Le très discret projet de loi sur la lutte contre le terrorisme en discussion

12/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Contrairement au projet de loi sur la déchéance de nationalité qui a focalisé, avec la démission de Christiane Taubira, l’attention des médias et de l’opinion publique, celui sur la lutte contre le terrorisme est passé sous silence. Sauf que là, il ne s’agit pas de faire doublon par rapport à des lois déjà existantes… Défendu par Valls, Cazeneuve, Sapin et Urvoas — le nouveau garde des Sceaux du régime –, le projet de loi comporte un vaste arsenal de mesures liberticides, comme la facilitation des fouilles, la traçabilité des cartes bancaires prépayées, ou encore le recours à de nouvelles techniques d’interception des communications électroniques… Noël Mamère, pourtant député antisystème en peau de lapin, y voit, je cite : « Un premier pas vers une société orwellienne ».


Révision constitutionnelle, un tournant sécuritaire ou autoritaire ?

11/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Le projet de loi constitutionnelle de protection de la Nation a été adopté mercredi après-midi par les députés. 317 voix pour et 199 voix contre.
Cette révision constitutionnelle fait suite au discours de François Hollande devant le congrès. Le texte adopté modifie essentiellement la déchéance de nationalité et les conditions de l’état d’urgence. La réforme est jugée sur le fond comme une opération d’enfumage, ou une manipulation de Manuel Valls par certains députés de droite comme de gauche. Mais sur la forme, elle l’est encore plus.

Quelles sont les modifications apportées à la Constitution dans le texte adopté par les députés ?
Quelques semaines après le discours du président de la République au congrès, les promesses se sont envolées.
Concernant l’état d’urgence, la procédure reste presque la même qu’auparavant. Ce qui change, ce sont les critères permettant de décréter l’état d’urgence. Il pourra être décrété « Soit en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, soit en cas d’événements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique ». La calamité publique étant un concept très vague… Par ailleurs, le président de la République ne pourra plus dissoudre l’Assemblée nationale lorsque l’état d’urgence sera activé. Cette disposition a été adoptée contre l’avis du gouvernement… Les députés ont ainsi protégé leur place, au détriment de la démocratie. Enfin, la prolongation de l’état d’urgence ne pourra plus être votée pour une durée supérieure à quatre mois (renouvelables).

Autre modification, la déchéance de nationalité qui était pourtant déjà prévue dans la loi. Robert Badinter, peu connu pour ses positions réactionnaires, relevait ainsi que la loi n’avait pas besoin d’être modifiée. La déchéance de nationalité sera désormais plus difficile à mettre en œuvre et concernera à la fois les crimes et les délits. Cela devrait théoriquement permettre aux personnes condamnées pour association à une entreprise terroriste d’être déchues.

Quel sera l’avenir de ce texte ?
Le projet de loi constitutionnelle devra en effet passer l’épreuve du Sénat majoritairement à droite. Celui-ci s’oppose au projet tel quel. Le texte du projet de loi constitutionnelle pourrait être modifié et vidé de sa substance. Gérard Larcher président du Sénat et Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains souhaitent réécrire le texte pour revenir « Aux engagements du président de la République à Versailles ». Mais cela est peu probable, car sur les 196 députés du parti les Républicains, 111 ont finalement voté pour, 74 contre et 11 se sont abstenus ou n’ont pas participé au vote concernant l’adoption de la révision constitutionnelle. À gauche également, les voix sont très divisées. Taubira par exemple souhaite l’échec de la révision…

Interview de Karim Ouchikh : « Pour nos libertés publiques »

10/02/2016 – FRANCE (Présent 8543)
Président du SIEL (Souveraineté, Identité Et Libertés), Karim Ouchikh appelle à manifester jeudi soir place du Trocadéro pour soutenir le général Piquemal et défendre nos libertés publiques.

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Présent : Comment analysez-vous l’interpellation et la garde à vue du général Piquemal ?
Karim Ouchikh : Les mesures de répression dont le général Piquemal a fait l’objet paraissent totalement disproportionnées. Certes, il a bravé un arrêté d’interdiction de manifester adressé par la préfecture à PEGIDA, qui était la puissance invitante. Mais l’action qu’il a eue sur le terrain (prise de parole limitée sans prendre la tête de la manifestation : il était un acteur parmi d’autres) ne justifie pas à mes yeux qu’il soit d’abord interpellé, ensuite déféré en comparution immédiate. Ces deux mesures ne sont pas en rapport avec le droit de manifester qui appartient aux libertés publiques. Celles-ci doivent absolument être préservées, or nous voyons avec cette « affaire Piquemal » que le pouvoir socialiste cherche à priver les patriotes de leur liberté d’expression.

