État d’urgence : Jusqu’où aller trop loin?

Source : HASHTABLE
Nous ne partageons pas forcément les convictions libérales de ce blogueur. Pourtant, son billet sur l’état d’urgence est la meilleure chose que nous ayons lue à ce sujet (on lira aussi avec profit cet autre billet). Avec un sens de l’opportunisme qui force le respect, le pouvoir saute sur chaque occasion pour se renforcer. Ce fut l’émotion obligatoire du « nous sommes tous Charlie » en janvier, c’est maintenant la peur qui est instrumentalisée pour faire passer un état d’urgence liberticide et bien plus dirigé contre les opposants politiques du pouvoir – dont NOVOpress et ses lecteurs sont la première ligne — que contre les djihadistes. Notre liberté est fragile, prenons-y garde !

Pour la première fois depuis la guerre d’Algérie, l’état d’urgence a été décrété sur l’ensemble du territoire. Cela n’est guère fréquent, dans la vie d’une démocratie, que, d’un coup, on bascule ainsi dans un autre mode de gestion au jour le jour.

En effet, et même si l’ensemble de la presse et des politiciens semble avoir pris la nouvelle avec un stoïcisme tangentiel à l’abrutissement, l’état d’urgence peut impliquer la possibilité de restreindre la circulation des personnes et des véhicules dans des lieux et à des horaires déterminés (ce qui laisse la possibilité aux préfets d’instaurer un couvre-feu dans les secteurs exposés à des risques importants de trouble à l’ordre public), de restreindre l’accès à certains lieux, certains bâtiments (publics ou privés), d’interdire de séjour certains individus, de renforcer le contrôle aux frontières, de réquisitionner biens et personnes pour le maintien de l’ordre public.

Cela peut aussi signifier l’interdiction de manifestations, des restrictions pour la presse et les médias en général voire leur prise de contrôle, bref, un cortège de mesures qui ne sentent pas forcément très bon la liberté. Ces derniers éléments sont d’ailleurs soigneusement passés sous silence par le ministre de l’Intérieur lorsqu’il rappelle de quoi il retourne avec cet état d’urgence : il évoque bien les nouvelles prérogatives des préfets, mais on n’entendra pas parler des autres aspects (article 11 notamment) de cet état.

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François Hollande s’exprime devant le Congrès

17/11/2015 – POLITIQUE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation)

Ce lundi, François Hollande avait réuni le Congrès à Versailles suite aux attentats de vendredi dernier. Devant l’Assemblée et le Sénat réunis, il a prononcé une allocution et fait des propositions politiques pour répondre à la crise. Ce qui ressort de ce Congrès est un durcissement flagrant du discours présidentiel.

En effet, le président et son gouvernement, qui ne cessent de dénigrer les patriotes et leurs propositions, ont finalement été obligés de s’y plier. Ainsi, François Hollande a annoncé sa volonté de déchoir de leur nationalité française les djihadistes binationaux et d’expulser ces mêmes djihadistes, mesures proposées depuis longtemps par les patriotes. Il a également annoncé la prolongation de l’état d’urgence, potentiellement jusqu’à trois mois et a tenu à rappeler que la France était en guerre et qu’elle devait revoir ses politiques intérieures et extérieures.

Clou de la journée, prévisible grâce à la convocation du Congrès, l’annonce de la volonté d’effectuer une réforme constitutionnelle afin de constitutionnaliser l’état d’urgence pour permettre au président de l’utiliser le plus efficacement possible. Cette réforme constitutionnelle semble être le point fort de la proposition présidentielle et sera au cœur des débats dans les semaines et les mois à venir.
Rappelons néanmoins que cette réforme constitutionnelle doit être votée à la majorité des 3/5 du Parlement réuni en Congrès, ou validée par référendum.


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Attentats : l’état d’urgence, qu’est-ce que cela implique ?

16/11/2015 – FRANCE (NOVOpress)
C’est la première fois que l’état d’urgence est décrété sur tout le territoire national. Face aux terribles attentats de vendredi dernier, Hollande a pris cette mesure exceptionnelle, qu’il a décidé dans la foulée de prolonger de trois mois. Si la mesure peut se comprendre dans le contexte il faut rester vigilant quant à ses dérives possibles, notamment dans le domaine politique t de la liberté de la presse.

À la suite des attentats de Paris, François Hollande a décrété l’état d’urgence sur tout le territoire, un fait rarissime. Cette procédure d’exception a été utilisée pour la dernière fois en 2005, pendant les émeutes en banlieue, elle renforce les pouvoirs des autorités. En début d’après-midi samedi, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a détaillé le contenu des mesures prises par décret dans le cadre de l’état d’urgence.

L’exécutif et les forces de police pourront désormais :
• Instaurer un couvre-feu dans des lieux qui pourraient être exposés de manière importante à des troubles publics
• Restreindre la circulation des personnes ou des véhicules dans des lieux et des horaires déterminés
• Instituer des zones où le séjour des personnes est réglementé
• Interdire l’accès à un département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics
• Assigner à résidence toute personne dont l’activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre public
• Réquisitionner des personnes ou des biens si le maintien de l’ordre le nécessite
• Ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacle, débits de boissons et lieux de réunion de toute nature
• Interdire les réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre
• Obliger les propriétaires d’armes à les remettre aux autorités
• Autorise les perquisitions à domicile de jour et de nuit
• La prise de mesures pour assurer le contrôle de la presse et des médias
Le ministre de l’Intérieur a rappelé que le rétablissement des contrôles aux frontières était effectif depuis vendredi. Les aéroports et les ports vont faire l’objet de mesures de sûreté particulières, ainsi que les axes routiers. 5,5 compagnies de CRS, 230 gendarmes, 1500 militaires viennent par ailleurs renforcer les effectifs engagés.


