Italie : « Qu’ils aillent pisser dans leurs mosquées ! », le maire condamné pour incitation à la haine raciale

Italie : « Qu’ils aillent pisser dans leurs mosquées ! », le maire condamné pour incitation à la haine raciale

23/04/2013 – 16h00
TREVISE (NOVOpress) – On le surnomme « le shérif ». Giancarlo Gentilini, de la Ligue du Nord, a été maire de Trévise, en Vénétie, de 1994 à 2003. La loi italienne interdisant d’effectuer trois mandats consécutifs, il est devenu premier adjoint. Il se représente comme maire aux prochaines élections municipales, en mai-juin prochains.

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Italie : Roberto Maroni (Ligue du Nord) propose un accord à Alfano (PdL) à condition que celui-ci fasse tomber le gouvernement Monti

Italie : Roberto Maroni (Ligue du Nord) propose un accord à Alfano (PdL) à condition que celui-ci fasse tomber le gouvernement Monti

03/12/2012 — 14h00
ROME (NOVOpress avec le blog de Valentin Beziau) —
Au lendemain du sommet entre Silvio Berlusconi et Angelino Alfano (secrétaire général du Popolo della Liberta [PdL]), le leader de la Ligue du Nord Roberto Maroni (ci-dessus) a invité le PdL à se détacher du gouvernement de Mario Monti et à aller au vote le plus vite possible. (le mois de février prochain, à la place du mois d’avril normalement prévu). “Je fais une proposition à Alfano : voter le 10 février prochain, en anticipant l’échéance de la législature”, a ainsi indiqué Roberto Maroni.

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En Italie, Berlusconi c’est terminé

En Italie, Berlusconi c’est terminé

12/11/2012 — 14h00
ROME (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) — Silvio Berlusconi a plus d’un tour dans son sac et ces dernières semaines, il a donné le tournis à ses partisans. Tour à tour pour, puis contre, puis de nouveau pour Mario Monti. Pour, puis contre, puis plutôt pour les primaires à droite. Les primaires au sein du PDL, le parti de la Liberté, se tiendront finalement le 16 décembre.

Berlusconi ne se présentera pas, le favori est le secrétaire actuel du parti, le sicilien Alfano. Ce dernier a fermé la porte à Gianfranco Fini considéré comme un traître et a laissé le dialogue ouvert avec la Ligue du Nord de Maroni. A suivre le 16 décembre si Berlusconi ne torpille pas le processus entre‑temps.

Crédit photo : European People’s Party via Flickr (cc)

Italie : gouvernement Monti, 8 mois d’échecs

Italie : gouvernement Monti, 8 mois d'échecs

04/09/12 – 16h00
ROME (NOVOpress)
– Combien de temps encore Mario Monti (au centre, photo ci-dessus), avec l’aide des médias internationaux, va-t-il pouvoir continuer à rendre les précédents gouvernements responsables de la situation économique catastrophique de l’Italie ?

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Scandale en Italie : pour un député ligueur, « un gendre marocain serait pire qu’une fille lesbienne »

Scandale en Italie : pour un député ligueur, « un gendre marocain serait pire qu’une fille lesbienne »

05/06/2012 — 12h00
ROME (NOVOpress) —
« Tu aurais peut-être une bonne surprise si nous baissions nos pantalons ». Le député de la Ligue du Nord Massimo Polledri s’était rendu célèbre, il y a un an, par cette réplique à une députée de gauche qui accusait la Ligue du Nord d’avoir « baissé son pantalon ».

Le député Polledri vient de refaire scandale par ses propos à la très populaire émission de radio « La Zanzara ». Après avoir dit que « l’homosexualité était un état malheureux qui pouvait être réversible », le député, psychiatre de formation, a précisé qu’il ne s’agissait pas d’une maladie, mais d’un état qui demandait de consulter un psychologue. Il a ajouté : « Si mes enfants étaient gay, je ne serais pas content, ce serait comme si ma fille me disait : “Je me fais religieuse” ou “je me marie avec un Marocain”. Mais ça, ce serait une des pires situations qui puissent arriver ».

