Les données démographiques 2021 décryptées !

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Quel est l’impact du covid sur la mortalité ? Voilà l’une des questions à laquelle l’Insee prétend répondre dans son bilan démographique de l’année 2021 paru mardi. Si les chiffres sont précis, les interprétations sont contestables.

La mortalité est particulièrement scrutée en ces temps de covid. Ainsi, dans son traditionnel bilan démographique publié le 18 janvier, l’Insee indique que celle-ci a baissé en 2021, avec 657 000 décès contre 669 000 en 2020, mais précise que le chiffre reste largement supérieur à celui de 2019, année lors de laquelle 613 000 Français étaient décédés.

Plusieurs analyses et interprétations peuvent se faire à la lecture de ces chiffres et l’Insee choisit les plus politiquement correctes, précisant que cette mortalité est « à cause de la pandémie et du vieillissement de la population ».

Si le deuxième point n’est pas discutable, la France ayant effectivement « pris de l’âge » (21 % de la population a désormais 65 ans ou plus), le fait de présenter la pandémie comme autre cause principale de la hausse des décès par rapport à 2019 est beaucoup plus sujet à débat.

En parlant de la pandémie, l’Insee songe-t-elle uniquement au virus ou inclut-elle les autres conséquences ? Les confinements et les restrictions en tous genres ont en effet poussé de nombreux Français à ne pas se faire dépister ou à ne pas se faire soigner. Par exemple, de nombreux cancers qui ont été fatals en 2021 n’auraient probablement pas dégénéré s’ils avaient été traités à temps. On peut parfaitement envisager que la surmortalité de 2021 est liée à cela.

Par ailleurs, depuis deux ans, des Français décédés d’autres maladies mais positifs au covid ont été classés parmi les victimes du virus.

Les Français les plus sceptiques sur la vaccination se demanderont certainement si l’augmentation des décès n’est pas tout bonnement due aux produits concoctés par Pfizer et les autres laboratoires. Les témoignages de vaccinés ayant subi des effets secondaires sérieux ne manquent pas.

Plus de naissances en 2021…quel lien avec l’immigration ?

Dans un autre registre, l’Insee nous apprend que la France compte désormais 67,8 millions d’habitants, dont 65,6 millions en métropole, et que les naissances sont reparties à la hausse. Il y a eu 738 000 nouveau-nés en 2021, soit 3 000 de plus que l’année précédente. La natalité était en baisse en 2020 mais il faut noter qu’elle était déjà en baisse depuis 2015. Le covid n’est pas la cause de tous les maux ! Le taux de fécondité est actuellement de 1,83 enfant par femme.

Naturellement, ces chiffres de l’Insee ne précisent par l’origine des bébés nés en France, les statistiques ethniques étant toujours interdites, même si le nombre de dépistages de la drépanocytose ou encore les classements des prénoms attribués dans chaque région peuvent être de bonnes indications.

Signalons enfin que l’âge moyen en France est aujourd’hui de 79,3 ans pour les hommes et de 85,4 ans pour les femmes (un record dans l’UE, à égalité avec l’Espagne !), ou encore que le nombre de mariages a bondi en 2021. Logique, quand on connaît les restrictions imposées aux réceptions en 2020 ! Parmi les 220 000 mariages célébrés, il y a eu – tout de même ! – 6 000 unions homosexuelles.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 19 janvier 2022

La cage aux fioles – Acharnement mondial contre les non-vaccinés

vaccins covid

Du Canada au Pakistan en passant par le Vatican, le monde devient une prison pour les non-vaccinés. Chaque semaine, les mesures prises à leur encontre sont plus violentes. En France, Christian Estrosi, maire de Nice et proche d’Emmanuel Macron, aimerait les confiner et les priver de chômage.

« Au Québec, les non-vaccinés vont être taxés, le gouvernement prétendant qu’ils seraient un fardeau pour l’ensemble de la communauté. » C’est l’information scandaleuse que Xavier Eman rapportait vendredi dans Présent.

Cet exemple est cependant loin d’être isolé, comme l’a développé l’hebdomadaire Marianne, souvent politiquement correct mais parfois un brin honnête.

Dans un article publié le 6 janvier, l’on pouvait trouver une recension particulièrement effrayante des mesures liberticides prises à l’encontre des non-vaccinés autour du globe.

Le cas de l’Italie ouvrait le bal. Nos voisins frappent fort avec l’obligation vaccinale pour les plus de 50 ans sanctionnée en cas de refus d’une amende de 100 euros. Le Vatican n’est pas en reste. L’Etat du pape n’a aucune pitié et impose la vaccination pour tous. Trois gardes suisses ont préféré démissionner, montrant ainsi que les règles absurdes pouvaient entraîner une juste désobéissance, y compris au sein de l’Eglise !

L’obligation vaccinale est également prévue en Grèce et en Autriche, avec comme en Italie des amendes pour les récalcitrants.

Le Québec compte priver les non-vaccinés des commerces d’alcool et de marijuana (mieux vaut être drogué que non-vacciné dans ce pays !) tandis que les allocations-chômage seront suspendues pour ceux qui refusent la piqûre.

A Singapour, les non-vaccinés admis en soins intensifs devront payer 16 200 euros pour être hospitalisés. Les mesures les plus surprenantes sont peut-être celles mises en place en Indonésie et au Pakistan. Dans le premier cité, les non-vaccinés peuvent se voir refuser leur permis de conduire tandis que dans le second, la carte SIM du téléphone peut être bloquée.

Pour compléter la liste de Marianne, notons que le Québec a aussi momentanément retiré la garde de son fils à un père non vacciné.

Ces punitions dignes de la Chine communiste ont inspiré l’idole des boomers, Christian Estrosi. Sur BFM TV, le maire de Nice a exprimé jeudi matin son souhait d’une « tolérance zéro » à l’égard des non-vaccinés, qui se manifesterait par un confinement strict pour ces Français sans possibilité d’obtenir un chômage partiel.

Pendant que les non-vaccinés sont traités en parias, la France pourrait bien à nouveau libérer ses prisonniers.

La contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) a écrit au ministère de la Justice afin de lui expliquer « la nécessité de recourir rapidement à des mesures équivalentes à celles qui avaient été prises en mars 2020 », c’est-à-dire à « libérer les personnes détenues proches de la fin de peine » et à « différer les incarcérations qui peuvent l’être », et ce afin de contrer « la promiscuité insensée de la plupart des maisons d’arrêt ».

L’autoritarisme est pour le peuple, pas pour les truands. Pas sûr que la mesure soit du meilleur effet à quelques mois de l’élection présidentielle.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 14 janvier 2022

Nos églises et basiliques attaquées – Dans l’indifférence générale

Nouvelle vague d’attaques sur les églises françaises. Plusieurs édifices ont été dégradés, souillés et profanés ces derniers jours, y compris la basilique Saint-Denis. Les réactions sont discrètes, voire timorées.

Emmanuel Macron en direct sur toutes les chaînes de télévision, la campagne présidentielle interrompue, le Covid mis au deuxième plan dans les médias… Voilà ce qui se serait passé si la grande mosquée ou la grande synagogue de Paris avait été prise pour cible dans la même semaine que trois ou quatre autres édifices musulmans ou juifs à travers le pays. Mais le patrimoine catholique, lui, ne compte pas, y compris ses lieux les plus emblématiques.

