(Màj) En mars, sortie d’un livre écrit par les organisateurs de l’Apéro saucisson-pinard [vidéo]

En mars, sortie d'un livre écrit par les organisateurs de l'Apéro saucisson-pinard

10/01/2012 – 15h00
PARIS (NOVOpress) – Une vidéo de présentation du livre est désormais disponible. N’oubliez pas de pré-commander (informations ci-dessous).

05/01/2012 – 08h00
PARIS (NOVOpress) – C’est un communiqué qui nous l’annonce, “le journaliste et écrivain André Bercoff a demandé à rencontrer les trois animateurs les plus médiatisés, Pierre Cassen, Christine Tasin et Fabrice Robert. Il voulait comprendre pourquoi trois militants aux origines politiques aussi différentes – l’un est passé par la LCR, l’autre par le Parti socialiste, le troisième anime le Bloc identitaire – ont ils senti la nécessité de mener de concert une initiative (l’apéro saucisson-pinard, note de Novo) qui a suscité beaucoup de polémiques, certains y voyant une provocation malvenue teintée de racisme ?”

Ainsi, “tout au long de ce livre de 240 pages, intitulé ‘Apéro saucisson pinard’ et sous-titré ‘L’islam, un débat qui rassemble’, André Bercoff, qui anime la discussion, cherche à approfondir les questions posées par cette alliance encore bien improbable quelques mois auparavant. Pierre Cassen, Christine Tasin et Fabrice Robert n’esquivent aucune question, et ne se réfugient jamais dans la langue de bois.”

D’autant que “parfois, sur certains sujets, le ton monte, les passions s’exacerbent, mais toujours dans le respect de l’autre et l’amour du débat.”

Le livre sortira le 16 mars 2012 et une soirée officielle sera organisée le 15 mars à Paris, pour le présenter et le dédicacer. L’ouvrage sera vendu 17 euros.

Vous pouvez d’ores et déjà le commander à des conditions très avantageuses.
Jusqu’au 31 janvier : 15 euros, frais de port compris (4,50 euros).
Jusqu’au 15 mars : 18 euros, frais de port compris.
A partir du 16 mars : 21 euros, frais de port compris.

Envoyez vos chèques à l’ordre de Bloc identitaire – BP13 06301 Nice cédex 04. Il est également possible de commander en ligne via paypal.

Crédit photo : DR

« La carte d’identité » de Jean-Marie ADIAFFI : les question identitaires vues par un écrivain africain de renom

« La carte d’identité » de Jean-Marie ADIAFFI : les question identitaires vues par un écrivain africain de renom

En Afrique, l’écrivain ivoirien Jean-Marie ADIAFFI (1941 – 1999) jouit d’un prestige et d’une reconnaissance certaine : après avoir fait des brillantes études de cinéma en France et obtenu une licence de philosophie à la Sorbonne, il a préféré retourné à Abidjan plutôt que de rester un simple immigré déraciné et acculturé en France. Il a travaillé à la télévision ivoirienne tout en publiant une œuvre qui l’a propulsé au rang de chef de file de la « nouvelle écriture ivoirienne ».

Qualifiée par lui-même « d’écriture N’zassa », celle-ci se caractérise par une volonté de « mélange des genres » ou de « genre sans genre » et une « écriture éclatée » émaillée d’expressions en langue agni – son ethnie d’origine appartenant au groupe méridional « kru », chrétien et animiste. Son long poème D’Eclairs et de foudre lui a valu un prix de poésie, et sa nouvelle philosophique La carte d’identité le Grand Prix Littéraire de l’Afrique Noire en 1981. Il a malheureusement trop tôt disparu, mais son œuvre n’en reste pas moins d’un grand intérêt.

La Carte d’identité, une nouvelle tragi-comique pleine de verve, raconte les déboires d’un prince tribal africain déchu, convoqué au sacro-saint « poste » afin de présenter sa carte d’identité. Un document censé lui conférer une existence administrative, mais qu’il a malencontreusement perdue. Et le voilà donc parti à la recherche de ce sésame, un fichu papier dont la perte pourrait lui valoir de sérieux ennuis. S’ensuit une description de rocambolesques aventures, qui sont autant d’occasion pour Adiaffi d’explorer les questions liées au déracinement et à l’acculturation – en Afrique comme partout ailleurs bien sûr. Et de développer une longue réflexion sur la question de l’identité…

Et ça vaut son pesant de cacahuètes ! Enfin de cacao, pour rester dans une tonalité ivoirienne…

Adiaffi donne en effet des questions identitaires une vision approfondie qui vaudrait, de la part de nos polices politiques, les noms d’oiseaux les plus odieux à n’importe quel Européen. Ils devraient alors traiter cet écrivain africain de « réactionnaire », « raciste », « fasciste », « à la droite de l’extrême-droite ». Ces tartuffes champions de la morale à géométrie variable parce qu’ils ne croient en rien qu’à la dictature n’en feront rien bien, sûr. C’est bien dommage, car il y aurait là assurément de quoi déclencher notre hilarité ? Mais il y a bien mieux : les remarquables et fort sages conclusions de Jean-Marie Adiaffi démasquent avec une remarquable pertinence tous les mythes et les mensonges de notre époque :

Jugez plutôt, car Adiaffi prétend :

  1. 1. que tous les prétendus discours sur la civilisation, l’identité et la culture sont des impostures qui sont avant toute autre chose l’expression d’une volonté de domination par la manipulation et la sidération, car

« Toute exploitation, toute soumission, tout joug, doivent être justifiés pour être acceptés par ceux qui les subissent, par ceux qui en sont les victimes. »

C’est ainsi que le discours « monoculturaliste » de la période 1850 – 1914, en vertu duquel la colonisation avait pour but « d’apporter les lumières de la civilisation européenne au monde » dans le cadre de ce qu’on appelait alors l’idéologie « évolutionniste », qui prétendait qu’il n’y avait qu’une seule civilisation humaine dont l’Occident était le stade ultime, masquait mal une pure volonté de domination et de puissance des puissances coloniales.

Mais de même, il va sans dire que le discours dit « multiculturaliste » s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle idéologie terroriste visant à faire accepter aux Européens la disparition de leur civilisation et de leurs cultures pour faire place à d’autres, fusse au prix de la fin de la démocratie et de l’indépendance, voire de la naissance d’un nouvelle civilisation de nature profondément esclavagiste.

  1. 2. que la domination, la réduction à l’esclavage de tout peuple passe par la destruction de son identité

« On ne peut remplir que ce qui est vide. »

« Un peuple analphabète, sans écriture, sans mémoire, est un peuple qui n’a pas d’histoire. »

« Celui qui veut assassiner un peuple, détruira son âme, profanera ses croyances, ses religions, niera sa culture et son histoire. »

« Un peuple qui ne sait plus interpréter ses propres signes, ses propres mythes, ses propres symboles, devient étranger à lui-même, perd foi en son destin. »

« Quelle ombre, quel feuillage, quel fruit peut encore donner l’arbre abattu ? »

Ces remarques ne resteront pas sans nous rappeler l’entreprise fanatique, menées depuis des années, de démolition de toute notre culture, de notre civilisation, de nos langues, l’étroit contrôle politique de médias voués à la désinformation et à l’abrutissement des populations, à la propagande, au bourrage de crâne et au lavage des cerveaux, à l’épuration systématique des journalistes et des intellectuels dissidents par les polices politiques et les tribunaux d’épuration appliquant les lois d’abolition de toute liberté de conscience et de toute liberté d’expression véritable. Sans parler de la destruction du langage par le verlan ou encore la novlangue des sectes terroristes qui se sont emparées de l’Etat sans aucun mandat démocratique, en privant les citoyens de leurs droits civiques et politiques effectifs.

  1. 3. que la nationalité d’un être humain est ethnique, charnelle et culturelle, et n’a rien à voir avec un simple statut juridique de citoyen abstrait

« Seuls le sang, la famille, l’histoire, le temps, identifient un être humain. Le sang est la meilleure carte d’identité. »

« Rien ne vaut la force de l’amour de l’homme pour sa terre, sa forêt, ses fleuves, ses montagnes, ses rochers, ses arbres, ses oiseaux, ses pierres. »

Cela fait des années que nos « élites » de dégénérés nient l’existence de toute culture, de tout lignage, de tout héritage, de toute histoire, passé, tradition, famille, ethnie. Cela fait des années que nos élites ne cessent de donner du peuple qui vit dans ce pays l’image dégradante de bestiaux ou d’animaux de traits que l’on peut mélanger impunément…

  1. 4. qu’il existe une puissante capacité de résistance et la résilience culturelle et civilisationnelle des peuples charnels qu’il est criminel et dangereux d’ignorer

« Couper le tronc, les branches, les feuilles d’un arbre est chose aisée, tandis que la destruction des racines requiert de la patience. »

  1. 5. que l’identité des individus et des peuples est le fondement de leur liberté et que tout pouvoir est bien inspiré de s’en rappeler :

« Le pouvoir moral et spirituel s’enracine dans le fin fond du temps, dans l’histoire des peuples libres, dignes et fiers. »

« L’impuissance du pouvoir contre l’individu réellement libre est une des grandes chances de libération de l’homme, c’est le grain de sable de son destin, sa grandeur. »

  1. 6. qu’aucun peuple n’a d’avenir sans racines, sans identité, sans fierté :

