Florian Philippot invité de Livre Noir : “le combat acharné d’un anti-système” [vidéo]

Florian Philippot

16/06/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Florian Philippot, souverainiste et président du mouvement « Les Patriotes », était l’invité de Livre Noir pour un grand entretien qui nous donne l’occasion de revenir en profondeur sur son parcours, la crise sanitaire, les libertés publiques et l’Europe.


Prolongation du masque en extérieur, pourquoi?

Covid masques

Le pouvoir vient d’annoncer que l’obligation de porter le masque à l’extérieur était prolongée au mois de juin. Or, une chose est absolument certaine dans cette crise sanitaire: le port du masque en extérieur est inutile (contrairement à ce qu’il en est dans les transports ou dans les lieux fermés). Toutes les études réalisées à ce sujet le prouvent sans ambiguïté et confirment une intuition de bon sens. En outre, dans tous les pays européens, le niveau des contaminations et des décès annoncés s’effondre, sans doute en grande partie pour des raisons saisonnières.

Alors, pourquoi maintenir en France l’obligation du masque dehors.

4 raisons au moins, qui en disent long sur l’état d’esprit des dirigeants:

– Faire semblant de maîtriser des choses qu’ils ne maîtrisent absolument pas et préserver l’idée folle qu’une politique est à la source de l’amélioration constatée en espérant en tirer profit dans les sondages et dans les urnes;
– Tenter de faire oublier, en versant dans l’excès inverse que pendant plus de trois mois, au pic de l’épidémie et des morts (février mars et avril 2020), ils ont martelé frénétiquement que le masque ne servait à rien (y compris dans les lieux fermés et les transports);
– Ne pas lâcher la bride sur le pays, prolonger une sensation d’autoritarisme – de même que le couvre-feu de 21 H – dans le style coup de menton permanent, par compensation du chaos quotidien (violence endémique, agressions contre la police, trafics, fragmentation communautariste).
– Enfin préserver cette sensation rassurante pour eux qu’une foule masquée est soumise. On ne lit pas la colère sur des visages recouverts et le masque fait office de bâillon comme si le bout de tissu que les Français sont obligés de porter dans la rue, sur les chemins de campagne ou sur les plages étaient une manière de les faire taire. Une foule anonyme, privée de visage, ressemble à un cheptel obéissant.

A noter d’ailleurs que dans la classe politico-médiatique, de l’extrême gauche à l’extrême droite incluses, personne ou presque ne moufte au sujet de cette atteinte à la liberté.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Cet étrange couvre-feu, par Maxime Tandonnet

L’une des caractéristiques les plus sidérantes du cerveau humain est sa malléabilité. On s’habitue à tout, on finit par tout accepter et tout banaliser.

Un couvre-feu est en vigueur depuis six mois et il est devenu une chose normale. A 21H les rues se vident, les gens prennent peur et rentrent chez eux. Evidemment, les conséquences, le contexte sont différent. Mais ce couvre feu est en substance, le même que le couvre-feu des années d’occupation 1940-1944.

Selon les période, à 20 H ou à 23 H, les Français n’avaient plus le droit d’être dehors et devaient rentrer chez eux. Rien n’est plus étrange que la résurrection de ce phénomène aujourd’hui. Jamais un couvre-feu – le mot même et la réalité- général, durable, n’eût été possible dans l’après guerre. Aucun dirigeant politique n’eût assumé un retour au cauchemar. Il faut croire qu’à la troisième génération, le souvenir des années sombres s’estompe dangereusement. A l’évidence il ne sert strictement à rien sur le plan sanitaire.

On sait que le la covid 19 ne s’attrape pas dehors. Obliger les Français à rentrer chez eux, au besoin à s’entasser à l’intérieur d’une pièce quand ils sont plusieurs, notamment les jeunes, est infiniment plus dangereux que de les laisser vivre à l’extérieur. Et le virus ne devient pas plus virulent en extérieur après 21H qu’avant. Tout ceci est une véritable insulte à l’intelligence. Pourquoi? Nous sommes toujours dans la logique de l’esbroufe: asservir pour faire semblant de protéger. Le prix de cette mystification est gigantesque: enfermer une nation après 21H comme après 23 H revient à anéantir les fondements d’une société de liberté.

Or, il ne se trouve pas une voix chez les intellectuels ou les politiques, de l’extrême gauche à l’extrême droite incluses, pour – ne serait-ce que – s’interroger. Le plus extraordinaire, le plus tragique, la leçon la plus invraisemblable, c’est la facilité avec laquelle le grand troupeau se soumet, et pire, s’habitue.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

La liberté crucifiée dans l’indifférence, par Maxime Tandonnet

covid-19

Rien n’est plus fascinant que l’indifférence générale qui accompagne l’assassinat de la liberté. Certes, la routine est toujours la complice du despotisme. Les Français subissent depuis un an des contraintes monstrueuses qu’aucune guerre ni aucune occupation n’avaient justifiées: interdiction de se déplacer à plus de 10 km, couvre-feu systématique à 19H, interdiction de se rendre dans les bars et les restaurants ou d’acheter des vêtements, bannissement de la circulation interdépartementale et des voyages.

Ces mesures indéfiniment prolongées touchent au paroxysme de l’absurdité bureaucratique. Quoi, le virus se propagerait après 19H et non avant? On serait davantage contagieux au-delà de 10 km? Les vêtements, un bien non essentiel? L’objectif des dirigeants est d’imposer une pénitence au pays pour donner l’illusion de leur volontarisme face à l’épidémie. Gouverner, c’est accabler et asservir. Cette stratégie de communication est au prix de l’abolition de la liberté, c’est-à-dire d’un brutal changement de civilisation. Jamais, contrairement à un mensonge répandu, les autres Nations occidentales ne se sont engagées dans la voie d’une extinction aussi totale et aussi durable de la liberté. Croire que celle-ci reviendra d’elle-même à la fin de la crise sanitaire est illusoire. Un abominable précédent a été ouvert. Demain, la moindre crise sanitaire (ou d’un autre genre) justifiera de futurs barreaux et contraintes. La peur est le carburant de cette manœuvre.

