Le coup d’État des réseaux sociaux

L’énorme agitation médiatique qui a entouré l’intrusion de quelques personnes dans le Capitole a occulté un véritable coup d’État, dont la portée me semble gravissime (et largement au-delà des frontières américaines).

Mais, avant d’y venir, permettez-moi de dire un mot de la fascinante partialité des médias dominants.

À l’heure où j’écris ces lignes, plusieurs jours après les événements, il reste difficile de savoir ce qui s’est passé. En particulier, je continue à m’interroger sur le rôle d’éventuels provocateurs (plusieurs Antifas et activistes de Black Lives Matter ont été identifiés dans le Capitole, «déguisés» en supporters de ­Trump) et sur le rôle de la sécurité (qui ne semble pas avoir beaucoup résisté.

Malgré cette confusion, instantanément, les médias dominants ont hurlé au coup d’État.

Qu’il suffise de songer au traitement de la prise des Tuileries en août 1792 (qui a fait tout de même beaucoup plus de morts) et l’on verra que, pour la bien-pensance, il y a de bonnes et de mauvaises «séditions».

Le tribun communiste Mélenchon déclarait naguère que c’était la rue qui portait «les aspirations du peuple français lorsqu’il ne peut les faire entendre autrement». Ne peut-il comprendre qu’une partie du peuple américain ait considéré que la rue était désormais la seule de se faire entendre? Mais non, il déclare: «L’extrême droite doit être repoussée et réprimée aux USA, et ses connexions dans le monde mises hors d’état de nuire.»

Invitation, que dis-je? sommation au gouvernement de durcir encore les atteintes aux libertés publiques au nom d’un coup d’État fantasmatique aux États-Unis (croit-on vraiment que des conjurés auraient déambulé à visage découvert dans les couloirs du Capitole s’ils voulaient renverser le régime?) – et de connexions internationales, plus fantasmatiques encore.

Mais j’en viens au véritable coup d’État. Twitter et Facebook ont fermé les comptes de Donald Trump (président des États-Unis en exercice, tout de même!).

Et aucun média ne trouve ça bizarre? Et tout le monde considère qu’il est légitime qu’un simple particulier ait le droit de censurer un chef d’État, sans même une décision de justice?

C’est d’autant plus cocasse que cela se passe précisément au moment où Donald Trump publie une vidéo pour appeler au calme. Et que cette censure a lieu précisément sur ces réseaux sociaux qui posent en héros de la liberté d’expression.

Nous sommes dans du Orwell pur: tout ce qui est dit publiquement doit se comprendre à l’envers. Si on vous assure qu’un tel lutte pour la vérité, vous pouvez être assuré que c’est un menteur. Si telle organisation soutient la liberté d’expression, c’est, selon toute vraisemblance, une officine de censure!

Le plus extraordinaire peut-être, c’est que ces réseaux sociaux portent une écrasante responsabilité dans l’hystérisation du débat public. Comme les algorithmes de ces sites poussent à ne « débattre » qu’avec des gens qui pensent comme nous, ils poussent mécaniquement à l’archipélisation de la société et à la radicalisation des internautes (quelle que soit leur idéologie). En d’autres termes, Facebook et Twitter sont au moins coresponsables de ce dont ils accusent Trump.

Mais le plus grave, c’est évidemment que des personnes qui n’ont aucune responsabilité politique s’arrogent le droit de décider qui peut s’exprimer, sur quoi et dans quel sens.

Voici des années que je pense que la sous-culture soixante-huitarde touche à sa fin.

Mais je n’aurais jamais cru qu’elle serait achevée par les réseaux sociaux, «incarnation» de ce monde individualiste, libertaire, et sans-frontière!

p style=”text-align: right;”>Guillaume de Thieulloy

Tribune reprise de les4verites.com

Jean-Yves Le Gallou sur la censure : « C’est un coup d’État mondial de Facebook et Twitter ! »

Dans un entretien accordé à Boulevard Voltaire, Jean-Yves Le Gallou fustige la censure opérée par les réseaux sociaux qui empêche la liberté de débat. Sans cette libre confrontation des opinions, pas de démocratie.

Grande purge
Boulevard Voltaire : À la suite des évènements qui se sont passés au Capitole où des militants pro Trump ont pris d’assaut le bâtiment, les réseaux sociaux ont mis en place une sorte de grande purge. Le compte de Donald Trump qui comptait plusieurs dizaines de millions d’abonnés a sauté et de nombreux d’autres comptes, liés au parti républicain américain, mais aussi en France liés à des positions plus conservatrices ont été suspendus du réseau social. Que se passe-t-il et pourquoi est-ce grave ?

Jean-Yves Le Gallou : C’est une censure gravissime puisque toute censure empêche la liberté de débat. S’il n’y a pas de liberté de débat et de libre confrontation des opinions, il ne peut pas y avoir de démocratie puisqu’il n’y a qu’une seule opinion qui peut s’exprimer. On ne veut pas non plus arriver à approcher la vérité parce que dans la conception européenne de la vérité et en dehors des dogmes religieux, ne peut être livré que ce qui peut être librement confronté à une opinion contraire. Par conséquent, nous sommes dans une démarche absolument obscurantiste. De plus, cette censure n’est pas décidée par la justice avec un minimum de protection, mais par des grandes compagnies privées qui ont pris le pouvoir. C’est un coup d’État mondial des grandes entreprises mondiales en particulier Facebook et Twitter. Nous avons maintenant des dictateurs qui décident de ce que l’on doit savoir ou pas et de ce que l’on doit penser ou pas.

Un système totalitaire
Boulevard Voltaire : Suite à cette décision de Twitter, de nombreux comptes ont migré vers l’application Parler. Cette dernière est un peu le pendant républicain de Twitter. Cette application a été virée de toutes les plateformes qui l’hébergeait que ce soit Amazon, Android ou Apple. Les gens n’ont simplement plus le droit de s’exprimer…

On voit le mal absolu que représentent ces grandes entreprises oligopolistiques. Au fond, il suffit de trois ou quatre entreprises pour décider pour l’ensemble du monde occidental. Cela va tout à fait à l’inverse de ce qui a été internet à l’origine. Le principe qui régnait sur internet était la neutralité du net. Le net est un canal qui transmet des informations de différentes sortes, mais qui ne juge pas les informations qui les laisse circuler, à chacun de ceux qui y ont accès pour se faire leur propre opinion. On fait confiance à l’intelligence individuelle et à l’esprit critique individuel, alors que là ce sont quelques très grands oligarques qui décident pour le monde entier. C’est un système totalement totalitaire.