Vincent Revel : «La France Big Brother!», à lire pour s’éveiller, se rebeller

24/09/2015 – SOCIÉTÉ (NOVOpress)
Pour retrouver un esprit critique objectif, il est impératif d’aller à l’essentiel. Certains ouvrages ont cette capacité de cibler clairement les causes de nos erreurs ainsi que les responsables de nos échecs. Les livres de Laurent Obertone, et singulièrement « La France Big Brother ! » en font partie. Par Vincent Revel.

Nous sommes de plus en plus nombreux à avoir pris conscience que nos dirigeants sont des menteurs et des profiteurs. Le fait d’entendre Christiane Taubira demander pardon aux familles des victimes du terrorisme à Paris, en essayant de justifier et d’expliquer que le gouvernement Valls n’avait rien à se reprocher dans la lutte contre l’islamisme, est tout simplement indécent.
Depuis près de trente ans, tout est entrepris politiquement pour que l’avenir des Français s’écrive en lettres de sang et à présent que les fissures laissent apparaître le chaos, nos bonnes âmes essayent de s’esquiver en venant faire de la communication de bas étage. Mais peut-on vraiment pardonner à un responsable coupable de reproduire continuellement les mêmes erreurs qui mènent à de tels scénarios ?
La France est orpheline de dirigeants.
À sa tête se trouvent des carriéristes, des technocrates, des idéologues et des pantins. Leurs sorties médiatiques sont calculées. Rien n’est vrai. Leurs propos sont creux et l’émotion qu’ils suscitent donne plutôt la nausée. Pour cette raison, à l’heure où Claire Chazal quitte le JT de TF1, j’invite tous les éveillés à faire de même. Je les invite à se déconnecter de notre système de désinformation. Sans être un fan inconditionnel de Claire Chazal, je suggère cette bonne résolution à des fins thérapeutiques. Cette attitude est le meilleur moyen pour retrouver un peu de liberté, pour ne plus être pris en otage.
Ceci peut juste nous permettre de respirer, de retrouver des sommets oubliés, de prendre l’air et des chemins menant à un début de rébellion.

obertone
Laurent Obertone

Pour ça, je ne peux que conseiller la lecture de La France Big Brother de Laurent Obertone.
Paru fin 2014, ce livre est un monument. Suivant le monde imaginé par Orwell dans 1984, l’auteur décrit avec humour la société qui nous mène à l’abattoir. Au fil des lignes, la pensée unique prend tout son sens et la liberté d’expression devient une chimère inaccessible.
Tout ça, avec le sourire inébranlable de nos spécialistes en tout genre !

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Loi Renseignement : « Ce projet de loi est un mensonge d’État »

Loi Renseignement : les libertés menacées

05/05/2015 – POLITIQUE (NOVOpress via le Bulletin de Réinformation)
La loi sur le Renseignement, qui va être votée aujourd’hui à l’Assemblée Nationale, suscite des oppositions de plus en plus vives

A propos du projet de loi sur le Renseignement, le bâtonnier de Paris n’y va pas avec le dos de la cuiller. À propos du projet de loi sur le renseignement, Maître Pierre-Olivier Sur a déclaré, je cite : « Ce projet de loi est un mensonge d’État ». Il a rajouté par la suite : « Le président de la République l’a présenté lui-même récemment à la télévision comme un texte essentiel pour lutter contre le terrorisme, alors qu’il va s’appliquer bien au-delà, à beaucoup d’autres domaines. Ce projet menace gravement les libertés publiques ». Un opposant de plus donc à un projet de loi contesté de tous bords.

Crédit photo : Olivier GENDRIN via Flickr (CC)


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Loi sur le renseignement : le juge Marc Trévidic l’estime dangereuse

Le juge Marc Trévidic estime la loi sur le renseignement (qui doit être votée) dangereuse

12/04/2015 – PARIS (NOVOpress)
Marc Trévidic, le juge antiterroriste s’est exprimé sur le projet de loi concernant le renseignement qui doit être débattu à l’Assemblée nationale à partir du 13 avril au micro de RTL.

Selon lui, “L’État peut être tenté, à un moment donné, de surveiller ses opposants, des mouvements sociaux, des mouvements de contestation ; faire du renseignement politique. Il y a le renseignement criminel et il y a le renseignement politique. (…) Or, le renseignement politique revient, à tout moment, dans l’histoire parce que l’État veut tout savoir, tout contrôler, qu’il n’aime pas que l’on s’oppose à lui. Et, les critères sont tellement flous dans cette loi. (…) En l’état, une loi de ce type, si elle tombe entre de mauvaises mains, si elle est mal utilisée, on est en danger.”

