Le passe sanitaire ad vitam æternam ?

pass sanitaire

Le gouvernement veut garder les Français sous contrôle ! Mercredi, un projet de loi visant à prolonger le passe sanitaire a été présenté en Conseil des ministres. En verrons-nous la fin ?

« L’hiver est propice à une reprise épidémique et de nouveaux variants pourraient apparaître. » Voilà les arguments énoncés par le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l’issue du Conseil des ministres du 13 octobre afin de justifier le projet de loi qui venait d’être présenté par le Premier ministre Jean Castex. Un texte qui passera prochainement devant le Parlement et que le porte-parole du gouvernement a détaillé.

Le texte prévoit que le passe soit appliqué jusqu’au 31 juillet et que, « si et seulement si la situation s’aggrave », des décrets pourront être pris pour déclarer « un état d’urgence sanitaire pour 30 jours », avec confinement et couvre-feu, sur tout ou partie du territoire.

Par ailleurs, la lutte contre la fraude au passe sanitaire sera renforcée. Les condamnations pourront aller jusqu’à 75 000 euros d’amende et cinq ans de prison. Des peines particulièrement sévères pour un passe étant présenté comme provisoire.

Promesses non tenues

Aux yeux de Gabriel Attal, il faut « rester vigilant jusqu’à l’été prochain » et « ne jamais rien exclure ». S’il se veut rassurant, jurant que, « à la seconde ou le passe ne sera plus nécessaire, nous serons ravis de le retirer », pas certain qu’il parvienne à convaincre les Français, habitués aux promesses non tenues.

Le 30 avril, Emmanuel Macron assurait par exemple que « le passe sanitaire ne sera jamais un droit d’accès qui différencie les Français. Il ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas, ou pour aller chez des amis ».

Deux mois et demi plus tard, le président de la République imposait cet « outil ».

Fin juillet, Olivier Véran disait que « le passe sanitaire, on y mettra fin à la minute où nous le pourrons. La loi nous autorise à l’utiliser au plus tard jusqu’au 31 décembre ».

Mais, mercredi, Le Canard enchaîné sortait une autre information inquiétante au sujet du ministre de la Santé. Le 6 octobre, celui-ci aurait demandé la désactivation du passe sanitaire pour « les plus de 65 ans et toutes les personnes fragiles » qui n’auront pas reçu de troisième dose sept mois après leur deuxième injection. Un projet qu’aurait validé Emmanuel Macron.

Autrement dit, et comme le clament des milliers de manifestants depuis trois mois, les Français ne semblent pas être au bout de leurs peines. La troisième dose pourrait bientôt être quasi obligatoire, comme c’est déjà le cas en Israël, et la date du 31 juillet 2022 semble tout simplement sortie de nulle part, annoncée pour donner l’illusion que les restrictions finiront un jour. Tout est désormais envisageable, comme un passe sanitaire prolongé ad vitam æternam, et pourquoi pas, très rapidement, un « passe climatique ». Il serait bien étonnant qu’aucun écologiste zélé n’aborde cette hypothèse au moment de l’élection présidentielle qui se tiendra – rappelons-le – avant la date du 31 juillet 2022, détail que semble avoir oublié le gouvernement.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 14 octobre 2021

Clandestins : Human Rights Watch dénonce la France

Nouvelle ingérence de la part d’Human Rights Watch ! Un rapport de l’ONG dénonce le traitement des clandestins dans la région de Calais et s’en prend notamment à la police française. Le document ne fait en revanche pas mention des graves problèmes provoqués par ces immigrés illégaux.

« Humiliation », « harcèlement quotidien », « traitements dégradants »… Human Rights Watchs emploie les grands mots pour désigner la gestion du problème de l’immigration clandestine par les autorités françaises, et plus précisément dans la région de Calais. Environ cinq ans après le démantèlement de « la jungle », un millier de clandestins vivent encore dans des campements de fortune installés dans la région et dans lesquels les conditions sanitaires sont déplorables, entraînant parfois même des épidémies de gale.

L’ONG s’en prend aux expulsions massives et aux actions quotidiennes des policiers, notamment aux 90 « expulsions routinières » effectuées dans les camps de Grande-Synthe (Nord) en 2020 et qui mettraient les clandestins « dans un état d’épuisement physique et mental ».

