15 juin : Soirée dédicaces de la revue « Livr’arbitres », à Paris

15 juin : Soirée dédicaces de la revue « Livr'arbitres », à Paris

10/06/12 – 14h00
PARIS (NOVOpress) 
– La revue littéraire non conforme Livr’Arbitres organise une soirée « apéritif/dédicaces » avec de nombreux auteurs au restaurant « Ratatouille » (168, rue Montmartre 75002 Paris, Métro Grands boulevards, 1er étage) le vendredi 15 juin à partir de 20 heures.

De nombreux auteurs tels que Alain de Benoist, Alain Paucard, Patrick Gofman, Thierry Marignac, Miège, Laurent Schang, François Bousquet, Christopher Gérard… seront présents pour dédicacer leurs œuvres et échanger avec le public.

Cette soirée sera également l’occasion de présenter le nouveau numéro de la revue largement consacré à l’auteur bourguignon identitaire Henri Vincenot.

« Le Sanspapiérisme : Où sont les papiers des sans-papiers ? Anatomie d’une manipulation » de Luc Gaffié [vidéo]

« Le Sanspapiérisme : Où sont les papiers des sans-papiers ? Anatomie d’une manipulation » de Luc Gaffié [vidéo]

Que fera le ministre de l’Intérieur Manuel Valls face au « sans-papiérisme » ? Rien. Comment, de délinquants, les clandestins rebaptisés « sans-papiers » sont-ils devenus des « figures christiques » et donc intouchables ? C’est cette « manipulation » ourdie par les associations humanitaires et les médias bizarrement alliés au grand patronat, voire carrément téléguidés et financés par lui, qu’analyse Luc Gaffié dans un essai, rageur mais nourri de faits et de chiffres, sous-titré Anatomie d’une manipulation et publié en Suisse. A croire que la vérité n’a plus droit de cité en France.

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« L’immigration reste à l’Intérieur », faisait savoir dès le 17 mai Manuel Valls après avoir récupéré le domaine dévolu en novembre 2009 par Nicolas Sarkozy à Brice Hortefeux – initiative qui avait d’ailleurs fait hurler le PS dont un député parisien, Sandrine Mazetier, avait aussitôt accusé le gouvernement Fillon de « faire un lien entre immigration et insécurité ».

Contre les « appels d’air »

En octobre 2011, lors de la campagne des primaires socialistes (à l’issue desquelles il devait réunir 6,6% des voix), le futur ministre de l’Intérieur avait pris des positions assez fermes dans une contribution destinée, il est vrai, aux socialistes alsaciens, qui ne sont pas les plus à gauche :

« […] Notre modèle d’intégration subit de sérieux revers depuis une trentaine d’années […] Il est donc nécessaire de sortir d’un discours dogmatique et compassionnel pour construire les bases d’une politique de gauche efficace en matière d’immigration. […] Comme l’expliquait Michel Rocard dès 1990, « la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde ». […] Les mesures en faveur de l’accueil des populations d’origine immigrée doivent s’accompagner de dispositifs tendant à mieux encadrer les flux migratoires […] Il est d’abord indispensable de renoncer au principe de la régularisation systématique porté par certaines associations. Ce genre de mesures crée des « appels d’air » qui condamnent ceux qui les prennent à vouloir vider le Tonneau des Danaïdes […] Trop longtemps, en matière d’immigration, la gauche s’est trouvée ballottée entre le discours de la droite et celui des associations […], il est grand temps que la gauche pose enfin les bases de sa propre politique en ce domaine. C’est en surmontant ce genre de défis qu’elle parviendra à convaincre nos concitoyens de sa capacité à se rénover (1). »

Le Grand Bazar de la (fausse) Charité

A supposer qu’il garde son portefeuille après le 17 juin, on verra si le ministre osera « surmonter » son propre défi en s’attaquant au fléau du « sans-papiérisme » si justement dénoncé par Luc Gaffié dans son essai. Car c’est bien d’une manipulation, gigantesque et multiforme, qu’il s’agit, visant à aveugler et à culpabiliser les opinions occidentales en général et l’opinion française en particulier afin de leur faire mieux accepter ce que Valéry Giscard d’Estaing avait désigné, hélas trop tardivement puisqu’il n’était plus « aux affaires », comme l’immigration-invasion.

Il faut d’abord rappeler, comme le fait l’auteur, bon connaisseur des Etats-Unis (2), que le terme « sans-papiers » est une traduction servile du terme américain undocumented qui a supplanté l’expression illegal workers, ou clandestins, jugée « stigmatisante » par les bons apôtres alors même que, « contrairement aux sans-famille qui n’ont pas de famille et aux sans-abri qui n’ont pas de maison, les sans-papiers ont des papiers ». Et qu’importe qu’ils les aient souvent volontairement détruits pour dissimuler leur nationalité réelle et échapper ainsi à toute velléité d’expulsion vers leur terre natale, ou se présenter indûment comme des réfugiés d’un pays voisin effectivement en guerre ! Cette notion de « sans » les fait passer de la condition de délinquants à celle de victimes, voire de « figures christiques » auxquelles une charité subvertie commande d’ouvrir grand sa porte.

Razzia sur les préfectures

« Le Sanspapiérisme : Où sont les papiers des sans-papiers ? Anatomie d’une manipulation » de Luc Gaffié [vidéo] Au demeurant, ces soi-disant sans-papiers, si sûrs de l’impunité à eux garantie par les « assoces » qu’ils n’hésitent pas à multiplier les manifestations revendicatives, ne le restent pas longtemps : soit qu’ils obtiennent l’asile politique ou leur régularisation (prélude à la naturalisation : + 15% de néo-Français entre 2009 et 2010, merci Sarkozy !), soit qu’ils se procurent des papiers par des voies illicites. Luc Gaffié pointe ainsi ce phénomène « si français » sur lequel nos gouvernements successifs « se sont évertués à brouiller les pistes » : il rappelle, par exemple, « l’importance du vol de papiers d’identité vierges » de la sous-préfecture de Carpentras pillée par des « individus » le 2 novembre 2005.

Cette razzia spectaculaire « s’inscrivait dans une très longue liste de fourgons transportant des papiers d’identité vierges attaqués par de véritables commandos lourdement armés », aussi bien dans les Hauts-de-Seine que dans les Bouches-du-Rhône, les imprimeries spécialisées « dans la fourniture d’encre et de matériel servant à plastifier les cartes d’identité » n’étant pas épargnées. En outre, ajoute Luc Gaffié, « au chiffre des vrais documents d’identité volés et falsifiés il faut rapporter celui des faux papiers, plus nombreux encore et souvent d’excellente qualité, fabriqués à l’étranger ». C’est souvent le cas des fausses cartes Vitale et des trois millions de faux permis de conduire en circulation, comme le signalait en novembre dernier le Réso-Club, association d’experts de la fraude identitaire qui, ayant passé au crible un million de documents, indiquait au surplus qu’en 2010, « pas moins de 25.000 aigrefins ont usurpé une identité dans l’espoir de piéger un organisme financier ».

Astronomique coût financier… et politique

Tout cela a un coût, qui ne se retrouve pas seulement dans les urnes – celles de Vaulx-en-Velin, par exemple, où près de 72% des électeurs, peut-être inscrits sur les listes électorales grâce à de faux papiers, ont voté pour François Hollande. « En 2008, nous dit encore Luc Gaffié, le CREDOC estimait le coût de l’usurpation d’identité pour la collectivité à 3,874 milliards d’euros par an, avec d’énormes dégâts dans les caisses de l’assurance-maladie et dans la caisse des allocations familiales ». Mais « personne n’a jamais filmé en gros plan le trou de la Sécurité sociale, personne ne peut lire la détresse sur le visage des finances publiques »… auxquelles, précise notre auteur, le crime et la délinquance, qui se sont développés au rythme des flux migratoires, « ont coûté 115 milliards d’euros de juillet 2008 à juin 2009, autant que l’Education nationale ou le système hospitalier ».

Les autorités morales, laquais du grand capital

Qui dira jamais le rôle des associations dites humanitaires et de ceux que Luc Gaffié appelle « les journalistes du Bien » dans l’occultation de ces réalités et l’impuissance imposée aux gouvernements par les autoproclamées « autorités morales » ? Mais, au-delà, la plus écrasante responsabilité incombe au pouvoir capitalistique.

