Ecologie : le programme du RN affole Dupond-Moretti

Dupond-Moretti

« Je suis certain qu’elle va nous décevoir » : c’est l’argument qu’on entend parfois dans les discussions avec des militants. Pas des militants du RN, mais des militants de groupes plus activistes. Ils anticipent déjà des renoncements, et une mobilisation des énergies sur des thèmes autres que l’immigration, l’insécurité, l’islamo-gauchisme ou l’écriture inclusive. Le « contre-projet de référendum » sur l’environnement que la présidente du Rassemblement national a présenté mardi aurait pu apporter de l’eau au moulin de ces « déçus à l’avance ». Mais à condition d’oublier deux choses. La première, c’est qu’un futur président de la République, un futur programme de gouvernement se doivent de répondre non seulement aux urgences mais aussi à la totalité des problèmes auxquels un quinquennat peut être confronté. Que survienne une catastrophe environnementale, et aussitôt présidence et gouvernement se devront de monter au front et de répondre aux nouvelles inquiétudes des Français. Il était donc nécessaire que Marine Le Pen, dans la perspective de sa possible élection, expose son analyse et ses solutions aux enjeux environnementaux.

La seconde raison, c’est que l’environnement a toujours été une préoccupation de ce que l’on peut appeler la droite nationale. Les « forces de progrès » ont beaucoup mis en cause le « conservatisme » du camp d’en face, et il serait tout de même paradoxal que le RN délaisse les questions de conservation du patrimoine environnemental, alors que se dessine une perspective d’accès au pouvoir.

« Avocats d’Amérique latine » contre « carottes du coin »

Qui plus est, l’écologisme « de droite » a eu l’intelligence de ne pas tomber dans le piège de la « croissance 0 » des ex-soixante-huitards, de l’opposition au progrès technique par conservatisme, ou au nucléaire par nostalgie des bougies et des moulins à eau. Quand des proches du RN se mobilisent partout contre les éoliennes, ils mettent en cause une fausse bonne solution à nos besoins énergétiques, qui piétine le « droit au paysage » (Marine Le Pen), dans l’indifférence à notre balance commerciale et au vrai bilan énergétique.

Dupond-Moretti a cru habile de s’en prendre au « localisme », l’un des mots clés du programme environnemental du RN, c’est-à-dire à la recherche systématique de circuits courts « entre la fourche et la fourchette ». Sans craindre le ridicule, l’avocat-ministre a expliqué doctement que « ça commence par le localisme, ça finit par le racisme ». La formule est parfaite… pour transformer nos campagnes en centres de résistance au macronisme. Comme l’écrit Marianne avec une légère pointe d’ironie : « Comme chacun sait, l’importation d’avocats d’Amérique latine est un instrument puissant de fraternisation entre les peuples, tandis que les carottes du coin instillent dans les cœurs une vision maurrassienne de la société. »

A la place du référendum écologique préconisé par Macron, pour conclure la Convention Citoyenne sur le climat, Marine Le Pen veut poser 15 questions aux Français sur de grands thèmes environnementaux, et dessiner ainsi « une autre vision de l’écologie », qui ne soit pas punitive.

Cette proposition de contre-référendum déçoit-elle les militants, désireux d’en découdre sur des sujets plus clivants ? Une chose est sûre : Dupond-Moretti, lui, ne nous a pas déçus ! Grâce à lui, le RN a encore marqué des points mardi.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 10 mars 2021

Hervé Juvin (Rassemblement national) : « Nous sommes les vrais écologistes »

10/03/2021 – FRANCE (NOVOpress)
«Nous sommes les vrais écologistes», a revendiqué Hervé Juvin, mardi sur le plateau du «Talk Le Figaro». L’eurodéputé, investi tête de liste du Rassemblement national (RN) dans les Pays de la Loire pour les prochaines régionales, a ainsi participé à l’élaboration du contre-projet de référendum sur l’environnement présenté mardi par Marine Le Pen à l’Assemblée nationale.

Contrairement au projet de référendum gouvernemental qui «évite soigneusement les sujets qui fâchent, ceux qui touchent à la vie quotidienne des Français», le contre-projet RN entend, à travers 15 questions, «protéger une écologie humaine, du bon sens, qui préserve la diversité des modes de vie et respecte les traditions», défend le cofondateur du Parti localiste.

