[vidéo] I-Média – Zemmour, d’Ornellas, Trump… Censure générale !

I-Média censure générale

07/05/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Entre le Conseil d’État qui confirme la dissolution des Identitaires, la suppression d’une émission de TV Libertés par Dailymotion ou les multiples actes de censure qui visent les voix dissidentes, la liberté d’expression est en danger !


États-Unis : du parti unique au média unique ?

Etats-Unis Trump censure

Comme nous l’avions anticipé, aux États-Unis l’opération de néantisation de l’opposition populaire poursuit sa route. Qui a vu aux temps jadis le film Wag the Dog (Des hommes d’influence avec Robert de Niro et Dustin Hoffman) comprendra que persiste la technique consistant à utiliser scénaristes et metteurs en scène pour inventer de fausses crises médiatiques en vue de maintenir le pouvoir en place. Aujourd’hui encore, la queue remue le chien et non le contraire, comme dans le film et la vie politique américaine entre en phase de purgation, appuyée sur la narration de la tentative de « coup d’État » de Donald Trump. Et pendant que Trump, balourd du traquenard, s’empêtrait dans son 6 janvier devenu 6 février, l’establishment réinventait sa version soft de l’incendie du Reichstag.

Les Trumpistes et leur révocation de l’édit de Nantes

Résultat, trois chantiers de viols des foules ont été depuis lancés, appuyés sur les vérités officielles, qui sculptèrent dans le marbre le sujet de l’élection présidentielle, celui du SARS-CoV‑2 (rebaptisé COVID-19), ainsi que de la narration sur la révolte du 6 janvier, point de départ d’un système coercitif désormais en marche. Il a d’abord fallu faire comprendre aux 74 millions et plus d’électeurs de Trump qu’il ne sont plus les bienvenus dans la sphère politique et culturelle, sauf à se soumettre. Le trumpiste doit ainsi affronter une sorte de Révocation de l’édit de Nantes, celle qui relégua les protestants français à un rôle subalterne, privé de ses libertés de culte, ici privé progressivement de ses libertés politiques.

Le FBI en action

Si crise il y a, la mise hors la loi des opinions réfractaires devient plus facile. Le FBI flotte ainsi déjà toutes voiles dehors afin de traquer les oies activistes du Capitole. Non seulement cette mise hors la loi, est facile, mais aussi sans espérance pour les contrevenants. Le 2e impeachment de Trump a en réalité envoyé un message simple : nous n’allons pas vous lâcher. Et vous pouvez dire adieu au deuxième amendement de la constitution, celui qui vous donne le droit de vous protéger. N’oubliez pas que vous êtes de mauvaises personnes, ne vous comparez pas aux combattants antifas et BLM : ils ne mettent pas nos villes à feu et à sang; ils sont des révolutionnaires , des vrais, dignes de George Washington, pas vous!

Les supporters de Trump désormais rentrés à la niche, il deviendrait alors logique de couper ce dernier ainsi que ses acolytes de leurs courroies de transmission. L’OJIM a amplement couvert le sujet des oukases de Twitter et des autres réseaux sociaux, qui visaient Trump, ses proches, ses alliés. L’étape en cours monte d’un cran : celui de la distribution technique et logistique, autrement dit il faut convaincre les loueurs d’autoroutes de l’information de fermer le trafic.

C’est bien avancé.

Les tuyaux conservateurs coupés

Amazon a ainsi éliminé de sa grille Parler.com , le nouveau Twitter conservateur lancé à la vitesse du son et co-financé par Rebekah Mercer. Ce site, accusé d’avoir coordonné les évènements du 6 janvier, a dû fermer ses portes le 10 janvier 2021, il tente aujourd’hui un redémarrage par des voies différentes. Ceci lance un avertissement à un autre site populiste, Rumble, créé au Canada, qui cible le marché de YouTube. Le film politique va cependant plus loin. Il met ce mois-ci en scène le Congrès et les chaines de télévision câblées ou en streaming.

Récapitulons : l’histoire a commencé avant novembre 2020 dans la peur d’un probable coup d’état institutionnel. Elle se poursuivait par une tentative cafouilleuse le 6 janvier. Immédiatement après la capitale des États-Unis fut occupée par 40 000 soldats (plus qu’en Afghanistan) de la garde nationale, patriotes qui dorment dans les parkings et se tournent les pouces. S’est ensuivi l’épisode de l’impeachment, tragicomique, destiné à culpabiliser les trumpistes, mais visant à des réformes supplémentaires, portant par exemple sur la pérennisation du vote par correspondance ou sur la création de deux sièges de sénateurs pour le District of Columbia (la ville de Washington à 80% démocrate) permettant mécaniquement le contrôle « à vie » d’un Sénat passant de 100 à 102 membres.

Deux parlementaires démocrates pour le média unique

C’est dans cette attente qu’il serait préférable de bâillonner les derniers bastions médiatiques que sont Fox News, Newsmax et d’autres moindres, pourtant déjà largement minoritaires nationalement. Mais ceux-ci demeurent la voix de l’opposition populaire à l’establishment. C’est pourquoi, dans une lettre envoyée à une nuée de grands distributeurs, deux parlementaires démocrates argumentent et s’étonnent : comment ces distributeurs peuvent-ils en effet tolérer dans leur système des médias qui propagent des « fausses nouvelles » sur l’élection présidentielle, sur les évènement du 6 janvier, et sur la COVID-19?

Ceci a provoqué une réaction somme toute équilibrée du site Axios, acquis à l’establishment. Et une autre, articulée, d’un commentateur qui monte en puissance dans la « populosphère », le journaliste et cinéaste Dinesh D’Souza. Sa conclusion : les États-Unis s’orienteraient non seulement vers un régime de parti unique, mais de médias uniques. À suivre…

Texte repris du site OJIM

[vidéo] Xavier Azalbert : “Les médias jouent trop souvent les contrôleurs de la pensée”

Xavier Azalbert

02/03/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Invité d’André Bercoff, jeudi 25 février 2021, Xavier Azalbert, directeur de publication de France Soir, est revenu sur les critiques qui pleuvent à l’encontre de son média depuis ces derniers mois.

Interrogé sur le tweet de la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, qui annonçait le 24 janvier dernier, qu’elle allait lancer une procédure de vérification du respect des conditions du certificat d’IPG de France Soir, son directeur de publication, Xavier Azalbert, s’est montré clair “parler de la liberté d’expression, de la liberté de la presse est quelque chose de fondamental, donc la ministre a tout à fait le droit de s’exprimer et je pense que c’est un droit et il faut le respecter.

Cependant, si Xavier Azalbert respecte le droit à la liberté d’expression de Roselyne Bachelot, il estime que si “un ministre a le droit de demander la vérification. J’eus pensé que cela aurait été approprié de recevoir un courrier avant, pour pouvoir être informé d’abord, car quand on apprend ça par voie de presse ça paraît un peu cavalier mais ceci dit, je respecte sa décision.” Cependant, face aux critiques, Xavier Azalbert estime qu’il faut réussir à déterminer “si le fait de ne pas être d’accord fait partie de la liberté d’expression ou si on a fait une erreur” avant d’ajouter “je pense qu’aujourd’hui, il n’y a pas d’erreur dans ces éléments-là, on est juste en train d’avoir un débat d’opinion et c’est sain.”


Laurent Alexandre : « Il y a, aujourd’hui sur Terre, dix “rédacteurs en chef” qui contrôlent toute l’information »

Laurent Alexandre GAFAM

Suite à la manifestation de soutien à Génération identitaire, samedi 20 février, plusieurs personnalités, comme Jordan Bardella ou Marion Maréchal, ont été menacées de « dépublication » par Facebook. Cela a fait réagir le Dr Laurent Alexandre, co-auteur de Google Démocratie, qui a tweeté : « La censure de Jordan Bardella qui est le numéro 2 du Rassemblement national montre l’immense pouvoir des GAFA. » L’occasion, pour lui, d’expliquer que les géants de l’intelligence artificielle sont en train de prendre la place des États. Et nous ne serions qu’au début…

Suite à la manifestation de soutien à Génération identitaire, la plupart des politiques ou des associations qui ont défendu les militants identitaires se sont vus menacés de dépublication par les réseaux sociaux, notamment Facebook : Jordan Bardella, Marion Maréchal et, plus accessoirement, la conseillère régionale Isabelle Surply. C’est une forme de censure généralisée sur tout ce qui touche le mouvement identitaire. Que cela révèle-t-il de la toute-puissance des GAFAM ?

