Un Manifeste conspirationniste pour dénoncer la dictature sanitaire

Manifeste conspirationniste

21/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Le Manifeste conspirationniste doit paraître ce 21 janvier aux éditions du Seuil. Même si il semble anonyme, il pourrait être rédigé par des membres du Comité Invisible selon l’Express. Ce groupe d’auteurs anonymes est notamment connu pour son premier ouvrage, L’Insurrection qui vient.

Voici ce qu’il indique dans ce manifeste en préambule :

« Nous sommes conspirationnistes, comme tous les gens sensés désormais. Depuis deux ans que l’on nous balade et que nous nous renseignons, nous avons tout le recul nécessaire pour départager ‘le vrai du faux’. Les ridicules autoattestations que l’on a prétendu nous faire remplir avaient bel et bien pour but de nous faire consentir à notre propre enfermement et de faire de nous nos propres geôliers. Leurs concepteurs s’en félicitent à présent. La mise en scène d’une meurtrière pandémie mondiale, ‘pire que la grippe espagnole de 1918’, était bien une mise en scène (…) L’acharnement furieux à balayer tout traitement qui n’impliquerait pas d’expérimenter des biotechnologies sur des populations entières, réduites à l’état de cobaye, avait quelque chose de suspect. Une campagne de vaccination organisée par le cabinet McKinsey et un ‘pass sanitaire’ plus loin, la brutalisation du débat public prend tout son sens. C’est sans doute la première épidémie mortelle dont il faut convaincre les gens qu’elle existe. »

Pour commander : https://www.seuil.com/ouvrage/manifeste-conspirationniste-anonyme/9782021495669

Entretien – Florian Philippot au sujet du Pass-Vaccinal : « Petit à petit, des vérités émergent »

Florian Philippot TVL

20/01/2022 – FRANCE (NOVOpress)
Avec le pass-vaccinal exigé par l’exécutif à marche forcée, 2022 s’annonce presque aussi mal que 2021. Pourtant, Florian Philippot, le président des Patriotes à l’origine de la mobilisation contre les mesures prétendument sanitaires depuis près de 18 mois, voit un motif d’espoir. En effet, l’arrivée du variant Omicron, qui a tout l’air d’être moins dangereux, conjugué au conditionnement du pass-vaccinal à toujours plus d’injections font changer les mentalités des Français.
Petit à petit, le narratif évolue malgré la malhonnêteté des médias du Système qui diffusent sans aucun discernement la propagande gouvernementale.

A 3 mois de l’élection présidentielle, quels espoirs pouvons-nous avoir pour sortir de cette crise ? Les candidats doivent-ils prendre leurs responsabilités pour s’allier et battre Emmanuel Macron ? La règle des 500 signatures doit-elle est abandonnée ?
Florian Philippot revient sur toutes ses questions dans Le Samedi Politique.


“Des mesures punitives” : l’opposition s’insurge des nouvelles restrictions contre le Covid-19

Florian Philippot : « La France est devenue un régime complètement fou et autoritaire »

Florian Philippot TVL

23/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Entre l’instauration imminente du pass vaccinal et l’hypothèse d’un pass sanitaire exigé en entreprise, le gouvernement durcit le ton. Les non-vaccinés sont-ils responsables de la nouvelle vague de Covid ou de simples boucs émissaires ? Pour Florian Philippot, la France devient bel et bien un régime autoritaire avec cette nouvelle série de mesures drastiques.

Selon le président du parti Les Patriotes, il est urgent que les Français « se soulèvent » face à une telle atteinte aux libertés fondamentales.

Entretien.


Batailles pour les libertés, par Jean-Gilles Malliarakis

Avant même la crise du Covid, on pouvait s’inquiéter à juste titre du stupéfiant progrès de ce qu’on appelle le contrôle social dans la Chine de Xi Jinping. Il semble en effet que ce tournant ait commencé à être pensé par les dirigeants communistes de Pékin dès 2012. Les premières expérimentations remontent à 2014, autrement dit à l’époque où le prince rouge Xi prend le contrôle de l’appareil du Parti, de la commission militaire, et du gouvernement de l’État.

En 2018, on ne s’intéressait pas encore à la ville de Wuhan, à son laboratoire, à son marché aux poissons, à ses pangolins, à ses chauves-souris, et à la transmission de son virus. Mais on découvrait déjà, avec effroi en occident, le projet terrifiant de système de « crédit social » : à chaque citoyen une note de bonne conduite, en fonction de laquelle il accède, ou non, aux services, aux prêts bancaires, au logement, etc. Gare à celui qui ne traverse pas dans les clous. La reconnaissance faciale permet aux autorités de surveiller techniquement les individus à un point jamais envisagé dans l’Histoire. Or, l’Empire du Milieu envisageait de le mettre complètement en place pour l’année 2020.

