Naissance de l’association « la Fabrique d’à côté »

Naissance de l’association « la Fabrique d’à côté »

02/05/12 – 13h45
PARIS (NOVOpress)
– C’est à l’occasion de la fête du 1er mai qu’a été lancé l’association de « consommateurs citoyens », « la Fabrique d’à côté ».

Prolongement du site internet « la Fabrique hexagonale », née au printemps 2008 pour valoriser les entreprises qui fabriquent en France, l’association à pour but de fédérer les dizaines de milliers de consommateurs qui, par leurs achats, soutiennent des entreprises nationales et l’économie locale.

Naissance de l’association « la Fabrique d’à côté »Prenant acte, qu’il n’y a « pas d’économie locale sans entreprises, mais pas davantage d’entreprises sans acheteurs » l’association vise notamment, à ce que les promesses de la campagne présidentielle 2012 concernant le « made in France » et l’économie de proximité ne restent pas sans lendemain.

Pour plus de renseignements: http://www.lafabriquehexagonale.com

Crédit photo Cleraly Ambigous via Flickr (CC).

« Si j’étais président » : le jeu-concours de Produit en Bretagne mise à fond sur le localisme

« Si j’étais président » : le jeu-concours de Produit en Bretagne mise à fond sur le localisme

07/03/2012 – 12h20 BREST (NOVOpress Breizh) – Alors que la campagne présidentielle domine l’actualité, l’association Produit en Bretagne a lancé depuis le 23 janvier dernier un jeu-concours intitulé « Si j’étais président » qui mobilise de nombreux internautes soucieux de défendre la relocalisation de la production et de la consommation. Le localisme, une idée identitaire qui fait son chemin.

Fondée en 1993 à l’initiative d’une poignée d’acteurs économiques bretons, Produit en Bretagne, qui milite pour le localisme, entend promouvoir et faciliter un développement territorial durable. Le consommateur est appelé à « acheter breton » en priorité, pour défendre l’emploi et le savoir-faire breton en Bretagne, en France et à l’export. Une démarche identitaire forte qui entend réunir culture et économie au service de la Bretagne.

Depuis le 23 janvier et jusqu’au 20 mars les candidats au jeu concours sont donc invités à partager leurs idées à travers la création d’une affiche de campagne, d’un slogan, d’un programme et même, s’ils le souhaitent, d’une vidéo officielle. Pour s’inscrire, il suffit, en allant sur le site web « www.jerelocalise.com », de poster son programme, ses propositions, son slogan et de publier une vidéo de candidature. Ensuite, il appartient aux candidats de mobiliser leurs réseaux par mail et Facebook pour récolter le plus grand nombre de votes.

« Réduction des charges sociales pour nos producteurs et autres acteurs de l’économie locale », « mettre en place une TVA réduite sur les produits bretons », « promouvoir les producteurs et industriels locaux », « créer ou renforcer des réseaux à l’exportation » : les premières candidatures enregistrées rivalisent d’imagination.

Nommé « Président de la Relocalisation », le vainqueur sera celui qui aura bénéficié du plus grand nombre de votes sur son profil de candidat. Avec à la clé un « compte de campagne » de 1 500 € et un « pass » officiel pour tous les festivals partenaires de Produit en Bretagne durant l’été 2012. De quoi passer d’excellentes vacances.

Crédit photo : produit en Bretagne.

Les produits locaux plébiscités par les Français

Les produits locaux plébiscités par les Français

18/11/2011 – 09h00
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinfo) —
Selon une étude près de 50% des Français achètent ou consomment régulièrement des produits alimentaires fabriqués localement. Face aux dérives de l’industrie agro-alimentaire qui selon Axel Khan Axel Khan « crée un monde d’obèses et de victimes d’athérosclérose qui, avec leurs pathologies, viennent alimenter l’industrie du médicament », les Français prônent la consommation de produits locaux.

Ainsi, pour 45% des sondés, consommer local permet la préservation du goût des produits, la création d’emplois dans la région d’appartenance pour 42%, la sécurité alimentaire pour 38% des personnes interrogées, ou encore la sauvegarde d’un patrimoine régional pour 33% des sondés. Bien que plus chers pour certaines gammes de produit, les Français préfèrent mettre le prix pour bien se nourrir.

L’achat local est également une aubaine pour les commerçants indépendants puisque 55% des Français estiment que l’offre de produits locaux est plus importante que chez un commerçant franchisé. Le locavorisme constitue donc une alternative identitaire permettant aux gens de se démarquer un peu plus de la moyenne et de la grande distribution.

