L’ignominie d’Emmanuel Macron, par Guy Milliere

Je n’ai cessé de le dire bien avant que Macron soit élu Président. Macron est un imposteur. C’est surtout un homme dangereux.

Il est arrivé au pouvoir en se comportant sans scrupule vis-à-vis de quiconque.

Grâce à une gigantesque opération mêlant publicité, propagande et instrumentalisation de la justice.

Avant que le coronavirus de Wuhan ne déferle sur la France, il avait déjà montré ce qu’il y avait de vil en lui.

Ce qui a mené au soulèvement des gilets jaunes a été son insupportable mépris pour les gens qui ne sont pas de sa caste, qu’il n’a cessé d’insulter.

Ses réponses au soulèvement des gilets jaunes qui, au commencement, était une révolte contre l’oppression étatique et fiscale, ont été absolument odieuses.

Elles ont associé le dédain arrogant au recours à la violence policière, agrémenté de l’usage de gauchistes violents chargés de faire apparaître de pauvres gens désespérés comme des barbares et des casseurs.

Son attitude pendant la grève contre la réforme des retraites a été identique.

Il était devenu à ce moment le Président le plus détesté depuis le début de la Ve République.

Puis est venu ce qui constitue pour l’heure une forme d’apothéose dans l’ignominie et l’horreur : la gestion de la pandémie. Les mensonges ont succédé aux mensonges, les mesures ineptes se sont ajoutées aux mesures monstrueuses.

Les frontières ont été laissées ouvertes jusqu’à une date tardive et les vols venus de Chine ont apporté leurs suppléments de contagion.

Les masques et les moyens de protection ont manqué au personnel soignant.

L’absence de gestion en aval a conduit à l’engorgement des hôpitaux, au tri des malades et au recours à l’euthanasie.

La peur a été agitée pour obtenir la soumission et un emprisonnement de la population sous contrôle policier.

Les Français ont dû passer ensuite à la liberté surveillée.

Des milliers d’entreprises vont déposer leur bilan.

La France sera en récession, voire en dépression, pendant une période indéterminée qui s’étendra jusqu’au milieu de 2021 peut-être au-delà.

En parallèle, les médecins en France se sont vu retirer l’autorisation de prescrire et n’ont pu offrir que paracétamol ou Rivotril.

L’hydroxychloroquine est soudain devenue un médicament diabolique et le professeur Raoult, qui s’est comporté en médecin digne de ce nom d’un bout à l’autre de la pandémie, a subi une opération de démolition qui a pu ressembler aux minutes de haine décrites dans le « 1984 » de George Orwell.

Des imposteurs dont la cuistrerie grandiloquente ressemblait à celle du docteur Diafoirus, si bien décrit jadis par Molière, se sont répandus en propos imbéciles sur les plateaux de télévision où les vomissures qu’ils ont proférées ont alterné avec leurs paroles de mansuétude servile envers le Président et le gouvernement.

Un « conseil de scientifiques » lié à de grands laboratoires est censé avoir « conseillé » la clique au pouvoir et est co-responsable de ce qui serait une simple farce ignoble s’il n’y avait des milliers morts et des millions de chômeurs et de gens réduits à la misère.

La situation est grave.

La France n’a pas été le seul pays où de mauvaises décisions aux conséquences mortelles ont été prises, mais – et j’ai bien observé –, dans aucun pays autant de mensonges contradictoires n’ont été proférés, dans aucun pays un soi-disant Président et un soi-disant gouvernement ne se sont moqués à ce point de la population.

Dans aucun pays, de soi-disant « scientifiques » ne se sont conduits ainsi. Dans aucun pays, autant de médias ne se sont faits complices à ce degré.

Il reste en France des hommes et des femmes politiques dignes de ce nom, des médecins intègres, des journalistes scrupuleux.

Cela suffira-t-il pour redresser le pays avant qu’il soit trop tard ? J’aimerais le penser. Pour l’heure, je n’y parviens pas. Je vois, avec douleur, le désastre, surtout le désastre.