Présent : Avez-vous eu connaissance des conditions dans lesquelles s’est déroulée la garde à vue du général ?
Karim Ouchikh : Il semblerait que les conditions d’interpellation et de garde à vue aient été éprouvantes, et par leur brutalité, et eu égard à l’âge de la personne concernée qui souffre de certaines pathologies. Avant de mettre le général Piquemal en garde à vue, il aurait fallu y regarder à deux fois. Son hospitalisation lundi matin a été l’une des causes de renvoi de son procès, l’autre étant l’impréparation de sa défense. Son avocat considérait qu’il ne pouvait assurer sereinement sa défense, n’ayant pas eu accès totalement au dossier. Au vu de ces motifs – là, la justice a fonctionné de façon normale – l’audience a été reportée au 12 mai prochain.

Présent : Que pensez-vous des propos du général Piquemal lundi soir sur RTL, où il a dit que PEGIDA est un mouvement « extrêmement intolérant » avec lequel il n’avait aucun lien ?
Karim Ouchikh : Il n’y a pas de revirement de sa part. Il affirme d’une part qu’il ne fait pas partie du mouvement PEGIDA, ce qui est une donnée objective. D’autre part il porte un regard sur PEGIDA, qui est le sien et que je ne partage pas : à mes yeux PEGIDA n’est pas un mouvement néonazi, mais un mouvement contestataire qui œuvre contre le chaos migratoire. PEGIDA ne mérite pas des mots aussi excessifs. Je retiens surtout que le général Piquemal, et cela était manifeste dans l’interview qu’il a donnée à TV Libertés à la sortie du commissariat, a été particulièrement indigné de la répression dont il a été victime. Évoquant le système, il a parlé de dictature. On est en présence d’un homme qui s’est déplacé pour manifester contre la présence migratoire massive à Calais et qui a fait l’objet d’une répression totalement disproportionnée et qui, au sortir du commissariat, affirme très clairement son indignation face à l’ampleur de cette répression. Qu’il dise ensuite qu’il ne partage pas les idées du mouvement PEGIDA et qu’il s’est trouvé par hasard au sein d’une manifestation conduite par PEGIDA, c’est un propos qui lui appartient – je le respecte. Cela n’efface pas la réalité du débat et le bien-fondé de ses déclarations : le général Piquemal s’indigne de la manière dont la répression s’est exercée.

Présent : Vous appelez justement, avec le SIEL, à manifester jeudi soir au Trocadéro pour soutenir le général Piquemal et, surtout, défendre les libertés publiques.
Karim Ouchikh : L’affaire Piquemal, je le répète, c’est d’abord la menace grandissante qui pèse sur nos libertés publiques. Elle révèle la mise en place progressive d’un État policier entre les mains du gouvernement socialiste qui vise ni plus ni moins à faire taire les patriotes en tout temps et partout sur le territoire français. Les patriotes sont les seuls qui ont le courage de tenir tête au gouvernement et de contester la politique migratoire qu’il applique sous l’influence de l’Union européenne et de Merkel. Le dispositif mis en place sous couvert d’état d’urgence n’est pas autre chose qu’une police d’État chargée de réprimer la liberté d’expression, enchaîner la liberté de pensée et interdire le droit de manifester. Le SIEL appelle donc à manifester jeudi soir contre la mise en place de cette dictature socialiste.

Présent : Vous prendrez la parole, ainsi que François Billot de Lochner et Frédéric Pichon. Le général Piquemal sera-t-il présent ?
Karim Ouchikh : Il est invité à prendre la parole et nous serions heureux qu’il soit là. Mais je comprends tout à fait qu’il se repose après des événements qui l’ont passablement secoué.

Présent : Avez-vous d’ores et déjà l’autorisation pour tenir ce rassemblement ?
Karim Ouchikh : Nous avons décidé ce rassemblement lundi après-midi, les demandes d’autorisation ont été déposées. Les prestataires (matériel, service d’ordre…) ont été contactés. Nous attendons la réponse pour mercredi ou jeudi. Compte tenu de l’état d’urgence, la préfecture peut nous opposer un refus. S’il y a refus de se rassembler, je le dis par avance, il sera parfaitement condamnable. À Paris ou ailleurs, les préfectures laissent s’organiser des manifestations. Dès lors que le SIEL garantit une sécurité absolue avec son expérience et un service d’ordre à la fois militant et professionnel, je ne vois pas pourquoi la préfecture nous interdirait ce rassemblement – alors qu’un accord implicite et une complicité objective sont de mise quand il s’agit de manifestations organisées par la gauche. Je ne comprendrais pas une politique de deux poids, deux mesures. Le SIEL a organisé samedi à Bordeaux une manifestation dans le cadre des journées européennes contre le chaos migratoire, en partenariat avec Résistance républicaine et Riposte laïque : elle était autorisée et s’est très bien déroulée. Le système des interdictions et des autorisations de manifester est disparate et relève de l’arbitraire. Nous condamnons cette insécurité politique où les services préfectoraux laissent les patriotes qui veulent simplement alerter l’opinion publique.