Boulevard Voltaire : La censure qu’a opérée Twitter, serait-elle la loi Avia qui a été appliquée sans le concours du gouvernement, mais bien une initiative privée des GAFAM ?

La loi Avia visait à donner aux entreprises privées la possibilité de censurer sans passer par la justice pour tout ce qui serait considéré comme un discours de haine ou une contre-vérité. Cela suppose qu’il y ait quelqu’un qui détienne la vérité absolue. C’est évidemment une conception qui n’est pas compatible avec la manière dont nous avons abordé la question en dehors des dogmes religieux.

Les règles sont totalement arbitraires puisqu’elles s’appliquent aux uns et pas aux autres. Par exemple, Twitter a censuré le compte de Donald Trump, mais garde toujours celui du président pakistanais, du président turc ou d’autres personnes engagées dans des guerres ou des violences. Cela ne les gêne pas.

Texte repris du site Boulevard Voltaire

La censure des Gafa, danger pour la démocratie, par Ivan Rioufol

Le coup d’Etat est celui de la Silicon Valley. Ses ardents défenseurs de la mondialisation viennent de révéler leur mépris des oppositions : seules priment leurs convictions. Si la démocratie est ébranlée, c’est à cause des Gafa : Google, Apple, Facebook, Amazon ont interdit l’expression de Donald Trump sur leurs réseaux sociaux. L’assaut du Capitole (Washington) le 6 janvier par des extrémismes convaincus de s’être fait voler leurs votes pro-Trump restera bien sûr comme un épisode lamentable, ayant causé la mort de cinq personnes. Mais voir en cette révolte l’équivalent de la prise du Palais d’Hiver de 1917 contre les Romanov ou de la Nuit de Cristal menée par les nazis en 1938 revient à alimenter l’hystérie anti-Trump : elle n’aura jamais cessé depuis son élection il y a quatre ans.

Les Démocrates en sont à espérer sa destitution avant la passation des pouvoirs le 20 janvier. Certains fanatiques anti-Trump brandissent la menace d’une guerre nucléaire déclenchée par dépit par le président sortant. Pourtant, Karl Marx avait prévenu : “L’histoire se répète toujours deux fois : la première fois comme une tragédie, la deuxième fois comme une farce”. La prise du Capitole par des clowns et des allumés restera une farce. Elle n’aura duré qu’une poignée d’heures. Plus grave en revanche est la prétention des nouveaux maîtres du monde d’y faire régner leur ordre.

Hier, le JDD d’Arnaud Lagardère, dont le groupe média vient d’obtenir d’Emmanuel Macron un prêt garanti par l’Etat de 465 millions d’euros, a justifié sur deux pages la décision de Twitter de fermer le compte personnel de Trump (88,7 millions d’abonnés) en rappelant les contenus les plus outranciers de 25 messages. Ce lundi, la presse française ne s’attarde pas sur cette censure invraisemblable, qui rejoint celles décidées par Facebook et Instagram.

Le site alternatif Parler vient également d’être exclu par Google, Apple et Amazon. La réserve est venue ce lundi, sur France Inter, de Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, qui s’est heureusement dit “choqué” de ces initiatives. “La régulation des géants du numérique ne peut pas et ne doit pas se faire par l’oligarchie numérique elle-même“. Reste que c’est le gouvernement auquel il appartient qui s’entête à vouloir traquer la “haine” en ligne, sans se préoccuper des atteintes aux libertés d’expression qu’induisent ces conceptions moralisatrice du débat. La prise du Capitole est le symptôme d’une crise de la démocratie. Elle oppose les mondialistes aux patriotes, les déracinés aux enracinés. Cette crise est partout palpable, notamment en France. Or, en interdisant la parole “populiste”, les opérateurs privés se comportent comme des autocrates. Ils sont un danger pour la démocratie.

Ivan Rioufol

Texte daté du 11 janvier 2021 et repris du blog d’Ivan Rioufol

La Toile se resserre – Une dérive totalitaire qui inquiète jusqu’à la gauche

GAFAM

Prenant honteusement prétexte des incidents ayant émaillé mercredi dernier la juste manifestation de colère des partisans de Donald Trump devant le Capitole à Washington, les milliardaires mondialistes à la tête des tout-puissants réseaux sociaux que sont Twitter, Facebook ou encore Instagram ont brutalement fermé ou suspendu vendredi les comptes du président américain, et entamé une impitoyable chasse aux sorcières contre ses sympathisants. Une atteinte à la liberté d’expression tellement énorme que certains grands médias français et autres personnalités, pourtant très hostiles au chef de la Maison-Blanche, en viennent aujourd’hui à s’interroger, et même à s’inquiéter d’une telle dérive totalitaire.

Parmi les élus français qui se sont immédiatement élevés contre cette brutale censure opérée par les « nababs » aux commandes des GAFA, nous n’avons bien sûr pas été surpris de retrouver Marine Le Pen, qui est elle-même régulièrement harcelée par Twitter. Dénonçant « une situation extrêmement inquiétante » et une « dérive très grave » des réseaux sociaux, la présidente du RN a alors fort justement observé qu’il fallait « très sérieusement se poser la question de la responsabilité de ces géants du numérique dans une forme d’effondrement annoncé de la liberté d’expression ». Un avis en partie rejoint par Mélenchon qui, tout en dénonçant le comportement de Trump, a expliqué pour sa part que celui-ci ne pouvait « servir de prétexte pour que les GAFA s’arrogent le pouvoir de contrôler le débat public ». Même critique du côté de Ruffin (LFI), qui a ajouté de son côté que « demain, ce sera pour nous tous, cette censure numérique, et privée » ! Mais, plus surprenante a été en revanche la réaction de Cédric O, le secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, qui a estimé que « la régulation du débat public par les principaux réseaux sociaux au regard de leurs seules conditions générales d’utilisation alors qu’ils sont devenus de véritables espaces publics […], cela semble pour le moins un peu court d’un point de vue démocratique ».

Une violation du premier amendement

C’est que, outre le fait que la brutale censure de Trump par les GAFA s’abattra aussi immanquablement demain sur tous ceux dont les propos n’auront pas l’heur de plaire à leurs responsables omnipotents, celle-ci constitue une violation manifeste de la législation américaine, comme le rappelait judicieusement dans 20 minutes Florence G’sell, responsable de la chaire digitale de Sciences Po. En effet, expliquait cette spécialiste du droit numérique américain, « les réseaux sociaux ont le droit de pratiquer la modération sur le fondement de leurs conditions générales d’utilisation, car ce sont des entreprises avec des contrats de droit privé ». Mais, ajoutait-elle, le compte Twitter de Trump « a été qualifié en 2019, par des juridictions américaines, de “forum public”, c’est-à-dire qu’il est considéré comme un espace de débat public, qui est protégé par le premier amendement à la Constitution des Etats-Unis sur la liberté d’expression ». Aussi, observait Florence G’sell, la suspension du compte de Trump pose aujourd’hui « un évident problème démocratique ». Non seulement parce que celui-ci « a quand même récolté le suffrage de plus de 70 millions d’électeurs américains » lors de la dernière présidentielle, mais aussi parce qu’« on assiste aujourd’hui à une véritable destitution numérique, avant même une procédure d’Impeachment ». Or, concluait l’enseignante, en soulignant que cette problématique pourrait bientôt « se transposer en France », « ce n’est pas aux grandes plates-formes de se faire les arbitres de la vérité, ou du débat public » !