« On ne peut vivre sans foi ni confiance en soi-même. »

Côte d'Ivoire, carte des principales ethnies
  1. 7. La « diversité » est forcément le contraire de « l’universalité » et du « métissage » forcés :

Adiaffi défend à la fois la diversité linguistique et notamment sa langue maternelle, l’agni (groupe « kru »)

« Toutes les langues sont belles pour ceux qui les parlent. »

« Aucune langue ne naît riche, mais c’est l’usage qui l’enrichit. »

tout en soulignant que le « dialogue des cultures » ne peut se faire que si chaque culture reste elle-même et « absorbe », « cannibalise » les apports extérieurs dont elle peut souhaiter certains aspects, mais toujours en réinterprétant en quelque sorte à sa manière ce qu’elle choisit d’adopter. Ce qui est contesté, c’est donc qu’un prétendu « dialogue » consiste en réalité en l’abandon de soi. La diversité est donc la préservation de la différence, c’est-à-dire de la séparation du tout et du n’importe quoi. L’universalité et le « métissage » forcés vont donc parfaitement à l’encontre de la diversité qui suppose une séparation :

« Quand on va étudier l’intelligence des autres, ce n’est pas pour abandonner la sienne, mais la multiplier indéfiniment, fort de cet apport de l’autre. »

L’universalité et le « métissage » forcés ne sont que génocide culturel, acculturation, décivilisation, perte de sens.

Jean-Marie Adiaffi nous rappelle au passage l’inexistence d’une « nation ivoirienne » comme problème central de tous les pays africains. Les problèmes politiques, économiques, culturels et sociaux de l’Afrique sont, au départ, identitaires. Il faut détruire les faux Etats africains et reconstruire à partir des ethnies et du localisme.

Pirchirinarmor

Crédit photos : Maske mit Schnabel Côte d’Ivoire, Andreas Praefcke Licence CC. Les plus grands Ethnies de Côte d’Ivoire, Etienne Ruedin Licence CC.

Exclusivité Novopress : Guillaume Faye présente son ouvrage “Sexe et dévoiement” [audio]

Exclusivité Novopress : Guillaume Faye présente son ouvrage "Sexe et dévoiement" [audio]

06/01/2012 – 10h00
PARIS (NOVOpress) –En 2012, Guillaume Faye a manifestement décidé de faire un retour fracassant sur la scène médiatique. En effet, son ouvrage “Sexe et dévoiement”, paru aux éditions du Lore, pourrait tout simplement faire l’effet d’une bombe, au même titre que “La colonisation de l’Europe” ou encore “Pourquoi nous combattons” qui sont devenus des classiques inspirant plusieurs générations d’identitaires, mais touchant également de nombreuses personnalités dans le grand public, qui n’ont souvent pu que confirmer ou voir se confirmer les prophéties et les constates dressés par Guillaume Faye. La sortie de cet ouvrage sera suivi, avant les élections présidentielles, d’une autre bombe puisqu’il s’agira d’un véritable programme politique chiffré et rédigé par l’auteur de “l’Archéofuturisme”.

Dans “Sexe et dévoiement”, l’auteur aborde la question de la sexualité en Europe, fondement de toute civilisation,  car élément constitutif de sa reproduction et de sa survie. Le constat dressé est dramatique : perte des valeurs familiales, domination et expérimentation folles menées par les lobbys gays, féministes ou encore par les partisans de la théorie du gender (désormais enseignée), mais aussi imposition de nouvelles traditions “extra-européennes” et tabous d’ordre religieux qui menacent tout simplement la survie des peuples européens.

Guillaume Faye  dénonce mais surtout propose tout au long de cet ouvrage en onze chapitres thématiques des solutions radicales, mais toujours à la recherche d’un juste milieu,  qui permettraient aux peuples blancs d’Europe de ne pas disparaitre.

De l’hoxomexualité à la famille, en passant par les influences religieuses , la pornographie, le féminisme ou encore la prostitution, tout est abordé , tout est lié.

Des questions viennent néanmoins à l’esprit : qui contrôle, qui développe, qui organise ce que Guillaume Faye nomme “pathologie” et qui est en train de détruire la société européenne à petit feu ? Ou bien est-ce de manière collective et inconsciente que les européens acceptent et organisent leurs propre suicide ?

Face à la submersion migratoire qui s’accélère en Europe, les Européens ont-ils les moyens d’inverser le cours des choses aujourd’hui ? La politique eugéniste et nataliste prônée par l’auteur peut elle être mise en place par des gouvernements européens ?

Guillaume Faye a accepté, lors d’un long et riche entretien accordé à Novopress, de nous dévoiler quelques aspects de son livre et de répondre aux questions que ce dernier soulève.

Nous lui avons également demandé quel était son regard sur les mouvements identitaires européens et sur leur influence à venir .

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“La France d’Alphonse Boudard” de Pierre Gillieth – Sur Méridien Zéro ce soir 25 décembre

"La France d'Alphonse Boudard" de Pierre Gillieth - Sur Méridien Zéro ce soir 25 décembre

Ce dimanche 25 décembre 2011 (23h à 0h30) l’émission de la webradio Méridien Zéro reçoit Pierre Gillieth pour parler avec lui de son ouvrage “La France d’Alphonse Boudard” aux éditions Xénia (préface de Michel Déon de l’Académie française).

Alphonse Boudard, un homme à part, “qui justifie qu’on lui consacre une émission entière. Peu de personnages ont eu un parcours aussi complet que lui, ont accumulé une telle expérience, passant de l’ombre à la lumière, de l’anonymat à la célébrité, du dénuement au confort avec autant de détachement et de lucidité.”

[box class=”warning”]Méridien Zéro diffusera en direct de 23h à 0h30 via les sites Méridien Zéro, Radio Bandiera Nera et Europa Radio.[/box]

"La France d'Alphonse Boudard" de Pierre Gillieth  - Sur Méridien Zéro ce soir 25 décembre

“D’une colonisation l’autre” entretien avec Emil Darhel [audio]

“D’une colonisation l’autre” entretien avec Emil Darhel

21/12/2011 – 19h00
PARIS (NOVOpress) –
« Une légende particulièrement tenace voudrait que la France soit une terre de mélange depuis des siècles. C’est totalement faux ».

C’est sûr cette phrase que débute l’argumentaire d’Emil Darhel dans son livre D’une colonisation l’autre paru tout récemment .

Les informations réunies dans cet ouvrage concernant, pour la France, la démographie, la criminalité, l’immigration, les intentions plus ou moins assumées des partis politiques traditionnels, etc. sont jusqu’à présent et pour la plupart d’entre elles restées hors de portée du grand public.

Ce livre est un appel à une prise de conscience nécessaire de la situation catastrophique qui se trame en Europe aujourd’hui. Un pamphlet criant de vérité, synthétisant à la fois les analyses d’un Bernard Lugan sur la colonisation de l’Afrique notamment ainsi que ses conséquences ou encore d’un Guillaume Faye sur la colonisation de l’Europe.

Pour présenter l’ouvrage, nous avons rencontré son auteur, Emil Darhel.

Propos recueillis par Yann Vallerie pour Novopress France.

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Guillaume Faye – “Sexe et dévoiement” – Sur Méridien Zéro ce soir 18 décembre

Guillaume Faye - "Sexe et dévoiement" - Sur Méridien Zéro ce soir 18 décembre

Ce dimanche 18 décembre 2011 (23h à 0h30) l’émission de la webradio Méridien Zéro reçoit Guillaume Faye à l’occasion de la sortie de son nouvel essai “Sexe et dévoiement” aux Editions du Lore.

Figure de la Nouvelle Droite dans les années 70-80, Guillaume Faye est revenu par ses ouvrages sur la scène politique et intellectuelle à partir de 1998 avec en particulier “L’Archéofuturisme”, “La Colonisation de l’Europe. Discours vrai sur l’immigration et l’Islam”, “Pourquoi nous combattons. Manifeste de la résistance européenne”.

Guillaume Faye développe en particulier le concept d’«ethnomasochisme», le fait que les Européens dénigrent leur histoire, leur civilisation, instituent la repentance sur leur passé et acceptent leur disparition par la dénatalité et une immigration massive.

[box class=”warning”]Méridien Zéro diffusera en direct de 23h à 0h30 via les sites Méridien Zéro, Radio Bandiera Nera et Europa Radio.[/box]

Guillaume Faye - "Sexe et dévoiement" - Sur Méridien Zéro ce soir 18 décembre

Hooliblack, ou l’histoire d’un black dans la guerres des gangs à Paris [audio]

Hooliblack, ou l'histoire d'un black dans la guerres des gangs à Paris

30/11/2011 – 18h30
PARIS (NOVOpress) –
Hooliblack est un livre écrit par Mathias C, qui vient de paraitre aux éditions Hugo and Cie.

Hooliblack, ou l’histoire d’un black dans la guerres des gangs à ParisMalgré le titre, il ne s’agit pas d’un énième livre autobiographique sur le hooliganisme. Il s’agit plutôt ici d’un récit de la vie d’un jeune franco-camerounais issu de la classe ouvrière et confronté à la vie en banlieue parisienne dans les années 80. L’auteur y évoque son enfance et sa famille nombreuse, son amour inconditionnel du PSG, mais aussi la guerre des gangs ethniques de l’époque (gangs de noirs contre skinhead ou rebelles blancs) et surtout, il explique comment, années après années, il a plongé dans une spirale sans retour d’ultra-violence (qui coûta la vie à son frère).

