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Réforme de la loi de 1905 : la fausse bonne idée de Macron, par Francis Bergeron

Ce pourrait être une bonne idée : cela fait très longtemps que les catholiques demandent une réforme – voire idéalement la suppression – de la loi de 1905. Elle avait été mise ne place pour priver l’Eglise de son influence. Mais telle que prévue, cette réforme permettrait surtout à l’islam de diversifier ses sources de financement, de cultiver son communautarisme, d’accroître encore son implantation.

La loi de 1905 est tout entière bâtie sur la logique de ses deux premiers articles : un article 1er qui garantit « la liberté de conscience » et « le libre exercice des cultes », avec quelques restrictions « dans l’intérêt de l’ordre public », et un article 2 qui évoque la neutralité de l’Etat et met un terme à tout financement du culte par l’Etat, c’est-à-dire par l’impôt.

A l’époque, ce dispositif, destiné à séparer, après une union de 1 500 ans (depuis le baptême de Clovis) l’Eglise et l’Etat, était présenté comme un compromis entre l’Eglise et les anticléricaux. La loi préservait la liberté de culte, mais, en supprimant toute aide publique, elle faisait des catholiques, des citoyens de seconde zone, obligés par exemple de financer les écoles publiques, et contraints en même temps de payer pour les écoles catholiques, s’ils voulaient une éducation catholique pour leurs enfants. La loi Debré de 1959 a assoupli ce principe, du moins pour l’école. Moyennant quoi cette loi de 1905 a régi cahin-caha les rapports entre l’Eglise et l’Etat jusqu’à ce jour.

Qu’est-ce qui change aujourd’hui ? L’islam. Les musulmans constituent désormais la seconde religion de France, bien avant les protestants et les juifs (deux des quatre Etats confédérés désignés par Charles Maurras). Et ils revendiquent à la fois un financement par l’Etat, et la possibilité d’obéir aux règles de leur religion, d’où les débats sur le voile, le porc, la nourriture hallal, le ramadan, la mixité dans les piscines, à l’école etc.

Mais l’islam est une religion sans structure organisée. Et l’Etat, pour des raisons d’ordre public, cherche des interlocuteurs, et veut donc structurer cette religion – ou dit plus diplomatiquement – « accompagner la restructuration de l’islam ».

Réunification de l’Etat et de la religion…musulmane

Sauf à considérer que cet accompagnement serait une ruse pour éradiquer l’islam (la complaisance des pouvoirs publics à l’égard de cette religion exclut une telle hypothèse), nous nous dirigeons donc bien vers une réunification de la religion et de l’Etat. Mais en l’occurrence, la religion ne serait pas la religion catholique…

Pour prévenir et surtout contenir les poussées islamistes, financées de l’étranger, des associations pourraient bénéficier désormais d’une « qualité cultuelle ». Des exonérations fiscales accompagneraient la mise en place de ce dispositif, et ces associations pourraient recevoir des aides de l’Etat, contournant ainsi l’article 2 de la loi de 1905. Le projet de réforme comporterait un volet consacré à la formation des imams, sans doute assorti de financements publics. Ce serait donc un sacré coup de canif dans la loi de 1905. S’y engouffreront sans aucun doute les associations islamistes pas trop marquées. Quant aux associations pro-djihad, elles refuseront ce dispositif qui demande de la transparence, et resteront, sous le seul régime des associations tel que défini classiquement par la loi de 1901. Ce faisant, la question du fanatisme islamique n’aura pas été résolue mais l’islam « présentable » sera doté d’avantages refusés aux catholiques depuis 1905. Une bonne idée…pour certains, uniquement.

Francis Bergeron

Article repris du quotidien Présent

Ploërmel Manifestation 1

Les Bretons dans la rue : à Ploërmel, une manifestation pour la croix

« Pour détruire un peuple, il faut détruire ses racines », disait Alexandre Soljenitsyne. Ce sont les mêmes mots qu’a employé l’organisateur du rassemblement de Ploërmel ce dimanche 26 novembre, en conclusion de son intervention.

Ploërmel Manifestation 2Plusieurs centaines de Bretons avaient répondu à l’appel de différents mouvements identitaires (Adsav, Le Parti de la France, Manif pour tous, Réagir etc.) ou politiques. D’où le nombre important de drapeaux bretons, qui dominaient les drapeaux tricolores. Mais on pouvait aussi reconnaître des drapeaux polonais, brandis sous le soleil breton de Ploërmel, au pied du monument édifié en mémoire du pape Jean-Paul II, vainqueur du communisme et champion de la civilisation chrétienne, et donc sous cette croix qui en symbolisait le pontificat.

Ce monument avait été remis en cause par les athées militants de la Libre-Pensée (sic !) dès l’inauguration, en 2006, de cette statue du pape, alors même qu’à l’époque il s’agissait d’une statue en pied de Jean-Paul II, sans la présence de la croix sur l’arche surplombant la statue.