Le 5 janvier, un homme a été interpellé après avoir brisé des vitrines et sérieusement endommagé trois statues à l’intérieur de la basilique Saint-Denis, nécropole des rois de France. L’individu a été arrêté peu après. Les diocèses de France sont souvent prompts à minorer ce genre d’incident et celui de Saint-Denis ne fait, hélas, pas exception, expliquant dans un communiqué qu’il ne s’agissait que d’un acte isolé d’une « personne fragile » (le retour du déséquilibré !), se plaignant même que « certains se soient emparés de ce fait divers pour en faire ce qu’il n’est pas ».

Par « certains », entendez « les figures et la presse de droite », requalifiées en « extrême droite » par les médias mainstream. C’est en effet Valeurs actuelles qui a annoncé la nouvelle dès samedi, provoquant des réactions de Marine Le Pen et d’Eric Zemmour. Des réactions classiques (mise en avant de l’incompétence des pouvoirs publics, demande de fermeté, demande de protection des églises…) qui semblent provoquer plus d’émoi au sein de l’Eglise et des rédactions parisiennes que l’acte en lui-même.

Gérald Darmanin, qui avait dénoncé des « dégradations inacceptables » et exprimé son soutien aux musulmans de France en juillet dernier lorsque des vitres de la grande mosquée de Bondy avaient été brisées, s’est cette fois terré dans le silence.

Le duc d’Anjou a réagi de manière plus solennelle à la profanation de la basilique où nombre de ses ancêtres reposent. « Les statues de Saint Denis, Sainte Geneviève et Saint Antoine ont été brisées avec une barre de fer […]. Ce sont à la fois le Saint protecteur du Royaume de France, la Sainte Patronne de la ville de Paris et le Saint Patron des causes perdues qui sont profanés. C’est ainsi la France en tant que fille aînée de l’Eglise et toute son histoire qui sont abîmées et blessées. Il est dramatique que de tels saccages détruisent notre patrimoine, parfois irrémédiablement. » Le duc d’Anjou note enfin que « ce qui arrive aujourd’hui à Saint-Denis se produit presque toutes les semaines dans les églises en France. Cela est inacceptable et il faut que ces lieux de foi soient mieux protégés ».

En plus de la basilique Saint-Denis, l’église Saint-Pierre de Bondy (93), l’église Saint-Germain-l’Auxerrois de Romainville (93) et l’église de Genouilly (18) ont en effet toutes été vandalisées durant la même semaine. La situation n’est pas sans rappeler Sire de Jean Raspail, qui, en 1991 déjà, présentait une basilique Saint-Denis enclavée dans un territoire islamisé et régulièrement dégradée par des voyous. A moins que nous ne soyons déjà dans le Guérilla d’Obertone.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 13 janvier 2022

Jeux interdits – Novak Djokovic, symbole de la résistance !

Novak Djokovic

Traité en paria, Novak Djokovic ne lâche pas ! Opposé à l’obligation vaccinale réclamée par l’Australie, le meilleur tennisman du monde a été bloqué à son arrivée à l’aéroport de Melbourne. Une crise diplomatique est déclenchée, la Serbie n’appréciant guerre ce traitement inique.

On savait l’Australie hystérique sur la question du Covid, la voilà qui donne un nouvel exemple de ses dérives totalitaires. A quelques jours du début du tournoi de tennis du Grand Chelem organisé sur son sol, le gouvernement australien met des bâtons dans les roues à celui qui est pourtant le recordman de victoires. Novak Djokovic a remporté cet Open d’Australie à neuf reprises, mais il n’y a plus de sentiment depuis bientôt deux ans et la prolifération du virus chinois. Après avoir confiné son peuple plus que n’importe quel autre pays au monde et ouvert des camps de quarantaine pour les personnes positives au virus, l’Australie a décrété l’obligation vaccinale pour ceux qui souhaitent franchir ses frontières.

Novak Djokovic, qui, comme nous l’indiquions dans notre chronique sportive du 7 décembre dernier, laissait planer le doute sur son statut vaccinal, avait en fait demandé une dérogation. Celle-ci avait été validée à condition qu’il présente un test négatif, ce qu’il a fait à son arrivée le 5 janvier, mais le pouvoir fédéral a décidé de frapper fort et de le bloquer à l’aéroport.

Ce fut le début des ennuis pour le champion, isolé « dans des conditions de merde dans un hôtel avec des réfugiés ou des migrants », comme l’a souligné son compatriote Viktor Troicki, capitaine de l’équipe serbe de Coupe Davis.

On ne peut plus populaire dans son pays, Novak Djokovic a immédiatement reçu un soutien extraordinaire, y compris du président serbe, Aleksandar Vucic, qui déplore « une chasse politique », l’assurant du soutien de son peuple et notant en plus que plusieurs joueurs avaient eu l’autorisation d’entrer dans le pays avec un statut pourtant identique à celui du no 1 mondial.

Le père du tennisman s’est lui longuement exprimé, clamant que si son fils était en captivité, « il n’a jamais été aussi libre », car « il est devenu le symbole et le leader du monde libre », le comparant au passage à Spartacus.

Jeudi, le tennisman a déposé un recours en justice contre son expulsion. Il s’est aussi exprimé par l’intermédiaire de son frère, en bon chrétien : « Dieu voit tout. La morale et l’éthique, les plus grands idéaux, sont des étoiles qui brillent vers l’ascension spirituelle. Ma grâce est spirituelle et la leur est richesse matérielle. »

Ce n’est pas la première fois que Novak Djokovic prend le contre-pied de l’idéologie dominante et assume ses positions. En 2008, il avait qualifié l’indépendance du Kosovo comme l’un des pires moments de l’histoire de la Serbie et ne cesse depuis de venir en aide aux Serbes des enclaves de Kosovo-Métochie.

La situation actuelle fait naturellement réagir dans le monde entier. En France, citons les propos improbables du député communiste Fabien Roussel, déclarant qu’il était normal que le Serbe ne puisse rester en Australie s’il n’en respectait pas les règles. Il faudra s’en souvenir la prochaine fois que lui et ses amis nostalgiques de Mao et des autres dictateurs rouges prendront la défense de criminels africains, maghrébins ou moyen-orientaux.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 7 janvier 2022

Insultes et menaces d’Emmanuel Macron : le monde politique en ébullition

Macron anarcho-tyrannie

Est-ce le début d’une crise politique majeure ? Au lendemain des déclarations insultantes, provocatrices et menaçantes d’Emmanuel Macron à l’encontre des Français non vaccinés, l’ensemble de l’échiquier politique est sens dessus dessous.

Les députés de la majorité n’ont pas désamorcé la situation puisque ceux qui se sont exprimés ont pris fait et cause pour leur chef (leur gourou ?), expliquant qu’ils n’auraient peut-être pas employé un vocabulaire aussi fleuri que le sien mais qu’ils n’en pensaient pas moins.

Gabriel Attal, dont l’agressivité semble servir à compenser un manque de virilité criant, qui tient par ailleurs le rôle de porte-parole du gouvernement, a quant à lui remis une pièce dans la machine, se demandant « qui emmerde la vie de qui aujourd’hui ? qui gâche la vie de nos soignants ? ».

La réponse du petit protégé du président ne vise bien sûr pas le gouvernement, qui a continué de fermer des lits dans les hôpitaux du pays depuis l’arrivée du Covid, mais les non-vaccinés, boucs émissaires parfaits. Gabriel Attal ose même dire que les propos d’Emmanuel Macron sont « en deçà » de la colère de nombreux Français.