L’insupportable chantage des ploutocrates

Un débat public et un respect des principes démocratiques sur lesquels s’assoient cependant aujourd’hui allègrement les GAFA, au sein desquelles les géants Google, Apple et Amazon sont même allés ce week-end jusqu’à lancer un ultimatum au réseau social Parler, très fréquenté par les électeurs républicains, lui intimant tout bonnement l’ordre d’adopter dans les 24 heures une politique de « modération » aussi impitoyable que la leur à l’égard des trumpistes, sous peine de voir son application numérique définitivement bannie de leurs magasins d’applications Google Play et Apple Store ! Ce chantage profondément scandaleux a été vivement dénoncé par John Matz, le fondateur de Parler, qui, outre une volonté d’« infliger le plus de dommages possible [à sa société] au moment où le président Trump est banni par les entreprises de la tech », a vu également dans cette manœuvre honteuse le désir de ces géants du Net de porter un coup fatal à l’application actuellement la plus téléchargée outre-Atlantique… Mais, aussi révoltantes et scandaleuses que soient ces pressions, elles n’ont cependant pas atteint l’incroyable degré d’ignominie dont a récemment fait preuve le minable « commissaire politique » Randall Lane dans Forbes, le célèbre magazine américain dédié aux milliardaires. Se sentant pousser des ailes avec l’arrivée prochaine au pouvoir du tricheur Biden et de sa clique de bobos gauchistes, il n’a en effet pas craint de coiffer sa casquette de tchékiste pour menacer ouvertement de représailles toutes les entreprises qui pourraient être tentées d’embaucher les anciens collaborateurs de Donald Trump ! Sont notamment visés par le journaliste du système, les ex-conseillers du président Sean Spicer, Kellyanne Elizabeth Conway, Sarah Huckabee Sanders, Stephanie Grisham ou encore Kayleigh McEnany, qui, à ses yeux, se sont rendus coupables d’avoir aidé à diffuser les prétendus « mensonges » de Trump pendant quatre ans. Un soutien que ce triste individu entend bien leur faire payer aujourd’hui, en leur interdisant toute possibilité de retrouver un emploi. Ainsi est-il allé jusqu’à avertir : « Que ce soit clair pour les entreprises : embauchez un de ces fabulistes cités plus haut, et Forbes considérera que tout ce que votre entreprise relaiera est un mensonge. Nous allons scruter, vérifier et revérifier, investiguer avec le même scepticisme que lorsque nous lisons un tweet de Trump. Vous voulez vous assurer que le plus puissant magazine économique du monde vous considère comme une potentielle source de désinformation ? Embauchez ces personnes. » Bref, un véritable appel à la haine. Mais qui, n’en doutons pas, ne poussera pas pour autant les GAFA donneuses de leçons à suspendre les comptes Twitter et autres du magazine Forbes.

Franck Deletraz

Article paru dans Présent daté du 11 janvier 2021

Perronne, Fourtillan…Y a-t-il un acharnement contre ces professeurs ?

Christian Perronne

Serait-ce du complotisme de ma part que de remarquer que tous ceux qui ne sont pas d’accord sur les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre le Covid-19 sont accusés de complotisme et méritent d’être dénoncés comme tels ? Qu’ils soient d’éminents professeurs de médecine reconnus par la communauté internationale pour leurs travaux ou de simples citoyens ?

L’actualité devrait pourtant nous permettre d’interroger ce qu’il se passe en France, dans le milieu médical qui, de plateaux télévisés en émissions de radio, n’arrête pas de dire tout et son contraire, à l’instar de ceux qui, comme Emmanuel Macron, Olivier Véran et Jérôme Salomon, ont pris des décisions liberticides qui, en neuf mois, ont transformé notre vie.

Je cite les noms de Raoult, Perronne, Toussaint, Fourtillan, Fouché, qui ont pris le contre-pied des méthodes préconisées ou approuvées par le plus grand nombre de médecins, eux aussi sûrement éminents, comme Gilbert Deray, leur farouche opposant. Raoult et Toussaint sont, à présent, écartés des interviews, en dehors de médias comme Sud Radio ou CNews, désormais considérés par certains comme quasi complotistes, voire même comme étant une presse de caniveau, comme l’a tweeté le docteur Nathan Peiffer-Smadja, infectiologue à l’hôpital Bichat, qui se donne pour mission de lutter contre « les désinformateurs qui participent à la propagation de l’épidémie ».

Mais si certains journalistes sont dans le viseur, il y a bien pire encore. C’est ainsi que Martin Hirsch, patron de l’HP-AP, vient de mettre fin aux fonctions de chef de service du professeur Christian Perronne pour des propos « indignes de sa fonction ». Perronne est bien décidé à rester en place, sûr de son bon droit. Cette sanction serait-elle le prix à payer pour son livre à succès dans lequel il dénonce la gestion désastreuse de l’épidémie de Covid-19 par l’État ?

Curieusement, d’ailleurs, on remarque encore ce jeune docteur Peiffer-Smadja, élève du professeur Yazdan Yazdanpanah, membre du Conseil scientifique de l’Élysée, car c’est à lui que s’adressaient « des propos non confraternels qui pourraient être une incitation à la haine » proférés par Christian Perronne et qui sont la raison officielle de la décision d’écarter de sa « chefferie de service » ce grand spécialiste mondial de la maladie de Lyme. Et ce même jeune médecin s’est plaint à Martin Hirsch d’avoir reçu des menaces de mort sur les réseaux sociaux à cause du professeur Perrone, lequel a contre-attaqué en l’accusant de l’avoir diffamé dans une vingtaine de tweets. La Justice tranchera.