Il faut l’agiter en permanence pour asservir le grand troupeau docile. « Hommage aux 100 000 morts du covid-19 » nous disent-ils, tétanisés par la perspective de devoir un jour rendre des comptes. Et les millions de Poilus de 14-18 ou combattants et Fusillés de 40-45 qui ont donné leur vie pour cette liberté qu’ils détricotent jour après jour? Mais le pire de tout, c’est l’indifférence générale ou formidable aveuglement par lesquels l’anéantissement de la liberté se produit sans obstacle. Comment en arrive-t-on à un peuple aussi résigné, aussi servile? Par quel épouvantable scandale le monde politique, en dehors d’une infime poignée d’exceptions (Mme Martine Wonner ou M. David Lisnard), se montre totalement silencieux face à cette tragédie liberticide? Les autres, tous les autres, s’enferment dans le silence de la lâcheté et du conformisme.

Et pourquoi l’invraisemblable mutisme de la plupart des intellectuels Français, si prompts à verser dans l’indignation à tout propos? (Sauf une poignée de personnalités à l’image d’André Comte-Sponville). Encore plus terrible que n’importe quelle tyrannie: la soumission.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Alain de Benoist : « Le meilleur moyen de faire accepter des restrictions des libertés est de les justifier par la nécessité de garantir la santé ou la sécurité »

Philosophie : Alain de Benoist à propos du libéralisme

Alain de Benoist vient d’accorder un entretien à Breizh-info.com. Il évoque la crise sanitaire et analyse la réaction des Français face aux restrictions des libertés mises en place par le gouvernement.

Voici quelques extraits :

Breizh-info.com : Fermeture des écoles, limitation des déplacements, brimades, la folie sanitaire continue en France. En tant qu’observateur avisé de la vie publique dans notre pays, n’êtes-vous pas fasciné par la passivité des citoyens face à des autorités qui, pourtant, font quotidiennement preuve d’incompétence (ou de malhonnêteté) ?

Alain de Benoist : En mars 2020, à l’époque du premier confinement, j’avais écrit qu’on pourrait y voir un test de soumission grandeur nature. La passivité dont vous parlez confirme à première vue mon propos, ce qui ne veut pas dire d’ailleurs qu’elle durera éternellement. Mais quelle est la cause profonde de cette soumission, qui n’est qu’une variante de la vieille thématique de l’esclave amoureux de ses chaînes (la « servitude volontaire » de La Boétie) ? On sait depuis longtemps que le meilleur moyen de faire accepter des restrictions des libertés est de les justifier par la nécessité de garantir la santé ou la sécurité (ou encore par la « menace terroriste »). Mais il me semble qu’il faut aller plus loin.

A la source de cette passivité, je vois d’abord un sentiment d’impuissance. Les citoyens savent très bien qu’on leur impose des règles dont beaucoup sont absurdes, voire grotesques. Ils savent très bien que les pouvoirs publics ont géré cette crise sanitaire d’une façon lamentable. Ils voient bien qu’après avoir cafouillé sur les masques et sur les médicaments, on cafouille sur les vaccins. Ils voient bien que l’Europe a fait la preuve de son inexistence en s’avérant incapable de mettre au point une politique commune, et que notre système de santé est incapable de s’adapter à l’épidémie parce qu’on l’a traité depuis des années comme une entreprise privée, soumise aux règles du zéro stocks et des flux tendus. Ils voient bien également qu’en voulant sauver des vies individuelles par le « distanciel » et le télétravail, on est en train de disloquer le corps social. Ils se sentent exilés (sous le fascisme italien, on appelait confinati ceux qu’on exilait dans des îles lointaines !). Mais ils se sentent surtout impuissants, parce qu’ils sont confrontés tous les jours à des informations totalement contradictoires (auxquelles s’ajoutent encore les affirmations des virologues de comptoir et des épidémiologistes autoproclamés, pour ne rien dire des délires complotistes).

La question que tout le monde se pose et qui rend fou, c’est : qui doit-on croire ? Aux débuts de la pandémie, Macron disait qu’il fallait suivre les avis du « Conseil scientifique », c’est-à-dire considérer leurs recommandations comme des ordres (il semble en être revenu depuis). On a vu alors le mythe de l’expertocratie fondée sur « la science » exploser en direct, puisqu’on a rapidement découvert que « ceux qui savent » ne sont pas d’accord entre eux. Du coup, les gens n’y comprennent plus rien. Tous leurs repères ont disparu. Ils en ont assez, mais ils ne savent pas quoi faire. C’est la raison pour laquelle ils se résignent, jugeant de la situation sous l’horizon de la fatalité. Cela n’aura peut-être qu’un temps, mais pour l’instant on en est là.

Breizh-info.com : N’est-ce pas la peur, finalement, qui pousse les individus, les uns à côté des autres, à ne pas, à ne plus réagir ? Il semblerait que l’homme occidental ait désormais peur de tout (de mourir, d’agir, de vivre…). Est-ce le signe de quelque chose de potentiellement grave civilisationnellement parlant ?

Alain de Benoist : Il est sûr que dans la société des individus, l’opinion dominante est qu’il n’existe rien de pire que la mort (d’autant plus que pour la majorité de nos contemporains il n’y a rien après). Cette opinion est caractéristique de toutes les époques décadentes, alors qu’à d’autres époques on estime que la servitude ou le déshonneur sont pires que la mort et que certaines causes méritent que l’on donne sa vie pour elles. Parallèlement, la vie est prise comme un absolu sans particularités, ce que les Grecs appelaient zoè, la « vie nue », la simple existence biologique, par opposition à la bios, le mode de vie, la vie pleinement vécue. De nos jours, on se préoccupe beaucoup de l’allongement de l’espérance de vie, c’est-à-dire de sa simple durée, plus rarement de son contenu. Comme le dit l’excellent Byung-Chul Han, « la quête de la vie bonne a cédé la place à l’hystérie de la survie ». Ceux qui veulent le plus survivre sont aussi ceux qui n’ont jamais vécu. Voilà pour l’aspect « civilisationnel ».

Pour lire la suite, c’est ici !