Présent : Imaginons que l’autorisation vous soit refusée… Tiendrez-vous malgré tout cette réunion ?
Karim Ouchikh : Nous attendons l’autorisation, et en cas de refus nous verrons sur quelles motivations il repose : raisons de sécurité ou arbitraire policier ? Une décision serait alors prise. Au regard du degré d’exaspération, de colère et d’indignation du peuple français face au chaos migratoire qui touche la France et l’Europe, je n’imagine pas un instant qu’on nous interdise le droit de manifester.

Propos recueillis par Samuel Martin

Révision constitutionnelle (suite) : la déchéance de nationalité adoptée sans enthousiasme

10/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Les députés ont voté hier soir à une courte majorité l’article 2 de la révision constitutionnelle sur la déchéance de nationalité pour les auteurs de crimes et délits terroristes.

C’est d’une courte majorité de 14 voix (162 votes pour, 148 contre et 22 abstentions) que l’article controversé de la révision constitutionnelle sur la déchéance de nationalité a été adopté. Vidé de sa substance par les atermoiements du « gouvernement », il ne prévoit plus que cette déchéance soit une peine complémentaire, prononcée par un juge. Bref, un recul par rapport à la situation actuelle, comme le soulignait Marion Maréchal Le Pen. Il ne fait plus référence aux binationaux, rendant donc en théorie possible la déchéance d’un Français n’ayant pas d’autre nationalité. Le gouvernement s’est simplement engagé à la ratification de la convention de l’ONU de 1961 sur « la réduction des cas d’apatridie ». Ce texte autorise cependant les États à pratiquer l’apatridie dans des cas restreints, notamment pour « un individu ayant eu un comportement de nature à porter un préjudice grave aux intérêts essentiels de l’État ».

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La révision constitutionnelle n’intéresse même pas les députés, l’important est ailleurs

10/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Seulement 136 députés étaient présents pour discuter des amendements autour de l’article 1 de la révision constitutionnelle (qui en compte deux). Même eux se rendent compte que c’est beaucoup de bruit pour rien face à la réforme pénale.

Les rares députés présents dans l’hémicycle ont adopté, lundi soir, l’article 1 de la révision constitutionnelle, qui prévoit d’inscrire l’État d’urgence dans la loi fondamentale. Mais 400 et quelques députés absents alors que le sujet est supposé être assez important pour être gravé dans le marbre de la Constitution, donne une bonne idée de l’enfumage auquel nous avons eu droit sur le sujet… sans parler bien sûr du professionnalisme sans faille de nos représentants.
Mis à part certains écologistes, le Front de gauche et certains députés de droite opposés à la mesure, le texte a donc été confortablement adopté. En pure perte d’ailleurs, puisque rien ne nécessitait d’inscrire l’état d’urgence dans la constitution, hormis des considérations malhabiles de communication.

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L’étonnant revirement du général Piquemal

09/02/2016 – FRANCE (NOVOpress)
Après avoir été salué comme le « général courage » du mouvement anti-immigration pour sa présence à Calais le 6 février et son arrestation musclée, Christian Piquemal s’est désolidarisé de la manifestation interdite de PEGIDA.

Le général Piquemal a déclaré au micro de RTL se désolidariser complètement de la manifestation du 6 février organisée à Calais par les représentants français de PEGIDA « dans la mesure ou [il] n’en était pas l’organisateur et où il y a eu des débordements excessifs » . Il affirme ne rien avoir avec ce mouvement qu’il a qualifié d’extrême-droite, « presque pro-nazi ».
Ces propos, où il explique s’être retrouvé en compagnie de PEGIDA de manière « fortuite » et n’avoir pas réellement eu l’intention de manifester, peinent à convaincre, tant on l’a vu impliqué, mégaphone à la main. Ils font en tout cas bruisser les réseaux sociaux et les commentateurs atour de plusieurs hypothèses :

• Ses déclarations sont simplement une ligne de défense en vue de son procès.
• Il a subi des pressions politiques.
• Il a reculé devant l’ampleur médiatique et politique que prenait sa présence active durant cette manifestation.
• Ou s’il était bien contre le chaos et l’insécurité engendrés par l’invasion migratoire de Calais, il ne se reconnaît pas dans l’image de PEGIDA, du moins celle qu’en renvoient les médias.

