à l’avant-garde de la classe ouvrière ». Or…

« quand nos trotskistes se retournent, il n’y a pas un ouvrier derrière eux. Même Jean-Luc Mélenchon a un électorat de petits-bourgeois socialistes qui font la révolution comme ils font la guerre avec un ours en peluche et un mojito à la terrasse d’un bistrot. »

Son jugement est sans appel :

« Les petits trotskistes français sont devenus les idiots utiles du grand capital. »

Et devinez pour qui votent désormais les ouvriers et pourquoi…

Fillon 500 parrainages

Pour François Fillon, les 500 parrainages, c’est fait ! Pas pour Marine Le Pen…

02/03/2017 – FRANCE (NOVOpress) : François Fillon est le seul des candidats déclarés à la présidence de la République à avoir déjà recueilli les 500 parrainages d’élus exigés pour se lancer dans la course à l’Elysée. Selon le premier pointage du Conseil constitutionnel, François Fillon disposait, à la date d’hier, de 738 parrainages validés. Un souci en moins pour le candidat qui, par ailleurs, les accumule…

Aucun des autres candidats n’avait encore atteint le seuil fatidique, à commencer par Marine Le Pen, qui ne disposait encore, hier mercredi, que de 25 parrainages, la majorité d’entre eux émanant de maires non estampillés FN.

La présidente du Front national en avait donc moins que Philippe Poutou, le candidat du Nouveau Parti anticapitaliste, qui en affichait 35, et beaucoup moins que Nathalie Arthaud, la discrète candidate de Lutte ouvrière, qui pouvait se flatter d’en avoir déjà 201 !

Parmi les « petits candidats », François Asselineau, de l’Union populaire républicaine, en affichait 60, et Jacques Cheminade, déjà candidat en 1995 et en 2012, en arborait 61, contre quatre pour le général Didier Tauzin, le même nombre que l’oubliée Michèle Alliot-Marie.

Le Conseil constitutionnel publiera deux fois par semaine la liste des parrainages qui lui sont parvenus et qu’il aura validés, la date limite de leur réception étant fixée au vendredi 17 mars à 18 heures.

Parrainages Fillon Marine 1 Mars

Philippe Poutou

Présidentielle : la candidature de Philippe Poutou de moins en moins probable

10/01/2017 – FRANCE (NOVOpress avec Infos Bordeaux: Plus on s’approche de l’échéance, moins la candidature de Philippe Poutou à l’élection présidentielle est probable. Il reste deux mois au candidat du NPA (Nouveau Parti anticapitaliste) pour trouver plus de 300 parrainages de grands électeurs sur les 500 exigés et cela ressemble de plus en plus à une mission impossible.

En 2012, le militant d’extrême gauche avait recueilli 1,15 % des suffrages. Piètre orateur, souvent confus dans ses interventions, Philippe Poutou reconnaît que ses chances de faire un bon score sont minces, mais il va « essayer de faire entendre la voix de la révolte contre cette société et dire que c’est dans la rue que ça se passe, pas dans les élections ».

Dans le dernier numéro du journal du NPA, L’Anticapitaliste, le parti trotskiste reconnaît une mise en route « laborieuse ». « Certains militant(e)s n’étant pas convaincus de la possibilité de succès de l’opération ou de son intérêt politique ».

Philippe Poutou NPAAu blog Rouges & Verts du journal Le Monde, le syndicaliste de chez Ford explique les difficultés du NPA à convaincre les élus de le parrainer du fait de leurs « forces limitées » mais aussi « d’une absence quasi totale de médiatisation qui condamne pour le moment à faire campagne dans l’ombre ». « Alors qu’il y a pléthore de candidatures politiciennes et libérales, plus ou moins à droite, qui squattent les médias, les candidats salariés, anticapitalistes, sont tranquillement écartés », déplore M. Poutou, en pointant un « vrai souci démocratique, pas nouveau mais qui semble s’aggraver ».

L’ancien adhérent de Lutte ouvrière sait qu’il a peu de chances de convaincre les électeurs sur son programme et se prépare à mener un combat axé principalement contre les Républicains et le Front national : « Ces prochains mois vont être marqués par une campagne présidentielle dans laquelle, on le sait, les idées les plus réactionnaires, incarnées en particulier par Fillon et Le Pen, vont être largement déversées. Elles annoncent une nouvelle étape dans l’offensive réactionnaire des classes dirigeantes après la présidentielle. Au-delà des urnes, c’est bien à cette épreuve de force qu’il faut se préparer ».

L’année 2017 pourrait être marquée par la fin des groupuscules trotskistes : en perte de vitesse, le NPA est proche du niveau groupusculaire (moins de 2 000 adhérents déclarés). Les derniers sondages donnent Philippe Poutou et Nathalie Arthaud à moins de 1% des suffrages !