Cette réalité de cauchemar mérite certes d’être comprise en fonction de l’identité véritable de cette nation. Toute son Histoire a été marquée dès le IIIe siècle avant notre ère, par le premier empereur, Qin Shehuandi et son désir d’immortalité. Mao Tsé-toung l’admirait sans réserves. Son rêve étatiste et centraliste millénaire, s’est trouvé balayé, pourtant, de dynasties en dynasties. Or, toujours se sont réaffirmé, en réaction, la diversité des peuples et des provinces composant cet immense pays, et, par-dessus tout, l’instinct individuel de ses enfants.

Rien de cela ne devrait être ignoré s’agissant du monde chinois.

Mais chez nous où en sommes-nous avec la dictature numérique rampante ? Les Français, toujours supposés « Gaulois réfractaires », et dénigrés comme tels par leurs propres dirigeants, ont-ils vraiment conservé le sens des libertés, qui faisaient autrefois leurs richesse ?

On peut en douter.

Dès le début de la pandémie, en effet, on pouvait le déplorer : « la peur a pris le pouvoir ».[1]

Depuis, on a cherché à se servir de l’irrationnel, dans les deux camps, et l’incompétence de nos dirigeants et de nos technocrates coupés du peuple a multiplié les démarches anxiogènes. Y ont répondu, dans une partie de la population, environ 30 % de l’opinion, par autant de refus instinctifs.

Beaucoup de Français se sont investis, pendant des semaines, y compris au mois d’août, de se mobiliser dans la rue, les uns contre l’obligation vaccinale, les autres contre le passe sanitaire.

Comment ne pas observer, certes, le caractère passager d’un tel combat, après celui des gilets jaunes apparu à partir d’une étincelle fiscale. Cette nouvelle flambée de colère semble appelée à cesser faute de combattants, au fur et à mesure de l’augmentation du pourcentage de personnes vaccinées.

Mais d’autres libertés peut-être plus fondamentales encore mériteraient qu’on les défende, et plus encore qu’on les restaure. Citons dès maintenant la liberté de l’enseignement et le libre choix des familles françaises.

Est-ce cependant sur ce terrain que certains s’apprêtent à se mobiliser ? Je redoute qu’on laisse carrément de côté cette dimension, pourtant essentielle, dans le contexte politique actuel. Depuis le Code civil aucune existence légale à proprement parler ne semble reconnue à la famille en France : il est bien connu que l’homme postnapoléonien et post-jacobin est supposé naître orphelin et mourir célibataire.

Très légitimement, par exemple, au sein de la droite classique, on entend s’élever des voix se préoccupant à fort juste titre de réparer l’école. Ainsi, François-Xavier Bellamy, chef de file de son groupe au Parlement européen, professeur de philosophie, dresse un bilan terrible du recul éducatif français. « Je ne crains pas, dit-il très joliment, le choc des cultures, mais le choc des incultures. » Il a récemment partagé un texte en 30 propositions tendant à « sauver l’Éducation nationale »[2]Et, plus significatif encore Michel Barnier, dans les 4 points qu’il affirme essentiels de sa précampagne présidentielle, souligne (point 4) le besoin de « réparer »l’école.

La dégradation a en effet atteint une proportion catastrophique dans la mesure où « un jeune Français sur cinq est illettré ».

Mais pourquoi ignorer que le monopole scolaire étatisé se révèle précisément le premier ennemi de tout redressement. Il faut ainsi saluer le combat courageux et intelligent de Créer son école.[3]

Ce 30 août, sa talentueuse et combative présidente, Anne Coffinier dénonçait ainsi, dans une conférence de presse, les atteintes à la liberté scolaire qui se sont multipliées au royaume de Macronie : loi Blanquer de 2018, puis nouvelle loi en 2021, prétendant sauver les principes de la république et combattre un « séparatisme » dont le pouvoir et toute la bien-pensance répugnent à mentionner le caractère islamiste.

Le dossier de ce combat, fourni à la presse, est très riche et on peut juger stupéfiant qu’il n’ait pas été repris, ou si peu, par ceux qui prétendent « sauver » l’institution scolaire.

Dans l’éditorial de son excellente Nouvelle Lettre (N° 1443 du 24 septembre) Jacques Garello rappelle le droit essentiel des familles.

Qui dans les gros médias a osé faire écho à de telles protestations. Elles concernent pourtant des centaines de milliers d’enfants aux besoins desquels l’école d’État ne répond pas.

Qui se souvient encore que depuis la loi Falloux de 1850 la liberté scolaire est supposée conquête intangible du pays ?

Les trous dans le drapeau de cette liberté ont été multipliés depuis les lois laïcistes imposées de 1902 à 1907 par les radicaux-socialistes, jusqu’à nos jours.

Certes la liberté est menacée à Hong Kong et je suis le dernier à l’oublier, mais elle l’est aussi à Paris.