Et que dire de l’arrestation du professeur Jean-Bernard Fourtillan, d’abord incarcéré en détention provisoire à la prison d’arrêt de Nîmes (selon France 3), puis placé en isolement dans l’hôpital psychiatrique d’Uzès, dans le Gard. Ce militant anti-vaccin impliqué dans l’affaire dite des « essais cliniques de l’abbaye Sainte-Croix » avait également accusé l’Institut Pasteur d’avoir manipulé le virus à des fins financières, dans le documentaire très contesté Hold-up. Le professeur Fourtillan ne sera hospitalisé qu’une semaine, après qu’un médecin l’a jugé parfaitement normal. Le Monde explique que des « groupes de défense » sur les réseaux sociaux ont mené une campagne conséquente « dès les heures qui ont suivi son hospitalisation d’office » et ont organisé des rassemblements devant l’établissement où se trouvait le pharmacien, professeur agrégé de chimie thérapeutique, inventeur d’un médicament contre les maladies de Parkinson et d’Alzheimer. Il en est sorti le vendredi 18 décembre « sur une décision du juge des libertés et de la détention ».

En tout état de cause, n’est-ce pas la liberté de parole et la liberté d’expression qui sont, à cause de ce virus, fortement mises à l’épreuve ? La parole officielle, dût-elle être celle de grands spécialistes, n’est pas que la pensée unique.

Floris de Bonneville

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Liberté d’inexpression : entretien avec Anne-Sophie Chazaud

Anne-Sophie Chazaud

Anne-Sophie Chazaud a publié à l’automne un ouvrage remarquable sur la liberté d’expression ou plutôt son substitut contraire, Liberté d’inexpression : Des formes contemporaines de la censure (éditions de l’Artilleur). Le site de l’OJIM publie un court entretien qui ne rend compte qu’imparfaitement de son ouvrage, un excellent cadeau de fin d’année pour illustrer la liberté d’opinion.

Comment avez-vous eu l’idée de ce livre ? Quelle a été sa genèse ?

Ce projet de travail est issu d’un constat qui s’est imposé à moi de manière à la fois insidieuse et violente. Insidieuse car je percevais, comme beaucoup de nos concitoyens, depuis des années, le sentiment d’un étau se resserrant autour de notre liberté de parole, laquelle demeure toujours une porte d’entrée (et de sortie) ouvrant sur notre liberté d’opinion. A mesure que le gauchisme culturel devenait hégémonique (ce qui est sa position objective et constamment renforcée depuis plus de 40 ans) et confortait sa rente de situation dominante — dans toutes les instances du pouvoir notamment culturel, médiatique, éducatif mais aussi, en dépit des « alternances » politiques de façade, au sein même du pouvoir politique -, il devenait de plus en plus difficile de tenir un discours critique sur de nombreux sujets, toujours plus nombreux d’ailleurs : qu’il s’agisse des questions liées au genre, aux rapports hommes/femmes, aux problèmes causés par la crise migratoire, aux dangers du communautarisme, aux questions d’identité culturelle, à la critique de l’islam (par-delà même la dénonciation de l’islamisme) ou encore à de nombreux autres sujets couvrant toute la gamme des questions sociétales. Il n’est pas jusqu’à la langue elle-même qui ne fasse désormais l’objet d’une sorte de redoutable police de la pensée à travers les tripatouillages ineptes de l’écriture dite inclusive ou les constantes reformulations et euphémisations qu’elle subit.

Mais ce constat s’est également imposé de manière violente à travers notamment le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo dont les membres furent tués pour avoir caricaturé l’islam malgré les menaces, ou encore les très nombreux lynchages subis par tous ceux, célèbres ou anonymes, qui ont osé porter courageusement une parole non collaborationniste sur cette question. Les affaires Mila ou Samuel Paty sont une illustration de ce phénomène qui peut s’abattre désormais sur chacun. L’autocensure devenant le point d’intersection précis des censures insidieuses et des censures violentes.
J’ai donc souhaité comprendre comment fonctionnait cette nouvelle inquisition, quels en étaient les mécanismes, les formes diverses, les ressorts et en mesurer également l’étendue.

Vous dites que les « censures font système » pouvez-vous préciser ?

À mesure que je travaillais, cherchais, analysais, il m’est en effet apparu que la censure contemporaine fonctionnait, en France, grâce à une articulation très particulière entre différentes formes de pressions. Il y a la censure sociétale, évoquée plus haut, issue du monopole idéologique du gauchisme culturel. Cette forme de censure est la plus évidente à mettre en lumière, la plus « facile » à cerner, d’autant qu’elle s’exprime au grand jour, de manière volontiers hystérique et vindicative (et souvent grotesque), militante, bruyante. Mais cette censure ne serait rien si elle ne pouvait compter sur la pression juridico-judiciaire d’une part, et politique d’autre part, ces trois mécanismes fonctionnant ensemble comme larrons en foire du fait d’une grande porosité idéologique.

Au plan juridique, le régime de la liberté d’expression est protégé en France par la fameuse loi de 1881 dite loi sur la liberté de la presse. Mais celle-ci n’a cessé de subir de très nombreuses modifications, amendée par plus de 400 textes, visant à en limiter la portée, si bien qu’elle finit par porter assez mal son nom. Par ailleurs, nous souffrons d’une pathologie nationale spécifique caractérisée par l’inflation législative mais aussi par le fléau des lois dites mémorielles, qui viennent se mêler de censurer la possibilité même du débat historique (par exemple). L’empilement de lois liberticides (partant toujours de bons sentiments dont l’enfer est pavé) a fini par procurer aux activistes militants toutes les armes nécessaires afin d’instrumentaliser la justice dans un but inquisitorial et l’on a tôt fait désormais de se retrouver sur les bancs de la 17è chambre correctionnelle… C’est ce qu’on a par exemple appelé le jihad des tribunaux, avec pour exemple le procès abject tentant (finalement en vain) d’éreinter Georges Bensoussan. Cette privatisation de la censure, confiée aux mains des associations, militants etc, n’aurait toutefois pas été possible sans que le pouvoir politique (législatif en l’occurrence) ne leur en ait fourni tous les outils juridiques.