C’était l’une des idées-forces de la dernière publication de Polémia, Les médias en servitude (3) où était souligné le rôle moteur joué par le géant du BTP Francis Bouygues puis par la patronne du Medef (et de l’institut de sondages IFOP) Laurence Parisot dans la promotion de l’immigration, contrôlée ou non, comme inestimable facteur de croissance économique pour la France et de mieux-vivre pour les « de souche ». Luc Gaffié insiste, lui aussi, sur l’esprit de lucre des « milieux patronaux […] qui ne cessent de prétendre que les clandestins sont indispensables pour occuper les emplois dont les citoyens ne veulent pas » ; il cite le cas du « puissant lobby immigrationniste américain, d’origine essentiellement patronale », qui « excelle à se dissimuler derrière l’action de multiples associations qu’il subventionne avec largesse et sous un torrent de discours compatissants et généreux, d’images émouvantes et de postures vertueuses ». De leur côté, les opposants à cette folle politique font l’objet d’une « reductio ad Hitlerum », selon la formule du philosophe Leo Strauss. Mais il en va exactement de même en France où Luc Gaffié, qui parle de « reductio ad Lepenum », aurait pu citer à l’appui de sa thèse Louis Schweitzer : l’ex-président de la défunte HALDE, ce ploutocrate, noyait les immigrés et surtout les clandestins sous un tsunami de lait de la tendresse humaine alors qu’il émargeait aux conseils d’administration de la plupart des entreprises du CAC 40 et du Dow Jones, toutes avides de main-d’œuvre à prix cassé (voir Les médias en servitude).

Jusqu’à présent, l’alliance infernale du Gros Argent et des « Forces du Bien » a fait reculer tous nos présidents. C’est dire que le ministre Valls aura bien du mal à réaliser en 2012, fût-ce en partie, le plan que se fixait le candidat Valls en 2011. Mais y croyait-il vraiment lui-même ? Dans une récente interview à Paris-Match, le nouveau ministre de l’Intérieur se félicitait d’avoir pu s’entretenir à New York avec l’ancien premier ministre espagnol Felipe Gonzalez, « son idole ». Etrange référence : c’est sous Gonzalez, politicien socialiste mais tout dévoué au grand patronat ibérique, que s’est développée la Reconquista de l’Espagne par près de deux millions de Maures, dont la présence pose aujourd’hui tant de problèmes dans un pays en plein marasme économique, sinistré par le chômage.

Claude Lorne
18/05/2012

* Luc Gaffié, Le Sanspapiérisme : où sont les papiers des sans-papiers ? Anatomie d’une manipulation, Editions Xenia, collection Franchises, mars 2012, 128 pages.

Notes :

(1) Accueil PS Guebwiller
(2) Luc Gaffié est l’auteur de
Jack Kerouac : The New Picaroon, Postillon Press, 1977, 77 pages et de Les Idées du conservatisme américain, New Forums Press, Inc, Stillwater, 1990, 254 pages, publiés aux Etats-Unis.
(3) Dernière publication de Polémia :
Les médias en servitude. Disponible gratuitement sur Internet (cliquer ici) ou au prix de 10€ (15€ franco) à Polémia, 60 ter rue Jean-Jacques Rousseau, 92500 Rueil-Malmaison.

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

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Vidéo – Immigrés : ne pas oublier la vaseline !
Extrait d’un film d’Abdellatif Kechiche, cinéaste tunisien lui-même immigré en France !

« L’Inquisition médiatique » de Francis Puyalte

« L'Inquisition médiatique » de Francis Puyalte

De minimis non curat praetor, dit l’adage latin, mais il n’est pas de sujet, si subalterne soit-il en apparence, qui échappe aux champions de la désinformation. On ne s’étonnera donc pas de voir ceux-ci à l’œuvre dans le traitement des faits divers, ce qui est logique dans la mesure où ces derniers passionnent un public trop souvent, hélas, indifférent à la politique.

Au lendemain du premier tour de la présidentielle, Valeurs actuelles révélait le résultat des votes internes organisés au Centre de formation des journalistes et à l’Ecole supérieure des journalistes de Lille : soit 100% des voix pour la gauche dans le premier, et 87% dans la seconde, Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen n’obtenant pas un seul suffrage de la part des étudiants qui, demain, seront nos « dealers d’opinion » !

« L'Inquisition médiatique » de Francis PuyalteOn sait depuis longtemps à quoi s’en tenir sur la désinformation journalistique en matière politique. Dans L’Inquisition médiatique, Francis Puyalte, ancien de Paris-jour, de L’Aurore puis du Figaro, démontre que l’esprit partisan est également de règle, et donc le public est tout aussi fourvoyé en matière de faits divers. Et de citer en exemple le scandale d’Outreau, le « naufrage » des Kurdes (pseudo-irakiens et soi-disant persécutés) du cargo East Sea échoué près de Fréjus en 2001 et surtout l’affaire Kamal, dont l’opportune relecture par Puyalte occupe la moitié du livre. Rappelons pour ceux, sans doute nombreux, qui l’auraient oublié que, pour justifier l’enlèvement de sa petite fille Lauriane et sa fuite aux Etats-Unis, le Franco-Marocain Karim Kamal avait accusé son ex-femme Marie-Pierre Guyot, fille d’un haut magistrat, d’avoir violé et fait violer la gamine lors d’orgies titanesques auxquelles aurait participé le gratin de la justice et de la police niçoises, en particulier le doyen des juges d’instruction Jean Pierre Renard et le procureur général Paul-Louis Auméras (*).

Pendant des lustres, ces accusations gravissimes, mais qui n’ont jamais reçu l’ombre d’un début de preuve malgré de nombreuses enquêtes, ont fait régner dans les tribunaux des Alpes-Maritimes un climat délétère, encore attisé par l’attitude équivoque du procureur Eric de Montgolfier, successeur d’Auméras et, semble-t-il, plus enclin à hurler avec les loups de presse qu’à établir la vérité et à protéger les institutions.

A la remorque du Monde

Or, qui avait lancé la rumeur ? Le journaliste Hervé Gattegno, alors protégé, au Monde, du fanatique Edwy Plenel – qui, aujourd’hui patron du site Mediapart, peut à bon droit se vanter d’avoir eu la peau de Nicolas Sarkozy en faisant état, peu avant le scrutin présidentiel, des allégations d’un ministre libyen affirmant que la campagne du vainqueur de 2007 avait été financée à hauteur de 50 millions d’euros par le colonel Kadhafi. En reprenant l’argumentation de Karim Kamal, il s’agissait pour le tandem Plenel-Gattegno de jeter l’opprobre sur Nice, ville restée trop « médeciniste » aux yeux de ces moralistes.

Francis Puyalte montre d’ailleurs bien le rôle moteur joué par Le Monde dans le traitement des faits divers. Il faut se souvenir, d’ailleurs, de la place extravagante réservée en 1986 par ce quotidien dit « de référence » à la mort accidentelle de l’étudiant manifestant Malik Oussekine dont le décès, attribué à la « violence policière », obligea Jacques Chirac et Alain Devaquet à remiser leur réforme des Universités… et d’une manière générale à oublier toutes les promesses faites à l’électorat droitier. Or, loin de se livrer à des investigations personnelles pour tenter de démêler le vrai du faux, presse écrite et télévisions se mettent à la remorque du Monde et en adoptent toutes les thèses. Comme si ce quotidien était leur directeur de conscience.

Et malheur aux dissidents – fussent-ils collaborateurs du Figaro – qui tentent de faire entendre leur vérité ! Ils sont à leur tour victimes de l’Inquisition médiatique, traités de racistes ou d’ « anticommunistes primaires », tel l’auteur qui, aujourd’hui retraité, se souvient : « J’ai couvert presque toutes les grandes manifs des années 1970-1980. Elles m’ont éclairé sur le rôle de la presse, son singulier suivisme, sa propension à aller dans le sens du vent, qui soufflait souvent de l’Est […] Certes, je fus témoin, bien sûr, de quelques excès et même de bavures [policières]. Mais, en général, je constatais et j’admirais la placidité et le sang-froid des CRS et gendarmes mobiles qui supportaient pendant des heures les injures les plus abjectes […], les cailloux et les pierres, les jets d’œufs pourris et les cocktails Molotov dans l’attente d’un ordre, qui ne venait pas. » Surtout face aux « bandes ethniques », « un phénomène que je m’honore de ne pas avoir occulté », écrit Francis Puyalte en insistant sur la discipline de ces bandes allogènes « dont le seul but était le pillage ». Un but ignoré par les lecteurs du Monde

Ecrit sans prétention par un journaliste « à l’ancienne » formé non dans quelque « prestigieuse » école mais aux chiens écrasés – et à la lecture de son « cher Céline » ! – et enrichi d’une intéressante préface de Christian Millau, ce témoignage éclaire sur la nocivité et l’omnipotence des forces de désinformation, auxquelles aucun domaine n’est étranger dès lors qu’il s’agit de culpabiliser le lecteur lambda.

Florent Dunois

– Francis Puyalte, L’Inquisition médiatique, préface de Christian Millau, Dualpha éditions, Collection Vérité pour l’Histoire, octobre 2011, 338 pages.

(*) Aux mêmes éditions et dans la même collection, Paul-Louis Auméras livre son propre témoignage dans Parcours de proc, préfacé par François Missen. 380 pages.

Voir autre article de Polémia :

Comment les écoles de journalisme enseignent le conformisme (Polémia 13/12/2011)

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

La « Mémoire vive » d’Alain de Benoist

La « Mémoire vive » d’Alain de Benoist

Fondateur du GRECE, auteur prolixe et initiateur infatigable de nombreuses revues de réflexion (Eléments, Krisis, Nouvelle Ecole…), Alain de Benoist est une figure incontournable du courant « identitaire » français et européen.