[1] cf. L’Insolent du 30 mars 2020 « Quand la peur a pris le pouvoir »
[2] cf. son essai « Les Déshérités ou l’urgence de transmettre » éd. J’ai Lu n° 11329, 2016.
[3] Dossier de Presse rentrée 2021 – sur les deux sites de l’association Créer son école et Educ’France.

Jean-Gilles Malliarakis

Article paru sur le site de L’Insolent

Maintien du pass sanitaire : « On s’approche d’une société de contrôle technico-sanitaire » [vidéo]

pass sanitaire

28/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Malgré la décrue de l’épidémie, le gouvernement a choisi de maintenir le pass sanitaire partout sur le territoire.

Vent debout, l’avocat Thibault Mercier, cofondateur du Cercle Droit & Liberté, fustige une décision « illégale » et « politique ».


Le passe sanitaire, une mascarade politique, par Ivan Rioufol

pass sanitaire manif

Qui croire, dans ce gouvernement cacophonique ? Dimanche, dans Le Parisien, Olivier Véran, ministre de la Santé, déclare à propos du Covid : « Nous avons des raisons d’espérer que le pire de la crise est passé (…) Les restrictions pourraient être allégées progressivement ». On comprend que l’obligation du passe sanitaire pourrait être levée rapidement, en tout cas dans les zones où le virus circule peu. Toutefois, ce lundi, selon France Info, le premier ministre Jean Castex préparerait un projet de loi pour proroger le passe au delà du 15 novembre. Le texte pourrait être présenté en conseil des ministres dès le 13 octobre, avec discussion parlementaire dans la foulée. Ces contradictions ajoutent à l’amateurisme qui se laisse souvent voir dans la conduite de la politique. Surtout, se confirme le désintérêt du pouvoir pour le respect des libertés. Présenté comme une mesure exceptionnelle et limitée dans le temps, le passe risque d’avoir pour vocation de s’installer dans les habitudes des Français, avec l’acquiescement du plus grand nombre, hélas. C’est d’ailleurs cette désolante apathie qui autorise la macronie à tirer sur la même ficelle. Or les libertés, malmenées par des événements, ne reviennent jamais dans leur intégrité initiale. Parce que la peur a été érigée en système, le gouvernement se sent autorisé à poursuivre la méthode. Il reste à espérer que le parlement saura, cette fois, être à la hauteur de la défense de la démocratie menacée par un biopouvoir de plus en plus despotique.

Cet été, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, avait annoncé un « tsunami » sanitaire : la déferlante n’est jamais venue. Fin août, la réanimatrice Lila Bouadma, membre du Conseil scientifique, avait assuré que la rentrée scolaire allait s’accompagner de « 50.000 contaminations d’enfants par jour » : rien de tel ne s’est produit. D’autres médecins viendront encore sur les plateaux des télévisions pour prédire d’autres catastrophes et prôner le maintien du passe, en dépit de son inefficacité. Le 6 septembre, le professeur Eric Caumes, infectiologue, l’admettait sur Europe 1 : « Le passe sanitaire n’est pas sanitaire ».

C’est, au mieux, un moyen de tordre le bras à ceux qui hésitent encore à se faire vacciner. Il est d’ailleurs faux de soutenir que les détenteurs de ce « passe privilège » ne seraient pas contaminants, puisque l’on sait désormais que les doubles vaccinés ne sont protégés qu’à 50% et que le vaccin perd de son efficacité au bout de quelques mois. De surcroît, rien n’est plus simple que de frauder : les passes que l’on se passe font florès. Le maintien de cette mesure liberticide, qui m’interdit les cafés, les restaurants et les salles de spectacles, est une mascarade. Elle n’a d’autre but que de marquer une oppressante pression étatique. Dimanche, une initiative pro-passe et « Pour la paix citoyenne », lancée par le publiciste Frank Tapiro, s’est soldée par un fiasco, place du Trocadéro. Les anti-passes, eux, même s’ils s’essoufflent, sont toujours là.

Ivan Rioufol

Texte daté du 20 septembre 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

Lutter pour nos libertés par la contre-économie

Avertissement : cet article ne s’adresse pas à ceux qui demeurent convaincus que le pass sanitaire est un dispositif destiné à limiter la propagation d’un virus.

Je me tourne vers ceux qui ont compris que les mesures liberticides qu’on nous inflige relèvent plutôt de l’ingénierie sociale et pourraient fort bien se prolonger durablement.

Nous nous dirigerions alors vers une dystopie où les individus seraient étroitement contrôlés, appauvris par une hyperinflation, des faillites en cascade et, financièrement dépendants d’un revenu de subsistance alloué par le gouvernement.

Que l’oligarchie dirigeante parvienne à ses fins est un fait loin d’être acquis. Une partie des peuples résiste.

En attendant, nous sommes nombreux à nous interroger sur la façon de lutter contre cette chape technico-sanitaire qui s’abat sur le monde occidental.