L’on va finir par se demander si la crise n’est le but recherché par l’exécutif puisque le Premier ministre Jean Castex a tenu des propos similaires, clamant qui plus est qu’« être libre, ce n’est pas contaminer les autres ». Un raisonnement absurde pointé du doigt par de nombreux Français honnêtes reconnaissant avoir eux-mêmes contaminé leurs proches alors qu’ils étaient doublement ou triplement vaccinés.

Un boulet dans la campagne ?

S’il est donc défendu par toute sa cour, Emmanuel Macron traînera probablement cette affaire comme un boulet durant la campagne présidentielle, bien que sa candidature ne soit toujours pas officielle. Le doigt d’honneur d’Eric Zemmour envers une militante « antifa » à Marseille paraît désormais bien dérisoire.

L’opposition n’a pas manqué d’attaquer le président de la République sur son langage ordurier envers plusieurs millions de Français mais aussi pour la petite phrase quelque peu passée inaperçue mais sans doute encore plus grave, à savoir qu’« un irresponsable n’est plus un citoyen », les irresponsables étant bien sûr à ses yeux les non-vaccinés.

Eric Zemmour s’est fendu de commentaires lapidaires sur les réseaux sociaux, soulignant que « pendant 5 ans, Emmanuel Macron a soigneusement refusé d’“emmerder” les racailles, les gangs, les apprentis djihadistes, les immigrés hors la loi, les antifas et les idéologues qui lavent les cerveaux de nos enfants », promettant que lorsqu’il serait président, il « arrêterait d’emmerder les Français ».

Pour Marine Le Pen, « faire porter la responsabilité des contaminations sur les non-vaccinés est un mensonge scientifique ».

Florian Philippot, Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Dupont-Aignan, Jordan Bardella ou Stéphane Ravier ont également réagi avec vigueur. Le sénateur du RN a pu expérimenter le traitement de sous-citoyen réservé aux non-vaccinés sur le plateau de LCI, mis à l’écart et placé plus bas que les autres invités en raison de son statut vaccinal. Les humiliations incessantes pourraient bien, tôt ou tard, susciter de vives réactions dans les urnes ou dans les rues.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 6 janvier 2022

Covid – Le « traitement miracle » rejeté par la Haute Autorité de santé

médicament covid

La Haute Autorité de santé (HAS) dit non au molnupiravir ! Présenté comme un remède miracle, l’antiviral anti-covid n’a pas passé avec succès les tests de l’autorité scientifique.

C’est un nouveau revers pour ne pas dire un gros « couac » pour le gouvernement dans sa gestion de la crise sanitaire, et notamment pour Olivier Véran qui expliquait le 25 novembre dernier qu’il fondait beaucoup d’espoir sur ce traitement.

En étant pris en phase précoce de la maladie, soit dans les cinq jours suivant la contamination, le molnupiravir devait limiter la multiplication du virus.

Après un premier test effectué sur 1 400 patients, qui donnait des résultats satisfaisants en diminuant de 50 % le risque de développer une forme grave du Covid, le second test réalisé sur un échantillon plus important a fait baisser ce chiffre à 30 %.

Cette baisse s’explique très simplement : dans un premier temps, les patients étaient sélectionnés et « triés sur le volet ». Les cas plus risqués sont arrivés dans un second temps, faisant baisser l’efficacité du traitement.

Cette décision de la HAS s’explique aussi parce que celle-ci estime qu’il existe des traitements plus efficaces, et plus précisément les traitements par anticorps monoclonaux. C’est le type de traitement qu’avait pris Donald Trump lorsqu’il avait été contaminé et dont l’efficacité est de 80 à 90 %.

Mais, si le Molnupiravir faisait rêver, c’est parce qu’il présente des avantages importants. Il peut en effet être pris par voie orale, ce qui lui aurait permis d’être prescrit par les médecins et d’être disponible dans les pharmacies, contrairement aux autres traitements qui nécessitent une hospitalisation pour qu’ils soient administrés par voie intraveineuse ou voie intramusculaire. Ces traitements sont par ailleurs réservés aux cas les plus graves.

Le molnupiravir avait également l’avantage d’être actif malgré les variations et les mutations de la protéine Spike. En d’autres termes, il n’est pas sensible aux variants.

Comme c’est le cas depuis près de deux ans, le gouvernement s’est emballé et a agi dans la panique. La France avait ainsi d’ores et déjà précommandé 50 000 doses pour la bagatelle de 35 millions d’euros. A priori, la nature du contrat prévoyait toutefois un déclenchement des commandes uniquement en cas d’autorisation précoce de déploiement du produit. La France ne devrait pour l’heure pas perdre d’argent dans cette affaire.

L’on peut toutefois légitimement se demander comment le gouvernement a pu commander un produit et en faire la promotion sans être sûr de son efficacité. En allant plus loin, on peut se demander si la démarche fut aussi peu rigoureuse vis-à-vis des vaccins. Le fait que les vaccins aient été mis en circulation avant l’obtention des résultats de la phase trois des tests semble répondre à cette question…

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 13 décembre 2021

La loi du silence – Thaïs d’Escufon séquestrée et agressée

thais loi silence

Un témoignage glaçant. Thaïs d’Escufon, ancienne porte-parole de Génération identitaire, a révélé mercredi avoir été victime d’une séquestration et d’une agression sexuelle dans son propre logement. Depuis, la militante n’a droit ni à la sympathie des médias ni à celle des féministes.

La scène s’est déroulée en fin de matinée, alors que la jeune femme revenait de son cours de sport. Ecouteurs sur les oreilles, elle entrait dans son logement quand un homme lui embraya le pas.

Quelques secondes plus tard, ce dernier fermait la porte et confisquait la clé, avant d’arracher le téléphone portable des mains de la victime.

Pendant près de vingt-cinq minutes, l’homme tient des propos étranges, tentant parfois de discuter « normalement » avec sa proie. Il lui raconte sa vie, explique qu’il est Tunisien, qu’il se trouvait précédemment en Allemagne. Il fait remarquer à Thaïs qu’elle a l’air française.

Arguant qu’il était entré là pour se cacher car quelqu’un le poursuivait, sans idée perverse derrière la tête, l’homme finit par se montrer bien moins délicat. Avant de quitter les lieux, il pousse sa victime, la tient par les poignets, lui demande un « bisou » et une faveur sexuelle. Par miracle, dans le chaos de cette scène, Thaïs parvient à se relever, à ouvrir la gâche de la porte et à pousser tant bien que mal l’homme au-dehors avant que le pire ne se soit produit.

C’est le lendemain, sur son compte Instagram, que Thaïs d’Escufon a raconté cette histoire, avant de la répéter en pleurs jeudi soir sur le plateau de l’émission Touche pas à mon poste ! de Cyril Hanouna. Déjà invité un an plus tôt, elle y avait dénoncé les violences commises par les immigrés. Elle témoignait cette fois en tant que victime de ces violences. Son courage n’a d’égal que l’horreur de son calvaire.

Etre une femme victime de violences suscite habituellement l’emballement médiatique et la sympathie politique. Les associations montent au créneau sans exiger la moindre preuve. Pas cette fois.

Thaïs subit un véritable torrent d’insultes et d’accusations. Sur les réseaux sociaux (qui, certes, ne sont pas une référence morale), beaucoup font d’elles une menteuse.

Sa version ne tiendrait pas debout, le fait que son bourreau lui ait dit être Tunisien serait « trop gros ».