En tout état de cause, des déclarations sont d’autant plus étonnantes que le même général Piquemal semblait encore sur une ligne ferme lundi dans la journée, en sortant de garde à vue, selon les propos retransmis par TV Liberté. Il expliquait notamment que « La justice est entre les mains du pouvoir (…) On se rapproche peu à peu d’une dictature ! »


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Merci, mon général !

08/02/2016 – FRANCE (Présent 8541)

Nous savions, certes, que l’ordre public était gravement troublé à Calais par ces milliers de « migrants », chaque jour plus violents dans une « jungle » où l’on vole, tue, rackette. L’ordre public est violé aussi lorsqu’ils envahissent les maisons des particuliers ou quand les casseurs de No Borders les excitent et les arment pour en découdre avec la police. Et cela dans l’impunité face à une justice débordée et impuissante.
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Alors, lorsque nous avons appris que la préfète, obéissant au ministre Cazeneuve, avait décidé de mobiliser la police et la gendarmerie pour prévenir « des troubles à l’ordre public » le samedi 6 février, nous avions une bonne raison de nous réjouir. Las ! Ce n’est pas ces milliers d’individus qui pourrissent la vie des Calaisiens que les forces de l’ordre ont chargé, mais quelques centaines de patriotes qui protestaient contre cette situation scandaleuse.

Là, il y a eu des arrestations ! Aucun No Borders, aucun clandestin, aucun des quelque 8 000 suspects fichés « S », mais seulement des Français qui chantaient La Marseillaise et brandissaient le drapeau tricolore. Et ils ont mis la main sur le meneur, un dangereux « subversif » qu’il fallait embastiller de toute urgence, le général quatre étoiles (du cadre de réserve) Christian Piquemal, commandant de la Légion étrangère entre 1994 et 1999, officier de la Légion d’honneur et commandeur de l’ordre national du Mérite, ex-président de l’Union nationale des parachutistes. Il fut, en outre, membre du cabinet militaire de trois premiers ministres socialistes, entre 1989 et 1992, c’est dire si ses convictions politiques n’altèrent en rien sa loyauté à l’égard des autorités légales, quelles qu’elles soient.

Cette photo où on le voit maintenu par deux gendarmes, des militaires comme lui, sera à jamais une honte pour le pouvoir socialiste. Cazeneuve et Hollande ont laissé traiter de manière indigne ce patriote qui est l’honneur de la France, pour laquelle il a risqué sa vie sur tous les champs de bataille. Il est choquant de le faire passer pour xénophobe ou islamophobe : comment peut-on l’être quand on a commandé les hommes d’une Légion étrangère où sont accueillis des soldats toute origine et de toute confession ?

La manifestation, certes, était interdite, contrairement à celles qui soutiennent les migrants. Le Journal du dimanche écrit, involontairement comique : « Une interdiction qui n’a pas fait reculer le général Piquemal. » Comme si le général, héritier des glorieux héros de Camerone et qui, à la tête de ses soldats, n’a jamais reculé devant le feu ennemi, avait pu être effrayé par l’opposition de Mme la préfète et reculer devant le gaz lacrymogène et la trique policière, même à 75 ans ! En agissant ainsi, le général reste fidèle à la belle devise de la Légion étrangère, Honneur et Fidélité. Honneur de continuer à se battre pour la France alors qu’il pourrait, eu égard à ses états de service, estimer son devoir largement accompli. Fidélité à la patrie en défendant le territoire national contre ceux qui bafouent sa souveraineté et menacent nos compatriotes.

Merci, mon général !

Guy Rouvrais

Le préfet de Saint-Brieuc interdit la manifestation contre l’islamisation et l’immigration

Source : Boulevard Voltaire
« L’Europe n’est pas menacée par une islamisation rampante », écrit le Préfet Lambert pour interdire la manifestation du 6 février à Saint-Brieuc…

« L’Europe n’est pas menacée par une islamisation rampante », écrit le préfet Lambert pour interdire la manifestation du 6 février à Saint-Brieuc…
Dans notre belle République française sous gouvernement socialiste, l’arbitraire semble être en vogue chez les représentants de l’État que sont les préfets. On se souvient du préfet de police de Paris qui a lancé ses policiers contre les paisibles manifestants LMPT. Un peu plus tard, c’est le préfet de l’époque, Pierre de Bousquet, qui tentait d’arracher son discours des mains du maire de Beaucaire, Julien Sanchez, pour l’empêcher de parler. On a aujourd’hui Pierre Lambert, préfet des Côtes-d’Armor, qui vient d’interdire la manifestation que PEGIDA avait souhaité organiser contre l’islamisation et l’immigration.