Hervé Juvin a notamment déclaré ceci :

L’écologie court deux risques en France. L’un des risques est celui de l’écologisme, de la peinture verte. C’est ce que nous sert le gouvernement actuel: des gadgets qui amusent la galerie avec des dispositions anecdotiques. L’autre risque, c’est le fondamentalisme vert. L’écologie radicale, qui veut interdire les arbres de Noël et le Tour de France, liste Juvin. Je redoute beaucoup que l’écologie, victime du hold-up de l’ultra gauche, devienne une science de la triste figure. Pour moi, l’écologie c’est la joie de vivre.



Andréa Kotarac : « Le localisme est la réponse aux décisions hors-sol prises dans les grandes métropoles, comme pour le Covid-19, par exemple »

Andréa Kotarac

17/12/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Andréa Kotarac vient de fonder, avec Hervé Juvin, député au Parlement européen sous les couleurs du RN, le Parti localiste et s’en explique au micro de Boulevard Voltaire : liens avec le RN, désarroi de la France périphérique, problématique de la mondialisation, question de la prise de décision démocratique.


COVID-19, le monde d’après : frontières et relocalisations ?, par Laurent Moreau (Les Identitaires)

Depuis qu’il déferle sur l’ensemble de la planète, le Coronavirus a étalé au grand jour les failles du système économique actuel. Cet événement inattendu démontre une fois de plus que « le sens de l’Histoire » n’existe pas. On ne pourra plus considérer la mondialisation comme un phénomène souhaitable ou inéluctable.

Les frontières au service des peuples

Emmanuel Macron a prétendu au début de la crise que « le virus n’avait pas de passeport ». Une étude comparative de l’Institut Montaigne vient d’apporter un autre éclairage sur la question des frontières : une forte réactivité couplée à une mise en place de contrôles stricts aux frontières, ont permis à de nombreux pays d’Asie de limiter fortement la propagation du virus sur leur sol (Japon, Corée du Sud, Taïwan). Pour ne pas faire le jeu des populistes, le président de la République a sciemment ignoré un outil millénaire fondamental à la survie d’un peuple : ses frontières.

L’invasion migratoire n’est pas une fatalité

La situation sanitaire de l’Europe et en particulier celle de l’Italie et Malte ont réduit de 90 % l’activité des passeurs de migrants en Méditerranée. Ceux qui présentaient l’invasion migratoire de l’Europe comme inéluctable se voient de nouveau infliger un cinglant démenti par la situation actuelle. La frontière, pour peu qu’elle soit gardée, est encore et toujours efficace.
Dépendance industrielle : la violence du retour du réel

Pour faire face à la pandémie, les gouvernements du monde entier se démènent pour assurer l’approvisionnement en masques, gels hydroalcooliques et médicaments. La « dépendance industrielle » de la plupart des pays européens a sauté aux yeux du grand public. Ils sont devenus incapables de fabriquer eux-mêmes des masques, des médicaments pour leur propre usage. Le sentiment de déclassement et d’humiliation est particulièrement violent pour la France, ancienne grande puissance industrielle. Le gouvernement de la sixième puissance mondiale est incapable de faire face à la situation.

Relocaliser et protéger

Dans le monde de l’après COVID-19, nous ne pourrons plus nous permettre d’être dépendants de l’industrie pharmaceutique chinoise. C’est maintenant une évidence. Tout devra être mis en oeuvre pour relocaliser la production des médicaments et surtout de leurs principes actifs en Europe et en France. Sur les produits d’importance stratégique, les taxes devront être dissuasives. Ce protectionnisme répond aussi aux légitimes préoccupations environnementales actuelles : le coût de production en Chine est moindre notamment car les normes écologiques sont moins drastiques qu’en France ou en Europe. Enfin, supprimer les huit mille kilomètres qui séparent le consommateur du lieu de production semble une évidence à l’heure où l’on cherche à diminuer les émissions de CO2.

Sans la désindustrialisation, pas de crise des gilets jaunes ?

La France a abandonné son industrie et s’est tournée massivement vers le secteur tertiaire et les services. Elle a ainsi causé une casse sociale gigantesque dans de nombreux territoires qui vivaient de l’activité industrielle. L’industrie, en plus des questions d’indépendance stratégique que nous avons évoquées plus haut, est aussi un formidable facteur de cohésion sociale. Avec une industrie importante, on peut penser que la crise des gilets n’aurait probablement pas eu lieu.

L’industrie avait la capacité de faire cohabiter dans les territoires de la « France périphérique » des classes sociales variées : directeur d’usine, ingénieurs, contremaîtres et cols bleus. Ensemble, ils y construisaient leurs vies et leurs familles. La fracture entre les gagnants (dans les grandes villes) et les exclus (dans la France périphérique) de la mondialisation pourra aussi être résorbée par une relocalisation massive de nos industries.