Les GAFAM ont réalisé un coup d’État numérique en tuant électroniquement le président des États-Unis, Donald Trump, l’homme le plus puissant du monde. Aucun groupe intellectuel sur Terre n’est à l’abri d’une décision des géants du numérique et de l’intelligence artificielle. Les nationalistes qui sont vos auditeurs ont été extrêmement naïfs. Ces dix dernières années, ils n’ont pas vu la montée en puissance foudroyante des géants du numérique et leur place dans l’organisation des médias. Aujourd’hui sur Terre, il y a dix rédacteurs en chef qui contrôlent toute l’information, les dirigeants de Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft et leurs équivalents chinois, Baidu, Alibaba et Xiaomi. Nous sommes rentrés dans une période où de nouveaux acteurs, les géants de l’intelligence artificielle, prennent une place qui ressemble à celle des États. J’appelle cela des corpo-nations, le mélange de corporation et nation. Ils ont un pouvoir quasi géopolitique. Nous ne sommes qu’au début de ce Nouveau Monde où les géants de l’intelligence artificielle deviennent de grandes puissances géopolitiques.

On entre dans une espèce d’ère de post-démocratie où, finalement, tout est délégué aux GAFAM, même cette partie-là qui devrait relever de l’autorité de l’État.

Comment l’État pourrait-il réguler des entreprises qui ne sont pas sur son territoire ? C’est très difficile. L’Europe a décidé de devenir un nain technologique. Elle a renoncé à investir dans la recherche, la technologie et le développement. Par conséquent, elle se retrouve aujourd’hui en voie de tiers-mondisation technologique. Cette tiers-mondisation de l’Europe a des conséquences. Elle perd sa souveraineté intellectuelle, politique, militaire et technologique. Ce processus est-il réversible ? L’Europe peut-elle retrouver une souveraineté technologique dans les décennies à venir ? Ce n’est pas sûr. Beaucoup de gens, à droite et à gauche, demandent une pause en matière de technologie. Mélenchon veut que l’on bloque la 5G. Nicolas Dupont-Aignan, Philippot et d’autres leaders nationalistes réclament l’arrêt des vaccins ARN. Ils tiennent des propos contre les technologies génétiques sous-jacentes au nouveau vaccin moderne. On a, à droite et à gauche, un puissant mouvement antitechnologique en Europe en général et en particulier en France.

Lorsqu’on refuse la technologie, il ne faut pas s’étonner de devenir progressivement un pays du tiers-monde, c’est-à-dire plus pauvre et sans souveraineté. Ce combat pour le retour de la souveraineté ne va pas se faire d’un coup de baguette magique. Il n’y a que par l’augmentation de la puissance scientifique et technologique de l’Europe qu’elle peut retrouver une souveraineté.

On peut s’interroger sur la pertinence de la technologie sans pour autant être hors course. Toutefois, il y a quarante ans, les Américains considéraient que la France allait devenir le pays le plus riche du monde. Tous nos cerveaux partent à l’étranger parce qu’en France, il n’y a plus d’argent pour la recherche. Comment est-on passé d’un pays le plus prometteur à l’aube des Trente Glorieuses à ce pays en voie de tiers-mondisation à tous les niveaux ?

La réponse est très simple. La science et les savants sont méprisés, en France. Lorsque Emmanuelle Charpentier, prix Nobel de médecine 2020 qui a inventé les ciseaux ADN, a souhaité revenir en France en 2012 parce que ses parents étaient âgés et malades, le gouvernement lui a fait un bras d’honneur et ne lui a pas trouvé de poste de recherche. L’Institut Pasteur a refusé, lui aussi, de lui donner un poste de recherche. Par conséquent, on a laissé à l’étranger un des plus grands savants de ce début de XXIe siècle. Selon moi, le mépris de la France pour ses savants est l’explication numéro 1 de notre déclin technologique. Le patron du CNRS, Antoine Petit, a révélé, dans Le Figaro, qu’un bac+11 spécialiste en intelligence artificielle gagne moins de 3.000 euros bruts par mois au CNRS ou à l’Institut national de la recherche en mathématiques. Le mépris qu’a la France pour la technologie et ses savants explique le fait que la France se tiers-mondise technologiquement. Aujourd’hui, la France dépense 2,21 % de sa richesse nationale pour la science. La Corée du Sud et Israël sont à presque 5 %. Le sous-investissement dans la science est une explication majeure de la perte de notre souveraineté. Il ne faut pas s’étonner que les géants de l’intelligence artificielle nous fassent des bras d’honneur. Ils ont pris le pouvoir parce que nous le leur avons donné, à force de ne rien investir dans les technologies du futur. Il faut savoir qu’Amazon a un budget de recherche de 35 milliards de dollars par an. C’est-à-dire huit fois et demie la totalité du budget du CNRS.

Redresse-t-on la barre pour redevenir souverain ou continue-t-on à être colonisés numériquement, technologiquement et, demain, militairement ? Derrière la colonisation technologique, il y aura, demain, la colonisation militaire.

Nous pourrons être envahis par la Chine dans les 150 années à venir si nous devenons un pays sous- développé.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Censure du net : la grande hypocrisie

censure réseaux sociaux

Nous reproduisons une tribune d’Anne-Sophie Chazaud parue dans L’Antipresse du 17 janvier 2021.

Les citoyens premières victimes

Les réactions saines de condamnation face à la censure totalement décomplexée qui s’abat sur les usagers dissidents des grandes plateformes du numérique, ne doivent pas masquer l’immense hypocrisie de la scène à laquelle nous assistons et dont nous sommes, en tant que citoyens libres, d’ores et déjà les victimes.

Entendre Bruno Le Maire ou Cédric O prendre des airs de vierges effarouchées pour fustiger le pouvoir trop grand des géants du Net pourrait donner envie de rire si ce n’était si grave.

Loi Avia bis

Rappelons donc une nouvelle fois ce fait essentiel : ce qui est en train de se passer n’est rien d’autre que l’application de ce que tous les parlementaires, nombreux, qui ont voté la loi Avia, rêvaient de mettre en place.

Le projet était et demeure bel et bien de transmettre les clés de la censure, par pure hypocrisie et pour ne pas trop se salir les mains, à ces géants d’internet avec lesquels les gouvernements néolibéraux, mondialistes, antipopulistes et procommunautaristes partagent toutes les caractéristiques idéologiques.

C’est cette porosité idéologique qui permet l’entente entre ces gouvernances de riches geeks hipsters californiens et ces gouvernements profondément liberticides qui n’ont qu’une obsession : museler l’expression libre et souveraine des peuples.

Depuis quelques jours, de nombreux médias mainstream fustigent pareillement, en ahanant tous le même discours convenu, le «pouvoir des géants du net», sans jamais avoir le courage de remettre en cause la dimension véritablement politique et permise par le pouvoir politique, de cette censure.

Les médias prisonniers des GAFA

Normal : tout d’abord, la plupart de ces médias touchent de grasses subventions et n’ont guère intérêt à se montrer trop critiques à l’égard dudit pouvoir politique. D’autre part, la plupart d’entre eux touchent de l’argent directement de la part des Gafa dans leur pseudo chasse aux pseudo fake news : les checknews, decodex et compagnie sont en cheville financièrement avec ces Gafa et ces systèmes malsains ont été encouragés et promus par des programmes de l’Union européenne lors des élections européennes de 2019 (autant s’immiscer directement dans les processus électoraux, c’est plus clair) à grands renforts d’argent versé pour cela par ces grandes entreprises et autres intervenants transatlantiques y compris par la fondation Soros dont la rôle nocif, propagandiste, de déconstruction des souverainetés populaires n’est plus à démontrer.

Il règne donc dans le traitement public de cette affaire de maccarthysme néoprogressiste une immense hypocrisie : il s’agit d’une censure politique, souhaitée et rendue possible par le pouvoir politique. Les Gafa n’ont que le pouvoir qu’on leur accorde. Et la veulerie du monde médiatique pour dénoncer la véritable nature de cette censure est immense.