Ce livre est aussi une dénonciation des manipulations orchestrées par le Parti socialiste et ses officines (SOS Racisme par exemple) vis à vis des différentes ethnies qui peuplaient les banlieues à l’époque. Enfin, ce livre c’est avant tout l’histoire de Mathias, son ressenti, son analyse de l’évolution d’une société de plus en plus violente au cours des 30 dernières années.

Pourquoi avoir écrit ce livre ? Comment expliquer les créations de gang ethniques dans les années 80 à Paris ? Comment se situe politiquement l’auteur aujourd’hui ? Quel regard porte-t-il sur son passé ? Le monde des tribunes de football est il réellement en relation avec ce livre ?

Entretien audio avec Mathias C.
Propos recueillis par Yann Vallerie pour Novopress France.

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[Lecture] Cohn-Bendit : « Il faut en finir avec les Verts ! »

Cohn-Bendit : « Il faut en finir avec les Verts ! »

En finir avec les Verts ? Qu’on se rassure, ce mot d’ordre n’est pas de Daniel Cohn-Bendit – l’ancienne icône de Mai 68 devenu le héraut de la mondialisation libérale sous l’étiquette d’EELV – mais de son frère Gabriel, qui vient de publier aux Editions Mordicus « A bas le Parti vert! Vive l’écologie », un petit pamphlet réjouissant et tonique.

Installé à Saint Nazaire depuis près d’un demi siècle, aujourd’hui âgé de 75 ans, Gabriel Cohn-Bendit aura eu en effet un parcours politique et idéologique passablement original : un passage en 1956 au Parti communiste, puis un stage chez les trotskystes, qui sera suivi d’un séjour au PSU, avant d’entrer au groupe « Socialisme ou barbarie » pour aboutir finalement chez les Verts – avant de les quitter. Celui qui se définit comme « un intermittent du spectacle politique » appelait en janvier dernier toute la gauche à se rassembler derrière DSK. Comme il l’a avoué, lucide, à Libération : « Tous les principes auxquels j’ai cru pendant 20 ans se sont effondrés les uns après les autres ».

Professeur d’allemand, il participe en 1981 à la création du lycée expérimental de Saint Nazaire – expérience d’éducation alternative et utopiste à l’origine de multiples polémiques – où il enseignera jusqu’en 1997.

Total non conformiste, G. Cohn-Bendit va prendre dans les années 1980 des positions sur la Seconde Guerre mondiale et la déportation qui sentent le souffre et qui lui vaudront des conflits avec la LICRA, allant même jusqu’à cosigner un livre « intolérable intolérance » avec l’avocat Eric Delcroix. S’il admet aujourd’hui s’être fourvoyé il déclare : « Je ne renie en rien mon point de vue sur l’impérative liberté d’expression ».

En 2002 il dénonce Lutte ouvrière, le parti d’Arlette Laguiller – « qui n’est pas une sainte » -comme étant une secte dirigée par un gourou, avec un fonctionnement hallucinant de moines soldats. Il n’épargne pas non plus le facteur Besancenot dont il décrie le goût du secret et l’angélisme alors qu’il se prétend héritier de Trotsky « qui ne fut que le précurseur de Staline ».

Cécile Duflot : pour G. Cohn Bendit "une carriériste forcenée"

Aujourd’hui c’est donc à EELV « qui n’est plus qu’un cache sexe pour les Verts » que s’en prend l’enseignant nazairien. Qualifiant dans le quotidien Sud Ouest Cécile Duflot et Jean-Vincent Placé de politiciens « carriéristes forcenés, l’exemple des récentes négociations avec le PS est un cas d’école», il estime que ceux-ci ne cherchent qu’à obtenir des députés et des mairies qu’ils distribueront aux plus obéissants. La candidature à la présidentielle d’Eva Joly -« pas plus mauvaise que les autres » – est, selon lui, inutile. Quant au fonctionnement non démocratique du parti de madame Duflot, Gabriel Cohn Bendit multiplie à plaisir les anecdotes – ainsi en Bretagne, lors des dernières Européennes, la candidate qui suivait la tête de liste Yannick Jadot, quoique arrivée largement en tête fut écartée par le « politburo », les votes n’étant que « consultatifs » (sic).

Le frère de “Dany” accuse EELV d’avoir ruiné l’engouement des Français pour l’écologie en avalant plus ou moins de couleuvres. Sur la sortie du nucléaire Gabriel Cohn Bendit regrette que le débat ne s’articule qu’entre pro et ayatollahs anti nucléaire et qu’il se laisse confisquer par des sectes intégristes. Pour lui la sortie « de suite ou dans un délai de 5 ou 10 ans est totalement utopiste…. on n’a pas besoin d’une prédiction mais d’une stratégie il est temps que la France commence sa révolution énergétique en ne se laissant pas enfermer dans une dépendance mono énergétique ».

Gabriel Cohn Bendit milite aujourd’hui pour une nouvelle formation politique « débarrassée des oripeaux sectaires congénitaux » d’EELV en se demandant « comment en sommes nous arrivés là ? » De désillusions en désillusions, « Gaby » finira peut être par trouver les bonnes réponses… C’est tout le mal qu’on lui souhaite.

Novopress Breizh

Crédit photo : Michel Briand Licence CC.

Enquête sur les prophéties de Merlin, un livre de Jean Pierre Le Mat [audio]

Enquête sur les prophéties de Merlin, un livre de Jean Pierre Le Mat

23/11/2011 – 08h00
LORIENT (NOVOpress) — Les éditions Yoran Embanner, basées à Fouesnant, en Finistère Sud, publient “Enquête sur les prophéties de Merlin”, ouvrage rédigé par l’historien Jean Pierre Le Mat (couverture: Marc Mosnier).

Enquête sur les prophéties de Merlin, un livre de Jean Pierre Le MatAprès avoir publié une “Histoire de la Bretagne” (avec Henri Poisson), Jean Pierre Le Mat nous plonge dans l’univers du sacré et de ces prophéties de Merlin, protecteur de la Bretagne et de la Celtie. Publiées en latin au XIIe siècle à partir d’un original breton, ces prophéties suscitèrent un immense engouement durant tout le Moyen Âge où elles se répandirent dans toute l’Europe.

Le livre se penche aussi sur Merlin, personnage à la fois historique et légendaire et décliné en Lailoken en Ecosse, Suibhne en Irlande ou encore Gwench’lan en Bretagne . Enfin, après avoir étudié ces prophéties à travers des avis de psychanalystes, des militants politiques ou encore des entrepreneurs, l’auteur s’interroge sur la prophétie du retour d’Arthur au 21ème siècle, afin de sauver les bretons .

Pour nous parler de son livre, Jean Pierre Le Mat a accepté de répondre à nos questions.

Propos recueillis par Yann Vallerie pour Novopress France.

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C’est la faute à Maurras

C’est la faute à Maurras

La énième affaire de plagiat de l’année n’a pas en soi grand intérêt. Que M. Jean-Michel Muglioni, professeur de philosophie en Khâgne au lycée Louis-le-Grand, ait retrouvé certains de ses articles dans un livre  écrit ou signé par Mme Ramatoulaye Yade, ancien secrétaire d’État de la République, voilà qui est désagréable pour M. Muglioni mais qui n’est pas un événement. Qui est encore assez simple pour croire que nos hommes politiques, vedettes de la télévision ou romanciers médiatiques publient des livres parce qu’ils ont quelque chose à dire ?

Ce qui est plus original, c’est que le plagiat porte entre autres sur une citation attribuée à Maurras, qui s’est donc retrouvée dans tous les journaux. « Selon Maurras », écrit Muglioni, « il faut être bourgeois pour apprécier Racine : attitude maurrassienne donc, celle qui consiste, sous couleur de liberté, à interdire l’accès à la littérature française à des enfants dont des ancêtres ne sont pas français ». Mme Yade ou son… collaborateur copient, en introduisant quand même prudemment un point d’interrogation : «N’est-ce pas Maurras qui disait qu’il faut être bourgeois pour apprécier Racine ? Il y a quelque chose de maurrassien dans cette attitude qui consiste à interdire l’accès à la littérature française à des enfants dont les ancêtres ne sont pas français ou bourgeois».

Pour tous ceux qui connaissent un tant soit peu Maurras (photo en Une), la citation est étonnante. Classique intransigeant, Maurras, conformément à toute une tradition critique française, n’a pas cessé d’exalter la littérature du XVIIe siècle pour son universalité, qui en fait le « patrimoine du genre humain » (on trouvera des références et des citations à foison dans l’article « Classicisme » du Dictionnaire politique et critique). « Il y a des œuvres qui s’adressent à tous les hommes cultivés de tout pays et de tout âge. Il y a des œuvres qui passent par dessus les différences des nations et des civilisations, allant tout droit à l’essentiel du cœur et de la raison humaine ». Maurras n’a pas craint d’appliquer à Racine le titre que Lamartine se donnait à lui-même (Racine est « concitoyen de tout homme qui pense »), pour mieux l’opposer à « Ibsen enfermé dans la petite enceinte d’une race et d’un temps », comme tout ce que Maurras appelait avec dédain le « romantisme germano-slavo-scandinave ». Cette identification résolue de la France seule à l’universel est peut-être du reste, pour des identitaires européens d’aujourd’hui, ce qui a le plus mal vieilli dans l’œuvre de Maurras. Rien de plus éloigné, en tout cas, de la citation produite par Muglioni-Yade.