Si la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée n’a pas réagi au propos sur les religieuses, un concert de protestations est venu des associations gay. Polledri a été accusé de combiner « homophobie » et « racisme », et comparé aux « intégristes islamiques ». Pour la députée de gauche et activiste homosexuelle, Paola Concia, la Ligue du Nord « est un parti qui cherche tous les jours à nous ramener à l’âge de pierre ». Polledri a protesté que ses propos avaient été tirés de leur contexte, et que La Zanzara était une émission « proche du comique ».

Les Français noteront en tout cas avec intérêt que personne en Italie, même parmi ceux qui critiquent le plus durement le style d’humour du député Polledri, n’a réclamé qu’il fasse l’objet de poursuites judiciaires. La liberté de parole – pour le meilleur ou pour le pire, comme on voudra – est décidément beaucoup plus grande de l’autre côté des Alpes.

Italie : la crise de la Ligue du Nord encourage « la communauté arabe »

Italie : la crise de la Ligue du Nord encourage « la communauté arabe »

12/04/2012 – 11h15
ROME (NOVOpress) – Les scandales financiers qui ont éclaboussé la Ligue du Nord et ont finalement conduit Umberto Bossi, mis en cause à travers son fils Renzo, à démissionner de son poste de secrétaire général, jeudi 5 avril, ont plongé les militants dans le désarroi. Mais ils ont fait des heureux, à savoir les immigrés d’Afrique du Nord.

Sitôt l’annonce de la démission de Bossi, le président de la Comai (Communauté du monde arabe en Italie) et de l’Amsi (Association des médecins d’origine étrangère), Foad Aodi, a lancé « un appel au président de la Chambre des députés, Gianfranco Fini, et au président de la République, Giorgio Napolitano, afin qu’ils se fassent les promoteurs d’une modification de la loi Bossi-Fini [la loi sur l’immigration de 2002], étant donné les politiques constructives qu’ils mettent en œuvre en faveur des immigrés ».

La loi Bossi-Fini, ainsi nommée du nom de ses deux promoteurs Umberto Bossi et Gianfranco Fini (avant que ce dernier, ex-néo-fasciste devenu antifasciste, ne trouve expédient de se convertir en plus à l’immigrationnisme), prévoit l’expulsion immédiate des immigrés clandestins. Quoiqu’elle ait été largement vidée de sa substance ces dernières années, y compris par le gouvernement Berlusconi face aux débarquements de Lampedusa, elle reste une barrière au moins théorique à l’invasion généralisée.

« Nous n’acceptons plus, a martelé Foad Aodi, les instrumentalisations politiques sur le dos des immigrés et sur l’Islam. Pour cette raison, nous demandons que soient symboliquement remisées les politiques instrumentales promues depuis des années par le leader de la Ligue du Nord, Bossi ».

Aodi a conclu en souhaitant que la nouvelle direction de la Ligue du Nord et en particulier Roberto Maroni (l’homme des permis de séjour aux Tunisiens de Lampedusa) « puissent faire faire un virage aux politiques de la Ligue en matière d’immigration, de dialogue inter-culturel et de dialogue inter-religieux ».

Quelle que soit la culpabilité exacte d’Umberto Bossi dans les scandales en cours – il est bien difficile de rester pur une fois qu’on est rentré dans le jeu des partis et de leurs financements –, sa démission vient à point nommé pour tout le lobby immigrationniste d’Italie. Nul doute que le gouvernement de la Goldman Sachs, qui vient de rouvrir Lampedusa aux clandestins, saura en profiter.

La religion de la Ligue du Nord, une synthèse identitaire

La religion de la Ligue du Nord, une synthèse identitaire

25/09/2011 – 13h30
TURIN (NOVOpress) –
La Ligue du Nord est dans une mauvaise passe. Engluée dans son soutien à un Silvio Berlusconi manifestement en fin de course, gênée par le changement de cap de Roberto Maroni (passé en quelques mois des accords avec la Libye contre les clandestins à l’accord avec la Tunisie pour la régularisation des clandestins, et des refoulements en mer aux remorquages en mer), la direction de la Ligue a perdu la confiance d’une partie de sa base. Les commentateurs politiques avaient pris l’habitude d’appliquer à la Ligue du Nord la formule qu’avait forgée le Parti communiste italien, au temps de sa splendeur dans l’immédiat après-guerre : « un parti de combat et de gouvernement ». Lega di lotta et Lega di governo peinent désormais à marcher du même pas.