Pour finir, la censure politique elle-même, dans son acception classique, opère un grand retour assez caractéristique du post-socialisme macronien, très fertile en dispositifs liberticides de toutes sortes, et toujours, bien sûr au nom du Bien. Les lois anti fake news, les dispositifs prévus par la loi Avia (qui, ne l’oublions pas, prévoyait dans son exposé des motifs –et donc, dans son « esprit », pour reprendre l’expression de Montesquieu- de censurer l’ « islamophobie », c’est-à-dire le droit français imprescriptible de critiquer les religions), certes retoquée par le Conseil Constitutionnel mais qu’on ressort des cartons en instrumentalisant de manière assez honteuse l’assassinat de Samuel Paty, l’obsession idéologique pour des dispositifs prétendant lutter contre la « haine » (et permettant en réalité une censure de type politique et idéologique contre toute pensée dissidente), la répression brutale des oppositions sociales, la loi sur le secret des affaires (qui vient impacter lourdement le journalisme d’instigation et la liberté des sources et lanceurs d’alerte), le fameux article 24 de la loi de sécurité globale, le renforcement des mécanismes de censure sur les réseaux sociaux qui interviennent désormais directement dans le jeu politique (campagne électorale américaine, inquisition menée contre la liberté d’expression sur la gestion de la crise sanitaire etc.) par porosité idéologique entre la gouvernance des GAFA et le pouvoir politique néo-libéral/mondialiste… : tout cela permet d’affirmer que le paysage de la liberté d’expression est particulièrement sinistré.
Il importe de bien comprendre que ces trois types de censures forment un système, une mécanique bien huilée dont il est extrêmement difficile de s’extraire : censure sociétale/militante, censure juridico-judiciaire, censure politique.

Les choses bougent depuis trois ans dans le monde médiatique, dans le bon ou le mauvais sens ?

Les médias sont au cœur (à leur corps défendant, le plus souvent) d’un remaniement complet des pratiques d’expression et d’accès à l’information, à l’ère du numérique et des réseaux sociaux. Les espaces de débat public libre se sont diversifiés, démocratisés, et le « monde médiatique » (entendons par là les médias traditionnels mainstream) a perdu sa situation monopolistique en termes de prescription et de fabrique de l’opinion. Votre propre site en est l’illustration, permettant de jeter un éclairage critique sur les pratiques médiatiques.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, souvent, ces mêmes médias sont les premiers à conspuer lesdits réseaux sociaux accusés de tous les maux, sous couvert de lutte contre les fausses informations, de lutte contre la haine etc. (relayant ainsi bon pied bon œil la vulgate du pouvoir sur ce sujet) : il s’agit surtout de protéger son territoire. Pourtant, ces réseaux, qui donnent certes parfois l’occasion à certains de déverser leur « haine » (ce qui est puni d’ores et déjà par la loi, à supposer qu’on veuille bien se donner la peine de l’appliquer) sont un lieu désormais incontournable d’exercice de la démocratie, une agora indispensable et qui permet souvent de faire surgir des vérités qui, sinon, sommeilleraient au fond des bois. Le numérique permet quant à lui à des supports d’information alternatifs (pure players par exemple) de voir le jour, dans une réelle indépendance par rapport à la concentration caractérisant les médias traditionnels (et leur proximité entre milieux d’affaires qui les possèdent et pouvoir politique).

Sous l’effet de cette dynamique bienvenue, la pensée unique, le politiquement correct sont contraints de reculer même s’ils demeurent encore très présents (songeons par exemple à la calamiteuse absence de réel pluralisme au sein de l’audiovisuel public, pétri de bons sentiments et donneur de leçons).
En dépit des pressions (généreusement relayées par le CSA), le succès d’une émission comme celle d’Eric Zemmour sur CNews, ou encore du lancement de la revue Front Populaire (dans un autre style), démontrent qu’il y a désormais de la place pour une information réellement diversifiée au plan idéologique. Pour autant, cette « libération » d’une parole non consensuelle, contraignant le discours médiatique à un réel débat dialectique auquel il n’était plus habitué, ne signifie pas que la partie démocratique est gagnée. Les procès en disqualification pour complotisme supposé, pour « fake news » et autres obsessions du « système » traditionnel sont à l’offensive, renforcés par l’hystérie sanitaire et la tentative de verrouillage du débat sur cette question.
Le maintien ou la reconquête de la liberté d’expression contre les pressions de la censure seront donc à mener sans la moindre faiblesse et avec une vigilance accrue dans les temps chaotiques que nous traversons.

Liberté d’inexpression : nouvelles formes de la censure contemporaine, 2020, L’Artilleur, 204 p., 18 €
Anne-Sophie Chazaud est philosophe et essayiste.

Publication reprise du site OJIM

EELV/Decathlon contre CNews : une même haine de la liberté d’expression

Les très bonnes audiences de Zemmour sur CNews donnent des sueurs froides à de nombreuses personnes, le collectif Sleeping Giants, adepte du “name and shame”, appelle les marques à boycotter le média depuis plusieurs mois.
Télérama l’a dit, “CNews est devenue la Fox News française”, mais pour ne pas laisser prospérer une telle alternative aux médias de grand chemin, l’offensive s’organise. Decathlon de la famille Mulliez, vient de confirmer avoir cédé à la pression des Sleeping Giants, et le parti EELV en a profité pour réaffirmer leur soutien aux attaques faites contre la chaîne.

Decathlon cède aux pressions des Sleeping Giants

Annoncé par les Sleeping Giants sur Twitter (devenu le lieu favori des affrontement numériques), Décathlon va retirer ses pubs de CNews pour Noël et “songe à le faire aussi pour tout 2021”.

De manière très calme, Decathlon n’a pas hésité à confirmer ses choix suite à l’interpellation d’un utilisateur sur le réseau social.

Ce qui a d’ailleurs enflammé Twitter, en scandalisant de nombreux utilisateurs et galvanisant les apprentis censeurs.

EELV fait un rappel de son statut de bon élève en la matière

Quelques jours plus tard, le jeudi 26 novembre, c’est Europe Écologie — Les Verts qui a voulu rappeler le bon élève qu’il était en matière de lutte contre CNews, en publiant un communiqué de presse pour rappeler leur boycott de la chaîne depuis plusieurs semaines. Communiqué dont la lecture vaut le détour.

“EELV avait déjà alerté sur la dérive de la ligne éditoriale choisie par la chaîne, qui a notamment choisi Eric Zemmour comme chroniqueur régulier, alors même que celui-ci a été condamné pour injure et provocation à la haine.”
“Nous défendons la liberté de la presse, la liberté pour les journalistes d’exercer leur métier, notamment quand celle-ci est menacée par le vote de l’article 24 de la loi sur la Sécurité globale.”
“Nous continuerons donc à refuser toutes les invitations et encourageons celles et ceux qui se reconnaissent dans les valeurs d’un débat républicain à en faire de même, ainsi que les annonceurs à retirer leur soutien financier à l’instar de l’enseigne Décathlon.”

Chez les écologistes de gauche, dès qu’il s’agit de moraline, la liberté de la presse et la lutte contre le diktat des grandes entreprises sont vite mises au placard. Le monde libéral (des grands capitaux) et le monde libertaire (des écolos gauchistes) s’entendent plutôt bien. Surpris ?

