Fabrice Robert : “On se rapproche dangereusement d’une France Big Brother”

Fabrice Robert : "On se rapproche dangereusement d’une France Big Brother"

28/12/2013 – 13h00
PARIS (NOVOpress) – Le gouvernement socialiste a semble-t-il des problèmes avec les libertés. C’est ce que l’on peut penser avec l’article 13 – depuis article 20 – du projet de loi de programmation militaire, avec lequel “l’État pourrait donc maintenant accéder directement aux données personnelles détenues par les opérateurs de communications électroniques, les fournisseurs d’accès ou bien encore les hébergeurs de sites web. N’importe quel fonctionnaire de l’Intérieur accrédité pourrait consulter facilement toutes ces données, en temps réel et sans contrôle judiciaire”, comme l’indique Fabrice Robert, président du Bloc identitaire dans son entretien accordé à Riposte laïque que nous reproduisons ci-dessous. Une ambiance qui rappelle trop le roman “1984” de George Orwell et son personnage Big Brother.


Tu viens de publier, dans Boulevard Voltaire, un article particulièrement alarmiste sur le fameux article 13 d’une nouvelle loi de programmation militaire votée par le Parlement. Tu ne parais croire à l’alibi de la lutte contre le terrorisme, et notamment les attentats islamistes…

Pas du tout. L’adoption de cet article 13 (devenu article 20) du projet de loi de programmation militaire doit être perçue comme une véritable menace pour nos libertés individuelles. Sous prétexte de vouloir assurer notre sécurité, cet article instaure un véritable flicage en règle des citoyens français.

Aujourd’hui encore, des parlementaires prennent la lourde responsabilité de voter pour une loi dont ils ne mesurent pas toutes les conséquences – du fait de l’interconnexion grandissante entre les hommes et les réseaux informatiques – et qui permettra malheureusement de mettre les Français sous surveillance.

L’État pourrait donc maintenant accéder directement aux données personnelles détenues par les opérateurs de communications électroniques, les fournisseurs d’accès ou bien encore les hébergeurs de sites web. N’importe quel fonctionnaire de l’Intérieur accrédité pourrait consulter facilement toutes ces données, en temps réel et sans contrôle judiciaire. Nous entrons doucement mais sûrement dans un monde de Big brother légalisé grâce à des parlementaires aveugles et peu au fait des nouvelles technologies. Cela me rappelle l’épisode autour du vote de la loi Hadopi. La plupart des députés qui s’étaient prononcés pour étaient, dans le même temps, incapables de définir le concept de réseau P2P (Peer-to-peer) alors que cette technologie était la principale cible du projet Hadopi censé favoriser la lutte contre le piratage… Aujourd’hui encore, des parlementaires prennent la lourde responsabilité de voter pour une loi dont ils ne mesurent pas toutes les conséquences – du fait de l’interconnexion grandissante entre les hommes et les réseaux informatiques – et qui permettra malheureusement de mettre les Français sous surveillance.

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Libertés en Russie, libertés en France : la paille et la poutre

Libertés en Russie, libertés en France : la paille et la poutre

Image ci-dessus : illustration ancienne du Tartuffe de Molière.

La France est « préoccupée » par une loi russe interdisant la propagande sur l’homosexualité, a déclaré la ministre des Sports, Valérie Fourneyron. Les appels au boycott des Jeux olympiques de Sotchi se multiplient et sont relayés par la presse bien-pensante, de Libération au Figaro, en passant par Le Monde.

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Incarcération de Nicolas : la République totalitaire

Incarcération de Nicolas : la République totalitaire

La France se trouve dorénavant en Non-démocratie.

Un régime totalitaire présente cinq caractéristiques : une idéologie unique ; une novlangue ; une confusion des pouvoirs économique, politique, médiatique et culturel ; l’alliance de la police politique et de la police de la pensée ; les atteintes répétées aux libertés fondamentales. La République française a basculé dans un tel régime. L’incarcération, le 19 juin 2013, de Nicolas, en tant que simple opposant politique, en est l’illustration. Nous vivons à l’heure de la NON-démocratie française.

