[Kiosque étranger] Agression raciste dans Londres : des militants de l’English Defence League attaqués par une centaine de jeunes musulmans

[Kiosque étranger] Agression raciste dans Londres : des militants de l'English Defence League attaqués par une centaine de jeunes musulmans

06/09/2011 – 09h38
LONDRES (NOVOpress) —
Un autobus chargé de militants de l’English Defence League a été attaqué par une centaine de jeunes musulmans quand le véhicule a eu la malchance de tomber en panne dans une rue de Tower Hamlets, dans l’est de Londres, un ghetto à forte présence islamiste.

Pour faire bonne mesure, la police a interpellé les militants de l’EDL agressés. Aucun jeune musulman n’aurait été arrêté.

[box class=”warning”]Lire l’article (en anglais) : dailymail.co.uk[/box]

Vidéo (filmée par les assaillants)

Londres : Une marche de l’EDL arrêtée par la police [mise à jour, vidéo]

l'English Defence League serait-elle devenue la voix des travailleurs anglais ?

ADDENDUM AU 05/09/2011 — VIDÉO en bas de l’article

04/09/11 – 15h30
LONDRES (NOVOpress) –Une nouvelle fois, l’EDL (English Defence League) n’a pu aller au bout de son intention de manifester samedi dans les quartiers Est de Londres. Habituellement interrompue par les violences de manifestants “antifascistes”, cette fois c’est sur ordre des autorités de police que l’EDL a du renoncer à sa manifestation dans l’East London.

Une centaine de résidents et de militants anti-fascistes encadrés par un dispositif de police impressionnant (3000 agents) s’étaient regroupés à proximité de la mosquée du quartier de l’East London pour protester contre la réunion statique organisée par l’EDL. Un regroupement statique afin de contourner l’interdiction des défilés suite aux récentes émeutes ethniques qui ont eu lieu sur le sol anglais en août.

Depuis les émeutes de Brixton il y a 30 ans et alors que subsistent encore de vives tensions engendrées par ces violences ethniques du mois d’août, c’est la première fois que la police décide d’interdire une manifestation.

Alors qu’il débutait son discours, Tommy Robinson, le fondateur de l’EDL, a été évacué par la police. Pour contrecarrer tout afflux des supporters du mouvement patriote anglais vers les quartiers de l’Est londonien, l’entrée du métro à la station King’s Cross au nord de Londres a été bloquée.

Cela n’a pas empêché plus de 1 000 personnes de se rassembler à proximité d’une station de métro située à quelques encablures de la mosquée des quartiers Est de Londres.

Le long de Whitechapel Road dans les quartiers Est de Londres, les amalgames douteux et les caricatures nauséabondes chers à l’antifascisme reprenaient leurs droits. Pancartes et panneaux sur lesquels étaient accolées les portraits de Tommy Robinson et Anders Breivik étaient brandis avec pour slogan : « des visages différents, une haine identique » entonnant le célèbre (mais efficace ?) refrain « ils ne passeront pas ». Les musulmans accusent l’EDL d’encourager les discours haineux à l’encontre de leur communauté en dénonçant l’islamisation progressive de la Grande-Bretagne.

Dans la foule, certaines personnes comparaient cette opposition antifasciste à celle de la bataille de Cable Street qui 75 ans auparavant s’était dressée contre le défilé du parti d’Oswald Mosley.

Le Guardian a interrogé plusieurs opposants venus se solidariser avec le mouvement antifasciste. Donnant la parole au révérend Alan Green, de St John on Bethnal Green, un des organisateurs d’une coalition luttant contre l’EDL, ce dernier déclara: « Une très grande majorité de la population est très heureuse de vivre dans la diversité ».

Il faut croire que non suite à l’écho favorable reçu par le mouvement de Tommy Robinson au sein de la population britannique et surtout comme l’ont prouvé les récentes émeutes ethniques qui ont embrasé le pays.

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Pour la police britannique c’est moins dangereux d’être face à l’English Defence League, que face aux émeutes ethniques qui ont eu lieu en août !

Pour John Cleese des Monty Python, Londres n’est plus une ville anglaise

Pour John Cleese des Monty Python, Londres n'est plus une ville anglaise

03/09/2011 15h30
LONDRES (NOVOpress) – Dans un article pour le quotidien populaire britannique Daily Mail, le journaliste Hugo Gye reprend les propos du comédien John Cleese, qui fit les grandes heures des Monty Python.

L’acteur constate que l’immigration massive a transformé Londres en une ville internationale qui n’a plus rien d’anglais et dans laquelle il ne se reconnaît plus.

Les propos du comédien ont été relayés par le mouvement populiste anglais English Defense League.