Les forces de l’ordre, régulièrement agressées par les immigrés et par les militants d’extrême gauche « No Borders », pourraient en dire autant, la différence étant qu’elles effectuent leur travail en évacuant des personnes en situation illégale et donc hors-la-loi.

Si le rapport évoque les adultes et les enfants, ces derniers, tout comme les femmes et les filles, constituent une infime minorité des clandestins.

Bénédicte Jeannerod, directrice France de Human Rights Watch, note que « si l’objectif est de décourager les migrants de se regrouper dans le Nord de la France, ces politiques sont un échec flagrant, en entraînent de graves souffrances ». Ainsi, et s’appuyant notamment sur les nouvelles mesures appliquées en Angleterre depuis le Brexit, mesures réduisant les possibilités d’accueil, l’ONG appelle tout simplement les préfets du Pas-de-Calais et du Nord à mettre fin aux expulsions et à réfléchir à des solutions d’hébergement, y compris sur le long terme.

Bénédicte Jeannerod ne demande bien sûr pas l’avis de la population locale, forcée d’accepter et de mettre ses propres difficultés au second plan, et omet la solution qui serait la plus à même de stopper les malheurs des migrants, c’est-à-dire l’arrêt immédiat et définitif de l’immigration. Une mesure qui permettrait, contrairement à celles préconisées par Human Rights Watch, d’éviter de provoquer un « appel d’air ».

Sans surprise, le rapport ne prend pas en compte les troubles innombrables provoqués par les clandestins dans la région depuis de longues années. Les victimes d’agressions et de viols sont légion, qu’il s’agisse de riverains ou de camionneurs. Les bagarres entre migrants sont également fréquentes.

Pour rappel, Human Rights Watch est l’une des ONG les plus aidées par l’Open Society de George Soros et travaille ainsi pour mener à bien les projets mondialistes du milliardaire. La défense des habitants du Nord de la France n’est pas au programme.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 6 octobre 2021

La riposte des historiens contre la « culture woke »

culture woke

Des historiens en lutte contre la « culture woke » ! Tandis que le phénomène prend de l’ampleur, des professeurs anglais ont lancé un mouvement de résistance. Tout n’est pas perdu !

On ne trafique pas l’histoire ! Voilà le mort d’ordre d’un groupe d’universitaires en réponse aux militants de la « woke culture ». Plus de quarante professeurs issus de sept pays anglo-saxons ont lancé un site Internet sobrement baptisé « History Reclaimed » (« l’histoire récupérée »), site sur lequel on retrouve de nombreux articles historiques mais aussi des présentations de livres ou encore des réponses à des thèses « woke » erronées.

L’objectif est simple pour les hommes à l’origine de cette initiative puisqu’il s’agit de « remettre les faits et la nuance à l’honneur afin d’équilibrer un débat dans lequel la condamnation est trop souvent préférée à la compréhension ».

Pour rappel, la « culture woke » ou « cancel culture » consiste à diaboliser tout ce qui émane de l’homme blanc en insinuant que cela a forcément une connotation raciste ou suprémaciste. Cela concerne souvent l’histoire mais aussi les sciences et les arts. Le procédé a été institutionnalisé au sein de l’université américaine d’Evergreen (Etat de Washington) avant de traverser l’Atlantique et d’être banalisé lors de l’été 2020 avec l’explosion du mouvement Black Lives Matter, très bruyant en Angleterre.

C’est d’ailleurs à cette période que les militants « woke » ont fait pression – en vain – sur l’Oriel College d’Oxford pour que soit retirée de la façade de l’établissement la statue de Cecil Rhodes. Figure du colonialisme britannique, Cecil Rhodes avait aussi contribué de manière exceptionnelle au développement de l’université.

Parmi les participants au projet « anti-woke », l’on retrouve notamment Robert Tombs, professeur émérite de Cambridge. L’homme admet sans détour qu’il est absurde de considérer que le passé de son peuple est uniquement glorieux, mais, à ses yeux, cela ne vaut guère mieux de le considérer comme étant globalement honteux.

Il estime que chacun doit pouvoir s’exprimer mais que personne ne doit imposer sa vision. Pour lui, les nombreuses instances qui cèdent face à l’idéologie « woke » le font pour acheter la paix sociale.