Pourtant, trois des quatre femmes présentes jeudi sur le plateau de TPMP – Thaïs incluse – ont été victimes d’agressions. Chaque fois par un immigré d’origine extra-européenne. La journaliste Isabelle Morini-Bosc avouera même ne pas avoir osé porter plainte après son viol afin de ne pas nuire à son agresseur, à cause de ses origines.

Les femmes, les filles, mais aussi les jeunes hommes, les étudiants et les habitués des villes « multiculturelles » le savent parfaitement : comme l’a dit et répété Thaïs, la majorité des agresseurs ne sont pas issus du patriarcat blanc. N’en déplaise au journaliste bien-pensant Gilles Verdez et au public de TPMP, scandalisés par cette vérité.

Ce n’est pas dramatiser que de dire que désormais, le danger est partout.

Thaïs avait été condamnée pour avoir voulu faire respecter les frontières. Désormais, la frontière est sa propre porte, et, là encore, rien n’est fait pour la protéger.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 10 décembre 2021

L’immigration plus forte que le Covid

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Rien n’arrêtera l’immigration. Pas le Covid du moins, comme l’indique un rapport publié cette semaine par l’Organisation internationale pour les migrations. Les Européens, étouffés par les restrictions, apprécieront.

Depuis plusieurs mois, les faits et gestes de millions d’Européens sont épiés via des passeports sanitaires, les non-vaccinés sont même privés de leur liberté, l’accès à de nombreux lieux publics – y compris les hôpitaux – leur étant purement et simplement interdit.

Pendant la majeure partie de l’année 2020, il était non seulement impossible pour le commun des mortels de se déplacer à l’étranger mais il était également interdit de sortir de chez soi plus de quelques heures. Il fallait remplir une attestation pour faire les courses alimentaires tandis que l’accès aux forêts, plages et montagnes était proscrit.

L’Autriche a récemment mis en place un confinement des non-vaccinés tandis que de nombreux Français seraient favorables à une telle mesure d’après certains sondages.

La liberté de circuler n’est plus qu’un lointain souvenir… du moins pour les Européens et une majeure partie des Occidentaux. Car cette politique restrictive et autoritaire se transforme en politique laxiste et totalement inoffensive pour tout ce qui concerne l’immigration.

L’Organisation internationale pour les migrations (OIM), liée aux Nations unies depuis 2016, a révélé dans son rapport annuel sur les flux migratoires publié mercredi que le nombre de migrants internationaux avait augmenté en 2020 par rapport à 2019, et ce malgré la limitation des déplacements et les mesures prises par les Etats.

Plus précisément, 281 millions de personnes, soit 3,6 % de la population mondiale, auraient migré à travers le monde en 2020 contre 272 millions l’année précédente. L’on notera aussi que cela représente environ 200 millions de migrants internationaux de plus qu’en 1970.

De la Chine au Brésil, du Canada à l’Australie en passant bien sûr par l’Europe, la plupart des frontières étaient pourtant officiellement fermées, y compris celles des pays les plus prisés par les immigrés.

L’appel d’air effectué par les gouvernements et instances européennes ou par les ONG mondialisées pourrait bien expliquer le phénomène.

Pour Marie McAuliffe, qui signe ce rapport, il s’agit pourtant d’un ralentissement des migrations car elle estime que deux millions de personnes supplémentaires auraient probablement quitté leur pays sans le Covid et ses conséquences sur les liaisons internationales et sur le fonctionnement des pays d’accueil. Preuve que ces pays sont bien ceux vers lesquels se dirigent la plupart des migrants.

Les vannes de l’immigration sont grandes ouvertes et rien ne semble pour l’heure en mesure d’endiguer le phénomène, car telle n’est pas la volonté des élites.

Pendant ce temps-là, sous prétexte d’un énième variant arrivé lui aussi d’Afrique – étrange hasard ! –, les Européens pourraient bien se voir à nouveau soumis à des restrictions de déplacement, voir à un nouveau confinement.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 2 décembre 2021

Covid-19 : Omicron, une aubaine pour Macron ?

variant covid

Aussi interminable que Les Feux de l’amour, le feuilleton Covid se poursuit encore et toujours. Au programme cette semaine : un nouveau variant menaçant ! Voilà une péripétie que nous n’avions plus connue depuis quelques mois et qui tombe à point nommé pour le gouvernement.

Le variant Omicron, à ne pas confondre avec le nom du président français, est terrible, dangereux et va faire des ravages. C’est du moins ce que l’on comprend en écoutant les responsables politiques et les journalistes depuis son apparition en Afrique du Sud le 24 novembre. Cette nouvelle forme du Covid présente un grand nombre de mutations, dont certaines seraient « préoccupantes » d’après les experts de l’OMS. Ce discours vous paraît familier ? Rien de surprenant, car le même – à peu de chose près – est ressorti à intervalles réguliers, coïncidant étrangement avec les intérêts des élites.

En effet, de nombreux variants existent d’ores et déjà mais seuls quelques-uns deviennent des vedettes de la télévision. A la fin du mois de juin et durant une majeure partie de l’été, le variant Delta a connu son heure de gloire à un moment très opportun, quand le gouvernement mettait en place le passe sanitaire. Cette fois, le variant Omicron débarque en France quelques jours seulement après qu’Olivier Véran et ses collègues ont annoncé qu’une troisième dose de vaccin serait nécessaire pour conserver ce passe sanitaire.

Le variant Omicron est par ailleurs présenté comme plus dangereux que les autres pour les enfants. Un incroyable hasard, au moment où la vaccination des plus jeunes est de plus en plus à la mode. Israël a déjà passé le cap, le Canada aussi, tout l’Occident va probablement suivre, mais l’idée de toucher aux bambins agace et inquiète encore quelques parents. Rien de tel donc qu’une nouvelle menace pour qu’ils se décident.

Le gouvernement français n’est pas le seul à profiter de cette nouvelle forme de Covid. Le professeur Andrew Pollard, scientifique britannique ayant dirigé les recherches sur le vaccin AstraZeneca (un produit décrié et dont l’utilisation est suspendue dans certains pays), a déclaré qu’un vaccin contre le variant Omicron pourrait être développé « très rapidement ».

Nouvelle bonne affaire en vue ? Les dindons de la farce pourraient bien – à nouveau – être les peuples dociles ayant accepté sans broncher ou presque les innombrables restrictions imposées jusqu’à présent. Le ministère de la Santé a indiqué que les Français vaccinés mais testés positifs au variant Omicron devraient s’isoler de la même manière que les non-vaccinés.

Variants ou pas, Marine Le Pen et Eric Zemmour ont chacun annoncé leur volonté de supprimer le passe sanitaire en cas de succès lors de l’élection présidentielle de 2022. Pour la candidate du Rassemblement national, cet outil a montré son inefficacité, les vaccinés subissant et transmettant davantage la maladie que les non-vaccinés régulièrement testés. Florian Philippot, meneur de l’opposition à la dictature sanitaire depuis près d’un an, a à nouveau rassemblé plusieurs dizaines de milliers de manifestants samedi dernier à Paris. Le président des Patriotes est par ailleurs l’un des rares politiciens, si ce n’est le seul, à évoquer quotidiennement les effets secondaires de la vaccination.

