Batailles pour les libertés, par Jean-Gilles Malliarakis

Avant même la crise du Covid, on pouvait s’inquiéter à juste titre du stupéfiant progrès de ce qu’on appelle le contrôle social dans la Chine de Xi Jinping. Il semble en effet que ce tournant ait commencé à être pensé par les dirigeants communistes de Pékin dès 2012. Les premières expérimentations remontent à 2014, autrement dit à l’époque où le prince rouge Xi prend le contrôle de l’appareil du Parti, de la commission militaire, et du gouvernement de l’État.

En 2018, on ne s’intéressait pas encore à la ville de Wuhan, à son laboratoire, à son marché aux poissons, à ses pangolins, à ses chauves-souris, et à la transmission de son virus. Mais on découvrait déjà, avec effroi en occident, le projet terrifiant de système de “crédit social” : à chaque citoyen une note de bonne conduite, en fonction de laquelle il accède, ou non, aux services, aux prêts bancaires, au logement, etc. Gare à celui qui ne traverse pas dans les clous. La reconnaissance faciale permet aux autorités de surveiller techniquement les individus à un point jamais envisagé dans l’Histoire. Or, l’Empire du Milieu envisageait de le mettre complètement en place pour l’année 2020.

Cette réalité de cauchemar mérite certes d’être comprise en fonction de l’identité véritable de cette nation. Toute son Histoire a été marquée dès le IIIe siècle avant notre ère, par le premier empereur, Qin Shehuandi et son désir d’immortalité. Mao Tsé-toung l’admirait sans réserves. Son rêve étatiste et centraliste millénaire, s’est trouvé balayé, pourtant, de dynasties en dynasties. Or, toujours se sont réaffirmé, en réaction, la diversité des peuples et des provinces composant cet immense pays, et, par-dessus tout, l’instinct individuel de ses enfants.

Rien de cela ne devrait être ignoré s’agissant du monde chinois.

Mais chez nous où en sommes-nous avec la dictature numérique rampante ? Les Français, toujours supposés “Gaulois réfractaires”, et dénigrés comme tels par leurs propres dirigeants, ont-ils vraiment conservé le sens des libertés, qui faisaient autrefois leurs richesse ?

On peut en douter.

Dès le début de la pandémie, en effet, on pouvait le déplorer : “la peur a pris le pouvoir”.[1]

Depuis, on a cherché à se servir de l’irrationnel, dans les deux camps, et l’incompétence de nos dirigeants et de nos technocrates coupés du peuple a multiplié les démarches anxiogènes. Y ont répondu, dans une partie de la population, environ 30 % de l’opinion, par autant de refus instinctifs.

Beaucoup de Français se sont investis, pendant des semaines, y compris au mois d’août, de se mobiliser dans la rue, les uns contre l’obligation vaccinale, les autres contre le passe sanitaire.

Comment ne pas observer, certes, le caractère passager d’un tel combat, après celui des gilets jaunes apparu à partir d’une étincelle fiscale. Cette nouvelle flambée de colère semble appelée à cesser faute de combattants, au fur et à mesure de l’augmentation du pourcentage de personnes vaccinées.

Mais d’autres libertés peut-être plus fondamentales encore mériteraient qu’on les défende, et plus encore qu’on les restaure. Citons dès maintenant la liberté de l’enseignement et le libre choix des familles françaises.

Est-ce cependant sur ce terrain que certains s’apprêtent à se mobiliser ? Je redoute qu’on laisse carrément de côté cette dimension, pourtant essentielle, dans le contexte politique actuel. Depuis le Code civil aucune existence légale à proprement parler ne semble reconnue à la famille en France : il est bien connu que l’homme postnapoléonien et post-jacobin est supposé naître orphelin et mourir célibataire.

Très légitimement, par exemple, au sein de la droite classique, on entend s’élever des voix se préoccupant à fort juste titre de réparer l’école. Ainsi, François-Xavier Bellamy, chef de file de son groupe au Parlement européen, professeur de philosophie, dresse un bilan terrible du recul éducatif français. “Je ne crains pas, dit-il très joliment, le choc des cultures, mais le choc des incultures.” Il a récemment partagé un texte en 30 propositions tendant à “sauver l’Éducation nationale”[2]Et, plus significatif encore Michel Barnier, dans les 4 points qu’il affirme essentiels de sa précampagne présidentielle, souligne (point 4) le besoin de “réparer”l’école.

La dégradation a en effet atteint une proportion catastrophique dans la mesure où “un jeune Français sur cinq est illettré”.

Mais pourquoi ignorer que le monopole scolaire étatisé se révèle précisément le premier ennemi de tout redressement. Il faut ainsi saluer le combat courageux et intelligent de Créer son école.[3]

Ce 30 août, sa talentueuse et combative présidente, Anne Coffinier dénonçait ainsi, dans une conférence de presse, les atteintes à la liberté scolaire qui se sont multipliées au royaume de Macronie : loi Blanquer de 2018, puis nouvelle loi en 2021, prétendant sauver les principes de la république et combattre un “séparatisme” dont le pouvoir et toute la bien-pensance répugnent à mentionner le caractère islamiste.

Le dossier de ce combat, fourni à la presse, est très riche et on peut juger stupéfiant qu’il n’ait pas été repris, ou si peu, par ceux qui prétendent “sauver” l’institution scolaire.

Dans l’éditorial de son excellente Nouvelle Lettre (N° 1443 du 24 septembre) Jacques Garello rappelle le droit essentiel des familles.

Qui dans les gros médias a osé faire écho à de telles protestations. Elles concernent pourtant des centaines de milliers d’enfants aux besoins desquels l’école d’État ne répond pas.

Qui se souvient encore que depuis la loi Falloux de 1850 la liberté scolaire est supposée conquête intangible du pays ?

Les trous dans le drapeau de cette liberté ont été multipliés depuis les lois laïcistes imposées de 1902 à 1907 par les radicaux-socialistes, jusqu’à nos jours.

Certes la liberté est menacée à Hong Kong et je suis le dernier à l’oublier, mais elle l’est aussi à Paris.