Marc Trévidic ajoute :

Je pense qu’une loi sur le renseignement doit être pensée, réfléchie. Ce peut être une arme redoutable entre de mauvaises mains. Et là, c’est tout le problème de cette loi sur le renseignement. Une loi sur le renseignement doit protéger le citoyen contre le crime organisé, le terrorisme, mais aussi protéger contre l’État. Et là, sur ce verset : protection du citoyen contre l’État ; on n’y est pas du tout. Il y a une absence totale en ce qui concerne cette loi. On est très en dessous de ce qu’il faudrait.

Le juge antiterroriste se dit donc très inquiet :

Je suis inquiet, vous savez, les libertés individuelles, je suis juge de l’ordre judiciaire, c’est quelque chose qui est ancrée en moi. Et quand il y a une loi qui me parait dangereuse, je suis inquiet pour la démocratie qui est, quand même, un bien très précieux.



Retour sur l’« affaire Redeker » – par Vincent Revel

Retour sur l’« affaire Redeker » – par Vincent Revel

11/02/2015 – PARIS (NOVOpress)
Aujourd’hui, nous avons l’impression de découvrir que l’islam politique pose problème tout en continuant de nier l’évidence. Malgré la triste réalité à laquelle nous sommes confrontés, notre hypocrisie est tenace.

Pourtant, souvenez-vous, le 19 septembre 2006, Robert Redeker, professeur agrégé de philosophie au lycée Pierre-Paul Riquet de Saint-Orens-de-Gameville près de Toulouse, publiait dans le Figaro « une tribune libre musclée et intitulée » : « Contre les intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? » Malheureusement pour lui, comme certains lui firent comprendre, il ne s’attaqua pas à la « bonne religion. » Rapidement, il fut rejeté par les autres professeurs et il nous expliqua dans son ouvrage Il faut tenter de vivre que « pour être bien vu ici (au sein de l’Education nationale) il faut être athée agressif, mais exclusivement contre le catholicisme. » Ces collègues enseignants lui reprochèrent avec dureté « un délit d’opinion. »

Face un tel déferlement de violence verbale, tout homme sensé aurait pu se demander quel fut son crime pour mériter autant d’attention ? Qu’avait-il pu bien faire pour se retrouver isoler à ce point, abandonné par ses collègues et sa hiérarchie, mis au ban de la société ? Son crime fut d’oser tout simplement mettre par écrit son point de vue concernant l’islam et son prophète ! Naïvement, il avait dû penser qu’au pays de Voltaire il était encore possible de s’exprimer librement sur tout.

Recevant des menaces puis une condamnation à mort lancée sur « un site islamiste crypté », Redeker dut, avec sa famille, vivre sous protection policière dans des lieux tenus secrets. De nombreux courriels lui furent adressés dans lesquels il put découvrir la haine qu’il décrivait à juste titre peu de jour auparavant dans son article. « Sale porc, fils de pute, parasite, caniche, sale juif » sont les mots aimables annonçant sa fin prochaine.

Face un tel déferlement de violence verbale, tout homme sensé aurait pu se demander quel fut son crime pour mériter autant d’attention ? Qu’avait-il pu bien faire pour se retrouver isoler à ce point, abandonné par ses collègues et sa hiérarchie, mis au ban de la société ? Son crime fut d’oser tout simplement mettre par écrit son point de vue concernant l’islam et son prophète ! Naïvement, il avait dû penser qu’au pays de Voltaire il était encore possible de s’exprimer librement sur tout.

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La liberté d’expression source de la vérité scientifique ou historique, par Henry de Lesquen

La liberté d’expression source de la vérité scientifique ou historique, par Henry de Lesquen

Ce texte, publié sur Polémia le 16/01/2015, a été présenté à la XXXe Université annuelle du Club de l’Horloge (Rétablir la liberté d’expression), des 15 et 16 novembre 2014

La liberté d’expression est nécessaire à la science et à l’histoire car, dans ces deux domaines, la recherche de la vérité est essentielle pour toute avancée.

Or, qu’est-ce que la vérité ? Comment savons-nous qu’une énonciation est une vérité ?

Si l’on use d’un exemple trivial : l’Angleterre est une île. Il est toujours possible pour un contradicteur de présenter des preuves démontrant le contraire. C’est bien la liberté d’expression et celle de contradiction qui conduisent à croire que la proposition initiale, en l’occurrence, est la vérité. Cette vérité, qu’elle touche à la science ou à l’histoire, est d’ordre procédural. La communauté scientifique doit reconnaître le droit à la dissidence. Comme l’écrivait George Orwell dans son roman « La ferme des animaux », publié en 1945 : « Parler de liberté n’a de sens qu’à condition que ce soit la liberté de dire aux gens ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre».

 

Mais la vérité a toujours un caractère relatif en ce sens que le critère central sur lequel elle repose tient au fait qu’à tout moment une opinion divergente peut être exprimée.

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Humour pour la liberté d’expression ! – par Vincent Revel

Humour pour la liberté d’expression ! - par Vincent Revel

17/01/2015 PARIS (NOVOpress)
Dans les pays occidentaux, la marche blanche est devenue, par la force des choses, l’un des seuls moyens d’expression. En amont de ces grands rassemblements, souvent orchestrés par les médias, les indignés veillent. Les censeurs sont là pour nous dire quand descendre dans la rue. Lorsque l’appel est lancé, le peuple, transformé en bétail docile, doit s’associer, sans aucune réflexion préalable, à la grande messe des sociétés modernes.