« Tous vaccinés, tous protégés », qu’ils disaient.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 29 novembre 2021

Némésis : le collectif féministe identitaire attaqué par des antifas

nemesis antifas

Les antifas s’en prennent à des femmes ! Lors de la grande manifestation féministe organisée le week-end dernier à Paris, des militants d’extrême gauche s’en sont pris aux filles du Collectif Némésis, dont le tort est de ne pas s’aligner sur la pensée unique. Gérald Darmanin, toujours très tolérant avec les antifas, n’a pas réagi.

Samedi 20 novembre se tenait à Paris la grande manifestation féministe #NousToutes dont l’objectif était de dénoncer les violences faites aux femmes. Le Collectif Némésis, fondé en 2019 et qui se présente comme « féministe, identitaire et anticonformiste », était lui aussi de la partie, représenté par une cinquantaine de militantes venues de toute la France.

Les revendications et les pancartes de ces jeunes femmes n’avaient pourtant pas la même tonalité que celles du reste du cortège, très gauchisant, puisqu’elles ciblaient en effet les nombreuses agressions commises par des Afghans. Une banderole annonçait clairement la couleur : « 99 % des Afghans favorables à la charia et 45 % des Afghans pour la lapidation des femmes adultères. La haine des femmes n’est pas un enrichissement culturel. » Pour marquer le coup, les membres du collectif s’étaient également grimés de fausses blessures afin de représenter les femmes battues par les Afghans.

C’est à Elisabeth, membre du collectif depuis deux ans, que nous devons le récit de cette journée. « J’ai rejoint Némésis car c’est le seul groupe féministe qui correspond à mes idées et qui dit la vérité sur l’impact de l’immigration sur le quotidien des femmes ». Cela s’est encore confirmé samedi, et n’a pas plu aux antifas. « A l’arrivée du cortège place de la Nation, les antifascistes et les féministes mainstream se sont mis à nous huer et à nous insulter. Nous avons dû partir car ils commençaient à lancer des projectiles. » D’après Le Figaro, les antifas auraient également proféré des menaces de mort.

Comme souvent, l’extrême gauche a pu agir en toute impunité. Comme souvent, antifas et féministes bien-pensantes ont fait preuve de leur hypocrisie. « Ils viennent manifester contre la violence faite aux femmes, mais quand les opinions de ces femmes diffèrent des leurs, leur vrai visage apparaît. »

Une fille de Némésis ainsi que deux militants patriotes venus au secours du collectif ont été légèrement blessés. On n’ose imaginer le tapage médiatique qu’aurait provoqué une situation inversée, où des féministes et autres antifas auraient été attaqués par des hordes de militants identitaires. On peut tout de même se douter que Gérald Darmanin aurait tapé du poing sur la table au point de solliciter le président de la République, comme il l’a fait récemment pour dissoudre l’Alvarium.

Nul doute que Caroline Fourest aurait écrit une chronique assassine, qu’Anne Hidalgo aurait estimé « intolérable » qu’une telle violence se déroule au cœur de sa si paisible ville de Paris, ou encore que les ONG financées par George Soros se seraient mobilisées pour dénoncer « le climat des années 30 » apparaissant en France.

La protection des antifas par les autorités n’est cependant pas nouvelle et se remarque régulièrement, comme lors des attaques de librairies enracinées au Puy-en-Velay, à Paris et à Nancy. Quoi qu’il en soit, rien ne semble pouvoir empêcher Elisabeth et ses camarades de continuer à défendre « un idéal fort et lucide pour les femmes françaises ».

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 23 novembre 2021

Dissolution de l’Alvarium – Vers la dictature

l’Alvarium

La dissolution de l’Alvarium est désormais officielle. Le régime autoritaire d’Emmanuel Macron a eu la peau du mouvement, mais pas de ses militants et de leur dévouement. Leur porte-parole, Jean-Eudes Gannat, a donné son sentiment à Présent.

Toute opposition sera annihilée. Voilà le message adressé par le gouvernement avec la dissolution de l’Alvarium, validée ce mercredi en Conseil des ministres à la demande du président de la République en personne. C’est Gérald Darmanin qui a mené la charge, comme il l’avait fait en début d’année avec Génération identitaire. Le 28 octobre, le ministre de l’Intérieur avait exprimé par un simple tweet son intention de dissoudre l’Alvarium pour « violences » et « racisme ».

Joint par téléphone, Jean-Eudes Gannat ne baisse pas les bras. En apprenant la nouvelle, deux choses sont venues à l’esprit du porte-parole de l’Alvarium, « ce sont d’abord les mots de Charrette : “Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais”, puis le célèbre poème de Kipling, “Tu seras un homme, mon fils”. » Plus prosaïquement, Jean-Eudes Gannat note que « les Français seront contents d’apprendre qu’au mois de novembre 2021, alors qu’il y a eu deux tentatives d’attentat, Gérald Darmanin a dissous une association qui distribuait des sandwichs aux Français ». Le soutien aux Français les plus démunis était en effet l’une des activités principales de l’Alvarium.

L’Etat a signifié la dissolution dans un décret à la tonalité dictatoriale, citant pêle-mêle des actions, banderoles, altercations, tweets et autres prises de position jugées incompatibles avec la République. Parmi celles-ci, outre des accusations de violences fallacieuses, le gouvernement a relevé que les militants angevins établissaient un lien entre immigration, islam et terrorisme… Un état de fait incontestable, comme le prouvent les attentats à Paris en 2015, à Nice en 2016, à la gare Saint-Charles de Marseille en 2017, au marché de Noël de Strasbourg en 2018, à la basilique Notre-Dame de Nice en 2020 ou encore à Rambouillet en avril dernier, tous commis par des musulmans de nationalité ou d’origine extra-européenne. La liste est qui plus est loin d’être exhaustive ! A en juger par le décret, toute critique de l’immigration, de l’islam ou encore des dirigeants politiques en place et de leurs décisions tombera bientôt sous le coup de la loi.

Quelle sera la prochaine cible ? Le RN, Présent, TVLibertés ? Peut-être l’Institut Iliade. Le décret indique en effet que la participation de l’Alvarium au colloque de l’Iliade en 2020 démontre l’adhésion du mouvement à « des théories incitant à la haine ou à la discrimination raciale ».

Pour Jean-Eudes Gannat, « si une association locale est dissoute pour de tels motifs, il ne faut se faire aucune illusion, nous allons vers une forme de dictature de plus en plus assumée ». Il juge donc « inquiétant » que des personnalités de premier plan et notamment du RN ne s’expriment pas sur le sujet. Mais Jean-Eudes Gannat a tenu à remercier Présent qui a toujours donné la parole à son association. Et le combat n’est pas terminé : « Nous irons devant le Conseil d’Etat et devant la Cour européenne des droits de l’homme, même si l’on n’est guère optimiste sur la suite des opérations. »

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 18 novembre 2021

Migrants : La Pologne tient bon et va construire un mur !

levée boucliers pologne

La Pologne va le faire ! Un mur de 180 km sera construit à la frontière avec la Biélorussie afin de stopper les milliers de clandestins souhaitant gagner l’Union européenne.

Un mur « intelligent » équipé de capteurs et de caméras thermiques, voilà le grand projet polonais pour assurer sa défense. Le chantier devrait commencer en décembre et s’achever au premier semestre 2022. Pour Mariusz Kaminski, ministre de l’Intérieur polonais, il s’agit ni plus ni moins d’un investissement « absolument stratégique et prioritaire pour la sécurité de la nation et de ses citoyens ».