Un exemple concret

J’ai, par exemple, été longuement interviewée, à sa demande, par un grand magazine national que je ne nommerais pas, il y a quelques jours, sur ce sujet. Ne voyant rien venir au bout d’un certain temps, je suis allée aux nouvelles afin de savoir où était publié cet interview. Il me fut répondu, dans une gêne manifeste, que l’entretien s’était avéré «trop politique», et qu’on aurait plutôt dû aborder les choses de manière «technique» (c’était le moment de ne pas rire…).

Heidegger et Bernard Stiegler ont dû se retourner dans leurs tombes : comme si la question était technique. Comme si les techniques mises en place pour exercer la censure n’étaient pas d’abord et avant tout décidées par des humains poursuivant des buts politiques et idéologiques ! Et surtout, surtout, ne pas dénoncer la grande hypocrisie politique française sur le sujet non plus que la complicité active des principaux médias mainstream dans toute cette affaire.

Dernier point : plus les heures passent et plus je constate d’une part la fermeture de comptes à tire-larigot, mais aussi la fuite volontaire d’usagers dégoûtés par ces pratiques.

Une censure de trop ?

Il se pourrait bien que cette censure massive soit l’erreur de trop, celle qui va en réalité marquer la fin du règne de ces Gafa. De plateformes libres, ils sont devenus de simples éditeurs propagandistes comme les autres, et cela n’intéressera plus les citoyens qui iront désormais chercher leur liberté progressivement ailleurs.

Enfin, je le redis, l’enjeu pour nous en France est le contrôle de la libre expression dans le cadre de l’élection présidentielle de 2022. Cette censure en cours représente peut-être une chance : celle pour les citoyens français de se préparer à transférer leurs agoras de débat public ailleurs, là où ils se seraient sinon fait piéger.

Il se pourrait bien, pour finir, que la vraie dissidence trouve désormais à s’exprimer en revenant à la bonne vieille imprimerie et aux réunions de citoyens dans la vraie vie (pour peu qu’on parvienne à reconquérir cette liberté qui a elle aussi été confisquée sous prétexte sanitaire), laquelle échappe à toutes les manipulations technologiques.

En attendant, se servir de la force adverse pour avancer, ce sera la moindre de nos ironies.

Texte repris du site Antipresse

L’étau se resserre sur les médias qui s’écartent du politiquement correct

03/02/2021 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Une tribune accordée par France Soir à Francis Lalanne, qui a appelé à la destitution du président Macron, semble être à l’origine d’une mesure d’intimidation à l’encontre de ce média. Les services de presse en ligne nécessitent un certificat d’information politique et générale (l’IPG). Or celui de France Soir doit être réexaminé en septembre 2022. Mais Roselyne Bachelot, le ministre de la Culture a demandé une enquête pour vérifier si les conditions d’octroi actuelles étaient toujours bien vérifiées.

Ensuite, Christine Kelly, animatrice de Face à l’info de CNews, et Eric Zemmour, éditorialiste de l’émission se voient condamnés par le Conseil de déontologie journalistique et de médiation pour « manque d’éthique professionnelle ». Il est reproché à Eric Zemmour d’avoir qualifié d’indigéniste le militant antiraciste controversé Taha Bouhafs, et à Christine Kelly de ne pas l’avoir immédiatement contredit. Malgré le succès de l’émission, le conseil en question, composé d’éditeurs et de journalistes, ne semble guère apprécier que soient abordés sur ce plateau des sujets qui fâchent !

Après le bannissement de Trump, Twitter veut renforcer la censure contre ses partisans

censure Twitter

De nouvelles vidéos tournées en caméra caché par Project Veritas montrent que la censure dont le média social Twitter a frappé Donald Trump et ses partisans après l’irruption de manifestants au siège du Congrès le 6 janvier 2021 s’inscrit dans une action de censure beaucoup plus large.

Twitter et la « politique d’intégrité civique »

« Nous sommes concentrés sur un compte maintenant », expliquait Jack Dorsey dans une vidéo datée par Project Veritas du 8 janvier 2021, deux jours après les émeutes, en parlant du compte [@realDonaldTrump] du président sortant Donald Trump, suivi par plus de 88 millions de personnes, le jour où sa compagnie le suspendait définitivement. Et Dorsey de continuer ainsi sa phrase : « Mais ça va être bien plus gros que juste un compte, et ça va durer bien plus longtemps que ce jour, cette semaine, et les quelques prochaines semaines, et ça va continuer au-delà de l’investiture [du président Biden] ».

« Nous avons décidé de renforcer la mise en œuvre de notre politique d’intégrité civique et d’utiliser un marquage qui désactive les interactions afin d’arrêter la diffusion de contenu incendiaire, c’est-à-dire du contenu concernant les ingérences dans les élections, la fraude électorale, le vol de l’élection et ce type de choses », précise dans une vidéo également datée du 8 janvier la responsable mondiale de Twitter pour les questions juridiques, les politiques, la confiance et la sécurité, Vijaya Gadde. Originaire d’Inde, Gadde a été qualifiée en octobre 2020 par le média Politico de « directrice de média social la plus puissante dont vous avez jamais entendu parler ». Décrite par Politico comme ayant la fibre « libérale » (au sens américain de progressiste, libertaire), la responsable de Twitter serait à l’origine de la décision prise par Jack Dorsey en octobre 2019, à un an des élections présidentielles américaines, d’interdire toute publicité politique sur sa plateforme. Gadde serait également à l’origine du blocage sur Twitter en octobre 2020, à quelques semaines des élections, de l’article du New York Post qui décrivait les pratiques douteuses de Joe Biden et de son fils en Ukraine quand Joe Biden était le vice-président de Barack Obama.

Une approche mondiale

Dans la conversation vidéo publiée par Project Veritas, Vilaya Gadde déclare aussi que pour mettre en œuvre sa politique, Twitter met à profit l’expérience acquise « sur les autres marchés » et que « dans ce sens » il s’agit pour Twitter d’une « approche mondiale ».

Dans cette même vidéo, où l’on voit Vijaya Gadde et Jack Dorsey participer à une réunion en ligne avec d’autres responsables de la société californienne, Gadde se réfère à une lettre d’employés de Twitter qui demandaient la suspension définitive du compte présidentiel alors que dans un premier temps, au moment des violences du 6 août au Capitole, celui-ci n’avait été bloqué que pour 12 heures. Gadde explique les raisons qui ont poussé Twitter à agir en deux temps, en justifiant la suspension définitive après avoir reconnu plus tôt que, après la première suspension de 12 heures, les tweets publiés par le président américain appelaient ses partisans au calme et condamnaient les violences.

Pour justifier la suspension définitive du compte du président sortant, Twitter avait cité deux messages ne comportant aucun appel à la violence, fait remarquer le site pro-vie Lifenews dans un article très fourni concernant la vidéo de Project Veritas et le contexte de l’acte de censure qui y est revendiqué par les dirigeants du média social. Dans les deux messages en question, Donald Trump avait écrit ce qui suit :

– « Les 7.500.000 Américains remarquables qui ont voté pour moi, L’AMÉRIQUE D’ABORD, et RENDRE SA GRANDEUR À L’AMÉRIQUE, auront une VOIX DE GÉANT pour longtemps encore. Ils ne seront pas méprisés ou traités injustement de quelque manière ou sous quelque forme que ce soit !!! »
– « Pour tous ceux qui ont posé la question, je n’irai pas à l’Investiture le 20 janvier ».

Pour Twitter, ces deux messages violaient sa « politique sur la glorification de la violence ». Chacun jugera. Twitter a également affirmé pour justifier sa décision que Trump « risquait très fortement d’encourager et inspirer les gens qui voudraient répéter les actions criminelles qui se sont déroulées au Capitole le 6 janvier 2021 ». Ceci alors que, contrairement à ce qui a été dit dans certains médias, Trump n’avait pas, dans ses propos tenus face à la foule de ses partisans le 6 janvier, appelé à commettre des actes de violence.

Regrets pour la galerie

Quoi qu’il en soit, les vidéos publiées les 14 et 18 janvier par Project Veritas montrent bien que les regrets exprimés par Jack Dorsey le 13 janvier à propos du bannissement de Trump de sa plateforme n’étaient que de façade.