Je suis de plus en plus convaincu que la solution passe par le développement de ce qu’on appelle une contre-économie.

C’est-à-dire repenser une économie en dehors des circuits classiques tenus par les grandes firmes.

Pour ce faire, nous devons revenir au « local » en nous orientant vers des échanges de proximité.

Pour y parvenir, il faudra nécessairement se regrouper pour produire nous-mêmes ce dont nous avons besoin pour survivre hors de ces systèmes qui se referment sur l’individu comme un piège orwellien.

En y réfléchissant bien, ces oligarchies ne doivent leur pouvoir qu’à notre consentement à nous soumettre à leurs diktats.

Ce sont majoritairement nos modes de consommation qui nous rendent dépendants de ces grandes puissances financières et économiques.

Si nous décidions soudainement de ne plus y recourir, leur cours boursier s’effondrerait aussitôt, ainsi que leur fortune constituée en grande partie de parts de fondateurs.

Nous avons donc notre part de responsabilité : en déléguant à d’autres nos conditions de subsistance et d’accomplissement, nous sommes, de proche en proche, devenus complètement inféodés à une forme de matrice géante.

Aussi le meilleur moyen d’é­chapper à leurs délires, vous l’avez compris, est de s’en extraire en boycottant les GAFAM (et autres) et en privilégiant les circuits courts.

Il faut absolument réinventer nos vies pour les recentrer sur des activités plus essentielles et surtout en développant des liens réels avec des personnes poursuivant les mêmes objectifs.

Dans cette mouvance de la contre-économie, on va même jusqu’à évoquer le concept de village autonome revenant à créer un écosystème coopératif au sein duquel seraient par exemple, développés le maraîchage pour relocaliser une partie des productions alimentaires, ainsi que les échanges de services.

Vous avez des compétences en plomberie ?

Échangez-les, par exemple, contre des cours particuliers pour votre enfant.

On ne peut plus aller au restaurant ?

Pas dramatique, on organise des pique-niques dans l’espace public.

On ne peut plus aller au cinéma ?

Organisons des projections privées entre amis.

Échanger un dépannage informatique contre un panier de fruits n’engendre aucune trace sur les comptes bancaires.

Aucune lecture de code QR.

Un tel acte échappe à tout contrôle ainsi qu’aux éventuelles sanctions du crédit social à la chinoise qui se profile à l’horizon.

Ce type de contestation économique par un changement radical de nos modes de vie semble plus efficace que les protestations de rue qui ne déboucheront que sur des contre-mesures gouvernementales encore plus liberticides.

Évidemment, tout cela à un coût car la vie moderne nous a habitués à bien des caprices d’enfants gâtés.

Sans le savoir, nous avons vécu à crédit.

Aussi, tout le monde n’acceptera pas d’en payer le prix : moindre pouvoir d’achat, moindre confort, moins de voyages, probablement plus d’efforts physiques, des distractions différentes, etc.

À n’en pas douter, la transition sera douloureuse.

Mais, en contrepartie, il s’agira d’un retour vers des activités plus basiques, plus authentiques, peut-être même plus spirituelles.

Ce n’est là, évidemment, qu’une piste de réflexion à approfondir mais, quoi qu’il advienne, n’oublions jamais que ce n’est pas la richesse de biens qui nous rend heureux, mais la richesse de liens.

Marc Amblard

Tribune reprise de les4verites.com

Manif contre le pass sanitaire – Florian Philippot : «Quand on le prive de ses droits, le peuple les reprend par la rue» [vidéo]

pass sanitaire

16/08/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Florian Philippot était ce 14 août à la tête d’un cortège défilant à Paris contre le pass sanitaire.

Le président des Patriotes a salué «un pays qui se réveille» face à «l’entretien de la peur».


Thibault Mercier : «Le passe sanitaire pourrait signer la fin de notre conception de la liberté en Occident»

pass sanitaire

Alors que le passe sanitaire a été validé par le Parlement, le Défenseur des droits et la CNIL alertent contre une remise en question de nos libertés. Si l’avocat Thibault Mercier considère ces mises en garde nécessaires, il estime que c’est de l’outil même dont il faut discuter.

FIGAROVOX. – Alors que le passe sanitaire a été validé par le Parlement, le Défenseur des droits et la CNIL mettent en garde à propos des «transformations profondes pour l’exercice de droits et libertés qui sont au fondement de notre pacte social et républicain ». Partagez-vous ces inquiétudes ?

Thibault MERCIER. – Il est bon de rappeler que le Défenseur des droits a alerté sur les nombreux risques de dérives de ce passe sanitaire. En revanche, on peut regretter qu’il en valide le principe puisque c’est l’outil même qu’il aurait fallu remettre en question.

