La loi du silence – Thaïs d’Escufon séquestrée et agressée

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Un témoignage glaçant. Thaïs d’Escufon, ancienne porte-parole de Génération identitaire, a révélé mercredi avoir été victime d’une séquestration et d’une agression sexuelle dans son propre logement. Depuis, la militante n’a droit ni à la sympathie des médias ni à celle des féministes.

La scène s’est déroulée en fin de matinée, alors que la jeune femme revenait de son cours de sport. Ecouteurs sur les oreilles, elle entrait dans son logement quand un homme lui embraya le pas.

Quelques secondes plus tard, ce dernier fermait la porte et confisquait la clé, avant d’arracher le téléphone portable des mains de la victime.

Pendant près de vingt-cinq minutes, l’homme tient des propos étranges, tentant parfois de discuter « normalement » avec sa proie. Il lui raconte sa vie, explique qu’il est Tunisien, qu’il se trouvait précédemment en Allemagne. Il fait remarquer à Thaïs qu’elle a l’air française.

Arguant qu’il était entré là pour se cacher car quelqu’un le poursuivait, sans idée perverse derrière la tête, l’homme finit par se montrer bien moins délicat. Avant de quitter les lieux, il pousse sa victime, la tient par les poignets, lui demande un « bisou » et une faveur sexuelle. Par miracle, dans le chaos de cette scène, Thaïs parvient à se relever, à ouvrir la gâche de la porte et à pousser tant bien que mal l’homme au-dehors avant que le pire ne se soit produit.

C’est le lendemain, sur son compte Instagram, que Thaïs d’Escufon a raconté cette histoire, avant de la répéter en pleurs jeudi soir sur le plateau de l’émission Touche pas à mon poste ! de Cyril Hanouna. Déjà invité un an plus tôt, elle y avait dénoncé les violences commises par les immigrés. Elle témoignait cette fois en tant que victime de ces violences. Son courage n’a d’égal que l’horreur de son calvaire.

Etre une femme victime de violences suscite habituellement l’emballement médiatique et la sympathie politique. Les associations montent au créneau sans exiger la moindre preuve. Pas cette fois.

Thaïs subit un véritable torrent d’insultes et d’accusations. Sur les réseaux sociaux (qui, certes, ne sont pas une référence morale), beaucoup font d’elles une menteuse.

Sa version ne tiendrait pas debout, le fait que son bourreau lui ait dit être Tunisien serait « trop gros ».

Pourtant, trois des quatre femmes présentes jeudi sur le plateau de TPMP – Thaïs incluse – ont été victimes d’agressions. Chaque fois par un immigré d’origine extra-européenne. La journaliste Isabelle Morini-Bosc avouera même ne pas avoir osé porter plainte après son viol afin de ne pas nuire à son agresseur, à cause de ses origines.

Les femmes, les filles, mais aussi les jeunes hommes, les étudiants et les habitués des villes « multiculturelles » le savent parfaitement : comme l’a dit et répété Thaïs, la majorité des agresseurs ne sont pas issus du patriarcat blanc. N’en déplaise au journaliste bien-pensant Gilles Verdez et au public de TPMP, scandalisés par cette vérité.

Ce n’est pas dramatiser que de dire que désormais, le danger est partout.

Thaïs avait été condamnée pour avoir voulu faire respecter les frontières. Désormais, la frontière est sa propre porte, et, là encore, rien n’est fait pour la protéger.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 10 décembre 2021

L’immigration plus forte que le Covid

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Rien n’arrêtera l’immigration. Pas le Covid du moins, comme l’indique un rapport publié cette semaine par l’Organisation internationale pour les migrations. Les Européens, étouffés par les restrictions, apprécieront.

Depuis plusieurs mois, les faits et gestes de millions d’Européens sont épiés via des passeports sanitaires, les non-vaccinés sont même privés de leur liberté, l’accès à de nombreux lieux publics – y compris les hôpitaux – leur étant purement et simplement interdit.

Pendant la majeure partie de l’année 2020, il était non seulement impossible pour le commun des mortels de se déplacer à l’étranger mais il était également interdit de sortir de chez soi plus de quelques heures. Il fallait remplir une attestation pour faire les courses alimentaires tandis que l’accès aux forêts, plages et montagnes était proscrit.

L’Autriche a récemment mis en place un confinement des non-vaccinés tandis que de nombreux Français seraient favorables à une telle mesure d’après certains sondages.

La liberté de circuler n’est plus qu’un lointain souvenir… du moins pour les Européens et une majeure partie des Occidentaux. Car cette politique restrictive et autoritaire se transforme en politique laxiste et totalement inoffensive pour tout ce qui concerne l’immigration.

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), liée aux Nations unies depuis 2016, a révélé dans son rapport annuel sur les flux migratoires publié mercredi que le nombre de migrants internationaux avait augmenté en 2020 par rapport à 2019, et ce malgré la limitation des déplacements et les mesures prises par les Etats.

Plus précisément, 281 millions de personnes, soit 3,6 % de la population mondiale, auraient migré à travers le monde en 2020 contre 272 millions l’année précédente. L’on notera aussi que cela représente environ 200 millions de migrants internationaux de plus qu’en 1970.

De la Chine au Brésil, du Canada à l’Australie en passant bien sûr par l’Europe, la plupart des frontières étaient pourtant officiellement fermées, y compris celles des pays les plus prisés par les immigrés.

L’appel d’air effectué par les gouvernements et instances européennes ou par les ONG mondialisées pourrait bien expliquer le phénomène.

Pour Marie McAuliffe, qui signe ce rapport, il s’agit pourtant d’un ralentissement des migrations car elle estime que deux millions de personnes supplémentaires auraient probablement quitté leur pays sans le Covid et ses conséquences sur les liaisons internationales et sur le fonctionnement des pays d’accueil. Preuve que ces pays sont bien ceux vers lesquels se dirigent la plupart des migrants.

Les vannes de l’immigration sont grandes ouvertes et rien ne semble pour l’heure en mesure d’endiguer le phénomène, car telle n’est pas la volonté des élites.

Pendant ce temps-là, sous prétexte d’un énième variant arrivé lui aussi d’Afrique – étrange hasard ! –, les Européens pourraient bien se voir à nouveau soumis à des restrictions de déplacement, voir à un nouveau confinement.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 2 décembre 2021

Covid-19 : Omicron, une aubaine pour Macron ?

variant covid

Aussi interminable que Les Feux de l’amour, le feuilleton Covid se poursuit encore et toujours. Au programme cette semaine : un nouveau variant menaçant ! Voilà une péripétie que nous n’avions plus connue depuis quelques mois et qui tombe à point nommé pour le gouvernement.

Le variant Omicron, à ne pas confondre avec le nom du président français, est terrible, dangereux et va faire des ravages. C’est du moins ce que l’on comprend en écoutant les responsables politiques et les journalistes depuis son apparition en Afrique du Sud le 24 novembre. Cette nouvelle forme du Covid présente un grand nombre de mutations, dont certaines seraient « préoccupantes » d’après les experts de l’OMS. Ce discours vous paraît familier ? Rien de surprenant, car le même – à peu de chose près – est ressorti à intervalles réguliers, coïncidant étrangement avec les intérêts des élites.