Le média Project Veritas se spécialise dans l’utilisation de caméras cachées pour dévoiler le parti-pris des grands médias américains. Sans surprise, la recherche de l’expression « Project Veritas » sur Google n’affiche pas de lien au site de ce média et il faut passer par un autre moteur de recherche, comme par exemple Bing ou DuckDuckGo, pour le voir s’afficher dans les résultats (en première position). Il faut croire que les dirigeants de Google n’ont pas apprécié les vidéos mises en ligne par Project Veritas à propos de la censure et des manipulations massivement pratiquées par leur entreprise (voir par exemple : « Google en campagne pour Biden avec son moteur de recherche »).

Texte repris du site OJIM

Le coup d’État des réseaux sociaux

L’énorme agitation médiatique qui a entouré l’intrusion de quelques personnes dans le Capitole a occulté un véritable coup d’État, dont la portée me semble gravissime (et largement au-delà des frontières américaines).

Mais, avant d’y venir, permettez-moi de dire un mot de la fascinante partialité des médias dominants.

À l’heure où j’écris ces lignes, plusieurs jours après les événements, il reste difficile de savoir ce qui s’est passé. En particulier, je continue à m’interroger sur le rôle d’éventuels provocateurs (plusieurs Antifas et activistes de Black Lives Matter ont été identifiés dans le Capitole, «déguisés» en supporters de ­Trump) et sur le rôle de la sécurité (qui ne semble pas avoir beaucoup résisté.

Malgré cette confusion, instantanément, les médias dominants ont hurlé au coup d’État.

Qu’il suffise de songer au traitement de la prise des Tuileries en août 1792 (qui a fait tout de même beaucoup plus de morts) et l’on verra que, pour la bien-pensance, il y a de bonnes et de mauvaises «séditions».

Le tribun communiste Mélenchon déclarait naguère que c’était la rue qui portait «les aspirations du peuple français lorsqu’il ne peut les faire entendre autrement». Ne peut-il comprendre qu’une partie du peuple américain ait considéré que la rue était désormais la seule de se faire entendre? Mais non, il déclare: «L’extrême droite doit être repoussée et réprimée aux USA, et ses connexions dans le monde mises hors d’état de nuire.»

Invitation, que dis-je? sommation au gouvernement de durcir encore les atteintes aux libertés publiques au nom d’un coup d’État fantasmatique aux États-Unis (croit-on vraiment que des conjurés auraient déambulé à visage découvert dans les couloirs du Capitole s’ils voulaient renverser le régime?) – et de connexions internationales, plus fantasmatiques encore.

Mais j’en viens au véritable coup d’État. Twitter et Facebook ont fermé les comptes de Donald Trump (président des États-Unis en exercice, tout de même!).

Et aucun média ne trouve ça bizarre? Et tout le monde considère qu’il est légitime qu’un simple particulier ait le droit de censurer un chef d’État, sans même une décision de justice?

C’est d’autant plus cocasse que cela se passe précisément au moment où Donald Trump publie une vidéo pour appeler au calme. Et que cette censure a lieu précisément sur ces réseaux sociaux qui posent en héros de la liberté d’expression.

Nous sommes dans du Orwell pur: tout ce qui est dit publiquement doit se comprendre à l’envers. Si on vous assure qu’un tel lutte pour la vérité, vous pouvez être assuré que c’est un menteur. Si telle organisation soutient la liberté d’expression, c’est, selon toute vraisemblance, une officine de censure!

Le plus extraordinaire peut-être, c’est que ces réseaux sociaux portent une écrasante responsabilité dans l’hystérisation du débat public. Comme les algorithmes de ces sites poussent à ne « débattre » qu’avec des gens qui pensent comme nous, ils poussent mécaniquement à l’archipélisation de la société et à la radicalisation des internautes (quelle que soit leur idéologie). En d’autres termes, Facebook et Twitter sont au moins coresponsables de ce dont ils accusent Trump.

Mais le plus grave, c’est évidemment que des personnes qui n’ont aucune responsabilité politique s’arrogent le droit de décider qui peut s’exprimer, sur quoi et dans quel sens.

Voici des années que je pense que la sous-culture soixante-huitarde touche à sa fin.

Mais je n’aurais jamais cru qu’elle serait achevée par les réseaux sociaux, «incarnation» de ce monde individualiste, libertaire, et sans-frontière!

p style=”text-align: right;”>Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Jean-Yves Le Gallou sur la censure : « C’est un coup d’État mondial de Facebook et Twitter ! »

Dans un entretien accordé à Boulevard Voltaire, Jean-Yves Le Gallou fustige la censure opérée par les réseaux sociaux qui empêche la liberté de débat. Sans cette libre confrontation des opinions, pas de démocratie.

Grande purge
Boulevard Voltaire : À la suite des évènements qui se sont passés au Capitole où des militants pro Trump ont pris d’assaut le bâtiment, les réseaux sociaux ont mis en place une sorte de grande purge. Le compte de Donald Trump qui comptait plusieurs dizaines de millions d’abonnés a sauté et de nombreux d’autres comptes, liés au parti républicain américain, mais aussi en France liés à des positions plus conservatrices ont été suspendus du réseau social. Que se passe-t-il et pourquoi est-ce grave ?

Jean-Yves Le Gallou : C’est une censure gravissime puisque toute censure empêche la liberté de débat. S’il n’y a pas de liberté de débat et de libre confrontation des opinions, il ne peut pas y avoir de démocratie puisqu’il n’y a qu’une seule opinion qui peut s’exprimer. On ne veut pas non plus arriver à approcher la vérité parce que dans la conception européenne de la vérité et en dehors des dogmes religieux, ne peut être livré que ce qui peut être librement confronté à une opinion contraire. Par conséquent, nous sommes dans une démarche absolument obscurantiste. De plus, cette censure n’est pas décidée par la justice avec un minimum de protection, mais par des grandes compagnies privées qui ont pris le pouvoir. C’est un coup d’État mondial des grandes entreprises mondiales en particulier Facebook et Twitter. Nous avons maintenant des dictateurs qui décident de ce que l’on doit savoir ou pas et de ce que l’on doit penser ou pas.

Un système totalitaire
Boulevard Voltaire : Suite à cette décision de Twitter, de nombreux comptes ont migré vers l’application Parler. Cette dernière est un peu le pendant républicain de Twitter. Cette application a été virée de toutes les plateformes qui l’hébergeait que ce soit Amazon, Android ou Apple. Les gens n’ont simplement plus le droit de s’exprimer…

On voit le mal absolu que représentent ces grandes entreprises oligopolistiques. Au fond, il suffit de trois ou quatre entreprises pour décider pour l’ensemble du monde occidental. Cela va tout à fait à l’inverse de ce qui a été internet à l’origine. Le principe qui régnait sur internet était la neutralité du net. Le net est un canal qui transmet des informations de différentes sortes, mais qui ne juge pas les informations qui les laisse circuler, à chacun de ceux qui y ont accès pour se faire leur propre opinion. On fait confiance à l’intelligence individuelle et à l’esprit critique individuel, alors que là ce sont quelques très grands oligarques qui décident pour le monde entier. C’est un système totalement totalitaire.

Boulevard Voltaire : La censure qu’a opérée Twitter, serait-elle la loi Avia qui a été appliquée sans le concours du gouvernement, mais bien une initiative privée des GAFAM ?

La loi Avia visait à donner aux entreprises privées la possibilité de censurer sans passer par la justice pour tout ce qui serait considéré comme un discours de haine ou une contre-vérité. Cela suppose qu’il y ait quelqu’un qui détienne la vérité absolue. C’est évidemment une conception qui n’est pas compatible avec la manière dont nous avons abordé la question en dehors des dogmes religieux.

Les règles sont totalement arbitraires puisqu’elles s’appliquent aux uns et pas aux autres. Par exemple, Twitter a censuré le compte de Donald Trump, mais garde toujours celui du président pakistanais, du président turc ou d’autres personnes engagées dans des guerres ou des violences. Cela ne les gêne pas.