[1] cf. L’Insolent du 30 mars 2020 “Quand la peur a pris le pouvoir”
[2] cf. son essai “Les Déshérités ou l’urgence de transmettre” éd. J’ai Lu n° 11329, 2016.
[3] Dossier de Presse rentrée 2021 – sur les deux sites de l’association Créer son école et Educ’France.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Marine Le Pen se présente comme l’avocate “des libertés” pour l’élection présidentielle de 2022 qui sera, selon elle, “un choix de civilisation”

Mesures sanitaires : le collier étrangleur, par Yves Laisné

En France, comme à l’étranger, le débat sur la « dictature sanitaire », voire la « dictature » tout court, fait rage. Au-delà des slogans et des effets de manches des politiciens et des commentateurs, les atteintes à nos libertés risquent d’être aussi réelles que durables…

Les libres penseurs, libéraux, libertariens et autres gens de toutes catégories sociales et de presque toutes les sensibilités politiques – des identitaires aux anarchistes – voire, peut-être majoritairement, n’en ayant aucune, mais attachés à leur liberté, considèrent, comme c’est mon cas, que des atteintes à la liberté individuelle d’une gravité sans exemple depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale sont en train de se développer. Or, nous faisons l’objet d’attaques souvent très violentes de la part de « scientifiques », dont on voudrait être sûr qu’ils ne sont pas en conflit d’intérêts, et, plus grave, des premiers personnages de l’Etat, dont la violence verbale paraît quelque peu effrayante.

Sur la route de la servitude

Conscient de ce que 200.000 personnes dans la rue (selon la police, ce qui veut dire entre une fois et demi et deux fois plus), c’est au moins 2 millions de mécontents, voire le double, dans un spectre socio-économique extrêmement large, le pouvoir s’inquiète et se saisit d’un mot – dictature – pour crier à l’excès et tenter de déconsidérer ceux qui défendent leurs, ou plutôt nos, libertés fondamentales : liberté d’aller et de venir, liberté du commerce, liberté du travail, liberté de pensée et, non en dernier lieu, la plus précieuse et la plus rarement citée, l’intégrité du corps humain.

Il paraît facile de mettre en avant : les élections, le débat parlementaire, le Conseil d’Etat, le Conseil Constitutionnel, la liberté de manifester, l’indépendance de la justice, l’état de droit, la liberté de la presse… Certes. Nous ne sommes pas – encore – en dictature. Et si l’on compare l’état actuel de la France à l’agressive Chine populaire, à la défunte Union soviétique, au IIIème Reich de sinistre mémoire ou à l’ubuesque Corée du Nord, nous en sommes bien loin.

Est-ce si sûr ? Ne sommes-nous pas déjà, comme disait Friedrich von Hayek, sur la route de la servitude ?

Les élections ? Les citoyens boudent car ils se sont avisés progressivement que les élections ne servaient à rien puisque, de toute façon, depuis 70 ans, c’est à quelques nuances près, la même politique qui est menée. Une observation attentive de la législation, de plus en plus collectiviste et restrictive des libertés suffit à s’en convaincre.

Le débat parlementaire ? Spécialement depuis l’instauration du quinquennat, le parlement n’est qu’une chambre d’enregistrement de la volonté présidentielle. Un président que les fondateurs de la Vème République, surtout depuis l’instauration de l’élection au suffrage universel direct, ont voulu monarque électif césarien.

La liberté de manifester ? Oui pour le moment, et très encadrée. On n’a pas (dé)fait le monde en un jour.

Pour lire la suite, c’est ici !

Dictature sanitaire – Montagne interdite

ski montagne

Parmi les décisions les plus invraisemblables intervenues depuis le début de la crise sanitaire, l’interdiction d’accéder aux plages et aux forêts en mars/avril, la fermeture des librairies en octobre/novembre et aujourd’hui, le bannissement de la montagne. Ces mesures n’ont, de fait, aucun rapport avec l’épidémie.

A qui fera-t-on croire que skier sur l’immensité du manteau neigeux, dans l’espace infini des Alpes ou des Pyrénées est plus contaminant que de s’entasser dans le métro?

C’est tout le contraire: le grand air des sommets, comme chacun le sait, donne des forces et de la vigueur pour lutter contre les maladies. Alors pourquoi le ski interdit? Parce que le ski, comme les voyages, comme la lecture, comme le cinéma, comme la marche solitaire sur les plages ou dans la forêt, comme tout ce qu’ils ont voulu interdire, est une source d’évasion.

Dans l’immensité blanche et l’ivresse de l’altitude, l’homme est en communion avec le vent, les nuages et le soleil. Il se confond avec le ciel.

Aucun pitre mégalomane, aucun clown ou clownesse narcissique, aucun donneur de leçon liberticide, aucun rabâcheur pervers ne s’aventure sur les sommets.

L’asservissement, la bêtise et la lâcheté ne survivent pas au-delà de 1200 mètres d’altitude.

Une chose les dérange: ces dernières poches de liberté – et de bonheur – qui échappent à leur contrôle. Voilà pourquoi ils nous interdisent le ski.

Cette politique de pénitence collective est censée compenser et faire oublier l’une des pires faillites de ce dernier demi-siècle. Mais patience, patience dans l’azur: tout cela se paiera.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Décrets autorisant le fichage politico-religieux des Français : l’inquiétante dérive totalitaire de l’Etat macronien

fichage surveillance

Prorogation systématique de l’« état d’urgence sanitaire » et de ses nombreuses mesures liberticides, surveillance sans cesse accrue d’internet et des réseaux sociaux, ou encore immixtion permanente dans la vie privée des Français avec la volonté flagrante de les « rééduquer » : alors que, sous prétexte de lutte contre le COVID-19 et l’islamo-terrorisme, l’Etat macronien ne cesse déjà de rogner depuis des mois sur les libertés individuelles de nos compatriotes, celui-ci vient de faire un pas supplémentaire vers le « totalitarisme libéralo-progressiste » en adoptant, en toute discrétion, trois décrets autorisant le fichage politico-religieux des Français.