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[Tribune libre] Nouvelle épître aux Européens : gare aux démons libéraux ! Par Michel Geoffroy

[Tribune libre] Nouvelle épître aux Européens : gare aux démons libéraux ! Par Michel Geoffroy

Mes frères européens, vous croyez que Dieu est mort et que cela annonce votre règne, celui de l’homme. En vérité je vous le dis, ceux qui prétendent cela et qui se font appeler « libéraux » vous trompent pour vous asservir. Car ils vous conduisent en réalité vers la mort de l’homme.

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[Lu sur le Net] La vraie neutralité du Net, c’est la protection de la liberté d’expression

[Lu sur le Net] La vraie neutralité du Net, c’est la protection de la liberté d’expression

25/02/2013 – 21h30
PARIS (Ecrans.fr via Polemia) – « A ce jour, Internet est le seul outil qui fasse de la liberté d’expression autre chose qu’une pétition de principe. Au lieu de chercher à l’encadrer, il faudrait enfin commencer à la protéger. » Un point de vue du blogueur Laurent Chemla opposé à toute réglementation liberticide et favorable à la protection judiciaire des libertés contre les censures abusives des fournisseurs d’accès (FAI).

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Presse : les payeurs ont toujours raison

Presse : les payeurs ont toujours raison

Ci-dessus, la première mouture de la Une du magazine Bretons.

15/02/2013 – 21h00
RENNES (NOVOpress Breizh) – Le numéro du magazine Bretons de février 2013 mérite d’être conservé. La maison semble avoir les moyens puisqu’elle vient de s’offrir un sondage IFOP. Il porte sur un échantillon représentatif de 802 personnes, réalisé par la méthode des quotas. Les cinq questions ont été posées du 10 au 14 décembre sur l’ensemble de la région, incluant bien entendu la Loire-Atlantique. Avec des résultats variés et parfois inattendus. 48% des habitants de la Bretagne se sentent d’abord Français, 58% souhaitent que l’on introduise l’enseignement du breton à l’école, mais seulement 31% connaissent leur histoire.

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Le Sénat français a adopté à l’unanimité une loi socialiste visant à restreindre la liberté d’expression

Le Sénat français a adopté à l'unanimité une loi socialiste visant à restreindre la liberté d'expression

Le palais du Luxembourg, siège du Sénat. Crédit photo : Xeph via Wikipédia (cc).

11/02/2013 -14h30
PARIS (NOVOpress via le Bulletin de réinformation) – Jeudi 7 février, le Sénat français a adopté à l’unanimité une loi socialiste visant à proroger de trois mois à un an les délais de prescription relatifs à des insultes “sexiste”, “handiphobe” et “homophobe”.

Cette polémique est en contraste avec l’actualité d’outre-Manche. La section 5 du Public Order (loi datant de 1986, sanctionnant des propos et des comportements insultants) vient d’être abrogée. Grâce à l’initiative contestatrice de l’acteur vedette Rowan Atkinson, célèbre pour ses prestations humoristiques dans la série Mr. Bean. A l’instar de Rowan Atkinson , nombreux sont ceux qui s’inquiètent d’une évolution vers une société de moins en moins libre.

Colloque du Siel : l’intervention de Pierre-Louis Mériguet (Vox Populi) largement applaudie

Colloque du Siel : l'intervention de Pierre-Louis Mériguet (Vox Populi) largement applaudie

29/01/2013 – 15h30
PARIS (NOVOpress) –
Intervenant hier lors du colloque organisé par le Siel de Paul-Marie Coûteaux à l’Assemblée nationale – en présence notamment de Jacques Bompard –, Pierre-Louis Mériguet de Vox Populi a rencontré un large succès, à tel point que son allocution a été largement applaudie et ce de nombreuses fois.

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Une décision de justice oblige Twitter à faciliter la poursuite des auteurs de propos réprimés par la loi française

Une décision de justice oblige Twitter à faciliter la poursuite des auteurs de propos réprimés par la loi française

28/01/2013 – 18h00
PARIS (NOVOpress avec le Bulletin de réinformation) – Assignée par l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), Twitter a été condamné jeudi dernier à livrer toutes les informations dont il dispose sur les auteurs de propos jugés litigieux, afin de faciliter leur poursuite par la justice. Elle devra également permettre la dénonciation de tels propos par n’importe quel utilisateur.