En effet, avec ce passe sanitaire généralisé aux actes de la vie quotidienne, nous rentrons dans une société où la liberté devient l’exception et cède sa place à la restriction généralisée, laquelle se voit justifiée par la recherche de sécurité et le principe de précaution. Comme l’écrivait le sociologue allemand Ulrich Beck, cette société du risque zéro «a tendance à générer un totalitarisme légitime de la prévention qui, sous couvert d’empêcher que ne se produise le pire, finit par créer (…), les conditions d’apparition de ce qui est encore pire». Et c’est ce à quoi nous assistons avec la mise en place de ce passe sanitaire. Car sous couvert de protéger le droit à la santé (et quelle santé !), on crée un outil qui fait qu’un citoyen n’est désormais libre de jouir de l’ensemble de ses droits et libertés que s’il est en mesure de produire la preuve de sa bonne santé dans l’espace publique. En outre, par cette révolution copernicienne, l’individu est désormais vu d’abord comme un danger potentiel pour son concitoyen (un “super contaminateur”), ce qui vient créer un sentiment de méfiance généralisée et briser la confiance et les liens d’amitié nécessaires à toute vie en société.

Nous en voyons d’ailleurs déjà les effets délétères sur notre société: le représentant de la Fédération Nationale des Cinémas Français indiquait en ce sens vendredi dernier en audience devant le Conseil d’État que les employés des cinémas se faisaient désormais régulièrement insulter par les clients soit par excès, soit par manque de zèle, dans la vérification du passe sanitaire.

Le gouvernement met en avant que cet outil est acceptable car temporaire (il devrait prendre fin le 15 novembre) et nécessaire au vu de la situation épidémique. L’expérience très récente nous incite pourtant à penser le contraire et il y a fort à parier que cet outil de régulation sociale sera renouvelé aussi régulièrement que l’état d’urgence sanitaire l’a été.

Cet outil de contrôle social pourrait signer la fin de notre conception de la liberté en Occident et constitue de surcroît un dangereux précédent: quelle sera la prochaine étape ?

Pour lire la suite, c’est ici !

Allocution d’Emmanuel Macron – Pour l’analyste politique Mathieu Slama, «Le pass sanitaire introduit une rupture fondamentale dans notre contrat social»

macron pass sanitaire

Alors que le chef de l’État a annoncé, lundi, l’obligation vaccinale pour les personnels de santé et l’extension du pass sanitaire à de nombreuses activités, l’analyste politique Mathieu Slama estime que ces nouvelles mesures sont une aberration éthique, juridique et démocratique.

« Partout, nous aurons la même démarche : reconnaître le civisme et faire porter les restrictions sur les non vaccinés plutôt que sur tous ».

Cette phrase sidérante a été prononcée par Emmanuel Macron lors de son allocution d’hier soir, qui marque une étape supplémentaire dans le délitement démocratique de notre pays. L’extension du pass sanitaire, en particulier, constitue une atteinte essentielle non seulement à nos libertés, mais à notre contrat social et au concept même de citoyenneté tel qu’il s’est imposé depuis Rousseau.

En étendant le pass sanitaire à tous les lieux de loisirs et de culture rassemblant plus de 50 personnes, en l’élargissant aux cafés, restaurants, centres commerciaux, hôpitaux, maisons de retraite, établissements médico-sociaux ainsi qu’aux trains et aux cars pour les trajets de longue distance, le gouvernement rend de facto la vie des non-vaccinés impossible, ou très difficile. En faisant cela, il instaure une inégalité de fait entre le vacciné et le non-vacciné et introduit donc une rupture fondamentale dans notre contrat social, fondé sur l’adhésion rationnelle du citoyen à l’intérêt général, son consentement libre et éclairé et l’égalité devant le droit. Tous ces principes fondateurs de notre démocratie sont réduits en morceaux.

Cette phrase sidérante a été prononcée par Emmanuel Macron lors de son allocution d’hier soir, qui marque une étape supplémentaire dans le délitement démocratique de notre pays. L’extension du pass sanitaire, en particulier, constitue une atteinte essentielle non seulement à nos libertés, mais à notre contrat social et au concept même de citoyenneté tel qu’il s’est imposé depuis Rousseau.

En étendant le pass sanitaire à tous les lieux de loisirs et de culture rassemblant plus de 50 personnes, en l’élargissant aux cafés, restaurants, centres commerciaux, hôpitaux, maisons de retraite, établissements médico-sociaux ainsi qu’aux trains et aux cars pour les trajets de longue distance, le gouvernement rend de facto la vie des non-vaccinés impossible, ou très difficile. En faisant cela, il instaure une inégalité de fait entre le vacciné et le non-vacciné et introduit donc une rupture fondamentale dans notre contrat social, fondé sur l’adhésion rationnelle du citoyen à l’intérêt général, son consentement libre et éclairé et l’égalité devant le droit. Tous ces principes fondateurs de notre démocratie sont réduits en morceaux.