Pancartes, bougies, banderoles, accompagnent les cortèges, donnant la sensation de participer activement aux grands évènements de notre époque. Souvent les bons sentiments se mêlent à l’incompréhension. L’émotion est là, palpable, la confusion aussi. La transe collective n’est pas loin ainsi que la manipulation de masse. Malgré les apparences de liberté, la foule uniforme déambule dans les rues selon une organisation pointilleuse.

Avant de s’en féliciter, rappelons quand même, pour ceux qui ne l’auraient pas compris qu’il faut absolument être du camp du Bien pour pouvoir bénéficier de cette liberté d’expression. Sinon tout ceci n’a plus de sens !

A la suite du prêtre Mani, les nouveaux gardiens du temple ont divisé le monde en deux camps. Le Bien fait face au Mal. Tous ceux qui ne rejoignent pas le mouvement d’ensemble deviennent automatiquement suspects. Pour le système en place, ce comportement asocial veut dire que l’individu réfractaire à suivre avec enthousiasme l’élan influé par notre pseudo-élite est un ennemi du camp du Bien, un adversaire à abattre par tous les moyens. Pour être clair, si vous êtes concernés par ce problème, ceci veut dire, sans même que vous ne le sachiez, que vous êtes un réactionnaire, un fasciste (sans réellement savoir ce que cela veut dire), parfois un néo-nazi, un raciste, un islamophobe, un antisémite, un homophobe…

En ce début 2015, à l’ère du «le changement c’est maintenant » et suite à cette merveilleuse semaine du bien-vivre-ensemble, promue par les tragédies des 7, 8 et 9 janvier, les gens qui appellent à la liberté d’expression brandissent haut et fort les valeurs de la République.

Avant de s’en féliciter, rappelons quand même, pour ceux qui ne l’auraient pas compris qu’il faut absolument être du camp du Bien pour pouvoir bénéficier de cette liberté d’expression. Sinon tout ceci n’a plus de sens !

Grâce à des Aymeric Caron, qui s’auto-investissent gardiens des libertés, la société moderne sait, au nom de la démocratie, faire taire tous les indésirables qui sont reconnus dangereux pour l’ordre républicain. Nos protecteurs savent repérer les brebis galeuses au premier regard. N’oubliez pas qu’ils veillent assidument ! Imaginez un seul instant si Éric Zemmour avait eu idée de faire irruption dans les locaux de Charlie Hebdo pour y faire un carnage ! La menace était réelle et heureusement ceci n’a pu avoir lieu grâce à l’action énergique et rapide de nos chiens de garde du politiquement correct. Le Bien a réussi à museler à temps les enragés que sont Éric Zemmour et ses sbires. Nous avons évité le pire.

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Désinformation au pays des Bisounours – par Vincent Revel

Désinformation au pays des Bisounours - par Vincent Revel

04/01/2015 – PARIS (NOVOpress)
Certains sujets gênent nos élites. Pour les contourner, elles n’hésitent pas à créer des amalgames malsains et douteux. Souvenez-vous, le 7 février 2006, Bruno Masure écrivait une lettre « engagée », parue dans le quotidien Libération, pour condamner tous les extrémismes religieux. Suite à l’affaire des fameuses caricatures de Mahomet, publiées par un journal danois, il se désolait du peu de tolérance qu’exprimaient les « ouailles de Dieu, Yahvé et Allah ». Pour ne pas avoir à dénoncer clairement et directement la violence inégalée des islamistes ainsi que les réactions disproportionnées des musulmans face à quelques dessins anodins, Bruno Masure, comme tant d’autres de ses confrères, fit preuve d’une grande médiocrité en mettant sur un même pied d’égalité les attentats islamistes commis dans le monde entier, la sortie du film La dernière tentation du Christ – qui avait suscitée une vive réaction dans le milieu des catholiques traditionnalistes il y a près de trente ans -, la condamnation de l’homosexualité par un député UMP et les extrémistes juifs en Palestine. En voulant faire preuve de courage, sa lâcheté s’étala en plein jour. Incapable de nommer correctement le vrai problème que représente l’islamisme, il se sentit obligé de dénigrer les autres confessions pour paraître crédible dans son jugement.

Nous avons été de nouveau ridicules et nous avons perdu une bonne occasion d’affirmer et de soutenir nos valeurs en faisant respecter notre liberté d’expression.

Pourtant, aujourd’hui, qui égorge des innocents au nom d’Allah ? Qui pose des bombes dans des avions ou des lieux publics au nom d’Allah ? Qui prend en otage des humanitaires ou des journalistes au nom d’Allah ? Qui lapide une femme pour adultère au nom d’Allah ? Qui coupe la main d’un voleur au nom d’Allah ? Qui égorge un musulman converti à une autre religion au nom d’Allah ? Qui se permet de battre sa femme au nom d’Allah ? Suite à l’affaire des caricatures, des ambassades européennes avaient été attaquées, des chrétiens d’Orient avaient été tués ! Qu’avons-nous fait à cette époque ? Rien ! Le Premier ministre danois dut s’excuser. Les autres pays européens l’ont abandonné. Nous avons été de nouveau ridicules et nous avons perdu une bonne occasion d’affirmer et de soutenir nos valeurs en faisant respecter notre liberté d’expression. Certains journalistes du monde arabe réussirent à faire preuve de plus de courage que bien de nos hommes politiques occidentaux. L’hebdomadaire jordanien Shihane n’hésita pas à publier trois des caricatures en se demandant : « qu’est ce qui porte le plus préjudice à l’islam, ces caricatures ou bien les images d’un preneur d’otage qui égorge sa victime devant les caméras, ou encore un kamikaze qui se fait exploser au milieu d’un mariage à Amman ? » Résultat de cette intervention, le journaliste jordanien fut arrêté et jeté en prison. Ceci est un véritable acte de courage. Bruno Masure et sa pseudo lettre de rebelle indigné ne représentaient rien à côté.