Texte repris du site Boulevard Voltaire

La censure des Gafa, danger pour la démocratie, par Ivan Rioufol

Le coup d’Etat est celui de la Silicon Valley. Ses ardents défenseurs de la mondialisation viennent de révéler leur mépris des oppositions : seules priment leurs convictions. Si la démocratie est ébranlée, c’est à cause des Gafa : Google, Apple, Facebook, Amazon ont interdit l’expression de Donald Trump sur leurs réseaux sociaux. L’assaut du Capitole (Washington) le 6 janvier par des extrémismes convaincus de s’être fait voler leurs votes pro-Trump restera bien sûr comme un épisode lamentable, ayant causé la mort de cinq personnes. Mais voir en cette révolte l’équivalent de la prise du Palais d’Hiver de 1917 contre les Romanov ou de la Nuit de Cristal menée par les nazis en 1938 revient à alimenter l’hystérie anti-Trump : elle n’aura jamais cessé depuis son élection il y a quatre ans.

Les Démocrates en sont à espérer sa destitution avant la passation des pouvoirs le 20 janvier. Certains fanatiques anti-Trump brandissent la menace d’une guerre nucléaire déclenchée par dépit par le président sortant. Pourtant, Karl Marx avait prévenu : “L’histoire se répète toujours deux fois : la première fois comme une tragédie, la deuxième fois comme une farce”. La prise du Capitole par des clowns et des allumés restera une farce. Elle n’aura duré qu’une poignée d’heures. Plus grave en revanche est la prétention des nouveaux maîtres du monde d’y faire régner leur ordre.

Hier, le JDD d’Arnaud Lagardère, dont le groupe média vient d’obtenir d’Emmanuel Macron un prêt garanti par l’Etat de 465 millions d’euros, a justifié sur deux pages la décision de Twitter de fermer le compte personnel de Trump (88,7 millions d’abonnés) en rappelant les contenus les plus outranciers de 25 messages. Ce lundi, la presse française ne s’attarde pas sur cette censure invraisemblable, qui rejoint celles décidées par Facebook et Instagram.

Le site alternatif Parler vient également d’être exclu par Google, Apple et Amazon. La réserve est venue ce lundi, sur France Inter, de Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, qui s’est heureusement dit “choqué” de ces initiatives. “La régulation des géants du numérique ne peut pas et ne doit pas se faire par l’oligarchie numérique elle-même“. Reste que c’est le gouvernement auquel il appartient qui s’entête à vouloir traquer la “haine” en ligne, sans se préoccuper des atteintes aux libertés d’expression qu’induisent ces conceptions moralisatrice du débat. La prise du Capitole est le symptôme d’une crise de la démocratie. Elle oppose les mondialistes aux patriotes, les déracinés aux enracinés. Cette crise est partout palpable, notamment en France. Or, en interdisant la parole “populiste”, les opérateurs privés se comportent comme des autocrates. Ils sont un danger pour la démocratie.

Ivan Rioufol

Texte daté du 11 janvier 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La Toile se resserre – Une dérive totalitaire qui inquiète jusqu’à la gauche

GAFAM

Prenant honteusement prétexte des incidents ayant émaillé mercredi dernier la juste manifestation de colère des partisans de Donald Trump devant le Capitole à Washington, les milliardaires mondialistes à la tête des tout-puissants réseaux sociaux que sont Twitter, Facebook ou encore Instagram ont brutalement fermé ou suspendu vendredi les comptes du président américain, et entamé une impitoyable chasse aux sorcières contre ses sympathisants. Une atteinte à la liberté d’expression tellement énorme que certains grands médias français et autres personnalités, pourtant très hostiles au chef de la Maison-Blanche, en viennent aujourd’hui à s’interroger, et même à s’inquiéter d’une telle dérive totalitaire.

Parmi les élus français qui se sont immédiatement élevés contre cette brutale censure opérée par les « nababs » aux commandes des GAFA, nous n’avons bien sûr pas été surpris de retrouver Marine Le Pen, qui est elle-même régulièrement harcelée par Twitter. Dénonçant « une situation extrêmement inquiétante » et une « dérive très grave » des réseaux sociaux, la présidente du RN a alors fort justement observé qu’il fallait « très sérieusement se poser la question de la responsabilité de ces géants du numérique dans une forme d’effondrement annoncé de la liberté d’expression ». Un avis en partie rejoint par Mélenchon qui, tout en dénonçant le comportement de Trump, a expliqué pour sa part que celui-ci ne pouvait « servir de prétexte pour que les GAFA s’arrogent le pouvoir de contrôler le débat public ». Même critique du côté de Ruffin (LFI), qui a ajouté de son côté que « demain, ce sera pour nous tous, cette censure numérique, et privée » ! Mais, plus surprenante a été en revanche la réaction de Cédric O, le secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, qui a estimé que « la régulation du débat public par les principaux réseaux sociaux au regard de leurs seules conditions générales d’utilisation alors qu’ils sont devenus de véritables espaces publics […], cela semble pour le moins un peu court d’un point de vue démocratique ».

Une violation du premier amendement

C’est que, outre le fait que la brutale censure de Trump par les GAFA s’abattra aussi immanquablement demain sur tous ceux dont les propos n’auront pas l’heur de plaire à leurs responsables omnipotents, celle-ci constitue une violation manifeste de la législation américaine, comme le rappelait judicieusement dans 20 minutes Florence G’sell, responsable de la chaire digitale de Sciences Po. En effet, expliquait cette spécialiste du droit numérique américain, « les réseaux sociaux ont le droit de pratiquer la modération sur le fondement de leurs conditions générales d’utilisation, car ce sont des entreprises avec des contrats de droit privé ». Mais, ajoutait-elle, le compte Twitter de Trump « a été qualifié en 2019, par des juridictions américaines, de “forum public”, c’est-à-dire qu’il est considéré comme un espace de débat public, qui est protégé par le premier amendement à la Constitution des Etats-Unis sur la liberté d’expression ». Aussi, observait Florence G’sell, la suspension du compte de Trump pose aujourd’hui « un évident problème démocratique ». Non seulement parce que celui-ci « a quand même récolté le suffrage de plus de 70 millions d’électeurs américains » lors de la dernière présidentielle, mais aussi parce qu’« on assiste aujourd’hui à une véritable destitution numérique, avant même une procédure d’Impeachment ». Or, concluait l’enseignante, en soulignant que cette problématique pourrait bientôt « se transposer en France », « ce n’est pas aux grandes plates-formes de se faire les arbitres de la vérité, ou du débat public » !

L’insupportable chantage des ploutocrates

Un débat public et un respect des principes démocratiques sur lesquels s’assoient cependant aujourd’hui allègrement les GAFA, au sein desquelles les géants Google, Apple et Amazon sont même allés ce week-end jusqu’à lancer un ultimatum au réseau social Parler, très fréquenté par les électeurs républicains, lui intimant tout bonnement l’ordre d’adopter dans les 24 heures une politique de « modération » aussi impitoyable que la leur à l’égard des trumpistes, sous peine de voir son application numérique définitivement bannie de leurs magasins d’applications Google Play et Apple Store ! Ce chantage profondément scandaleux a été vivement dénoncé par John Matz, le fondateur de Parler, qui, outre une volonté d’« infliger le plus de dommages possible [à sa société] au moment où le président Trump est banni par les entreprises de la tech », a vu également dans cette manœuvre honteuse le désir de ces géants du Net de porter un coup fatal à l’application actuellement la plus téléchargée outre-Atlantique… Mais, aussi révoltantes et scandaleuses que soient ces pressions, elles n’ont cependant pas atteint l’incroyable degré d’ignominie dont a récemment fait preuve le minable « commissaire politique » Randall Lane dans Forbes, le célèbre magazine américain dédié aux milliardaires. Se sentant pousser des ailes avec l’arrivée prochaine au pouvoir du tricheur Biden et de sa clique de bobos gauchistes, il n’a en effet pas craint de coiffer sa casquette de tchékiste pour menacer ouvertement de représailles toutes les entreprises qui pourraient être tentées d’embaucher les anciens collaborateurs de Donald Trump ! Sont notamment visés par le journaliste du système, les ex-conseillers du président Sean Spicer, Kellyanne Elizabeth Conway, Sarah Huckabee Sanders, Stephanie Grisham ou encore Kayleigh McEnany, qui, à ses yeux, se sont rendus coupables d’avoir aidé à diffuser les prétendus « mensonges » de Trump pendant quatre ans. Un soutien que ce triste individu entend bien leur faire payer aujourd’hui, en leur interdisant toute possibilité de retrouver un emploi. Ainsi est-il allé jusqu’à avertir : « Que ce soit clair pour les entreprises : embauchez un de ces fabulistes cités plus haut, et Forbes considérera que tout ce que votre entreprise relaiera est un mensonge. Nous allons scruter, vérifier et revérifier, investiguer avec le même scepticisme que lorsque nous lisons un tweet de Trump. Vous voulez vous assurer que le plus puissant magazine économique du monde vous considère comme une potentielle source de désinformation ? Embauchez ces personnes. » Bref, un véritable appel à la haine. Mais qui, n’en doutons pas, ne poussera pas pour autant les GAFA donneuses de leçons à suspendre les comptes Twitter et autres du magazine Forbes.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 11 janvier 2021

Perronne, Fourtillan…Y a-t-il un acharnement contre ces professeurs ?