Le seul texte qui, non pas ressemble à cette citation – il dit tout le contraire –, mais ait quelque rapport avec lui, est un passage de la préface de l’Avenir de l’Intelligence, en 1905. Déplorant la paresse intellectuelle du grand monde, de la vieille noblesse qui se désintéresse désormais des livres et des idées, Maurras se fait l’objection que « la culture passe de droite à gauche, et qu’un monde neuf s’est constitué ». Mais « les nouveaux promus sont aussi des nouveaux venus ». « Ces étrangers enrichis » peuvent connaître la littérature française pour l’avoir apprise à l’Université, ils ne peuvent la goûter vraiment : ils ne peuvent « sentir que dans Bérénice, [le vers d’Antiochus :] “lieux charmants où mon cœur vous avait adorée” est une façon de parler qui n’est point banale, mais simple, émouvante et très belle ».

Chacun peut, là encore, trouver datées ces affirmations, qui reflètent en partie le contexte du temps, au lendemain de l’affaire Dreyfus. Cet aspect-là mis à part, c’est une idée courante parmi les contemporains de Maurras que, si les passions décrites par Racine sont universelles, sa poésie ne peut être vraiment goûtée que des Français – et des Français qu’on dirait aujourd’hui de souche ou, au moins, de plusieurs générations. Paul Valéry écrit en 1924, dans Situation de Baudelaire : « La Fontaine paraît insipide aux étrangers. Racine leur est interdit. Ses harmonies sont trop subtiles, son dessin trop pur, son discours trop élégant et trop nuancé, pour n’être pas insensibles à ceux-là qui n’ont pas de notre langage une connaissance intime et originelle ». Mais il ne s’agit absolument pas d’être bourgeois ou fils de bourgeois : le seul patrimoine qu’il faille avoir reçu en héritage est la langue française.

Si Mme Yade peut ignorer ces choses, M. Muglioni devrait les connaître. Mais, ayant dénoncé avec une certaine justesse les ravages du pédagogisme, M. Muglioni a craint de passer pour réactionnaire : perspective évidemment terrifiante pour un « vice-président de la Société française de Philosophie ». Il a donc cherché le bouc émissaire universel, le coupable tout trouvé pour tous les crimes passés, présents et à venir, et il lui a mis sur le dos la décomposition du système scolaire. La source du mal, à en croire donc M. Muglioni, c’est que « les thèses d’une droite maurassienne, ennemie de l’école publique et de la République, sont devenues le fonds commun des discours sur l’école ». Mai 68 ? Inspiré par Maurras, c’est notoire. Les ministres de l’Éducation Nationale, de droite et de gauche, qui se sont succédé depuis quarante ans ? Nourris de la pensée de Maurras, c’est bien connu. Les permanents syndicaux, les formateurs des IUFM, les experts en pseudo-sciences de l’éducation ? Ils ont tous Maurras sur leurs tables de nuit, ils ne cessent de le lire et de le relire.

La prochaine fois que des petits lycéens des beaux quartiers qui, eux, pour le coup, sont des bourgeois, des bobos fils de bobos, se feront dépouiller et tabasser par des racailles de banlieue, ils pourront toujours chanter la nouvelle version, garantie politiquement correcte, de la chanson de Gavroche :

Ils m’ont piqué l’iPad,
C’est la faute à Bonald.
Ils ont niqué ma race,
C’est la faute à Maurras.

Flavien Blanchon,
pour Novopress France

Crédit photo : domaine public.

Christophe Caldwell “Une révolution sous nos yeux – comment l’islam va transformer la France et l’Europe”

Christophe Caldwell “Une révolution sous nos yeux - comment l’islam va transformer la France et l’Europe”

La traduction française de ce livre paraît enfin, préfacée par Michèle Tribalat.

« La situation épineuse de l’Europe tient à son déclin démographique, à son vieillissement et à l’implantation régulière d’une religion et d’une culture » (page 434) : l’Islam.

Si l’analyse de Christopher Caldwell présente l’avantage de resituer les problèmes de la France dans un cadre européen, son pronostic pour notre pays est pour le moins surprenant :

« La France aura des problèmes sociaux spectaculaires, mais ses traditions républicaines lui donnent la meilleure chance de pleinement assimiler les enfants et les petits-enfants d’immigrés. C’est le seul pays où un équivalent européen du rêve américain est probable ».(Page 400)

Comment peut-on à la fois déclarer qu’à coup sûr « l’Europe sortira changée de sa confrontation avec l’islam » (page 461) et se montrer si optimiste à l’égard de la  France ?

C’est là un paradoxe non négligeable de ce livre !

Selon Christopher Caldwell, si l’Europe doit affronter tant de difficultés avec ses immigrés,  cela est dû à la conjonction de plusieurs facteurs :

Nous subissons aujourd’hui cruellement les effets de la politique à court terme.de responsables politiques qui aux lendemains de la guerre, ont exagéré les besoins de main d’œuvre industrielle et de travailleurs immigrés.

Rue Myrha à Paris barrée à la circulation par des barrières mises en place par des musulmans pour leurs prières.
Rue Myrha à Paris barrée à la circulation par des barrières mises en place par des musulmans pour leurs prières.

« On a l’impression que la partie la plus sérieuse du débat a été éludée – la partie non économique. Les effets sociaux, spirituels, politiques de l’immigration sont considérables et durables alors que ses effets économiques sont faibles et transitoires  » (page 70)

À cela s’ajoutent le déclin démographique, le vieillissement de la population et enfin le vide spirituel de l’Europe, le fait qu’elle n’ait pas réussi à défendre une véritable identité.

« Une Europe unie n’aurait rien à craindre de l’islam, mais l’Europe n’est pas unie  »  (Page 456)

Revenons à la France. Christopher Caldwell recense ses récents traumatismes : émeutes, attentats et se demande comment elle réagit.

« La fermeté reste la partie la plus mémorable de l’agenda de Sarkozy » (Page 425)

Cela dit, il ajoute: « Sarkozy n’était pas enclin à revenir sur le statu quo de l’immigration. Il ne croyait pas que la France serait un pays meilleur sans la présence des musulmans  » (page 427)

C’est précisément ce que les Français peuvent lui reprocher !

1) En tant que ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy a créé en 2003 le Conseil français du culte musulman afin de donner corps à un interlocuteur officiel censé représenter un islam modéré et républicain pour tout ce qui touche au culte. Or le CFCM a dépassé sa fonction religieuse pour assumer une fonction de plus en plus politique ; ses représentants ont joué les médiateurs dans les cités durant les émeutes des banlieues.

Plus grave : au sein du CFCM un rôle prééminent a été accordé à l’UOIF (Union des organisations islamiques de France) fortement influencée par les frères musulmans. Bilan du CFCM : les constructions de mosquées ont bien avancé !

Christopher Caldwell précise que Nicolas Sarkozy a toujours voulu ménager l’Islam : concernant l’affaire du foulard à l’école, le ministre de l’Intérieur abrégea ses vacances pour rendre visite au recteur de la mosquée d’El-Azhar dans l’intention de lui demander sa caution en la matière !

Déjà en 2004, il faisait des attaques du 11 septembre « l’acte d’une secte, d’une mafia terroriste, d’un clan de mégalomanes qui s’est servi de la religion comme d’un prétexte ». Interprétation comparable à celle relative aux agressions à l’arme blanche dans le RER, toujours imputées par le politiquement correct à « l’action d’un déséquilibré »

En 2006, dans l’affaire des bagagistes de Roissy, il s ‘efforça de nier que l’islam eût le moindre rapport avec les soupçons pesant sur ces employés pourtant liés à des organisations radicales musulmanes.
(Page 374).

Où est la fermeté ?

2) Une fois Président, manifestement séduit par la réforme de Sciences Po qui depuis 2001 dispense des étudiants de ZEP (zones d ‘éducation prioritaire) de l’examen d’entrée, Nicolas Sarkozy n’a rien trouvé de mieux que d’instituer l’immigration choisie, comme s’il était possible de renoncer aussi facilement à l’immigration subie en raison du regroupement familial et de l’asile politique accordé aux « réfugiés ».

L’immigration choisie, c’est l’arbre qui cache la forêt. C’est une offense au mérite. Du coup, la France cumule deux types d’immigration et privilégie des immigrés qui prennent de bons jobs aux Français chez l’Oréal, comme chez Areva.

Est-ce conformément à l’immigration choisie que le nouveau Président de la République nomma à des postes de ministres, Rachida Dati et Fadela Amara ?

Réclamer la diversité à cor et à cri c’est encore l’influence américaine !

Christophe Caldwell – Une révolution sous nos yeux : Comment l’Islam va transformer la France et l’EuropeMalgré le bon diagnostic concernant l’Europe, nous sommes surpris  par cet étrange pronostic : les traditions républicaines de la France lui donneraient la meilleure chance de « pleinement assimiler les enfants et les petits-enfants d’immigrés … » !