En effet, de nombreux variants existent d’ores et déjà mais seuls quelques-uns deviennent des vedettes de la télévision. A la fin du mois de juin et durant une majeure partie de l’été, le variant Delta a connu son heure de gloire à un moment très opportun, quand le gouvernement mettait en place le passe sanitaire. Cette fois, le variant Omicron débarque en France quelques jours seulement après qu’Olivier Véran et ses collègues ont annoncé qu’une troisième dose de vaccin serait nécessaire pour conserver ce passe sanitaire.

Le variant Omicron est par ailleurs présenté comme plus dangereux que les autres pour les enfants. Un incroyable hasard, au moment où la vaccination des plus jeunes est de plus en plus à la mode. Israël a déjà passé le cap, le Canada aussi, tout l’Occident va probablement suivre, mais l’idée de toucher aux bambins agace et inquiète encore quelques parents. Rien de tel donc qu’une nouvelle menace pour qu’ils se décident.

Le gouvernement français n’est pas le seul à profiter de cette nouvelle forme de Covid. Le professeur Andrew Pollard, scientifique britannique ayant dirigé les recherches sur le vaccin AstraZeneca (un produit décrié et dont l’utilisation est suspendue dans certains pays), a déclaré qu’un vaccin contre le variant Omicron pourrait être développé « très rapidement ».

Nouvelle bonne affaire en vue ? Les dindons de la farce pourraient bien – à nouveau – être les peuples dociles ayant accepté sans broncher ou presque les innombrables restrictions imposées jusqu’à présent. Le ministère de la Santé a indiqué que les Français vaccinés mais testés positifs au variant Omicron devraient s’isoler de la même manière que les non-vaccinés.

Variants ou pas, Marine Le Pen et Eric Zemmour ont chacun annoncé leur volonté de supprimer le passe sanitaire en cas de succès lors de l’élection présidentielle de 2022. Pour la candidate du Rassemblement national, cet outil a montré son inefficacité, les vaccinés subissant et transmettant davantage la maladie que les non-vaccinés régulièrement testés. Florian Philippot, meneur de l’opposition à la dictature sanitaire depuis près d’un an, a à nouveau rassemblé plusieurs dizaines de milliers de manifestants samedi dernier à Paris. Le président des Patriotes est par ailleurs l’un des rares politiciens, si ce n’est le seul, à évoquer quotidiennement les effets secondaires de la vaccination.

« Tous vaccinés, tous protégés », qu’ils disaient.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 29 novembre 2021

Némésis : le collectif féministe identitaire attaqué par des antifas

nemesis antifas

Les antifas s’en prennent à des femmes ! Lors de la grande manifestation féministe organisée le week-end dernier à Paris, des militants d’extrême gauche s’en sont pris aux filles du Collectif Némésis, dont le tort est de ne pas s’aligner sur la pensée unique. Gérald Darmanin, toujours très tolérant avec les antifas, n’a pas réagi.

Samedi 20 novembre se tenait à Paris la grande manifestation féministe #NousToutes dont l’objectif était de dénoncer les violences faites aux femmes. Le Collectif Némésis, fondé en 2019 et qui se présente comme « féministe, identitaire et anticonformiste », était lui aussi de la partie, représenté par une cinquantaine de militantes venues de toute la France.

Les revendications et les pancartes de ces jeunes femmes n’avaient pourtant pas la même tonalité que celles du reste du cortège, très gauchisant, puisqu’elles ciblaient en effet les nombreuses agressions commises par des Afghans. Une banderole annonçait clairement la couleur : « 99 % des Afghans favorables à la charia et 45 % des Afghans pour la lapidation des femmes adultères. La haine des femmes n’est pas un enrichissement culturel. » Pour marquer le coup, les membres du collectif s’étaient également grimés de fausses blessures afin de représenter les femmes battues par les Afghans.

C’est à Elisabeth, membre du collectif depuis deux ans, que nous devons le récit de cette journée. « J’ai rejoint Némésis car c’est le seul groupe féministe qui correspond à mes idées et qui dit la vérité sur l’impact de l’immigration sur le quotidien des femmes ». Cela s’est encore confirmé samedi, et n’a pas plu aux antifas. « A l’arrivée du cortège place de la Nation, les antifascistes et les féministes mainstream se sont mis à nous huer et à nous insulter. Nous avons dû partir car ils commençaient à lancer des projectiles. » D’après Le Figaro, les antifas auraient également proféré des menaces de mort.

Comme souvent, l’extrême gauche a pu agir en toute impunité. Comme souvent, antifas et féministes bien-pensantes ont fait preuve de leur hypocrisie. « Ils viennent manifester contre la violence faite aux femmes, mais quand les opinions de ces femmes diffèrent des leurs, leur vrai visage apparaît. »

Une fille de Némésis ainsi que deux militants patriotes venus au secours du collectif ont été légèrement blessés. On n’ose imaginer le tapage médiatique qu’aurait provoqué une situation inversée, où des féministes et autres antifas auraient été attaqués par des hordes de militants identitaires. On peut tout de même se douter que Gérald Darmanin aurait tapé du poing sur la table au point de solliciter le président de la République, comme il l’a fait récemment pour dissoudre l’Alvarium.

Nul doute que Caroline Fourest aurait écrit une chronique assassine, qu’Anne Hidalgo aurait estimé « intolérable » qu’une telle violence se déroule au cœur de sa si paisible ville de Paris, ou encore que les ONG financées par George Soros se seraient mobilisées pour dénoncer « le climat des années 30 » apparaissant en France.

La protection des antifas par les autorités n’est cependant pas nouvelle et se remarque régulièrement, comme lors des attaques de librairies enracinées au Puy-en-Velay, à Paris et à Nancy. Quoi qu’il en soit, rien ne semble pouvoir empêcher Elisabeth et ses camarades de continuer à défendre « un idéal fort et lucide pour les femmes françaises ».

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 23 novembre 2021

Dissolution de l’Alvarium – Vers la dictature

l’Alvarium

La dissolution de l’Alvarium est désormais officielle. Le régime autoritaire d’Emmanuel Macron a eu la peau du mouvement, mais pas de ses militants et de leur dévouement. Leur porte-parole, Jean-Eudes Gannat, a donné son sentiment à Présent.

Toute opposition sera annihilée. Voilà le message adressé par le gouvernement avec la dissolution de l’Alvarium, validée ce mercredi en Conseil des ministres à la demande du président de la République en personne. C’est Gérald Darmanin qui a mené la charge, comme il l’avait fait en début d’année avec Génération identitaire. Le 28 octobre, le ministre de l’Intérieur avait exprimé par un simple tweet son intention de dissoudre l’Alvarium pour « violences » et « racisme ».

Joint par téléphone, Jean-Eudes Gannat ne baisse pas les bras. En apprenant la nouvelle, deux choses sont venues à l’esprit du porte-parole de l’Alvarium, « ce sont d’abord les mots de Charrette : “Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais”, puis le célèbre poème de Kipling, “Tu seras un homme, mon fils”. » Plus prosaïquement, Jean-Eudes Gannat note que « les Français seront contents d’apprendre qu’au mois de novembre 2021, alors qu’il y a eu deux tentatives d’attentat, Gérald Darmanin a dissous une association qui distribuait des sandwichs aux Français ». Le soutien aux Français les plus démunis était en effet l’une des activités principales de l’Alvarium.