[Vidéo] Florian Philippot : “C’est un effondrement de nos libertés”

Florian Philippot

31/03/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Florian Philippot, président des Patriotes, conseiller régional Grand-Est et auteur de deux pamphlets : “Covid-19, l’oligarchie démasquée” et “Covid-19, la grande bascule“, était l’invité d’André Bercoff, mardi 30 mars, sur Sud Radio.

Depuis plusieurs mois, Florian Philippot est à la tête de la contestation contre les mesures sanitaires déployées contre la propagation du Covid-19. Sur les plateaux de télévision ou dans la rue, il alerte sur la disparition progressive des libertés fondamentales.

Si durant les premiers mois de la crise sanitaire, Florian Philippot pointe des “injonctions contradictoires“, comme le soir où le président de la République se rend “ostensiblement” au théâtre avec Brigitte Macron, “quelques jours avant d’annoncer que nous devons tous rester chez nous“, se souvient le président des Patriotes. Si au début cela apparaît comme “incompréhensible“, “plus on avance dans cette crise, plus on se rend compte qu’ils ne font pas tant d’erreurs que ça“.

Pour le conseiller régional, les réponses du gouvernement sont “cohérentes”. “Cela fait un an que des personnalités éminentes du monde médical, de la santé, disent qu’il y a des traitements qui existent“, rappelle-t-il, déplorant qu’ils soient constamment rejetés, en particulier ceux qui ne sont pas chers. “Cela fait un an qu’on nous fait culpabiliser sur la saturation des lits à l’hôpital“, ajoute Florian Philippot qui souligne que 8.000 lits ont été fermés entre mars 2020 et mars 2021. “Ce n’est pas une erreur, ils savent très bien ce qu’ils font“, regrette l’élu.

Pour Florian Philippot, “nous avons tout perdu“, en matière de liberté, et notamment sur la liberté d’expression, “de plus en plus attaquée depuis 20-30 ans par des lois, des lobbys, des GAFAM…“. Le président-fondateur des Patriotes alertent sur “la suppression de nos libertés les plus fondamentales“, citant plusieurs exemples : “on ne peut plus circuler comme on veut, on ne peut plus travailler, voyager, se réunir ou se rassembler“. “C’est un effondrement de nos libertés, et ceux qui se disent c’est temporaire, ça fait un an qu’on entend que la dernière semaine est décisive“, prévient-t-il.


[vidéo] Papacito: «La démocratie est une dictature molle perverse car elle donne l’illusion de la liberté»

Papacito

15/03/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Influenceur d’un nouveau genre, aux opinions pour le moins politiquement incorrectes, Papacito, de son vrai nom Ugo Gil Jimenez, confie venir de la «classe moyenne», issu de «grands-parents immigrés espagnols de la banlieue toulousaine».

Radical, mais aussi rabelaisien, féroce provocateur et volontiers outrancier, le polémiste n’hésite pas à manier le second degré (voire le troisième degré?) et à se montrer sarcastique, comme lorsqu’il balance, l’œil brillant, que «l’histoire de l’homme a été misogyne jusqu’à encore soixante ans: on s’en est très bien tirés en faisant Versailles et les pyramides, par exemple!»

«La démocratie est un faux-semblant: c’est juste une “dictature molle” très perverse, car elle donne l’illusion de la liberté, alors qu’elle n’en offre aucune!», ne craint pas d’affirmer le provocateur Papacito.


Pour le professeur Raoult, toutes les mesures de contrainte sociale sont inutiles

Ce mercredi matin, je n’aurais pas aimé être à la place d’Emmanuel Macron. Face aux membres certainement très instruits du Conseil scientifique et du Conseil de défense, il venait d’apprendre que le professeur Raoult avait déclaré, une fois de plus, que toutes les mesures sanitaires prises par son gouvernement ne servaient à rien. Et, de fait, lorsque l’on voit que le virus d’origine et ses variants sont toujours présents en France comme dans la plupart des autres pays, malgré des mesures sanitaires coercitives, il y a de quoi écouter ce charlatan de professeur Raoult.

Chaque semaine, Didier Raoult fait le point sur ses travaux au cours d’une vidéo d’une vingtaine de minutes dans laquelle il répète urbi et orbi : les masques ne servent à rien, sauf si vous êtes malades, il faut soigner pour éviter l’engorgement des hôpitaux, il faut se laver les mains aussi souvent que possible, ce qui a eu pour effet la diminution extraordinaire des gastros, etc. Je vous conseille vivement d’aller visionner sa dernière mise au point.

Vous pouvez aussi réécouter la matinale de Pascal Praud sur Cnews qui, ce mercredi matin, s’entretenait avec le professeur Parola, qui a défendu point par point la démonstration faite, la veille, par son patron en confirmant ses propos de janvier : « Il n’y a aucune preuve de l’utilité du confinement. »

Un contre tous ! Et pourtant, si c’est de l’IHU de Marseille que venait la vérité sur le combat mené sans réel effet jusqu’à présent contre ce maudit virus ? À longueur de plateaux radio ou télévisés, des médecins débattent sur ce qu’il faut faire. Oliver Véran, de son ton incisif, acéré, hautain, ne cesse de répéter le contraire de ce qu’il a dit la veille, voire même à quelques heures d’intervalle.

Et pourtant, un an après l’apparition du Covid-19, les chiffres ne bougent pas. En France, c’est une moyenne de vingt mille nouveaux cas par jour. Ce qui ne veut pas dire vingt mille malades, puisque très peu de ces cas dont on nous rebat les oreilles pour nous effrayer vont être symptomatiques.

Malgré les mesures sanitaires prises en France, on arrive au taux de mortalité de la Suède qui a été plutôt très cool en n’imposant aucune contrainte sévère à sa population. À la onzième place mondiale le 25 janvier, nous avions 1.076 morts par million d’habitants, et la Suède 1070 (sources : John Hopkins University et Banque mondiale). La Suède vient seulement aujourd’hui de nous dépasser légèrement !