Christian Perronne

Serait-ce du complotisme de ma part que de remarquer que tous ceux qui ne sont pas d’accord sur les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre le Covid-19 sont accusés de complotisme et méritent d’être dénoncés comme tels ? Qu’ils soient d’éminents professeurs de médecine reconnus par la communauté internationale pour leurs travaux ou de simples citoyens ?

L’actualité devrait pourtant nous permettre d’interroger ce qu’il se passe en France, dans le milieu médical qui, de plateaux télévisés en émissions de radio, n’arrête pas de dire tout et son contraire, à l’instar de ceux qui, comme Emmanuel Macron, Olivier Véran et Jérôme Salomon, ont pris des décisions liberticides qui, en neuf mois, ont transformé notre vie.

Je cite les noms de Raoult, Perronne, Toussaint, Fourtillan, Fouché, qui ont pris le contre-pied des méthodes préconisées ou approuvées par le plus grand nombre de médecins, eux aussi sûrement éminents, comme Gilbert Deray, leur farouche opposant. Raoult et Toussaint sont, à présent, écartés des interviews, en dehors de médias comme Sud Radio ou CNews, désormais considérés par certains comme quasi complotistes, voire même comme étant une presse de caniveau, comme l’a tweeté le docteur Nathan Peiffer-Smadja, infectiologue à l’hôpital Bichat, qui se donne pour mission de lutter contre « les désinformateurs qui participent à la propagation de l’épidémie ».

Mais si certains journalistes sont dans le viseur, il y a bien pire encore. C’est ainsi que Martin Hirsch, patron de l’HP-AP, vient de mettre fin aux fonctions de chef de service du professeur Christian Perronne pour des propos « indignes de sa fonction ». Perronne est bien décidé à rester en place, sûr de son bon droit. Cette sanction serait-elle le prix à payer pour son livre à succès dans lequel il dénonce la gestion désastreuse de l’épidémie de Covid-19 par l’État ?

Curieusement, d’ailleurs, on remarque encore ce jeune docteur Peiffer-Smadja, élève du professeur Yazdan Yazdanpanah, membre du Conseil scientifique de l’Élysée, car c’est à lui que s’adressaient « des propos non confraternels qui pourraient être une incitation à la haine » proférés par Christian Perronne et qui sont la raison officielle de la décision d’écarter de sa « chefferie de service » ce grand spécialiste mondial de la maladie de Lyme. Et ce même jeune médecin s’est plaint à Martin Hirsch d’avoir reçu des menaces de mort sur les réseaux sociaux à cause du professeur Perrone, lequel a contre-attaqué en l’accusant de l’avoir diffamé dans une vingtaine de tweets. La Justice tranchera.

Et que dire de l’arrestation du professeur Jean-Bernard Fourtillan, d’abord incarcéré en détention provisoire à la prison d’arrêt de Nîmes (selon France 3), puis placé en isolement dans l’hôpital psychiatrique d’Uzès, dans le Gard. Ce militant anti-vaccin impliqué dans l’affaire dite des « essais cliniques de l’abbaye Sainte-Croix » avait également accusé l’Institut Pasteur d’avoir manipulé le virus à des fins financières, dans le documentaire très contesté Hold-up. Le professeur Fourtillan ne sera hospitalisé qu’une semaine, après qu’un médecin l’a jugé parfaitement normal. Le Monde explique que des « groupes de défense » sur les réseaux sociaux ont mené une campagne conséquente « dès les heures qui ont suivi son hospitalisation d’office » et ont organisé des rassemblements devant l’établissement où se trouvait le pharmacien, professeur agrégé de chimie thérapeutique, inventeur d’un médicament contre les maladies de Parkinson et d’Alzheimer. Il en est sorti le vendredi 18 décembre « sur une décision du juge des libertés et de la détention ».

En tout état de cause, n’est-ce pas la liberté de parole et la liberté d’expression qui sont, à cause de ce virus, fortement mises à l’épreuve ? La parole officielle, dût-elle être celle de grands spécialistes, n’est pas que la pensée unique.

Floris de Bonneville

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Liberté d’inexpression : entretien avec Anne-Sophie Chazaud

Anne-Sophie Chazaud

Anne-Sophie Chazaud a publié à l’automne un ouvrage remarquable sur la liberté d’expression ou plutôt son substitut contraire, Liberté d’inexpression : Des formes contemporaines de la censure (éditions de l’Artilleur). Le site de l’OJIM publie un court entretien qui ne rend compte qu’imparfaitement de son ouvrage, un excellent cadeau de fin d’année pour illustrer la liberté d’opinion.

Comment avez-vous eu l’idée de ce livre ? Quelle a été sa genèse ?

Ce projet de travail est issu d’un constat qui s’est imposé à moi de manière à la fois insidieuse et violente. Insidieuse car je percevais, comme beaucoup de nos concitoyens, depuis des années, le sentiment d’un étau se resserrant autour de notre liberté de parole, laquelle demeure toujours une porte d’entrée (et de sortie) ouvrant sur notre liberté d’opinion. A mesure que le gauchisme culturel devenait hégémonique (ce qui est sa position objective et constamment renforcée depuis plus de 40 ans) et confortait sa rente de situation dominante — dans toutes les instances du pouvoir notamment culturel, médiatique, éducatif mais aussi, en dépit des « alternances » politiques de façade, au sein même du pouvoir politique -, il devenait de plus en plus difficile de tenir un discours critique sur de nombreux sujets, toujours plus nombreux d’ailleurs : qu’il s’agisse des questions liées au genre, aux rapports hommes/femmes, aux problèmes causés par la crise migratoire, aux dangers du communautarisme, aux questions d’identité culturelle, à la critique de l’islam (par-delà même la dénonciation de l’islamisme) ou encore à de nombreux autres sujets couvrant toute la gamme des questions sociétales. Il n’est pas jusqu’à la langue elle-même qui ne fasse désormais l’objet d’une sorte de redoutable police de la pensée à travers les tripatouillages ineptes de l’écriture dite inclusive ou les constantes reformulations et euphémisations qu’elle subit.

Mais ce constat s’est également imposé de manière violente à travers notamment le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo dont les membres furent tués pour avoir caricaturé l’islam malgré les menaces, ou encore les très nombreux lynchages subis par tous ceux, célèbres ou anonymes, qui ont osé porter courageusement une parole non collaborationniste sur cette question. Les affaires Mila ou Samuel Paty sont une illustration de ce phénomène qui peut s’abattre désormais sur chacun. L’autocensure devenant le point d’intersection précis des censures insidieuses et des censures violentes.
J’ai donc souhaité comprendre comment fonctionnait cette nouvelle inquisition, quels en étaient les mécanismes, les formes diverses, les ressorts et en mesurer également l’étendue.

Vous dites que les « censures font système » pouvez-vous préciser ?

À mesure que je travaillais, cherchais, analysais, il m’est en effet apparu que la censure contemporaine fonctionnait, en France, grâce à une articulation très particulière entre différentes formes de pressions. Il y a la censure sociétale, évoquée plus haut, issue du monopole idéologique du gauchisme culturel. Cette forme de censure est la plus évidente à mettre en lumière, la plus « facile » à cerner, d’autant qu’elle s’exprime au grand jour, de manière volontiers hystérique et vindicative (et souvent grotesque), militante, bruyante. Mais cette censure ne serait rien si elle ne pouvait compter sur la pression juridico-judiciaire d’une part, et politique d’autre part, ces trois mécanismes fonctionnant ensemble comme larrons en foire du fait d’une grande porosité idéologique.