Pour que toutes les leçons soient tirées de cette pandémie, le monde d’après devra être placé sous le signe des frontières et des relocalisations.

Laurent Moreau

Texte repris du site de : Les Identitaires

Hervé Juvin : “L’Europe va changer de cap”

08/03/2019 – FRANCE (NOVOpress)
Les élections européennes approchent. Pour le candidat du Rassemblement national Hervé Juvin, pas de doute : les partis dits populistes sont sur le point de conquérir une minorité de blocage à Bruxelles.

Hervé Juvin est présenté comme le “nouvel intellectuel” du RN. Alors quelles idées apporte-t-il à Marine Le Pen ? Entretien.


Entretien avec Loup Mautin (forum Terres de France): “Agriculture : promouvons le localisme !”

Loup Mautin est père de famille et agriculteur dans le Perche. Il exerce son activité dans les domaines de la polyculture et de l’élevage depuis 22 ans. Au sein du Rassemblement national, il a lancé le forum Terres de France en novembre 2018. Le journal Présent l’a rencontré à l’occasion du 56e Salon International de l’Agriculture qui a fermé ses portes ce dimanche.

— Que vous inspire cette vitrine du monde agricole qu’est le Salon de l’agriculture ?

— Comme toujours, ce salon est une réussite. La grande vitrine des campagnes de France s’offre au monde entier comme un instrument diplomatique et commercial de premier plan. C’est le salon de l’excellence française et quelque part aussi celui de la fierté française, de la fierté de nos productions et de nos terroirs. Ce sont les produits de siècles de labeur dont les façons ont produit les fruits les plus savoureux.

— Pourtant le monde agricole souffre et la réalité est parfois difficile ?

— La vitrine est un peu trop belle quand on connaît la vraie vie des campagnes, quand on côtoie la misère du bout des chemins ou que l’on partage le quotidien du fin fond du bocage. C’est pourtant une bonne chose qu’une fois par an, la plus grande ferme de France se mette sur son 31 pour montrer le meilleur d’elle-même parce qu’elle sait que les Français l’attendent, que le monde entier la regarde. Il n’y a jamais eu un tel attachement pour le monde agricole. Les citadins sont fiers de leurs terroirs et de leurs paysans. Et c’est bien là le paradoxe car dans l’arrière-boutique, la réalité est très différente.

La dérégulation en cours actuellement favorise les ambitions affichées des Etats-Unis, du Brésil et de la Chine qui ont la capacité de pratiquer des prix issus d’un dumping social ou environnemental sur lequel il est impossible de nous aligner. C’est la raison pour laquelle notre agriculture est grandement fragilisée, y compris vis-à-vis de certains pays au sein même de l’UE en raison de l’absence d’harmonisation fiscale et sociale, et de charges salariales plus élevées en France. De plus, le démantèlement de la Politique Agricole Commune en cours actuellement, a largement fragilisé la position des agriculteurs français et européens par une exposition plus forte à la volatilité des prix.

En conséquence de quoi, le monde rural souffre et nos agriculteurs n’arrivent plus à vivre de leur travail. Personne n’ignore le drame des suicides (un tous les deux jours en France) et la misère des revenus toutes filières confondues. Nous avons le sentiment d’être la variable d’ajustement de choix politiques dont le pouvoir n’a plus les moyens.

— Cette réalité de la mondialisation, comment se manifeste-t-elle dans votre profession ?

— Les défis des prochaines années sont colossaux. En 2050, il y aura 10 milliards de bouches à nourrir et notre agriculture est grisonnante. Certains l’ont bien compris, ce qui attise d’ores et déjà les convoitises. Un immense mouvement de financiarisation du foncier est à l’œuvre : 40% de nos terres agricoles sont détenues par le biais de sociétés par actions, contre 10% il y a seulement une dizaine d’années. Les Chinois (20% de la population mondiale pour 10% des terres arables) s’intéressent de plus en plus à nos exploitations agricoles. Des milliers d’hectares leur ont été vendus. L’envol du prix des terres rend de plus en plus difficile l’installation des jeunes agriculteurs qui ne peuvent soutenir la concurrence. Dans ce domaine, un protectionnisme ciblé est vital. L’alimentation est trop stratégique pour répondre aux règles classiques du libre-échange. C’est notre souveraineté et notre sécurité alimentaires qui sont en jeu.