La « Mémoire vive » d’Alain de BenoistBien qu’il soit connu de tous, sa grande discrétion nous a longtemps caché son itinéraire personnel : militance, parcours universitaire, cheminement intellectuel.  C’est ce que nous propose de découvrir Mémoire vive, un livre d’entretiens, paru il y a quelques jours aux Editions de Fallois.

300 pages d’entretiens conduits à vive allure mais en profondeur par François Bousquet, qui nous plongent dans l’itinéraire d’un penseur incontournable, depuis son enfance jusqu’aux années « de maturité », passant par les années d’engagement militant et l’aventure du GRECE.

Bien entendu, la dimension biographique n’occulte pas les nombreuses pages de réflexion dans lesquelles Alain de Benoist reprécise les contours de sa pensée et ses fondamentaux idéologiques : défense de l’identité au nom du refus de l’uniformité, anti-libéralisme, ré-enracinement, vision de l’Empire européen. Rappelant son attachement à la Weltanschauung, il défend une véritable définition de la radicalité, ancrée dans une pensée forte et structurée: « Être radical, ce n’est pas seulement refuser le compromis, c’est s’intéresser aux causes lointaines plus qu’aux effets immédiats (…) Donner aux choses une dimension de profondeur. »

Radical – en plongeant toujours plus profond les pointes de nos racines – nous nous devons de le devenir plus chaque jour. Alain de Benoist nous y précède.

Pierre Saint-Servant pour Novopress

Sous le signe de Jeanne d’Arc – Action Française les 12 et 13 mai, à Paris

Sous le signe de Jeanne d'Arc - Action Française les 12 et 13 mai, à Paris

Dans le cadre du 600ème anniversaire de Jeanne d’Arc, l’Action Française organise un colloque (tables rondes et réunion publique) le samedi 12 mai 2012, de 14h00 à 20h00, Espace Cléry, 17, rue de Cléry 75002 Paris (métro Sentier)

Trente auteurs seront présents pour deux séances de dédicace, à 15h00 et à 17h00, dont Jacques de Guillebon, Frédéric Rouvillois, Reynald Secher, Yvan Blot, Alain Bournazel, Jacques Tremolet de Villers, Pierre de Meuse, Paul-François Paoli, Pierre Gouirand, Henry Le Bal, Michel Michel, Olivier Dazat, Yves Chiron, Roland Hureaux, David Mascré, Olivier Tournafond, Axel Tisserand, Albert Salon, Dominique Paoli, Jean-Pierre Maugendre, Philippe Mège, Xavier Cheneseau, etc.

Le 13 mai aura lieu le cortège traditionnel de Jeanne d’Arc.

*** Si votre écran est assez grand vous pouvez agrandir les 2 images ci-dessous en cliquant dessus. Ou bien allez voir le programme sur le site de l’Action Française.

Sous le signe de Jeanne d'Arc - Action Française les 12 et 13 mai, à Paris

Sous le signe de Jeanne d'Arc - Action Française les 12 et 13 mai, à Paris

Mine de sel – Par Robert Ménard

Elle est vraiment formidable Audrey Pulvar (photo). L’autre soir [le 7 avril], dans l’émission de Laurent Ruquier, « On n’est pas couché », elle n’a cessé de reprocher à André Bercoff d’avoir préfacé un ouvrage « Apéro saucisson-pinard » signé par trois militants appartenant pour deux d’entre eux au site Riposte laïque et le troisième au Bloc identitaire.

Mine de sel - Par Robert MénardComment avait-il osé mettre « sa notoriété au service » de ces gens-là, répéta à plusieurs reprises notre journaliste. Que le traître – il s’affirme de gauche – lui réponde « parce que je suis tout simplement attaché à la liberté d’expression, y compris de ceux dont je ne partage pas les opinions », la laissait les yeux écarquillés. Manifestement, Voltaire n’appartient pas à son logiciel. A gauche, chez les amis les plus à gauche de François Hollande, on aime la liberté, le débat, à condition de les réserver à ceux qui pensent comme eux.

Mais le plus amusant – ou le plus inquiétant – fut atteint quand Audrey Pulvar reconnut qu’elle… n’avait pas lu le livre. […]

Mine de sel – Par Robert Ménard
Mao Tsé-toung et Staline

[…] madame Pulvar nous a expliqué que, dès aujourd’hui, il y avait des questions qu’il ne fallait même pas poser. Oser se demander si « l’immigration est une chance pour la France »suffit à faire de vous, à ses yeux, un suppôt de l’extrême-droite. Dieu merci, les temps ont changé : à une autre époque, les Pulvar et compagnie vous auraient envoyés dans une mine de sel…

Robert Ménard

[box class=”info”] Source et pour lire l’article complet : ROBERTMENARD. [/box]

Crédit de la photo en Une : Lionel Allorge, licence CC. Photo dans le texte : domaine public.

Qu’est-ce qu’une mystique ?

Qu'est-ce qu'une mystique ?

[box]Article reproduit avec l’aimable autorisation de la fondation Polémia. [/box]

[box class=”info”]En cette période préélectorale où les mots, « démocratie », « socialisme », « liberté », « égalité » etc, sont prononcés et écrits à tort et à travers, Léon Arnoux rappelle quelques fondamentaux en se référant aux écrits de Louis Rougier (photo), inspirateur de la Nouvelle Droite et l’une des premières têtes pensantes du GRECE d’Alain de Benoist.

Polémia. [/box]

Une mystique est un ensemble de croyances

« Une mystique est un ensemble de croyances qu’on ne saurait justifier ni en raison, ni en expérience mais qui s’imposent par la voix de l’autorité, de l’exemple, de l’habitude, du préjugé, de l’intérêt et, plus particulièrement, parce qu’elles expriment et sanctionnent les aspirations sentimentales et les tendances passionnelles d’un individu ou d’une collectivité. »

Remarquons au passage que le mot « communauté » n’est pas dit. S’y ajoute cependant ce qui suit : « Une doctrine (ou une affirmation quelconque) devient une mystique lorsqu’on la soustrait au contrôle de l’expérience et à l’épreuve de la discussion pour la traiter comme un dogme intangible ou lorsqu’on la fonde sur une base qui exprime seulement une conviction passionnée. »

Voilà bien, par les temps (et les affirmations) qui courent, des écrits fort intéressants et qui mériteraient peut-être qu’on s’y attarde un peu. Et de qui les tient-on ? Du philosophe Louis Rougier, qui fut, rappelons-le, récompensé deux fois par le Prix Louis Saillet de l’Académie des Sciences Morales et Politiques, ce qui est fort rare.

« Le but d’une telle doctrine est que l’on n’éprouve plus à son égard ni curiosité, ni le besoin de la remettre en question et que l’on l’admette comme une telle évidence que toute enquête sur son bien fondé devienne superflue et qu’on y adhère par un acte de foi jugé si nécessaire, par suite de sa bienfaisance sacro sainte, que l’abandonner serait scandaleux. »

Voilà donc de bien raisonnées explications pour nous décrire un phénomène que certains trouveront parfaitement d’actualité. On prévoit déjà que de la mystique à la religion il n’y aura qu’un pas. L’étude des religions pouvait mener à de bien étranges constatations mais on aurait toujours pu répondre au défricheur de cette particularité qu’il ne fallait pas se demander (par exemple) comment, scientifiquement, certaine conception avait pu se produire. Puisqu’elle s’était produite, c’était bien la preuve que, scientifiquement, c’était possible. Le farouchement anti chrétien Louis Rougier était-il un révisionniste avant l’heure ? Il semble bien que non. Et son épouse, née Lucy Friedman y aurait peut être objecté.

En fait, toutes ces démonstrations ne visaient qu’à mettre à plat une autre mystique : la mystique démocratique, ses origines et ses illusions. Reste que le raisonnement du spécialiste de l’étude de l’évolution des croyances religieuses en idéologies politiques (du paradis à l’utopie) parait si juste qu’on pourrait être tenté de l’appliquer à d’autres sujets.

La Mystique démocratique

Il faut remercier ici Alain de Benoist d’avoir préfacé et réédité aux Editions Albatros en 1983 : La Mystique démocratique d’Alain Rougier [l’édition originale date de 1929]. Comme on l’a dit, c’est l’étude des religions qui avait permis au philosophe d’établir que cette soif d’égalité si chère à nos socialistes d’hier et d’aujourd’hui remontait en réalité aux peuples nomades du désert et aux prophètes d’Israël. Rougier avait fait sienne la pensée de Renan suivant laquelle le libéralisme était d’origine grecque et le socialisme d’origine hébraïque. « Périsse le monde plutôt que l’iniquité soit » était le cri d’Osée ou d’Amos. Ainsi, la logique de l’esprit messianique débouchait-elle sur la mystique démocratique, elle-même inspiratrice de l’économie marxiste et de la dictature du prolétariat sur lesquelles il est inutile de revenir.