Une formulation volontairement très générale

Passés presque totalement inaperçus auprès des grands médias (et pour cause !), ces décrets, publiés en douce vendredi dernier au Journal Officiel, seront pourtant lourds de conséquences, en raison de la quantité considérable d’informations très personnelles qu’ils autorisent désormais le Renseignement territorial à collecter. Ô bien sûr, officiellement, ces trois décrets, portant respectivement sur le « Fichier de prévention des atteintes à la sécurité publique », la « Gestion de l’information et prévention des atteintes à la sécurité publique » et les « Enquêtes administratives liées à la sécurité publique », ont pour seul objectif de surveiller les individus dont les activités seraient « susceptibles de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation, à l’intégrité du territoire, ou des institutions de la République, ou encore de constituer une menace terroriste ». Mais chacun aura bien compris que, grâce à cette formulation très générale et très vague, le gouvernement va surtout pouvoir « fliquer » à volonté ses opposants les plus fermes, à savoir ceux de la droite nationale.

La CNIL renvoyée à la niche

C’est ainsi que, sous couvert de préservation de la « sûreté de l’Etat », ces décrets autorisent désormais les barbouzes de la macronie à ficher les Français selon leurs « opinions politiques, convictions philosophiques, religieuses ou appartenance syndicale ». Mais aussi en fonction de leurs « activités sur les réseaux sociaux », domaine dans lequel les forces de l’ordre pourront notamment recueillir les identifiants et pseudonymes utilisés par des individus surveillés. En outre, ils donnent aux services du Renseignement la possibilité de ficher « des données de santé révélant une dangerosité particulière », telles que des « données relatives aux troubles psychologiques ou psychiatriques ». Enfin, parmi les autres points énumérés dans ces décrets, on citera encore, outre le fichage des liens avec « des groupes extrémistes », des « éléments ou signes de radicalisation », ou encore de la « détention d’armes », la possibilité pour les fonctionnaires du Renseignement de répertorier tous les éléments concernant les « pratiques sportives », la détention « d’animaux dangereux » et même des données relatives à des facteurs dits « de fragilité », tels que les « facteurs familiaux, sociaux et économiques » ou encore les « addictions ». Quant à savoir ce que pense la CNIL de ces nouvelles mesures pour le moins intrusives, on soulignera que celle-ci, après avoir demandé des précisions et émis un certain nombre de réserves, s’est vue gentiment renvoyée à la niche…

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 9 décembre 2020

Le Covid enfièvre la bureaucratie déchaînée

A mesure que le Covid baisse en intensité, il enfièvre la bureaucratie déchaînée. Tout se passe comme si l’Etat-mamma, enivré de son autorité sanitaire et de son pouvoir sur les foules, refusait de rendre son tablier et sa trousse d’infirmerie. Emmanuel Macron, naguère promoteur de la “start-up nation”, mène cette absurde mobilisation étatique. Il se présente en père de la nation, sans craindre l’imposture. Mardi soir, le chef de l’Etat a ainsi distribué son calendrier en trois étapes, en se noyant dans des détails ubuesques. Il a déclaré, par exemple : “La reprise des cultes est permise, dans la stricte limite de 30 personnes“.

Une décision applicable dès samedi. Ce mercredi, appuyant cette annonce, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a précisé sur Europe 1 : “Il faut des règles claires, il faut avoir une jauge pour tout le monde, c’est clair“. Mais comment les dirigeants ne voient-ils pas l’absurdité de cette norme de 30 personnes ? Elle s’appliquera indifféremment à une chapelle et à une cathédrale. S’il fallait une démonstration du mal français, cette mesure irréfléchie parle d’elle-même. Oui, la machine étatique est devenue folle.

Le bon sens – vertu trop simple que méprisent les esprits sophistiqués – a quitté le pouvoir. La mainmise de la science sur la politique a éloigné celle-ci des réalités humaines. Mardi sur France-Info, un responsable de l’AP-HP, Rémi Salomon, a soutenu, répondant à une question sur le dîner de Noël : “Y faut pas manger avec papy et mamie (…) On coupe la buche en deux : ils vont manger dans la cuisine, et nous dans le salon“. Mardi, Macron a parlé de “fort recul” de l’épidémie, puis ensuite de “lente décrue”.

Mais il a néanmoins conclu : “Le retour à la normale n’est pas pour demain“. L’aberrante attestation de déplacement dérogatoire a été maintenue. Au lieu de raisonner sur les chiffres et sur les seuils à atteindre pour relâcher l’emprise sanitaire, le président a choisi d’arrêter autoritairement des dates et des étapes : 28 novembre, 15 décembre, 20 janvier. Cet esprit de système, indifférent aux faits, rend le pouvoir sourd et aveugle. “Nous avons sauvé des vies“, a redit Macron en se présentant en héros modeste. Mais son gouvernement a interdit de soigner avec l’hydroxychloroquine. Il pousse actuellement des gens ruinés vers le vide. Cela ne s’oubliera pas.

Ivan Rioufol

Texte daté du 25 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Macron contre nos libertés

L’incohérence semble décidément la marque de fabrique du macronisme.

M. Macron prétend lutter contre l’islam radical, mais il maintient les frontières grandes ouvertes et libère des djihadistes qui s’empresseront de reprendre les armes contre nous.

M. Macron prétend encourager l’intégration européenne, mais, contestant l’existence même d’une culture française, il ne peut évidemment pas promouvoir la culture européenne qui est pourtant le socle le plus solide de toute collaboration entre pays européens.

M. Macron avait annoncé une grande entreprise de libération des énergies françaises. Mais jamais les libertés n’ont été aussi attaquées depuis 1944 et la fin de l’occupation allemande. Et jamais la spoliation fiscale n’a atteint un tel sommet.

De ce point de vue, l’actuel chef de l’État a réussi à dépasser son glorieux mentor, François Hollande, ce qui n’est pas un mince exploit!

Aujourd’hui, la majorité LREM prétend lutter contre le terrorisme islamique en censurant les comptes Twitter des Identitaires.

Comprenne qui pourra!

Ou plutôt, on comprend bien que nos braves oligarques n’ont aucune intention de lutter sérieusement contre le terrorisme et qu’ils préfèrent sévir contre les honnêtes gens.

Ils nous rééditent le coup de 2002 où, alors que la campagne présidentielle avait promis davantage de sécurité (ce que tous les Français avaient compris comme davantage de contrôle de l’immigration), le curieux attelage Chirac-Sarkozy nous avait offert davantage de … radars (sous prétexte de sécurité routière).