L’Etat a signifié la dissolution dans un décret à la tonalité dictatoriale, citant pêle-mêle des actions, banderoles, altercations, tweets et autres prises de position jugées incompatibles avec la République. Parmi celles-ci, outre des accusations de violences fallacieuses, le gouvernement a relevé que les militants angevins établissaient un lien entre immigration, islam et terrorisme… Un état de fait incontestable, comme le prouvent les attentats à Paris en 2015, à Nice en 2016, à la gare Saint-Charles de Marseille en 2017, au marché de Noël de Strasbourg en 2018, à la basilique Notre-Dame de Nice en 2020 ou encore à Rambouillet en avril dernier, tous commis par des musulmans de nationalité ou d’origine extra-européenne. La liste est qui plus est loin d’être exhaustive ! A en juger par le décret, toute critique de l’immigration, de l’islam ou encore des dirigeants politiques en place et de leurs décisions tombera bientôt sous le coup de la loi.

Quelle sera la prochaine cible ? Le RN, Présent, TVLibertés ? Peut-être l’Institut Iliade. Le décret indique en effet que la participation de l’Alvarium au colloque de l’Iliade en 2020 démontre l’adhésion du mouvement à « des théories incitant à la haine ou à la discrimination raciale ».

Pour Jean-Eudes Gannat, « si une association locale est dissoute pour de tels motifs, il ne faut se faire aucune illusion, nous allons vers une forme de dictature de plus en plus assumée ». Il juge donc « inquiétant » que des personnalités de premier plan et notamment du RN ne s’expriment pas sur le sujet. Mais Jean-Eudes Gannat a tenu à remercier Présent qui a toujours donné la parole à son association. Et le combat n’est pas terminé : « Nous irons devant le Conseil d’Etat et devant la Cour européenne des droits de l’homme, même si l’on n’est guère optimiste sur la suite des opérations. »

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 18 novembre 2021

Migrants : La Pologne tient bon et va construire un mur !

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La Pologne va le faire ! Un mur de 180 km sera construit à la frontière avec la Biélorussie afin de stopper les milliers de clandestins souhaitant gagner l’Union européenne.

Un mur « intelligent » équipé de capteurs et de caméras thermiques, voilà le grand projet polonais pour assurer sa défense. Le chantier devrait commencer en décembre et s’achever au premier semestre 2022. Pour Mariusz Kaminski, ministre de l’Intérieur polonais, il s’agit ni plus ni moins d’un investissement « absolument stratégique et prioritaire pour la sécurité de la nation et de ses citoyens ».

Pour l’heure, près de 15 000 soldats polonais se trouvent à la frontière pour éviter l’invasion. Totalement dépassée, l’UE, par l’intermédiaire de Josep Borrell, haut représentant de l’instance pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, a annoncé qu’elle prononcerait rapidement de nouvelles sanctions à l’encontre des dirigeants biélorusses mais aussi contre les compagnies aériennes et les agences de voyages du pays ayant permis cet afflux de 2 à 3 000 migrants dans le but d’exercer un chantage sur l’UE.

Les associations d’extrême gauche, les ONG et tous les ayatollahs de l’immigration massive à la tête des nations et des institutions européennes, sans oublier les médias, ne seront quant à eux pas inquiétés. Les sanctions contre la Biélorussie sont donc symboliques et politiques, l’heure du jugement d’Angela Merkel et de ses collègues pour haute trahison n’est pas encore arrivée.

En réponse à la crise, la députée européenne et présidente de la sous-commission des Droits de l’homme Marie Arena a donc pu évoquer en toute liberté son projet de « route de la migration », une route « sûre » qui favoriserait l’accueil de migrants et permettrait de les répartir au sein de l’Union. De quoi satisfaire George Soros, dont l’UE est le jardin.

Côté diplomatie, Angela Merkel a pris contact avec Vladimir Poutine afin que ce dernier, au bénéfice de ses liens étroits avec la Biélorussie, engage une « désescalade ». Emmanuel Macron aurait eu un échange similaire avec son homologue russe.

Alexandre Loukachenko a donné une réponse faussement apaisante aux allures de nouvelle provocation. Le président biélorusse a juré que son pays était prêt à rapatrier tout le monde mais a précisé que les migrants sont « têtus » et que « personne ne veut repartir », tout en expliquant les comprendre.

Sans surprise, cet épisode entraîne une intense vague de propagande dans les médias.

« Violences militaires », « enterrements de migrants », « souffrance des enfants »… tout ce qui peut faire pleurer dans les chaumières (ou sur les réseaux sociaux !) est utilisé, manipulé, amplifié.

Les violences provoquées par les clandestins sont passées sous silence.

Les médias russes ne sont pas les derniers à jouer la carte de la victimisation et à stigmatiser la Pologne. Vieille rivalité historique ? Moyen de répondre à l’hostilité de l’UE à son égard ? Toujours est-il qu’ils emploient curieusement le même vocabulaire que les médias dominants les plus caricaturaux. La chaîne RT France a aussi déploré la mise en garde à vue de l’un de ses envoyés spéciaux pro-migrants qui avait pourtant accédé à une zone interdite en raison de l’état d’urgence décrété à la frontière biélorusse.

La désescalade attendra.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 17 novembre 2021

Attentats du 13 novembre 2015 – François Hollande, le ventre mou

Un témoin particulier pour le procès des attentats du 13 novembre 2015. François Hollande était auditionné mercredi par la cour d’assises spéciale de Paris afin de revenir sur les attaques terroristes survenues six ans plus tôt, presque jour pour jour.

Il y avait beaucoup de questions pour l’ancien président. Pendant quatre heures, il a répondu aux interrogations sur le déroulé des événements mais aussi sur la gestion de la menace terroriste et la réponse militaire. Les avocats des familles craignaient que le tribunal ne se transforme en tribune politique pour François Hollande et il semble que leurs craintes étaient fondées, l’ex-locataire de l’Elysée passant une bonne partie de son temps à défendre ses choix, frôlant parfois l’autocongratulation indécente.

Après avoir raconté en détail cette soirée tristement historique, commencée pour lui dans les tribunes du Stade de France, François Hollande a déploré que « ces attaques ne pouvaient pas être déjouées ». Avec un aveu de taille : « Chaque jour nous étions sous la menace. Le 12 comme le 14. Nous savions qu’il y avait des opérations qui se préparaient, que dans le flux des réfugiés, il y avait des terroristes. » N’en déplaise aux médias mainstream, les terroristes immiscés dans les « migrants », ce n’était donc pas une fake news de « l’extrême droite ». Et, sachant cela, loin de contrôler les frontières, Hollande tweetait le 3 septembre 2015 qu’il fallait dans l’UE « un mécanisme d’accueil permanent et obligatoire » pour ces « migrants »…

Pas embêté par les contradictions, François Hollande a tout de même tenu à saluer le travail des services de renseignements. Avouant qu’il y avait effectivement « un échec » lorsqu’un attentat se produisait, il tenait tout de même à mettre en avant les nombreuses attaques déjouées, notamment parce qu’il avait été exigeant envers les services. Peut-être aurait-il fallu lui rappeler l’intervention quasi miraculeuse de trois Américains à bord d’un train au mois d’août 2015 ou la maladresse de plusieurs « apprentis terroristes » car le bilan de son mandat, marqué aussi par la tuerie de Nice, aurait pu être encore bien plus lourd.