Et si Emmanuel Macron faisait le pari d’écouter le Professeur Raoult ? Non seulement lui, mais aussi le professeur John Ioannidis, l’un des plus grands épidémiologistes du monde, de l’université de Stanford, qui a pris une position radicale sur l’inutilité du masque si l’on n’est pas malade et la perversité du confinement. Ce que vient donc de confirmer Didier Raoult, pour lequel « Toutes les mesures sociales prises pour contrôler l’épidémie ont fait la preuve de leur inefficacité. Il n’y a aucune preuve que les mesures de contraintes sociales aient été efficaces. Le lavage des mains, la distanciation, le nettoyage à l’alcool ont probablement eu un rôle bénéfique sur la disparition des maladies respiratoires et digestives, mais pas du tout sur le Covid. Cela veut dire, a souligné le professeur, avec calme et sérénité, que toutes les mesures prises pour contrôler le Covid sont totalement inefficaces. »

Et d’amplifier cette affirmation par un rappel du SARS-CoV-2 de 2002 : « Il faut essayer de comprendre comment se transmet ce virus. Le SARS-CoV-2 a pu être étudié, et il a été prouvé qu’une personne affectée dans l’hôtel de Hong Kong qui fut l’épicentre du virus a pu contaminer une personne à 200 mètres ! Nous n’avons pas les moyens de lutter. »

Une conclusion peu rassurante mais qui devrait permettre à Emmanuel Macron de lâcher la bride. Au passage, le professeur Raoult donne aussi une grande leçon de modestie au monde scientifique et politique à l’origine de ces mesures de contrainte inouïes.

Floris de Bonneville

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Me Frédéric Pichon : « Une dérive inquiétante de restriction des libertés publiques visant à ficher ceux qui constituent pour ce gouvernement une “menace” : c’est grave ! »

Me Frédéric Pichon, qui défendait devant le Conseil d’État le recours de Jean-Frédéric Poisson, président du parti politique VIA, la voie du peuple et de l’association Liberté politique, explique les tenants et les aboutissants des trois décrets du gouvernement autorisant policiers et gendarmes à faire mention des « opinions politiques », des « convictions philosophiques et religieuses » et de « l’appartenance syndicale » de leurs cibles, alors que les précédents textes se limitaient à recenser des « activités ». Il s’inquiète de cette dérive, mais aussi du peu de réactions de la société civile.

Jean-Frédéric Poisson, le président du parti VIA, la voie du peuple contre-attaque devant le Conseil d’État suite aux dispositions prises par le gouvernement autorisant le fichage des Français sur leur opinion. D’où vient cette décision ?

Cela s’inscrit dans une politique et une dérive inquiétante et globale de restriction des libertés publiques qui visent à restreindre les libertés des citoyens et à afficher tous ceux qui sont susceptibles pour le gouvernement en place de constituer une « menace ».
On assiste à une accélération de l’histoire.

Dans une interview au média Brut, Emmanuel Macron avait dit qu’il ne pourrait peut-être pas se représenter en 2022 ,compte tenu de certaines décisions désagréables qu’il serait contraint de prendre dans les mois à venir. On touche aux libertés publiques de manière tout à fait inédite dans l’histoire de la V° République.

On élargit encore plus le champ de contrôle de la population. Je ne parle même pas des autres mesures qui sont prises à côté sur les obligations de vaccin. Cela s’inscrit dans la même logique. Jusque là, l’État disposait déjà de moyens énormes pour pouvoir ficher les opposants politiques. Mais sur un plan sémantique, on fiche les gens d’après des activités politiques. Le glissement passe de l’activité politique à une opinion qui peut faire l’objet d’un fichage. Jusque là, on visait les gens qui pouvaient avoir une activité terroriste, mais en plus on va changer le concept d’activité terroriste par celui d’atteinte à la sûreté ou à la sécurité publique. C’est un concept éminemment subjectif. N’importe quel opposant politique qui, sur Facebook ou Twitter, va relayer une information qui est contraire au gouvernement et va par exemple partager une image d’un policier tapant sur un manifestant peut être classé comme un opposant politique violent, parce qu’il dénonce des agissements de l’État. Un militant de Marine Le Pen va être fiché extrême droite. Un militant de Jean-Luc Mélenchon va être fiché extrême gauche. Une personne opposante aux éoliennes va être fichée comme un activiste écologiste. En réalité, on fournit aux forces de l’ordre des instruments supplémentaires non pas pour protéger l’État, mais pour ficher et interpeller en amont tous manifestants.

Le contrôle des forces de l’ordre des réseaux sociaux n’a rien de très neuf. Si on fait l’avocat du diable, un individu est dangereux s’il présente des velléités de commettre un acte illégal, cela ne va pas changer grand-chose de savoir qu’il milite au parti communiste.

On dispose déjà de ces instruments, alors pour quoi en rajouter ? Le problème c’est que l’on va créer des fiches. Si vous êtes poursuivi pour une histoire d’alcoolisme au volant ou d’excès de vitesse, pourra figurer dans votre dossier judiciaire une mention fichée. Sur la base de quel critère, va-t-on mettre une étiquette sur une personne ? On va mettre cela dans un fichier qui pourrait être partagé et utilisé sans que l’on puisse apporter le principe du contradictoire. On a déjà ce que l’on appelle en matière policière, les fiches Stic. Même si une personne n’a pas été condamnée, qu’ elle a déjà été entendue par la police, elle a une fiche Stic. Vous pouvez encore la contester, mais vous n’y aurez même pas accès puisque c’est confidentiel. Cela touche également les personnes de votre entourage qui pourront elles-mêmes être recensées dans ce fichier. Toute la population française est susceptible de faire l’objet d’un fichage généralisé.

Via, le parti de Jean-Frédéric Poisson avait initié ce mouvement. La société civile peut-elle se retrouver derrière ce consensus ?