En tout cas, prétendre défendre le soi-disant «droit au blasphème» en interdisant l’expression de toute pensée dissidente est assez original.

À supposer que la culture française (qui, bien sûr, n’existe pas!) se résume à ce «droit au blasphème» cher à M. Macron, il faudrait en déduire qu’Éric Zemmour, Marine Le Pen (ou Jean-Luc Mélenchon) doivent pouvoir s’exprimer.

Ils le peuvent, nous ne sommes pas en dictature, rugit M. Macron. Certes, mais en prenant le risque de procès devant la 17e chambre correctionnelle où une masse d’associations grassement subventionnées promeut la préférence étrangère.

Pour ne rien dire du risque de perdre son emploi quand l’extrême gauche et le capitalisme de connivence appellent de concert au lynchage médiatique.

En réalité, la seule cohérence dans le modèle macronien, c’est le goût pour le modèle chinois fait de passe-droits pour les oligarques et d’esclavage pour les autres.

Jean Rouxel

Tribune reprise de les4verites.com

La macrocrature, une menace pour les libertés

Plus les libertés sont attaquées par le Pouvoir, plus il jure les défendre. Ce mercredi, sur Europe 1, Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, a dit : “On n’a pas le droit d’interdire quelque chose (…) La France est un pays de liberté. Liberté, Liberté, Liberté chérie !“. Lundi, dans un entretien à la revue en ligne Le Grand Continent, Emmanuel Macron a assuré : “Le combat de notre génération en Europe, se sera un combat pour nos libertés“. Parce qu’elles sont en train de basculer”. On ne saurait mieux dire. Mais qui, sinon le chef de l’Etat en premier, est en train de mettre le pays sous l’étouffoir ? Jamais une démocratie libérale n’a été soumise à de telles intrusions étatiques. Les lois d’exception s’ajoutent aux couvre-feux et aux états d’urgence, aux prétextes de lutter contre le terrorisme ou le Covid-19.

Les libertés élémentaires d’instruire les enfants, d’aller et venir ou de se rassembler pour pratiquer un culte sont mises sous surveillance. Une journaliste de l’émission Quotidien, dirigée par Yann Barthès, a cru bien faire dans un reportage en s’étonnant, devant la police présente sur place, qu’elle n’intervienne pas pour sanctionner des catholiques, rassemblés pour prier devant le parvis de leur église interdite d’accés. Le sanitairement correct produit, comme prévu, les mêmes dénonciateurs que le politiquement correct.

En réalité, pour la macronie, les libertés ne vont pas de soi. Légitime est la méfiance actuelle à propos de la proposition de loi “sécurité globale” qui, mal ficelée, entend réglementer la diffusion d’images identifiant des forces de l’ordre. La majorité a toujours eu dans l’idée, au nom d’une chasse aux “fake news” et aux “propos haineux”, de mettre les réseaux sociaux sous la menace de la censure. Ce mercredi, sur RTL, Eric Dupont-Moretti a déclaré : “J’entends que tous ceux qui diffusent la haine soient immédiatement déférés devant la justice”. De fait, le projet de loi sur le séparatisme islamiste – qui s’intitule en fait “projet de loi confortant les principes républicains” (Le Figaro, ce mercredi) – contient ce type de comparution immédiate.

Or la loi Avia, qui prévoyait déjà de sanctionner le propos haineux, a été retoquée par le Conseil constitutionnel. Il est piquant d’observer le garde des Sceaux se poser en parangon de la bienveillance, alors qu’il revendique une constante agressivité contre ceux qui le critiquent. C’est lui qui, vendredi au Parisien, a déclaré : « Marine le Pen incarne tout ce que je déteste“. Sachant que la haine n’est jamais qu’une détestation exacerbée, Dupont-Moretti serait plus inspiré en donnant l’exemple de la mesure et de la sérénité. Oui, la macrocrature est un clan sectaire qui menace les libertés.

Ivan Rioufol

Texte daté du 18 novembre 2020 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Christophe Cossé (documentaire “Hold-Up”) : “A-t-on le droit de sacrifier notre liberté pour notre sécurité sanitaire ?”

13/11/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Le mercredi 11 novembre, André Bercoff recevait Christophe Cossé, co-réalisateur documentaire Hold-Up, un film choc sur la gestion du COVID.

Dans un entretien accordé à France Soir, Christophe Cossé explique : “Avec cette singulière crise politique qui remet en cause bien des principes de notre humanité, et que maquille la préoccupation sanitaire, nous sommes parvenus à l’heure des choix. Dès lors, avec nos connaissances et notre conscience, à quoi sommes-nous prêts à renoncer ? Devons-nous céder à la peur, au besoin de sécurité, ou préférer embrasser la vie et la liberté ? Ma démarche, notre démarche commune tant avec mes coproducteurs qu’avec toutes celles et ceux venus témoigner, c’est avant tout d’avertir sinon d’alerter, d’interpeller, d’informer le plus grand nombre.”

Dans l’émission animée par André Bercoff, Christophe Cossé a notamment déclaré :

A-t-on le droit de sacrifier notre liberté pour notre sécurité sanitaire ?



Reconfinement : Macron sonne la fin de nos libertés

Le confinement du printemps avait été traumatisant. Le nouveau confinement sera commencé à l’heure où nos lecteurs auront entre les mains cette édition papier, puisque la date de mise en place était annoncée pour ce jeudi à minuit. Il durera au moins quatre semaines. Autrement dit, le mois de novembre est d’ores et déjà plié pour tout ce qui concerne notre vie sociale, culturelle, familiale, religieuse. La période de tolérance expirera dimanche soir, puis toute la France va passer au régime du métro-boulot-dodo.

Un point sera opéré tous les quinze jours, et de nouvelles mesures seront éventuellement prises. Compte tenu des délais pour que le confinement infléchisse la courbe des contaminations, nous sommes partis pour un maintien de ces mesures sur une durée au moins égale à celle du premier confinement.

Les « assouplissements » du dispositif sont limités : les écoles resteront ouvertes, et les administrations aussi. Quant aux entreprises, elles seront incitées à fonctionner normalement, à l’exception des commerces et services « non essentiels ». Un confinement strictement identique à celui du printemps aurait pénalisé une génération d’écoliers et d’étudiants, et ruiné définitivement le pays. La fermeture (pour ne pas dire l’incurie) des services publics et l’incitation à stopper l’activité économique avaient constitué en effet les deux erreurs graves du confinement du 17 mars. Enfin les personnes âgées des maisons de retraite ne seront pas privées de la visite de leurs proches.