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Liberté et identité, remigration : l’actualité des 15 et 16 novembre à Paris

Liberté et identité, remigration : l’actualité des 15 et 16 novembre à Paris

08/11/2014 – PARIS (via Nouvelles de France, extraits)
Deux manifestations importantes auront lieu les 15 et 16 novembre. Le 15 novembre, les identitaires organisent les Assises de la remigration. Les 15 et 16 novembre, le Club de l’Horloge tient sa XXXe Université annuelle et la consacre à Rétablir la liberté d’expression. Jean Yves Le Gallou (photo) qui participera aux deux manifestations nous en dit davantage.

Deux manifestations en même temps, c’est de la concurrence sauvage ?
Ne soyons pas malthusiens ! Ces deux manifestations sont très complémentaires. La liberté d’expression fait partie de notre identité et elle est menacée par l’immigration et ses conséquences : il n’est plus possible de critiquer librement l’islam par exemple et les lois liberticides se multiplient. A contrario nous avons besoin de la liberté d’expression pour défendre notre identité civilisationnelle et critiquer les folies des immigrationnistes.

La remigration pourquoi ?
Pour éviter le grand remplacement qui n’est pas un fantasme mais une réalité brutale : le remplacement d’une population par une autre (quasiment achevé en Seine-Saint-Denis par exemple) et le changement de civilisation qui l’accompagne. Refuser de voir le grand remplacement, c’est un déni de réalité.

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Dimanche 7 septembre à Nice, hommage à Catherine Ségurane

Dimanche 7 septembre à Nice, hommage à Catherine Ségurane

02/09/2014 – NICE (NOVOPress)
Initié en 2003 par une poignée de jeunes nissarts fiers de leurs racines et conscients de leur héritage, l’Oumage à Segurana se tient depuis lors chaque année au début du mois de septembre.

Ce défilé aux flambeaux rend hommage à celle qui sut redonner courage aux défenseurs de Nice lors du siège par les armées françaises et turques en 1543. La modeste lavandière Catarina Segurana (Catherine Ségurane) est l’incarnation de l’âme nissarde. Elle est identité, liberté, et insoumission.

Rendez-vous dimanche 7 septembre à 19 heures devant l’église du Port.

Entretien exclusif de Novopress avec Francis Bergeron et Samuel Martin de “Présent” (2/2)

Entretien exclusif de Novopress avec Francis Bergeron et Samuel Martin de "Présent" (2/2)

27/08/2014 – PARIS (NOVOpress)
Titre historique de la presse libre, Présent constitue depuis sa fondation en 1982 une bouffée d’air frais dans l’habituel confinement politiquement correct des kiosques. Frappé comme de nombreuses publications par le recul de la presse papier, le quotidien a connu fin 2013 une période de turbulences.

Repris par une nouvelle équipe d’amis et contributeurs, Présent repart plus que jamais à l’offensive, les combats ne manquent pas et les premières lignes militantes réclament des munitions intellectuelles. C’est dans cet esprit que Novopress a noué en juin dernier un partenariat quotidien avec le journal.

Nous avons rencontré Francis Bergeron, directeur du comité de rédaction et Samuel Martin, rédacteur en chef.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant


Certains ont déjà sonné l’hymne funèbre de la presse papier. C’est pourtant oublier deux choses : d’une part de nombreux titres brillent par leur dynamisme (Eléments, Livr’Arbitres, La Nouvelle Revue d’Histoire), d’autre part que le papier permet de prendre le temps d’une lecture réfléchie et méditée et constitue un support indispensable de transmission horizontale (amis, relations) et verticale (générations futures)…

Francis Bergeron  : La presse papier ne sera plus jamais la voie royale de la diffusion de l’information. Et spécialement en France où les scléroses du passé (syndicat du livre CGT, code du travail, convention collective des journalistes , système de distribution, et les monopoles en découlant) ont tué une grande partie de cette presse papier. Regardez l’incroyable absence de diversité dans nos kiosques, et la faiblesse des tirages, surtout quand on compare avec les autres pays. Et s’il n’y avait pas les subventions gouvernementales pour la presse à faibles revenus publicitaires, les présentoirs des marchands de journaux seraient quasiment vides , Outre l’évolution des habitudes de lecture (sur écran plutôt que sur papier), ce type d’obstacle spécifiquement français empêche de redonner à Présent et aux journaux de ce type des niveaux de diffusion tels qu’on les connaissait il y a encore vingt ou trente ans.

Mais la presse papier a sa noblesse. Je dirais même que c’est le média noble par excellence. Le web, les médias sociaux la radio, la télévision, sont des médias de l’instantané, du spontané, de grands déversoirs d’information. La presse papier nécessite davantage de relecture, de qualité, de tri dans l’information, de hiérarchisation de celle-ci, et donc de recul.