Au plan juridique, le régime de la liberté d’expression est protégé en France par la fameuse loi de 1881 dite loi sur la liberté de la presse. Mais celle-ci n’a cessé de subir de très nombreuses modifications, amendée par plus de 400 textes, visant à en limiter la portée, si bien qu’elle finit par porter assez mal son nom. Par ailleurs, nous souffrons d’une pathologie nationale spécifique caractérisée par l’inflation législative mais aussi par le fléau des lois dites mémorielles, qui viennent se mêler de censurer la possibilité même du débat historique (par exemple). L’empilement de lois liberticides (partant toujours de bons sentiments dont l’enfer est pavé) a fini par procurer aux activistes militants toutes les armes nécessaires afin d’instrumentaliser la justice dans un but inquisitorial et l’on a tôt fait désormais de se retrouver sur les bancs de la 17è chambre correctionnelle… C’est ce qu’on a par exemple appelé le jihad des tribunaux, avec pour exemple le procès abject tentant (finalement en vain) d’éreinter Georges Bensoussan. Cette privatisation de la censure, confiée aux mains des associations, militants etc, n’aurait toutefois pas été possible sans que le pouvoir politique (législatif en l’occurrence) ne leur en ait fourni tous les outils juridiques.

Pour finir, la censure politique elle-même, dans son acception classique, opère un grand retour assez caractéristique du post-socialisme macronien, très fertile en dispositifs liberticides de toutes sortes, et toujours, bien sûr au nom du Bien. Les lois anti fake news, les dispositifs prévus par la loi Avia (qui, ne l’oublions pas, prévoyait dans son exposé des motifs –et donc, dans son « esprit », pour reprendre l’expression de Montesquieu- de censurer l’ « islamophobie », c’est-à-dire le droit français imprescriptible de critiquer les religions), certes retoquée par le Conseil Constitutionnel mais qu’on ressort des cartons en instrumentalisant de manière assez honteuse l’assassinat de Samuel Paty, l’obsession idéologique pour des dispositifs prétendant lutter contre la « haine » (et permettant en réalité une censure de type politique et idéologique contre toute pensée dissidente), la répression brutale des oppositions sociales, la loi sur le secret des affaires (qui vient impacter lourdement le journalisme d’instigation et la liberté des sources et lanceurs d’alerte), le fameux article 24 de la loi de sécurité globale, le renforcement des mécanismes de censure sur les réseaux sociaux qui interviennent désormais directement dans le jeu politique (campagne électorale américaine, inquisition menée contre la liberté d’expression sur la gestion de la crise sanitaire etc.) par porosité idéologique entre la gouvernance des GAFA et le pouvoir politique néo-libéral/mondialiste… : tout cela permet d’affirmer que le paysage de la liberté d’expression est particulièrement sinistré.
Il importe de bien comprendre que ces trois types de censures forment un système, une mécanique bien huilée dont il est extrêmement difficile de s’extraire : censure sociétale/militante, censure juridico-judiciaire, censure politique.

Les choses bougent depuis trois ans dans le monde médiatique, dans le bon ou le mauvais sens ?

Les médias sont au cœur (à leur corps défendant, le plus souvent) d’un remaniement complet des pratiques d’expression et d’accès à l’information, à l’ère du numérique et des réseaux sociaux. Les espaces de débat public libre se sont diversifiés, démocratisés, et le « monde médiatique » (entendons par là les médias traditionnels mainstream) a perdu sa situation monopolistique en termes de prescription et de fabrique de l’opinion. Votre propre site en est l’illustration, permettant de jeter un éclairage critique sur les pratiques médiatiques.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, souvent, ces mêmes médias sont les premiers à conspuer lesdits réseaux sociaux accusés de tous les maux, sous couvert de lutte contre les fausses informations, de lutte contre la haine etc. (relayant ainsi bon pied bon œil la vulgate du pouvoir sur ce sujet) : il s’agit surtout de protéger son territoire. Pourtant, ces réseaux, qui donnent certes parfois l’occasion à certains de déverser leur « haine » (ce qui est puni d’ores et déjà par la loi, à supposer qu’on veuille bien se donner la peine de l’appliquer) sont un lieu désormais incontournable d’exercice de la démocratie, une agora indispensable et qui permet souvent de faire surgir des vérités qui, sinon, sommeilleraient au fond des bois. Le numérique permet quant à lui à des supports d’information alternatifs (pure players par exemple) de voir le jour, dans une réelle indépendance par rapport à la concentration caractérisant les médias traditionnels (et leur proximité entre milieux d’affaires qui les possèdent et pouvoir politique).

Sous l’effet de cette dynamique bienvenue, la pensée unique, le politiquement correct sont contraints de reculer même s’ils demeurent encore très présents (songeons par exemple à la calamiteuse absence de réel pluralisme au sein de l’audiovisuel public, pétri de bons sentiments et donneur de leçons).
En dépit des pressions (généreusement relayées par le CSA), le succès d’une émission comme celle d’Eric Zemmour sur CNews, ou encore du lancement de la revue Front Populaire (dans un autre style), démontrent qu’il y a désormais de la place pour une information réellement diversifiée au plan idéologique. Pour autant, cette « libération » d’une parole non consensuelle, contraignant le discours médiatique à un réel débat dialectique auquel il n’était plus habitué, ne signifie pas que la partie démocratique est gagnée. Les procès en disqualification pour complotisme supposé, pour « fake news » et autres obsessions du « système » traditionnel sont à l’offensive, renforcés par l’hystérie sanitaire et la tentative de verrouillage du débat sur cette question.
Le maintien ou la reconquête de la liberté d’expression contre les pressions de la censure seront donc à mener sans la moindre faiblesse et avec une vigilance accrue dans les temps chaotiques que nous traversons.

Liberté d’inexpression : nouvelles formes de la censure contemporaine, 2020, L’Artilleur, 204 p., 18 €
Anne-Sophie Chazaud est philosophe et essayiste.

Publication reprise du site OJIM

EELV/Decathlon contre CNews : une même haine de la liberté d’expression

Les très bonnes audiences de Zemmour sur CNews donnent des sueurs froides à de nombreuses personnes, le collectif Sleeping Giants, adepte du “name and shame”, appelle les marques à boycotter le média depuis plusieurs mois.
Télérama l’a dit, “CNews est devenue la Fox News française”, mais pour ne pas laisser prospérer une telle alternative aux médias de grand chemin, l’offensive s’organise. Decathlon de la famille Mulliez, vient de confirmer avoir cédé à la pression des Sleeping Giants, et le parti EELV en a profité pour réaffirmer leur soutien aux attaques faites contre la chaîne.

Decathlon cède aux pressions des Sleeping Giants

Annoncé par les Sleeping Giants sur Twitter (devenu le lieu favori des affrontement numériques), Décathlon va retirer ses pubs de CNews pour Noël et “songe à le faire aussi pour tout 2021”.

De manière très calme, Decathlon n’a pas hésité à confirmer ses choix suite à l’interpellation d’un utilisateur sur le réseau social.

Ce qui a d’ailleurs enflammé Twitter, en scandalisant de nombreux utilisateurs et galvanisant les apprentis censeurs.

EELV fait un rappel de son statut de bon élève en la matière

Quelques jours plus tard, le jeudi 26 novembre, c’est Europe Écologie — Les Verts qui a voulu rappeler le bon élève qu’il était en matière de lutte contre CNews, en publiant un communiqué de presse pour rappeler leur boycott de la chaîne depuis plusieurs semaines. Communiqué dont la lecture vaut le détour.

“EELV avait déjà alerté sur la dérive de la ligne éditoriale choisie par la chaîne, qui a notamment choisi Eric Zemmour comme chroniqueur régulier, alors même que celui-ci a été condamné pour injure et provocation à la haine.”
“Nous défendons la liberté de la presse, la liberté pour les journalistes d’exercer leur métier, notamment quand celle-ci est menacée par le vote de l’article 24 de la loi sur la Sécurité globale.”
“Nous continuerons donc à refuser toutes les invitations et encourageons celles et ceux qui se reconnaissent dans les valeurs d’un débat républicain à en faire de même, ainsi que les annonceurs à retirer leur soutien financier à l’instar de l’enseigne Décathlon.”

