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Anders Breivik est le fruit du multiculturalisme selon Richard Millet

Anders Breivik est le fruit du multiculturalisme selon Richard Millet

01/09/2012 – 08h00
PARIS (NOVOpress) –  L’auteur et éditeur modèle chez Gallimard, Richard Millet, vient de publier aux éditions Pierre-Guillaume de Roux, un texte de 18 pages où l’écrivain voit en Anders Breivik responsable de l’assassinat de 77 personnes à Oslo et Utoya (Norvège), en juillet 2011, « un enfant de la ruine familiale autant que de la fracture idéologico-raciale que l’immigration extra-européenne a introduite en Europe ».

Dans cette Eloge littéraire d’Anders Breivik, Richard Millet estime que « Breivik est sans doute ce que méritait la Norvège », soulignant tout de même qu’il est « un monstre », malgré la « beauté fascinante du Mal » dans cette tuerie. L’écrivain se défend d’être raciste. C’est l’idée d’un « immense village global » qu’il regrette, a-t-il déclaré mardi sur iTélé.

Auteur d’une cinquantaine de livres, membre du comité de lecture de Gallimard, Richard Millet, 59 ans, a été l’éditeur de Jonathan Littell, Goncourt 2006, et d’Alexis Jenni, Goncourt 2011. Le PDG des éditions Gallimard, Antoine Gallimard, « choqué » par le pamphlet, « réitère toutefois la confiance que son activité d’éditeur m’inspire ».

Crédit photo : ssoosay/Flickr (cc)

15 juin : Soirée dédicaces de la revue « Livr'arbitres », à Paris

15 juin : Soirée dédicaces de la revue « Livr’arbitres », à Paris

10/06/12 – 14h00
PARIS (NOVOpress) 
– La revue littéraire non conforme Livr’Arbitres organise une soirée « apéritif/dédicaces » avec de nombreux auteurs au restaurant « Ratatouille » (168, rue Montmartre 75002 Paris, Métro Grands boulevards, 1er étage) le vendredi 15 juin à partir de 20 heures.

De nombreux auteurs tels que Alain de Benoist, Alain Paucard, Patrick Gofman, Thierry Marignac, Miège, Laurent Schang, François Bousquet, Christopher Gérard… seront présents pour dédicacer leurs œuvres et échanger avec le public.

Cette soirée sera également l’occasion de présenter le nouveau numéro de la revue largement consacré à l’auteur bourguignon identitaire Henri Vincenot.

Poème patriotique : Victor de Laprade (1812-1884)

Poème patriotique : Victor de Laprade (1812-1884)

Né à Montbrison le 13 janvier 1812, Victor de Laprade, fils d’un médecin lyonnais, fit ses humanités au collège de Lyon, suivit un cours de droit, fut inscrit au barreau, mais quitta tout pour se consacrer aux lettres. En 1839, il publia son premier poème : les « Parfums de Madeleine », puis successivement « Psyché » (1841) ; « Odes et Poèmes » (1844).

En 1847, il fut appelé à la chaire de littérature française de la Faculté des Lettres, à Lyon, où il demeura jusqu’en 1863 ; une satire, les « Muses d’Etat » lui valut l’honneur d’une destitution signée de l’empereur ! Le 8 février 1871, le poète fut envoyé à l’Assemblée nationale pour représenter la ville de Lyon ; il démissionna bientôt en 1873, pour raison de santé. Victor de Laprade mourut le 13 décembre 1884, dans son domicile, à Lyon, 10, rue de Castries ; il était âgé de près de 72 ans. Il fut membre de l’Académie française.

 

L’Invasion

Que le moindre clocher sonne le glas d’alarmes,
Que chacun sous son toit se dresse avec ses armes,
Que tout hameau lointain vierge de l’étranger,
Coure au-devant du flot qui veut nous submerger

Que tout homme jaloux d’une sœur, d’une femme,
Ayant à lui son champ et sa fierté dans l’âme ;

Que tout chef d’une race et tout enfant pieux,
Qui sait sous quel gazon reposent ses aïeux,
Jurant de recouvrer cette place usurpée,
Frappe un coup de sa faux s’il manque d’une épée.

Et, certes, nous verrons ces torrents d’ennemis,
Des villes et des bourgs promptement revomis,
Et nous redeviendrons, d’insultés que nous sommes,
Libres, maîtres chez nous, comme il sied à des hommes.