History Reclaimed n’est pas un projet nationaliste ou conservateur. Parmi les historiens ayant rejoint l’initiative, certains sont très libéraux et pensent que les thèses des « woke » méritent d’être entendues. Leur critique se tourne sur la forme, c’est-à-dire la façon dont ces thèses sont imposées sans discussion possible.

En France, quelques voix se font entendre et pas nécessairement les plus attendues. Le journaliste de RMC Frédéric Hermel, habitué aux programmes sportifs, fait désormais une chronique quotidienne sur des sujets de société. Le 6 octobre, il s’est insurgé contre la « woke culture » en réponse au reportage sur la colonisation très orienté diffusé la veille sur France 3.

Pour le journaliste, il faut « regarder notre passé colonial en face », « dénoncer les crimes mais sans oublier les aspects positifs » et surtout « ne pas céder à la repentance ». Un message salutaire sur l’une des radios les plus écoutées du pays.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 7 octobre 2021

Quand « mariage musulman » rime avec « dangers et débordements »

mariage communautaire

Les mariages communautaires, un fléau amené à perturber chaque commune française ! Le week-end dernier, un cortège de mariage musulman a déferlé dans les rues d’une petite commune picarde. Aucune région ne semble plus épargnée par l’immigration et ses conséquences…

En terrain conquis

71 infractions recensées, 100 points de permis de conduire retirés, près de 10 000 euros d’amendes attribués : voilà le bilan d’un cortège de mariage ayant chahuté la ville de Laigneville (Oise) dimanche dernier sur les coups de 13 heures.

Les passagers de la quarantaine de véhicules incriminés célébraient encore un mariage s’étant tenu la veille, et ce avec le traditionnel concert de klaxons mais aussi une conduite dangereuse.

Largement suffisant pour effrayer les habitants qui participaient tranquillement à la brocante de la commune, mais il en fallait plus pour arrêter le maire, Christophe Dietrich, qui s’était déjà fait connaître il y a quelques années pour avoir renvoyé chez l’un de ses administrés les déchets qu’il avait abandonnés dans la nature.

Cette fois, dépassé par le nombre et ne voulant pas provoquer d’accident, l’élu a fait fonctionner le système de vidéosurveillance installé il y a quatre ans. Un bon investissement !

C’est sur sa page Facebook personnelle que Christophe Dietrich a parlé de cette affaire en publiant une photo du cortège, en prenant soin toutefois de flouter les drapeaux brandis par les passagers assis sur les montants des fenêtres. Les couleurs rouges et blanches et quelques commentaires de témoins de la scène laissent cependant peu de doutes, il s’agissait de musulmans tunisiens ou turcs se croyant de toute évidence en terrain conquis.

De Nice à Lens…

Il y a trois ans, en septembre 2018, c’est justement deux mariages de Turcs célébrés à Annecy qui avaient engendré des scènes équivalentes à celle vue à Laigneville. Le bilan avait été semblable et les sanctions également données grâce aux caméras de surveillance.

Toute la France subit l’immigration massive, toute la France subit donc des cortèges de mariage aussi bruyants que dangereux.

Dans le Nord, dans le Bas-Rhin ou encore à Nice, les festivités musulmanes empiètent sur le bien commun et les municipalités doivent payer les pots cassés, tandis que la police est bien souvent impuissante et dépassée.

Pour ces grandes parades communautaires, nombreux sont les invités à louer des voitures de luxe et à s’imaginer évoluer sur un circuit de course…sans pourtant avoir les compétences requises.

Le 19 juin dernier, un homme d’origine maghrébine qui avait loué une Lamborghini avait bloqué l’autoroute A1 près de Lens (Pas-de-Calais) pour fêter un mariage. Il avait ensuite participé à une course poursuite avec la police – roulant jusqu’à 250 kilomètres heure – et accidenté son véhicule. Un mois plus tard, il était condamné à une peine de 15 mois de prison ferme.