La Ligue n’en reste pas moins le plus important phénomène politique des vingt dernières années en Italie et, au moins par son enracinement territorial et ses victoires locales, un cas de réussite identitaire qui n’a guère d’équivalent ailleurs en Europe. On comprend donc que le Département de sciences politiques de l’Université de Turin lui ait consacré jeudi un colloque : « Le “phénomène de la Ligue”. Naissance, montée (et déclin ?) d’une force politique nouvelle ». On notera le point d’interrogation prudent : même les détracteurs de la Ligue sont conscients qu’elle n’a pas dit son dernier mot.

La religion de la Ligue du Nord, une synthèse identitaire Une des communications qui ouvraient le plus de perspectives était celle de l’essayiste de Vérone, Paolo Bertezzolo : « Les religions de la Ligue : entre néo-paganisme et défense de l’“identité chrétienne” ». L’auteur y faisait la synthèse de son livre, publié au printemps dernier et qui a donné lieu à de nombreux comptes rendus dans la presse italienne, Maîtres dans notre Église (Padroni a chiesa nostra, un jeu de mots sur le slogan de la Ligue, Padroni a casa nostra, « Maîtres chez nous »). Le sous-titre est « Vingt ans de stratégie religieuse de la Ligue du Nord ». [Photo de la couverture du livre en haut de cet article, cliquer dessus pour la voir en entier.]

Bertezzolo croit observer une évolution paradoxale. La Ligue de Bossi, apparue au début des années 1980, est au départ une expérience politique « laïque » ou plutôt « sécularisée ». « Les questions religieuses sont complètement étrangères à sa réflexion et à ses intérêts ». Durement critiquée par la hiérarchie ecclésiastique, la Ligue rend coup pour coup, surtout dans les années 1990, et n’hésite pas à mettre en cause, pour leur immigrationnisme et leur islamophilie, les cardinaux-archevêques de Milan (Martini puis Tettamanzi, qui soutiennent les constructions de moquées), la Conférence épiscopale italienne et même le pape Jean-Paul II. En 1989, au premier congrès national ligueur de Lombardie, Bossi prédit : « Attention. Bientôt l’Église aura des prêtres qui viennent d’Afrique. C’est la crise des vocations et ils les font venir de là-bas ». Cette liberté de ton est une nouveauté, dans une Italie où, « compromis historique » oblige, même les communistes n’osaient pas critiquer l’Église. « Il n’y a aucun exemple, même dans les moments les plus chauds de la polémique politique de l’après-guerre, d’une manière de parler de l’Église et du pape aussi “désinhibée”. Pour trouver l’équivalent, il faut remonter à la lutte pour l’unité italienne et aux âpres conflits qui opposèrent les anticléricaux du XIXe siècle à l’État pontifical et à l’Église catholique ».

La religion de la Ligue du Nord, une synthèse identitaireDans les années 1990, la Ligue recourut à la mythologie celtique pour « construire une autre religion sur laquelle baser l’identité du nouveau peuple et du nouvel État qu’elle entendait réaliser » : tentative qui, selon Bertezzolo, n’a eu qu’un impact limité. De plus en plus pourtant, au fur et à mesure qu’elle accordait plus d’importance au danger de l’islamisation, la Ligue a insisté sur le catholicisme comme élément fondateur de l’identité de la Padanie, défendant les églises contre les mosquées.

Rejetant le concile Vatican II, elle s’est rapprochée du mouvement traditionaliste issu de la résistance de Mgr Lefebvre. Elle est actuellement à l’avant-garde du combat pour le maintien du crucifix dans les écoles.