Constat paradoxal puisque l’auteur constate que notre pays évolue vers une société multiethnique et multiculturelle. Encore une fois il semble se fier aveuglément aux propos de l’ancien ministre de l’Intérieur (2004) : « La République et la démocratie sont bien plus fortes qu’on ne l’imagine »

Soyons sérieux : Si l’Europe, dont la France, reçoit plus d’immigrants que n’en veulent ses électeurs, c’est bien le signe d’un dysfonctionnement de la démocratie !

Or les voix des musulmans pèseront de plus en plus dans les urnes.

La démographie galopante des masses ignorantes est la mort de la démocratie. On voit ce qui se passe aujourd’hui en Tunisie…

Pour que la démocratie française puisse réellement fonctionner, il faudrait d’abord  rétablir un enseignement de qualité alors que dans le classement international, nous sommes au 22e rang pour la lecture !

Comment les traditions républicaines de la France pourraient-elles perdurer après avoir été tellement bafouées ?

Christopher Caldwell se serait-il laissé aveugler par l’américanisme de Nicolas Sarkozy ?

C’est le maillon faible de ce livre.

Isabelle Laraque pour Novopress France

Christopher Caldwell est journaliste, diplômé de Harvard, spécialiste des affaires politiques européennes. Il est éditorialiste au Financial Times et rédacteur au New York Times Magazine.

– Christopher Caldwell – Une révolution sous nos yeux. Éditions du Toucan, 2011. 600 pages.

« L’oligarchie au pouvoir », de Yvan Blot

« L'oligarchie au pouvoir » de Yvan Blot

Article reproduit avec l’aimable autorisation de la Fondation Polémia.

[box class=”warning”] Sous une apparence de démocratie, le pouvoir réel est en fait oligarchique, c’est-à-dire dans les mains d’un petit groupe d’individus. Ce pouvoir vacille : les pôles de résistance de la société civile s’affirment de jour en jour. En dernier ressort, seule la démocratie directe pourra délivrer les Français de l’oligarchie. Telle est la triple thèse d’Yvan Blot dans cet ouvrage roboratif que nous fait découvrir Henri Dubost avec beaucoup d’élégance.

Polémia [/box]

Défiance du peuple, défiance envers le peuple

« L’oligarchie au pouvoir » de Yvan Blot Si, selon Aristote, l’aristocratie (gouvernement des meilleurs pour le bien commun) dérive nécessairement en oligarchie (gouvernement de quelques-uns pour leur bien personnel), force est de constater que la démocratie (idéalement « gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple », selon la formule d’Abraham Lincoln) est paradoxalement également sujette aux mêmes dérives oligarchiques.

En France, mais aussi dans de nombreux pays occidentaux, on constate une méfiance croissante du peuple à l’encontre du système politique et des instruments de contrôle de l’opinion publique, médias et instituts de sondages. Il y a dix ans, les Français accordaient la note de 4,7 sur 10 à leur système politique ; elle n’est plus que de 3,7 sur 10 dans l’enquête de Bréchon et Tchernia de 2009, relève Yvan Blot. Si 73% des Français ont une image positive de l’armée et de la police, en revanche le parlement, bien qu’élu, ne recueille que 45% de bonnes opinions et les politiques ,18% ! Quant aux médias, 68% de nos concitoyens les considèrent comme « peu ou pas indépendants ». Des scores obtenus, il faut le remarquer, avant la nauséabonde saga Strauss-Kahn, le scandale Karachi ou encore les révélations des pléthoriques mises en examen tant dans les rangs du PS que de l’UMP. Le parfum de pourriture avancée qui flotte sur le monde politico-médiatique ne peut que déciller chaque jour un peu plus les Français sur les soi-disant vertus du Système…

Les représentants élus par le peuple ne contrôlent pas le gouvernement

Les candidats qui se présentent devant les électeurs sont désignés à l’avance par les partis, et sont donc choisis pour leur parfaite docilité. Ainsi, souligne Yvan Blot, « ceux qui pourraient contrôler sérieusement le gouvernement (la majorité), ne le souhaitent pas (par discipline de parti), alors que ceux qui voudraient contrôler le gouvernement (l’opposition), ne le peuvent pas, parce qu’ils sont minoritaires ». Certes, « des membres de la classe politique peuvent perdre les élections, mais ils sont remplacés par des équivalents dont la politique n’est jamais très différente de celle de leurs prédécesseurs ». En France, d’aucuns appellent ce système l’UMPS… D’autre part, « le pouvoir législatif est largement dans les mains de l’exécutif qui a l’initiative réelle des lois et qui les faits rédiger dans les ministères. Beaucoup de députés et sénateurs investissent peu sur ce travail de juristes qui parfois les dépasse et qui est peu compatible avec le travail électoral de terrain pour se faire réélire. Ils se bornent alors à signer les rapports préparés pour eux par les fonctionnaires des assemblées ». Un deuxième plafond de verre vers le ciel serein de la démocratie est ainsi constitué par l’administration (la technostructure) caste de hauts fonctionnaires non élus mais qui, de fait, concentrent entre leurs mains la réalité du pouvoir, ceci en parfaite adéquation avec l’idée d’Auguste Comte selon laquelle la souveraineté des experts doit remplacée la souveraineté du peuple. Il faut adjoindre à ce constat le fait que près des trois-quarts des lois votées par les parlementaires ne sont que des implémentations dans le droit français de directives de Bruxelles. Pour Yvan Blot, sous le nom de démocratie dite représentative, nous vivons donc sous la coupe réglée des oligarchies : l’administration civile (les technocrates), les médias (qu’Yvan Blot nomment joliment les « prescripteurs d’opinion »), les dirigeants de syndicats, les groupes de pression culturels et cultuels, etc., qui forment des réseaux en interaction puissante, laissant le citoyen totalement désarmé.

Le Gestell

Yvan Blot fonde son analyse de l’oligarchie en référence constante au Gestell heideggerien, qu’on peut définir comme une vision du monde exclusivement matérialiste, utilitariste, techniciste. L’homme idéal selon le Gestell n’a pas de racines (ni famille, ni race, ni nation, ni culture, ni spiritualité, ni religion), n’a pas de passé (un culte mémoriel totalement virtualisé et instrumentalisé dans le sens d’une repentance mortifère lui en tient lieu), n’a pas d’idéal (pur producteur/consommateur interchangeable), n’a pas de personnalité (en lieu et place, un ego hypertrophié par la publicité). Nietzsche en a prophétisé l’avènement dans son Zarathoustra, sous de nom de dernier homme.

Technique, masse, argent et ego sont les quatre idoles du Gestell dont le masque le plus pernicieux est l’égalitarisme : « Pas de berger, un seul troupeau ! », disait Nietzsche. « Tout historien sait qu’avant la guerre, il y avait bien plus de liberté de parole en France, souligne Yvan Blot. Il suffit par exemple de lire les débats à l’assemblée nationale avant guerre et maintenant. Les discours sont devenus de plus en plus techniques, convenus et plats ». Constat également alarmant sur l’extension du domaine de la barbarie : depuis 1968, soit en quelque 35 années, le nombre de crimes et délits est passé en France de 1,5 million à 4,5 millions… Quant à l’art contemporain (qu’il serait plus adéquat d’appeler art financier), il est la manifestation la plus écœurante de la transformation d’un monde classique, enraciné, en un im-monde post moderniste, cosmopolite. Dans son ouvrage Le siècle juif, Youri Slezkine oppose d’ailleurs le monde mercurien des nomades et de l’astuce (la diaspora) au monde apollinien des guerriers et du sens de l’honneur militaire. « Obscurcissement du monde, fuite des dieux, destruction de la terre, grégarisation de l’homme, suspicion haineuse envers tout ce qui est créateur et libre », tel est le bilan du Gestell selon Heidegger.

Les justifications idéologiques de l’oligarchie

Selon Yvan Blot, Le Gestell repose sur quatre piliers idéologiques : le progrès, l‘égalitarisme, le droit-de-l’hommisme, la gouvernance démocratique. Ces masques, qui se veulent séducteurs envers le peuple, mais qui constituent en fait de véritables poisons totalitaires, sont autant d’autojustifications du Gestell. Yvan Blot rappelle fort opportunément que Staline parlait volontiers de droits de l’homme et que l’URSS a voté la Charte universelle des droits de l’homme de 1948, alors même que le régime bolchevique menait une politique intérieure fondée sur une effroyable terreur. « Derrière le progrès, il y a l’utilitarisme du Gestell qui détruit les racines, fait de l’homme une matière première privée de patrie. Derrière l’égalité, il y a la destruction des libertés, l’oppression, et la diffusion d’un esprit de haine qui déchire le tissu social. Derrière les droits de l’homme, il y a la volonté de légitimer tous les caprices de l’ego, quitte à menacer l’ordre public et l’Etat de droit lui-même. Derrière la gouvernance démocratique, il y a l’oligarchie et la volonté d’empêcher le peuple de participer vraiment au débat public, sous prétexte d’étouffer le “populisme” », observe Yvan Blot. Ces oripeaux idéologiques du Gestell se retrouvent d’ailleurs aussi bien à gauche qu’à « droite » : il existe une « droite » mondialiste, utilitariste, politiquement correcte, hostile à la famille et à la nation qui, comme la gauche, est totalement à la botte du Gestell.