Hier l’essentiel de l’information passait par la presse papier. Etre repris à la radio ou à la télévision, c’était la consécration. Je suis persuadé que demain nous vivrons le schéma exactement contraire : l’essentiel, la qualité, nous les trouverons dans la presse papier, compte tenu du caractère coûteux de ce média, compte tenu aussi de la pérennité du papier.

La presse papier n’est pas condamnée. Elle est condamnée à la qualité.

En élargissant le cercle de vos contributeurs, vous mettez un point d’honneur à ne pas être le journal d’une famille mais de toutes les familles d’un certain camp…

Samuel Martin  : En effet, et ce n’est pas l’expression d’un relativisme ni d’un fléchissement de notre ligne  ! Même si certains «  amis  », qui évidemment «  nous veulent du bien  », prétendent que c’est l’un et l’autre. Quotidien catholique de droite nationale, Présent entend, non pas représenter, mais refléter les multiples composantes du combat mené. Il a son identité, définie et à laquelle il croit  ; il est d’autant plus fort pour donner la parole à des mouvements, à des personnalités qui ne lui correspondent pas rigoureusement mais qui se trouvent engagés dans le même combat pour la sauvegarde de la France. Certains pensent que la lutte est d’abord religieuse, d’autres qu’elle est d’abord politique. On peut en discuter, la réalité est que la lutte existe. Exclure tel ou tel du champ de bataille ne revient qu’à affaiblir l’ensemble.

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Entretien exclusif de Novopress avec Francis Bergeron et Samuel Martin de “Présent” (1/2)

Entretien exclusif de Novopress avec Francis Bergeron et Samuel Martin de Présent (1/2)

26/08/2014 – PARIS (NOVOPress)
Titre historique de la presse libre, Présent constitue depuis sa fondation en 1982 une bouffée d’air frais dans l’habituel confinement politiquement correct des kiosques. Frappé comme de nombreuses publications par le recul de la presse papier, le quotidien a connu fin 2013 une période de turbulences.

Repris par une nouvelle équipe d’amis et contributeurs, Présent repart plus que jamais à l’offensive, les combats ne manquent pas et les premières lignes militantes réclament des munitions intellectuelles. C’est dans cet esprit que Novopress a noué en juin dernier un partenariat quotidien avec le journal.

Nous avons rencontré Francis Bergeron, directeur du comité de rédaction et Samuel Martin, rédacteur en chef.

Propos recueillis par Pierre Saint-Servant


Francis Bergeron, vous avez aux côtés de Jean-Pierre Blanchard repris les rênes de Présent il y maintenant plusieurs mois, dans quel contexte cette « reprise  » s’est-elle déroulée ?

Francis Bergeron  : Cette reprise s’est opérée dans un contexte extrêmement simple à exposer, plus compliqué à vivre : le journal était proche du dépôt de bilan, car il ne comptait plus que 2.000 abonnés et 300 ventes en kiosques. Moins de 3.000 lecteurs au total, y compris les abonnements sur Internet. 450.000 € de pertes cumulées. Ne rien faire, c’était la mort assurée.

Cinq amis de Présent (Jean-Pierre Blanchard, Me François Wagner, qui est le fils de Me Georges-Paul Wagner, l’un des dirigeants historiques de Présent, Raphaël Dubrule, Zita de Lussy et moi-même) ont répondu à une sorte d’appel au secours d’une partie de la rédaction de Présent et de la totalité de son équipe administrative, et ont accepté, bénévolement, de se partager les différentes actions de pilotage pour redresser le journal.

Tout changement suscite toujours des interrogations, des inquiétudes, même. Mais en l’occurrence ne rien faire était la certitude que ce quotidien, auquel nous étions tous très attachés, disparaitrait.

Nous avons pris de front et au plus vite toutes les problématiques du journal : la gestion des abonnements, le loyer de nos bureaux, le réglage des mises en kiosque, la défiscalisation des dons, la prospection etc. Sans parler du contenu rédactionnel.

Quel bilan tirez-vous des quelques mois écoulés ? Quels chantiers restent à conduire ? Quels sont les motifs d’espérance ?

Samuel Martin  : Les six mois écoulés ont été difficiles. Réorganiser le travail quotidien tout en l’assurant est une tâche compliquée. Cependant le journal a paru chaque jour et s’est amélioré. Il reste des défauts  ? Des lecteurs nous les signalent, nous les reprochent, peut-être ignorent-ils que ces défauts nous les connaissons mieux qu’eux  : ce sont les nôtres… Heureusement, d’autres lecteurs, plus bienveillants, nous félicitent pour les améliorations effectuées  ! Nous avons à progresser sur l’anticipation et la réactivité. Une plus grande structuration du journal est également un des chantiers de la rentrée. Les motifs d’espérance existent. D’une part il n’est pas possible qu’autant d’efforts conjugués en matières journalistique, commerciale et gestionnaire n’aboutissent pas à un résultat. D’autre part Présent existe «  de nouveau  », si l’on peut dire  : les gens le repèrent mieux en kiosque, et Libération, Le Monde l’ont cité. Cela n’était pas arrivé depuis longtemps. Cette visibilité est une des conditions de relance.