L’UEJF avait saisi la justice après l’apparition des mots-clés #unbonjuif, et #unjuifmort, diffusés notamment par des utilisateurs issus de l’immigration. Les associations agréées, appuyées par le gouvernement, entendent désormais s’en prendre aux auteurs de propos jugés « homophobes ».

Crédit photo : DR

Mariage homosexuel : le député Marc Le Fur dans le collimateur d’une ligue de vertu

Mariage homosexuel : le député Marc Le Fur dans le collimateur d’une ligue de vertu

Pierre Tartakowsky. Pour le président de la LDH, s’opposer au projet de mariage homosexuel serait attenter à « l’Etat de droit ». Crédit photo : Hegor via Wikipédia (cc).

12/12/2012 – 19h30
LOUDEAC (NOVOpress Breizh) –
Il ne fait pas bon s’opposer au projet de loi légalisant le mariage homosexuel. Pour l’avoir fait, Marc Le Fur, député des Côtes-d’Armor (UMP) et vice-président de l’Assemblée nationale, a été  vivement pris à partie par la Ligue des droits de l’homme (LDH). Cette ligue de vertu voudrait en effet interdire tout débat sur le sujet dans l’enceinte du Parlement. Une nouvelle avancée dans le domaine de la police de la pensée, de la part d’une association qui n’a pas hésité à protéger Cesare Battisti, un terroriste d’extrême gauche condamné pour assassinats en Italie.

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L’Irlande résiste à l’empire Facebook

L’Irlande résiste à l’empire Facebook

24/11/2012 – 08h00
DUBLIN (NOVOpress) –
Facebook ne se fait pas forcément beaucoup d’amis en Irlande. Les changements en matière de règles de confidentialité du site Internet ne plaisent pas en terre celte. « Nous demanderons des clarifications supplémentaires urgentes de la part de Facebook, car nous considérons que les changements proposés requièrent un consentement spécifique des utilisateurs européens », explique Gary Davis, un des responsables de l’autorité irlandaise chargée des questions relatives à Internet.

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[Lu sur le net] Messe pour les défunts de Radio Courtoisie : le sermon de l’abbé Éric Iborra

[Lu sur le Net] Messe pour les défunts de Radio Courtoisie : le sermon de l'abbé Éric Iborra

L’abbé Éric Iborra, vicaire de la paroisse Saint-Eugène-Sainte-Cécile (Paris 9ème). Crédit : Radio Courtoisie

09/10/2012 – 12h00
Via RADIO COURTOISIE — [Extraits] À la demande du président de Radio Courtoisie, M. de Lesquen, nous allons désormais associer à la mémoire de Jean Ferré, dont nous commémorerons le 6ème anniversaire du décès mercredi prochain, le souvenir de ses collaborateurs et amis qui avec lui ont animé cette radio dont il était le fondateur et qui maintenant l’ont rejoint au-delà des rivages de ce monde. Nous pensons bien sûr à Serge de Beketch, dont c’est aujourd’hui même le 5ème anniversaire de la mort, et pour qui le cher P. Argouarc’h célébrera une messe ici-même en décembre, mais aussi à Christian Langlois, mort en 2007, qui fut président de la radio, à Didier Roy, son trésorier, qui a été emporté brusquement en 2011. J’y ajouterais volontiers un patron d’émission réputé qui était un de mes proches paroissiens, le Pr Hervé Coutau-Bégarie, qui s’est éteint au printemps dernier des suites d’une longue et cruelle maladie.

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Nouvelle disparition d’un dissident politique à Cuba : Oswaldo Paya est mort dimanche

Nouvelle disparition d’un dissident politique à Cuba : Oswaldo Paya est mort dimanche

24/07/2012 – 10h00
LA HAVANE (NOVOpress) –  Encore un décès qui tombe à pic pour le régime communiste cubain. Après la mort en octobre dernier de Laura Pollan (suite à une « déficience respiratoire »), la responsable du mouvement des Dames en Blanc, défenseur des prisonniers politiques, c’est au tour d’Oswaldo Paya de disparaître. Le dissident cubain a perdu la vie dimanche dans un accident de voiture, selon les autorités cubaines.