Les mois à venir vont être douloureux, vraisemblablement ­ho­r­ribles. Toutes les institutions seraient à rebâtir, car elles sont toutes à terre. Et je n’ai rien dit des zones de non-droit, de l’islamisation du pays, du fait que tous les leviers de pouvoirs restent dans les mains de gens qui n’auraient jamais dû être à même de s’en approcher.

Est-il possible encore de sauver la France ? On le saura bientôt. Il reste peu de temps.

Guy Milliere

Tribune reprise de les4verites.com

Bienvenue dans le monde d’après… Voltaire a dû se retourner dans sa tombe !

« Non, Raphaël, tu ne dois pas prendre la main d’Emma ! C’est impossible et dangereux », affirma l’institutrice. « Mais c’est mon amie, maîtresse », lui répondit le gamin, en souriant tristement. « À la récréation, tu devras rester à l’intérieur de ton carré. ». Emma sera tout près de toi, mais dans l’autre carré », ajouta la maîtresse.

« Est-ce que j’ai tous les papiers pour sortir ? » s’interrogeait André. Attestation de mon employeur, attestation de déplacement de plus de 100 km chez un proche vulnérable, justificatif de domicile, pièce d’identité en cours de validité, billet de train TER avec le code-barres de la réservation. « P…., j’allais sortir sans mon masque », s’écria-t-il intérieurement.

Il sentait le stress l’envahir alors qu’une très belle journée, pourtant, s’annonçait, ce 26 juin 2020. Il allait enfin revoir sa mère, âgée de 84 ans et isolée dans son EHPAD. Sa dernière visite remontait au 15 mars, le jour des élections municipales. Il y a déjà quatre mois. Une éternité. Deux jours plus tôt, un psychologue ou un psychiatre, il ne s’en souvenait pas, l’avait appelé pour lui décrire l’état mental de sa mère. Quel est ce drôle de pays où, après avoir ordonné et organisé la séquestration des Français à leur propre domicile durant deux mois, l’État nounou convoque des médecins pour réparer les âmes abîmées ? Sa mère avait surtout le cœur brisé par cette longue absence du fils aimé.

Dans le train, il n’oublierait pas de contacter le camping pour définitivement annuler ses vacances initialement prévues fin juillet. Il n’en avait plus envie. D’autant plus que les restaurants et le zoo de La Palmyre promis à son fils Raphaël étaient toujours fermés. La découverte d’un foyer d’une cinquantaine de nouveaux contaminés près de Royan avait déjà conduit le préfet à « reconfiner » tout le canton, y compris les plages, redevenues interdites. La décision préfectorale avait surtout achevé de convaincre André.

Contrôleur de gestion, donc cadre administratif. Donc condamné au télétravail. Ce n’est pas les deux conférences vidéo hebdomadaires qui compensaient l’absence de plus en plus pesante de la présence physique de ses collègues. Leurs blagues potaches, la machine à café du lundi. Et surtout, Annabelle, la chef comptable, embauchée en début d’année, dont il n’a plus croisé le regard depuis des semaines. Son premier geste matinal de télétravailleur, c’était de mettre en route le CD reproduisant les bruits d’ambiance de son open space aujourd’hui disparu. Déprimant.

Déprimant, aussi, de ne plus refaire le monde autour d’un café en terrasse, sur les bords de la Seine, avec ses potes du club de hand-ball. Sans parler du drone nous vociférant, l’autre soir vers 20 h 30, l’ordre de déguerpir des escaliers de l’église du Sacré-Cœur. Raphaël en avait été tétanisé.

Moi-même, je m’interrogeais depuis sur la docilité des citoyens à accepter toutes ces privations de liberté et tous ces contrôles policiers.

La politique sanitaire avait bon dos. On me prend la température lorsque je pénètre dans le hall d’entrée des bureaux de mon employeur. S’y ajoute, depuis hier 13 mai, la surveillance orwellienne de mes paroles, puisqu’une majorité à l’Assemblée s’est dégagée pour voter une loi foncièrement hostile à la liberté d’expression. Voltaire lui-même a dû se retourner dans sa tombe.