La religion de la Ligue du Nord, une synthèse identitaireCes dernières années, la Ligue a en outre pris nettement position pour la défense de la famille traditionnelle, contre la pilule abortive ou contre le mariage homosexuel. Si le haut clergé et tous les mouvements progressistes lui restent hostiles, beaucoup de prêtres diocésains de base lui sont désormais favorables. En 2010, plusieurs curés du diocèse de Vigevano n’ont pas craint de prendre ouvertement position en sa faveur. « La Ligue », a expliqué l’un d’eux, l’abbé Francesco Cervio, dans une émission télévisée, « a compris les peurs des gens, qui sont réelles : il y a des quartiers qui sont désormais interdits aux Italiens après le coucher du soleil. Le mariage entre l’Islam et le christianisme ne doit pas avoir lieu ». Et, sur l’accueil des étrangers, le prêtre a ajouté : « Nous ne pouvons plus leur donner une maison, un travail et une dignité. Si dire “nous ne pouvons plus les accueillir et les garder tous ici”, c’est être raciste, alors je suis raciste ».

Bertezzolo, catholique progressiste, met expressément en garde l’Église contre tout rapprochement avec la Ligue qui serait, selon lui, une trahison de Vatican II. La Ligue, accuse-t-il, continue à exalter la mythologie celtique et païenne, sans voir là aucune contradiction. « Le celtisme et le catholicisme traditionaliste sont en fait tous les deux parties constitutives de la “religion civile” padane, élément d’identité d’un côté, et d’exclusion (et de lutte), de l’autre, contre le différent, l’Islam au premier chef. Le “Dieu Pô” et le christianisme ne peuvent pourtant cohabiter que dans le cadre d’une religion “civile”, d’où sont absents les contenus de foi ».

« Le christianisme ligueur, s’indigne en conclusion Bertezzolo, est “sans Christ” et sans Évangile ».
Il serait plus juste de dire que la Ligue distingue, sans nécessairement les opposer, le christianisme-foi et le christianisme-culture : mouvement politique laïc, elle défend la culture chétienne. Et elle le fait d’autant plus énergiquement qu’elle sait, en l’état actuel des choses, ne pas pouvoir compter sur les évêques.

 

Italie : le village “sauvé” par les immigrés

Italie : le village "sauvé" par les immigrés

27/08/2011 – 9h00
ACQUAFORMOSA (NOVOpress) — « Le village sauvé par les immigrés », c’est le titre du Corriere della Sera d’hier. Le journaliste du grand quotidien bourgeois est allé en Calabre et en est revenu lyrique. « Plus qu’une ressource. Par ici les immigrés sont les sauveurs de la patrie. Ou, mieux, de la municipalité. Car, s’il n’y avait pas les immigrés, la commune d’Acquaformosa, petit pays perdu au cœur du Pollino, serait destinée à disparaître, en passant sous le seuil fatidique des mille habitants pour être englobée, selon les règles du nouveau budget, dans la plus proche commune de plus de mille habitants ».

Partout dans cette région de montagne superbe mais isolée, les communes souffrent de la dépopulation : les jeunes s’en vont et ne restent plus que les vieux dans des rues de plus en plus vides. « A Acquaformosa, pas même 1 200 habitants en tout, c’est exactement le contraire qui arrive et le village commence petit à petit à se revitaliser. Le mérite en revient au maire Giovanni Manoccio (Liste Civique d’Acquaformosa) – lequel avait eu son moment de gloire médiatique en 2009 pour avoir officiellement déclaré son village “municipalité interdite à la Ligue du Nord”. Depuis environ trois ans, en vertu du projet Sprar (Service de Protection des Demandeurs d’Asile et Réfugiés du Ministère de l’Intérieur), il a offert une résidence à diverses familles de réfugiés. Un peu moins de trente personnes (quatre familles), mais qui ont contribué à remettre miraculeusement en marche un système socio-économique destiné à décliner ». Leur arrivée a créé des emplois : agents d’aide aux réfugiés, interprètes… Les 16 écoliers immigrés représentent déjà 20% du total et dissipent toutes les craintes qu’on pouvait avoir pour la survie de l’école, qui risquait d’être fusionnée avec celle du village voisin.