Aimez la France

Si vous voulez dans votre cœur,
Quand mes os seront sous la terre,
Sauver ce que j’eus de meilleur,
Gardez mon âme tout entière.
Aimez, sans vous lasser jamais,
Sans perdre un seul jour d’espérance,
Aimez-la comme je l’aimais,
Aimez la France.

Servez-la dans l’obscurité.
Avec la même idolâtrie ;
Arrière toute vanité,
Et gloire à toi, sainte patrie !
Votre honneur, amis, c’est le sien
Humbles soldats de sa querelle,
Souffrez sans lui demander rien
Souffrez pour elle !

Vous tenez d’elle et des aïeux,
De ce gand passé qu’on envie,
Vos mœurs, votre esprit et vos dieux,
Vous lui devez plus que la vie.
Ne marchandez pas votre sang,
Afin de la rendre immortelle…
Au premier rang, au dernier rang,
Mourez pour elle.

 

Ce monument érigé à l’entrée principale du Parc de la Tête d’Or à Lyon, a été inauguré le 30 octobre 1887, à la mémoire des “Moblots” * et des légions du Rhône, défenseur de la Patrie pendant la guerre de 1870-1871.

A cette inauguration, participèrent les délégués de la municipalité de Belfort, entourés d’un groupe de défenseurs de cette ville, porteurs du drapeau de Belfort pendant le siège. Ils offrirent un drapeau à la société fraternelle des anciens mobiles du Rhône.

* Moblot : abréviation familière de Garde Mobile, en 1870-1871

Publication de Novopress Lyon.
Sortie du « Dernier contrat » d’Olivier Maulin

[Littérature] Sortie du « Dernier contrat » d’Olivier Maulin

16/02/12 – 10h00
PARIS (NOVOpress)
– Olivier Maulin, écrivain iconoclaste et romancier populaire très peu « politiquement correct » nous livre un polar de haute volée avec « Le dernier contrat » aux éditions la Branche.

Dans un futur étrangement proche, un prêtre révolutionnaire et un tueur à gage en pré-retraite jouent ensemble aux redresseurs de torts nationaux. Laminée par une crise économique et politique sans précédent, la France est plongée dans le chaos. Frère-la-Colère, un moine charismatique et exalté, émerge de la confusion, fédérant bientôt les rebelles de tout le pays pour renverser le pouvoir en place et hâter l’effondrement général. Prêt à tout, Frère-la-Colère engage un tueur à gages, un pro sur le retour, dépressif et alcoolique. Son contrat : assassiner le président de la République le samedi 14 juillet, pendant le défilé. L’avenir de la Rébellion ne dépend plus désormais que d’un seul homme…

Olivier Maulin est né en 1969. Avec son premier roman, « En attendant le roi du monde », il s’est imposé d’emblée comme un auteur à suivre de près, en remportant notamment le prix Ouest-France/Étonnants Voyageurs en 2006. Il a depuis publié quatre romans, dont Les Lumières du ciel qui vient de paraître aux Éditions Balland (finaliste Prix de Flore 2011).

« Le dernier contrat », Ed. La Branche, Collection “Vendredi 13”. 192 p. Version papier et numérique.

Jerôme Leroy fantasme à Bloc – Par Xavier Eman

[Littérature] Jerôme Leroy fantasme à Bloc – Par Xavier Eman

« L’extrême droite », on n’en veut pas chez soi, pas dans son entourage, et bien sûr surtout pas au pouvoir, mais par contre sur les étals des boutiquiers, là, on en veut bien, et pour tout dire, munie d’un code barres et d’une étiquette de prix, on l’adore même carrément !

Parce que voyez-vous, « l’extrême droite », ça fait vendre, du papier notamment, surtout avec « la vague Marine » qui passionne dans les chaumières. Alors, de la rageuse Caroline Fourest à la non moins hargneuse Laurence Parisot, tout le monde y va de son petit opuscule, de ses quelques feuillets vite torchés mais qui vont immanquablement « buzzer » puisque tout ce qui touche de près ou de loin à la « bête immonde » fait frétiller les puceaux et mouiller les pisseuses.

Jérôme Leroy, le communiste qui pige à Valeurs Actuelles, ce qui est un peu le comble de la « rebellitude » sans risque, ne déroge pas à la règle, certes avec un peu plus de talent (mais ce serait presque pour le coup une circonstance aggravante), et nous offre donc son petit « roman noir » de « politique-fiction » autour du FN rebaptisé « Le Bloc ».