La solution aux émeutes anglaises ? Plus de Noirs dans la police

La solution aux émeutes anglaises ? Plus de Noirs dans la police / crédit photo : Lahiru Dayananda

14/08/2011 – 15h15
LONDRES (NOVOpress) — Comme beaucoup de politiciens européens, David Cameron va chercher ses modèles aux États-Unis. Il aurait voulu nommer à la tête de Scotland Yard, comme Metropolitan Police Commissioner (préfet de police), un « superflic » américain, Bill Bratton, ancien chef de la police de New York et Los Angeles. Devant les protestations (pour l’Association of Chief Police Officers, il serait « stupide » de faire diriger la police britannique par un étranger), le ministre de l’Intérieur Theresa May a finalement exigé, début août, que les candidats au poste soient de nationalité britannique.

En compensation, Cameron a fait de Bratton son conseiller pour la lutte contre le crime et voici les conseils du « superflic » au lendemain des émeutes. Selon lui, le Royaume Uni ne peut espérer sortir de la violence qu’en « désamorçant les tensions raciales ». Pour cela, il faut adopter les méthodes américaines : travailler avec les « communautés » et les groupes de défense des droits civils, et « augmenter la diversité ethnique de la police ». « Une partie du problème auquel nous sommes confrontés », a expliqué Bratton, « est de rendre le maintien de l’ordre plus attrayant pour une population qui change ». La police doit donc refléter « la composition ethnique des villes ».

Ces conseils soulèvent deux interrogations. D’abord, adapter la police à la « diversité ethnique » est déjà ce que les gouvernements britanniques n’ont pas cessé de faire depuis plus de vingt ans. Comme l’a noté, pour s’en féliciter l’influent chroniqueur du Daily Telegraph, Andrew Gilligan, en comparant les émeutes ethniques des années 1980 et les émeutes des derniers jours, « le monde a changé de façon spectaculaire de 1985 à aujourd’hui. À l’époque, le racisme de la police était éhonté et quotidien. Aujourd’hui, une seule remarque raciste [ou censée telle, NdR] peut briser la carrière d’un policier. À l’époque, la police londonienne avait 180 membres issus d’une minorité ethnique. Aujourd’hui, elle en a environ 3 000 ». On ne peut pas dire que le succès soit spectaculaire.

Seconde interrogation : tout l’establishment politico-médiatique a répété en chœur ces derniers jours que les émeutes n’avaient aucune dimension ethnique, « rien à voir avec la race ». Pourquoi donc, alors, est-il si important d’ethniciser la police ?

[box class=”warning”]Photo : Lahiru Dayananda. Image sous licence creative commons[/box]

Des émeutiers si ordinaires

Des émeutiers si ordinaires


11/08/2011 – 14h30
LONDRES (NOVOpress) — Alors que les 805 personnes arrêtées à Londres lors des émeutes commencent à comparaître devant les juges, le public anglais peut se faire une meilleure idée du profil des émeutiers et des pilleurs.

Il est vrai que cet échantillon n’est pas représentatif. On trouve principalement les personnes venues pour voir et qui ont voulu profiter des circonstances, les jeunes malfaiteurs appartenant à des gangs bien organisés ont largement échappé aux forces de l’ordre.

En attendant, les premières identités ont considérablement refroidi les ardeurs des croisés du gauchisme médiatique qui faisaient des émeutiers des combattants de la revendication sociale et des pilleurs des promoteurs de la redistribution égalitaire.

A titre d’exemple, on trouve Laura Johnson, 19 ans, fille d’un riche homme d’affaires. Elle vit dans une luxueuse maison à Orpington dans le Kent, dotée d’un superbe jardin et d’un court de tennis. Même le très rouge ancien maire de Londres Ken Livingstone aura du mal à la faire passer pour une damnée de la terre. Le journal conservateur The Telegraph s’en est donné à cœur joie en détaillant la biographie de cette pauvre malheureuse.

En dégustant ce matin leur petit déjeuner, les lecteur de ce respectable quotidien vont apprendre que cette jeune fille est une étudiante brillante de l’université d’Exeter, après avoir fréquenté les bancs de St Olave’s d’une des quatre écoles publiques les plus cotées d’Angleterre.

Ce fruit du meilleur de l’éducation anglaise a été arrêtée la main dans le sac par la police alors qu’elle volait le Charlton Curry’s superstore, un magasin d’électronique, avec près de 5000 euros de marchandises dans les bras.

En présence de Robert et Lindsay, ses parents consternés, les juges ont libéré sous caution la jeune fille avec des conditions très strictes de mise en liberté.

Certes le cas de Laura Johnson a captivé les médias mais les autres interpelés correspondent davantage au profil attendu des émeutiers. La grande majorité possède un casier judiciaire. En revanche, en grand contraste avec ce que l’on a pu voir dans les rues, la majorité des personnes présentées devant le juge sont des Européens et beaucoup ont un travail.