Le phénomène prend de l’ampleur chaque année et pourrait bien aboutir à des situations explosives, voire dramatiques. Eloignez vos enfants, les hordes de barbares arrivent dans votre ville.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 22 septembre 2021

Itinéraire d’un enfant français – Adieu Bébel

Jean-Paul Belmondo

Jean-Paul Belmondo est mort lundi à l’âge de 88 ans. Avec lui disparaît une certaine idée de la France, avec lui s’éteint un pan de l’histoire du cinéma…

Certains hommes paraissent immortels et Jean-Paul Belmondo était l’un d’entre eux. Né le 9 avril 1933 à Neuilly-sur-Seine, il se mit à rêver de théâtre et de cinéma à l’adolescence.

Hélas, son expérience au conservatoire de 1952 à 1956 n’est pas une totale réussite puisqu’il en sort sans le prix du jury.

Sa rencontre avec Jean-Luc Godard bouleversera sa vie. Le cinéaste lui offre le premier rôle dans un film qui, malgré un tournage parfois à la limite du professionnalisme, aboutira à un grand succès. Il s’agit bien sûr d’A bout de souffle (1960), symbole de la Nouvelle Vague et toujours pris en exemple dans les écoles de cinéma.

En 1962, Belmondo fait équipe avec le patriarche du cinéma français, Jean Gabin, pour Un singe en hiver. Jean Gabin dira de lui qu’il est « comme son fils », que ce garçon est à la fois « son passé » et « sa jeunesse ». Quand on lui dit qu’il est le nouveau Gabin, le jeune homme est flatté mais préfère « devenir lui-même ». Il y parvient parfaitement avec L’Homme de Rio et Cent mille dollars au soleil, qui sortent tous deux en 1964.

Aux yeux du public, Belmondo devient Bébel. Il séduit par sa gueule, sa jeunesse et son courage. L’acteur effectue en effet toutes ses cascades et repousse les limites à chaque film. Dans Peur sur la ville (1975), il voyage sur le toit d’un métro aérien de Paris lancé à 70 kilomètres heure. Dans L’Animal (1977), il passe d’une échelle d’un hélicoptère à l’aile d’un avion, en plein vol, bien entendu. Nul doute que, de nos jours, un tel exploit serait impossible, car interdit !

L’autre exploit de Jean-Paul Belmondo est d’avoir gagné le cœur des Français. Sa mort, survenue paisiblement selon son avocat, a ainsi touché les anciens, la génération de Bébel, mais aussi les plus jeunes. Certains ont d’ailleurs des histoires amusantes liées à l’acteur, comme Mathieu, 27 ans, marqué par La Chasse à l’homme (1964) pour une raison un peu particulière. « J’ai vu le film lors d’un premier rendez-vous. Belmondo m’a indirectement permis de conclure ! » Le charme de Bébel, qui l’a autant symbolisé que sa fougue, semble avoir fait des émules.

Aux yeux de Justin, 25 ans, Belmondo était « un acteur bien plus complet qu’il n’y paraît, capable de jouer des personnages poétiques et mélancoliques comme dans Un singe en hiver ». On ne le contredira pas !

A partir de 1987, la carrière de Jean-Paul Belmondo oscilla entre de longues périodes au théâtre et quelques tournages, notamment celui d’Itinéraire d’un enfant gâté (1988), qui lui vaudra son premier césar de meilleur comédien. Jusque-là, son travail était boudé, snobé par les élites bobos et méprisantes du cinéma français. On reprochait beaucoup à Bébel, mais surtout sa popularité.

Il avait toutefois fini par convaincre tout le monde, et, en apprenant sa mort, chacun le salua à sa façon, des personnalités du 7e art aux hommes de la Légion étrangère, en passant par les journalistes de L’Equipe – qu’il lisait assidûment entre deux bouquins de Céline –, sans oublier, évidemment, le peuple de France qui n’oubliera jamais son Bébel, son « as des as » magnifique et professionnel.

p class=”relecture” style=”text-align: right;”>Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 7 septembre 2021

Des « Sages »… pas si sages – Fabius (encore) dans un mauvais coup !

sages conseil constitutionnel

Les « Sages » du Conseil constitutionnel, dont deux anciens Premiers ministres, un socialiste et un ex-LR, ont entériné la dictature sanitaire. Jeudi, les neuf membres de cette instance, censés vérifier que la loi respecte les droits et libertés fondamentales inscrites dans la Constitution, ont en effet donné leur accord à la quasi-totalité des mesures liberticides du plan gouvernemental de lutte contre le Covid, estimant qu’elles constituaient une « conciliation équilibrée ».