Fervent catholique, Oswaldo Paya a défié le régime communiste pendant des décennies. Le fondateur en 1988 du Mouvement chrétien Libération (MCL) avait lancé en 2001 le “Projet Varela”, un manifeste réclamant des changements politiques sur l’île : référendum populaire portant notamment sur la liberté d’expression, la liberté d’association et la libre entreprise. Fidel Castro y avait répondu par un contre-référendum inscrivant l’irréversibilité du socialisme dans la Constitution.

Crédit photo : Cuba Libre Art via Flickr (cc)

Le MRAP demande la dissolution d’une section locale du Bloc Identitaire

Le MRAP demande la dissolution d'une section locale du Bloc Identitaire

02/05/2012 – 10h00
SAINTES (NOVOpress) – La section locale saintongeaise du Bloc Identitaire, récemment crée, a fait l’objet d’une demande de dissolution par les autorités préfectorales de la part du MRAP (comité de La Rochelle).

Le journal Sud-Ouest a publié (image ci-dessous) qu’en ce qui concerne la brasserie de Saintes (Charente-Maritime) dans laquelle les identitaires se sont réunis, le MRAP déclare espérer que “le propriétaire de ladite brasserie ignore le vrai visage des individus qui composent ce groupe” [sic]. Big Brother surveille !

Le responsable des identitaires de Saintonge, Hugo Mellais, a répondu au vice-président du comité rochelais du MRAP, Abdelouahed Tatou :

“Une fois de plus le MRAP montre son vrai visage de police de la pensée, ne demandant pas moins que la dissolution de notre mouvement naissant. La préfecture appréciera sûrement de recevoir ses ordres d’une association.

A cette demande d’interdiction s’ajoute la menace à peine voilée qui pèse sur la brasserie qui nous a reçue tels n’importe quels clients sans fanfare ni trompettes.

Le MRAP est tellement soucieux de défendre le ”vivre ensemble” qu’il s’empresse de vouloir censurer la liberté d’expression d’une partie des citoyens Français qui ont à cœur de défendre leur identité.
C’est pourquoi le Bloc Identitaire Saintongeais, loin de céder face à ces pressions, se trouve renforcé dans sa volonté de défendre les valeurs qui l’animent.”

Le MRAP demande la dissolution d’une section locale du Bloc Identitaire

Silence ! En France on étouffe les libertés

Silence ! En France on étouffe les libertés

Les gouvernants français aiment à se poser en défenseurs des libertés. Mais ils multiplient les textes et les pratiques liberticides. Explications.

LOPPSI : la prison pour les opposants aux maires

Votée en 2011, la LOPPSI est une loi censée améliorer la sécurité des Français. Mais au hasard d’un article elle protège les maires des contestations bon enfant. Interrompre un conseil municipal, fût-ce quelques secondes, est désormais un délit passible de lourdes peines d’amende, de la déchéance des droits civiques et de la prison. Les Identitaires angevins en ont fait l’expérience. Pour s’être introduits en avril dernier au conseil municipal d’Angers pour protester contre un projet de construction de mosquée, ils ont subi les foudres de la police et de la justice : écoutes téléphoniques, gardes à vue, mises en examen et condamnations. On objectera qu’ils ont eu tort d’agir ainsi mais comment se faire entendre contre un projet contesté quand l’opposition officielle au maire n’ose rien dire ? C’est précisément parce qu’il n’y a plus de pluralisme dans les assemblées que les citoyens sont contraints de trouver des moyens de se faire entendre. Un chahut n’est pas un crime ! Le procureur l’a d’ailleurs admis tout en précisant que c’est à cause de l’objet de la manifestation qu’il avait poursuivi les auteurs. Il s’agit donc bien là de justice politique.

Loi sur le « génocide arménien » : la prison pour délit d’opinion historique

Après la loi Pleven (prison pour délit d’opinion sociologique) voici une extension des lois mémorielles (prison pour délit d’opinion historique). Après la loi Gayssot sur la « Shoah » et la loi Taubira (sur la « Traite atlantique »), voici la loi Boyer sur le « génocide arménien ». Certains événements deviennent ainsi protégés par une vérité officielle. Une atteinte aux libertés en même temps qu’une formidable régression civilisationnelle : car dans la tradition européenne, ne peut être dit vrai que ce qui est librement réfutable.