Pour l’heure, près de 15 000 soldats polonais se trouvent à la frontière pour éviter l’invasion. Totalement dépassée, l’UE, par l’intermédiaire de Josep Borrell, haut représentant de l’instance pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, a annoncé qu’elle prononcerait rapidement de nouvelles sanctions à l’encontre des dirigeants biélorusses mais aussi contre les compagnies aériennes et les agences de voyages du pays ayant permis cet afflux de 2 à 3 000 migrants dans le but d’exercer un chantage sur l’UE.

Les associations d’extrême gauche, les ONG et tous les ayatollahs de l’immigration massive à la tête des nations et des institutions européennes, sans oublier les médias, ne seront quant à eux pas inquiétés. Les sanctions contre la Biélorussie sont donc symboliques et politiques, l’heure du jugement d’Angela Merkel et de ses collègues pour haute trahison n’est pas encore arrivée.

En réponse à la crise, la députée européenne et présidente de la sous-commission des Droits de l’homme Marie Arena a donc pu évoquer en toute liberté son projet de « route de la migration », une route « sûre » qui favoriserait l’accueil de migrants et permettrait de les répartir au sein de l’Union. De quoi satisfaire George Soros, dont l’UE est le jardin.

Côté diplomatie, Angela Merkel a pris contact avec Vladimir Poutine afin que ce dernier, au bénéfice de ses liens étroits avec la Biélorussie, engage une « désescalade ». Emmanuel Macron aurait eu un échange similaire avec son homologue russe.

Alexandre Loukachenko a donné une réponse faussement apaisante aux allures de nouvelle provocation. Le président biélorusse a juré que son pays était prêt à rapatrier tout le monde mais a précisé que les migrants sont « têtus » et que « personne ne veut repartir », tout en expliquant les comprendre.

Sans surprise, cet épisode entraîne une intense vague de propagande dans les médias.

« Violences militaires », « enterrements de migrants », « souffrance des enfants »… tout ce qui peut faire pleurer dans les chaumières (ou sur les réseaux sociaux !) est utilisé, manipulé, amplifié.

Les violences provoquées par les clandestins sont passées sous silence.

Les médias russes ne sont pas les derniers à jouer la carte de la victimisation et à stigmatiser la Pologne. Vieille rivalité historique ? Moyen de répondre à l’hostilité de l’UE à son égard ? Toujours est-il qu’ils emploient curieusement le même vocabulaire que les médias dominants les plus caricaturaux. La chaîne RT France a aussi déploré la mise en garde à vue de l’un de ses envoyés spéciaux pro-migrants qui avait pourtant accédé à une zone interdite en raison de l’état d’urgence décrété à la frontière biélorusse.

La désescalade attendra.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 17 novembre 2021

Attentats du 13 novembre 2015 – François Hollande, le ventre mou

Un témoin particulier pour le procès des attentats du 13 novembre 2015. François Hollande était auditionné mercredi par la cour d’assises spéciale de Paris afin de revenir sur les attaques terroristes survenues six ans plus tôt, presque jour pour jour.

Il y avait beaucoup de questions pour l’ancien président. Pendant quatre heures, il a répondu aux interrogations sur le déroulé des événements mais aussi sur la gestion de la menace terroriste et la réponse militaire. Les avocats des familles craignaient que le tribunal ne se transforme en tribune politique pour François Hollande et il semble que leurs craintes étaient fondées, l’ex-locataire de l’Elysée passant une bonne partie de son temps à défendre ses choix, frôlant parfois l’autocongratulation indécente.

Après avoir raconté en détail cette soirée tristement historique, commencée pour lui dans les tribunes du Stade de France, François Hollande a déploré que « ces attaques ne pouvaient pas être déjouées ». Avec un aveu de taille : « Chaque jour nous étions sous la menace. Le 12 comme le 14. Nous savions qu’il y avait des opérations qui se préparaient, que dans le flux des réfugiés, il y avait des terroristes. » N’en déplaise aux médias mainstream, les terroristes immiscés dans les « migrants », ce n’était donc pas une fake news de « l’extrême droite ». Et, sachant cela, loin de contrôler les frontières, Hollande tweetait le 3 septembre 2015 qu’il fallait dans l’UE « un mécanisme d’accueil permanent et obligatoire » pour ces « migrants »…

Pas embêté par les contradictions, François Hollande a tout de même tenu à saluer le travail des services de renseignements. Avouant qu’il y avait effectivement « un échec » lorsqu’un attentat se produisait, il tenait tout de même à mettre en avant les nombreuses attaques déjouées, notamment parce qu’il avait été exigeant envers les services. Peut-être aurait-il fallu lui rappeler l’intervention quasi miraculeuse de trois Américains à bord d’un train au mois d’août 2015 ou la maladresse de plusieurs « apprentis terroristes » car le bilan de son mandat, marqué aussi par la tuerie de Nice, aurait pu être encore bien plus lourd.

Il aura fallu des questions provocatrices des avocats des terroristes pour que François Hollande perde son flegme. D’après eux, les attaques du 13 novembre étaient une réponse aux frappes françaises contre des cibles djihadistes menées en Syrie à partir du 27 septembre 2015, ce qu’a contesté l’ancien président de la République : « Le commando s’était organisé bien avant ! » Un point sur lequel il sera difficile de le contredire.

En revanche, la théorie avancée par l’ancien chef de l’Etat, c’est-à-dire que l’Etat islamique a frappé la France « non pas pour ce que nous faisions, mais pour ce que nous représentons », paraît plus contestable. On pourrait en effet émettre l’hypothèse que la France a été frappée parce qu’elle regorge de musulmans aux sympathies islamistes, comme l’était par exemple le fameux « logeur de Daech », Jawad Bendaoud.

Enfin, François Hollande a assumé la réaction militaire : « On nous a fait la guerre, nous avons répondu. » Pas de victime collatérale à sa connaissance, comme le prétendait Salah Abdeslam.

Pas de regret non plus pour l’ancien président, qui, s’il devait recommencer, « ferait exactement la même chose ».

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 12 novembre 2021

Le nom du père… n’est plus un repère

père mère

Le modèle familial européen sera abattu jusque dans ses fondations ! La dernière décision de la CEDH et son traitement médiatique ne laissent pas de place au doute et les générations à venir pourraient bien ne plus avoir ni père ni repère…

La décision prise le 26 octobre par la Cour européenne des droits de l’homme va faire des dégâts. Amenée à se prononcer sur une affaire survenue en Espagne, la CEDH a jugé que « l’impossibilité de déroger à la règle voulant que le nom du père soit attribué en premier en cas de désaccord des parents est excessivement rigide et discriminatoire envers les femmes ».

L’affaire en question trouve ses origines en 2005, à Palma de Majorque. Une femme donnait naissance à une petite fille après s’être séparée de son conjoint au cours de la grossesse car celui-ci faisait pression pour qu’elle avorte. A la naissance, l’enfant reçut les deux noms de la mère, mais, en 2006, le père fit valoir ses droits et son patronyme fut ajouté. Pire encore aux yeux de la mère, le nom de son ancien compagnon précédait le sien.

C’est donc pour protester contre cette décision que cette jeune mère fit appel à la CEDH.

L’instance européenne a tranché en sa faveur et a donc puni l’Espagne pour « violation de la Convention européenne des droits de l’homme », condamnant cette dernière à verser 10 000 euros à la plaignante pour « dommage moral ».