Les noms des coupables ? Claire Bazy-Malaurie, Nicole Maestracci, Corinne Luquiens, Dominique Lottin, Michel Pinault, Jacques Mézard, François Pillet, Alain Juppé et Laurent Fabius.

Ces professionnels de la politique, dont la moyenne d’âge est de 70 ans, ont donc décidé du sort et de la santé de tous les Français de 12 ans et plus, ce qui va provoquer une terrible fracture générationnelle en donnant du crédit à ceux qui pointent du doigt la génération des « boomers » et autres « soixante-huitards ».

Le passe sanitaire est bel et bien confirmé et sera donc, dès ce lundi 9 août, demandé dans les cafés, restaurants, foires, salons professionnels ou encore lors des événements sportifs et culturels. Il sera également indispensable pour effectuer des voyages de longue distance, que ce soit en avion, en train ou en car.

Les centres commerciaux les plus grands seront également concernés, tout comme les hôpitaux pour les patients « non urgents ». Un terme bancal, puisque les patients souffrant d’une longue maladie et devant suivre des traitements comme des chimiothérapies ne sont pas considérés comme des cas « urgents ».

Dans un autre registre, les hommes sans passe ne pourront plus accompagner leur femme à la maternité. L’histoire ne dit pas si ces Français désormais moins bien considérés que des clandestins seront encore obligés de souscrire à une assurance maladie.

Le passe n’est pas la seule mesure liberticide confirmée par le Conseil constitutionnel. En effet, les soignants et autres employés du monde médical, y compris ceux travaillant en maison de retraite, ont l’obligation de se vacciner et devront avoir reçu au moins une dose d’ici au 15 septembre prochain.

Autre dérive totalitaire : dans les professions où le passe sanitaire est exigé, le contrat de travail d’un employé ne pouvant pas en présenter un pourra être suspendu, qu’il s’agisse d’un CDI ou d’un CDD.

Seuls deux points n’ont pas passé le cap des « Sages », l’isolement obligatoire pendant dix jours des personnes diagnostiquées positives au Covid-19, ainsi que la rupture anticipée d’un CDD ou d’un contrat en intérim pour un employé qui ne serait pas en mesure de présenter un passe sanitaire.

Notons que Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel, déjà au cœur de l’affaire du sang contaminé dans les années 1980 et 1990, est aujourd’hui accusé de conflit d’intérêts. Son fils Victor est en effet directeur associé de McKinsey & Company, le cabinet international de conseil en stratégie qui travaille précisément sur la stratégie vaccinale en France. Emmanuel Macron lui-même fut étroitement lié à ce cabinet dès 2007. Une situation qui ne devrait pas laisser de marbre les centaines de milliers de manifestants dont la mobilisation, ce week-end, est annoncée dans de nombreuses villes.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 6 août 2021

Retour sur les manifestations anti-passe obligatoire

manif pass sanitaire

Pas de congé pour les défenseurs de la liberté : samedi, plusieurs centaines de milliers voire un million de Français ont à nouveau défilé contre l’instauration du passe sanitaire. Tantôt silencieux, tantôt méprisant, le gouvernement a créé malgré lui un mouvement qui est parti pour durer…

La journée du 31 juillet 2021 fera date. Non, les Français n’ont pas – pour l’heure ! – renversé la tyrannie sanitaire, mais ils ont démontré qu’ils allaient lutter jusqu’au bout pour la liberté.

De Paris à Marseille, de Strasbourg à Vannes, en passant par Boulogne-sur-Mer, Amiens, Rouen, Saumur ou Pau, le « passe sanitaire » ne passe pas. 184 manifestations ont ainsi été organisées dans tout le pays, réunissant des centaines de milliers de personnes, voire davantage ! Si le chiffre de 204 090 de la police a été repris par les médias mainstream, rebaptisés par les manifestants « médias des milliardaires » sur les réseaux sociaux, il semble en effet que le chiffre réel soit bien plus élevé.