Il aura fallu des questions provocatrices des avocats des terroristes pour que François Hollande perde son flegme. D’après eux, les attaques du 13 novembre étaient une réponse aux frappes françaises contre des cibles djihadistes menées en Syrie à partir du 27 septembre 2015, ce qu’a contesté l’ancien président de la République : « Le commando s’était organisé bien avant ! » Un point sur lequel il sera difficile de le contredire.

En revanche, la théorie avancée par l’ancien chef de l’Etat, c’est-à-dire que l’Etat islamique a frappé la France « non pas pour ce que nous faisions, mais pour ce que nous représentons », paraît plus contestable. On pourrait en effet émettre l’hypothèse que la France a été frappée parce qu’elle regorge de musulmans aux sympathies islamistes, comme l’était par exemple le fameux « logeur de Daech », Jawad Bendaoud.

Enfin, François Hollande a assumé la réaction militaire : « On nous a fait la guerre, nous avons répondu. » Pas de victime collatérale à sa connaissance, comme le prétendait Salah Abdeslam.

Pas de regret non plus pour l’ancien président, qui, s’il devait recommencer, « ferait exactement la même chose ».

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 12 novembre 2021

Le nom du père… n’est plus un repère

père mère

Le modèle familial européen sera abattu jusque dans ses fondations ! La dernière décision de la CEDH et son traitement médiatique ne laissent pas de place au doute et les générations à venir pourraient bien ne plus avoir ni père ni repère…

La décision prise le 26 octobre par la Cour européenne des droits de l’homme va faire des dégâts. Amenée à se prononcer sur une affaire survenue en Espagne, la CEDH a jugé que « l’impossibilité de déroger à la règle voulant que le nom du père soit attribué en premier en cas de désaccord des parents est excessivement rigide et discriminatoire envers les femmes ».

L’affaire en question trouve ses origines en 2005, à Palma de Majorque. Une femme donnait naissance à une petite fille après s’être séparée de son conjoint au cours de la grossesse car celui-ci faisait pression pour qu’elle avorte. A la naissance, l’enfant reçut les deux noms de la mère, mais, en 2006, le père fit valoir ses droits et son patronyme fut ajouté. Pire encore aux yeux de la mère, le nom de son ancien compagnon précédait le sien.

C’est donc pour protester contre cette décision que cette jeune mère fit appel à la CEDH.

L’instance européenne a tranché en sa faveur et a donc puni l’Espagne pour « violation de la Convention européenne des droits de l’homme », condamnant cette dernière à verser 10 000 euros à la plaignante pour « dommage moral ».

Une histoire récupérée

La plaignante avait a priori de bonnes raisons de saisir la justice, et l’on ne peut qu’admirer sa volonté initiale de garder un enfant malgré la demande d’interruption de grossesse de la part du père. Son histoire a cependant été récupérée et manipulée par les ennemis du modèle familial traditionnel, au sein de la CEDH mais également dans la sphère politico-médiatique habituée à se servir de drames humains pour faire sa propagande. L’on se souvient notamment de la récupération malsaine de la mort du petit Alan Kurdi.

Au regard du communiqué de la CEDH, qui salue le fait que « l’évolution de l’Espagne depuis les années 50 a permis entre autres d’abandonner le concept patriarcal de famille prédominant par le passé et d’adopter de nombreuses mesures visant l’égalité entre les hommes et les femmes », il est aisé de lire entre les lignes et d’imaginer que, demain, c’est l’attribution du nom du père à ses enfants qui sera remise en cause, jugée inégalitaire et discriminatoire.

D’ailleurs, alors que l’information n’a pas de lien avec l’affaire très spécifique survenue en Espagne, LCI (groupe TF1) a rappelé que le député LREM de l’Hérault Patrick Vignal œuvrait pour que les enfants de divorcés puissent utiliser le nom de leurs deux parents, le collectif dont il est membre déplorant aussi que quatre enfants sur cinq portent aujourd’hui le nom de leur père.

Au lieu de s’inquiéter du sort des innombrables enfants européens élevés par un seul parent, la CEDH, les médias et les élus vont provoquer la destruction de familles en alimentant la jalousie des uns et l’orgueil des autres, le tout pour appliquer une forme de langage inclusif à la cellule familiale. L’enfant, qui est décidément le cadet des soucis des institutions, perdra, lui, les derniers repères identitaires qu’il avait. Après la destruction de sa culture, de sa religion, de sa nation et de sa famille, il perdra le nom de ses aïeux et ne saura plus d’où il vient. Il ne se distinguera pas de ses camarades de classe élevés par deux femmes ou nés par GPA…

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 28 octobre 2021

UE, migrants… La Pologne ne faiblit pas

Assaillie par les migrants à l’est et par l’Union européenne sur la scène politique continentale, la Pologne résiste et affirme ses positions.

Après que le tribunal constitutionnel polonais a jugé le 7 octobre dernier que les articles 1 et 19 du traité sur l’Union européenne n’étaient pas compatibles avec la Constitution du pays, l’instance continentale a durci le ton le 19 octobre par la voix d’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Celle-ci a évoqué les risques encourus par la Pologne, à savoir des pénalités financières, Bruxelles menaçant même de ne pas verser les 36 milliards d’euros qu’elle lui avait promis pour son plan de relance post-Covid.

Grâce à Olivier Bault, notre correspondant permanent à Varsovie, les lecteurs de Présent connaissent désormais bien la pugnacité polonaise. Ainsi, les pressions, bien que fortement ressenties et potentiellement dévastatrices, ne font pas perdre leur courage aux élus polonais. Mateusz Morawiecki, Premier ministre, avait ainsi déclaré immédiatement après l’intervention très offensive d’Ursula von der Leyen qu’il était « inacceptable de parler de pénalité financière », précisant que « le chantage ne peut pas être une conduite politique ». Dans une interview publiée lundi 25 octobre par le Financial Times, le Premier ministre a renchéri en affirmant que son pays ne discutera plus « avec un pistolet braqué sur la tempe ».

Les méthodes dignes de l’URSS appliquées par l’UE sont bien connues en Pologne, c’est d’ailleurs l’héritage de l’époque communiste qui a poussé le pays à faire le ménage dans sa justice, ce qui a provoqué le début de cette énième altercation avec l’UE.

Nombreux sont en effet les désaccords entre les deux parties depuis quelques années et plus précisément depuis l’arrivée au pouvoir en Pologne des conservateurs en 2015, notamment au sujet de l’immigration. Le dernier événement en date ne devrait pas changer la donne.

Le 25 octobre, le ministre polonais de la Défense, Mariusz Blaszczak, a annoncé que son pays allait déployer 2 500 soldats supplémentaires à la frontière biélorusse afin de prêter main-forte aux 7 500 hommes du corps des gardes-frontières déjà en place. L’objectif est simple, empêcher les migrants d’entrer en Pologne, ce qui n’est pas peu dire puisque, d’après Le Monde, 500 à 900 tentatives de passages clandestins ont lieu chaque jour. Ces tentatives engendrent par ailleurs des incidents, plusieurs militaires ayant été blessés par des projectiles en tous genres le week-end dernier.