[box class=info]Dépêche publiée en partenariat avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie.[/box]
Crédits photo : Michael Cannon via Flickr (cc)

Le localisme interdit de cantines scolaires

Le localisme interdit de cantines scolaires

16/11/11 – 11h30
PARIS (NOVOpress) – Malgré les belles déclarations d’intention le « bio » et le « local » ont bien du mal à pénétrer dans les cantines scolaires de France.

Les raisons de cette situation sont à la fois techniques et légales.

Le coût est évidemment un facteur central puisque l’utilisation exclusive de produits bios et locaux ferait presque doubler le prix moyen d’une assiette. Une explication qui n’est cependant pas satisfaisante pour les défenseurs d’une alimentation de qualité et localiste. Ceux‑ci affirment en effet, d’une part, qu’une hausse importante de la demande via les cantines scolaires entraînerait un fort développement des filières bios locales et donc une baisse tendancielle des prix et que, d’autre part, une alimentation saine permet de nombreuses futures économies, notamment en matière de santé.

Cependant le principal frein au développement d’une alimentation bio et locale est en fait une obligation légale. En effet, les établissements scolaires ont l’obligation de mettre en concurrence les fournisseurs au‑dessus de 4 000 euros de commande, ils n’ont donc pas le droit de faire du localisme en favorisant les producteurs régionaux !

Une situation qui pourrait bien entendu être rapidement résolue par une volonté législative gouvernementale répondant à la demande croissante des consommateurs en matière de traçabilité et de proximité des produits alimentaires.

In proximitas et bio veritas

In proximitas et bio veritas

[box class=”info”] Article reproduit avec l’aimable autorisation du webzine féminin “Belle et Rebelle”. Mais la politique d’achat concerne aussi les hommes. [/box]

Vous êtes belle et rebelle. Mais pour y arriver, pas de secrets ! Il faut bien manger –pour être belle – mais pour cela il faut acheter d’une certaine manière – pour être rebelle. Et puis de toute façon, quel bonheur de se faire plaisir en se mitonnant de bons petits plats !

Direction le supermarché ? Pourquoi pas, mais les produits viennent souvent de l’autre bout du monde, donc n’ont pas été coupés à maturité et n’auront que peu de goût, tout en ne vous apportant pratiquement aucune vitamine. D’autant plus qu’ils sont irradiés pour se conserver plus longtemps. Et vous engraissez des tas d’intermédiaires en passant à la caisse.

Le primeur du coin ? Lui aussi se fournit souvent dans des centrales, type Rungis, sauf qu’il prend une marge encore plus importante.

Mais pas d’inquiétude, il existe d’autres moyens de se procurer d’excellents produits à un prix raisonnable. Si vous avez la chance d’habiter à la campagne, rendez-donc visite aux agriculteurs du coin, beaucoup vendent une fois par semaine leur production fraichement coupée directement aux particuliers. Et les prix sont intéressants, car sans intermédiaires.

Mais peut-être faites-vous partie de la cohorte de celles qui ont élu domicile au domaine du goudron, des néons et du métro, avec un rythme de vie si trépidant, qu’il vous empêche de faire 50 kilomètres pour aller chercher votre kilo de tomate chez votre producteur bio pour la pizza de ce soir. Pas de panique. Il y a les AMAP. Késako ? Ce sont des Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne. Le concept est simple : le localisme. Vous, enfin un groupe de personnes dans votre cas, achetez des fruits et légumes à un agriculteur du coin. L’avantage pour vous, c’est le prix et la fraicheur des produits. Pour lui, un revenu assuré. Pour tous, faire en sorte que des réseaux de proximité existent, loin des circuits de distribution mondialisés sans âme. Et manger sain. Eh oui ! « Tu es ce que tu manges » !

Relocalisation de l’économie et vie saine.

Plus concrètement, ces AMAP sont en rapport avec un agriculteur, qui leur livre périodiquement un panier de légumes à prix et poids fixe. Les consommateurs, pardon, les consom’acteurs, paient à l’avance leurs paniers pour quelques mois et viennent ensuite les chercher une fois par semaine par exemple. Concernant le prix, il est fixe et équitable : il permet à l’agriculteur de vivre décemment de sa production, tout en étant abordable pour vous. Quant au contenu du panier, c’est la surprise à chaque fois ! Puisque ce sont des produits de saison, choisis en fonction de la production de l’agriculteur. Certaines AMAP diversifient leur offre en proposant de la viande et de la petite épicerie, du lait, des œufs… Tout dépend de l’agriculteur avec qui l’AMAP est en partenariat.