Une histoire récupérée

La plaignante avait a priori de bonnes raisons de saisir la justice, et l’on ne peut qu’admirer sa volonté initiale de garder un enfant malgré la demande d’interruption de grossesse de la part du père. Son histoire a cependant été récupérée et manipulée par les ennemis du modèle familial traditionnel, au sein de la CEDH mais également dans la sphère politico-médiatique habituée à se servir de drames humains pour faire sa propagande. L’on se souvient notamment de la récupération malsaine de la mort du petit Alan Kurdi.

Au regard du communiqué de la CEDH, qui salue le fait que « l’évolution de l’Espagne depuis les années 50 a permis entre autres d’abandonner le concept patriarcal de famille prédominant par le passé et d’adopter de nombreuses mesures visant l’égalité entre les hommes et les femmes », il est aisé de lire entre les lignes et d’imaginer que, demain, c’est l’attribution du nom du père à ses enfants qui sera remise en cause, jugée inégalitaire et discriminatoire.

D’ailleurs, alors que l’information n’a pas de lien avec l’affaire très spécifique survenue en Espagne, LCI (groupe TF1) a rappelé que le député LREM de l’Hérault Patrick Vignal œuvrait pour que les enfants de divorcés puissent utiliser le nom de leurs deux parents, le collectif dont il est membre déplorant aussi que quatre enfants sur cinq portent aujourd’hui le nom de leur père.

Au lieu de s’inquiéter du sort des innombrables enfants européens élevés par un seul parent, la CEDH, les médias et les élus vont provoquer la destruction de familles en alimentant la jalousie des uns et l’orgueil des autres, le tout pour appliquer une forme de langage inclusif à la cellule familiale. L’enfant, qui est décidément le cadet des soucis des institutions, perdra, lui, les derniers repères identitaires qu’il avait. Après la destruction de sa culture, de sa religion, de sa nation et de sa famille, il perdra le nom de ses aïeux et ne saura plus d’où il vient. Il ne se distinguera pas de ses camarades de classe élevés par deux femmes ou nés par GPA…

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 28 octobre 2021

UE, migrants… La Pologne ne faiblit pas

Assaillie par les migrants à l’est et par l’Union européenne sur la scène politique continentale, la Pologne résiste et affirme ses positions.

Après que le tribunal constitutionnel polonais a jugé le 7 octobre dernier que les articles 1 et 19 du traité sur l’Union européenne n’étaient pas compatibles avec la Constitution du pays, l’instance continentale a durci le ton le 19 octobre par la voix d’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Celle-ci a évoqué les risques encourus par la Pologne, à savoir des pénalités financières, Bruxelles menaçant même de ne pas verser les 36 milliards d’euros qu’elle lui avait promis pour son plan de relance post-Covid.

Grâce à Olivier Bault, notre correspondant permanent à Varsovie, les lecteurs de Présent connaissent désormais bien la pugnacité polonaise. Ainsi, les pressions, bien que fortement ressenties et potentiellement dévastatrices, ne font pas perdre leur courage aux élus polonais. Mateusz Morawiecki, Premier ministre, avait ainsi déclaré immédiatement après l’intervention très offensive d’Ursula von der Leyen qu’il était « inacceptable de parler de pénalité financière », précisant que « le chantage ne peut pas être une conduite politique ». Dans une interview publiée lundi 25 octobre par le Financial Times, le Premier ministre a renchéri en affirmant que son pays ne discutera plus « avec un pistolet braqué sur la tempe ».

Les méthodes dignes de l’URSS appliquées par l’UE sont bien connues en Pologne, c’est d’ailleurs l’héritage de l’époque communiste qui a poussé le pays à faire le ménage dans sa justice, ce qui a provoqué le début de cette énième altercation avec l’UE.

Nombreux sont en effet les désaccords entre les deux parties depuis quelques années et plus précisément depuis l’arrivée au pouvoir en Pologne des conservateurs en 2015, notamment au sujet de l’immigration. Le dernier événement en date ne devrait pas changer la donne.

Le 25 octobre, le ministre polonais de la Défense, Mariusz Blaszczak, a annoncé que son pays allait déployer 2 500 soldats supplémentaires à la frontière biélorusse afin de prêter main-forte aux 7 500 hommes du corps des gardes-frontières déjà en place. L’objectif est simple, empêcher les migrants d’entrer en Pologne, ce qui n’est pas peu dire puisque, d’après Le Monde, 500 à 900 tentatives de passages clandestins ont lieu chaque jour. Ces tentatives engendrent par ailleurs des incidents, plusieurs militaires ayant été blessés par des projectiles en tous genres le week-end dernier.

Comme douze autres pays, la Pologne avait demandé en début de mois la construction de barrières physiques contre ces intrusions. Les demandes et la détresse de ces nations ont cependant été balayées d’un revers de manche par Ursula von der Leyen vendredi dernier à l’issue d’un sommet européen consacré en partie à la pression migratoire, puisqu’elle a affirmé que l’Union européenne ne financera aucune activité liée à la construction de murs ou de clôtures barbelées à ses frontières. Ses attaques contre le président biélorusse Alexandre Loukachenko, accusé d’être à l’origine de l’afflux de migrants pour faire pression sur l’UE, seront sans doute validées par la Pologne mais ne régleront pas le problème.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 26 octobre 2021

Projet « métavers » de Mark Zuckerberg – Un nouveau bouleversement sociétal made in Facebook

Facebook

Un monde toujours plus virtuel avec Facebook ! La société américaine a en effet annoncé qu’elle allait recruter 10 000 personnes en Europe afin de développer son projet de « métavers » qui était dans les cartons depuis longtemps mais que le président-directeur général de l’entreprise Mark Zuckerberg a officiellement annoncé en juillet dernier. Ce projet pourrait bien provoquer un bouleversement majeur au sein de la société…

Qu’est-ce qu’un métavers ? Ce terme créé en 1992 par l’auteur de science-fiction Neal Stephenson est la contraction de méta-univers, c’est-à-dire « ce qui dépasse l’univers » ou encore « l’univers d’après ».

Il s’agit plus précisément d’un univers virtuel créé par un programme informatique, qui permet d’héberger une communauté d’utilisateurs présents sous forme d’avatars (représentation informatique d’un internaute).

Un métavers permet de se déplacer librement, d’interagir avec d’autres avatars mais aussi d’effectuer des achats. Cela peut être une simulation du monde réel mais peut aussi être un monde fantastique permettant de s’affranchir de toutes les lois de la physique.

L’on pourrait qualifier les réseaux sociaux actuels de « métavers de première génération » car ils remplissent un certain nombre des caractéristiques du métavers en faisant notamment sauter les barrières géographiques et en proposant de nombreuses activités sociales virtuelles. Toutefois, il s’agit aussi parfois de simples plates-formes de communication professionnelle, familiale ou amicale, qui gardent un lien important avec le monde réel.

Le jeu vidéo en ligne Fortnite, lui, serait plutôt de la deuxième génération des métavers. Durant le confinement de mars 2020, le rappeur Travis Scott y a par exemple donné une série de concerts virtuels ayant attiré des dizaines de millions de spectateurs, un chiffre évidemment impossible à atteindre dans le monde réel. En organisant ces événements, les gérants de Fortnite ont réalisé un coup de force aux allures de changement de société. Désormais, ce qui n’était qu’un jeu devient un monde parallèle dans lequel le Covid ou les attaques terroristes n’existent pas, qui n’exige pas de passe sanitaire et qui peut donner lieu à des festivités mondialisées.