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6000 personnes manifestent contre l’état d’urgence

01/02/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)

Samedi, environ 6000 personnes étaient rassemblées dans toute la France pour manifester contre la prolongation de l’état d’urgence et le projet de déchéance de nationalité. Mis en place après les attentats du 13 novembre, l’état d’urgence est utilisé, d’après Jean-Luc Mélenchon « Comme un instrument pour criminaliser les mouvements sociaux ». D’autres craignent que cette situation exceptionnelle ne devienne permanente. Cependant, selon un sondage IFOP, près de 8 Français sur 10 seraient favorables à l’allongement de la situation actuelle. Un projet de prolongement jusqu’à fin mai sera présenté mercredi en conseil des ministres.

Ajoutons que deux militaires ont été agressés par une vingtaine de personnes en marge de la manifestation de samedi.


État d’urgence : rien à cacher, rien à craindre…

Source : You Will Die Over There
Une très bonne analyse de l’État d’urgence et de la réforme constitutionnelle qui servent entre autres de diversion à la préparation de la « loi renforçant la lutte contre le crime organisé et son financement, l’efficacité et les garanties de la procédure pénale » (qui ne s’appela peut être finalement pas loi Taubira), laquelle prévoit de faire passer dans le régime courant nombre de dispositions de l’État d’urgence. Quand on vous disait qu’il menaçait de devenir permanent… A lire jusqu’au bout.

Comme je vous l’écrivais en décembre dernier, la prorogation de l’état d’urgence semble de plus en plus inéluctable. Avant de continuer ce billet, il me semble indispensable d’inscrire le bilan de ces premières semaines d’état d’urgence, publié jeudi dernier et basé sur les chiffres fournis par les ministères de la Justice et de l’Intérieur :

En chiffres
Selon les sources des ministères de la Justice et de l’Intérieur, depuis l’instauration de l’état d’urgence, 3099 perquisitions administratives ont eu lieu. Par ailleurs, 542 procédures judiciaires ont été ouvertes. Et 382 assignations à résidence ont été décidées.
De manière plus anecdotique, trois fermetures provisoires des salles de spectacles, débits de boissons et lieux de réunion ont été déclarées. De plus, un couvre-feu a été ordonné, sans oublier que trois zones de protection de sécurité ont été annoncées. En tout, le bilan s’élève à 366 personnes interpellées, 316 gardes à vues et 500 armes découvertes. Ce schéma donne un aperçu de ces chiffres à la date du 7 janvier 2016.
[…]
Un régime contesté
En janvier, selon les Décodeurs du Monde, la plupart des infractions n’ont aucun rapport avec le terrorisme. Sur les 464 infractions répertoriées, seules 25 infractions sont en liens avec le terrorisme et 4 concernent les procédures antiterroristes.

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L’état d’urgence borné ?

27/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Après avoir laissé entendre qu’il pourrait durer aussi longtemps que la menace de l’État islamique, Valls a tenu à préciser que l’état d’urgence serait nécessairement « borné ». Venant de lui… pourtant, il peine à convaincre.

On appelle ça un ballon d’essai. Lors d’une interview à la BBC, Valls a répondu « Jusqu’à ce qu’on puisse, évidemment, en finir avec Daech » à la journaliste qui lui demandait si l’état d’urgence pouvait durer « éternellement ». Si le propos n’avait pas suscité trop de réactions, il aurait tenté de pousser le bouchon un peu plus loin…
Heureusement, c’est une levée de boucliers qui a accueilli les propos du Premier ministre, l’ancienne ministre écologiste Cécile Duflot y voyant par exemple « la fin de l’état de droit ». Il faut dire que l’inscription de ce régime exceptionnel dans la Constitution et sa prolongation programmée suscitent bien des craintes, alors que le pouvoir est aux abois et pourrait être tenté de détourner les pouvoirs qu’il lui donne pour défendre l’ordre « républicain » (c’est-à-dire leurs intérêts politiciens et leur idéologie, par opposition à la démocratie, terme qu’ils n’emploient plus, et pas par hasard).

Aussi, alors le « président » Hollande a officialisé sa volonté de prolonger jusqu’à fin mai l’état d’urgence instauré en France, Valls a tenu à préciser qu’il restera un « régime d’exception » qui sera « nécessairement borné dans le temps ». Il a aussi soutenu l’amendement consistant à mettre dans la Constitution le contrôle parlementaire de l’application de l’état d’urgence.