Mercredi 16 avril, Fabien Engelmann, nouveau maire FN d’Hayange, présente son livre "Du gauchisme au patriotisme"

Mercredi 16 avril, Fabien Engelmann, nouveau maire FN d’Hayange, présente son livre “Du gauchisme au patriotisme”

12/04/2014 – HAYANGE (NOVOpress)
Fabien Engelmann (photo) du Front national est arrivé en tête des élections municipales, le dimanche 30 mars 2014, et a été élu maire d’Hayange une semaine plus tard. Il y a plusieurs mois, les éditions Riposte Laïque l’avait sollicité pour écrire un livre qui expliquerait l’itinéraire d’un militant qui, dix ans plus tôt, postulait aux élections locales sous l’étendard de Lutte ouvrière. Dans « Du gauchisme au patriotisme, itinéraire d’un ouvrier devenu maire d’Hayange », Fabien Engelmann explique ses premiers engagements militants, les raisons de son attirance pour le parti d’Arlette Laguiller, puis celui d’Olivier Besancenot. Confronté, au quotidien, à une réalité qui dément certaines orientations de ces organisations, il exprime ses doutes, ses remises en cause, et les raisons pour lesquelles il a décidé de rejoindre le parti présidé par Marine Le Pen. Sans langue de bois, il décrit les réactions, souvent violentes et sectaires, auxquelles il a été confronté, de la part de ses anciens camarades, dans le milieu syndical – il fut exclu de la CGT – et politique.

Mercredi 16 avril, à 15 heures 30, à Paris, Fabien Engelmann présentera son nouveau livre, dans lequel il explique, dans un langage clair, les conséquences catastrophiques de l’immigration, en période de chômage de masse, pour les salariés, et les inquiétudes que l’islamisation de la France suscite, chez un amoureux de la France laïque et républicaine. Nouveau maire d’Hayange, il expliquera ce qu’un élu, dont le parti défend la préférence nationale, peut faire, concrètement, sur le terrain, dans le respect des lois de la République, pour être fidèle à ses promesses de campagne, et à une vision patriotique de son mandat.

Nathalie Arthaud en meeting à Nantes : l’enthousiasme n’était pas au rendez-vous

Nathalie Arthaud en meeting à Nantes : l’enthousiasme n’était pas au rendez-vous

08/03/2012 – 12h00
NANTES (NOVOpress Breizh) – Nathalie Arthaud, la candidate de Lutte Ouvrière, était à Nantes mardi pour présenter son programme. Alors que les sondages la concernant restent désespérément proches de zéro, celle qui a succédé à la célébrissime Arlette a obtenu sans difficulté ses cinq cents parrainages. Preuve, s’il en était besoin, de sa parfaite intégration dans un système qu’elle prétend dénoncer.

300 personnes environ avaient fait le déplacement mardi soir à la Manufacture des tabacs pour entendre la candidate du mouvement trotskyste. Majoritairement « de souche », assez jeune, plus féminine que la plupart du temps lors des réunions électorales, la salle fût « chauffée », si l’on peut dire, par Eddy Le Beller, un nazairien qui dressa un sombre tableau de la situation économique et sociale locale.

La dernière communiste ?

Nathalie lui succéda et marqua aussitôt sa différence avec Arlette en complétant le légendaire « travailleuses, travailleurs » par un chaleureux et souriant « camarades et amis ». Une révolution. Ce sera bien la seule.

Après avoir affirmé être le seul candidat « communiste » et rappelé que son combat est celui de la lutte des classes, elle brocarda ses concurrents, réservant l’essentiel de ses flèches à François Hollande (« Il ne fera rien pour les travailleurs ») et Jean-Luc Mélenchon (« C’est la cinquième roue du carrosse socialiste ») qui ne sont, selon elle, que « des serviteurs du pouvoir bourgeois ». Marine Le Pen ne fut pas oubliée, qualifiée pour sa part de « poison pour les travailleurs ». Un poison qui, vu la cote élevée de la candidate du FN dans les milieux populaires, semble effectivement assez redoutable.

Sans surprise, la lutte des classes est au cœur de sa position sur l’immigration. Marquant une fidélité sans faille au vieux slogan communiste « sans patries ni frontières » – qui convient aussi fort bien aux partisans de la mondialisation libérale – Madame Arthaud estime que tout immigré, légal ou non, doit bien sûr avoir le droit de vote à toutes les élections. Contrairement à ses concurrents de gauche – qui sont du même avis mais n’osent l’avouer publiquement – sa position a au moins le mérite de la franchise.

Parmi les propositions originales, elle demande la suppression de la TVA et de l’impôt sur le revenu du travail pour ne garder qu’une fiscalité sur les revenus financiers et le capital. La candidate trotskyste propose de régler la question du manque de logement par la création d’une société publique de construction. Curieusement, à aucun moment elle ne parlera de la nationalisation des entreprises, affirmant seulement ne pas respecter le droit de propriété.

Son intervention se conclura par un appel à la mobilisation sur le terrain après les élections, afin d’arracher des améliorations pour les travailleurs à la bourgeoisie. Consciente de son faible impact électoral, Nathalie Arthaud profite en réalité de la campagne électorale pour tenter de recruter des militants et renforcer Lutte Ouvrière.

Symptomatique d’un public guère enthousiaste, un militant, après avoir rappelé qu’il était sur le terrain depuis des années, lui demandera à la fin de la réunion quel en est le résultat… en dehors de se faire matraquer par la police. Manifestement, le beau temps des illusions communistes semble bien appartenir à un passé révolu.

Crédit photo : fepasma, licence cc.