Présent constitue très concrètement le dernier quotidien dissident présent dans les kiosques. Son rôle est donc indispensable et s’articule donc avec les autres supports de réinformation. Cette complémentarité est-elle l’un de vos axes de travail prioritaires ?

Francis Bergeron  : Présent est en effet le seul quotidien papier de réinformation non conformiste ou dissident. Il n’entre en concurrence avec aucun autre média de même esprit. Mais il nous semble parfaitement complémentaire d’une radio comme Radio Courtoisie, d’une télévision comme TV libertés, ou encore du travail réalisé par Novopress, sans parler de Chiré-en-Montreuil, dans le domaine du livre et des revues.

Nous voulons développer très vite un maximum de partenariats, ceci pour plusieurs raisons : le temps nous presse, et Présent n’a donc ni les moyens ni le temps d’évoluer lui même dans son coin vers un outil multimédias. C’est un tournant qu’il aurait fallu prendre, une stratégie qu’il aurait fallu mettre en œuvre, il y a dix ans, peut-être, comme a su le faire par exemple Le Figaro. Aujourd’hui nous ne pouvons mobiliser l’essentiel de nos moyens, de nos forces vives, que vers le support papier : ce que nous faisons, ce que nous savons faire, et ce que nous devons faire encore mieux. Mais qui plus est, parce que la nature a horreur du vide, les nouveaux supports médiatiques, les médias sociaux, ont été (heureusement !) investis par des équipes de grand talent, très performantes, rodées à ces techniques particulières. Du même coup, la bonne solution, qui est aussi la seule, à mon sens, c’est de développer des partenariats avec ces équipes par une perméabilité de l’information entre les différentes supports, un accueil réciproque des collaborations, de la publicité croisée pour faire connaitre l’ensemble de nos outils auprès de nos publics respectifs.

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Anne-Sophie Leclère, une décision d’injustice politique – par Gabriel Robin

Anne-Sophie Leclère, une décision d'injustice politique - par Gabriel Robin

16/07/2014 – PARIS (NOVOpress)
Anne-Sophie Leclère vient d’être condamnée à neuf mois fermes de prison et à 50.000 euros de dommages et intérêts, avec son ancien parti le Front National, dans le procès qui l’opposait au parti guyanais, Walwari, dont Christiane Taubira (photo) est fondatrice. A sa suite le Front national a été condamné à 30.000 euros d’amende. Motif ? Anne-Sophie Leclère a relayé sur le réseau social Facebook un photomontage mettant sur le même plan le ministre de la Justice et un bébé guenon. Cette décision est ubuesque et ne correspond en rien aux précédents récents en pareille matière. Il s’agit clairement d’une décision politique rendue par le Tribunal de grande instance (TGI) de Cayenne, qui a largement excédé les réquisitions du procureur qui étaient de 4 mois ferme et 5.000 euros d’amende (ce qui est très inhabituel).

Dans le même temps, les séides socialistes peuvent tout se permettre. Sihem Souid, bras droit de Christiane Taubira, s’était permise d’insulter Philippe Bilger en le qualifiant de « fils de collabo ». Razzy Hammadi, député de la Seine-Saint-Denis, a pu quant à lui déclarer qu’il ferait « descendre toutes les cités de Montreuil ». Et last but not least, Ahmed Chekhab, élu de Vaulx-en Velin, a prononcé des insultes à caractère antisémite à l’encontre du président du club d’athlétisme de sa ville.

La peine prononcée à l’encontre de la commerçante de 33 ans ne correspond d’ailleurs pas du tout à l’esprit que veut insuffler Madame Taubira à la justice pénale. Rappelons que le ministre souhaite supprimer les peines planchers et abolir la prison pour les primo délinquants. Pas tous visiblement ! Ce n’est donc pas la « justice de Taubira » qui s’est exprimée, peut-être était-ce bien plutôt la « vendetta de Taubira ». Une forme d’avertissement à l’encontre de tous les Français, le moindre dérapage verbal ou textuel sera sévèrement sanctionné. Par contre les violeurs d’handicapée sont eux relaxés, faute de pouvoir « établir clairement l’absence de consentement de la victime ». Mais que voulez-vous, ils sont probablement moins dangereux que Madame Leclère pour les « valeurs de la République ».

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Abbé Guy Pagès : “L’expansion de l’Islam est soutenue par une mauvaise compréhension de la liberté religieuse” (1/2)

Abbé Guy Pagès : "Je vois se lever une jeunesse qui dit 'Non ! Ça suffit !'" (2/2)

16/05/2014 – PARIS (NOVOpress) – Prêtre catholique, l’abbé Guy Pagès (photo) conduit un apostolat sur Internet par l’intermédiaire de vidéos de formation. Spécialiste de l’islam, ancien missionnaire à Djibouti, nous avons souhaité l’interroger sur son itinéraire et sur les problématiques soulevées par la présence et la diffusion de l’islam en France. 


Monsieur l’abbé, vous êtes aujourd’hui connu pour les vidéos d’apologétique et de critique de l’islam que vous diffusez par internet. Vous avez en revanche rarement l’occasion de revenir sur votre vie de prêtre et ce qui vous engagea sur cette voie. Pouvez-vous nous dépeindre à grands traits votre itinéraire ?