« Acquaformosa déplore environ vingt décès chaque année, contre un nombre de naissances qui se comptent sur les doigts d’une main. Les plus de 65 ans représentent encore près de 40% de la population et les rues du village sont pleines de personnes âgées et de cannes. La tendance pourrait pourtant s’inverser bientôt, vu qu’il y a déjà eu trois naissances cette année. Deux sur trois sont des enfants d’immigrés. Le plus célèbre est Giovanni, ainsi nommé en l’honneur du maire, fils de Larry et Blessing, un couple nigérian qui a fui la pauvreté envahissante de Benin City après une longue traversée du désert et l’odyssée tourmentée de la Méditerranée. Peu importe que Giovanni ait la peau noire et ait pour nom Onaiwu : il est devenu la mascotte du pays, le symbole de la renaissance contre la dépopulation ; son sang est nigérian, mais il est calabrais de naissance ». Son frère, David, trois ans, parle à moitié calabrais et à moitié nigérian.

« Parmi les immigrés accueillis, il y a aussi deux familles arméniennes, dont l’une d’origine kurde. Il y a quelques semaines, dans le contexte de la crise en Afrique du Nord, est arrivée une famille du Tchad (tandis qu’une autre devrait arriver dans les prochains jours), débarquée à Lampedusa après une terrible épopée accompagnée de deux petits enfants. La mère, enceinte, mettra bientôt au monde son troisième enfant. Et le village sera de nouveau en fête, une fête de bienvenue pour un nouveau citoyen acquaformositain ».

Voilà donc ce que la presse bourgeoise donne en modèle à toute l’Italie. Cela s’appelle la substitution de population.

[box class=”info”]Source : www.corriere.it[/box]

[box class=”warning”]Voir aussi : Schöllnstein, ou le “mini” Lampedusa bavarois[/box]

La Ligue du Nord vote pour l’arrestation d’un proche de Berlusconi

La Ligue du Nord vote pour l’arrestation d’un proche de Berlusconi / crédit photo : camera.it

21/07/11 – 09h32
ROME (NOVOpress)
– Nouvelle déconvenue pour le « cavaliere » : la Chambre des députés a autorisé l’arrestation d’Alfonso Papa, un député du parti de Silvio Berlusconi et proche de ce dernier, pour son implication dans une affaire de corruption.

Ce vote favorable à l’arrestation a bénéficié des voix de la Ligue du Nord, nouveau signe des graves divisions qui agitent actuellement la majorité.

Au cours d’un vote à bulletin secret, 319 députés ont voté en faveur de l’arrestation du député tandis que 293 ont voté contre.

Ce vote est un nouveau revers pour le chef du gouvernement Silvio Berlusconi qui avait appelé à voter contre l’arrestation d’Alfonso Papa impliqué dans une vaste affaire de corruption et de conflits d’intérêt.

[box class=”info”]Crédit photo : camera.it[/box]

La Ligue du Nord manifeste à Brescia 
contre les immigrés « arrogants et violents »

La Ligue du Nord manifeste à Brescia 
contre les immigrés « arrogants et violents »

10/07/2011 – 17h10
BRESCIA (NOVOpress) – La ville de Brescia en Lombardie a été le théâtre, ces derniers mois, de plusieurs actions spectaculaires de clandestins qui réclamaient, en toute impunité, des permis de séjour. Ils s’étaient installés en novembre sur une grue, d’où ils avaient refusé de descendre pendant quinze jours ; en mai, ils avaient occupé le parvis de la cathédrale ; il y a une dizaine de jours, lors d’une manifestation, un marocain a grimpé sur la coupole de la Loggia, chef-d’œuvre de l’architecture de la Renaissance et symbole de la cité, pour haranguer ses compatriotes. Grâce à la complaisance des grands media immigrationnistes, ces mises en scène ont eu un retentissement national. La dernière en date s’est accompagnée de l’agression d’Aurora Lussana, directrice de Télé Padania, attaquée par un groupe d’immigrés alors qu’elle réalisait un reportage.