Cette mystique démocratique reposait sur l’idée de l’égalité naturelle de tous les hommes en vertu de laquelle ils auraient les mêmes droits et les mêmes compétences ; ce qui les conduit au collectivisme. Mais comme cela n’est guère réalisable, à des succédanés moins brillants : le socialisme d’état et le régime soviétique.

Déjà, la recherche de l’égalité avait amené les théoriciens des Lumières à réclamer la socialisation des terres et des moyens de production. « La terre n’est à personne, proclame-t-on, ses fruits sont à tous. » Bien sûr, ces socialisations (ou nationalisations) avaient pour intention de rétablir une égalité naturelle qui n’avait jamais existé que dans l’esprit de Rousseau. Mais les prémisses posées par ces idéologues conduisent avec une rigueur logique absolue au socialisme égalitaire et collectif. A ces idéologues, on peut toujours opposer l’objection suivante : « Vous prétendez que la démocratie seule est juste parce qu’elle repose sur la liberté et l’égalité. Comment lier ces deux propositions qui semblent apparemment s’exclure ? Qui dit liberté dit franchise de se comporter autrement qu’autrui et, éventuellement (et par voie de conséquence), de se grandir à son détriment. L’égalité est toujours restrictive de la liberté des forts ou des privilégiés au bénéfice des faibles ou des déshérités. »

Faut-il sacrifier la liberté à l’égalité ?

Pourquoi l’égalité serait-elle l’équité ? Aristote ne dit-il pas qu’il n’y a pas de pire injustice que de traiter également des choses inégales ?

A ceux qui sembleraient croire irréversibles la progression de certaines idées actuelles, Rougier rappelle malicieusement que, vers le milieu du XIIIe siècle, l’Islande était la seule République existant de par le monde. Elle vit débarquer chez elle, non point des saints celtiques dans des auges de pierre, comme Patrice ou Brendan, mais les envoyés du roi de Norvège qui la sommèrent de reconnaitre la souveraineté de leur suzerain. Ils invoquaient comme raison péremptoire que l’univers entier vivait sous des régimes monarchiques.

Ayant démontré les utopies qu’entraine la mystique égalitaire et rappelé l’éternel combat que se livreront qualité et quantité, élites et masses, Rougier nous avertit que dans les élites (ou privilégiés) se glisseront toujours quelques gaspilleurs, sybarites ou inutiles.

Et pourtant, et ce sera sa conclusion, dans les brillantes sociétés grecques ou latines, ces inutiles furent les artisans supérieurs d’un style de vie inimitable qui – s’il scandalisa tant nos Lumières – donna à l’humanité de si péremptoires et solennelles raisons de vivre.

« Qui donc, dit Rougier, n’échangerait tout l’or de New York, toutes les entreprises de Chicago, et tous les moralistes de Washington, pour le baiser de gloire d’Athènes, ou de ces trois villes qui furent le suprême scandale des puritains de la Réforme : la Venise des Doges, la Florence du Magnifique, et la Rome des papes humanistes ? »

Léon Arnoux
11/04/2012

Les intertitres sont de la rédaction

Lire ou relire :
Le Génie de l’Occident, ‪R. Laffont‬, ‪1969‬, ‪472 pages‬
La Mystique démocratique, préfacé par Alain de Benoist, éditions Albatros, 1983, 280 pages (l’édition originale de La Mystique démocratique date de 1929).

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

[Tribune libre] Liberté, égalité, fraternité, vues par Fiodor Dostoïevski , par Yvan Blot

[Tribune libre] Liberté, égalité, fraternité, vues par Fiodor Dostoïevski , par Yvan Blot

Dostoïevski, comme Kierkegaard, peut être compté parmi les fondateurs de la pensée existentielle et Nietzsche, Camus ou Heidegger ont notamment reconnu leur dette envers ce génie.

Dans « Les Frères Karamazov »*, il fait une critique impressionnante du monde moderne occidental. « Le monde a proclamé la liberté, ces derniers temps surtout, » déclare le staretz Zosima, « et nous, que voyons-nous dans ce qu’ils appellent la liberté ? Rien que de l’esclavage et du suicide ! Car le monde dit : tu as des besoins et donc satisfais les car tu as les mêmes droits que les hommes les plus riches et les plus notables. N’aie pas peur de les satisfaire, et même fais les croître. Voici la doctrine actuelle du monde. C’est en cela qu’ils voient la liberté. Et quel est le résultat de ce droit à multiplier les besoins ? Chez les plus riches, l’isolement et le suicide spirituel, et chez les pauvres, la jalousie et le meurtre, car les droits sont certes donnés mais les moyens de satisfaire ces besoins, eux, on ne les indique pas encore. (..) En comprenant la liberté comme une multiplication et une satisfaction rapide de leurs besoins, ils déforment leur nature, car ils font naître en eux une multitude de désirs absurdes et stupides, d’habitudes et de lubies des plus ineptes. Ils ne vivent que pour s’envier les uns les autres, pour satisfaire leur chair et leur vanité. »

« Au lieu de vin, ils boiront du sang ». Lénine et Staline à Gorki (1922).

Dostoïevski montre ce qui est attesté par les phrénologues comme Mac Lean et ce qui avait été déjà vu par intuition chez Platon (le Philèbe notamment). Nous avons trois cerveaux : le cerveau reptilien, ou paléocortex (commun à nous et aux reptiles) qui guide l’agressivité, la faim ou l’instinct sexuel. C’est le cerveau instinctif que Platon compare à un dragon. Nous avons un cerveau affectif (limbique) commun avec les mammifères qui règle notre comportement affectif. Nous avons un cerveau néo cortex siège de l’intelligence abstraite. Lorsqu’on satisfait les besoins primaires, on accroit le poids relatif du cerveau reptilien. C’est le cas de la société moderne qui a vu depuis 1968 la criminalité quadrupler. Dostoïevski annonce aussi la révolution russe en disant que les pauvres sont frustrés par cette idéologie des droits, que leur énergie est bridée par l’alcoolisme mais que bientôt : « au lieu de vin, ils boiront du sang ». C’est ce qui s’est passé avec le Bolchevisme.

Le staretz Zosima continue : « il n’est pas étonnant qu’au lieu de la liberté on soit tombé dans l’esclavage et qu’au lieu de servir la fraternité et l’union de l’humanité, on tombe au contraire dans l’isolement et dans la solitude (..) Voilà pourquoi s’éteignent de plus en plus dans le monde l’idée de servir l’humanité, celle de la fraternité (..) car comment abandonner ses habitudes, où donc ira ce prisonnier s’il est habitué à satisfaire ses besoins innombrables qu’il s’est inventés lui-même ? Réduit à un atome individuel, qu’ira-t-il faire du tout ? Et pour finir, plus les objets s’accumulent, plus la joie disparaît ». La fraternité reste abstraite et débouche en fait sur le refus de servir, l’absence d’amour héroïque. Le staretz oppose à cette vie de « divertissements » (Pascal) ou « esthétique » (Kierkegaard) la vie du moine qui apprend la maitrise de soi. Cela le rend libre de son ego et lui apporte la gaieté spirituelle. « Qui est capable de porter cette grande pensée (…) le richard solitaire ou cet homme libéré de la tyrannie des objets et des habitudes ? »

La Russie sera sauvée par la spiritualité des moines enracinés dans le peuple : « du peuple viendra le salut de la Russie. Le monastère russe de tout temps, a été avec le peuple. (..) le réformateur incroyant, chez nous en Russie, ne fera jamais rien, serait-il sincère dans son cœur et génial. Cela, souvenez-vous-en. Le peuple verra l’athée et il le combattra, et il n’y aura plus qu’une Russie unie [c’est le nom du parti de Poutine !] orthodoxe ! (…) Voilà notre œuvre monacale parce que ce peuple est théophore [porteur de Dieu ; idée de la sainte Russie] ».

Pour Dostoïevski, « notre peuple croit encore à la justice, il reconnait Dieu » et il sait lorsqu’il agit mal. « C’est autre chose chez les grands. Eux ils veulent une société qui suive la science pour la justice par leur seule intelligence, mais sans le Christ. (..) et ils ont déjà proclamé que le crime n’existe pas, et le péché non plus. Ils ont raison de leur point de vue car si tu n’as pas de Dieu, qu’est-ce donc que le crime ? A un autre chapitre du livre, Ivan Karamazov, le frère athée et intellectuel proclame que si Dieu n’existe pas, tout est permis ! Dostoïevski pense qu’en Europe, « le peuple se dresse contre les riches par la force, les meneurs du peuple le mènent partout vers le sang et lui enseignent que sa colère est juste. Mais leur colère est maudite parce qu’elle est cruelle ». Il annonce le totalitarisme communiste à venir.