Bertrand Renault

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

La liberté de la presse menacée par Nicole Belloubet ?

En lutte contre les propos haineux et diffamatoires sur internet, le gouvernement va-t-il s’attaquer à l’une des lois les plus fondamentales de notre démocratie ?

C’est un bouleversement majeur qui pourrait mettre en péril le métier de la presse. Sous couvert de lutte contre les injures et les diffamation, Nicole Belloubet émet l’idée, dans les colonnes du JDD, de réformer la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. « La difficulté majeure pour apporter une réponse à ces actes inacceptables est qu’ils s’inscrivent dans la loi de 1881. Des voix s’élèvent, d’associations, de magistrats, disant qu’il faut sortir l’injure et la diffamation de cette loi, pour aller vers le droit pénal commun. Ainsi la réponse s’accélérerait par exemple pour juger en comparution immédiate les auteurs récidivistes d’injures ou de diffamation. »

La ministre de la Justice a demandé l’avis de la Commission nationale consultative des droits de l’homme et va constituer un groupe de travail composé de parlementaires, de magistrats ou d’avocats qui devrait rendre son rapport à l’automne 2019.

Une loi fondamentale pour les libertés publiques

La loi du 29 juillet 1881 est une loi fondamentale pour les libertés publiques en France. La règle est la liberté, l’exception est la restriction de la liberté. Elle garantit la liberté de la presse et protège les journalistes. C’est un droit particulier et non codifié, contrairement au reste de la législation qui définit ce qu’on a le droit de faire et ce qui est interdit. Mais il ne s’agit pas d’un blanc-seing. En échange de cette grande protection, le législateur rappelle la limite à ne pas dépasser : le respect d’autrui et l’ordre public. En somme, être déontologique.

Les règles de procédure en matière de diffamation sont très complexes. Sur Russia Today, Alexandre Humbert Dupalais, avocat spécialiste du droit de la presse, s’inquiète des comparutions immédiates invoquées par le ministre. « Si demain on peut se retrouver au pénal et être condamné pour avoir émis une opinion sur un sujet qui fait débat, c’est une atteinte évidente à la liberté d’opinion et de la presse. » Charlie Hebdopourrait-il de nouveau publier des caricatures de Mahomet ? Pas certain, selon Jean Ernice, rédacteur pour le site Paris Vox, « les caricatures de Mahomet dans Charlie Hebdo seraient jugées sous un angle pénal et pas de la presse comme à l’époque ».

Les médias alternatifs dans le viseur ?

Est-ce une réforme inévitable pour un univers médiatique en pleine mutation ? Comme le note Me Dupalais, « la loi 1881 a toujours su s’adapter aux nouveaux médias (télévision, internet…) et il n’y a pas de raison qu’une évolution technique nous fasse régresser sur les libertés publiques ». De son côté, Jean Ernice s’inquiète de la « multiplication des lois ». Les médias alternatifs sont dans l’œil du cyclone et pourrait être principalement visés. « On nous pointe pour des fake news, mais n’est-ce pas les médias institutionnels et subventionnés qui ont annoncé la mort de Martin Bouygues ? », s’interroge-t-il. Avec la menace qui plane sur la protection des sources, « les sujets tendus seront forcément cadenassés. On ne va pas vers plus de connaissance. La devise du gouvernement, c’est : Que la vérité officielle triomphe ».

« Toute attaque contre la presse est une attaque pour les médias alternatifs. » Alors, contre Belloubet et les aparatchiks du gouvernement, soutenez la presse alternative comme Présent ou Paris Vox.

Article paru dans Présent daté du 19 juin 2019

Libertés publiques : Macron complice du pire

Le gouvernement s’est aligné sur les pays d’Amérique latine, sur les Etats-Unis, et sur les autres pays européens, pour condamner Maduro et la dictature vénézuélienne, où tout est mis en œuvre pour interdire aux opposants de descendre dans la rue. Mais chez nous ?