Il existe d’autres systèmes, proches des AMAP, avec la même philosophie : relocalisation de l’économie, agriculture de proximité, manger sain… Ce sont les paniers bios. Ils fonctionnent avec plusieurs agriculteurs mis en relation par une association. Celle-ci rassemble la production puis la redistribue à des particuliers ou à des groupements de particuliers. Cela permet une plus grande diversité de produits et plus de flexibilité pour l’usager. Et permet à des agriculteurs qui ne produisent qu’un ou deux produits d’exister et de se développer.

Fouinez-donc un peu sur internet, rendez visite aux agriculteurs ou aux amapiens du coin et vous mettrez bien moins les pieds au supermarché. Pour le plus grand plaisir de vos papilles et de votre santé.

Pratique :

Plus d’infos et un annuaire des amap sur : www.reseau-amap.org

Retrouvez les paniers bio autour de chez vous : www.mon-panier-bio.com

Mathilde Parsimperi

[box class=”info”] Source : Belle et Rebelle. [/box]

Progression de la consommation et de la production de produits issus de l’agriculture biologique

Progression de la consommation et de la production de produits issues de l’agriculture biologique

30/09/2011 – 10h00
PARIS (NOVOpress) – Malgré les tentatives de déstabilisation orchestrées par les géants de l’agro-alimentaire, la production et la consommation de produits bio ne cessent de se développer en France.

Comme le souligne Elisabeth Mercier, directrice de l’Agence Bio, « le bio maintient le cap de la croissance », indiquant également l’absence « d’impact de la crise économique. Au contraire, car les consommateurs se tournent vers le qualitatif ».

Mais la bonne nouvelle réside sûrement dans la hausse considérable d’exploitations agricoles qui ont mis leur savoir-faire au service de cette agriculture soucieuse de la bonne santé des écosystèmes et des populations. Près de 2.000 nouvelles exploitations agricoles se sont inscrites dans la filière bio au premier trimestre 2011, portant le total à 4,6% des exploitations françaises. Le chiffre d’affaires généré par le marché du bio s’oriente désormais vers les 4 milliards d’euros, contre 3,38 milliards l’année dernière.

Autre signe encourageant pour un retour au localisme et à une consommation identitaire, les importations de produits bio (35% en 2010) depuis l’UE ou de pays tiers ont été revues à la baisse. Une tendance observée en 2010, qui se confirme en 2011.

La Desouchière : les elfes s’enracinent dans le Morvan

Les elfes s'enracinent dans le Morvan

15/08/2011 – 13h30
MÂCON (NOVOpress) — La visite de sites d’agrégation d’informations comme Fdesouche qui compilent les informations relatives à l’immigration illégale, l’islamisation rampante et la criminalité galopante suscitent de nombreuses réactions auprès d’un public de visiteurs fidèle. Nombreux sont ceux qui laissent des commentaires bruts de décoffrage reflétant la désespérance grandissante des Français face à ce qu’ils perçoivent comme la décomposition de leur pays.

Plus rares, pour le moment, sont ceux qui prennent des initiatives positives pour inverser le mouvement et rebâtir un pays digne de ce nom dans lequel nos enfants soient en sécurité.

En octobre 2008, une jeune famille a décidé de prendre son destin en main et de ne plus subir passivement un déclin devenu évident. Alerté par la visite régulière du site Fdesouche, Olivier Bonnet a cherché à s’évader d’un milieu péri-urbain conformiste et moutonnier pour chercher de l’air pur et des perspectives nouvelles dans un projet sérieux, ambitieux et, ce qui en fait l’originalité, collectif.

L’idée de base est simple : faire venir dans une région de France des familles motivées par un même idéal de vie afin de les faire travailler dans une logique de réseau multifacettes, associatif, solidaire, économique, culturel… Grâce à ce système fondé sur le localisme, les participants préservent leur autonomie familiale tout en se renforçant mutuellement. La logique profonde qui sous-tend le projet est le refus de l’enfermement sur soi et la volonté de construire des initiatives strictement positives et exemplaires. L’objectif est la transmission de notre héritage pour préparer l’avenir.

Olivier a également conscience de la situation tragique dans laquelle se trouvent de nombreux compatriotes, condamnés à un triste exil intérieur en raison de leur refus de la xénophilie ambiante. Il cherche dans le cadre de ce projet à offrir une issue aux isolés, à créer un lieu de rencontre pour que les personnes partageant une vue du monde commune puissent se rencontrer, parler, partager et, finalement, bâtir des projets en commun.