Un universitaire censuré à la télévision

La direction d’Itélé a censuré, en décembre dernier, un entretien que Robert Ménard avait enregistré avec l’africaniste Bernard Lugan dans le cadre de son émission quotidienne Ménard sans interdit. Bernard Lugan avait été invité pour présenter son essai Décolonisez l’Afrique. L’émission a été enregistrée puis déprogrammée. C’est le fond des propos de Bernard Lugan qui a été censuré. Il est interdit de dire sur une télévision française que « Les Africains ne sont pas des Européens pauvres à la peau noire », que « la repentance européenne + la victimisation africaine débouchent sur une Afrique immobile » ou que « l’ingérence humanitaire est un impérialisme hypocrite » et que « le Printemps arabe fut un miroir aux alouettes ». Il est vrai que Bernard Lugan fut l’un des rares analystes à avoir douté que le « Printemps arabe » donnerait naissance à des démocraties à l’anglaise… Impardonnable !

ACTA, le traité liberticide contre Internet

L’Accord commercial anti-contrefaçon est un traité international multilatéral concernant les droits de propriété intellectuelle et les infractions au droit d’auteur sur Internet. Cet accord négocié par l’Union européenne vise à mettre en place un système de contrôle systématique de l’Internet en obligeant les fournisseurs d’accès à surveiller les paquets de connexions. Il devient alors extrêmement facile d’appliquer une censure non plus sur des contenus protégés, mais sur des idées indésirables. Et il s’agirait là d’une censure privée mise en œuvre par de puissants intérêts commerciaux ou idéologiques.

Persécutions policières et judiciaires contre François Desouche

François Desouche est le navire amiral de la réinfosphère sur Internet. Ce blog reçoit près de 100.000 visiteurs par jour. Mais François Desouche est dans l’œil du cyclone. Le lobby antiraciste a sorti l’artillerie lourde contre lui. Des poursuites ont été engagées par Arezki Dahmani, un militant antiraciste mis en cause dans diverses escroqueries, et par France Terre d’asile, une association immigrationniste subventionnée. Une police et une justice zélées ont prononcé deux mises en examen d’un internaute arbitrairement mis en cause.

Pour Pierre Sautarel, le but est clair, je cite : « On veut l’étouffer financièrement et psychologiquement sous une accumulation de procédures diverses et variées tout en essayant de compliquer [ses] relations avec [ses] proches ». « Chacun doit savoir que le maintien en ligne du blog se fait au prix de gros ennuis et de graves pressions policières et judiciaires. »

Tentatives de trucage de l’élection présidentielle ?

Chacun est libre de son appréciation sur l’histoire du Front national et le positionnement de Marine Le Pen. Mais enfin les questions qu’elle pose (sur l’euro, sur le protectionnisme, sur l’école républicaine, sur l’immigration) correspondent à de vrais enjeux et le courant dont elle se trouve la porte-parole représente de l’ordre de 20% des électeurs français. Dans ces conditions on ne peut être qu’éberlué de la manœuvre à la fois politique et médiatique qui cherche à la priver des parrainages nécessaires à sa présence à l’élection présidentielle. Au-delà de l’attitude des médias qui ont joué leur partition naturelle – léchage hier, lâchage aujourd’hui (en attendant le lynchage si les signatures de maires venaient à manquer) –, c’est la question du pluralisme politique qui est posée. Certes, les Français pourraient choisir entre M. Sarkozy et M. Hollande. Le problème, c’est qu’ils sont d’accord sur à peu près tout… et que leurs amis s’entendent fort bien quand il s’agit d’attenter à nos libertés.

[box class=”info”] Source : éditorial de février 2012 de Polémia. [/box]

Image : Lois et traités liberticides. DR

Loi sur le génocide arménien : une régression civilisationnelle – Par Jean-Yves Le Gallou

Loi sur le génocide arménien : une régression civilisationnelle - Par Jean-Yves Le Gallou

[box class=”info”] En votant une loi sur la répression de la négation du génocide arménien le Parlement français a commis une double atteinte : à la liberté d’expression et à l’esprit européen. Explications. [/box]

Au XIXe siècle la bataille politique en France s’est concentrée sur la liberté d’expression et d’opinion. L’arbitrage final a été rendu par la grande loi de 1881 sur la liberté de la presse. Son article premier est lumineux : « L’imprimerie et la librairie sont libres ». Ce principe rencontrait alors peu d’exceptions : certes, la diffamation était poursuivie par le Code pénal mais dans un cadre procédural très strict et très protecteur des libertés. En dehors des périodes de guerre et de troubles civils ce dispositif protecteur des libertés a duré près d’un siècle.