D’autre part, d’ici dix ans, la moitié des agriculteurs cesseront leur activité et un exploitant sur deux ne sera pas remplacé. Qu’allons-nous transmettre ? Que deviendra le modèle d’agriculture familial français qui a façonné le monde rural ? Nos savoir-faire ? Nos traditions ? Ce patrimoine a besoin d’être protégé.

— Mais l’agriculture française possède déjà de nombreuses marques et appellations reconnues ?

— Nos produits sont d’une qualité exceptionnelle. Malheureusement, les produits importés en vertu des accords de libre-échange signés avec la terre entière par l’UE inondent nos marchés et font chuter les cours. De surcroît, nos concurrents ne respectent pas les normes sanitaires et environnementales que nous nous imposons. C’est une distorsion de concurrence déloyale très préjudiciable aux producteurs que nous sommes et c’est un danger pour le consommateur dont la sécurité alimentaire peut être menacée.

— Comment notre modèle agricole pourrait survivre dans ces conditions ?

— Si rien n’est fait, ce modèle mourra et le productivisme produira son œuvre de destruction et de déracinement. Il faudrait réduire le déséquilibre entre un amont atomisé, avec des centaines de milliers d’agriculteurs, des dizaines de milliers de PME de l’agro-alimentaire, et un aval extrêmement concentré, avec cinq centrales d’achats qui tiennent la distribution. Ce rapport de force doit être corrigé. Il faudrait pouvoir revenir à des choses simples qui étaient saines. Le plus simple doit être de faire ses courses chez les commerçants de proximité, de son village. Le plus simple, ce doit être de pouvoir habiter où l’on a ses racines, sa famille, ses engagements de vie. C’est la clé de la revitalisation de nos territoires ruraux. Le localisme est la réponse appropriée au nomadisme forcé induit par les règles européennes de libre circulation et de libre-échange.

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Les langues régionales sont-elles en voie de disparition ? La réponse est non !

Les partisans de la réunification de la Bretagne se rappellent au bon souvenir de Philippe Grosvalet

24/09/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Les langues régionales sont-elles en voie de disparition ? telle était la question centrale qui a animé un débat sur RTL le 22 septembre dernier.

Parmi les intervenants, une personne qui parle le Provençal, “la langue que parlait sa grand-mère.
Celui-ci cherche aujourd’hui à transmettre cette langue aux plus jeunes :

C’est non seulement la langue du coeur. Mais c’est aussi la langue qui est dans l’air. Chez nous quand le mistral souffle, vous entendez la Provence et vous entendez le Provençal.



Le « Fabriqué en France » fait recette

Le « Fabriqué en France » fait recette

14/11/2014 – PARIS (NOVOpress via Bulletin de réinformation)
On se souvient que l’ancien ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait fait du « made in France » « fabriqué en France » une véritable cause nationale. On ne sait si c’est l’empreinte qu’il a laissée, mais le fait est que le « made in France » « fabriqué en France » est désormais une tendance en constante progression.

C’est dans ce contexte que la 3e édition du salon du Made in France (MIF) se déroule à partir d’aujourd’hui et jusqu’à dimanche, à la Porte de Versailles, à Paris.

Cette année, ce ne sont pas moins de 300 exposants qui sont attendus, parmi lesquels des entreprises artisanales, industrielles et innovantes. L’an dernier, le salon, avait attiré 35 000 visiteurs.

“Manger français” : certaines cantines ont déjà fait le choix du localisme

"Manger français" : certaines cantines ont déjà fait le choix du localisme

Source : france3-regions.francetvinfo.fr Mercredi les agriculteurs ont manifesté à l’appel de la FNSEA. Parmi leurs revendications : le manger français. Ils veulent entre autres inciter la restauration collective à privilégier les producteurs locaux. A Saint Côme en Gironde, la cantine scolaire s’est déjà lancée dans l’aventure.

Produire français pour manger français. Les agriculteurs pointent l’absence de patriotisme, jusque dans les collectivités. C’est une des raisons pour les quelles ils ont manifesté mercredi. (…)

Pour autant certaines collectivités ont déjà décidé de favoriser les productions locales. C’est le cas à Saint Come en Gironde où la cantine est approvisionnée par les producteurs de la zone qui livrent eux-même la petite cantine scolaire. La marchandise (viande, lait etc.) est ensuite cuisinée sur place.