« Là où règne le péril, croît également ce qui sauve ! »

Mais selon Yvan Blot, le Gestell, en tant qu’il nie l’essence de l’homme, ne peut que s’effondrer. La préférence pour l’immédiat, la déresponsabilisation des individus, la réification de l’humain et de la vie, le choix systématique de l’hédonisme et de l’esthétisme contre l’éthique, aboutissent à un effondrement civilisationnel, ainsi que l’ont montré Hans Herman Hoppe dans son ouvrage Democracy, the God that failed, et Jean-François Mattéi dans La barbarie intérieure. Entre autre dans le domaine de la démographie, la dictature du Gestell aura en Europe des conséquences catastrophiques dans les vingt prochaines années, souligne Yvan Blot, ceci en accord avec le démographe Yves-Marie Laulan pour lequel « la démographie scande l’histoire ». L’éviction des Serbes du Kosovo, qui nous rappelle d’ailleurs que l’histoire est tragique, est l’illustration la plus récente de ce principe. Pour Yvan Blot, un des contrepoisons au Gestell est l’ « autonomie de la pensée existentielle ».

En termes plus triviaux : on ne peut mentir tout le temps à tout le monde… Yvan Blot prend entre autre l’exemple politiquement incorrect de l’immigration. Le bombardement systématique du slogan « L’immigration est une chance pour la France », avec statistiques et études enchanteresses à l’appui, après avoir pendant trente ans sidéré les foules et empêché toute prise de conscience du phénomène de substitution de population, finira par être perçu comme un insupportable mensonge par ceux-là même qu’il était censé normaliser. Tout comme les citoyens de l’URSS ont fini par constater, malgré l’omniprésence de la propagande du régime, le gouffre béant entre l’idéologie et le réel. Pour Yvan Blot, cette Aléthéia (dévoilement en grec) « ne dépend pas de la volonté des hommes mais de changements internes à l’être du destin (ce que les Grecs appelaient Moira) ». Incontestablement, entre autre avec Internet, la parole s’est libérée, dans le peuple en général et parmi les jeunes tout particulièrement. L’Aléthéia semble donc irréversible. Ce qui est vrai des victimes de l’insécurité et de l’immigration l’est aussi de celles de la spoliation fiscale et patrimoniale. Yvan Blot insiste également sur ceux qu’ils nomment les « héros », les éveilleurs de peuples qui savent cultiver les vertus guerrières et le désintéressement, ainsi que sur le rôle du catholicisme, mais un catholicisme qui aurait naturellement retrouvé sa dimension combattante. Celui par exemple du pape saint Pie V dont les appels à la lutte contre l’islam aboutirent à la magnifique victoire de Lépante sur le Turc en 1571. Et Yvan Blot fait également sien le profond aphorisme du poète Hölderling : « Là où règne le péril, croît également ce qui sauve ! »

Les contrepoisons politiques : enracinement national et démocratie directe

« Vouloir séparer les notions idées de nation et de démocratie est un leurre » affirme Yvan Blot, remarquant avec Heidegger qu’il s’agit de mettre l’identité (qui rassemble) avant l’égalité (qui disperse. Lorsque les Athéniens se réunissaient sur l’agora pour décider de la chose commune, ils le faisaient au nom de leur famille et de leur lignée, non pas simples expressions de contrats comme le voudrait le Gestell, mais liens transcendants entre individus. Seule l’appartenance nationale est garante d’une cohésion sans laquelle il ne saurait y avoir de démocratie. Or « il n’y a pas de nation sans volonté politique de ses citoyens d’en faire partie ». D‘où le puissant levier de cohésion nationale qu’est la démocratie directe, laquelle est fondée sur deux outils essentiels : le référendum veto et l’initiative populaire. Le premier consiste à permettre au peuple d’annuler une loi votée par le parlement. La seconde est une pétition pour soumettre à référendum un projet de loi voulu par les citoyens signataires sur un sujet que le gouvernement ou le parlement ignorent ou ont peur d’aborder. En Suisse, une initiative populaire a abouti à un référendum anti-minarets, largement remporté par son initiateur, l’Union Démocratique du Centre, premier parti de la Confédération, et de très loin, en nombre d’électeurs. Les adversaires de la démocratie directe allèguent la non-maturité ou le manque d’ « expertise » des citoyens. Or des études universitaires très poussées, tant en Suisse qu’aux Etats-Unis, ont montré que les décisions du peuple, quand on consent à lui donner directement la parole, sont toujours modérées et raisonnables.

« En France, conclut Yvan Blot, il faudra sans doute une crise grave pour que l’oligarchie politique se résolve à introduire la démocratie directe ». Au vu des derniers événements, entre autre crise de l’euro et crise de l’endettement des Etats, nous n’en sommes plus très loin…

Henri Dubost

– Yvan Blot, L’oligarchie au pouvoir, Editions Economica, 2011, 144 pages

Yvan Blot, ancien élève de l’ENA, docteur ès-sciences économiques, ancien député du Pas-de-Calais et ancien député européen. Créateur de l’association « Agir pour la démocratie directe » qui demande que l’on applique l’intégralité des articles 6 et 14 de la Déclaration es Droits de l’Homme et du Citoyen, qui autorise le peuple à voter directement par référendums les lois et les impôts.

[box class=”info”] Source : Polémia – 10/11/2011 [/box]

Jean Sévillia en quête de vérités historiques – Par Joël Prieur

Jean Sévillia en quête de vérités historiques – Par Joël Prieur

Au tournant des années 2000, les essais de Jean Sévillia (photo) ont ponctué notre réflexion : Le terrorisme intellectuel brossait un tableau de la non-pensée obligatoire, Historiquement correct en faisait l’application à l’histoire et Moralement correct à la société. Aujourd’hui, Sévillia récidive avec Historiquement incorrect, dans lequel il revient sur certains sujets sensibles, au gré des phobies qui traversent l’opinion.

«Petite science conjecturale »: ainsi Ernest Renan, historien des origines chrétiennes, traitait- il l’histoire. Jean Sévillia, lui, croit à l’histoire ; on peut considérer ce livre, Historiquement incorrect, comme une manifestation bienvenue de cette confiance profonde. Pour lui, là où règne l’autocensure et là où le bien-pensant ne se croit pas autorisé à pénétrer, l’historien doit entrer. Il lui suffit de faire état des faits pour que son droit soit établi, même si c’est contre l’opinion dominante. Ainsi sur l’existence historique du Christ, sur le rôle culturel de l’islam entre hellénisme et christianisme, sur l’affaire Galilée, mais aussi sur l’identité française ou sur la Deuxième Guerre mondiale: c’est l’histoire et pas l’idéologie qui doit avoir le dernier mot, car l’histoire établit les faits. Même lorsqu’elle est incorrecte, elle doit être reconnue. Une vraie pensée se fonde forcément sur cet empirisme, que d’aucuns ont considéré comme seul véritablement organisateur et fondateur. Contre les faits, il n’y a pas d’arguments, pas de « correctness » qui tienne.

Comment établit-on un fait ?

Jean Sévillia en quête de vérités historiques – Par Joël Prieur La question qui se pose, c’est: « Comment établit-on un fait? » L’historien, après tout, ne nous donne que sa construction personnelle. Il nous livre au mieux ses conjectures, au rait dit Renan, et sa science est effectivement toute conjecturale, reposant non sur les événements mais sur des documents évoquant ces événements, avec quelques propositions quant à leur mise en ordre.

Il me semble que Jean Sévillia est trop modeste lorsque, à l’occasion de tel entretien, il se dit simple journaliste de l’histoire.

Certes, en bon journaliste, il a toujours au bout de la plume le fait oublié, la citation qui fait mouche. Mais son travail, justement parce qu’il est précis, peut relever de ce que l’on appelle l’historiographie (ndlr: l’étude de la manière dont on écrit l’histoire). Il compare les historiens entre eux, et cette comparaison, méthodiquement menée, lui permet d’atteindre à une forme d’objectivité modeste et vraiment rassembleuse. Quelques-uns de ces essais sont particulièrement efficaces…

Celui consacré à « l’affaire Sylvain Gouguenheim » – l’historien qui a mis à mal la thèse intouchable des soi-disant « racines islamiques de l’Europe » dans son Aristote au Mont-Saint-Michel (Seuil) –, démontre de manière parfois jubilatoire la mauvaise foi des historiens « officiels », Alain De Libera en tête, sans pour autant présenter l’accusé en chevalier blanc. Sévillia se refuse à tout manichéisme! Il excelle à montrer la complexité de l’histoire réelle, par exemple lorsqu’il aborde le phénomène de la colonisation.

Au cœur des problèmes de culture d’aujourd’hui

L’article qu’il consacre à la Première Guerre mondiale et aux nationalismes qui traversent l’Europe à cette époque est tout aussi éclairant, se refusant à rejeter la faute de la boucherie sur les uns ou les autres. Pas de boucs émissaires dans l’histoire relue par Sévillia. Pas de monocausalité! Mais les deux chapitres qui m’ont particulièrement intéressé sont ceux qu’il a consacrés à l’identité française (un véritable tourbillon de chiffres et de citations) et surtout à la Deuxième Guerre mondiale au prisme de la Shoah, qui pourrait offrir à lui tout seul la matière d’un livre. Sévillia revient, de façon précise et jamais allusive, sur cinquante ans d’histoire culturelle, en montrant comment, petit à petit, la destruction des juifs d’Europe est devenue le centre à partir duquel se construit l’histoire du deuxième conflit mondial.