Comme douze autres pays, la Pologne avait demandé en début de mois la construction de barrières physiques contre ces intrusions. Les demandes et la détresse de ces nations ont cependant été balayées d’un revers de manche par Ursula von der Leyen vendredi dernier à l’issue d’un sommet européen consacré en partie à la pression migratoire, puisqu’elle a affirmé que l’Union européenne ne financera aucune activité liée à la construction de murs ou de clôtures barbelées à ses frontières. Ses attaques contre le président biélorusse Alexandre Loukachenko, accusé d’être à l’origine de l’afflux de migrants pour faire pression sur l’UE, seront sans doute validées par la Pologne mais ne régleront pas le problème.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 26 octobre 2021

Projet « métavers » de Mark Zuckerberg – Un nouveau bouleversement sociétal made in Facebook

Facebook

Un monde toujours plus virtuel avec Facebook ! La société américaine a en effet annoncé qu’elle allait recruter 10 000 personnes en Europe afin de développer son projet de « métavers » qui était dans les cartons depuis longtemps mais que le président-directeur général de l’entreprise Mark Zuckerberg a officiellement annoncé en juillet dernier. Ce projet pourrait bien provoquer un bouleversement majeur au sein de la société…

Qu’est-ce qu’un métavers ? Ce terme créé en 1992 par l’auteur de science-fiction Neal Stephenson est la contraction de méta-univers, c’est-à-dire « ce qui dépasse l’univers » ou encore « l’univers d’après ».

Il s’agit plus précisément d’un univers virtuel créé par un programme informatique, qui permet d’héberger une communauté d’utilisateurs présents sous forme d’avatars (représentation informatique d’un internaute).

Un métavers permet de se déplacer librement, d’interagir avec d’autres avatars mais aussi d’effectuer des achats. Cela peut être une simulation du monde réel mais peut aussi être un monde fantastique permettant de s’affranchir de toutes les lois de la physique.

L’on pourrait qualifier les réseaux sociaux actuels de « métavers de première génération » car ils remplissent un certain nombre des caractéristiques du métavers en faisant notamment sauter les barrières géographiques et en proposant de nombreuses activités sociales virtuelles. Toutefois, il s’agit aussi parfois de simples plates-formes de communication professionnelle, familiale ou amicale, qui gardent un lien important avec le monde réel.

Le jeu vidéo en ligne Fortnite, lui, serait plutôt de la deuxième génération des métavers. Durant le confinement de mars 2020, le rappeur Travis Scott y a par exemple donné une série de concerts virtuels ayant attiré des dizaines de millions de spectateurs, un chiffre évidemment impossible à atteindre dans le monde réel. En organisant ces événements, les gérants de Fortnite ont réalisé un coup de force aux allures de changement de société. Désormais, ce qui n’était qu’un jeu devient un monde parallèle dans lequel le Covid ou les attaques terroristes n’existent pas, qui n’exige pas de passe sanitaire et qui peut donner lieu à des festivités mondialisées.

La forme actuelle du jeu est toutefois loin de montrer tout le potentiel – et les risques immenses – des métavers.

Avec un casque de réalité virtuelle, technologie en perpétuel développement, notamment via l’entreprise Oculus (qui appartient à… Mark Zuckerberg), il sera bientôt possible d’être immergé dans ce monde parallèle. Les utilisateurs ne se contenteront plus de regarder un écran, ils seront plongés dans l’écran et auront des interactions semblant réalistes avec des personnes situées à l’autre bout du monde.

C’est le projet de Mark Zuckerberg, et c’est ni plus ni moins ce que l’on peut voir dans le film de science-fiction Ready Player One réalisé en 2018 par Steven Spielberg. Dans ce long métrage se déroulant dans le futur, le processus est bien ancré dans la société. Le métavers y est une échappatoire pour les déshérités mais aussi un lieu d’influences et de pouvoir.

Si un tel projet provoquera immanquablement des problèmes de confidentialité pour les internautes, la coupure avec le monde réel pourrait bien être dramatique. Les consoles de jeux vidéo n’étaient donc que des amuse-gueules.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 19 octobre 2021

Un président en campagne ? Macron sort le carnet de chèques

macron

Pour le chef de l’Etat, la campagne présidentielle semble déjà engagée. Mardi dernier, dans la salle des fêtes de l’Elysée, Emmanuel Macron annoncé 30 milliards d’euros d’investissements dans le cadre du plan « France 2030 ». Officiellement, il s’agit de garantir la compétitivité industrielle du pays et de développer les technologies dites d’avenir. Pendant deux heures, le président a présenté son programme, notamment destiné à « faire émerger les champions de demain ». D’où cette injonction volontariste : « Mieux produire, mieux vivre, mieux comprendre le monde. » Les soutiens d’Emmanuel Macron ont distillé les éléments de langage du maître à commencer par celui qui ne veut pas opposer l’industrie classique à la « start-up nation ».

Ce sont donc des sommes généreuses que le locataire élyséen met sur la table : 8 milliards pour l’énergie, 4 milliards pour les nouveaux moyens de transport, 2 milliards pour l’agriculture, 3 milliards pour la santé et 6 milliards pour la production électronique. Les esprits chagrins notent la multiplication des « cadeaux » financiers dont le risque est de creuser la dette. Car l’argent public, c’est toujours celui du contribuable… Depuis le Covid, on peut énumérer ces mesures : plan de relance de 100 milliards d’euros, investissements pour Marseille ou aide aux ménages bénéficiant du chèque énergie.

Des annonces critiquées

Si le montant de 30 milliards d’euros est considérable, le budget 2022, qui doit être discuté dans les semaines à venir à l’Assemblée nationale, puis au Sénat, ne prévoit que 3 à 4 milliards pour le plan « France 2030 ». Autrement dit, les sommes mises sur le tapis ne seront pas pour tout de suite… Les opposants à Macron mettent en cause les annonces présidentielles, dénonçant une campagne électorale qui ne veut pas dire son nom. Ainsi, Marine Le Pen a dénoncé sur Twitter le « quoi qu’il en coûte, je veux être réélu ! ». La candidate du RN estime par ailleurs que les promesses de Macron « n’engagent que son successeur ». Pour Daniel Fasquelle, maire du Touquet et trésorier du parti Les Républicains, il ne s’agit que de « dépenses électoralistes supplémentaires ». D’autres dénoncent des « limites » en matière d’écologie, à l’instar du député Matthieu Orphelin, ex-LREM et soutien de Yannick Jadot, candidat des Verts à la présidentielle. Mais du côté macroniste, on salue l’action du président. Ainsi, le député LREM du Rhône, Bruno Bonnell, a rappelé que « le président a promis de réformer jusqu’au dernier quart d’heure ».

D’autres élus du groupe parlementaire majoritaire se veulent plus consensuels dans les objectifs. Pour Roland Lescure, député des Français de l’étranger, « il faut mettre le pays sur les bons rails pour répondre au défi de la transition écologique, se projeter vers une France décarbonée, industrielle et moderne » tout en reconnaissant que « le Covid-19 a permis de nous réinterroger, notamment sur la nécessité de réindustrialiser pour garder notre souveraineté ».

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 15 octobre 2021

Le passe sanitaire ad vitam æternam ?

pass sanitaire

Le gouvernement veut garder les Français sous contrôle ! Mercredi, un projet de loi visant à prolonger le passe sanitaire a été présenté en Conseil des ministres. En verrons-nous la fin ?

« L’hiver est propice à une reprise épidémique et de nouveaux variants pourraient apparaître. » Voilà les arguments énoncés par le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l’issue du Conseil des ministres du 13 octobre afin de justifier le projet de loi qui venait d’être présenté par le Premier ministre Jean Castex. Un texte qui passera prochainement devant le Parlement et que le porte-parole du gouvernement a détaillé.