Pour l’auteur, le peuple est naturellement digne. « C’est quand je te respecte sans envie que je montre devant toi ma dignité humaine. » En vérité, le peuple ne dit pas cela car il ne sait pas encore le dire. C’est ainsi qu’il agit (existentialisme) et qu’il reste suffisamment humble pour servir et aimer autrui. « Croyez le, cela finira ainsi : l’égalité, elle ne réside que dans la dignité spirituelle et cela, on ne le comprendra que chez nous, les Russes. (..) Nous gardons l’image du Christ, et elle luira comme un diamant précieux dans le monde entier ».

Autrement dit, voici la leçon que nous donne Dostoïevski par la bouche du staretz Zosima :

1/ La liberté proclamée en Occident débouche sur l’esclavage matérialiste car c’est un appel à libérer le dragon des instincts chaotique qui est en nous. Cet excès mènera l’Occident au suicide (refuis de l’héroïsme, donc du combat, incapacité à avoir des enfants par égoïsme)

2/ L’égalité prônée conduira à des rivières de sang. Elle a comme moteur la jalousie et le meurtre et profite de la libération du reptile qui est en nous.

3/ La fraternité suppose qu’il y ait des frères, or ce n’est pas le cas dans une société où tout le monde est prisonnier de son ego. Le refus de servir devient la norme.

Ce monde d’esclaves jaloux et refusant de servir va à sa perte. Il sera sauvé par l’imitation du Christ qui est la valeur permanente du peuple russe, le peuple théophore dela Sainte Russie.Sur les armoiries dela Russie, on voit saint Georges terrassant le dragon : c’est bien le combat qu’il faut mener contre le dragon intérieur. Ce dragon a été libéré par les Lumières de l’Occident et le christianisme seul permettra de retrouver un ordre conforme à la nature humaine créée par Dieu.

Quelles sont les valeurs universelles à opposer à la liberté des instincts, l’égalité jalouse et meurtrière et la fausse fraternité des individus refusant de servir quoi que ce soit sauf soi-même ?

Face à la fausse liberté des droits illimités, le salut est dans la maîtrise de soi qui permet l’authenticité de la personnalité (alors que la liberté déforme la personnalité au profit de sa composante reptilienne).

Face à l’égalité fondée sur la jalousie et qui conduit au meurtre, il faut opposer la vraie égalité qui est dans la dignité spirituelle de chacun.

Face à la fausse fraternité, il faut opposer l’l’humilité de celui qui accepte de servir les autres, de les aimer, au besoin jusqu’à l’héroïsme (modèle christique).

Maitrise de soi qui rend libre, dignité spirituelle pour chacun, humilité qui conduit à l’amour héroïque, telles sont les valeurs qui, selon Dostoïevski, sauveront l’humanité.

Yvan Blot

* (extrait des « Frères Karamazov, tome 1, pages 564 et suivantes)

Histoire : le sens des meurtres politiques

Histoire : le sens des meurtres politiques

24/03/2012 – 08h00
SARAJEVO (NOVOpress) –
Retour sur le dernier ouvrage de Dominique Venner, publié aux éditions Pierre-Guillaume et titré : « L’imprévu dans l’Histoire ».

Histoire : le sens des meurtres politiquesLe thème central de ce livre de 269 pages ? L’Histoire est étroitement liée à des réalités durables : géographie, culture des peuples, démographie, traditions, croyances, tempéraments… Mais elle est soumise aussi à l’imprévu. Comme le meurtre d’un acteur de la vie d’une nation.

Le directeur de la Nouvelle Revue d’Histoire a ainsi sélectionné treize « meurtres exemplaires ». Pourtant, tous ne le sont pas. Ainsi, certains n’ont pas modifié le destin d’un peuple ou d’une civilisation, comme l’assassinat de Kennedy en 1963 aux Etats-Unis, de Raspoutine en 1916 en Russie ou de Trotski en 1940 au Mexique. D’autres ont des « conséquences apocalyptiques » pour un continent, telle la mort violente de l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo en 1914. Elle déclencha l’hécatombe humaine de la Première Guerre mondiale.

Histoire : le sens des meurtres politiquesDominique Venner (photo) démontre également que certains meurtres se retournent comme un boomerang contre leurs instigateurs. L’exemple de l’exécution d’Aldo Moro en Italie en 1978 : il allait sceller le sort des terroristes communistes des Brigades rouges. Il y a enfin des assassinats aux conséquences… imprévues. Comme celui en 1914 de Gaston Calmette, directeur du Figaro par Henriette Caillaux : l’épouse du politicien de la IIIème République voulait stopper une campagne de presse contre son mari. Au final, Joseph Caillaux allait démissionner. Sans cette initiative criminelle, « Caillaux serait nécessairement devenu président du Conseil et la politique de la France n’eût sans doute pas été la même en juillet 1914 », souligne Dominique Venner. Un récit historique à l’écriture vivante et précise.

Le livre “Apéro saucisson-pinard” est disponible

Le livre “Apéro saucisson-pinard” est disponible

18/03/11 – 09h30
PARIS (NOVOpress) – Le jeudi 15 mars 2012, les trois auteurs – Fabrice Robert, Christine Tasin, Pierre Cassen – accompagnés de Slobodan Despot – directeur des éditions Xenia – ont présenté (photos) cet ouvrage au Café du Pont Neuf à Paris.

Une cinquantaine de personnes avaient fait le déplacement pour entendre les responsables des trois mouvements qui ont défrayé la chronique en 2010-2011 avec leurs “apéros” laïcs à base de vin et de saucisson. Après une séance de dédicaces, l’assemblée s’est retrouvée autour d’un bon repas pour continuer à échanger autour des dangers qui menacent notre modèle civilisationnel.

Ce livre est préfacé par l’écrivain André Bercoff qui a voulu comprendre pourquoi trois militants aux origines politiques aussi différentes – l’un est passé par la LCR, l’autre par le Parti Socialiste, le troisième anime le Bloc Identitaire – ont senti la nécessité de mener de concert une initiative qui a suscité beaucoup de polémiques et rencontré un tel succès.

Les “bonnes feuilles” de ce livre sont lisibles chez l’éditeur, Xenia.
Pour commander le livre par poste ou par Paypal, voir ici.

Le livre “Apéro saucisson-pinard” est disponible

Le livre “Apéro saucisson-pinard” est disponible

« Au coeur des services spéciaux / La menace islamique : fausses pistes et vrais dangers » de Alain Chouet

Alain Chouet

Voilà un livre fait par l’ancien chef du service de renseignement de sécurité à la DGSE (direction générale de la sécurité extérieure) l’un des principaux services secrets français [Alain Chouet à droite sur la photo). Ce livre a un immense mérite : l’auteur parle vraiment sans aucune langue de bois. On peut ne pas partager toutes ses idées (il souhaiterait que la Turquie intègre l’Union européenne, par exemple) mais ses analyses nous permettent de mieux voir la réalité loin du politiquement correct.

Le rôle des Etats-Unis dans la montée de l’islamisme lui semble essentiel : tout se noue au départ avec l’accord entre le président des Etats-Unis Roosevelt revenant de Yalta et le roi de l’Arabie saoudite Ibn Saoud signé sur le « Quincy », un bateau de guerre américain en 1945. Les Américains obtiennent des concessions pétrolières et s’engagent à protéger le régime arabe. Or, celui-ci est wahhabite (une secte rigoriste islamique) et ne cesse depuis lors de financer l’islam extrême partout dans le monde.

« Au coeur des services spéciaux / La menace islamique : fausses pistes et vrais dangers » de Alain Chouet Le chef des Frères musulmans après la pendaison du fondateur Hassan El Banna en 1949 est Sayyid Qutb (1906-1966) qui a adhéré à la confrérie après avoir fait ses études aux Etats-Unis où il avait bénéficié d’une bourse du gouvernement américain. Les Frères musulmans jouent depuis lors un rôle considérable de radicalisation de l’Islam non seulement en Egypte où ils ont nés mais dans tout le monde musulman.

En 1980, les Soviétiques envahissent l’Afghanistan et la résistance islamiste va être financée par l’Arabie Saoudite et pilotée par les services du Pakistan, allié des Etats-Unis alors sous le régime islamiste du général pro américain Zia Ul Haq. Ben Laden sera un agent américain d’origine saoudienne qui combattra les communistes.

Les penseurs américains auront et ont encore tendance à penser que l’islamisme est un allié puisqu’il n’est pas socialiste. La lutte contre le terrorisme suite à l’attentat de New York du 11 septembre 2001 ne changera pas cette orientation. Selon M. Chouet, « les gens de Princeton, l’université où a été formé le vice président de l’époque Dick Cheney, pratiquent un mélange d’extrême sérieux universitaire, d’angélisme désarmant et d’inculture historique pyramidale ». Ce sont ces gens qui pousseront à l’attaque de l’Irak par les USA en 2003.