Cette fois, les autorités vont se contenter d’achever de tuer les commerces non essentiels (fleuristes, brocanteurs, prêt-à-porter, horlogers bijoutiers, etc.), les sociétés de services aux personnes, les agences de voyages, les cinémas, théâtres, entreprises de spectacles, parcs d’attractions, activités liées au tourisme, cafés, restaurants… Rien d’essentiel, certes, mais c’est tout ce qui fait le sel de la vie, l’art de vivre à la française.

On retrouve certaines des décisions erronées du premier confinement, comme la fermeture de commerces à faible fréquentation (qui appliquaient pourtant les règles de sécurité sanitaire depuis leur réouverture).

Ne pas multiplier les exceptions à un principe draconien et arbitraire

Et surtout nous ne savons rien de plus sur la manière dont se propage le virus. Plus de coiffeur ? Mais dans les transports en commun, la promiscuité restera de mise. Plus d’achat chez son quincaillier ? Mais les consommateurs pourront continuer à se presser chez Carrefour. Il est évident que la fermeture des cordonniers ou des librairies, par exemple, ne répond pas à des objectifs d’endiguement du virus, mais au souci de ne pas multiplier les exceptions à un principe draconien et arbitraire.

Macron n’a pas envisagé une résistance à ces mesures. Mais l’exaspération, la détresse des commerçants et des restaurateurs sont sensibles. Des filières professionnelles ont-elles pris leur parti d’une mort programmée ? Rien n’est moins sûr Et chez les 15-25 ans (peu contaminés, d’ailleurs) ? Cette classe d’âge va-t-elle subir passivement des contraintes qui sont en fait supérieures à celles du bracelet électronique que l’on impose aux criminels ? La France échappera-t-elle aux révoltes qui secouent nos voisins italiens ? Sans doute pas. Selon toute vraisemblance, nous allons assister à un violent mouvement de refus, qui fera apparaître les manifestations des Gilets jaunes « canal historique » comme de simples promenades de santé.

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 29 octobre 2020

Insécurité. Interdiction des feux d’artifice… et du bon sens ?

Slobodan Despot a raison de l’affirmer : l’anarchie conduit au despotisme. Et la montée de la délinquance violente dans les quartiers envahis débouche sur une restriction progressive des libertés de tous les Français.

Michel Geoffroy commente ici avec humour la dernière saillie de Darmanin annonçant l’interdiction de vente des feux d’artifice à la suite de l’attaque d’un commissariat par des voyous immigrés.

Sur cette belle lancée, il faudrait donc interdire également :

La vente de couteaux aux particuliers, contre les “attaques au couteau”.
Une société anglaise commercialise déjà des couteaux à bout carrés dans le même but, mais je ne crois pas que cela protège bien contre les égorgements, pardon comme disent les médias : contre “les coups circulaires portés à la gorge”.
La vente de hachoirs, les haches et les cutters, dans le même but.
La vente de barres de fer, contre les attaques de commissariats.
La vente de bombonnes de gaz (disponibles dans les super marchés) car elles peuvent servir d’explosif.
La vente de marteaux, parce que Farid Ikker a agressé des policiers à coups de marteau en 2017.
la vente de peinture en bombe, pour empêcher de taguer des slogans antisémites ou islamophobes.
La vente de battes de base-ball, pour ne pas que les voyous s’en servent.
La vente de voitures et de camions aux particuliers, contres les “voitures folles” et les voitures bélier.
Les poubelles de rues, contre les incendies de poubelles.
La vente d’essence et de jerrycans aux particuliers, contre les cocktails Molotov. D’ailleurs, lors des émeutes du ramadan 2005 à Marseille, la police surveillait l’accès aux stations services dans ce but.
La vente de scooters aux particuliers, contre les rodéos de rue.
Les cailloux, pour empêcher de caillasser les pompiers.

Bref tout interdire puisqu’on peut faire un mauvais usage de tout !

Ce qui revient à croire (et à faire croire) que le mal résiderait dans les choses et non pas dans les hommes… Une croyance normale, il est vrai, pour ceux qui pensent que l’homme est bon par nature (surtout l’immigrant) et corrompu par la société (surtout par la très raciste société française).

Michel Geoffroy

Texte repris du site Polémia

Martine Wonner : « On n’a jamais eu aussi peu de décès en France depuis cette année, arrêtons cette stratégie de la peur ! »

Martine Wonner est médecin et députée. Elle a été exclue au mois d’avril du groupe LREM pour avoir critiqué la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement qui, selon elle, pose des actes anticonstitutionnels.

Son intervention dans l’Hémicycle, il y a quelques jours, n’est pas passée inaperçue : doute sur la reprise de l’épidémie de Covid-19, inefficacité des masques et aveuglement du gouvernement sur les traitements à administrer. Au point que Libé et Le Monde mettent en doute la véracité de ses propos.

Voici un entretien très intéressant paru sur Boulevard Voltaire.

Les villes de Marseille et de Strasbourg se sont dotées de leur propre conseil scientifique et social. La ville de Paris pense avoir le même dispositif. Comme si les territoires tentaient de s’émanciper de la tutelle nationale. Comment l’interprétez-vous ?

La ville de Strasbourg a été la première à se doter d’un tel conseil scientifique. Les citoyens n’y voient absolument plus clair. Avec des informations contradictoires en permanence, les territoires souhaitent aujourd’hui accompagner les agences régionales de santé dans des mesures sanitaires les plus adaptées aux préoccupations du moment. On sait que les chiffres de la Covid évoluent extrêmement vite. Les médecins et les scientifiques des territoires ont très très envie de pouvoir être forts d’analyse, forts de proposition et de conseils auprès du préfet sanitaire.

Les citoyens français sont en train de vous découvrir. Vous avez un peu sonné la charge contre la politique du gouvernement, notamment en matière de libertés fondamentales. Ce que le gouvernement décide en ce moment n’est pas efficace contre l’épidémie de la Covid-19, mais ampute nos libertés. Est-ce votre message ?