Le texte prévoit que le passe soit appliqué jusqu’au 31 juillet et que, « si et seulement si la situation s’aggrave », des décrets pourront être pris pour déclarer « un état d’urgence sanitaire pour 30 jours », avec confinement et couvre-feu, sur tout ou partie du territoire.

Par ailleurs, la lutte contre la fraude au passe sanitaire sera renforcée. Les condamnations pourront aller jusqu’à 75 000 euros d’amende et cinq ans de prison. Des peines particulièrement sévères pour un passe étant présenté comme provisoire.

Promesses non tenues

Aux yeux de Gabriel Attal, il faut « rester vigilant jusqu’à l’été prochain » et « ne jamais rien exclure ». S’il se veut rassurant, jurant que, « à la seconde ou le passe ne sera plus nécessaire, nous serons ravis de le retirer », pas certain qu’il parvienne à convaincre les Français, habitués aux promesses non tenues.

Le 30 avril, Emmanuel Macron assurait par exemple que « le passe sanitaire ne sera jamais un droit d’accès qui différencie les Français. Il ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas, ou pour aller chez des amis ».

Deux mois et demi plus tard, le président de la République imposait cet « outil ».

Fin juillet, Olivier Véran disait que « le passe sanitaire, on y mettra fin à la minute où nous le pourrons. La loi nous autorise à l’utiliser au plus tard jusqu’au 31 décembre ».

Mais, mercredi, Le Canard enchaîné sortait une autre information inquiétante au sujet du ministre de la Santé. Le 6 octobre, celui-ci aurait demandé la désactivation du passe sanitaire pour « les plus de 65 ans et toutes les personnes fragiles » qui n’auront pas reçu de troisième dose sept mois après leur deuxième injection. Un projet qu’aurait validé Emmanuel Macron.

Autrement dit, et comme le clament des milliers de manifestants depuis trois mois, les Français ne semblent pas être au bout de leurs peines. La troisième dose pourrait bientôt être quasi obligatoire, comme c’est déjà le cas en Israël, et la date du 31 juillet 2022 semble tout simplement sortie de nulle part, annoncée pour donner l’illusion que les restrictions finiront un jour. Tout est désormais envisageable, comme un passe sanitaire prolongé ad vitam æternam, et pourquoi pas, très rapidement, un « passe climatique ». Il serait bien étonnant qu’aucun écologiste zélé n’aborde cette hypothèse au moment de l’élection présidentielle qui se tiendra – rappelons-le – avant la date du 31 juillet 2022, détail que semble avoir oublié le gouvernement.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 14 octobre 2021

Clandestins : Human Rights Watch dénonce la France

Nouvelle ingérence de la part d’Human Rights Watch ! Un rapport de l’ONG dénonce le traitement des clandestins dans la région de Calais et s’en prend notamment à la police française. Le document ne fait en revanche pas mention des graves problèmes provoqués par ces immigrés illégaux.

« Humiliation », « harcèlement quotidien », « traitements dégradants »… Human Rights Watchs emploie les grands mots pour désigner la gestion du problème de l’immigration clandestine par les autorités françaises, et plus précisément dans la région de Calais. Environ cinq ans après le démantèlement de « la jungle », un millier de clandestins vivent encore dans des campements de fortune installés dans la région et dans lesquels les conditions sanitaires sont déplorables, entraînant parfois même des épidémies de gale.

L’ONG s’en prend aux expulsions massives et aux actions quotidiennes des policiers, notamment aux 90 « expulsions routinières » effectuées dans les camps de Grande-Synthe (Nord) en 2020 et qui mettraient les clandestins « dans un état d’épuisement physique et mental ».

Les forces de l’ordre, régulièrement agressées par les immigrés et par les militants d’extrême gauche « No Borders », pourraient en dire autant, la différence étant qu’elles effectuent leur travail en évacuant des personnes en situation illégale et donc hors-la-loi.

Si le rapport évoque les adultes et les enfants, ces derniers, tout comme les femmes et les filles, constituent une infime minorité des clandestins.

Bénédicte Jeannerod, directrice France de Human Rights Watch, note que « si l’objectif est de décourager les migrants de se regrouper dans le Nord de la France, ces politiques sont un échec flagrant, en entraînent de graves souffrances ». Ainsi, et s’appuyant notamment sur les nouvelles mesures appliquées en Angleterre depuis le Brexit, mesures réduisant les possibilités d’accueil, l’ONG appelle tout simplement les préfets du Pas-de-Calais et du Nord à mettre fin aux expulsions et à réfléchir à des solutions d’hébergement, y compris sur le long terme.

Bénédicte Jeannerod ne demande bien sûr pas l’avis de la population locale, forcée d’accepter et de mettre ses propres difficultés au second plan, et omet la solution qui serait la plus à même de stopper les malheurs des migrants, c’est-à-dire l’arrêt immédiat et définitif de l’immigration. Une mesure qui permettrait, contrairement à celles préconisées par Human Rights Watch, d’éviter de provoquer un « appel d’air ».

Sans surprise, le rapport ne prend pas en compte les troubles innombrables provoqués par les clandestins dans la région depuis de longues années. Les victimes d’agressions et de viols sont légion, qu’il s’agisse de riverains ou de camionneurs. Les bagarres entre migrants sont également fréquentes.

Pour rappel, Human Rights Watch est l’une des ONG les plus aidées par l’Open Society de George Soros et travaille ainsi pour mener à bien les projets mondialistes du milliardaire. La défense des habitants du Nord de la France n’est pas au programme.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 6 octobre 2021

La riposte des historiens contre la « culture woke »

culture woke

Des historiens en lutte contre la « culture woke » ! Tandis que le phénomène prend de l’ampleur, des professeurs anglais ont lancé un mouvement de résistance. Tout n’est pas perdu !

On ne trafique pas l’histoire ! Voilà le mort d’ordre d’un groupe d’universitaires en réponse aux militants de la « woke culture ». Plus de quarante professeurs issus de sept pays anglo-saxons ont lancé un site Internet sobrement baptisé « History Reclaimed » (« l’histoire récupérée »), site sur lequel on retrouve de nombreux articles historiques mais aussi des présentations de livres ou encore des réponses à des thèses « woke » erronées.

L’objectif est simple pour les hommes à l’origine de cette initiative puisqu’il s’agit de « remettre les faits et la nuance à l’honneur afin d’équilibrer un débat dans lequel la condamnation est trop souvent préférée à la compréhension ».

Pour rappel, la « culture woke » ou « cancel culture » consiste à diaboliser tout ce qui émane de l’homme blanc en insinuant que cela a forcément une connotation raciste ou suprémaciste. Cela concerne souvent l’histoire mais aussi les sciences et les arts. Le procédé a été institutionnalisé au sein de l’université américaine d’Evergreen (Etat de Washington) avant de traverser l’Atlantique et d’être banalisé lors de l’été 2020 avec l’explosion du mouvement Black Lives Matter, très bruyant en Angleterre.

C’est d’ailleurs à cette période que les militants « woke » ont fait pression – en vain – sur l’Oriel College d’Oxford pour que soit retirée de la façade de l’établissement la statue de Cecil Rhodes. Figure du colonialisme britannique, Cecil Rhodes avait aussi contribué de manière exceptionnelle au développement de l’université.

Parmi les participants au projet « anti-woke », l’on retrouve notamment Robert Tombs, professeur émérite de Cambridge. L’homme admet sans détour qu’il est absurde de considérer que le passé de son peuple est uniquement glorieux, mais, à ses yeux, cela ne vaut guère mieux de le considérer comme étant globalement honteux.