« Faire garder le poulailler par les …renards »

Les Américains avaient déjà favorisé la chute du chah en Iran ; ils ont eu l’imam Khomeiny à la place ! En Indonésie, ils ont aidé le gouvernement à utiliser les islamistes extrémistes contre les communistes mais aussi contre les séparatistes chrétiens de Timor. Au Soudan, ils ont lutté contre Nimeiry proche des communistes pour mettre en place les Frères musulmans. En Algérie, le rapport Graham Fuller de la CIA laisse entendre que les Islamistes sont incontournables. Avec Israël, les Américains favorisent le Hamas islamiste palestinien contre l’OLP trop socialiste. Pour l’auteur, les Américains ont le chic de faire garder le poulailler par les renards.

Résultat : beaucoup de régimes musulmans modérés « éprouvent une méfiance instinctive à l’égard des projets de recomposition américains au Moyen Orient. Pour eux, la « démocratie » venue d’Amérique même sous la bannière d’un prétendu « printemps arabe », c’est la quasi certitude de se retrouver avec les islamistes au pouvoir. Les exemples de l’Irak, de l’Afghanistan, de la Somalie, du Pakistan sont là pour le leur rappeler tous les jours. A qui le tour demain ?

Selon Alain Chouet, nos services savaient que la Tunisie était instable depuis 2001 mais les politiques n’ont rien voulu voir. « Le chef d’état major de l’armée tunisienne, le général Rachid Ammar, (…) était en voyage de travail aux Etats-Unis quand les émeutes ont commencé et il a ordonné à l’armée de ne rien faire sinon chasser Ben Ali. En Egypte de même, l’armée sous la pression de Robert Gates, secrétaire américain à la défense, a lâché Moubarak. Ce ne sont donc pas les peuples mais le retournement de l’armée qui a été déterminant. Quant à Khadafi, selon le ministre français Roland Dumas, depuis des années, les USA demandaient à la France d’intervenir militairement contre lui. Mitterrand et Chirac refusèrent à la différence de Sarkozy. Les principaux chefs de l’opposition libyenne sont des islamistes formés à Londres ou Washington. En Syrie, selon l’auteur, les Frères musulmans jouent un grand rôle contre le régime. Or, les think tanks (clubs de pensée) américains, notamment Freedom House « préconisent depuis longtemps un encadrement des sociétés musulmanes par l’association des Frères musulmans présentés comme modérés ».

A Bahrein, par contre l’Occident laisse l’Arabie saoudite massacrer l’opposition chiite à l’émir sunnite. L’Occident tolère des dictateurs au Zimbabwe ou au Turkménistan et tolère le régime autoritaire de l’Arabie saoudite. On n’attaque que les dictateurs que l’Arabie Saoudite déteste ! « Renverser un dictateur par la force avec des chars d’assaut et le pendre au bout d’une corde peut se révéler contre-productif (…) L’Irak est ainsi devenu un boulet infernal, tout comme l’Afghanistan. Il y a eu plus de morts civils en Irak depuis 10 ans que Saddam n’en avait fait pendant ses trente années de pouvoir (…) Obama a seulement choisi de mettre la stratégie américaine en œuvre de façon plus subtile et acceptable que son prédécesseur. Au lieu de jeter les dictateurs dehors en envoyant ses forces, il les fait jeter aux orties par leur propre armée (Tunisie et Egypte) ».

La fable du « printemps arabe »

L’auteur ne croit pas du tout que les printemps arabes vont déboucher sur des démocraties. Selon lui, « dans la foire d’empoigne et les ingérences étrangères qui succèdent aux mouvements de foule, il faudra bien se rendre à l’évidence qu’un demi siècle d’oppressions diverses, d’enrôlement forcé dans la confrontation Est-Ouest, d’influence des Frères musulmans, stimulés par les wahhabites d’Arabie, n’a guère laissé de place à l’expression et au développement de forces politiques démocratiques, libérales et tolérantes. Celles-ci ont été laminées et il ne faudra pas moins de deux générations pour les reconstruire. Les extrémistes musulmans savent bien qu’ils ont tout intérêt à faire le profil bas en ce moment (…) Toute la stratégie des islamistes radicaux visait à isoler le monde musulman pour pouvoir s’en emparer sans que l’Occident intervienne ; Ils sont servis au-delà de leurs espérances. L’Occident n’intervient pas contre eux, mais contre leurs adversaires !

Le Janus islamique

Et l’auteur conclut : « Quand les Occidentaux auront fini de sortir de leur besace des personnels aussi peu crédibles et légitimes que ceux qu’ils ont mis en place en Irak et en Afghanistan (devenu premier producteur mondial de cocaïne et d’héroïne), (…) les islamistes radicaux pourront sortir du bois pour réclamer le pouvoir. Et comme ils sont malins, ils le demanderont par les urnes. Et ils l’obtiendront comme en Turquie, au Soudan, ou à Gaza. Ce jour-là, quel argument les Occidentaux donneurs de leçons de démocratie auront-ils à leur opposer ? » Pour l’auteur, les causes de la violence islamiste sont dans l’alliance des USA avec l’Arabie saoudite qui finance partout les salafistes, et dans « la croyance naïve de nos intellectuels que la violence djihadiste peut se dissoudre dans l’islamisme modéré des Frères musulmans alors que ce sont là les deux faces d’un même Janus qui joue partout la même tragédie dévastatrice. ». L’Occident étant aveugle, ses interventions ne feront que faciliter la victoire des « barbus » dans tout le monde musulman.

Yvan Blot

* Alain Chouet, entretiens avec Jean Guinel, Au cœur des services spéciaux / La menace islamique : fausses pistes et vrais dangers, éditions La Découverte, Collection Cahiers Libres, 2011, 320 pages.

Voir aussi :

La Libye, de la « libération » à la somalisation
– « Révolutions arabes » : les cocus de l’AN I
– Révolutions arabes ? Non révoltes ethniques et religieuses !
– Le lotus et le jasmin sont-ils déjà fanés ?

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Crédit photo : Sénat, via Flickr, licence CC.

« L’imprévu dans l’histoire : Treize meurtres exemplaires », de Dominique Venner

« L'imprévu dans l'histoire : Treize meurtres exemplaires », de Dominique Venner

Dans son nouveau livre, Dominique Venner revient sur l’un de ses thèmes forts : l’imprévu dans l’histoire, à l’occasion de la réédition enrichie d’un ouvrage paru en 1988 et consacré au meurtre politique. Ce livre offre des récits vifs et ouvrent de vastes horizons à la réflexion.

Car le meurtre politique est singulier. Celui qui va donner la mort sait qu’il va mourir parce qu’il ne peut réussir son « coup » qu’en sacrifiant ses chances de fuite. Et sa cible, celui qu’il veut tuer, sait aussi qu’il risque de mourir, parce que l’engagement politique expose inévitablement (et même dans les périodes calmes) à risquer sa réputation, sa liberté et sa vie. Pierre Stolypine, premier ministre du tsar, assassiné à Kiev en 1911, disait adieu aux siens à chaque fois qu’il sortait de sa maison et leur disait : « Je veux être enterré là où je serai tué ». Ce qui fut fait. Et en quittant son pays pour un voyage officiel en France qui lui fut fatal, en 1934, le roi Alexandre de Yougoslavie dit à la reine Marie : « Allons, ma chère, braver les attentats ne fait-il pas partie du métier de roi ? »

Le meurtre politique a inspiré les auteurs antiques, comme les philosophes de la fin du Moyen Age et de la Renaissance qui ont développé la théorie du tyrannicide. Cette théorie était encore invoquée en 1962 par le polytechnicien Bastien-Thiry, fusillé après avoir tenté d’assassiner le général De Gaulle.

« L’imprévu dans l’histoire : Treize meurtres exemplaires », de Dominique Venner Des auteurs contemporains se sont intéressés à l’étude du meurtre politique. Dans une vaste fresque parue en 1990 Franklin L. Ford s’interroge sur l’efficacité du procédé à travers 2500 ans d’histoire. Pour son préfacier, Pierre Chaunu : « L’histoire enseigne que le meurtre politique a presque toujours manqué son but. » Cette conclusion rejoint le principe d’hétérotélie analysé par Jules Monnerot dans Les lois du tragique et L’Intelligence du politique : le résultat d’une action politique est souvent en décalage par rapport à l’intention initiale.

Pas toujours, toutefois ! Dans Le Couteau et le Poison, paru en 1997, Georges Minois étudie l’assassinat politique en Europe de 1400 à 1800. Certes, tout ne marche pas toujours selon les souhaits des assassins. Le meurtre d’Henri III par le moine Jacques Clément débouche sur l’avènement d’un prince protestant et relaps, ce qui ne correspondait pas aux vœux de la Sainte Ligue. Ravaillac réussit mieux son coup ! Les effets de l’assassinat d’Henri IV sont plus importants : c‘est le report – au moins pour quelques années – de la guerre contre les Habsbourg. A contrario quelques années plus tôt l’assassinat d’Henri de Guise, en 1588, a peut-être sauvé la monarchie capétienne : « acte de justice du roi », le meurtre du Balafré rétablit l’ordre naturel de la monarchie.