A lire chacune des dix monographies qui composent cet ouvrage, vous vous trouvez transportés, en quelques pages, non pas au fond d’un passé poussiéreux, mais au cœur des problèmes qui construisent notre culture aujourd’hui.

Joël Prieur

– Jean Sévillia, Historiquement incorrect, éd. Fayard, 376 p.

[box class=”info”] Article de l’hebdomadaire “Minute” du 9 novembre. En kiosque ou sur Internet.[/box]

Crédit photo : Perrin, via Wikipedia, domaine public.

Jean Sévillia en quête de vérités historiques – Par Joël Prieur

Prix Goncourt 2011 : Alexis Jenni pour L’art français de la guerre

[box class=”info”] Ce roman quelque peu historique était le favori de Dominique Venner qui lui a consacré un article dans le nouveau numéro de La Nouvelle Revue d’Histoire (n° 57, novembre-décembre 2011), pages livres. En voici le texte : [/box]

Sous un titre énigmatique, Alexis Jenni a écrit avec grand talent un roman ambigu qui s’immerge dans l’histoire française de notre temps.

Tout commence en 1944 et se prolonge jusqu’à ce jour. L’intrigue couvre une période brûlante, celle de toutes nos guerres perdues, en attendant une sorte de guerre ethnique que le narrateur voit se profiler à l’horizon.

Pour un premier roman, c’est du grand art ! L’auteur fait se croiser deux récits, celui de la vie du personnage prétexte, ancien officier des paras coloniaux, le capitaine Victorien Salagnon, un reître au cœur noble. Sa vie commence dans les maquis de 1944, se poursuit en Indochine, puis en en Algérie jusqu’à la défaite politique de 1962 et l’exode affreux des Européens abandonnés. Sur cet épisode, on a rarement écrit dans un roman des pages aussi saisissantes. L’autre récit, habilement entrecroisé, est formé des réflexions du narrateur (qui n’est pas l’auteur). Précisons qu’à la ville, Alexis Jenni est professeur de biologie, alors que le narrateur inventé par ses soins est une sorte de chômeur professionnel dans le genre « indignez-vous ! », qui passe beaucoup de temps à caresser les jambes des filles.

Surviennent bien d’autres personnages, notamment un deuxième officier béret rouge, un méchant, celui-là, pour qui Victorien Salagnon a cependant toutes les indulgences. Il faut dire que l’autre l’a sauvé de la mort, en Indochine, dans des circonstances qui rappellent un peu ce qu’a vécu le commandant Faulques à Cao-Bang. Intervient ensuite une description artificielle et outrée de la Bataille d’Alger (1957), avec tortures et autres gracieusetés qui chargent la barque à l’excès. Bien que les options « antiracistes » et « antifascistes » du narrateur soient longuement développées (sur le mode romanesque bien entendu), ce curieux et foisonnant roman n’est pas manichéen. Surgit toujours en effet un contrepoint aux options véhémentes des uns et des autres. L’un des épisodes les plus intenses évoque les massacres d’Européens à Sétif et Guelma, le 8 mais 1945. Le souvenir atroce en est rapporté par un ancien médecin militaire d’origine juive, père d’une des deux femmes qui comptent dans ce roman. On en reste saisi.

Dominique Venner

[box] Alexis Jenni. L’art français de la guerre (Gallimard, 634 p, aout 2011.) [/box]

“Survivre à l’effondrement économique”, sur Méridien Zéro dimanche 23 octobre au soir

“Survivre à l’effondrement économique”, sur Méridien Zéro dimanche 23 octobre au soir

“Survivre à l’effondrement économique”, sur Méridien Zéro dimanche 23 octobre au soir Dimanche 23 octobre de 23h00 à 0h30, c’est en compagnie de Michel Drac et Piero San Giorgio que la webradio Méridien Zéro abordera les raisons pour lesquelles il faut se préparer d’après elle à un véritable effondrement des bases matérielles de notre monde contemporain.

Les invités évoqueront bien entendu le manuel (couverture ci-contre) publié par l’un et écrit par l’autre intitulé Survivre à l’effondrement économique.
En 400 pages extrêmement bien documentées, Piero San Giorgio expose les scénarios possibles de cet effondrement, et surtout comment s’y préparer. Reprenant le concept de Base Autonome Durable, l’auteur propose un récapitulatif de ce qu’il faut faire pour être réellement autonome, et de manière durable.
Une lecture indispensable, pense Méridien Zéro.

[box class=”warning”]Méridien Zéro diffusera en direct de 23h à 0h30 via les sites Méridien Zéro, Radio Bandiera Nera et Europa Radio.[/box]

“Survivre à l’effondrement économique”, sur Méridien Zéro dimanche 23 octobre au soir

Allemagne : Chantage à l’attentat terroriste contre un éditeur “islamophobe”

Allemagne : Chantage à l’attentat terroriste contre un éditeur « islamophobe »

12/10/2011 – 11h30
BERLIN (NOVOpress) –
Comment s’y prend-on si l’on est un conseiller municipal d’extrême gauche et qu’on veuille empêcher le développement d’une maison d’édition qui publie, entre autres, des livres sur les dangers de l’islamisation ?

On commence, bien sûr, par crier au nazisme. C’est ce qu’a fait en mai dernier Albert Bodenmiller (de Die Linke, « la gauche », la formation héritière de l’ancien Parti communiste de RDA) pour contester la décision de la municipalité de Rottenburg am Neckar (photo), dans le Bade-Wurtemberg, de vendre un terrain au Kopp-Verlag, qui pourra ainsi y transférer son centre téléphonique, actuellement à Stuttgart, et faire passer ses collaborateurs de 70 à 100. Las, le Conseil municipal, qui avait voté la vente à une très large majorité, démocrates chrétiens et sociaux démocrates réunis, ne s’est pas laissé impressionner. « Vous racontez à chaque fois les mêmes bêtises », a lancé à Bodenmiller le maire Stephan Neher (démocrate chrétien). « Non seulement vous mélangez les pommes et les poires [nous dirions en français les torchons et les serviettes], mais vous n’êtes même pas capable de distinguer entre les mirabelles et les ananas ». Quant au social-démocrate Hermann-Josef Steur, il a répondu à Bodenmiller : « Vous cherchez depuis longtemps et vous n’avez encore pu produire aucune preuve que cette maison d’édition diffuse réellement des idées d’extrême droite ». Un conseiller municipal dont le propre père avait été arrêté par la Gestapo en 1938 a quitté la séance pour protester contre cette instrumentalisation des victimes du nazisme.

Cette rentrée, alors que les travaux ont commencé, l’élu d’extrême gauche est donc passé à une nouvelle tactique : agiter le risque d’un attentat terroriste, qui, à l’en croire, est bien réel, surtout depuis le drame norvégien de cet été. Voici sa logique, d’après le journal local. « Étant donné, explique Bodenmiller, que l’attentat d’Anders Breivik était dirigé indirectement contre les musulmans, on doit compter que les islamistes vont riposter. Des gens comme le populiste néerlandais Geert Wilders [le Kopp Verlag vend un DVD de son discours de Berlin, NdT] ou encore l’auteur vedette et “idéologue en chef” du Kopp Verlag, Udo Ulfkotte, (son dernier livre est intitulé, Le cauchemar de l’immigration) vont être dans la ligne de mire. De la même manière que les attentats du 11 septembre à New York avaient pour cause le dénigrement de l’Islam, des livres islamophobes, comme ceux que le Kopp-Verlag produit et diffuse, ainsi que l’offense aux immigrés musulmans, pourraient provoquer des attentats violents ».

Bodenmiller affirme même avoir discuté cet été avec de jeunes musulmans de Tübingen, lesquels lui auraient confié que des militants islamistes riposteraient à l’essor du Kopp-Verlag en appliquant « des stratégies intelligentes », à savoir « le principe de la punition sélective avec des frappes chirurgicales ». Concrètement, il ne faut donc pas seulement s’attendre à des incendies volontaires et des attentats à l’explosif, mais encore à des attaques chimiques et bactériologiques. « Étant donné que le futur bâtiment de la maison d’édition est situé dans une réserve d’eau naturelle, le risque d’une contamination de la nappe phréatique est élevé ». Or la région en tire une partie de son eau potable.

Bref, vous avez compris : si une maison d’édition publie quelque part des livres qui critiquent l’islamisation de l’Europe, les immigrés musulmans se vengeront en empoisonnant l’eau de toute la région. Si ça, pour le coup, ce n’est pas de l’islamophobie !

Crédit photo : dierk schaefer Flickr. Licence CC.

Dédicaces et bons vins pour la sortie du nouveau numéro de “Livr’arbitres”

Dédicaces et bon vins pour la sortie du nouveau numéro de "Livr'arbitres"

06/10/2011 – 17h30
PARIS (NOVOpress) –
A l’occasion de la sortie de son nouveau numéro dont le dossier central est consacré à Antoine Blondin, la revue non-conforme « Livr’arbitres » organise une soirée littéraire et amicale au bar le « 15 vins », 1, rue Dante, Paris 5ème.