Il estime que chacun doit pouvoir s’exprimer mais que personne ne doit imposer sa vision. Pour lui, les nombreuses instances qui cèdent face à l’idéologie « woke » le font pour acheter la paix sociale.

History Reclaimed n’est pas un projet nationaliste ou conservateur. Parmi les historiens ayant rejoint l’initiative, certains sont très libéraux et pensent que les thèses des « woke » méritent d’être entendues. Leur critique se tourne sur la forme, c’est-à-dire la façon dont ces thèses sont imposées sans discussion possible.

En France, quelques voix se font entendre et pas nécessairement les plus attendues. Le journaliste de RMC Frédéric Hermel, habitué aux programmes sportifs, fait désormais une chronique quotidienne sur des sujets de société. Le 6 octobre, il s’est insurgé contre la « woke culture » en réponse au reportage sur la colonisation très orienté diffusé la veille sur France 3.

Pour le journaliste, il faut « regarder notre passé colonial en face », « dénoncer les crimes mais sans oublier les aspects positifs » et surtout « ne pas céder à la repentance ». Un message salutaire sur l’une des radios les plus écoutées du pays.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 7 octobre 2021

Quand « mariage musulman » rime avec « dangers et débordements »

mariage communautaire

Les mariages communautaires, un fléau amené à perturber chaque commune française ! Le week-end dernier, un cortège de mariage musulman a déferlé dans les rues d’une petite commune picarde. Aucune région ne semble plus épargnée par l’immigration et ses conséquences…

En terrain conquis

71 infractions recensées, 100 points de permis de conduire retirés, près de 10 000 euros d’amendes attribués : voilà le bilan d’un cortège de mariage ayant chahuté la ville de Laigneville (Oise) dimanche dernier sur les coups de 13 heures.

Les passagers de la quarantaine de véhicules incriminés célébraient encore un mariage s’étant tenu la veille, et ce avec le traditionnel concert de klaxons mais aussi une conduite dangereuse.

Largement suffisant pour effrayer les habitants qui participaient tranquillement à la brocante de la commune, mais il en fallait plus pour arrêter le maire, Christophe Dietrich, qui s’était déjà fait connaître il y a quelques années pour avoir renvoyé chez l’un de ses administrés les déchets qu’il avait abandonnés dans la nature.

Cette fois, dépassé par le nombre et ne voulant pas provoquer d’accident, l’élu a fait fonctionner le système de vidéosurveillance installé il y a quatre ans. Un bon investissement !

C’est sur sa page Facebook personnelle que Christophe Dietrich a parlé de cette affaire en publiant une photo du cortège, en prenant soin toutefois de flouter les drapeaux brandis par les passagers assis sur les montants des fenêtres. Les couleurs rouges et blanches et quelques commentaires de témoins de la scène laissent cependant peu de doutes, il s’agissait de musulmans tunisiens ou turcs se croyant de toute évidence en terrain conquis.

De Nice à Lens…

Il y a trois ans, en septembre 2018, c’est justement deux mariages de Turcs célébrés à Annecy qui avaient engendré des scènes équivalentes à celle vue à Laigneville. Le bilan avait été semblable et les sanctions également données grâce aux caméras de surveillance.

Toute la France subit l’immigration massive, toute la France subit donc des cortèges de mariage aussi bruyants que dangereux.

Dans le Nord, dans le Bas-Rhin ou encore à Nice, les festivités musulmanes empiètent sur le bien commun et les municipalités doivent payer les pots cassés, tandis que la police est bien souvent impuissante et dépassée.

Pour ces grandes parades communautaires, nombreux sont les invités à louer des voitures de luxe et à s’imaginer évoluer sur un circuit de course…sans pourtant avoir les compétences requises.

Le 19 juin dernier, un homme d’origine maghrébine qui avait loué une Lamborghini avait bloqué l’autoroute A1 près de Lens (Pas-de-Calais) pour fêter un mariage. Il avait ensuite participé à une course poursuite avec la police – roulant jusqu’à 250 kilomètres heure – et accidenté son véhicule. Un mois plus tard, il était condamné à une peine de 15 mois de prison ferme.

Le phénomène prend de l’ampleur chaque année et pourrait bien aboutir à des situations explosives, voire dramatiques. Eloignez vos enfants, les hordes de barbares arrivent dans votre ville.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 22 septembre 2021

Itinéraire d’un enfant français – Adieu Bébel

Jean-Paul Belmondo

Jean-Paul Belmondo est mort lundi à l’âge de 88 ans. Avec lui disparaît une certaine idée de la France, avec lui s’éteint un pan de l’histoire du cinéma…

Certains hommes paraissent immortels et Jean-Paul Belmondo était l’un d’entre eux. Né le 9 avril 1933 à Neuilly-sur-Seine, il se mit à rêver de théâtre et de cinéma à l’adolescence.

Hélas, son expérience au conservatoire de 1952 à 1956 n’est pas une totale réussite puisqu’il en sort sans le prix du jury.

Sa rencontre avec Jean-Luc Godard bouleversera sa vie. Le cinéaste lui offre le premier rôle dans un film qui, malgré un tournage parfois à la limite du professionnalisme, aboutira à un grand succès. Il s’agit bien sûr d’A bout de souffle (1960), symbole de la Nouvelle Vague et toujours pris en exemple dans les écoles de cinéma.

En 1962, Belmondo fait équipe avec le patriarche du cinéma français, Jean Gabin, pour Un singe en hiver. Jean Gabin dira de lui qu’il est « comme son fils », que ce garçon est à la fois « son passé » et « sa jeunesse ». Quand on lui dit qu’il est le nouveau Gabin, le jeune homme est flatté mais préfère « devenir lui-même ». Il y parvient parfaitement avec L’Homme de Rio et Cent mille dollars au soleil, qui sortent tous deux en 1964.

Aux yeux du public, Belmondo devient Bébel. Il séduit par sa gueule, sa jeunesse et son courage. L’acteur effectue en effet toutes ses cascades et repousse les limites à chaque film. Dans Peur sur la ville (1975), il voyage sur le toit d’un métro aérien de Paris lancé à 70 kilomètres heure. Dans L’Animal (1977), il passe d’une échelle d’un hélicoptère à l’aile d’un avion, en plein vol, bien entendu. Nul doute que, de nos jours, un tel exploit serait impossible, car interdit !

L’autre exploit de Jean-Paul Belmondo est d’avoir gagné le cœur des Français. Sa mort, survenue paisiblement selon son avocat, a ainsi touché les anciens, la génération de Bébel, mais aussi les plus jeunes. Certains ont d’ailleurs des histoires amusantes liées à l’acteur, comme Mathieu, 27 ans, marqué par La Chasse à l’homme (1964) pour une raison un peu particulière. « J’ai vu le film lors d’un premier rendez-vous. Belmondo m’a indirectement permis de conclure ! » Le charme de Bébel, qui l’a autant symbolisé que sa fougue, semble avoir fait des émules.

Aux yeux de Justin, 25 ans, Belmondo était « un acteur bien plus complet qu’il n’y paraît, capable de jouer des personnages poétiques et mélancoliques comme dans Un singe en hiver ». On ne le contredira pas !