Le recours a été fait au nom de l’association le parti politique VIA. Il est d’ailleurs le seul à ma connaissance, mais aussi l’association liberté politique que je représente dans le Conseil d’État. Ce n’est que dans un second temps que la CGT, le syndicat de la magistrature, le syndicat des avocats de France dans le cadre d’un collectif avons fait ce recours. Je m’étonne et je m’inquiète qu’il n’y ait pas eu davantage d’associations politiques qui aient pris l’initiative d’engager cette procédure.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Loi de sécurité globale : Attention Danger !

libertés publiques

Une fois étant loin d’être coutume, il nous faut le temps de nous placer un instant dans le camp de la gauche radicale, ou plus largement dans le camp de ceux qui s’inquiètent des dérives autoritaires de l’Etat. Dans le viseur de cette proposition de loi des députés LREM Alice Thourot et Jean-Michel Fauvergues, ce dernier étant l’ancien patron du RAID, les différentes dispositions visant à entraver le travail des journalistes mais surtout augmenter la capacité répressive d’un gouvernement aux abois. La disposition qui fait le plus débat concerne l’article 24 du texte.

Ce dernier vise à pénaliser l’usage « malveillant » d’images des forces de l’ordre. Selon l’article 24, la diffusion « du visage ou tout autre élément d’identification » d’un policier ou d’un gendarme en intervention lorsque celle-ci a pour but de porter « atteinte à son intégrité physique ou psychique », sera punie d’un an de prison et d’une amende de 45 000 euros. Une disposition qui mobilise particulièrement la presse, en effet qui peut juger de l’intention de la personne qui filme ? Qui se prononcera sur l’intention de porter atteinte à l’intégrité psychique du policier ?

Que penser de policiers, remparts de la République dont il faut protéger la psyché d’actes aussi terribles que des photos ? Que penser de Gerald Darmanin invoquant le drame de Magnanville alors même que des données personnelles de milliers de policiers ont été piratées quelques mois auparavant et que ces derniers donnent leurs coordonnées à chaque changement de cartes grises depuis que l’Etat a délégué cela au privé ? Un privé toujours plus présent puisque cette loi prévoit de donner à des agents de sécurité privés des prérogatives de policiers nationaux ? Que penser d’un Etat qui sous-traite ses essentielles missions régaliennes au privé ? Que penser d’un Etat qui oublie la Justice, saborde l’Education et privatise la police mais qui va s’inquiéter de ce que vous mangez, comment vous vous chauffez et quel véhicule vous utilisez ?

Signalons au passage que de telles dispositions existent déjà dans la loi. En effet, il y a deux ans, une militante antifa connue sous le pseudo de « Marie Acab-Land » a été condamnée à dix sept mois de prison ferme pour avoir photographié les visages de policiers et les avoir jetés en pâture sur le web. Si de telles protections existent déjà, pourquoi ne pas les utiliser au lieu d’inventer de nouveaux arsenaux aux objectifs douteux ?

Outre le fait d’assister encore une fois à une débauche de mots creux de la part d’une majorité et d’un gouvernement trouvant plus commode de faire du battage autour d’une énième loi plutôt que d’avoir le courage de faire appliquer celle qui existe déjà ; on assiste également à une démonstration par A+B qu’on nous prend, nous citoyens, pour des jambons. En pleine crise sanitaire dont les conséquences s’avèrent intensément plus dramatiques que l’épidémie elle-même, en pleine crise de représentation politique, sociale, sécuritaire, judiciaire et j’en passe, le gouvernement resserre encore la vis de nos libertés publiques. Espérons que ce soit enfin celle de trop.

Etienne Defay

Article paru dans Présent daté du 18 novembre 2020

Lutte contre le séparatisme ou contre nos libertés?, par Guillaume de Thieulloy

Le 2 octobre, M.Macron a prononcé aux Mureaux (quartier emblématique du merveilleux «vivre-ensemble» chanté sur tous les tons par nos chers dirigeants) un important discours sur le «séparatisme».

J’ai déjà dit que le mot «séparatisme» me semblait particulièrement inadéquat pour définir le problème que l’islam pose à la France: l’objectif ultime des islamistes n’est pas de régner sur des quartiers où la loi française ne s’appliquerait plus (c’est déjà le cas dans plusieurs centaines de quartiers «sensibles»), mais de soumettre tout le territoire français à la charia.

Cela fait maintenant plusieurs décennies que la France a un problème islamique, mais les dirigeants font mine de ne pas comprendre.

Ainsi, dès le début de son discours, le chef de l’État dénonce le projet politico-religieux du «séparatisme islamique», sans sembler s’apercevoir que c’est le Coran lui-même qui porte un projet politico-religieux.

On notera avec amusement l’évolution du discours. Voici quelques années, nous étions de dangereux complotistes quand nous dénoncions les horaires de piscine réservés aux femmes. Eh bien, désormais, Emmanuel Macron nous emboîte le pas.

Encore quelques années, et il va peut-être «découvrir» que le projet islamiste a quelque chose à voir avec l’islam!

L’aveuglement volontaire de ces prétendues élites devrait radicalement les disqualifier pour conduire la nation. Mais, manifestement, la mémoire courte des Français permet toutes les manipulations. Jusqu’à tenter de faire du successeur de François Hollande un chef d’État capable de lutter sans faiblesse contre « l’islam politique » (comme s’il en existait un autre).

Mais, en dehors de ce spectacle absurde et familier, où les responsables de l’ouverture des frontières et du désarmement de la France osent jouer aux hommes d’État, ce discours est inquiétant.

Car, en ne ciblant pas nommément les incompatibilités entre certains points de l’islam et certaines de nos mœurs et de nos lois, M. Macron envisage d’un cœur serein de mettre toute la société française en prison.

Je ne prendrai dans son discours que deux exemples de ces mesures liberticides, évidemment inefficaces contre l’islamisme, mais ravageuses contre les libertés des vieux Français.

Il est annoncé que la loi interdira désormais l’instruction à la maison, pour que l’école redevienne «un creuset républicain». Pour ma part, je ne crois pas du tout que l’école doive être une officine de propagande robespierriste ou mélanchoniste. Et je crois que les parents doivent être les premiers éducateurs de leurs enfants. C’est ce que dit le droit naturel. C’est aussi ce que dit la déclaration universelle des droits de l’homme.
Très consciemment, je scolarise mes enfants hors du « creuset républicain » où l’on n’apprend plus à lire, écrire, ni compter, mais où, dès la maternelle, on chante les merveilles de cette «diversité» qui fracasse notre patrie.