Si la vocation d’un chrétien est déjà un mystère de grâce, a fortiori celle d’un prêtre chargé de représenter in persona Christi Dieu incarné pour ses frères… Après ma conversion à la fin des années 70, qui me fit passer de la mort à la vie, et dix ans de formation à la vie chrétienne, je fus appelé au sacerdoce dans la Fraternité de Jérusalem incardinée dans le diocèse de Paris, et fus ordonné prêtre en 1994 à Vézelay où j’étais allé, avec quelques frères et sœurs, fonder la communauté qui s’y trouve. Mais, plutôt que de m’engager définitivement dans cette communauté, je décidai de rejoindre le clergé séculier.

Malheureusement, j’eus l’occasion de vérifier bien souvent la vérité des propos du Pape Paul VI se plaignant, sitôt après le concile Vatican II, de ce que « les fumées de Satan » s’étaient introduites dans l’Église (29.06.1972). Il disait : « Je vois dans l’Église deux esprits, dont l’un n’est pas catholique, et il est à craindre qu’il devienne le plus fort » (Jean Guitton, Paul VI secret, DDB, 1986, p.112) ; et encore : « Jamais il n’y a eu un tel trouble à l’intérieur de l’Église, même et sans que cela soit aperçu… » (ibid p.168)… Eh bien, cet esprit, qui n’est pas catholique, qui est dans l’Église, et qui est si fort, je l’ai trouvé quasiment partout… de sorte que j’ai dû très souvent changer de paroisses et de diocèses, jusqu’à m’envoler en 2003 pour Djibouti, dans le cadre du Diocèse aux Armées… d’où il me fallut également revenir !

Pouvez-vous revenir plus en détail sur votre expérience de missionnaire à Djibouti ? En quoi a-t-elle été décisive pour vous ?

Mon expérience à Djibouti à été pour moi décisive en ce qu’elle m’a donné l’occasion de commencer une évangélisation directe des musulmans, chose tout à fait incongrue pour la hiérarchie catholique en terre devenue musulmane. En effet, prévaut aujourd’hui entre quelque État musulman que ce soit et l’Église catholique, un accord, plus ou moins tacite, donnant à cette dernière droit de cité à condition qu’elle n’évangélise pas… autrement dit : à condition qu’elle se dénature, car l’Église n’existe ici-bas que pour évangéliser, communiquer le Salut.

https://www.youtube.com/watch?v=1FjByTr-wl8

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Les antifas ou le degré zéro de la démocratie

Les antifas ou le degré zéro de la démocratie

28/02/2014 – PARIS (NOVOpress)  – Comme nous l’avions annoncé Philippe Martel, chef de cabinet de Marine Le Pen et tête de liste FN/RBM pour le 18ème arrondissement de Paris a donné ce mercredi une conférence de presse rue Labat à Barbés (Paris) pour traiter du procès intenté par le MRAP à l’écrivain Renaud Camus ainsi que des problèmes soulevés par l’immigration de masse dans le 18ème arrondissement.

Cette réunion a été l’occasion d’une manifestation d’antifas sur laquelle Philippe Martel a donné des détails hier dans un communiqué .

“Des affiches insultantes, diffamatoires et menaçantes, me traitant entre autres de ‘facho, escroc et mytho’ avaient été placardées par les “antifas” aux alentours du lieu de rendez-vous.” Pour qu’elles ne soient pas décollées ces affiches avaient été recouvertes d’acide au mépris de la sécurité des passants.

“Une demi-heure avant le début de mon intervention, une quarantaine d'”antifas” étaient rassemblés à proximité immédiate de la rue Labat. Scandant des slogans agressifs.” P. Martel explique que de ce fait la police a dû  bloquer la rue, empêchant ainsi la plupart des médias d’accéder à la conférence de presse.

Il conclut :  “Au débat démocratique et au verdict des urnes, quelques agités ne représentant qu’eux-mêmes, préfèrent manifestement l’insulte, l’intimidation et, dés qu’ils en ont l’occasion, la violence.” Mais que loin de le décourager ceci l’incite à continuer à “aller au devant des habitants du 18eme arrondissement pour leur exposer nos idées et nos propositions.”

Crédit image : affiche d’un groupe antifa, DR.

Le problème essentiel de Manuel Valls n’est pas l’insécurité mais Dieudonné

Le problème essentiel de Manuel Valls n'est pas l'insécurité mais Dieudonné

28/12/2013 – 18h20
PARIS (NOVOpress) –
Plutôt prompte à invoquer ad nauseam les racines de la Révolution française, la gauche hexagonale – notamment le PS – a pourtant un problème avec les libertés, et au premier rang desquelles la liberté d’expression. Dernier exemple, la volonté affichée de Manuel Valls de vouloir faire interdire les spectacles de Dieudonné, sous prétexte de trouble supposé à l’ordre public. En fait, ce souhait manifeste de censure montre – par-delà des jugements que l’on peut porter sur l’humour de Dieudonné – que le gouvernement tendrait à vouloir museler ses opposants. Opposants forts nombreux au vu de l’impopularité massive de ce gouvernement socialiste. Une bien mauvaise nouvelle pour la France qui semble de moins en moins être la patrie des droits de l’homme…

Cette annonce de Manuel Valls n’a pas manqué bien entendu de faire réagir. Florilège.


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