Les enfants s’alimentent ainsi sainement et participent une une philosophie de vie, même si ce sont leur parents qui ont eux-même choisi les producteurs. Au final, le repas leur coûte 2,50 euros. Le reste étant pris en charge par le syndicat à vocation scolaire.

Cette filière courte a évidemment de réels avantages. Et de nombreux producteurs girondins seraient à la recherche de débouchés dans les cantines scolaires.

Notre-Dame-des-Landes : un combat identitaire – par Guillaume Le Carbonel

Notre-Dame-des-Landes : un combat identitaire - par Guillaume Le Carbonel

07/07/2014 – NOTRE-DAME-DES-LANDES (NOVOpress)
Au lendemain du grand rassemblement d’opposition au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (festival L’abandon c’est maintenant !), il convient de s’interroger sur l’absence totale sur ce terrain de radicaux identitaires. Pour les uns comme pour les autres, il apparaît clairement que nous n’avons pas su prendre la mesure de ce qui est en train de se passer là bas. Et pourtant, au risque de heurter quelques sensibilités, il nous faut comprendre que ce combat est aussi et avant tout le nôtre.

Certes, de vieilles barbes nationales-réactionnaires n’hésiteront pas à taper du point sur la table en dénonçant cet engagement « écolo-gauchiste ». Ces gens ont tort. Ils se trompent à la foi de combat et d’époque. Nous l’avons déjà écrit dans ces colonnes et nous le répétons : la lutte identitaire ne peut s’inscrire que dans un projet de sortie du capitalisme qui est intrinsèquement ethnocidaire. Un projet cohérent de contre-société ne peut faire l’impasse sur le mouvement décroissant et sa proposition de rompre avec la société de croissance illimitée.

Or, qu’avons-nous vu et entendu ce week end autour des stands installés près de la ferme de Bellevue ? Quelques pancartes intitulées : « Des légumes pas du bitume », « Aéroport = capitalisme. Arrêt immédiat », « Quelle terre vont-ils nous laisser ? », « T’es rien sans terre ! » ou encore « Changeons de voix, changeons de voie ! ». Autant de slogans que nous pourrions reprendre à notre compte. Dominique Fresneau, l’un des co-présidents de l’Acipa (Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes) clame à qui veut l’entendre : « Cet endroit, ces champs, ces fermes, on considère que c’est chez nous !»

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Bové refuse l’accord de libre-échange et pose un poulet fermier français sur la table

Bové refuse l'accord de libre-échange et pose un poulet français sur la table

23/05/2014 – PARIS (NOVOpress) – Invité de Jean-Jacques Bourdin, sur RMC et BFMTV jeudi, José Bové s’oppose au traité transatlantique en cours de négociation et dénonce le problème des importations massives étrangères au détriment de la production nationale. L’écologiste a déclaré qu’il souhaitait un “referendum européen sur le libre-échange en général” avant de poser un véritable poulet fermier du Sud-Ouest et d’affirmer que “demain, ce poulet, on ne pourra plus le manger”.

Le gouvernement britannique favorise les relocalisations

Le gouvernement britannique favorise les relocalisations

23/04/204 – LONDRES (NOVOpress)
Depuis 2012 la France est dotée d’un ministère du redressement productif, animé par le « dynamique » Arnaud Montebourg, qui s’était fait le porte parole du Made In France lors de la campagne des primaires socialistes.

Alors que les résultats se font attendre, de l’autre côté de la Manche, les Anglais ont mis en place certaines pratiques pouvant faire référence à la ligne que les Identitaires martèlent depuis plusieurs années maintenant : ANTI MONDIAL / PRO LOCAL. Notamment les relocalisations.

En effet, le secrétaire d’Etat au Commerce Vince Cable (photo) a lancé une cinquième campagne d’investissement de 100 millions de livres pour favoriser le rapatriement de la production au pays. Ces fonds sont administrés par l’AMSCI (Advanced Manufacturing Suppy Chain Initiavie). Lors de la quatrième campagne menée conjointement entre le gouvernement anglais et cette entité, les fonds avaient permis de soutenir pas moins de 44 projets impliquant 180 entreprises, dont l’objectif était de permettre à l’industrie et aux entreprises de la logistique de relocaliser une partie de leurs productions, afin de soutenir la reprise économique anglaise.

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La décroissance la plus bête du monde ?

La décroissance la plus bête du monde ?