Texte repris du site OJIM

Le droit au blasphème sacralisé, la liberté d’expression menacée

liberté d’expression

Nous avons pu noter que la mort de Samuel Paty a été considérablement plus médiatisée que le triple assassinat de la basilique de Nice. On peut légitimement s’interroger sur les raisons d’une telle différence de traitement.

Le prestige « du professeur » mais pas seulement

Même si l’enseignant a perdu de son prestige depuis l’époque où l’instituteur, le médecin et le curé faisaient office de maîtres éclairés dans les villes et les villages de France, il garde une certaine influence, malheureusement davantage liée à son rôle « d’éducateur » qu’à celui d’érudit.
Les tristes raisons de la décapitation de Samuel Paty en témoignent. Ce n’est pas pour avoir fait un cours d’histoire ou de géographie que cet homme a été lâchement assassiné. Non, c’est pour avoir tenté d’inculquer à ses élèves le « droit au blasphème ».

Un droit au blasphème tyrannique

Le droit au blasphème séduit de façon évidente les médias et les responsables politiques. Il est même revendiqué au plus haut niveau de l’état au risque d’aiguiser l’agressivité des populations musulmanes à travers le monde qui n’ont certes pas besoin de cela.
Un regard ironique, jusqu’à la caricature, posé sur des éléments essentiels de notre société est parfaitement légitime. Nous pouvons même admettre qu’il s’agit là d’une preuve de la bonne santé démocratique de notre pays, qui en d’autres époques a toujours connu des coups de crayons féroces (Marie-Antoinette, Louis-Philippe, etc. en ont subi les conséquences).

Cependant, nous constatons que ce droit au blasphème devient à la fois un étendard, une mode et un signe de reconnaissance. Jusqu’au Président de la République lui-même, qui, en invitant des danseurs à moitié nus à l’Élysée, dénigre la fonction et le lieu présidentiel.
C’est ainsi l’invasion du blasphème par «le haut », relayée par les médias, imprime « l’air du temps ». Il ne s’agit plus véritablement « d’un droit » mais d’une « obligation » au blasphème qui s’attaque aux sphères les plus enracinées et symboliques de notre histoire.

Si le « nouveau monde », dans sa vocation évidente de tourner en dérision les fondements intrinsèques de l’ancien, s’accommode fort du blasphème, ses acteurs politico-médiatiques sont de moins en moins tolérants face à certaines informations et pensées du monde actuel.

Une liberté d’expression bâillonnée

Observons le sort réservé à Eric Zemmour lorsqu’il présente l’origine ethnique de la population carcérale dominante, origine bien connue des personnes informées. Ou encore, l’itinéraire des Identitaires qui subissent des inculpations lorsqu’ils défendent l’identité souveraine de la France alors que les blacks blocs et « les petits jeunes » des banlieues qui souillent, entre autres, l’Arc de Triomphe sont fort peu inquiétés.
Ces exemples sont multiples. Ils nous amènent à constater que le droit au blasphème est bien mieux défendu que la liberté d’expression des personnes qui ne sont pas dans la pensée dominante.

La vision multi culturaliste, libertaire, arc en ciel, est bien mieux protégée que les croyances religieuses. Il semble même que l’encouragement au blasphème serve cette nouvelle religion laïque qui célèbre l’Homme.

Lire la suiteLe droit au blasphème sacralisé, la liberté d’expression menacée

Hold-up, le documentaire qui dérange les médias

Hold-up - le documentaire

17/11/2020 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Sorti mercredi 11 novembre, le documentaire intitulé « Hold-up – retour sur un chaos » produit par Pierre Barnérias et Christophe Cossé, a connu un succès massif. Il traite de la gestion de la crise par le Gouvernement, en pointant du doigt les incohérences et contradictions faites concernant le port du masque, le confinement, les traitements ou encore l’hydroxychloroquine. La quasi-totalité des intervenants sont des personnels de santé connus, de différents pays, ce qui donne une certaine crédibilité aux propos tenus. Parmi eux Astrid Stuckelberger, professeur de médecine, accusé de complotisme a rapidement enflammé les médias.

Pourquoi ce documentaire dérange-t-il tant la sphère médiatique ?

Le but du documentaire étant de dénoncer les mensonges autour de l’épidémie sanitaire, on peut aisément comprendre que la presse se soit empressée de dénigrer les critiques faites concernant la gestion du virus. Ainsi depuis quelques jours les journaux Le Quotidien et Le Progrès, les chaînes de télévision France 5 ou LCI, tous cherchent absolument à décrédibiliser les affirmations faites, en qualifiant le documentaire de « complotiste », de « folie moderne de la rationalité » ou encore « d’insulte pour les médecins réanimateurs qui se battent constamment pour vaincre la mort » (selon Le Progrès). De nombreuses personnalités accusent le documentaire de véhiculer des « fake news ».

Au-delà du documentaire en lui-même, se pose la question de la liberté d’expression

En effet, très peu de temps après la sortie du documentaire accusé de conspirationnisme par le monde politico-scientifique, le film a déjà fait face à une censure sur certaines plateformes, dont YouTube. Marine Le Pen, pourtant elle-même dubitative sur ce documentaire, dénonçait ce dimanche une « hystérie autour du documentaire » invitant à laisser chacun se faire sa propre opinion dessus. Le but est de dissuader à tous prix les citoyens de le regarder, le citoyen lambda n’aurait apparemment pas le droit de se faire son propre avis.

La liberté d’expression aurait encore une fois des limites : la liberté d’expression chèrement défendue pour les caricatures de Mahomet pourrait-elle également s’appliquer à la critique de l’exécutif ?

Après Google, Twitter annonce un renforcement de la censure

Alors que Google déclare ouvertement contrôler les commentaires autour des « évènements sensibles », Twitter à son tour veut sélectionner les « bons messages » et éliminer les « messages qui sapent la confiance dans les élections ». Devinez pour qui et contre qui ?

Modération et censure

Ah la modération ! Et les modérateurs ! Si vous recevez un message de Facebook ou YouTube ou Twitter disant que votre prose/image/commentaire « n’est pas conforme aux règles de notre communauté » c’est que vous avez eu affaire à un modérateur (humain ou digital). La modération c’est le petit nom, le cache-sexe de la bonne vieille censure avec des ciseaux qui ne sont plus de métal mais sous forme d’algorithmes.

Un système anti Trump

Le 10 septembre 2020 Twitter annonçait avec le sourire de « nouvelles règles de modération ». Pourquoi ? Pour protéger le bon peuple ignare des « messages trompeurs » qui pourraient l’induire en erreur et le conduire par exemple à se tromper de bulletin de vote.