Pour autant, le Premier ministre a pris soin de ne prendre aucun engagement quant à la durée dudit état d’exception, se laissant une grande porte ouverte en déclarant que « Personne ne peut préjuger des événements à venir et nous voyons bien l’état de la menace avec la diffusion de la vidéo de l’État islamique, de Daech. » Il s’est aussi montré plus que réservé sur l’éventuelle interdiction, dans la Constitution, de la dissolution de l’Assemblée nationale par le président de la République pendant l’état d’urgence. Donc selon lui, l’assemblée pourrait contrôler l’application de l’état d’urgence… sous la menace d’une éventuelle dissolution. Visiblement, Valls pense à l’avenir et à se laisser les mains aussi libres que possible… Déjà que comme Premier ministre, il fait frémir, comme président de a République…

C.D.

l’état d’urgence permanent, ça se précise

21/01/2016 – POLITIQUE (NOVOpress)
Tel un satrape en sucre, un autocrate mou, les plus dangereux, car ils endorment la méfiance, Hollande avance ses pions pour la prolongation de l’état d’urgence. Avec la bénédiction de quasiment toute la classe politique. Suspect quand on se dit que rien, dans le cours des enquêtes liées au terrorisme, ne le justifie plus.


Sécurité : vers un maintien de l’état d’urgence ?


La dernière trouvaille de Tariq Ramadan pour nous faire taire

Tariq Ramadan

Source : Boulevard Voltaire
Ceux qui, côté cour, vous vantent la liberté d’expression multiplient, côté jardin, la répression contre ceux qui pensent mal.

Nous sommes à la veille du 7 janvier, date du massacre des dessinateurs de Charlie Hebdo. Nous allons avoir droit, dans les heures qui suivent, à un scénario prévisible. Avec des trémolos dans la voix, on va nous parler de liberté d’expression des dessinateurs, de République qui ne reculera jamais, et on évitera de citer l’islam, dont les textes sacrés ont juste armé le bras des assassins. Surtout pas d’amalgames.
Cela sera donc « silence dans les rangs ! » et gare aux mauvais élèves… Les lois actuelles ne suffisant pas, un Tariq Ramadan a même trouvé une idée originale pour réduire encore la liberté d’expression.
Nous savions déjà que la LICRA avait traîné devant les tribunaux Aymeric Chauprade pour avoir diffusé une vidéo où le député européen expliquait, une semaine après les attentats, que « la France était en guerre avec des musulmans ». Il paraît que cela est de l’incitation à la haine…

« Je suis Charlie » Anne Hidalgo, après avoir promu l’hebdomadaire citoyen d’honneur de la ville de Paris, au nom de la liberté d’expression (de ceux qui pensent comme elle), a, elle, déposé plainte contre une dessinatrice pour une caricature qui lui a déplu. Il paraît que c’est « une injure publique envers un citoyen chargé d’un mandat public ».
« Je suis Charlie » Bernard Cazeneuve a, lui aussi, traîné en justice un autre dessinateur, qui l’a représenté en train de lécher une babouche musulmane. Il paraît que c’est « une injure publique à l’égard d’un membre du gouvernement ».
Charb, quelques semaines avant sa mort, avait dessiné Christiane Taubira en singe. Aucun problème. Mais quand un autre dessinateur, David Miège, se permettra de représenter un singe dont l’avocat dira que son client dépose plainte pour avoir été dessiné en Christiane Taubira, le malheureux sera traîné devant les tribunaux. Il paraît que, dans ce cas, c’est du racisme.

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État d’urgence : le pouvoir ratisse large

22/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Depuis le début de l’état d’urgence, une mise en examen liée au terrorisme, sur 2700 perquisitions et 360 arrêtés d’assignation à résidence. Si les islamistes sont dans le collimateur, ils sont loin d’être les seuls.

Cela fait maintenant un peu plus d’un mois que le gouvernement PS a instauré l’état d’urgence permettant aux services de police et de renseignement de mener des perquisitions et des assignations à résidence de manière discrétionnaire, sans passer par la justice.
L’objectif affiché de lutter contre l’islamo-terrorisme est louable. Mais quant on voit qu’il a fallu attendre un mois d’état d’urgence pour que soit prononcée la première mise en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », l’efficacité du dispositif laisse songeur. Plus encore quand on sait que Issa K., ressortissant tchétchène de 27 ans, était connu des services de renseignement en raison d’un déplacement en Turquie courant 2013, mais qu’il était jusqu’à présent libre faute d’autres éléments.
Avec le nombre de fiché S dont on connaît les voyages en Syrie, il est permis de se demander si les services de sécurité font correctement leur travail, même si depuis une autre enquête préliminaire a été ouverte par la section antiterroriste du parquet de Paris.