Depuis qu’on a voté l’état d’urgence sanitaire en mars, tout ce que le gouvernement fait est totalement anticonstitutionnel. Cela pose un énorme problème par rapport à la démocratie française, par rapport aux libertés fondamentales et aux droits fondamentaux de nos concitoyens. C’est pour cette raison que je me suis exprimée très clairement à plusieurs reprises. Fin avril, j’avais refusé de voter le plan de déconfinement. Ayant créé le collectif Laissons les médecins prescrire, je trouvais que déconfiner sans proposer de réelles stratégies thérapeutiques n’avait aucun sens.
Oui, les citoyens me découvrent petit à petit. J’ai été exclue de la majorité pour mes prises de positions très fortes. Je suis médecin et je sais qu’aujourd’hui, il n’y a pas d’inquiétudes outre mesure à avoir par rapport à la virulence du virus et par rapport au nombre de personnes malades. On n’a jamais eu aussi peu de décès en France que cette année. Les chiffres ne mentent pas. Quand on compare les chiffres de l’INSEE depuis 2014, à part le pic de mars et d’avril, on a aujourd’hui globalement nettement moins de personnes décédées que les autres années. Ne pas continuer cette stratégie de la peur me paraît tout à fait fondamental. Avoir des idées claires sur ce qui se passe réellement dans les services hospitaliers. S’ils sont aujourd’hui à ce point saturés, c’est bien parce que l’hôpital va très mal. Il n’y a pas suffisamment de moyens. Les gages donnés par le ministère de la Santé ne sont pas suffisants. Le centre hospitalier universitaire de Strasbourg utilise son droit d’alerte. Il manque 180 lits et 150 équivalents temps plein d’infirmiers. Les situations sont très difficiles à vivre pour les soignants qui sont fatigués et qui, pour certains, n’ont pas pu prendre de vacances. Heureusement que nous ne faisons pas face à une deuxième vague, sinon l’hôpital ne tiendrait pas.

Vous avez déclaré que l’Institut américain avait déconseillé le port du masque. Or tous les médias ont déclaré que vous vous étiez trompée et que ce centre préconisait le port du masque. En même temps, Didier Raoult s’inquiète d’une mutation plus virulente du virus de la Covid-19.

Je vais avoir des réponses très claires et les réponses seront publiées dès ce soir puisque je fais un droit de réponse au journal Libération et au journal Le Monde. En effet, ils avaient bien publié, je n’ai donc absolument pas menti. J’ai toutes les preuves et toutes les traces. Ils se sont pris les pieds dans le tapis ou alors le fait que je m’exprime au sein de la représentation française a eu un impact jusqu’aux États-Unis. On pourrait en conclure que j’ai déjà une influence jusque-là ! Mais non, je suis extrêmement respectueuse et je ne prends pas du tout cette crise à la légère. D’ailleurs, je ne suis pas anti-masque et je me suis toujours exprimée dans ce sens-là. Pour autant, je continue à dire et je le prouverais dans mon droit de réponse, que les masques chirurgicaux ne protègent en rien et sont totalement inutiles d’autant plus dans la rue. Lorsqu’on est soi-même malade, mettre un masque chirurgical pour protéger les autres, oui. Mais mettre un masque en permanence au quotidien ne garantit en rien d’être contaminé. J’ai eu quelqu’un de l’équipe du professeur Raoult il y a quelques instants au téléphone qui m’a bien précisé que, contrairement aux quinzaines de mutations qu’il y avait durant l’été, un nouveau virus a été expertisé provenant de la région Bretagne. Ce virus serait intermédiaire, mais n’entraînerait absolument pas plus de nécessité d’hospitalisation et encore moins en réanimation. Donc pas d’inquiétude outre mesure.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Lutte contre le séparatisme ou contre nos libertés?, par Guillaume de Thieulloy

Le 2 octobre, M.Macron a prononcé aux Mureaux (quartier emblématique du merveilleux «vivre-ensemble» chanté sur tous les tons par nos chers dirigeants) un important discours sur le «séparatisme».

J’ai déjà dit que le mot «séparatisme» me semblait particulièrement inadéquat pour définir le problème que l’islam pose à la France: l’objectif ultime des islamistes n’est pas de régner sur des quartiers où la loi française ne s’appliquerait plus (c’est déjà le cas dans plusieurs centaines de quartiers «sensibles»), mais de soumettre tout le territoire français à la charia.

Cela fait maintenant plusieurs décennies que la France a un problème islamique, mais les dirigeants font mine de ne pas comprendre.

Ainsi, dès le début de son discours, le chef de l’État dénonce le projet politico-religieux du «séparatisme islamique», sans sembler s’apercevoir que c’est le Coran lui-même qui porte un projet politico-religieux.

On notera avec amusement l’évolution du discours. Voici quelques années, nous étions de dangereux complotistes quand nous dénoncions les horaires de piscine réservés aux femmes. Eh bien, désormais, Emmanuel Macron nous emboîte le pas.

Encore quelques années, et il va peut-être «découvrir» que le projet islamiste a quelque chose à voir avec l’islam!

L’aveuglement volontaire de ces prétendues élites devrait radicalement les disqualifier pour conduire la nation. Mais, manifestement, la mémoire courte des Français permet toutes les manipulations. Jusqu’à tenter de faire du successeur de François Hollande un chef d’État capable de lutter sans faiblesse contre « l’islam politique » (comme s’il en existait un autre).

Mais, en dehors de ce spectacle absurde et familier, où les responsables de l’ouverture des frontières et du désarmement de la France osent jouer aux hommes d’État, ce discours est inquiétant.

Car, en ne ciblant pas nommément les incompatibilités entre certains points de l’islam et certaines de nos mœurs et de nos lois, M. Macron envisage d’un cœur serein de mettre toute la société française en prison.

Je ne prendrai dans son discours que deux exemples de ces mesures liberticides, évidemment inefficaces contre l’islamisme, mais ravageuses contre les libertés des vieux Français.