Selon le défenseur d’un des accusés, la majorité relative d’Européens s’explique par le fait que les personnes arrêtées appartiennent à la seconde vague de pilleurs, des opportunistes qui ont pris les biens laissés par ceux qui ont pénétré de force dans les magasins et quitté les lieux bien avant l’arrivée de la police.

London is burning : le témoignage d’un Français sur place [audio]

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Loin du consensus médiatique dans lequel se complait la presse française au sujet des émeutes qui ravagent Londres ainsi qu’une partie de l’Angleterre, il nous paraissait intéressant d’avoir l’avis d’acteurs locaux présents sur place et de fait, directement touchés par les troubles.

Alexandre, tatoueur à Londres, dans un quartier limitrophe à celui de Tottenham, a bien voulu répondre à nos questions.

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Émeute ethnique dans la banlieue de Londres

Émeute ethnique dans la banlieue de Londres

07/08/2011 – 14h20
LONDRES (NOVOpress) –
Nuit d’émeute et de pillage à Tottenham, dans la banlieue nord de Londres : des voitures de police et un autobus ont été incendiés, les magasins ont été dévalisés, huit policiers ont été blessés, et au moins un est dans un état grave.

Tout a commencé par une manifestation pour demander « justice », après la mort d’un certain Mark Duggan, âgé de 29 ans, abattu par la police jeudi. Cet individu avait tiré sur un policier qui le poursuivait mais la balle s’était logée dans l’émetteur radio que le policier avait dans sa poche. En réponse, les policiers avaient ouvert le feu.

Cette version des faits est contestée par les amis de Duggan, qui était très populaire dans sa communauté. Selon une proche de la famille, parlant anonymement au Daily Telegraph, Duggan « n’était pas violent. Certes, il était impliqués dans des trucs mais ce n’était pas quelqu’un d’agressif. Il n’avait jamais fait de mal à personne ».

À l’issue de la manifestation, plus de 300 personnes ont attaqué les policiers à côté du commissariat de Tottenham, notamment en leur jetant des cocktail Molotov. Tottenham avait été le théâtre d’émeutes particulièrement violentes, selon un enchaînement similaire, en 1985 : un policier avait été tué, le premier policier mort dans une émeute en Angleterre depuis 1833.

D’après le recensement de 2001 (dernier recensement publié pour la Grande-Bretagne), l’arrondissement de Tottenham ne comprenait déjà plus à cette époque que 48,8% d’habitants classifiés comme Blancs et seulement 30,5 % de « Blancs britanniques ». Les « Noirs ou Noirs britanniques » étaient 34,8%, les « Asiatiques ou Asiatiques britanniques » 6,3%, les métis 5,4%. Compte tenu de l’importance de l’immigration non-européenne en Angleterre depuis 2001 et de sa surnatalité, les proportions ont dû évoluer depuis !

*** Crédit photo : Beacon Radio. CC.

La répartition de la manne des J.O. 2012 ne satisfait pas les Gallois

La répartition de la manne des J.O. 2012 ne satisfait pas les Gallois

30/07/2011  10h30
CARDIFF (NOVOpress Breizh)
– Les Jeux Olympiques 2012 profiteront très peu au Pays de Galles. Le Plaid Cymru, qui réclamait la transparence depuis des années, vient de dénoncer la mauvaise répartition des budgets, qui bénéficient principalement aux entreprises de Londres et du Sud-est de l’Angleterre.

À ce jour, les dépenses réalisées pour l’organisation des Jeux Olympiques de Londres atteignent 9 milliards de livres (près de 10,3 milliards d’euros). Mais cette somme a très peu profité aux entreprises galloises.

Hywel Williams, parlementaire du Plaid Cymru, s’est penché sur la répartition des budgets. Il a découvert qu’ils étaient allés dans leur immense majorité à des entreprises de Londres et du Sud-est de l’Angleterre. Les chiffres exacts ne sont pas connus : l’Olympics Delivery Authority, organisme public chargé de la préparation des Jeux, refuse de publier toute information sur la répartition des contrats de deuxième et troisième rang.

Le porte-parole du maire de Londres a récemment jeté de l’huile sur le feu en déclarant au micro d’une radio galloise que cette situation était due aux Gallois eux-mêmes, qui se préoccupaient de la question trop tard, une fois tous les contrats attribués. En réalité, le Plaid Cymru s’en est inquiété depuis l’attribution des Jeux à Londres en 2005, sans jamais être écouté.

Le mécontentement des Gallois est en outre aggravé par l’affectation d’une part disproportionnée des fonds provenant de la loterie à la rénovation des quartiers Est de Londres à l’occasion des Jeux. Et aussi par une mesure qui agace l’ensemble du Royaume-Uni : sur l’enveloppe de billets à prix réduits destinés aux scolaires, 125 000 sont réservés aux jeunes Londoniens… et 50 000 au reste du pays.