10/04/2014 – PARIS (NOVOpress)
C’est un fait établi : le mouvement identitaire a très tôt fait siennes les problématiques liées à l’environnement et les solutions proposées par le localisme et la décroissance. Le Grece avait depuis longtemps montré le chemin en franchissant – comme il en a l’habitude – les frontières du politiquement correct, sans s’interdire de puiser à gauche les bonnes idées que la droite avait délaissées. Alain de Benoist est revenu à de nombreuses reprises sur ce sujet, rassemblant sa vision écologique dans un livre de synthèse publié en 2007 “Demain la décroissance !”[1].

Or il s’avère qu’un véritable « cordon sanitaire » est maintenu autour de cette famille de pensée par les maîtres de la décroissance officielle, avec à leur tête le journal “La Décroissance” (photo). Il est en effet rare de parcourir un numéro sans y trouver un règlement de compte ou une mise en garde vis-à-vis de tel penseur « fascisant » ou « réactionnaire » qui aurait commis le crime de faire sienne certaines positions décroissantes. Il en est de même vis-à-vis des défenseurs d’une écologie chrétienne.

Un lecteur s’en est d’ailleurs attristé dans le courrier des lecteurs du dernier numéro[2] : « Souvent, je me suis senti troublé par la manière dont vous traitez de la religion. Pour Jacques Ellul, un de vos maîtres à penser, elle avait une place éminente ! La vie de François d’Assise le montre en grand précurseur de la cause ! Le nouveau pape, qui s’inspire de son œuvre, s’attaque, lui, de front, à la mafia financière internationale et met la simplicité au centre de ses préoccupations ! Notre journal n’a pas à faire l’apologie d’une religion, mais il ne faut pas non plus se tromper d’ennemi ! »

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Le patriotisme économique peu répandu dans les entreprises françaises

Le patriotisme économique peu répandu dans les entreprises françaises

Arnaud Montebourg, le ministre qui se fait le chantre permanent du patriotisme économique.

10/01/2014 – 09h00
PPARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) –
Une étude menée par le cabinet AgileBuyer s’est penchée sur la politique d’achat de plus de 500 entreprises françaises. Le résultat est sans appel : seulement 13 % des entreprises sondées déclarent qu’acheter français fait partie de leurs objectifs en matière d’achat. Ce taux est même en recul par rapport à celui de l’an dernier, qui était de 19 %.

Selon le directeur d’AgileBuyer, la France est pour les entreprises « un pays comme les autres »

Le patriotisme économique ne fait visiblement pas partie de la culture de nos entreprises, surtout préoccupées par la diminution de leurs coûts. On constate cependant des différences entre secteurs d’activité. Les télécoms et l’agroalimentaire présentent par exemple le désintérêt le plus net pour le « fabriqué en France ».

A l’inverse, d’autres secteurs sont plus patriotes ou « localistes »

Près de la moitié des entreprises de l’hôtellerie, de la restauration et des loisirs ont un objectif d’acheter français. Pour ces métiers, la proximité géographique des fournisseurs peut en effet être un gage de qualité et de réactivité, par exemple pour l’alimentation. Dans ces cas‑là, acheter français peut aussi être un atout commercial, le client étant plus attentif à ce qu’il mange qu’à la provenance de son téléphone intelligent dernier modèle.

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25 militants identitaires ont investi aujourd’hui le H&M de Cap 3000 dans le cadre de la campagne “H&M esclavagistes” [MàJ]

25 militants identitaires ont investi aujourd'hui le H&M de Cap 3000 dans le cadre de la campagne "H&M esclavagistes"

22/12/2013 – 18h00
SAINT-LAURENT-DU-VAR (NOVOpress) –
Après l’intervention des agents de sécurité de Cap 3000 demandant de quitter les lieux, les Identitaires ont continué leur distribution de tracts à l’entrée du centre commercial.

H&M a annoncé avoir déposé plainte contre les militants identitaires. Voilà qui en dit long sur leurs craintes face à la révélation de leurs pratiques ! Les Identitaires considèrent même cela comme un encouragement, et d’autres actions seront bientôt menées pour faire entendre leur mot d’ordre : Anti-mondial / Pro-local !

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Quand le poulet brésilien s’invite dans les plats bretons

Quand le poulet brésilien s’invite dans les plats bretons

25/07/2013 – 15h00
GUINGAMP (NOVOpress Breizh) –
Les aviculteurs de la Coordination Rurale des Côtes-d’Armor n’en sont pas encore revenus. Lundi dernier, lors d’une visite à Farmor,  une entreprise de Guingamp qui fabrique des plats préparés, ils ont découvert que 90 % des poulets stockés dans les chambres froides étaient de provenance étrangère.

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