Que dire, d’autre part, de la manière dont cette décision gravissime est prise ? Depuis le début de la crise sanitaire, le Parlement est réduit à une chambre d’enregistrement et toutes les décisions sont prises par un homme seul, le chef de l’État, assisté par un Conseil scientifique non élu et délibérant au sein du Conseil de Défense dans la plus grande opacité. Il n’en va pas différemment de la décision d’hier soir, où Macron a annoncé les nouvelles mesures sanitaires sans la consultation du Parlement, qui sera sommé de voter le texte de loi en urgence et sans réel débat démocratique. Cette crise majeure de nos institutions parlementaires et démocratiques devrait interroger quiconque se soucie de l’équilibre de nos institutions.

Il y a ensuite, dans ces annonces, des problèmes juridiques immenses. Le Conseil d’État avait validé le pass sanitaire le 6 juillet dernier au motif qu’il ne concernait pas les activités quotidiennes, tandis que la CNIL donnait également son feu vert parce que la version initiale du pass sanitaire excluait « les activités de la vie courante (lieux de travail, restaurants, commerces…) ». Comment ces institutions, censées nous protéger de l’arbitraire et des atteintes à nos libertés fondamentales, justifieront leur (probable) validation de la nouvelle mouture du pass ? Vont-elles se dédire ? Justifier ce durcissement par la remontée du variant Delta ? Depuis le début de la pandémie, le Conseil d’État et le Conseil Constitutionnel n’ont cessé de légitimer les mesures les plus attentatoires à nos droits fondamentaux et à notre Constitution. Il n’y a plus, aujourd’hui, de garde-fous juridiques contre les excès du pouvoir sanitaire.

Ces annonces signifient aussi que nous entrons dans une société répressive, où la police pourra, comme l’a rappelé Gabriel Attal après l’intervention du chef de l’État, effectuer des contrôles à l’aveugle des pass et réprimer les récalcitrants ; une société où les Français eux-mêmes pourront vérifier le QR Code de leurs concitoyens et ainsi jouer un rôle de police ; une société où chaque action de la vie quotidienne sera soumise à des règles disciplinaires strictes et contrôlées. Bref, le pass sanitaire généralisé, c’est tout un système répressif et disciplinaire qui se met en marche subrepticement, aux antipodes des principes démocratiques qui ont fondé notre République.

Pour lire la suite, c’est ici !

Florian Philippot invité de Livre Noir : « le combat acharné d’un anti-système » [vidéo]

Florian Philippot

16/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Florian Philippot, souverainiste et président du mouvement « Les Patriotes », était l’invité de Livre Noir pour un grand entretien qui nous donne l’occasion de revenir en profondeur sur son parcours, la crise sanitaire, les libertés publiques et l’Europe.


Prolongation du masque en extérieur, pourquoi?

Covid masques

Le pouvoir vient d’annoncer que l’obligation de porter le masque à l’extérieur était prolongée au mois de juin. Or, une chose est absolument certaine dans cette crise sanitaire: le port du masque en extérieur est inutile (contrairement à ce qu’il en est dans les transports ou dans les lieux fermés). Toutes les études réalisées à ce sujet le prouvent sans ambiguïté et confirment une intuition de bon sens. En outre, dans tous les pays européens, le niveau des contaminations et des décès annoncés s’effondre, sans doute en grande partie pour des raisons saisonnières.

Alors, pourquoi maintenir en France l’obligation du masque dehors.

4 raisons au moins, qui en disent long sur l’état d’esprit des dirigeants:

– Faire semblant de maîtriser des choses qu’ils ne maîtrisent absolument pas et préserver l’idée folle qu’une politique est à la source de l’amélioration constatée en espérant en tirer profit dans les sondages et dans les urnes;
– Tenter de faire oublier, en versant dans l’excès inverse que pendant plus de trois mois, au pic de l’épidémie et des morts (février mars et avril 2020), ils ont martelé frénétiquement que le masque ne servait à rien (y compris dans les lieux fermés et les transports);
– Ne pas lâcher la bride sur le pays, prolonger une sensation d’autoritarisme – de même que le couvre-feu de 21 H – dans le style coup de menton permanent, par compensation du chaos quotidien (violence endémique, agressions contre la police, trafics, fragmentation communautariste).
– Enfin préserver cette sensation rassurante pour eux qu’une foule masquée est soumise. On ne lit pas la colère sur des visages recouverts et le masque fait office de bâillon comme si le bout de tissu que les Français sont obligés de porter dans la rue, sur les chemins de campagne ou sur les plages étaient une manière de les faire taire. Une foule anonyme, privée de visage, ressemble à un cheptel obéissant.

A noter d’ailleurs que dans la classe politico-médiatique, de l’extrême gauche à l’extrême droite incluses, personne ou presque ne moufte au sujet de cette atteinte à la liberté.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Cet étrange couvre-feu, par Maxime Tandonnet

L’une des caractéristiques les plus sidérantes du cerveau humain est sa malléabilité. On s’habitue à tout, on finit par tout accepter et tout banaliser.