Comme aux grandes heures des Gilets jaunes, ces rassemblements ont momentanément brisé les barrières et rassemblé les Français. Des militants patriotes côtoyaient des sympathisants de gauche, lecteurs de Présent et de Charlie Hebdo marchaient côte à côte, tandis que de nombreuses familles battaient le pavé pour la première fois, pancartes à la main. A Nice, ce sont les pompiers qui ouvraient le cortège.

Des arrestations

Les opposants au passe sanitaire ne sont ni des fous, ni des égoïstes ni « une frange capricieuse et défaitiste », comme les qualifiait encore le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal le 18 juillet dernier, lors du premier week-end de mobilisation. Pour eux, l’heure est grave et la tension était palpable. Des affrontements entre policiers et manifestants ont eu lieu à Paris, Nantes et Toulouse, entraînant une vingtaine d’arrestations.

Les attaques et intimidations répétées du gouvernement contre une partie de la population n’ont pas éteint l’incendie, mais ont au contraire provoqué un véritable brasier que rien ne saurait éteindre, si ce n’est une improbable volte-face. Rappelons que le 4 décembre 2020, le président de la République déclarait au média Brut qu’il devrait peut-être « faire des choses dures » durant les derniers mois de son mandat « parce que les circonstances l’exigeront », et que cela rendrait impossible le fait qu’il soit candidat à sa réélection. Le passe sanitaire semble correspondre à un tel cas de figure.

Le locataire de l’Elysée, peut-être aussi inquiet qu’au mois de décembre 2018, lorsque les Gilets jaunes étaient à ses portes, n’était toutefois pas chez lui samedi après-midi, préférant le fort de Brégançon. Le président est en vacances mais les Français devraient vraisemblablement poursuivre les actions de contestation, ces prochaines semaines, en plein mois d’août. Du jamais vu !

Si le gouvernement est la cible principale des foules, les grands médias ne sont pas en reste. A Belfort, les locaux de la radio France Bleu ont été ciblés, les manifestants accusant les journalistes d’être « des collabos ». Le traitement médiatique de cette journée de contestation leur donne raison.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 2 août 2021

Pass sanitaire : ça bataille sur les réseaux sociaux

pass sanitaire réseaux sociaux

Les réseaux sociaux Twitter et Facebook sont devenus d’immenses champs de bataille virtuels opposant les détracteurs et les défenseurs du « pass sanitaire ». Un phénomène somme toute logique dans une époque où les contacts humains réels sont limités, contrôlés voire interdits…

Mardi 27 juillet, deux mots clés ont animé Twitter jusque tard dans la soirée, faisant oublier les Jeux Olympiques et les autres thématiques à la mode. Pour rappel, les mots clés permettent de retrouver en un clic tous les messages dédiés à un sujet précis. Il y avait ainsi #manif31juillet d’un côté et #VaccinezVous de l’autre. Le premier annonçait les nouvelles grandes manifestations prévues ce samedi 31 juillet à Paris et dans toute la France. Le tweet usant de ce mot clé le plus populaire était signé Florian Philippot, qui annonce qu’il sera à nouveau dans la rue pour lutter contre le gouvernement. Son message a été partagé un bon millier de fois et « aimé » à plus de deux mille reprises en quelques heures. Florian Philippot n’est pas le seul à s’exprimer avant les grands rendez-vous du week-end puisqu’une vidéo filmée à Pau lors d’une manifestation organisée mardi, suivie du fameux mot clé, a également connu un grand succès.

Depuis le discours tyrannique du chef de l’état, les débats et les altercations inondent les réseaux sociaux. Ainsi, le mot clé #VaccinezVous était une réponse aux opposants au pass sanitaire et cherchait à inciter un maximum de Français à se faire vacciner.

Le propos a toutefois été détourné, notamment par Jean Messiha, très actif sur Twitter, et Florian Philippot, encore lui ! Le meneur des Patriotes suggère ainsi : « #VaccinezVous contre la bêtise et l’obscurantisme : voyez l’échec des pays qui multiplient les restrictions. Ecoutez la science, non la corruption du pouvoir et les conflits d’intérêts des médecins de plateaux tv. Faites confiance au bon sens et à l’humanité qui est en vous. »

Si les réseaux sociaux ont toujours une fonction pratique, il ne s’agit plus d’espaces de liberté depuis bien longtemps et les opposants au régime y prennent des risques. Sur le plateau de LCI, le professeur Gilbert Deray, chef de service à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, a ainsi qualifié de « criminels » ceux qui, à ses yeux, répandent de fausses informations en ligne. Le journaliste lui faisant face ne s’est pas indigné de tels propos mais a surenchéri en demandant au médecin s’il estimait que ces gens devaient subir des sanctions pénales.