Difficile, en lisant ce livre, de ne pas être très rapidement accablé par l’invraisemblable accumulation de poncifs, de caricatures et de fantasmes sur la vilaine « extrême droite ». Tout y est, vraiment tout : les barbouzes patibulaires, les maniaques sexuels, les pédés refoulés ou pas, les tortionnaires, les caches d’armes, les toxicos, les docteurs maboules et sadiques, les skins qui dépècent des beurettes (si ! si !)… Il ne manque plus que Frankensetin et Adolf cryogénisé pour que le tableau soit complet !

Enfin au moins c’est clair : à l’extrême droite, on ne trouve pas une seule personne saine d’esprit, équilibrée et motivée par des convictions politiques sincères et cohérentes, il n’y a que des névrosés et des pervers, des tordus et des frustrés dont les raisons de l’engagement peuvent aller, au mieux, de la misère affective et sociale à, au pire, la passion criminelle et sadique. Amis de la nuance et de la subtilité, passez votre chemin !

Quand on pense que certains folliculaires ont reproché à Leroy d’avoir dépeints des fascistes « sympathiques », cela donne une idée du niveau auquel est tombée la critique… On se demande en effet qui est le plus sympathique de tous ces joyeux drilles, celui qui a « tué son premier arabe à 16 ans » (sic) en lui enfonçant les yeux dans les orbites avec les pouces ou celui qui se tape de la coke en reniflant les petites culottes de sa femme ? Personnellement, mon cœur balance…

Aspect peut-être le plus tragi-comique du bouquin, la vision para-militaire, surarmée et ultra-entraînée des services d’ordre et de sécurité du Bloc-FN… Quand on connaît un peu ce milieu de l’intérieur, il y a vraiment de quoi se taper le cul par terre… surtout en repensant aux braves retraités ventripotents et aux quelques crânes rasés imbibés du DPS que Leroy nous transforme en concurrents des commandos parachutistes du 11e Rep…

Bref, au final, ce livre plaira à deux catégories de lecteurs : les fafs mythomanes et les antifascistes compulsifs. Pour tous les autres, mieux vaut, et de loin, relire le « Fasciste » de Marignac…

Xavier Eman

[box class=”info”] Texte tiré du numéro 7 de la revue Livr’arbitres , 36 bis rue Balard, 75015 Paris. Publié avec son aimable autorisation. Pour voir le sommaire de ce numéro, cliquer ici. [/box]

Le vendredi 24 février, vous êtes pris ! 2e Apéro – Vente – Dédicaces de « Livr’arbitres » !

Le vendredi 24 février, vous êtes pris ! 2e Apéro – Vente – Dédicaces de « Livr’arbitres » !

A l’occasion de la sortie de son nouveau numéro centré sur le souvenir de Jean Dutourd, “Livr’arbitres”, la revue littéraire non-conforme, organise sa deuxième soirée au “15 vins”, 1 rue Dante (Paris 5e) le vendredi 24 février à partir de 20 heures.

Au programme : Apéro, ventes, dédicaces avec notamment Olivier Maulin, Thierry Marignac, Alain Paucard, Patrick Weber, Olivier Griette, Lajos Marton, Alain Sanders… et toute l’équipe de la revue.

Un rendez-vous à ne pas manquer !

Sortie du nouveau numéro de « Livr'arbitres »

Sortie du nouveau numéro de « Livr’arbitres »

Le numéro 7 de la nouvelle série de la revue littéraire non-conforme “Livr’arbitres” vient de sortir.

Son dossier principal s’intitule « Anarcho-monarcho-gaulliste, vous avez dit Dutourd ? » et bénéficie de nombreuses contributions : Alain Paucard, Bernard Leconte, Daniel Aranjo, John Azarias, Philippe Dumas, Patrick Gofman, Claude Kayat, Boris Moissar, Fabrice Moracchini, Guillemette Moren-Verret, Michel Mourlet, René Swennen, François Taillandier, Sébastien Wagner.

Le reste du numéro est, comme toujours, consacré à des recensions de nouveautés ou de rééditions, des articles d’humeur et des nouvelles inédites…

« Livr’arbitres », 6 euros le numéro (ou 7 euros franco de port)
36 bis, rue Balard 75015 Paris

[box class=warning]Téléchargez le sommaire : cliquez ici
Toutes informations et abonnements : www.livr-arbitres.com[/box]

Dédicaces et bon vins pour la sortie du nouveau numéro de "Livr'arbitres"

Dédicaces et bons vins pour la sortie du nouveau numéro de “Livr’arbitres”

06/10/2011 – 17h30
PARIS (NOVOpress) –
A l’occasion de la sortie de son nouveau numéro dont le dossier central est consacré à Antoine Blondin, la revue non-conforme « Livr’arbitres » organise une soirée littéraire et amicale au bar le « 15 vins », 1, rue Dante, Paris 5ème.