Le propos de Dominique Venner est différent : il montre que treize meurtres du XXe siècle ont fait surgir l’inattendu dans l’histoire. Pas tous, d’ailleurs. L’assassinat de Kennedy – le premier sous l’œil des caméras – fut aussi spectaculaire qu’énigmatique mais il ne changea pas grand-chose au cours de l’histoire. Tel ne fut pas le cas de l’attentat contre l’archiduc François Ferdinand à Sarajevo : « Un coup de pistolet, neuf millions de morts ».

Il n’y avait pourtant pas de fatalité à cette montée aux extrêmes : plusieurs crises – dans les Balkans ou au Maroc – furent dénouées sans conflagration dans les années précédentes. Mais Dominique Venner pointe deux meurtres antérieurs qui ont joué – hasard malheureux – leur rôle dans le déclenchement de la Grande Guerre, deux meurtres qui ont éliminé deux hommes de haute vue qui auraient – peut-être – pu s’opposer aux bellicistes : Stolypine en Russie (assassiné en 1911) et Caillaux en France (sorti du jeu politique à la suite de l’assassinat, par Madame Caillaux, de Gaston Calmettes, le directeur du Figaro en mars 1914).

Certes, la Guerre de 1914 fut sans doute le produit de la fatale nécessité des alliances ; mais le hasard a joué son rôle dans la manière dont les hommes en place ont fait face à des circonstances exceptionnelles. En tout cas, le 28 juin 1914 nul ne pouvait imaginer l’ampleur incroyable des changements qui allaient suivre.

Voilà qui doit conduire – et c’est le message de Dominique Venner – à bien mesurer les limites du déterminisme historique. Les situations qui paraissent les mieux établies peuvent être bouleversées par un caprice du destin. Pour le pire, souvent, pour le meilleur parfois !

Jean-Yves Le Gallou

Voir aussi les articles sur Polémia :

– « Le choc de l’histoire » de Dominique Venner : un livre lumineux
– Entretien avec Dominique Venner, « Le Choc de l’Histoire. Religion, mémoire,identité » Propos recueillis par Laure d’Estrée
– « Le Siècle de 1914 / Utopies, guerres et révolutions en Europe au XXe siècle » de Dominique Venner

A lire :

– Dominique Venner, L’imprévu dans l’histoire, Treize meurtres exemplaires, Pierre Guillaume de Roux, 2012
– Crimes d’État et scandales politiques, la Nouvelle Revue d’Histoire, n°59, mars – avril 2012.
– Franklin L Ford, Le Meurtre politique, du tyrannicide au terrorisme, PUF, 1990
Georges Minois, Le couteau et le poison, L’assassinat politique en Europe (1400-1800), Fayard, 1997

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Soirée de lancement du livre “Apéro saucisson-pinard”, ce soir 15 mars à Paris

Soirée de lancement du livre "Apéro saucisson-pinard", ce soir 15 mars à Paris

Pierre Cassen,Christine Tasin et Fabrice Robert, responsables des trois mouvements qui ont défrayé la chronique en 2010-2011 avec leurs “apéros” laïcs à base de vin et de saucisson répondront à vos questions et dédicaceront le livre « Apéro saucisson pinard ».

Soirée de lancement du livre "Apéro saucisson-pinard", ce soir 15 mars à ParisVous pourrez rencontrer les trois auteurs, l’éditeur Slobodan Despot et André Bercoff, ce soir 15 mars à partir de 18 heures, au Café du Pont Neuf, 14, quai du Louvre, Paris (Métro Pont Neuf).

Pourquoi et comment des républicains, des féministes, des gens « de droite » ou « de gauche » ont ils décidé et sont-ils parvenus à s’unir, au-delà de leurs différences, pour faire face à un modèle religieux et social qui cherche à gagner toujours plus d’influence au sein de la vie française ?

Ce livre d’explication et de débat clarifie les positions des uns et des autres et soulève un grand nombre de questions relatives à la survie du modèle laïc français. Il va à la rencontre de préoccupations partagées par une large majorité de la population en France comme dans le reste de l’Europe.

Les “bonnes feuilles” de ce livre sont lisibles chez l’éditeur, Xenia. Pour commander le livre voir ici.

« La Démocratie directe, une chance pour la France » de Yvan Blot

« La Démocratie directe, une chance pour la France » de Yvan Blot

« La démocratie, c’est le gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple.» Abraham Lincoln

En réalité, cet ouvrage traite de la démocratie semi-directe, où le pouvoir est partagé entre le peuple et ses représentants. En France, le régime est dit représentatif : le peuple délègue sa souveraineté au Parlement, au gouvernement et à l’autorité judiciaire. Cette théorie fut fondée au XVIIIe siècle par Montesquieu, dans L’Esprit des lois. Yvan Blot met en lumière les différences qui s’observent entre démocratie semi-directe et démocratie représentative et révèle moult informations inédites sur la démocratie semi-directe, un sujet quasi ignoré en France.

L’oligarchie

« La Démocratie directe, une chance pour la France » de Yvan Blot L’auteur s’emploie d’abord à démonter la démocratie représentative. A l’aune de l’Histoire, Yvan Blot constate que les représentants du peuple ont tendance à s’émanciper de l’intérêt général pour ne servir que le leur. C’est l’oligarchie ou la gouvernance par un petit groupe d’hommes.

Dans les faits, l’exécutif détient l’essentiel du pouvoir en liaison avec de puissants lobbies et cela au détriment du législatif et même de l’autorité judiciaire. Le gouvernement est donc l’auteur principal des lois et la séparation des pouvoirs n’existe plus guère.

De plus, le système des partis, si prégnant dans notre système et tant décrié par le général De Gaulle, est un déni de démocratie. En effet, au sein des partis, les commissions d’investiture ne choisissent pas leur candidat en fonction de leur utilité mais bien en fonction de leur obéissance au groupe parlementaire. Pour être réinvesti, il faut être soumis.

Un citoyen interchangeable

La démocratie semi-directe est alors toujours exclue, sauf en Suisse et, avec de grandes restrictions, aux Etats-Unis, en Italie et en Allemagne. En France, le citoyen est cantonné au rang de spectateur de la vie politique. Il est en fait « une matière première de premier choix », prête à servir. Pour maintenir cet état de fait, les oligarques cherchent à rendre le citoyen interchangeable en le privant de son cadre national. C’est ce qu’explique Heidegger, philosophe bien connu de l’auteur, avec « la destruction de la terre » : l’immigration a été encouragée pour détruire ce qui restait de racines.

Si le citoyen a encore du pouvoir quelque part, c’est bien en Suisse. Yvan Blot illustre son propos en comparant les institutions démocratiques helvétiques avec les nôtres.

Notons d’abord que les élections en Suisse se font selon le scrutin proportionnel, et non, comme en France, selon le scrutin majoritaire où des pans entiers de l’électorat ne sont pas représentés.

Les Suisses disposent de quatre fois plus de droits politiques que les Français.

L’exemple suisse

Le citoyen suisse peut d’abord élire les 200 membres du Conseil national (Chambre des députés), mais aussi et surtout, les 46 membres du Conseil des Etats (Sénat). En France, seuls les grands électeurs peuvent élire les membres du Sénat.

Ensuite, le droit de voter des « objets fédéraux » (en moyenne 4 fois par an), permet au citoyen de poser des questions de politique fédérale nationale. Ce vote intervient après le dépôt d’une initiative populaire ou d’une demande de référendum. En 40 ans, les Suisses ont été consultés 215 fois contre 6 fois en 44 ans en France.

Par ailleurs, les réformes constitutionnelles doivent faire obligatoirement l’objet d’un référendum, ce qui n’est pas le cas en France.

Les Suisses disposent, en outre, du droit d’initiative populaire. Pour aboutir, cette initiative doit recueillir 100 000 signatures en 18 mois. En France le droit d’initiative populaire n’existe que depuis la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008 votée par le Parlement. Mais la procédure est bien trop exigeante. Le texte exige la signature de 3,5 millions de citoyens.

Enfin le peuple suisse dispose d’un droit de veto sur les lois, les arrêtés fédéraux et certains traités votés par le Parlement. Il suffit d’une pétition de 50 000 signatures en 100 jours.

Dans les pays qui appliquent la démocratie semi-directe, et Yvan Blot le démontre, les impôts sont plus bas, l’endettement est moindre, la confiance règne entre le peuple et ses institutions, les valeurs d’identité nationale sont mieux défendues.

Un tournant démocratique

En France, nos politiques considèrent que le citoyen n’est pas apte à comprendre l’enjeu des lois. Or l’intérêt des initiatives populaires et des référendums est d’introduire la connaissance « existentielle » des citoyens comme une information décentralisée, loin des oligarques.

Pour changer le cours des choses et renverser nos oligarchies, il est nécessaire d’observer un certain nombre de conditions objectives. Comme lors de la chute du régime soviétique, ces conditions sont l’effondrement de la démographie, de l’économie et des finances. La prise de conscience et la mobilisation des citoyens doit pouvoir anticiper le tournant démocratique.