A partir de 1987, la carrière de Jean-Paul Belmondo oscilla entre de longues périodes au théâtre et quelques tournages, notamment celui d’Itinéraire d’un enfant gâté (1988), qui lui vaudra son premier césar de meilleur comédien. Jusque-là, son travail était boudé, snobé par les élites bobos et méprisantes du cinéma français. On reprochait beaucoup à Bébel, mais surtout sa popularité.

Il avait toutefois fini par convaincre tout le monde, et, en apprenant sa mort, chacun le salua à sa façon, des personnalités du 7e art aux hommes de la Légion étrangère, en passant par les journalistes de L’Equipe – qu’il lisait assidûment entre deux bouquins de Céline –, sans oublier, évidemment, le peuple de France qui n’oubliera jamais son Bébel, son « as des as » magnifique et professionnel.

p class= »relecture » style= »text-align: right; »>Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 7 septembre 2021

Des « Sages »… pas si sages – Fabius (encore) dans un mauvais coup !

sages conseil constitutionnel

Les « Sages » du Conseil constitutionnel, dont deux anciens Premiers ministres, un socialiste et un ex-LR, ont entériné la dictature sanitaire. Jeudi, les neuf membres de cette instance, censés vérifier que la loi respecte les droits et libertés fondamentales inscrites dans la Constitution, ont en effet donné leur accord à la quasi-totalité des mesures liberticides du plan gouvernemental de lutte contre le Covid, estimant qu’elles constituaient une « conciliation équilibrée ».

Les noms des coupables ? Claire Bazy-Malaurie, Nicole Maestracci, Corinne Luquiens, Dominique Lottin, Michel Pinault, Jacques Mézard, François Pillet, Alain Juppé et Laurent Fabius.

Ces professionnels de la politique, dont la moyenne d’âge est de 70 ans, ont donc décidé du sort et de la santé de tous les Français de 12 ans et plus, ce qui va provoquer une terrible fracture générationnelle en donnant du crédit à ceux qui pointent du doigt la génération des « boomers » et autres « soixante-huitards ».

Le passe sanitaire est bel et bien confirmé et sera donc, dès ce lundi 9 août, demandé dans les cafés, restaurants, foires, salons professionnels ou encore lors des événements sportifs et culturels. Il sera également indispensable pour effectuer des voyages de longue distance, que ce soit en avion, en train ou en car.

Les centres commerciaux les plus grands seront également concernés, tout comme les hôpitaux pour les patients « non urgents ». Un terme bancal, puisque les patients souffrant d’une longue maladie et devant suivre des traitements comme des chimiothérapies ne sont pas considérés comme des cas « urgents ».

Dans un autre registre, les hommes sans passe ne pourront plus accompagner leur femme à la maternité. L’histoire ne dit pas si ces Français désormais moins bien considérés que des clandestins seront encore obligés de souscrire à une assurance maladie.

Le passe n’est pas la seule mesure liberticide confirmée par le Conseil constitutionnel. En effet, les soignants et autres employés du monde médical, y compris ceux travaillant en maison de retraite, ont l’obligation de se vacciner et devront avoir reçu au moins une dose d’ici au 15 septembre prochain.

Autre dérive totalitaire : dans les professions où le passe sanitaire est exigé, le contrat de travail d’un employé ne pouvant pas en présenter un pourra être suspendu, qu’il s’agisse d’un CDI ou d’un CDD.

Seuls deux points n’ont pas passé le cap des « Sages », l’isolement obligatoire pendant dix jours des personnes diagnostiquées positives au Covid-19, ainsi que la rupture anticipée d’un CDD ou d’un contrat en intérim pour un employé qui ne serait pas en mesure de présenter un passe sanitaire.

Notons que Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel, déjà au cœur de l’affaire du sang contaminé dans les années 1980 et 1990, est aujourd’hui accusé de conflit d’intérêts. Son fils Victor est en effet directeur associé de McKinsey & Company, le cabinet international de conseil en stratégie qui travaille précisément sur la stratégie vaccinale en France. Emmanuel Macron lui-même fut étroitement lié à ce cabinet dès 2007. Une situation qui ne devrait pas laisser de marbre les centaines de milliers de manifestants dont la mobilisation, ce week-end, est annoncée dans de nombreuses villes.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 6 août 2021

Retour sur les manifestations anti-passe obligatoire

manif pass sanitaire

Pas de congé pour les défenseurs de la liberté : samedi, plusieurs centaines de milliers voire un million de Français ont à nouveau défilé contre l’instauration du passe sanitaire. Tantôt silencieux, tantôt méprisant, le gouvernement a créé malgré lui un mouvement qui est parti pour durer…

La journée du 31 juillet 2021 fera date. Non, les Français n’ont pas – pour l’heure ! – renversé la tyrannie sanitaire, mais ils ont démontré qu’ils allaient lutter jusqu’au bout pour la liberté.

De Paris à Marseille, de Strasbourg à Vannes, en passant par Boulogne-sur-Mer, Amiens, Rouen, Saumur ou Pau, le « passe sanitaire » ne passe pas. 184 manifestations ont ainsi été organisées dans tout le pays, réunissant des centaines de milliers de personnes, voire davantage ! Si le chiffre de 204 090 de la police a été repris par les médias mainstream, rebaptisés par les manifestants « médias des milliardaires » sur les réseaux sociaux, il semble en effet que le chiffre réel soit bien plus élevé.

Comme aux grandes heures des Gilets jaunes, ces rassemblements ont momentanément brisé les barrières et rassemblé les Français. Des militants patriotes côtoyaient des sympathisants de gauche, lecteurs de Présent et de Charlie Hebdo marchaient côte à côte, tandis que de nombreuses familles battaient le pavé pour la première fois, pancartes à la main. A Nice, ce sont les pompiers qui ouvraient le cortège.

Des arrestations

Les opposants au passe sanitaire ne sont ni des fous, ni des égoïstes ni « une frange capricieuse et défaitiste », comme les qualifiait encore le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal le 18 juillet dernier, lors du premier week-end de mobilisation. Pour eux, l’heure est grave et la tension était palpable. Des affrontements entre policiers et manifestants ont eu lieu à Paris, Nantes et Toulouse, entraînant une vingtaine d’arrestations.

Les attaques et intimidations répétées du gouvernement contre une partie de la population n’ont pas éteint l’incendie, mais ont au contraire provoqué un véritable brasier que rien ne saurait éteindre, si ce n’est une improbable volte-face. Rappelons que le 4 décembre 2020, le président de la République déclarait au média Brut qu’il devrait peut-être « faire des choses dures » durant les derniers mois de son mandat « parce que les circonstances l’exigeront », et que cela rendrait impossible le fait qu’il soit candidat à sa réélection. Le passe sanitaire semble correspondre à un tel cas de figure.

Le locataire de l’Elysée, peut-être aussi inquiet qu’au mois de décembre 2018, lorsque les Gilets jaunes étaient à ses portes, n’était toutefois pas chez lui samedi après-midi, préférant le fort de Brégançon. Le président est en vacances mais les Français devraient vraisemblablement poursuivre les actions de contestation, ces prochaines semaines, en plein mois d’août. Du jamais vu !

Si le gouvernement est la cible principale des foules, les grands médias ne sont pas en reste. A Belfort, les locaux de la radio France Bleu ont été ciblés, les manifestants accusant les journalistes d’être « des collabos ». Le traitement médiatique de cette journée de contestation leur donne raison.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 2 août 2021