Le Conseil d’Etat a donné six mois à la mairie pour que la croix « scandaleuse » soit retirée. C’est ce que Jean-Yves Le Gallou appelle très justement l’Etat de droit « liberticide et identicide », ceci au nom de la loi de 1905 qui interdit toute érection sur la voie publique d’emblèmes religieux.

« Stop à la christianophobie », « Chassez le christianisme et vous aurez l’islam » (un titre de Valeurs actuelles), « Montre ta croix » (un titre de Présent), « Non à la destruction de nos valeurs et de nos traditions », affichaient les manifestants sur leurs poitrines ou à bout de bras.

Offense à la Bretagne, attaque de notre identité, agression contre la mémoire

Les participants ont hué le délégué d’un parti se voulant patriotique qui a cru habile de terminer son intervention sur une ode à la laïcité, dans la ligne de l’allocution des autorités ecclésiastiques locales. Celles-ci font en effet savoir qu’elle ne souhaitent plus aujourd’hui partir en croisade et applaudissent à cette censure étatique.

Gilles Pennelle (président du groupe FN au conseil régional de Bretagne) a, pour sa part, dénoncé cette « offense à la Bretagne, cette attaque de notre identité, cette agression contre la mémoire » et mis en garde contre l’inquiétant précédent que pourrait constituer la suppression de cette croix alors que commence une « chasse hystérique à la recherche d’une symétrie avec l’islam » et que, dans l’église Saint-Armel locale, les paroissiens ont été invités à participer aux fêtes commerciales en cet après-midi dominical…

La dispersion s’est faite au chant du Bro gozh ma zadou et de La Marseillaise.

Claudine Dupont-Tingaud

Article paru dans Présent daté du 29 novembre 2017

Cathédrales

Les évêques vent debout contre l’idée de rendre payante l’entrée des cathédrales

14/11/2017 – FRANCE (NOVOpress) : Une quête » laïque et obligatoire à l’entrée des cathédrales ? Pour les évêques, c’est non ! L’idée de Stéphane Bern de faire payer l’entrée des cathédrales n’a pas tardé à faire réagir la Conférence des évêques de France. Dans un texte publié hier sous le titre « Laisser gratuit l’entrée des cathédrales », les évêques rappellent les devoirs qui incombent à l’Etat en vertu de la loi de 1905, qu’il a voulue et dont il doit assumer les conséquences :

« Les cathédrales érigées avant 1905 sont propriété de l’Etat tandis que l’Eglise catholique en est affectataire. La Loi de 1905 rappelle que, si l’État est propriétaire des lieux de culte, ceux-ci restent affectés au culte de façon permanente, totale et gratuite. La loi précise encore que “la visite des édifices et l’exposition des objets mobiliers classés seront publiques : elles ne pourront donner lieu à aucune taxe ni redevance“ (art.17). »

En outre, poursuivent les évêques, « les cathédrales, alors même qu’elles font partie du patrimoine culturel de la France, sont avant tout des lieux de prière et de culte dont l’accès doit être libre. En notre époque de bruit et de tribulations, les cathédrales constituent des lieux de paix et d’intériorité, proposés à tous. […] Les cathédrales sont des lieux d’expression d’une foi vivante, pas des musées. »

François Couteil, dans l’hebdomaire Minute à paraître demain, résume l’affaire de façon plus directe :

« En 1905, lorsque César a jugé bon de s’emparer des temples de Dieu en spoliant l’Eglise, les laïcards ont promis en contrepartie de s’occuper de leur entretien. S’ils s’en mordent les doigts aujourd’hui, c’est leur problème. Volés hier, les catholiques ne se laisseront pas berner aujourd’hui. »

La mauvaise gestion des finances par Delanoë épinglée par un rapport

Financement du culte islamique: Delanoë en défaut de laïcité ?

05/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)

Bertrand Delanoë a enfreint la loi de 1905 sur la laïcité à la faveur de l’Institut des cultures d’islam. C’est ce qu’a réussi à prouver un contribuable parisien, Guy Hanon. Il dénonçait la décision du Conseil de Paris qui accordait à l’Institut des cultures d’islam, un bail emphytéotique de 99 ans… pour une salle de prières de 320 m²…

Le 26 octobre dernier, la Cour administrative d’appel annulé la décision du Conseil de Paris donnant l’autorisation à Bertrand Delanoë de consentir un bail emphytéotique administratif de 99 ans, à la société des Habous et des lieux saints de l’islam, représentée par la grande mosquée de Paris. La mairie de Paris, alors dirigée par Bertrand Delanoë, prévoyait ainsi de financer indirectement le culte islamique.

Si la justice a donné raison à Guy Hanon, la mairie de Paris elle, ne s’en inquiète pas. La décision ne devrait pas être suivie d’effet…