Deuxième exemple: l’État réclame désormais le droit de dissoudre les associations pour des motifs indéfinis.

Faute de savoir résister à la conquête islamique, M. Macron restera – comme ses prédécesseurs – dans l’histoire comme un fossoyeur des droits naturels des êtres humains et des libertés des Français.

Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Covid émissaires, par Maxime Tandonnet

En matière de statistiques de la reprise du covid-19, la France est le pays d’Europe le plus touché: sur deux semaines de septembre, 143 000, pour 100 000 en Espagne, 54 000 au RU, 22 452 en Allemagne, 21 000 en Italie. Ces chiffres sont déshonorants. Pourtant, l’immense majorité des Français s’est pliée à toutes les contraintes, tous les asservissements exigés d’elle, un mois et demi d’assignation à résidence, l’humiliation des petits laissez-passer et des contrôles tatillons. Elle a passivement accepté les ordres et les contre-ordres comme un bon troupeau docile et obéissant: sortez de chez vous, n’ayez pas peur! Non, ne sortez plus, c’est la guerre! Aujourd’hui, le troupeau docile se soumet largement au port obligatoire du masque. Pendant un trimestre, de janvier à avril, le discours officiel a martelé que le masque ne servait à rien, qu’il était inutile sinon nuisible. Aujourd’hui il est au contraire vital, salutaire, donc obligatoire. L’immense masse des Français, à 98%, suit, se soumet en bon troupeau docile. Aujourd’hui, face à l’aggravation de la situation, il faut des boucs émissaires.

Quels éléments, quelles preuves a-t-on que les bars et les restaurants sont responsables de la reprise de l’épidémie? Quels indicateurs permettent de penser que les bars et les restaurants de Marseille en particulier sont source de la contagion? Mais il faut cogner, montrer que l’on tient les coupables. Et de quel droit se permet-on, depuis Paris, d’interdire à toute une catégorie de professionnels d’exercer leur métier et de vivre de leur travail à 800 km de là? Les « petits » indépendants sont mal aimés de la classe dirigeante.

Bars, restaurateurs, ils incarnent la France emblématique, la France profonde, la France des ronds-points, la France périphérique, la province « moisie », à l’inverse des « élites sans frontières éclairées », bref, la France vile, la France coupable. Le mépris, toujours, au coeur même de l’idéologie dominante. Un million d’emplois en dépendent. Qu’importe: emplois de gueux, de sans dents et de Gaulois réfractaires.

Tout cet été caniculaire, la fête a battu son plein dans mon quartier parisien ou des groupes marginaux se retrouvaient sans masque (évidemment) autour de la sono pour boire, danser et fumer. Normal, eux étaient dans le droit chemin: ils faisaient le fête, ils emmerdaient les bourgeois du quartier. Le chaos légitime, la délinquance correcte, voilà ce qu’on ne voit pas en Allemagne ou en Angleterre, voire même en Italie, expliquant la différence.

Maxime Tandonnet

Texte repris du blog de Maxime Tandonnet

Jean-Frédéric Poisson : « Le gouvernement profite de la crise sanitaire pour raboter nos libertés publiques »

Jean-Frédéric Poisson dénonce la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement qui, selon lui, se sert « des contraintes sanitaires pour faire taire les oppositions », et dénonce les « incohérences » des mesures prises, en particulier celles concernant le port du masque.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran et l’ensemble du gouvernement semblent préparer les Français depuis quelques jours à un éventuel reconfinement. Que pensez-vous de l’action du gouvernement ?

L’action du gouvernement est une catastrophe depuis le début de la crise sanitaire. On est passé d’une attitude de déni avec un président de la République qui 48 heures avant l’annonce du confinement généralisé demandait à tout le monde d’aller au théâtre et au cinéma parce que finalement rien n’était grave. Je passe sur les incohérences multiples que nous avons tous connues sur « les masques ne servent à rien et puis ensuite tout le monde doit en porter ».
Aujourd’hui, on dit que tout le monde doit être testé, mais on attend les résultats pendant trois semaines quand on arrive à trouver un laboratoire qui accepte de le faire. Tout cela est anxiogène. C’est incompréhensible et ne repose sur aucune espèce de certitudes sanitaires et scientifiques. Quand je vois l’énergie que déploient les grands pontes médicaux de notre pays à se crêper le chignon pour savoir qui a raison, je me dis qu’au fond, les Français ont de quoi être très inquiets, absolument pas rassurés.
Je comprends qu’ils aient perdu confiance en le gouvernement. Ils voient comme tout le monde une crise sociale et économique sans doute sans précédent pointer son nez si j’ose dire au début de l’année prochaine avec là encore, un plan de relance qui ne ressemble à rien. Personne ne comprend comment il marche. Tout le monde a déjà compris que seules les grandes entreprises en profiteront. Conclusion, je ne suis pas loin de penser que tout cela relève d’intentions sans doute louables, mais je suis de plus en plus interrogatif sur une tentative de manipulation généralisée. Je ne comprends pas pour quels motifs, on restreint nos libertés. Je ne comprends pas ou alors je comprends trop bien pourquoi on décide de prolonger de cinq mois l’interdiction de se réunir. Je vois bien qu’on profite aussi de cette crise sanitaire pour raboter nos libertés publiques dans des proportions inédites jusque là.
Au fond, si la gestion de la crise sanitaire n’était que pilotée par des impératifs de santé, je dirais que c’est une catastrophe puisque personne ne comprend rien et qu’en réalité tout le monde à la trouille.
En revanche, si d’autres motifs sont davantage politiques, sociétaux, alors là je trouve que c’est très habile de la part du gouvernement et c’est très dangereux pour nous tous.

L’ancien Premier ministre, Édouard Philippe fait un peu de prospective sur l’année à venir et prédit que ce sera une année de tempête. On a parfois l’impression que cette crise sanitaire tombe à point nommé pour étouffer toutes contestations sociales.