Un couvre-feu est en vigueur depuis six mois et il est devenu une chose normale. A 21H les rues se vident, les gens prennent peur et rentrent chez eux. Evidemment, les conséquences, le contexte sont différent. Mais ce couvre feu est en substance, le même que le couvre-feu des années d’occupation 1940-1944.

Selon les période, à 20 H ou à 23 H, les Français n’avaient plus le droit d’être dehors et devaient rentrer chez eux. Rien n’est plus étrange que la résurrection de ce phénomène aujourd’hui. Jamais un couvre-feu – le mot même et la réalité- général, durable, n’eût été possible dans l’après guerre. Aucun dirigeant politique n’eût assumé un retour au cauchemar. Il faut croire qu’à la troisième génération, le souvenir des années sombres s’estompe dangereusement. A l’évidence il ne sert strictement à rien sur le plan sanitaire.

On sait que le la covid 19 ne s’attrape pas dehors. Obliger les Français à rentrer chez eux, au besoin à s’entasser à l’intérieur d’une pièce quand ils sont plusieurs, notamment les jeunes, est infiniment plus dangereux que de les laisser vivre à l’extérieur. Et le virus ne devient pas plus virulent en extérieur après 21H qu’avant. Tout ceci est une véritable insulte à l’intelligence. Pourquoi? Nous sommes toujours dans la logique de l’esbroufe: asservir pour faire semblant de protéger. Le prix de cette mystification est gigantesque: enfermer une nation après 21H comme après 23 H revient à anéantir les fondements d’une société de liberté.

Or, il ne se trouve pas une voix chez les intellectuels ou les politiques, de l’extrême gauche à l’extrême droite incluses, pour – ne serait-ce que – s’interroger. Le plus extraordinaire, le plus tragique, la leçon la plus invraisemblable, c’est la facilité avec laquelle le grand troupeau se soumet, et pire, s’habitue.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

La liberté crucifiée dans l’indifférence, par Maxime Tandonnet

covid-19

Rien n’est plus fascinant que l’indifférence générale qui accompagne l’assassinat de la liberté. Certes, la routine est toujours la complice du despotisme. Les Français subissent depuis un an des contraintes monstrueuses qu’aucune guerre ni aucune occupation n’avaient justifiées: interdiction de se déplacer à plus de 10 km, couvre-feu systématique à 19H, interdiction de se rendre dans les bars et les restaurants ou d’acheter des vêtements, bannissement de la circulation interdépartementale et des voyages.

Ces mesures indéfiniment prolongées touchent au paroxysme de l’absurdité bureaucratique. Quoi, le virus se propagerait après 19H et non avant? On serait davantage contagieux au-delà de 10 km? Les vêtements, un bien non essentiel? L’objectif des dirigeants est d’imposer une pénitence au pays pour donner l’illusion de leur volontarisme face à l’épidémie. Gouverner, c’est accabler et asservir. Cette stratégie de communication est au prix de l’abolition de la liberté, c’est-à-dire d’un brutal changement de civilisation. Jamais, contrairement à un mensonge répandu, les autres Nations occidentales ne se sont engagées dans la voie d’une extinction aussi totale et aussi durable de la liberté. Croire que celle-ci reviendra d’elle-même à la fin de la crise sanitaire est illusoire. Un abominable précédent a été ouvert. Demain, la moindre crise sanitaire (ou d’un autre genre) justifiera de futurs barreaux et contraintes. La peur est le carburant de cette manœuvre.

Il faut l’agiter en permanence pour asservir le grand troupeau docile. « Hommage aux 100 000 morts du covid-19 » nous disent-ils, tétanisés par la perspective de devoir un jour rendre des comptes. Et les millions de Poilus de 14-18 ou combattants et Fusillés de 40-45 qui ont donné leur vie pour cette liberté qu’ils détricotent jour après jour? Mais le pire de tout, c’est l’indifférence générale ou formidable aveuglement par lesquels l’anéantissement de la liberté se produit sans obstacle. Comment en arrive-t-on à un peuple aussi résigné, aussi servile? Par quel épouvantable scandale le monde politique, en dehors d’une infime poignée d’exceptions (Mme Martine Wonner ou M. David Lisnard), se montre totalement silencieux face à cette tragédie liberticide? Les autres, tous les autres, s’enferment dans le silence de la lâcheté et du conformisme.

Et pourquoi l’invraisemblable mutisme de la plupart des intellectuels Français, si prompts à verser dans l’indignation à tout propos? (Sauf une poignée de personnalités à l’image d’André Comte-Sponville). Encore plus terrible que n’importe quelle tyrannie: la soumission.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Alain de Benoist : « Le meilleur moyen de faire accepter des restrictions des libertés est de les justifier par la nécessité de garantir la santé ou la sécurité »

Philosophie : Alain de Benoist à propos du libéralisme

Alain de Benoist vient d’accorder un entretien à Breizh-info.com. Il évoque la crise sanitaire et analyse la réaction des Français face aux restrictions des libertés mises en place par le gouvernement.