Régression des libertés

Il a été profondément bouleversé en 1972 avec le vote de la loi Pleven. Sous prétexte de lutter contre le « racisme », le délit d’opinion a été rétabli en France et, dans les faits, les débats libres sur l’immigration ont été rendus difficiles.

Nouvelle entorse à la liberté en 1990 avec la loi Gayssot créant le délit d’opinion historique à propos de la « shoah », une loi aboutissant à mettre en prison des hommes (Vincent Reynouard récemment) sur le seul fondement d’un délit d’opinion. Le fait que ces opinions soient réputées odieuses ne sont pas un argument justificatif : ni M. Trotski, ni M. Lénine, ni M. Hitler, ni M. Staline, ni M. Mao n’ont déporté des gens dont ils trouvaient les idées sympathiques. Ce sont évidemment les gens qui tiennent des idées jugées odieuses dont la liberté a besoin d’être protégée. Penser autrement c’est adopter une attitude totalitaire.

En 2001, précisément, nouvelle avancée du totalitarisme avec la loi Taubira créant le délit d’opinion sur la traite atlantique (et sur la seule traite atlantique ; la traite méditerranéenne, orientale et musulmane n’étant pas concernée !). Dans la foulée l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau est poursuivi devant les tribunaux pénaux.

Ajoutons que les filets protecteurs de la procédure de diffamation sont progressivement abrogés : impossibilité d’offrir des preuves, refus de reconnaître la bonne foi, allongement des délais de prescription.

Régression civilisationnelle

Cette formidable régression des libertés s’accompagne d’une régression civilisationnelle.

A travers l’antiquité gréco-latine, la première Renaissance du XIIe/XIIe siècle, la grande Renaissance, la pensée européenne a toujours distingué deux ordres de vérité

  • – les vérités religieuses où le dogme s’impose comme article de foi ;
  • – les vérités scientifiques ou historiques qui se déterminent par le libre débat. Dans ces domaines peut être dit vrai (ou faux) ce qui est librement réfutable. Philosophiquement, un fait, une opinion, un point de vue, une analyse qui ne peut être librement réfuté ne peut–être dit ni vrai, ni faux (sauf dans l’ordre religieux). Ainsi les lois mémorielles transforment-ils des événements historiques en dogmes religieux. C’est une formidable régression.

En retirant des pans entiers d’histoire au libre examen, les lois mémorielles (Gayssot, Taubira ou Boyer) ne sont pas seulement des atteintes à la liberté d’expression, ce sont aussi des fautes contre l’esprit.

Jean-Yves Le Gallou

[box class=”info”] Source : Polémia. [/box]

Photo : Assemblée Nationale française. Crédit photo : Richard Ying et Tangui Morlier, licence CC.

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Vidéo : Mme Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public. Présentation à l’Assemblée Nationale, au sujet des lois mémorielles. Cette présentation date de 2008 donc avant la loi sur le génocide arménien.

MegaUpload : la cyberguerre a commencé

MegaUpload : la cyberguerre a commencé


20/01/2012 – 16h15
NUMERAMA — Dès jeudi soir après l’annonce de la fermeture de MegaUpload par les autorités américaines, les Anonymous ont attaqué certaines cibles symboliques en représailles. Ce n’est pas une première, mais cette fois une cyberguerre a commencé. Mise à jour : Voir notre analyse de l’acte d’accusation

C’est sûr, il y aura un avant et un après MegaUpload. Non pas pour le piratage, qui trouvera refuge ailleurs comme il l’a toujours fait depuis la fermeture de Napster en 2001. Non pas pour l’offre légale, pour laquelle les ayants droit trouveront toujours des prétextes à ne pas en favoriser le développement. Mais pour la traduction des rapports de force sur Internet entre les pouvoirs publics et les internautes.