On peut également se féliciter que la police en profite pour faire un peu le ménage dans les banlieues, preuve s’il en était besoin des dysfonctionnements de la justice, qui rend complexe le simple travail de police. Celui-ci est évidemment facilité par l’état d’urgence : saisies de drogues, d’armes, le coup de pied dans la fourmilière a dû gêner un peu les délinquants.

Pour autant, force est de constater que les objectifs de l’état d’urgence vont bien au delà de la lutte contre cette menace. Manuel Valls a déclaré :

Il y a eu, oui, 354 assignations à résidence — au 11 décembre — parce que c’est aussi un moyen de mettre de côté des individus qui peuvent être dangereux pour l’État, pour l’intérêt général et l’ordre public.

Qui donc est « dangereux pour l’État, pour l’intérêt général et l’ordre public » ? Mystère. À date, ce sont plutôt les militants écolo-gauchistes qui ont eu à en pâtir, COP21 oblige. Mais la mouvance patriote est clairement dans le collimateur, avec ce même Valls qui déclare à qui veut l’entendre (et aux autres aussi) qu’il est « prêt à tout » pour lutter contre le FN.

Liée à la multiplication des lois « renseignement », « antiterroristes » et autres mesures de surveillance de masse, l’état d’urgence d’une durée de 3 mois, qui doit être adopté de manière permanente par la modification de la constitution, donne un aperçu du régime orwellien en train de se mettre en place.

Dernier exemple en date : la direction SNCF a annoncé le 16 décembre l’expérimentation en cours dans plusieurs gares de technologies « d’analyse comportementale » fondées « sur le changement de température corporelle, le haussement de la voix ou le caractère saccadé de gestes qui peuvent montrer une certaine anxiété ». Couplé aux quelques 40 000 caméras de vidéosurveillance présentes sur le réseau SNCF, le système fait penser à un Big Brother puissance 10. Là encore, difficile de tracer la ligne entre la louable traque de terroristes at autres délinquants et la surveillance de masse, utilisable aussi bien à l’encontre de mouvements sociaux ou de la contestation politique du régime.
De plus, « La SNCF s’interroge également sur la possibilité d’équiper ses agents de caméras portatives. Elles pourraient à la fois identifier les fraudes ou les comportements suspects, mais aussi, si nécessaire, vérifier a posteriori la conformité de l’action des agents avec le code d’éthique et de déontologie de la SNCF et la loi. » Le flicage des agents se superpose donc à celui des usagers.
Et le climat de peur et de paranoïa généralisé permet de faire passer comme des lettres à la poste des mesures qui susciteraient un tollé généralisé en temps normal.

Charles Dewotine

Crédit photo : audunmb via Flickr (CC) = what are you looking at

Alain de Benoist : « État d’urgence : Quand une mesure d’exception peut devenir la norme… »

[Entretien exclusif Novopress] Alain de Benoist : "Se rebeller contre le système exige d’adopter des modes de vie ou des styles de vie différents" 2/2]

Source : Boulevard Voltaire</strong>

La France est en état d’urgence. Qu’est-ce que cela veut dire exactement ? Est-ce un « état normal » ou un « état d’exception » ?
Au même titre que l’état de siège (art. 36 de la Constitution) ou que les pleins pouvoirs conférés au chef de l’État (art. 16), l’état d’urgence relève de l’état d’exception. Prévu par une loi du 3 avril 1955, il n’avait été décrété qu’à deux reprises depuis la fin de la guerre d’Algérie : en 1984, en Nouvelle-Calédonie, et en 2005, pour faire face aux émeutes des banlieues.
Sa caractéristique majeure est de suspendre, au nom du pouvoir discrétionnaire de l’exécutif, donc sans le contrôle d’un juge, un certain nombre de libertés publiques : principe de sûreté, droit de séjour, intimité de la vie privée, liberté de la presse et de la radio, liberté de circulation, liberté d’expression, liberté d’association, de réunion, de manifestation, etc. Bref, c’est la mise en œuvre du principe de Montesquieu : « Il y a des cas où il faut mettre, pour un moment, un voile sur la liberté » (De l’esprit des lois). Nécessité fait loi.