Voici quelques extraits :

Breizh-info.com : Fermeture des écoles, limitation des déplacements, brimades, la folie sanitaire continue en France. En tant qu’observateur avisé de la vie publique dans notre pays, n’êtes-vous pas fasciné par la passivité des citoyens face à des autorités qui, pourtant, font quotidiennement preuve d’incompétence (ou de malhonnêteté) ?

Alain de Benoist : En mars 2020, à l’époque du premier confinement, j’avais écrit qu’on pourrait y voir un test de soumission grandeur nature. La passivité dont vous parlez confirme à première vue mon propos, ce qui ne veut pas dire d’ailleurs qu’elle durera éternellement. Mais quelle est la cause profonde de cette soumission, qui n’est qu’une variante de la vieille thématique de l’esclave amoureux de ses chaînes (la « servitude volontaire » de La Boétie) ? On sait depuis longtemps que le meilleur moyen de faire accepter des restrictions des libertés est de les justifier par la nécessité de garantir la santé ou la sécurité (ou encore par la « menace terroriste »). Mais il me semble qu’il faut aller plus loin.

A la source de cette passivité, je vois d’abord un sentiment d’impuissance. Les citoyens savent très bien qu’on leur impose des règles dont beaucoup sont absurdes, voire grotesques. Ils savent très bien que les pouvoirs publics ont géré cette crise sanitaire d’une façon lamentable. Ils voient bien qu’après avoir cafouillé sur les masques et sur les médicaments, on cafouille sur les vaccins. Ils voient bien que l’Europe a fait la preuve de son inexistence en s’avérant incapable de mettre au point une politique commune, et que notre système de santé est incapable de s’adapter à l’épidémie parce qu’on l’a traité depuis des années comme une entreprise privée, soumise aux règles du zéro stocks et des flux tendus. Ils voient bien également qu’en voulant sauver des vies individuelles par le « distanciel » et le télétravail, on est en train de disloquer le corps social. Ils se sentent exilés (sous le fascisme italien, on appelait confinati ceux qu’on exilait dans des îles lointaines !). Mais ils se sentent surtout impuissants, parce qu’ils sont confrontés tous les jours à des informations totalement contradictoires (auxquelles s’ajoutent encore les affirmations des virologues de comptoir et des épidémiologistes autoproclamés, pour ne rien dire des délires complotistes).

La question que tout le monde se pose et qui rend fou, c’est : qui doit-on croire ? Aux débuts de la pandémie, Macron disait qu’il fallait suivre les avis du « Conseil scientifique », c’est-à-dire considérer leurs recommandations comme des ordres (il semble en être revenu depuis). On a vu alors le mythe de l’expertocratie fondée sur « la science » exploser en direct, puisqu’on a rapidement découvert que « ceux qui savent » ne sont pas d’accord entre eux. Du coup, les gens n’y comprennent plus rien. Tous leurs repères ont disparu. Ils en ont assez, mais ils ne savent pas quoi faire. C’est la raison pour laquelle ils se résignent, jugeant de la situation sous l’horizon de la fatalité. Cela n’aura peut-être qu’un temps, mais pour l’instant on en est là.

Breizh-info.com : N’est-ce pas la peur, finalement, qui pousse les individus, les uns à côté des autres, à ne pas, à ne plus réagir ? Il semblerait que l’homme occidental ait désormais peur de tout (de mourir, d’agir, de vivre…). Est-ce le signe de quelque chose de potentiellement grave civilisationnellement parlant ?

Alain de Benoist : Il est sûr que dans la société des individus, l’opinion dominante est qu’il n’existe rien de pire que la mort (d’autant plus que pour la majorité de nos contemporains il n’y a rien après). Cette opinion est caractéristique de toutes les époques décadentes, alors qu’à d’autres époques on estime que la servitude ou le déshonneur sont pires que la mort et que certaines causes méritent que l’on donne sa vie pour elles. Parallèlement, la vie est prise comme un absolu sans particularités, ce que les Grecs appelaient zoè, la « vie nue », la simple existence biologique, par opposition à la bios, le mode de vie, la vie pleinement vécue. De nos jours, on se préoccupe beaucoup de l’allongement de l’espérance de vie, c’est-à-dire de sa simple durée, plus rarement de son contenu. Comme le dit l’excellent Byung-Chul Han, « la quête de la vie bonne a cédé la place à l’hystérie de la survie ». Ceux qui veulent le plus survivre sont aussi ceux qui n’ont jamais vécu. Voilà pour l’aspect « civilisationnel ».

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