De nombreux auteurs seront présents pour dédicacer, leurs oeuvres, notamment Francis Bergeron, François Bousquet, Patrick Gofman, Innocent, Miège, Michel Mourlet, Emmanuel Ratier…

Joseph Macé-Scaron plagie Jünger : n’est pas un grand écrivain qui veut…

Joseph Macé-Scaron plagie Jünger : n’est pas un grand écrivain qui veut…

26/08/2011 – 11h45
PARIS (NOVOpress) —
 L’icône de la bienpensance boboïsante Joseph Macé-Scaron qui occupe divers fauteuils dans les médias (directeur adjoint de la rédaction de Marianne, directeur du Magazine Littéraire, chroniqueur habitué des studios de télévision et radios) est à nouveau accusé de forfaiture intellectuelle si l’on en croit l’Express. Récemment mis à l’index pour avoir « plagié plusieurs extraits d’un ouvrage de Bill Bryson » pour le compte de son roman Ticket d’entrée, Joseph Macé-Scaron s’est péniblement retranché derrière la peu convaincante excuse de l’intertextualité. Mais pour l’hebdomadaire, le journaliste serait coutumier du fait.

La seconde victime n’est autre que l’écrivain de génie, Ernst Jünger, dont Joseph Macé-Scaron se serait généreusement inspiré en puisant dans le Premier Journal Parisien de l’écrivain allemand, pour la rédaction de son premier roman Trébizonde avant l’oubli datant de 1990. L’hebdomadaire indique que « le chapitre 28 est clairement démarqué du Premier Journal Parisien, 1941-1943 d’Ernst Jünger. A la date du 29 mai 1941, l’écrivain allemand y décrit une exécution capitale à laquelle il assiste dans un petit bois de Robinson, près de Paris. Dans Trébizonde avant l’oubli, qui se déroule au XVe siècle, Macé-Scaron relate également une exécution capitale ». Joseph Macé-Scaron a effectué des changements mineurs tout en exploitant la technique du « copier/coller » dont il a pourtant réfuté l’utilisation.

L'écrivain Michel Mohrt est décédé

L’écrivain Michel Mohrt est décédé

19/08/2011 – 15h55
LOCQUIREC (NOVOpress Breizh) –
« Dans quel monde va-t-on vivre demain ? Je viens de fêter mes 90 ans et je n’ai qu’une envie c’est de m’en aller lorsque je vois où nous en sommes arrivés ! » Le romancier et académicien Michel Mohrt, décédé mercredi à Paris, à l’âge de 97 ans, aura finalement été exaucé.

Né à Morlaix en 1914 dans une famille bretonne où la tradition avait un sens, Michel Mohrt fera son entrée dans le monde de la littérature dès l’âge de 14 ans en illustrant de bois gravés Gorsedd Digor, une pièce satirique de l’écrivain breton Jakez Riou. Après des études de droit à Rennes, il ouvrira  en 1937 un cabinet d’avocat à Morlaix. Trois ans plus tard la guerre le trouvera à la tête d’une section d’éclaireurs-skieurs à la frontière des Alpes, où sa brillante conduite – il repoussera une attaque italienne – lui vaudra d’être décoré de la croix de guerre.

Après un séjour à Vichy durant une partie de l’Occupation – il était proche de l’Action Française –, il s’installera aux États-Unis en 1947, enseignant la littérature française à Yale et autres universités prestigieuses. En pleine vogue de l’existentialisme, ses étudiants découvriront ainsi Montherlant, Drieu, Morand, Chardonne, Brasillach ou Jouhandeau, écrivains proscrits – pour des raisons politiques – dans les universités françaises. Devenu un grand spécialiste de la littérature anglo-saxonne, il sera à partir de 1952 responsable des traductions aux éditions Gallimard. Essayiste, critique littéraire et historien de la littérature, il traduira notamment William Styron et publiera Le nouveau roman américain (1955) et L’air du large (1970).