Il est annoncé que la loi interdira désormais l’instruction à la maison, pour que l’école redevienne «un creuset républicain». Pour ma part, je ne crois pas du tout que l’école doive être une officine de propagande robespierriste ou mélanchoniste. Et je crois que les parents doivent être les premiers éducateurs de leurs enfants. C’est ce que dit le droit naturel. C’est aussi ce que dit la déclaration universelle des droits de l’homme.
Très consciemment, je scolarise mes enfants hors du « creuset républicain » où l’on n’apprend plus à lire, écrire, ni compter, mais où, dès la maternelle, on chante les merveilles de cette «diversité» qui fracasse notre patrie.

Deuxième exemple: l’État réclame désormais le droit de dissoudre les associations pour des motifs indéfinis.

Faute de savoir résister à la conquête islamique, M. Macron restera – comme ses prédécesseurs – dans l’histoire comme un fossoyeur des droits naturels des êtres humains et des libertés des Français.

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Laurent Obertone : « Il y a, en France, une forme de terrorisme ordinaire »

Après Utoya, La France Orange mécanique, La France Big Brother et Guérilla, Laurent Obertone publie un nouvel ouvrage : Éloge de la force : renverser l’Histoire, dans lequel il donne dix clés pour « changer le monde » et permettre à l’individu de s’affranchir de ce contexte d’ultra-violence, de confiscation de la souveraineté par l’État, du musellement de l’individu.

Rencontre avec l’écrivain.

Vous sortez Éloge de la force aux Éditions Ring. En quoi notre société manque-t-elle de force ?

Les individus qui partagent l’ensemble de mes constats sont dans un état d’impuissance. Leur parole n’est pas entendue, leurs inquiétudes sont criminalisées, dénoncées par les médias et les politiques et leurs votes ne sont pas écoutés. L’opinion est complètement dépossédée de tous moyens d’exercer sa souveraineté sur ce pays. C’est plutôt un état d’extrême faiblesse.
Éloge de la force est le pendant de cette faiblesse doit être une forme de réaction à cette faiblesse qui consiste non à se demander comment pourrait évoluer ce pouvoir sans nous, mais plutôt : qu’est-ce qu’il est réaliste de faire à notre niveau ? En tant que citoyen, comment peut-on aller à la force sans envisager des modifications sur lesquelles nous n’avons aucune prise ?

Un attentat a encore frappé près des anciens locaux de Charlie Hebdo. Plusieurs journalistes et techniciens qui travaillent pour l’émission Cash Investigation ont été attaqués au hachoir par un terroriste vraisemblablement pakistanais. L’histoire se répète et l’ensauvagement n’est pas qu’un sentiment…

On peut m’expliquer un tel acte de toutes les manières que l’on veut, mais on ne peut pas me dire que qualifier un tel acte de sauvage est aberrant. C’est de la sauvagerie pure. On s’exclut automatiquement de toute forme de civilisation. Ce type a l’air d’être un solide abruti puisqu’il mène un attentat où Charlie Hebdo n’est plus. Il se trompe de cible et fait n’importe quoi.
À partir du moment où l’imbécile a des idées et des armes, il est dangereux. Malheureusement, ils sont nombreux dans ce pays. Cette violence terroriste fait souvent la une des médias, sauf qu’aujourd’hui, vous avez dû avoir dans le pays des dizaines de coups de couteau, des types ont été massacrés pour un regard ou une cigarette. Ce ne sont pas des actes terroristes, mais c’est une forme de terrorisme ordinaire, une insécurité qui est latente et énorme, dont on ne prend pas la mesure. On est encore en train de se battre sur des termes. Est-ce que sauvage n’est pas trop fort ? Non, parce que c’est le quotidien. Il est vraiment urgent de prendre la mesure de ce quotidien.

Le ton de ce livre est volontairement très offensif. Vous interpellez le lecteur, vous le tutoyez et vous êtes assez violent avec lui. À la fin, vous dites que vous ne savez pas si c’est vous qui avez vraiment écrit ce bouquin. On a l’impression que c’est un truc qui sort du fond des tripes. Que s’est-il passé ?

Je suis assez mal à l’aise avec le ton donneur de leçon, caporaliste et directif. Je me suis dit que c’était peut-être mon inconscient qui me parle et peut-être l’inconscient du lecteur qui lui dit « secoue-toi parce que le miracle ne va pas arriver. Tu attends que quelque chose se passe, mais tout en restant complètement dégagé de tes obligations ». D’où le tutoiement et cette espèce de “j’attrape le lecteur au collet” et je lui dis ses quatre vérités en lui disant que s’il croit qu’un miracle va se passer sans mettre sa peau sur la table, il va attendre très longtemps et tout va se jouer sans lui comme d’habitude. Il faut qu’il y ait une réaction. C’est pourquoi ce livre appelle volontairement à une réaction.

Pour vous, l’État est le responsable de ce qu’est devenu le pays. L’État et les banques sont les deux tenailles qui sabotent nos libertés.

Absolument. Je pense que cela va bien au-delà. L’État, les banques, les médias tout ce que recouvre cette appellation Big Brother, tout ce qui exerce une contrainte sur la population, sur sa manière de voir et de penser. Il va déposséder les individus de leur souveraineté.

Vous souhaitez presque revenir à une forme de tribalisme.

Revenir en tout cas à un monde où l’individu a une forme de pouvoir et de responsabilité sur son destin, sur sa vie et sur son quotidien, plutôt qu’être une machine à déléguer et à subir ultra dépendante de son maître, l’État. Aujourd’hui, le citoyen est dans cet état très angoissant. Il n’a absolument aucun pouvoir et aucun contrôle sur la situation. Évidemment, il a peur, il subit, il est inquiet et veut encore plus d’État, plus de maîtres, plus de lois et encore plus de puissance, pas pour lui, mais pour cette espèce de méga structure. Il ne se rend pas compte que plus cette structure sera puissante plus lui, sera faible. Il n’aura aucun moyen d’exister contre lui.

Le risque ne serait-il pas que toutes les pulsions se réveillent et que l’on finisse avec des loups solitaires un peu partout dans la nature et que la personne cadrée et câblée devienne du jour au lendemain à l’état sauvage ?