Lors de son exil, Alexandre Soljenitsyne avait été déçu par la démocratie représentative occidentale. Mais le système suisse était l’exception. « Il rêvait que tout l’Occident se mette à l’école de la Suisse ».

Pierre Bergerault

[box class=”info”] Source : Correspondance Polémia. [/box]

« Sexe et dévoiement » : Guillaume Faye, un essayiste sans tabou

« Sexe et dévoiement » : Guillaume Faye, un essayiste sans tabou

27/02/2012 – 12h20
GUERLESQUIN (NOVOpress Breizh) – Dans le cadre des conférences organisées par l’association Ti-Breizh, samedi dernier Guillaume Faye est venu à Guerlesquin présenter « Sexe et dévoiement », l’ouvrage qu’il vient de publier aux éditions du Lore. Près de soixante personnes avaient fait le déplacement pour une rencontre avec l’auteur riche d’enseignements.

Recul du mariage et explosion du nombre de divorces, familles recomposées, influence prédominantes des lobbys gays et féministes, apparition de la théorie dite du « gender», apologie permanente du métissage, explosion de la pornographie sur internet, introduction de nouvelles traditions extra-européennes et tabous d’ordre religieux : devant un public attentif, l’auteur a abordé sans tabou et dans une démarche scientifique de sociologue tous les aspects de la sexualité et des conséquences sociales de ces pratiques telles que celles-ci se présentent dans l’Europe d’aujourd’hui.

A partir de ce constat réaliste et lucide sur un sujet fondamental Guillaume Faye recense ce qu’il appelle des « pathologies » qui, si rien ne change, pourraient entraîner la disparition pure et simple de la société européenne.

Abordant les causes de ce phénomène sans précédent dans notre histoire, il s’interroge : est-ce de manière collective et inconsciente que les Européens acceptent et organisent leur propre suicide ? Face à la submersion migratoire qui s’accélère en Europe, les Européens ont-ils les moyens d’inverser le cours des choses aujourd’hui ? Une politique nataliste et eugéniste peut-elle être mise en place par des gouvernements européens ? Quel est l’avenir des mouvements féministes vis-à-vis de l’influence grandissante de l’Islam en Europe ? Autant de questions auxquelles Guillaume Faye a répondu très librement, apportant à son auditoire des réponses étayées, lucides et nuancées, qui sont développées dans son essai.

Guillaume Faye avait accordé, en janvier dernier, un entretien exclusif à Novopress.

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Guillaume Faye, « Sexe et dévoiement » éditions du Lore, 376 pages, 26 €

Spartacus en livre et en DVD : l’identité, moteur de l’Histoire [vidéo]

Spartacus en livre et en DVD : l’identité, moteur de l’Histoire [vidéo]

Spartacus en livre et en DVD : l’identité, moteur de l’Histoire [vidéo] 18/02/2012 – 08h00
CAPOUE (NOVOpress) –
La saison 1 de la sulfureuse série américaine, « Spartacus, le sang des gladiateurs », est désormais disponible en coffret DVD. Ce premier volet retrace l’épopée de Spartacus. Elle débute à Capoue (actuelle ville d’Italie), où le légendaire guerrier Thrace (actuelle Bulgarie), est contraint à l’esclavage à la fin de la République romaine. Il deviendra ensuite le chef d’une grande révolte d’esclaves contre Rome.

Le Sang des Gladiateurs, ne va pas par quatre chemins. Au programme : sang, sueur et sexe. Les esprits chagrins regretteront ces effets numériques où l’hémoglobine coule à flots, où chaque épisode s’aventure aux frontières du porno. Les autres apprécieront le réalisme des orgies romaines et la force guerrière qui se dégage des combats dans l’esprit du film « 300 » de Zack Snyder en 2007.

Ce retour en force de la légende Spartacus s’invite aussi en librairie. Eric Teyssier, dans son livre « Spartacus, entre le mythe et l’histoire », s’attaque au thème marxiste de Spartacus, leader d’une armée homogène d’opprimés. Déjà, en 72 avant Jésus Christ, l’enjeu identitaire s’avère d’actualité. « Même en étant des esclaves révoltés, un Ibère, un Gaulois, un Thrace, un Grec ou un Syrien n’ont que peu de points communs », rappelle l’historien. Page 152, Eric Teyssier enfonce le clou : « ces groupes ethniques disparates ne se mélangent pas ». Car « même si ces hommes ont un ennemi commun, leurs identités demeurent », constate l’auteur, une page suivante. Quand la question identitaire se révèle comme le moteur de l’Histoire, hier comme aujourd’hui…

[Littérature] Jerôme Leroy fantasme à Bloc – Par Xavier Eman

Jerôme Leroy fantasme à Bloc – Par Xavier Eman

« L’extrême droite », on n’en veut pas chez soi, pas dans son entourage, et bien sûr surtout pas au pouvoir, mais par contre sur les étals des boutiquiers, là, on en veut bien, et pour tout dire, munie d’un code barres et d’une étiquette de prix, on l’adore même carrément !

Parce que voyez-vous, « l’extrême droite », ça fait vendre, du papier notamment, surtout avec « la vague Marine » qui passionne dans les chaumières. Alors, de la rageuse Caroline Fourest à la non moins hargneuse Laurence Parisot, tout le monde y va de son petit opuscule, de ses quelques feuillets vite torchés mais qui vont immanquablement « buzzer » puisque tout ce qui touche de près ou de loin à la « bête immonde » fait frétiller les puceaux et mouiller les pisseuses.

Jérôme Leroy, le communiste qui pige à Valeurs Actuelles, ce qui est un peu le comble de la « rebellitude » sans risque, ne déroge pas à la règle, certes avec un peu plus de talent (mais ce serait presque pour le coup une circonstance aggravante), et nous offre donc son petit « roman noir » de « politique-fiction » autour du FN rebaptisé « Le Bloc ».

Difficile, en lisant ce livre, de ne pas être très rapidement accablé par l’invraisemblable accumulation de poncifs, de caricatures et de fantasmes sur la vilaine « extrême droite ». Tout y est, vraiment tout : les barbouzes patibulaires, les maniaques sexuels, les pédés refoulés ou pas, les tortionnaires, les caches d’armes, les toxicos, les docteurs maboules et sadiques, les skins qui dépècent des beurettes (si ! si !)… Il ne manque plus que Frankensetin et Adolf cryogénisé pour que le tableau soit complet !

Enfin au moins c’est clair : à l’extrême droite, on ne trouve pas une seule personne saine d’esprit, équilibrée et motivée par des convictions politiques sincères et cohérentes, il n’y a que des névrosés et des pervers, des tordus et des frustrés dont les raisons de l’engagement peuvent aller, au mieux, de la misère affective et sociale à, au pire, la passion criminelle et sadique. Amis de la nuance et de la subtilité, passez votre chemin !

Quand on pense que certains folliculaires ont reproché à Leroy d’avoir dépeints des fascistes « sympathiques », cela donne une idée du niveau auquel est tombée la critique… On se demande en effet qui est le plus sympathique de tous ces joyeux drilles, celui qui a « tué son premier arabe à 16 ans » (sic) en lui enfonçant les yeux dans les orbites avec les pouces ou celui qui se tape de la coke en reniflant les petites culottes de sa femme ? Personnellement, mon cœur balance…

Aspect peut-être le plus tragi-comique du bouquin, la vision para-militaire, surarmée et ultra-entraînée des services d’ordre et de sécurité du Bloc-FN… Quand on connaît un peu ce milieu de l’intérieur, il y a vraiment de quoi se taper le cul par terre… surtout en repensant aux braves retraités ventripotents et aux quelques crânes rasés imbibés du DPS que Leroy nous transforme en concurrents des commandos parachutistes du 11e Rep…

Bref, au final, ce livre plaira à deux catégories de lecteurs : les fafs mythomanes et les antifascistes compulsifs. Pour tous les autres, mieux vaut, et de loin, relire le « Fasciste » de Marignac…

Xavier Eman

[box class=”info”] Texte tiré du numéro 7 de la revue Livr’arbitres , 36 bis rue Balard, 75015 Paris. Publié avec son aimable autorisation. Pour voir le sommaire de ce numéro, cliquer ici. [/box]

Le vendredi 24 février, vous êtes pris ! 2e Apéro – Vente – Dédicaces de « Livr’arbitres » !

Le vendredi 24 février, vous êtes pris ! 2e Apéro – Vente – Dédicaces de « Livr’arbitres » !

A l’occasion de la sortie de son nouveau numéro centré sur le souvenir de Jean Dutourd, “Livr’arbitres”, la revue littéraire non-conforme, organise sa deuxième soirée au “15 vins”, 1 rue Dante (Paris 5e) le vendredi 24 février à partir de 20 heures.

Au programme : Apéro, ventes, dédicaces avec notamment Olivier Maulin, Thierry Marignac, Alain Paucard, Patrick Weber, Olivier Griette, Lajos Marton, Alain Sanders… et toute l’équipe de la revue.

Un rendez-vous à ne pas manquer !