Les vrais criminels semblent pourtant être dans le camp de ce médecin. Mardi soir, un nouveau mot clé apparaissait en effet sur Twitter. Il prenait le nom de Maxime Beltra, jeune homme de 22 ans décédé quelques heures après avoir été vacciné. C’est sur le réseau social Facebook que son père a donné la nouvelle à travers une vidéo vue plus de 250 000 fois. Malgré les accusations de « fake news » de la part d’un proche de LREM, la nouvelle a été confirmée et devrait échauder les esprits d’ici samedi. Là, la colère prendra une forme bien réelle.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 26 juillet 2021

La justice contre les lanceurs d’alerte identitaires

justice identitaires

Le 18 juin, deux anciens militants de Génération identitaire (mouvement dissous par Darmanin en mars dernier) d’Aix-en-Provence ont été condamnés par le tribunal correctionnel de leur ville. Leur tort ? Ils avaient collé des affiches dénonçant l’immigration et l’islamisation, et appelant à la reconquête.

Les deux jeunes hommes ont écopé chacun d’une amende certes relativement symbolique à ce stade (1 500 euros dont 1 000 avec sursis pour l’un, 1 000 euros dont 500 avec sursis pour l’autre), mais ils devront également verser un euro aux ayatollahs de l’immigration massive qui s’étaient portés partie civile, c’est-à-dire SOS Racisme, la Ligue des droits de l’homme et la Coordination contre le racisme et l’islamophobie, comme une marque de soumission morale. Le procureur avait même requis cinq mois de prison avec sursis.

Les deux militants font appel et sont appuyés entre autres par l’« Association de soutien aux lanceurs d’alerte » (ASLA). Il s’agit d’une association fondée en avril 2021, peu après la dissolution de Génération identitaire, et dont l’objectif est de dénoncer les procédures judiciaires injustes envers les lanceurs d’alerte. Dans ce domaine, il y a du travail.

La première intervention de l’ASLA concernait deux autres anciens membres de Génération identitaire qui avaient – tout comme l’hebdomadaire L’Express – accusé le maire de Goussainville (Val-d’Oise), Abdelaziz Hamida, d’avoir été fiché S pour islamisme radical. L’information était exacte mais les militants identitaires et L’Express ont été condamnés au motif que l’élu avait été fiché S non pour ses propres actes mais en raison de sa proximité avec certains islamistes dangereux. Sans surprise, l’homme avait joué la carte de la victimisation et s’était présenté en défenseur des valeurs de la République. Le tribunal lui a donné raison en condamnant les lanceurs d’alerte, y compris en l’occurrence L’Express.

La porte-parole de l’ASLA n’est autre que Thaïs d’Escufon, l’ancienne porte-parole de Génération identitaire. La jeune femme est bien placée pour évoquer les persécutions judiciaires puisqu’elle fait elle-même l’objet d’attaques acharnées. Le 16 juin, quatre mois de prison avec sursis ont en effet été requis contre elle par le procureur du tribunal correctionnel de Toulouse, pour avoir déclaré en janvier 2021 dans une vidéo qu’il était « scandaleux qu’un migrant puisse traverser la frontière ». Ce qui n’est rien d’autre qu’une opinion mais en rien un acte répréhensible. C’est donc bien la liberté d’expression qui est ici visée, une fois de plus.

Ces affaires font suite à la dissolution de Génération identitaire prononcée le 3 mars dernier après un travail de sape mené par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin.

Les persécutions à l’encontre de Génération identitaire ne datent toutefois pas d’hier. On se souvient notamment des attaques à l’encontre de Romain Espino, à la suite de l’opération « Defend Europe » menée dans les Alpes en avril 2018. Sous la pression de l’hystérique « Ligue de défense noire africaine », dont l’un des membres s’était présenté sur le lieu de travail de Romain Espino, ce dernier avait fini par perdre son emploi au sein du Crédit agricole.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 1er juillet 2021