La Desouchière : les elfes s'enracinent dans le MorvanFort de ses compétences professionnelles, Olivier Bonnet met en ligne un premier site sur lequel il trace brièvement les grandes lignes de son projet. A titre de clin d’œil, il appelle ce site « la Desouchière », un sorte d’hommage à Fdesouche qui avait largement contribué à son inspiration.

Son grand frère de la toile ne pouvait ignorer cette initiative et le site Fdesouche relaie avec enthousiasme l’initiative. En très peu de temps, grâce à son flux considérable de visites, un premier groupe de personnes intéressées prend contact avec Olivier Bonnet et le 7 décembre 2008 les statuts de l’association Des Racines et des elfes sont signés à Mâcon.

L’objet de l’association est le résultat de longues discussions et chaque mot a été pesé au trébuchet :

« L’association participe à la sauvegarde et favorise la pérennité de l’environnement et du patrimoine commun des peuples européens. Elle poursuit cet objectif dans le respect des équilibres naturels et avec le souci constant de favoriser la fraternité entre leurs membres. Elle a notamment pour vocation de promouvoir et soutenir la création d’un lieu de rencontre et d’échanges. »

Il reste alors à ces pionniers à répondre à une question cruciale : où ces nouveaux irréductibles Gaulois vont-ils prendre racine ?

Trouver une propriété dans une région apte à favoriser l’essor d’un projet communautaire ne semble pas chose aisée.

Heureux coup du sort, en janvier 2009, un artisan établi dans le Morvan contacte l’association avec un message inespéré : « J’ai une propriété qui peut vous accueillir. » Ce qui semblait trop beau pour être vrai se révèle parfaitement exact. A la lisière du parc naturel du Morvan, dans une vallée arrosée par une puissante rivière, gît un ancien site industriel construit entre le XIXème et le début du XXème siècle pour profiter de l’énergie hydraulique généreusement fournie par la nature.

Après des décennies d’abandon, certains bâtiments ont beaucoup souffert mais il reste un noyau solide autour de la centrale électrique et des maisons d’habitation logeant autrefois le directeur de l’usine et les cadres.

Les créateurs de l’association trouvent le lieu parfaitement adapté à leurs ambitions. Un cadre rural magnifique, une nature sauvage et préservée, un réseau de villages accueillant, une population tranquille et dure à la peine… tout ce dont ils avaient besoin pour démarrer.

Voici un peu plus de deux ans que la famille pionnière s’est établie dans ce coin de nature bourguignonne. Trois jours après son arrivée, les premiers volontaires frappent à la porte pour entamer les travaux.

Point d’ancrage du projet, les locaux mis à la disposition du groupe doivent devenir un lieu d’accueil et d’animation pour les Européens conscients des défis auxquels doit faire face leur continent. Il est donc urgent de préparer les lieux pour permettre la venue régulière de visiteurs, seuls ou en groupe.

Dans un premier temps, une grande salle de réunion a été rénovée, capable d’accueillir près de cent personnes. Ensuite, des cuisines ont été installées afin de nourrir les hôtes et, durant cet été 2011, des sanitaires sont en cours de réalisation pour accroître le confort des lieux.

Aujourd’hui, forte de près de 200 adhérents, l’association Des Racines et des elfes veille scrupuleusement à maintenir son indépendance et ne vit que des cotisations et des dons de ses adhérents et nombreux sympathisants.

Les membres et amis de l’association payent aussi de leur personne. Durant l’été 2011, ils ont été nombreux à se donner rendez-vous sur place et à retrousser leurs manches.

Les elfes s'enracinent dans le MorvanLe journal de l’association détaille leur contribution à l’œuvre commune et permet aux absents de suivre au jour le jour l’avancement des travaux.

Grâce aux efforts de tous, dès le printemps 2012, le camp de base des elfes morvandiaux sera en mesure d’accueillir des groupes d’une centaine de personnes. Des stages axés sur l’environnement et la transmission du patrimoine, des manifestations culturelles ou amicales y seront organisés par l’association, toujours dans le souci de multiplier les occasions de rencontre et les initiatives, mais cette capacité d’accueil sera également la bienvenue pour les associations qui organisent des universités pour leurs membres ou qui cherchent des lieux pour des séminaires de formation ou la tenue de diverses assemblées.

D’une manière plus générale, la Desouchière est ouverte à tous, familles comme personnes seules, qui souhaitent vivre un instant de ressourcement avec des personnes partageant le même idéal de vie. Ce lieu de rencontres peut devenir un excellent point de départ pour prendre racine dans cette belle région de France et commencer une nouvelle vie.

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