Je partage assez ce point de vue. Je suis très surpris de la tonalité des propos d’un Premier ministre qui était encore en fonction il y a trois mois, oubliant qu’il a été aux manettes de notre pays pendant trois ans. Sa part personnelle de responsabilité dans la situation est très lourde. C’est presque irresponsable de sa part de tenir des propos d’une telle nature. On attend plutôt d’un Premier ministre ne fut-il plus en fonction, des paroles qui ne soient pas rassurantes. Les Français ne sont pas tous des enfants. À quoi sert le politique s’il n’est pas là pour donner des perspectives ?
Encore une fois, cette capacité pour le pouvoir en place de profiter d’un reconfinement ou de contraintes particulières liées à la crise sanitaire pour étouffer les protestations de toutes natures et faire taire les oppositions, je ne sais pas si c’est l’intention de départ, mais en tout cas aujourd’hui cela y ressemble beaucoup. À défaut que ce soit initialement une intention originelle, je pense que tout est fait pour que les protestations étouffent. Il nous appartient à nous adversaires du pouvoir en place, de rappeler les choses, de les dire, de faire de la pédagogie et de continuer à se bagarrer pour dire qu’il y a d’autres solutions que la France ne disparaîtra pas. Si effectivement, on continue avec une telle gouvernance et de tels responsables publics, il y a des chances que nous entrions dans l’ornière pour un moment.

Comment expliquer que les contestions visibles soient d’ordre racialiste avec les mouvements autour de la mort d’Adama Traoré et d’autre part autour de ceux qu’on appelle encore des Gilets jaunes même si ce terme est maintenant sujet à caution autour de personnalité comme Jérôme Rodrigues. Cette contestation est-elle légitime en France ?

Elle est légitime, mais il y a plusieurs raisons au silence. La première c’est que faire peur aux Français fonctionne. Tout le monde est exaspéré et moi le premier de devoir porter un masque partout et tout le temps pour des raisons que personnes ne comprend. De plus, ces raisons sont incohérentes. Lorsque je marche sur le trottoir, que je me tiens à 50 cm pour téléphoner sur les trottoirs parisiens, que deux personnes sont assises à la terrasse d’un café à 50 cm de moi et qui elles, parce qu’elles sont à une terrasse de café, ont le droit de ne pas porter de masques, où est la cohérence ?
Vous roulez à moto et sous le casque, vous êtes obligé de porter un masque. En revanche, si vous roulez à vélo, vous avez le droit de ne pas en porter. Expliquez-moi comment cette affaire-là fonctionne. Que comprenez-vous ? Sinon que, en chambre, le Conseil scientifique et les cabinets mystérieux et brumeux décident des trucs un peu contradictoires.
On fait peur aux gens et cela fonctionne. La peur empêche, d’une certaine manière, de poser les problèmes sur la table.
Deuxièmement, lorsque vous entendez le vice-président des Républicains, Guillaume Peltier expliquer qu’il préfère être en meilleure santé avec moins de libertés que l’inverse, je me dis que décidément je ne partage pas cette vision du monde. Quand vous êtes dans cette vision du monde, vous préférez être rassuré d’être en bonne santé, ce que personne ne peut vous garantir au prix d’une réduction de vos libertés. Où est la nécessité de s’opposer ? Cela ne sert à rien !
D’une certaine façon, le virus n’a pas pénétré uniquement les poumons et les bronches, c’est un virus mental qui nous attaque tous et qui réduit notre capacité de résistance entretenue par des gens qui devraient au contraire, participer à l’éclaircissement des intelligences et des esprits. Ils ont renoncé à cette tâche-là parce qu’au fond ils n’ont rien à dire. Je pense que cette situation convient très bien au pouvoir en place qui va pouvoir aborder les prochaines échéances électorales avec des oppositions très très affaiblies qui n’ont rien à dire et qui d’ailleurs, n’ont pas l’intention de dire quoi que ce soit de plus.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

[vidéo] Covid-19 : multiples rassemblements contre les restrictions sanitaires

21/09/2020 – INTERNATIONAL (NOVOpress)
Face au coronavirus, les restrictions ne cessent d’augmenter.

Ces 19 et 20 septembre ont été marqués par de nombreux rassemblements partout dans le monde pour protester contre les reconfinements, les masques et les mesures sanitaires imposés par les gouvernements.


L’ignominie d’Emmanuel Macron, par Guy Milliere

Je n’ai cessé de le dire bien avant que Macron soit élu Président. Macron est un imposteur. C’est surtout un homme dangereux.

Il est arrivé au pouvoir en se comportant sans scrupule vis-à-vis de quiconque.

Grâce à une gigantesque opération mêlant publicité, propagande et instrumentalisation de la justice.

Avant que le coronavirus de Wuhan ne déferle sur la France, il avait déjà montré ce qu’il y avait de vil en lui.

Ce qui a mené au soulèvement des gilets jaunes a été son insupportable mépris pour les gens qui ne sont pas de sa caste, qu’il n’a cessé d’insulter.

Ses réponses au soulèvement des gilets jaunes qui, au commencement, était une révolte contre l’oppression étatique et fiscale, ont été absolument odieuses.

Elles ont associé le dédain arrogant au recours à la violence policière, agrémenté de l’usage de gauchistes violents chargés de faire apparaître de pauvres gens désespérés comme des barbares et des casseurs.

Son attitude pendant la grève contre la réforme des retraites a été identique.

Il était devenu à ce moment le Président le plus détesté depuis le début de la Ve République.

Puis est venu ce qui constitue pour l’heure une forme d’apothéose dans l’ignominie et l’horreur : la gestion de la pandémie. Les mensonges ont succédé aux mensonges, les mesures ineptes se sont ajoutées aux mesures monstrueuses.

Les frontières ont été laissées ouvertes jusqu’à une date tardive et les vols venus de Chine ont apporté leurs suppléments de contagion.

Les masques et les moyens de protection ont manqué au personnel soignant.

L’absence de gestion en aval a conduit à l’engorgement des hôpitaux, au tri des malades et au recours à l’euthanasie.

La peur a été agitée pour obtenir la soumission et un emprisonnement de la population sous contrôle policier.

Les Français ont dû passer ensuite à la liberté surveillée.

Des milliers d’entreprises vont déposer leur bilan.