Lorsqu’on est dans un monde domestique comme celui-là, on va avoir des créatures hybrides qui vont dans un cheminement intellectuel assez obscur se dire que finalement, le moyen d’incarner quelque chose dans ce monde c’est de lui péter à la figure, de s’attaquer à ces symboles les plus célèbres pour exister dans l’éclair de sa propre fin sociale, il va créer une forme de contre pouvoir. Évidemment, ce n’est pas une solution à ses problèmes, mais beaucoup d’individus ne voyant aucune issue dans ce monde peuvent être tentés par cette voie-là.

L’idée est-elle de reprendre le contrôle avant que tout devienne incontrôlable ?

Je pense que notre situation est condamnée à court terme puisque plus l’État prend de l’ampleur plus il doit prélever des richesses, plus il devient difficile de produire ces richesses puisque les prélèvements écrasent fatalement l’économie.

Vous comparez l’État à la panse crevée d’un ruminant.

C’est une structure énorme qui ne peut pas se réduire d’elle même. Elle ne fait que croître. Elle est là pour se fabriquer et se multiplier. C’est une sorte de parasite. Elle va forcément trouver ses limites avec la fin de l’organisme qui l’a nourri. C’est le lot de tous les parasites. La seule solution pour le pays et le citoyen est de se dégager de cette empreinte parasitaire qui l’étouffe. C’est très compliqué puisque nous sommes dedans jusqu’au cou. Nous sommes ultra dépendants de l’État aujourd’hui. On ne conçoit pas l’avenir ni la solution de nos problèmes sans lui. C’est un travail énorme, mais si les esprits ne le font pas, on n’a aucune chance d’éviter cet avenir qui sera soit celui de l’avenir du pendu, c’est-à-dire la nuque brisée brutalement, tout s’effondre d’un coup et là, tout le monde va y passer. Soit, l’asphyxie, un long pourrissement de la situation qui ne nous rendra pas plus service puisqu’on sera toujours sous le joug de cet État même finissant. Plus la situation dure, moins elle est réversible.

Lorsque vous avez commencé votre carrière littéraire, la plupart des médias que vous décriez vous ont placé directement à l’extrême droite. On vous a mis dans le giron de Marine Le Pen parce qu’elle avait aimé votre livre. Derrière, on vous a vu à la convention de la droite. À vous lire, on a l’impression qu’il n’y a aucune offre politique aujourd’hui en France qui pourrait sauver la situation. Pensez-vous que le politique ne puisse plus sauver le pays ?

D’une certaine manière, l’offre politique ne correspond pas à ma façon de voir. L’offre politique est aujourd’hui très étatiste. Même si elle venait à être en phase avec ce que je dis, je me méfierais parce que c’est encore une fois renvoyer la solution sur quelqu’un d’autre que sur moi. S’il accède au plus haut niveau de l’État, rien ne me dit qu’il fera ce qu’il a promis. La politique n’est pas un jeu de sincérité, mais un jeu de mensonge et de séduction. C’est un théâtre. Ces individus veulent le pouvoir, très bien. Moi, je m’en tiens assez éloigné. Évidemment, j’ai été catégorisé. C’est très classique dans notre pays. Lorsque vous déviez un petit peu, vous êtes automatiquement criminalisé : cordon sanitaire, extrême droite et tout ce que l’on veut. Vous et vos idées n’êtes même pas envisageables pour le commun des mortels et pour les grands médias. On peut continuer à ignorer la fracture qui grandit entre la population et nous. Ce milieu se protège comme cela. C’est un peu le système immunitaire de Big Brother. C’est ce chantage permanent à l’extrême droite.

Finalement votre solution c’est « ne faites confiance qu’à vos proches, vos familles. Achetez une ferme et fortifiez-là. Cultivez votre jardin, soyez autonome en eau et attendez que cela passe »…

La solution ultra autonomiste est un peu romantique. Le type tout seul, même s’il a ses laitues qui prennent le soleil, que tout va bien, qu’il a un bel abri anti atomique et qu’il est bien armé, il ne pourra pas tout prévoir et ne pourra pas résister à une troupe armée. Il sera toujours à la merci de ses pairs. Je ne prône pas le recours aux forêts totales et à l’isolement absolu. La fuite n’est jamais une solution, mais plutôt se réimplanter dans la vie locale, retisser des réseaux de confiance de manière à moins dépendre de l’hydre, des moyens d’acheminement de Big Brother, mais peut-être de se réattribuer du poids sur nos existences.

Dresser sa bête en attendant que l’hydre s’effondre.

C’est une forme de contre dressage. Plutôt que de subir, de marcher aux ordres des médias, de ce conditionnement et de ces phrases qu’on nous apprend tous les jours, apprendre à être son propre maître, se vacciner contre tous ces messages. On parle de 4 heures de télévision par jour, de 2 heures de radio, de publicités, d’internet. On a des moyens très limités. Il faut véritablement devenir une citadelle intérieure pour résister aux assauts de ce conditionnement.

En vous adressant directement au public, n’avez-vous pas peur que certains y voient des ordres donnés au premier degré comme aller tirer dans l’Assemblée nationale ou plastiquer la banque de France ?

C’est une question assez récurrente. Comme disait l’autre, on n’est pas à l’abri d’être aimé par des imbéciles et d’être compris de travers et que n’importe qui plaque son fantasme sur ce que vous faites.
À un moment, il faut aussi parier sur l’intelligence du lecteur. Même s’il est désespéré, il ne faut pas céder à l’autre excès ni à la tyrannie inverse ni à l’idéologie nouvelle. Il faut essayer de se battre pour garder ce fil de la raison, du réalisme et ne pas aller dans un autre délire. Dans ce livre, je n’appelle évidemment pas du tout à la violence. J’espère que je suis assez clair dans ce livre. Pour moi, cette chape de plomb Big Brother est une violence qu’il exerce en permanence sur les individus puisqu’il les contraint à subir ce qu’ils ne veulent pas subir. C’est une violence. Ce livre est plutôt un catalyseur de liberté plutôt qu’un prophète d’un ordre extrêmement rigide et réglé.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Coronavirus: « Potentiellement, on pourrait s’orienter vers une société de contrôle permanent »

01/04/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Traitements controversés, confinement et atteintes aux libertés… Le coronavirus implique plusieurs dilemmes éthiques.

Emmanuel Goffi, expert en éthique, revient sur ces questions difficiles dans le Désordre mondial – sur Sputnik France – avec Rachel Marsden.