Le réseau social est très précis dans sa formulation. Seront supprimés (vous êtes alors un « agent trompeur », vous deviendrez muet avec un bâillon digital) ou précédés de la mention « trompeur » (vous n’êtes peut-être pas un vilain agent trompeur mais on vous avertit et on met en garde) certains types de messages :

les informations fausses ou trompeuses qui créent une confusion sur les lois régissant un processus démocratique », les « affirmations contestables qui sapent la confiance dans le processus [électoral], comme les informations sur la [fraude électorale] » ; et les « affirmations trompeuses sur les résultats d’un processus démocratique (…), comme les revendications de victoire avant que les résultats n’aient été certifiés, ou les incitations à des comportements illégaux qui empêcheraient une passation de pouvoir pacifique

Bigre ! Vous allez être bien protégés et en particulier les citoyens américains à la veille de leur scrutin de novembre. Twitter a déjà commencé à limiter la diffusion de certains messages de Trump. Cela ne vous rappelle rien ? Noam Chomsky appelle cela « la fabrication du consentement ». Pour vous mettre à l’abri des (perverses) tentations l’État profond (ou ses prolongements) vous met dans une bulle. Dans cette bulle ne pourront parvenir que les « bons messages » estampillés « conformes aux règles de notre communauté ». Dans ces conditions pourquoi encore voter ? Pourquoi, en effet.

Article repris du site OJIM

I-Média – Obono VS Valeurs actuelles : la liberté d’expression enchaînée

04/09/2020 – FRANCE (NOVOpress)
Comme chaque semaine, I-Média décrypte l’actualité médiatique en déconstruisant le discours dominant.

Obono VS Valeurs actuelles : cette liberté d’expression qu’on enchaîne

Retour du blasphème
Insupportable 2 poids 2 mesures médiatique
Unanimisme politico-médiatique totalitaire
Attaques massives des « confrères » journalistes
Geoffroy Lejeune écarté de l’antenne de LCI
Menaces physiques des militants anti-français de la LDNA à l’encontre des journalistes de Valeurs actuelles…

Retrouvez une analyse complète et sans concession de l’affaire politico-médiatique de la semaine.


Enquête pour “injures publiques” : vague de soutien à Eric Zemmour

Une pétition a été lancée en soutien au journaliste Eric Zemmour. Il est visé par une enquête pour injures publiques et provocation à la haine raciale après des propos tenus à la Convention de la droite en septembre 2019.

Ce hashtag était en tête sur le réseau social Twitter dans la nuit de jeudi à vendredi 3 juillet :#JESOUTIENSZEMMOUR. Nombreux sont les internautes à soutenir Eric Zemmour, jugé le 1er juillet pour “injures publiques” et “provocation à la haine raciale”. Le parquet a donc requis 10 000 euros d’amende, avec possibilité d’emprisonnement en cas de non-paiement. Le chroniqueur de Face à l’info sur Cnews avait tenu un discours lors de la Convention de la droite en septembre dernier sur l’immigration et l’islam. Le journaliste s’insurgeait par exemple contre l’« islamisation de la rue », décrivant le voile et la djellaba comme « les uniformes d’une armée d’occupation ».
Déjà 83 000 signatures

Depuis mercredi 1er juillet, une pétition a été lancée pour soutenir Eric Zemmour. Elle est titrée : « JESOUTIENSZEMMOUR : NON À LA CENSURE, OUI À LA LIBERTÉ D’EXPRESSION ! » et réunit à ce jour plus de 83 000 signataires. L’objectif est d’atteindre les 90 000 signatures. « Cette chasse aux sorcières est politique. La justice est utilisée pour faire taire les opinions divergentes. Pour empêcher le débat d’idées », peut-on lire sur la présentation de la pétition lancée par Damoclès. L’équipe souhaite aussi mobiliser ceux qui ne « partagent pas les idées d’Éric Zemmour » car ils « devraient s’inquiéter ».

Damoclès rappelle le récent passage de la loi Avia contre la cyberhaine, « instaurant une véritable police de la pensée sur les réseaux sociaux ». Une mesure qui restreint « la possibilité de critiquer l’islam », voit-on écrit dans la pétition. « La censure du politiquement correct « progresse » jour après jour ». Il est important de signer cette pétition pour défendre « la liberté d’expression face à la censure politique ».

Pour signer cette pétition : https://damocles.co/zemmour-censure-liberte-expression/

Texte daté du 3 juillet 2020 et repris de Valeurs Actuelles

Jean-Yves Le Gallou : « La loi Avia faisait courir un grand danger pour la liberté d’expression, elle ne pouvait être que censurée »

Jean-Yves Le Gallou : "La victoire institutionnelle du gauchisme a posé un couvercle sur la droite. Il est temps d'agir"

Une grande partie de la proposition de loi Avia sur la lutte contre la haine en ligne a été censurée par le Conseil constitutionnel, ce jeudi 18 juin. Certaines obligations visant les opérateurs de plates-formes sur Internet étaient considérées comme attentatoires à la liberté d’expression et de communication.

Réaction de Jean-Yves Le Gallou au micro de Boulevard Voltaire.

La loi Avia a largement été censurée par le Conseil Constitutionnel. Une dizaine d’articles sont concernés et six articles complètement supprimés. Est-ce une victoire pour la liberté d’expression ?

C’est une grande victoire de la liberté d’expression. Le Conseil Constitutionnel a procédé à un jeu de massacre avec cette loi liberticide qui portait atteinte aux libertés les plus fondamentales. Elle confiait la censure officielle à de grandes entreprises privées étrangères. C’était proprement hallucinant. C’est une bonne chose que le Conseil Constitutionnel a complètement détruite cette loi. Pour une fois, il était dans son rôle de défenseur des libertés.

Cette décision du Conseil Constitutionnel conclut une large mobilisation. Ce projet de loi était très combattu notamment par la réinformation qui s’apparentait à un attentat de nos libertés individuelles.

Nous revenons de très loin. Il faut savoir qu’en première lecture, la loi Avia a été votée à la quasi-unanimité de l’Assemblée nationale, à part quelques députés non-inscrits et quelques députés de gauche qui s’y sont opposés. Les Républicains avaient voté cette loi à la quasi-unanimité.
Depuis, et heureusement, les médias alternatifs se sont mobilisés et ont souligné les dangers incroyables pour la liberté d’expression que cette loi faisait courir. Le Sénat est revenu sur l’essentiel de cette loi. Cela n’a pas suffi à arrêter la petite bande liberticide autour de Macron. Ils ont profité du confinement ou plus exactement de la sortie du confinement pour réinscrire cette loi à la sauvette trois jours après la fin du déconfinement. Malgré tout, l’infosphère s’est à nouveau mobilisée très fortement. Elle a alerté les députés. Les députés LR ont cette fois voté contre. Cela a permis au sénateur de déposer un recours devant le Conseil Constitutionnel. Ce qu’il n’aurait pas pu faire si les députés LR avaient continué à voter comme en première lecture.
Une fois le Conseil Constitutionnel saisi, la loi est tellement épouvantable qu’elle ne pouvait qu’être censurée. C’est une très bonne nouvelle.