La forme actuelle du jeu est toutefois loin de montrer tout le potentiel – et les risques immenses – des métavers.

Avec un casque de réalité virtuelle, technologie en perpétuel développement, notamment via l’entreprise Oculus (qui appartient à… Mark Zuckerberg), il sera bientôt possible d’être immergé dans ce monde parallèle. Les utilisateurs ne se contenteront plus de regarder un écran, ils seront plongés dans l’écran et auront des interactions semblant réalistes avec des personnes situées à l’autre bout du monde.

C’est le projet de Mark Zuckerberg, et c’est ni plus ni moins ce que l’on peut voir dans le film de science-fiction Ready Player One réalisé en 2018 par Steven Spielberg. Dans ce long métrage se déroulant dans le futur, le processus est bien ancré dans la société. Le métavers y est une échappatoire pour les déshérités mais aussi un lieu d’influences et de pouvoir.

Si un tel projet provoquera immanquablement des problèmes de confidentialité pour les internautes, la coupure avec le monde réel pourrait bien être dramatique. Les consoles de jeux vidéo n’étaient donc que des amuse-gueules.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 19 octobre 2021

Un président en campagne ? Macron sort le carnet de chèques

macron

Pour le chef de l’Etat, la campagne présidentielle semble déjà engagée. Mardi dernier, dans la salle des fêtes de l’Elysée, Emmanuel Macron annoncé 30 milliards d’euros d’investissements dans le cadre du plan « France 2030 ». Officiellement, il s’agit de garantir la compétitivité industrielle du pays et de développer les technologies dites d’avenir. Pendant deux heures, le président a présenté son programme, notamment destiné à « faire émerger les champions de demain ». D’où cette injonction volontariste : « Mieux produire, mieux vivre, mieux comprendre le monde. » Les soutiens d’Emmanuel Macron ont distillé les éléments de langage du maître à commencer par celui qui ne veut pas opposer l’industrie classique à la « start-up nation ».

Ce sont donc des sommes généreuses que le locataire élyséen met sur la table : 8 milliards pour l’énergie, 4 milliards pour les nouveaux moyens de transport, 2 milliards pour l’agriculture, 3 milliards pour la santé et 6 milliards pour la production électronique. Les esprits chagrins notent la multiplication des « cadeaux » financiers dont le risque est de creuser la dette. Car l’argent public, c’est toujours celui du contribuable… Depuis le Covid, on peut énumérer ces mesures : plan de relance de 100 milliards d’euros, investissements pour Marseille ou aide aux ménages bénéficiant du chèque énergie.

Des annonces critiquées

Si le montant de 30 milliards d’euros est considérable, le budget 2022, qui doit être discuté dans les semaines à venir à l’Assemblée nationale, puis au Sénat, ne prévoit que 3 à 4 milliards pour le plan « France 2030 ». Autrement dit, les sommes mises sur le tapis ne seront pas pour tout de suite… Les opposants à Macron mettent en cause les annonces présidentielles, dénonçant une campagne électorale qui ne veut pas dire son nom. Ainsi, Marine Le Pen a dénoncé sur Twitter le « quoi qu’il en coûte, je veux être réélu ! ». La candidate du RN estime par ailleurs que les promesses de Macron « n’engagent que son successeur ». Pour Daniel Fasquelle, maire du Touquet et trésorier du parti Les Républicains, il ne s’agit que de « dépenses électoralistes supplémentaires ». D’autres dénoncent des « limites » en matière d’écologie, à l’instar du député Matthieu Orphelin, ex-LREM et soutien de Yannick Jadot, candidat des Verts à la présidentielle. Mais du côté macroniste, on salue l’action du président. Ainsi, le député LREM du Rhône, Bruno Bonnell, a rappelé que « le président a promis de réformer jusqu’au dernier quart d’heure ».

D’autres élus du groupe parlementaire majoritaire se veulent plus consensuels dans les objectifs. Pour Roland Lescure, député des Français de l’étranger, « il faut mettre le pays sur les bons rails pour répondre au défi de la transition écologique, se projeter vers une France décarbonée, industrielle et moderne » tout en reconnaissant que « le Covid-19 a permis de nous réinterroger, notamment sur la nécessité de réindustrialiser pour garder notre souveraineté ».

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 15 octobre 2021

Le passe sanitaire ad vitam æternam ?

pass sanitaire

Le gouvernement veut garder les Français sous contrôle ! Mercredi, un projet de loi visant à prolonger le passe sanitaire a été présenté en Conseil des ministres. En verrons-nous la fin ?

« L’hiver est propice à une reprise épidémique et de nouveaux variants pourraient apparaître. » Voilà les arguments énoncés par le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l’issue du Conseil des ministres du 13 octobre afin de justifier le projet de loi qui venait d’être présenté par le Premier ministre Jean Castex. Un texte qui passera prochainement devant le Parlement et que le porte-parole du gouvernement a détaillé.

Le texte prévoit que le passe soit appliqué jusqu’au 31 juillet et que, « si et seulement si la situation s’aggrave », des décrets pourront être pris pour déclarer « un état d’urgence sanitaire pour 30 jours », avec confinement et couvre-feu, sur tout ou partie du territoire.

Par ailleurs, la lutte contre la fraude au passe sanitaire sera renforcée. Les condamnations pourront aller jusqu’à 75 000 euros d’amende et cinq ans de prison. Des peines particulièrement sévères pour un passe étant présenté comme provisoire.

Promesses non tenues

Aux yeux de Gabriel Attal, il faut « rester vigilant jusqu’à l’été prochain » et « ne jamais rien exclure ». S’il se veut rassurant, jurant que, « à la seconde ou le passe ne sera plus nécessaire, nous serons ravis de le retirer », pas certain qu’il parvienne à convaincre les Français, habitués aux promesses non tenues.

Le 30 avril, Emmanuel Macron assurait par exemple que « le passe sanitaire ne sera jamais un droit d’accès qui différencie les Français. Il ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas, ou pour aller chez des amis ».

Deux mois et demi plus tard, le président de la République imposait cet « outil ».

Fin juillet, Olivier Véran disait que « le passe sanitaire, on y mettra fin à la minute où nous le pourrons. La loi nous autorise à l’utiliser au plus tard jusqu’au 31 décembre ».

Mais, mercredi, Le Canard enchaîné sortait une autre information inquiétante au sujet du ministre de la Santé. Le 6 octobre, celui-ci aurait demandé la désactivation du passe sanitaire pour « les plus de 65 ans et toutes les personnes fragiles » qui n’auront pas reçu de troisième dose sept mois après leur deuxième injection. Un projet qu’aurait validé Emmanuel Macron.

Autrement dit, et comme le clament des milliers de manifestants depuis trois mois, les Français ne semblent pas être au bout de leurs peines. La troisième dose pourrait bientôt être quasi obligatoire, comme c’est déjà le cas en Israël, et la date du 31 juillet 2022 semble tout simplement sortie de nulle part, annoncée pour donner l’illusion que les restrictions finiront un jour. Tout est désormais envisageable, comme un passe sanitaire prolongé ad vitam æternam, et pourquoi pas, très rapidement, un « passe climatique ». Il serait bien étonnant qu’aucun écologiste zélé n’aborde cette hypothèse au moment de l’élection présidentielle qui se tiendra – rappelons-le – avant la date du 31 juillet 2022, détail que semble avoir oublié le gouvernement.

Louis Marceau

Article paru dans Présent daté du 14 octobre 2021