La France sera en récession, voire en dépression, pendant une période indéterminée qui s’étendra jusqu’au milieu de 2021 peut-être au-delà.

En parallèle, les médecins en France se sont vu retirer l’autorisation de prescrire et n’ont pu offrir que paracétamol ou Rivotril.

L’hydroxychloroquine est soudain devenue un médicament diabolique et le professeur Raoult, qui s’est comporté en médecin digne de ce nom d’un bout à l’autre de la pandémie, a subi une opération de démolition qui a pu ressembler aux minutes de haine décrites dans le « 1984 » de George Orwell.

Des imposteurs dont la cuistrerie grandiloquente ressemblait à celle du docteur Diafoirus, si bien décrit jadis par Molière, se sont répandus en propos imbéciles sur les plateaux de télévision où les vomissures qu’ils ont proférées ont alterné avec leurs paroles de mansuétude servile envers le Président et le gouvernement.

Un « conseil de scientifiques » lié à de grands laboratoires est censé avoir « conseillé » la clique au pouvoir et est co-responsable de ce qui serait une simple farce ignoble s’il n’y avait des milliers morts et des millions de chômeurs et de gens réduits à la misère.

La situation est grave.

La France n’a pas été le seul pays où de mauvaises décisions aux conséquences mortelles ont été prises, mais – et j’ai bien observé –, dans aucun pays autant de mensonges contradictoires n’ont été proférés, dans aucun pays un soi-disant Président et un soi-disant gouvernement ne se sont moqués à ce point de la population.

Dans aucun pays, de soi-disant « scientifiques » ne se sont conduits ainsi. Dans aucun pays, autant de médias ne se sont faits complices à ce degré.

Il reste en France des hommes et des femmes politiques dignes de ce nom, des médecins intègres, des journalistes scrupuleux.

Cela suffira-t-il pour redresser le pays avant qu’il soit trop tard ? J’aimerais le penser. Pour l’heure, je n’y parviens pas. Je vois, avec douleur, le désastre, surtout le désastre.

Les mois à venir vont être douloureux, vraisemblablement ­ho­r­ribles. Toutes les institutions seraient à rebâtir, car elles sont toutes à terre. Et je n’ai rien dit des zones de non-droit, de l’islamisation du pays, du fait que tous les leviers de pouvoirs restent dans les mains de gens qui n’auraient jamais dû être à même de s’en approcher.

Est-il possible encore de sauver la France ? On le saura bientôt. Il reste peu de temps.

Guy Milliere

Tribune reprise de les4verites.com

Bienvenue dans le monde d’après… Voltaire a dû se retourner dans sa tombe !

« Non, Raphaël, tu ne dois pas prendre la main d’Emma ! C’est impossible et dangereux », affirma l’institutrice. « Mais c’est mon amie, maîtresse », lui répondit le gamin, en souriant tristement. « À la récréation, tu devras rester à l’intérieur de ton carré. ». Emma sera tout près de toi, mais dans l’autre carré », ajouta la maîtresse.

« Est-ce que j’ai tous les papiers pour sortir ? » s’interrogeait André. Attestation de mon employeur, attestation de déplacement de plus de 100 km chez un proche vulnérable, justificatif de domicile, pièce d’identité en cours de validité, billet de train TER avec le code-barres de la réservation. « P…., j’allais sortir sans mon masque », s’écria-t-il intérieurement.

Il sentait le stress l’envahir alors qu’une très belle journée, pourtant, s’annonçait, ce 26 juin 2020. Il allait enfin revoir sa mère, âgée de 84 ans et isolée dans son EHPAD. Sa dernière visite remontait au 15 mars, le jour des élections municipales. Il y a déjà quatre mois. Une éternité. Deux jours plus tôt, un psychologue ou un psychiatre, il ne s’en souvenait pas, l’avait appelé pour lui décrire l’état mental de sa mère. Quel est ce drôle de pays où, après avoir ordonné et organisé la séquestration des Français à leur propre domicile durant deux mois, l’État nounou convoque des médecins pour réparer les âmes abîmées ? Sa mère avait surtout le cœur brisé par cette longue absence du fils aimé.

Dans le train, il n’oublierait pas de contacter le camping pour définitivement annuler ses vacances initialement prévues fin juillet. Il n’en avait plus envie. D’autant plus que les restaurants et le zoo de La Palmyre promis à son fils Raphaël étaient toujours fermés. La découverte d’un foyer d’une cinquantaine de nouveaux contaminés près de Royan avait déjà conduit le préfet à « reconfiner » tout le canton, y compris les plages, redevenues interdites. La décision préfectorale avait surtout achevé de convaincre André.

Contrôleur de gestion, donc cadre administratif. Donc condamné au télétravail. Ce n’est pas les deux conférences vidéo hebdomadaires qui compensaient l’absence de plus en plus pesante de la présence physique de ses collègues. Leurs blagues potaches, la machine à café du lundi. Et surtout, Annabelle, la chef comptable, embauchée en début d’année, dont il n’a plus croisé le regard depuis des semaines. Son premier geste matinal de télétravailleur, c’était de mettre en route le CD reproduisant les bruits d’ambiance de son open space aujourd’hui disparu. Déprimant.

Déprimant, aussi, de ne plus refaire le monde autour d’un café en terrasse, sur les bords de la Seine, avec ses potes du club de hand-ball. Sans parler du drone nous vociférant, l’autre soir vers 20 h 30, l’ordre de déguerpir des escaliers de l’église du Sacré-Cœur. Raphaël en avait été tétanisé.

Moi-même, je m’interrogeais depuis sur la docilité des citoyens à accepter toutes ces privations de liberté et tous ces contrôles policiers.

La politique sanitaire avait bon dos. On me prend la température lorsque je pénètre dans le hall d’entrée des bureaux de mon employeur. S’y ajoute, depuis hier 13 mai, la surveillance orwellienne de mes paroles, puisqu’une majorité à l’Assemblée s’est dégagée pour voter une loi foncièrement hostile à la liberté d’expression. Voltaire lui-même a dû se retourner dans sa tombe.

Bertrand Renault

Tribune reprise de Boulevard Voltaire