Derrière l’« état d’urgence », d’autres mesures semblent se mettre en place, toutes plus liberticides les unes que les autres. Faut-il craindre un « Patriot Act » à la française ?
C’est évidemment le problème central. Dans ses Commentaires sur la société du spectacle, Guy Debord écrivait : « Les populations spectatrices ne peuvent certes pas tout savoir du terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler acceptable. » L’expérience montre en effet que l’opinion publique accepte volontiers la suppression des libertés quand elle est présentée comme le prix à payer pour plus de sécurité : en cas de crise, les postures martiales sont plébiscitées. La raison majeure est que la plupart des gens ont la conviction que les mesures d’exception s’appliqueront aux autres – ceux que nous combattons –, mais pas à eux. Croyance en large partie illusoire.

Lire la suiteAlain de Benoist : « État d’urgence : Quand une mesure d’exception peut devenir la norme… »

État d’urgence : vers une rétention des fichés S ?

11/12/2015 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Hier, le gouvernement a saisi le Conseil d’État pour avis, afin de vérifier s’il est constitutionnel d’interner ou de placer sous surveillance électronique les suspects fichés S. Cette consultation inquiète : si le gouvernement venait à la mettre en œuvre, cela signifierait la possibilité de rétention d’individus « présentant des indices de dangerosité ». Cela voudra dire que les personnes classées pourront être emprisonnées à titre préventif, sans qu’elles aient fait quoi que ce soit. L’inquiétude réside dans le flou de la réalité que met le gouvernement derrière le terme « indice de dangerosité ». En effet, avec une loi pareille, un éventuel gouvernement malintentionné pourrait arrêter de façon arbitraire des opposants encombrants sous couvert de « dangerosité ». Car la fiche « S » ne concerne pas que les djihadistes ; toute personne « radicalisée » ou « résistante » à un titre ou à un autre peut s’y trouver recensée.


Comment réagir en cas d’attaque terroriste ? Le message désarmant de l’État

05/12/2015 – FRANCE (NOVOpress)
Voilà qui semble une bonne idée a priori : le gouvernement diffuse une affiche expliquant comment réagir en cas d’attaque terroriste. Les trois points de base de la survie : fuir, se cacher, se battre ? Non, pour l’État, il ne faut pas se battre.

Le b-a-ba de la survie en cas d’attaque terroriste ou assimilée, tel qu’enseigné par tous les professionnels de la sécurité est clair :
1/Fuir : s’éloigner du danger est évidemment la meilleure option de survie
2/Se cacher : dans l’impossibilité de fuir, se cacher derrière des éléments « durs », se barricader.
Dans les deux cas, prévenir les forces de l’ordre dès que possible.
3/se battre : en dernier recours et en dernier recours seulement, il faut se battre, si possible en groupe et en utilisant toutes armes improvisées à portée de main.

Pas besoin d’aller sur des sites survivalistes et mytho en diable pour trouver ces conseils de bon sens. Le site de l’Obs, « bien sous tous rapports », nous les livre, avec quelques autres conseils utiles.

Mais l’État a peur des citoyens qui l’ont pas peur, c’est ce qui ressort en filigrane de la campagne de communication (affiches, page internet…) lancée pour expliquer à la population comment réagir en cas d’attaque terroriste.
Les conseils prodigués s’arrêtent en effet au point 2, « se cacher », remplaçant « combattre » par « alerter ».
Bien sûr, alerter les forces de l’ordre et leur obéir quand elles sont présentes est le bon sens même ; mais ne même pas expliquer à la population qu’en dernier recours elle doit combattre pour sa survie est très révélateur du contrôle social accru qui s’exerce à l’encontre des citoyens. Ce sont eux les premiers visés par les lois renseignement, le contrôle accru des armes légales et les mesures d’exception.
Décidément, le pouvoir préfère les moutons. À nous de ne pas nous laisser tondre.

Charles Dewotine

Ps : les messages américains visant le même but (éduquer la population aux bons comportements face à une attaque) n’oublient pas le 3e point : combattre.


État d’urgence : Vers un coup d’État républicain en France ?

Source : Boulevard Voltaire
L’annonce par Manuel Valls d’une possible prolongation de l’État d’urgence en France sur plusieurs mois amène quelques réflexions que les Français attentifs feraient bien de prendre en compte.

L’annonce par Manuel Valls d’une possible prolongation de l’État d’urgence en France sur plusieurs mois amène quelques réflexions que les Français attentifs feraient bien de prendre en compte :
Avant les élections régionales, il était question d’agir vite contre les islamistes, ce qui a entraîné des centaines de perquisitions, dont beaucoup d’inutiles, voire arbitraires. L’effet d’annonce, l’envie de montrer dans les journaux que quelques « barbus » sont menottés, ça fait de l’audience, et ça vous remonte une cote de confiance à 50 %.

Dans le concret, le Bataclan peut se rejouer demain, les frontières sont toujours des passoires, et l’islam radical a une armée de postulants au martyr, partout en Europe.

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