Élu à l’Académie Française en 1985, Jean d’Ormesson le recevra en ces termes « Vous êtes breton, catholique et sauvage. J’aurais voulu vous saluer dans votre langue natale qui fut celle d’un Renan, d’un Charles Le Goffic ou d’un Jean Guéhenno : “Aotrou, ni a zo laouen oc’h heti d’eoc’h digemer vad e breuriezveur ar galleg” (Monsieur, nous sommes heureux de vous souhaiter la bienvenue à l’Académie française). »

L’auteur d’Au Plaisir de Dieu avait vu juste. Incontestablement l’œuvre de Michel Mohrt est marquée par son enfance bretonne : « J’ai passé toute mon enfance au bord de la mer, soumis à ses caprices, à l’horaire des marées, au régime des vents. Très tôt, je me suis émerveillé que la langue bretonne n’ait qu’un seul mot : “glas”, pour désigner le bleu et le vert, couleurs de la mer… » (La maison du père 1979). Très attaché à son pays natal, il séjournera très souvent dans sa maison de Locquirec, dans la baie de Lannion.

Du Répit (Albin Michel 1945) jusqu’à Jessica ou l’amour affranchi (Gallimard 2002), en passant par La prison maritime (Gallimard 1961) pour lequel il reçut le Grand Prix du roman de l’Académie française en 1962 – « un livre étonnant, avec un côté adolescent, bourré de force, de camaraderie et d’aventure » (Erik Orsena in Le Télégramme) – Michel Mohrt aura créé une superbe œuvre romanesque. Sous sa plume, à la fois élégante et classique, des aventures de guerriers et de marins, pleines de sel et d’embruns, prennent vie pour le plus grand bonheur de ses lecteurs.

Conscient des problèmes de l’époque, lui qui confiait, dans un entretien accordé en 2004 à la revue Réfléchir & Agir « ne penser que du mal du monde moderne »,  n’hésitait pas à déclarer à propos de la question de l’immigration : « Malheureusement j’ai bien peur qu’il ne soit trop tard. On s’est battu à Poitiers et l’Espagne a retrouvé sa terre après la Reconquista. Mais là, nous vivons une autre conquête de manière pacifique.» Lucide et désabusé.

 

Succès de la vente consacrée à Louis-Ferdinand Céline à l’hôtel Drouot (Paris)

18/06/2011 – 12h15
Paris (NOVOpress) –
Vilipendé par la bien-pensance officielle, lâchement abandonné par un servile et pusillanime intérimaire de la culture lors des célébrations nationales de 2011, la revanche de LF Céline contre l’obscurantisme et les pleutres est à chaque fois plus éclatante. En plus de compter parmi les plus talentueux ciseleurs de la langue française et auteurs les plus lus et traduits au monde, son œuvre continue d’attirer les foules. Un succès malgré la campagne de diabolisation aux fins politiques inavouées dont il est toujours victime cinquante ans après sa mort…. Et ce n’est pas la vente à l’hôtel Drouot consacrée à l’auteur du Voyage au bout de la nuit qui pourra le démentir. La célèbre maison de ventes aux enchères fêtait à sa façon le cinquantenaire de sa mort où s’est pressée une foule nombreuse de potentiels acquéreurs. Car Céline a un prix : celui du talent et du parler vrai, du phrasé sans concession sur les affres des sociétés humaines. Comme le rapporte l’Express, « à l’ouverture de la salle 2 de l’Hôtel Drouot, ce 17 juin, peu avant 14 heures, on se serait cru dans l’une de ces scènes des romans de Céline, où une foule en délire joue des coudes avant de lyncher un innocent. »

De nombreuses personnalités convoitant certains lots se sont pressées à cette grand messe honorant le dieu Céline et son œuvre parmi lesquelles « le comédien Jean-Paul Rouve, le biographe et avocat de la veuve de l’écrivain, Me François Gibault ou le jeune célinien David Alliot. » Coté enchères, les prix se sont envolés notamment des pamphlets comme cette édition originale de Bagatelles pour un massacre sur alfa, avec dédicace, partie à 10 000 euros (quatre fois le prix estimé…) et une édition-pirate des Beaux Draps, datant de 1981, arrachée à 1 300 euros. Une édition originale de Mort à Crédit sur papier Japon impérial truffée d’une page manuscrite obtenue à 50 000 euros tandis qu’une édition de luxe de Casse-Pipe illustrée par Tardi atteignait 3 500 euros.

Autres curiosités lors de cette vente, un aficionado de l’écrivain quittait Drouot avec en poche le titre de pension définitive d’invalidité à 70% de l’ancien combattant Louis Destouches “blessé par balle le 27 octobre 1914”. Même le catalogue de la vente était hier totalement épuisé, témoignage d’un écrivain adulé, bel et bien vivant dans les mémoires, un immortel dont on se souviendra contrairement à ses bien pâles détracteurs.