En s’attaquant à MegaUpload, ça n’est pas seulement un site utilisé par les internautes pour accéder à des contenus illicites qui est visé par une procédure judiciaire. C’est l’un des tous premiers sites les plus visités au monde qui est brutalement fermé pour l’ensemble du globe par les autorités américaines, alors-même que l’ensemble des protagonistes arrêtés et mis en examen n’ont aucun rapport avec les États-Unis et sa législation. Et alors-même que beaucoup d’utilisateurs, certes très certainement minoritaires, utilisaient les services de MegaUpload pour stocker des contenus personnels ou professionnels auxquels ils ne peuvent plus aujourd’hui accéder.

L’affaire MegaUpload fera prendre conscience du pouvoir immense qu’ont les autorités sur le moindre site internet dont ils peuvent provoquer la mort du jour au lendemain, en saisissant ses serveurs et ses noms de domaine. C’est aujourd’hui MegaUpload, mais chacun sent bien qu’un tabou est tombé et que d’autres sites pourront suivre et suivront.

Menée au lendemain du blackout contre la loi SOPA, l’opération ressemble déjà à la goutte d’eau qui provoquera une véritable cyberguerre civile mondiale entre internautes activistes qui se sentent de plus en plus censurés sur l’internet qu’ils ont fondé, et les pouvoirs publics qui veulent préserver une certaine conception de l’ordre public. Il n’est pas surprenant que dès l’annonce de la fermeture de MegaUpload par le FBI, les Anonymous se sont mis en action avec virulence pour attaquer et mettre à bas certains des sites les plus symboliques, devenus immédiatement inaccessibles :

  • Justice.gov
  • RIAA.org
  • MPAA.org
  • UniversalMusic.com
  • Hadopi.fr

Il est à parier que cette liste n’est qu’un début et que les attaques durent longtemps. Ca n’est pas seulement MegaUpload et ses dirigeants qui ont été visés, mais ses centaines de millions d’utilisateurs, parmi lesquels se trouvent nombre des plus actifs dans la protection de la liberté d’expression. Sur Facebook, la page du FBI est prise d’assaut par des internautes aux cris de “Free MegaUpload” (“libérez MegaUpload”), et les actions vont se multiplier.

Vouloir faire respecter l’ordre public sur Internet est on ne peut plus normal de la part des autorités légales. Mais nous sommes convaincus à Numerama que l’ordre public ne sera rétabli en matière de droits d’auteur que s’il y a enfin un retour de balancier qui permette de redonner sa légitimité au droit d’auteur.

Le droit d’auteur ne peut être respecté par l’oppression et la contrainte. Il doit l’être par l’acceptation. C’est tout l’enjeu des années qui viennent. Depuis 10 ans chaque “victoire” contre le piratage n’a fait que générer du piratage plus efficace encore. Rien ne dit ce soir que MegaUpload fera exception. Nous faisons même le pari du contraire.

[box]Auteur : Guillaume Champeau pour Numérama. Article sous licence cc publié le 20/01/2012. Source : numerama.com[/box]

Chronique des atteintes aux libertés

Chronique des atteintes aux libertés

19/11/2011 – 18h15
LYON (NOVOpress via le Bulletin de réinfo) – Une vaste offensive médiatique est actuellement lancée contre le local des Identitaires lyonnais, la Traboule (photo).

En quelques jours, deux reportages contenant des amalgames douteux et des mensonges ont ainsi été diffusés par un média national, France Culture, et sur Rue89Lyon.
Notons que les deux journalistes responsables de ces papiers sont : un militant de la mouvance anarchiste pour l’un, et un compagnon de route de l’extrême gauche pour l’autre. Leur objectif est de faire pression sur les pouvoirs publics grâce à ces articles afin qu’ils fassent fermer le local des Identitaires Lyonnais.

Et on peut dire qu’ils ont mis le paquet : selon eux, Lyon serait pratiquement à feu et à sang à cause des jeunes identitaires lyonnais ! Les responsables de Rebeyne! ont dans un article répondu point par point à ces attaques mensongères.

[box class=info]Dépêche publiée en partenariat avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie.[/box]