Recevant à l’Elysée, le 26 février, 150 maires des grandes villes de l’Est de la France, le président de la république a indiqué : « c’est un miracle qu’après autant de samedis avec cette violence, il n’y ait eu aucun mort à déplorer de la part des forces de l’ordre ». Il faut en effet rendre hommage aux forces de police, dans un contexte où Castaner a eu la main plutôt lourde. Néanmoins ces manifestations ont fait de nombreux blessés, parfois très graves, dus à un armement inapproprié, disproportionné, pour faire reculer une foule désarmée.

« Nous ne pouvons pas être dans une démocratie de l’émeute », a expliqué M. Macron. Mais le césarisme macronien prend des allures de dictature, de « maduronisme » quand le président veut introduire une sorte de nouvelle disposition ou de future jurisprudence : la responsabilité collective. Aller dans des manifestations susceptibles de dégénérer, cela signifierait, selon lui, « être complice du pire ». Va-t-il donner l’ordre d’arrêter, d’emprisonner, de condamner des porteurs de gilets jaunes au seul motif que des affrontements auraient eu lieu, ou même que la manifestation serait « susceptible de dégénérer » ?

Si un rassemblement s’annonce violent, l’appareil législatif permet de l’interdire. Mais, nous dit Macron, « quand bien même on les interdirait, il faudrait être en situation de le faire respecter ». En conséquence arrêtons au hasard des Gilets jaunes, et attribuons-leur une responsabilité collective, pénale et civile, semble-t-il suggérer.

Un système d’otages

Il s’agit là, potentiellement, d’une véritable dérive, susceptible d’aboutir aux pires arbitraires. On sait que, dans la plupart des cas, les violences commises lors des manifestations du samedi sont le fait de black blocs auxquels se joignent les racailles, une fois la nuit tombée.

Prendre ce prétexte pour arrêter arbitrairement organisateurs, voire simples manifestants, c’est tout simplement mettre en place un système d’otages, et c’est aussi un moyen de décourager les gens de descendre dans la rue.

Dans les faits, il deviendrait très risqué pénalement de manifester. Les black blocs, par leurs seules actions, pourraient en quelque sorte faire sanctionner leurs adversaires. Parions que toutes les manifestations issues de la droite se trouveront systématiquement sabotées de cette façon, puisque les agressés seront en quelque sorte rendus responsables des violences et pillages des agresseurs

Il serait certes nécessaire que les Gilets jaunes s’équipent d’un service d’ordre, comme savaient si bien le faire le PC et la CGT, du temps de leur splendeur. Etriller les incendiaires et les pilleurs de magasins, ceux qui appellent au meurtre, comme cet islamiste face à Finkielkraut, puis les livrer à la police, calmerait les troupes parasitaires anarcho-communistes ou d’éventuels islamistes. Mais parions que la mise sur pied d’une telle « milice » ferait hurler Castaner, qui n’y verrait rien d’autre que « la résurgence de la bête immonde », pour peu que ce service d’ordre brandisse des drapeaux tricolores, et chante la Marseillaise …

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 27 février 2019

Loi Renseignement : « Ce projet de loi est un mensonge d’État »

Loi Renseignement : les libertés menacées

05/05/2015 – POLITIQUE (NOVOpress via le Bulletin de Réinformation)
La loi sur le Renseignement, qui va être votée aujourd’hui à l’Assemblée Nationale, suscite des oppositions de plus en plus vives

A propos du projet de loi sur le Renseignement, le bâtonnier de Paris n’y va pas avec le dos de la cuiller. À propos du projet de loi sur le renseignement, Maître Pierre-Olivier Sur a déclaré, je cite : « Ce projet de loi est un mensonge d’État ». Il a rajouté par la suite : « Le président de la République l’a présenté lui-même récemment à la télévision comme un texte essentiel pour lutter contre le terrorisme, alors qu’il va s’appliquer bien au-delà, à beaucoup d’autres domaines. Ce projet menace gravement les libertés publiques ». Un opposant de plus donc à un projet de loi contesté de tous bords.

Crédit photo : Olivier GENDRIN via Flickr (CC)


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