Chez les écologistes de gauche, dès qu’il s’agit de moraline, la liberté de la presse et la lutte contre le diktat des grandes entreprises sont vite mises au placard. Le monde libéral (des grands capitaux) et le monde libertaire (des écolos gauchistes) s’entendent plutôt bien. Surpris ?

Texte repris du site OJIM

Le droit au blasphème sacralisé, la liberté d’expression menacée

liberté d’expression

Nous avons pu noter que la mort de Samuel Paty a été considérablement plus médiatisée que le triple assassinat de la basilique de Nice. On peut légitimement s’interroger sur les raisons d’une telle différence de traitement.

Le prestige « du professeur » mais pas seulement

Même si l’enseignant a perdu de son prestige depuis l’époque où l’instituteur, le médecin et le curé faisaient office de maîtres éclairés dans les villes et les villages de France, il garde une certaine influence, malheureusement davantage liée à son rôle « d’éducateur » qu’à celui d’érudit.
Les tristes raisons de la décapitation de Samuel Paty en témoignent. Ce n’est pas pour avoir fait un cours d’histoire ou de géographie que cet homme a été lâchement assassiné. Non, c’est pour avoir tenté d’inculquer à ses élèves le « droit au blasphème ».

Un droit au blasphème tyrannique

Le droit au blasphème séduit de façon évidente les médias et les responsables politiques. Il est même revendiqué au plus haut niveau de l’état au risque d’aiguiser l’agressivité des populations musulmanes à travers le monde qui n’ont certes pas besoin de cela.
Un regard ironique, jusqu’à la caricature, posé sur des éléments essentiels de notre société est parfaitement légitime. Nous pouvons même admettre qu’il s’agit là d’une preuve de la bonne santé démocratique de notre pays, qui en d’autres époques a toujours connu des coups de crayons féroces (Marie-Antoinette, Louis-Philippe, etc. en ont subi les conséquences).

Cependant, nous constatons que ce droit au blasphème devient à la fois un étendard, une mode et un signe de reconnaissance. Jusqu’au Président de la République lui-même, qui, en invitant des danseurs à moitié nus à l’Élysée, dénigre la fonction et le lieu présidentiel.
C’est ainsi l’invasion du blasphème par «le haut », relayée par les médias, imprime « l’air du temps ». Il ne s’agit plus véritablement « d’un droit » mais d’une « obligation » au blasphème qui s’attaque aux sphères les plus enracinées et symboliques de notre histoire.

Si le « nouveau monde », dans sa vocation évidente de tourner en dérision les fondements intrinsèques de l’ancien, s’accommode fort du blasphème, ses acteurs politico-médiatiques sont de moins en moins tolérants face à certaines informations et pensées du monde actuel.

Une liberté d’expression bâillonnée

Observons le sort réservé à Eric Zemmour lorsqu’il présente l’origine ethnique de la population carcérale dominante, origine bien connue des personnes informées. Ou encore, l’itinéraire des Identitaires qui subissent des inculpations lorsqu’ils défendent l’identité souveraine de la France alors que les blacks blocs et « les petits jeunes » des banlieues qui souillent, entre autres, l’Arc de Triomphe sont fort peu inquiétés.
Ces exemples sont multiples. Ils nous amènent à constater que le droit au blasphème est bien mieux défendu que la liberté d’expression des personnes qui ne sont pas dans la pensée dominante.

La vision multi culturaliste, libertaire, arc en ciel, est bien mieux protégée que les croyances religieuses. Il semble même que l’encouragement au blasphème serve cette nouvelle religion laïque qui célèbre l’Homme.

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Hold-up, le documentaire qui dérange les médias

Hold-up - le documentaire

17/11/2020 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Sorti mercredi 11 novembre, le documentaire intitulé « Hold-up – retour sur un chaos » produit par Pierre Barnérias et Christophe Cossé, a connu un succès massif. Il traite de la gestion de la crise par le Gouvernement, en pointant du doigt les incohérences et contradictions faites concernant le port du masque, le confinement, les traitements ou encore l’hydroxychloroquine. La quasi-totalité des intervenants sont des personnels de santé connus, de différents pays, ce qui donne une certaine crédibilité aux propos tenus. Parmi eux Astrid Stuckelberger, professeur de médecine, accusé de complotisme a rapidement enflammé les médias.

Pourquoi ce documentaire dérange-t-il tant la sphère médiatique ?

Le but du documentaire étant de dénoncer les mensonges autour de l’épidémie sanitaire, on peut aisément comprendre que la presse se soit empressée de dénigrer les critiques faites concernant la gestion du virus. Ainsi depuis quelques jours les journaux Le Quotidien et Le Progrès, les chaînes de télévision France 5 ou LCI, tous cherchent absolument à décrédibiliser les affirmations faites, en qualifiant le documentaire de « complotiste », de « folie moderne de la rationalité » ou encore « d’insulte pour les médecins réanimateurs qui se battent constamment pour vaincre la mort » (selon Le Progrès). De nombreuses personnalités accusent le documentaire de véhiculer des « fake news ».

Au-delà du documentaire en lui-même, se pose la question de la liberté d’expression

En effet, très peu de temps après la sortie du documentaire accusé de conspirationnisme par le monde politico-scientifique, le film a déjà fait face à une censure sur certaines plateformes, dont YouTube. Marine Le Pen, pourtant elle-même dubitative sur ce documentaire, dénonçait ce dimanche une « hystérie autour du documentaire » invitant à laisser chacun se faire sa propre opinion dessus. Le but est de dissuader à tous prix les citoyens de le regarder, le citoyen lambda n’aurait apparemment pas le droit de se faire son propre avis.

La liberté d’expression aurait encore une fois des limites : la liberté d’expression chèrement défendue pour les caricatures de Mahomet pourrait-elle également s’appliquer à la critique de l’exécutif ?

Après Google, Twitter annonce un renforcement de la censure

Alors que Google déclare ouvertement contrôler les commentaires autour des « évènements sensibles », Twitter à son tour veut sélectionner les « bons messages » et éliminer les « messages qui sapent la confiance dans les élections ». Devinez pour qui et contre qui ?

Modération et censure

Ah la modération ! Et les modérateurs ! Si vous recevez un message de Facebook ou YouTube ou Twitter disant que votre prose/image/commentaire « n’est pas conforme aux règles de notre communauté » c’est que vous avez eu affaire à un modérateur (humain ou digital). La modération c’est le petit nom, le cache-sexe de la bonne vieille censure avec des ciseaux qui ne sont plus de métal mais sous forme d’algorithmes.

Un système anti Trump

Le 10 septembre 2020 Twitter annonçait avec le sourire de « nouvelles règles de modération ». Pourquoi ? Pour protéger le bon peuple ignare des « messages trompeurs » qui pourraient l’induire en erreur et le conduire par exemple à se tromper de bulletin de vote.

Le réseau social est très précis dans sa formulation. Seront supprimés (vous êtes alors un « agent trompeur », vous deviendrez muet avec un bâillon digital) ou précédés de la mention « trompeur » (vous n’êtes peut-être pas un vilain agent trompeur mais on vous avertit et on met en garde) certains types de messages :

les informations fausses ou trompeuses qui créent une confusion sur les lois régissant un processus démocratique », les « affirmations contestables qui sapent la confiance dans le processus [électoral], comme les informations sur la [fraude électorale] » ; et les « affirmations trompeuses sur les résultats d’un processus démocratique (…), comme les revendications de victoire avant que les résultats n’aient été certifiés, ou les incitations à des comportements illégaux qui empêcheraient une passation de pouvoir pacifique

Bigre ! Vous allez être bien protégés et en particulier les citoyens américains à la veille de leur scrutin de novembre. Twitter a déjà commencé à limiter la diffusion de certains messages de Trump. Cela ne vous rappelle rien ? Noam Chomsky appelle cela « la fabrication du consentement ». Pour vous mettre à l’abri des (perverses) tentations l’État profond (ou ses prolongements) vous met dans une bulle. Dans cette bulle ne pourront parvenir que les « bons messages » estampillés « conformes aux règles de notre communauté ». Dans ces conditions pourquoi encore voter ? Pourquoi, en effet.

Article repris du site OJIM