La Ligue du Nord avait donc appelé à manifester, hier samedi, contre les immigrés « arrogants et violents ». « Après l’énième insulte à notre ville, après que la ville, durant près d’un an, a continué à subir des occupations abusives et des insultes malgré sa disponibilité à la solidarité et à l’accueil (…), après tout ce que Brescia a fait et continue à faire, a dépensé et continue à dépenser pour les immigrés, le moment est venu de dire ÇA SUFFIT! »

Bande annonce de l’appel à manifester

[youtube width=500]4TkIxcU4KV0[/youtube]

Les principaux représentants de la Ligue au niveau local et régional ont pris la parole piazza Loggia, sans se laisser impressionner par les ukazes du politiquement correct. Parmi les plus applaudis, le maire d’Adro, petite ville à côté de Brescia, Oscar Lancini, qui a même lancé : « Je suis fier d’être raciste, si raciste veut dire défendre le territoire ». Brescia, a expliqué le secrétaire de la Ligue lombarde, Giancaro Giorgetti, appartient d’abord aux brescians. « Ceux qui veulent venir ici et commander se trompent lourdement, ils doivent savoir qu’il y a des lois et des règles qui doivent être respectées ». En conclusion, l’eurodéputé Mario Borghezio a déclaré : « Nous avons perdu patience » et a appelé la Padanie à la « sécession ».

Reconquête symbolique du centre-ville, la manifestation a été assez décevante en termes de mobilisation : pas plus de 200 personnes selon la presse locale. La température caniculaire n’incitait certes pas les gens à descendre dans la rue un samedi après-midi, mais on peut aussi penser que le mécontentement de la base ligueuse devant la politique du gouvernement italien a joué un rôle. Les commentateurs politiques avaient pris l’habitude d’utiliser à propos de la Ligue du Nord la formule qu’avait forgée le Parti communiste italien, au temps de sa splendeur dans l’immédiat après-guerre : « un parti de combat et de gouvernement » (di lotta e di governo), mais, ces derniers temps, on a plutôt tendance à opposer la Ligue de combat et la Ligue de gouvernement.

Les ennemis de la Ligue du Nord, à gauche comme à l’extrême droite, ont tenté d’en profiter. Selon le Parti Démocrate (opposition de gauche), « au lieu de descendre dans la rue, la Ligue devrait demander la démission du ministre de l’Intérieur Maroni ». De son côté, le petit parti nationaliste Forza Nuova a réuni une trentaine de personnes pour manifester contre la Lega Nord, coupable, à l’en croire, d’« être hypocrite et de se payer la tête des Italiens, étant donné qu’elle est au gouvernement et qu’elle n’arrête pas les immigrés ».

Ces accusations sont en partie injustes puisque les immigrés de Brescia sont précisément des clandestins auxquels Maroni a refusé un permis de séjour, que la gauche, si elle était au pouvoir, s’empresserait de leur accorder. Il reste que, en régularisant hâtivement vingt-trois mille Tunisiens, puis en recueillant passivement les flux incessants de pseudo-réfugiés à Lampedusa, Maroni a accrédité l’idée que l’invasion de l’Italie est inéluctable et qu’on peut tout au plus la gérer. Difficile, après cela, de mobiliser les Italiens pour défendre leur terre.

[box class=info]Sources : www.giornaledibrescia.it / bsnews.it[/box]

Italie : « Tour de vis » sur l’immigration clandestine

17/06/2011 – 14h52
ROME (NOVOpress) – Octroi massif de permis de séjour aux Tunisiens de Lampedusa, dans l’espoir de s’en débarrasser aux dépens de la France ; intervention suicidaire dans la guerre civile libyenne ; annulation du délit de clandestinité par la Cour de justice européenne : par le fait des événements et par la faute de ses propres choix politiques, le gouvernement italien a vu réduit à néant, en quelques mois, tout le dispositif qu’il avait mis des années à édifier pour endiguer un tout petit peu l’invasion migratoire. Le ministre Roberto Maroni, comme tétanisé, ne s’est plus occupé que de gérer l’intendance des clandestins, en organisant leur sauvetage en mer, leur transfert en centre d’accueil et leur répartition dans toute l’Italie.

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