En étant elle-même avocate, comment Lætitia Avia a-t-elle pu penser que cette loi pouvant juridiquement passer ?

Pour être tout à fait honnête, ce n’est pas la première loi liberticide ; jusqu’ici, elles sont toutes passées au travers du tamis du Conseil Constitutionnel. Généralement, elles ont été votées à l’unanimité. C’est la première fois qu’une loi de ce type est complètement détruite par le Conseil Constitutionnel. C’est aussi la première fois qu’une loi de ce type soulève une telle opposition parlementaire. La majorité de ces lois liberticides ont été votées à la quasi-unanimité. Il y a donc rupture de l’unanimité et prise de conscience qu’on est totalement sortie de l’état de liberté. D’où la réaction du Conseil Constitutionnel. Je pense que l’on peut être content de cette victoire. Ce n’est pas la réinfosphère qui a déposé le recours, mais s’il n’y avait pas eu la bataille de la réinfosphère et des médias alternatifs, tout cela serait passé inaperçu et à la sauvette.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

En Italie, Facebook condamné pour censure et atteinte à la liberté d’expression

Facebook / AFP : liaisons dangereuses et censures

(Observatoire du journalisme) Au moment où la liberticide loi Avia, soi-disant destinée à lutter contre les « discours de haine » se met en place, au moment où la censure devient préventive pour éliminer les « mauvaises pensées », Facebook et l’AFP, agence publique d’information de la France, renforcent leurs liens en ce domaine d’avenir.

New world order

Le réseau social a annoncé les premiers membres de son « conseil de surveillance », dont Zuckerberg avait précisé le projet dans un entretien de novembre 2018, souhaitant créer une sorte de Cour suprême qui portera un « jugement final sur ce que devrait être un discours acceptable dans une communauté qui reflète les normes sociales et les valeurs des gens dans le monde entier ». New world order, les choses sont claires.

Les nominations initiales confirment ce que l’on pouvait en attendre, les réseaux Soros et les différents lobbies LGBTQ++ sont bien représentés.

L’AFP et Facebook, main dans la main

Emmanuel Macron, lors du forum sur la gouvernance d’internet à Paris, tenu le 12 novembre 2018 à l’Unesco, avait annoncé la couleur. Il avait parlé de « méthode coopérative », unissant les capacités technologiques de Facebook et les capacités répressives (en forte progression) de l’État français. Un groupe d’une dizaine de personnes fût constitué à parité entre les deux entités, la privée et la publique. Du côté réseau, des cadres dirigeants. Du côté public, que du beau monde : le CSA (responsable des contenus), l’Arcep (responsable des télécoms et de la régulation technique, les contenants), la Disic (direction interministérielle des systèmes d’information et de communication) et le secrétariat d’État au numérique qui coordonne.

L’AFP s’est rangée dans le dispositif, employant 80 journalistes spécialisés travaillant essentiellement avec et pour le réseau social, en France, aux États-Unis et bientôt en Allemagne et dans les Balkans. Pour ces derniers, sans doute pour compléter le travail entrepris par l’ex directeur de la CIA, devenu magnat local des médias via le fonds d’investissement américain KKR.

Une activité qui rapporte. De moins d’un million d’euros en 2018, les revenus en découlant auraient dépassé les 2,5M€ en 2019 et sur le seul mois de mars un chiffre d’affaires dépassant celui d’une année selon les déclarations du nouveau président de l’AFP, Fabrice Fries aux Échos.

Dans ce cas précis Facebook est un client de l’AFP et le rémunère pour ses services. Mais il peut aussi devenir partenaire et alors verser de l’argent directement aux médias (comme Google l’a fait en finançant la création des Décodeurs du Monde). Quelques exemples, Libération qui a reçu 225K€ en 2018 pour financer Check news, ou encore L’Express, Le Monde, France 24 et même le gratuit 20 Minutes, qui vient de remporter une bourse de 37K€, au titre (ne riez pas) d’un « Coronavirus Fact Checking Grant » du réseau social américain. Une miette pour Facebook ; merci no’t maît’ disaient les manants à leur seigneur en d’autres temps. Serviteur diraient d’autres…

Loi Avia : vers la censure totale ?, par Jean-David Cattin (Les Identitaires)

Depuis des années, les identitaires font face à une répression toujours plus féroce. Nos moyens d’expression sont massivement censurés. Nos moyens de paiement régulièrement fermés. La position dominante des grands réseaux sociaux leur donne un pouvoir démesuré. C’est aujourd’hui eux qui décident qui a le droit de promouvoir ses convictions ou non. Internet qui était à ses débuts un espace de liberté se verrouille maintenant autant que les médias dominants.

Les géants américains du numérique ne sont pas les seuls à être en cause. Le gouvernement et la majorité d’Emmanuel Macron sont en pointe dans la mise en place de cette censure orwellienne. Frédéric Potier à la tête de la Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (DILCRAH) revendique son influence sur Facebook et sa responsabilité dans la suppression des pages et comptes identitaires.

Comme si cela n’était pas suffisant, une loi portée par une député de la majorité, Laetitia Avia, vient s’ajouter à ce sinistre tableau. Les réseaux sociaux et les moteurs de recherche seront tenus dans les 24 heures de retirer un « contenu manifestement haineux » de leur plateforme. Cette censure sans possibilité réelle de recours juridique donne le vertige. Elle offre un aperçu de la dérive autoritaire habituelle de ceux qui se prétendent tolérants.

La vérité est qu’Emmanuel Macron et toutes les associations de l’ancien monde s’inquiètent de la montée en puissance des identitaires et des populistes. À travers la lutte contre les prétendues « Fake news » et les « propos haineux », ils cherchent en réalité à bloquer toute potentialité de changement démocratique.

Ils ne sont pas prêts à laisser leur place et renoncer à leur mainmise idéologique. Ils détestent tout simplement ce que nous disons. Pour eux, il est inimaginable que l’on puisse refuser l’immigration de masse. À tel point, qu’ils considèrent comme criminels ceux qui s’y opposent. Dans cette lutte, tous les moyens sont bons pour réduire notre audience.

Afin que nous puissions rester en contact dans cette période difficile, n’oubliez pas de vous inscrire à notre lettre d’information.

Jean-David Cattin

Texte repris du site de : Les Identitaires