De nombreux auteurs seront présents pour dédicacer, leurs oeuvres, notamment Francis Bergeron, François Bousquet, Patrick Gofman, Innocent, Miège, Michel Mourlet, Emmanuel Ratier…

« Le choc de l’histoire » de Dominique Venner : un livre lumineux. Par Jean-Yves Le Gallou

« Le choc de l’histoire » de Dominique Venner : un livre lumineux. Par Jean-Yves Le Gallou

[box] Article publié avec l’aimable autorisation de Polémia. [/box]

Après Histoire et tradition des Européens, 30.000 ans d’identité et Le siècle de 1914, Utopie, guerres et révolutions en Europe au XXe siècle, Dominique Venner publie un nouveau livre majeur : Le choc de l’histoire : religion, mémoire, identité.

« Français d’Europe, Européen de langue française d’ascendance celtique et germanique », Dominique Venner y fait preuve « d’optimisme historique ». Aujourd’hui en « dormition », les nations de civilisation européenne se réveilleront. Fruit d’une profonde méditation en forme de testament intellectuel, Le choc de l’histoire est un livre lumineux que Jean-Yves Le Gallou présente ici aux lecteurs de Polémia.

Polémia

 

1- L’Europe en dormition

« Le choc de l'histoire » de Dominique Venner : un livre lumineuxA la suite de la catastrophe européenne des deux grandes guerres, l’Europe est entrée en dormition en 1945. Elle recule sur tous les plans. Elle est soumise à la puissance américaine. Elle est culpabilisée sous les prétextes de la « Shoah », de la colonisation et de l’esclavage. « Le monde blanc est en recul général ». Les nations européennes se sont vues imposées « la domination sans partage de puissances et d’idéologies étrangères, dont la pseudo-Union européenne est le produit. » Sous couvert de libéralisme le pouvoir est aux mains « d’oligarchies prédatrices associées aux médias ». De plus – et à la différence de l’Inde, du Japon ou de la Chine – « l’Europe n’a pas de religion identitaire ». Car pour l’auteur, si le christianisme porte une part de l’héritage européen, il est universel : et l’universalisme qui fut un atout de l’Europe au temps de sa puissance se retourne contre elle au moment où notre continent subit une immigration de masse.

2- Le cycle historique commencé en 1914 touche à son terme

Comment dans ces conditions être optimiste ? D’abord parce que le cycle historique commencé en 1914 arrive à son terme. En 1917, sur les ruines de l’ordre ancien aristocratique, quatre idéologies sont nées et ont prospéré : le fascisme, le national-socialisme, le communisme et le mondialisme anglo-saxon. Le fascisme et le national socialisme ont disparu en 1945. Le communisme en 1989. Dans Le siècle de 1914 paru en 2006, Dominique Venner prédisait la chute du mondialisme anglo-saxon. Les crises financières à répétition et le désastre budgétaire américain ont confirmé depuis ce point de vue. On peut d’ailleurs se demander si Dominique Venner n’a pas eu tort de dater de 1989 (la chute du communisme) la fin du XXe siècle ; la date à retenir ne serait-ce pas plutôt 2007, le début de la fin de l’empire américain ?

3- La chute de l’Amérique va libérer les nations européennes

Quoiqu’il en soit, la chute de la domination américaine va libérer les nations européennes. Elle va affaiblir leurs oligarchies dominantes (économiques, médiatiques, politiques, culturelles) qui ne sont que le reflet des intérêts de Wall street, du Pentagone et de leurs alliés. Comme les dépêches de Wikileaks le révèlent, elle va permettre de s’affranchir d’un modèle économique technomorphe et marchand, trop réducteur pour être conforme à la mentalité européenne.

4-  Face à l’immigration de masse, un réveil civilisationnel

Face à l’immigration de masse les réactions se font aussi jour : « des signes de réveil populaires apparaissent dans toute l’Europe occidentale montrant que les Européens commencent à retrouver une conscience de soi ». La vitalité des partis populistes, partout en Europe, en témoigne. Mais au-delà de cette analyse politique, Dominique Venner souligne à juste titre que l’opposition entre l’Europe et les masses musulmanes présentes sur son sol se cristallise sur le statut et l’image de la femme : pour une raison majeure, ce sont deux civilisations, deux représentations du monde qui s’affrontent. Or « Les grandes civilisations ne sont pas des régions sur une planète, ce sont des planètes différentes » (René Marchand, cité par l’auteur). La réaction à l’immigration ne relève pas d’une vulgaire xénophobie mais d’un réveil civilisationnel.

5-La mémoire identitaire : Homère et les humanités

Cet exemple aide à percevoir le rôle de la mémoire identitaire. La mémoire identitaire qui vient du fond des âges. Dominique Venner donne ici une très belle définition de la tradition. Ce n’est pas la nostalgie, « c’est tout le contraire, ce n’est pas le passé, c’est même ce qui ne passe pas. Elle nous vient du plus loin mais elle est toujours actuelle. Elle est notre boussole intérieure, l’étalon des normes qui nous conviennent et qui ont survécu à tout ce qui a été fait pour nous changer » (…) « L’histoire européenne des comportements pourrait être décrite comme le cours d’une rivière souterraine invisible et pourtant réelle. La rivière souterraine de la tradition ». Et Dominique Venner de revenir sur un de ses sujets de préoccupation : « l’Europe n’a pas de religion identitaire » [puisque le christianisme est universel] mais elle possède une « riche mémoire identitaire ». Pour Dominique Venner la cité grecque et Homère en sont le cœur : Homère qui « nous a légués nos principes de vie : la nature comme socle, l’excellence comme but, la beauté comme horizon ». Sans doute certains pourront-ils être tentés d’élargir ce point de vue à ce que furent les humanités classiques, modèle de l’honnête homme européen de 1500 à 1960.

6- Revisiter l’héritage : monde prométhéen, monde apollinien

Dominique Venner ne nie pas la part de responsabilité de l’Occident dans la domination arrogante du machinisme, de la technique, du commerce ; dans le triomphe de ce que Heidegger appelle le « Gestell », la raison utilitaire. Ce qu’un autre philosophe de l’histoire Spengler appelait la part prométhéenne, la part faustienne de la civilisation européenne. Dominique Venner appelle lui à réhabiliter la part apollinienne de la civilisation européenne qui est caractérisée par l’ordre, la mesure, la maîtrise de soi. Il est aussi permis de penser à Orphée à qui précisément Apollon donna des dons de communion avec la nature. Communion avec la nature que l’auteur évoque en se définissant ainsi : « Je suis du pays de l’arbre et de la Forêt, du chêne et des sangliers, de la vigne et des toits pentus, des chansons de geste et des contes de fée, du solstice d’hiver et de la Saint Jean d’été ».

7- Le cœur rebelle et la bataille des mots

Loin de ces perspectives bucoliques, Dominique Venner n’oublie pas ses engagements de jeunesse dans le combat français sur l’Algérie ; engagement qui lui coûta dix-huit mois de prison en échange… d’une formation historique vécue. Cela vaut au lecteur de beaux passages sur Le cœur rebelle, titre d’un ouvrage paru en 1994. Car le cœur doit être « aventureux » pour se libérer du conformisme du politiquement correct et de la persuasion clandestine de la pub : « Le cœur aventureux se reconnaît à ce qu’il tire son plaisir de ce qui pour les autres serait un enfer ». Comment ne pas penser à la diabolisation et à son parfum capiteux. Autre définition, celle qu’on trouve dans Le Hussard sur le toit de Giono ; « Sois toujours très imprudent, mon petit, c’est la seule façon d’avoir un peu de plaisir à vivre dans notre époque de manufacture. » Dominique Venner souligne ici l’importance du courage moral (très différent du courage physique comme le comportement des militaires en est souvent l’illustration). Un courage moral qui doit être utilisé pour « se libérer de la peur ou de la fascination des mots ». Car le retour sur le devant de l’histoire des nations européennes passe aussi par la bataille du vocabulaire.

8- Le réveil européen : l’inattendu qui vient

Il n’y a pas de nécessité ni de déterminisme historiques. Les uchronies auraient pu survenir. L’effet papillon existe aussi en histoire. Celle-ci est le domaine de « l’inattendu ». Telle est la conviction de Dominique Venner : « Le monde est entré dans une nouvelle histoire où l’imprévu historique retrouve ses droits. Ce qui bouge ne peut-être que favorable à un réveil européen par ébranlement de la puissance suzeraine que sont les Etats-Unis.” (…) « Je crois aux qualités spécifiques des Européens qui sont provisoirement en dormition. Je crois à leur individualité agissante, à leur inventivité et au réveil de leur énergie. Le réveil viendra. Quand ? Je l’ignore. Mais de ce réveil je ne doute pas. » N’oublions pas que « les réveils historiques sont toujours très lents, mais une fois commencés, on ne les arrête plus ».

9-Le sang et l’esprit

Et en attendant que faut-il faire ? Transmette ! Transmette la vie, transmettre la culture. Génétique et mémétique. Le sang et l’esprit. L’avenir appartient à ceux qui ont la mémoire la plus longue !

Jean-Yves Le Gallou

Source : Polémia.

– Dominique Venner, (entretien avec Pauline Lecomte) Le choc de l’histoire : Religion, mémoire, identité, Editions Via Romana, 185 pages.

Voir aussi : Le Siècle de 1914 / Utopies, guerres et révolutions en Europe au XXe siècle par Dominique Venner