Elon Musk rachète Twitter : une bonne nouvelle pour la liberté d’expression ?

Elon Musk

Quand Le Monde s’étouffe, la liberté d’expression respire mieux. C’est pourquoi, en étant très prudent sur l’avenir du « Twitter gouvernance Musk », on peut se réjouir de certaines réactions à ce rachat. La démocratie enfermiste de la liberté de pensée est en transe. C’est bon signe. L’homme le plus riche de la planète, suivi par 83 millions de personnes, compte bien bousculer le petit oiseau bleu qu’il a racheté 46 milliards de dollars.
Une tribune signée Pierre Boisguilbert.

Twitter est quand même le réseau social qui a banni, au nom de la lutte contre la haine, un président élu puis un candidat ayant approché les 80 millions de suffrages aux USA. Le Net, un temps espace de liberté, était en train de se transformer en bras armé de l’idéologie dominante. Que veut donc ce Musk qui fait si peur au Monde ? Le milliardaire veut faire du réseau social « une arène ouverte pour la liberté d’expression » en libéralisant ses règles de modération. Le sénateur républicain Jim Jordan, par exemple, a salué « le retour de la liberté d’expression » sur la plate-forme, tandis que la sénatrice du Tennessee, Marsha Blackburn, connue pour ses positions conservatrices, a déclaré qu’il s’agissait d’un « grand jour pour être conservateur sur Twitter » et qu’il était « temps que Twitter devienne ce qu’il est censé être : une plate-forme numérique ouverte à toutes les opinions ». Et le journal français qui fut de référence de préciser son inquiétude : « On s’inquiète de ce culte d’une liberté d’expression absolue défendue par le nouveau patron de Twitter, à rebours des efforts menés depuis plusieurs années par la plate-forme pour améliorer la modération des contenus haineux. » La sénatrice démocrate Elizabeth Warren a immédiatement mis en garde contre un « accord dangereux pour notre démocratie ». Dans l’Union européenne, le commissaire responsable du marché intérieur, Thierry Breton, a prévenu que le réseau social « devrait s’adapter totalement aux règles européennes », tandis que le secrétaire d’État chargé de la transition numérique en France, Cédric O, a tenu à rappeler que « le Digital Services Act – et donc l’obligation de lutter contre la désinformation, la haine en ligne, etc. – s’applique[rait] quelle que soit l’idéologie » du propriétaire de Twitter.

Ce qui est sûr, c’est que la censure du bien autoproclamé et du politiquement correct insupporte le milliardaire. Sur son compte Twitter, M. Musk a longuement détaillé sa défiance et sa réprobation vis-à-vis des médias traditionnels, caressant même l’idée de créer un service de notation des médias et des journalistes. Il est vrai qu’il est à contre-courant très souvent. Il a dénoncé avec force un « virus woke » ou la politique sanitaire de la pandémie de Covid-19 – dont il qualifiait la panique en découlant de « stupide » ;

Il est contre l’idéologie enfermiste au nom du bien, c’est son côté libertarien. C’est de plus une réussite blanche avec des racines en Afrique du Sud, on comprend l’hostilité quasi génétique de la planète woke. Son grand-père maternel, Joshua Haldeman (1902-1974) vécut en Afrique du Sud une existence d’aventurier, reliant Alger au Cap en voiture ou explorant une mythique citée perdue dans le désert du Kalahari. Elon Musk, qui émigra de son Afrique du Sud natale en Amérique du Nord en 1989, est de la même veine : cet ingénieur de génie aux convictions libertariennes trouve que les États-Unis deviennent trop progressistes. Le courant libertarien fait directement écho à un libéralisme radical ainsi qu’à une liberté totale et absolue d’expression.

Si le milliardaire Elon Musk avait déjà affiché une certaine sympathie pour le mouvement conservateur, en découlent des passerelles avec une orientation politique en direction des valeurs défendues par l’ancien président Donald Trump, notamment en ce qui concerne la liberté d’expression. Bien qu’il se soit longtemps revendiqué comme démocrate, Elon Musk avait déjà affiché son soutien à l’ancien président sur Twitter. Après l’assaut du capitole à Washington, qui avait enflammé les réseaux, les comptes Twitter, Facebook et Instagram de l’ancien président des États-Unis avaient été suspendus pour une durée indéterminée. De nombreux messages considérés comme « incitant à la haine » avaient également été supprimés des réseaux. C’est peut-être ce qui a motivé Musk. On comprend la crainte des réseaux actuellement dominants vis-à-vis du rachat de la plate-forme par un libertarien comme Elon Musk.

Le retour d’une liberté d’expression absolue ferait donc les affaires des clans pro-Trump, particulièrement actifs sur les réseaux sociaux, analysent les médias mainstream. Marianne redoute même le retour d’opinions racistes autorisées aux USA. Elon Musk affirme, lui, vouloir « la fin du bannissement permanent de certains utilisateurs ». Il découvre une vérité, la liberté d’expression est faite pour ceux qui ne pensent pas comme les autres, la majorité ou le pouvoir. Il était urgent de le rappeler, c’est ce que fait Elon Musk : « J’espère que même mes pires détracteurs resteront sur Twitter, parce que c’est ce que signifie la liberté d’expression. »

Tribune reprise de Polémia

Qui a peur de la liberté d’expression ? – Twitter libéré, Netflix en chute. Est-ce la fin de la dictature conformiste ?

liberté d'expression

Le rachat du réseau social Twitter par le milliardaire Elon Musk provoque un raz-de-marée dans l’univers des « wokes » et autres « antifascistes ». Le magnat sud-africain est en effet un adepte de la liberté d’expression totale, y compris pour les conservateurs. Les bien-pensants s’inquiètent.

Le quotidien bruxellois Le Soir, chef-d’œuvre du politiquement correct, publiait mercredi, en page deux, un dessin de presse représentant le milliardaire américain Elon Musk ouvrant une cage à oiseaux. Et de cette cage s’envolaient couteaux, têtes de mort, bombes et croix gammées. Musk vient d’acheter l’entreprise Twitter (cf. Présent du 15 avril), et le dessin est censé illustrer l’indignation du « camp du bien » : le milliardaire prétend en effet supprimer la censure sur Twitter, rétablir la liberté. Rappelez-vous : le président Trump avait lui-même été chassé de Twitter, et ses 90 millions de « suiveurs » avec lui. Dorénavant, sous-entend donc Le Soir avec ce dessin de presse, les nazis vont pouvoir s’exprimer librement. L’achat de Twitter par Elon Musk indigne la gauche planétaire, car l’homme est pro-républicain et il a clairement dit qu’il entendait s’attaquer à cette censure de plus en plus insupportable. Compte tenu de la force de frappe financière qu’il représente, ce ne sont certainement pas les Sleeping Giants et autres structures gauchistes sponsorisées par Soros qui vont pouvoir faire taire le « Twitter libéré ».

En Europe aussi, cette acquisition de Twitter a fait l’effet d’un coup de tonnerre. « L’extrême droite » va pouvoir parader partout, s’indignent les médias gauchistes et du service public. Mais, pour ce qui concerne la France, ils tentent néanmoins de rassurer leur public en expliquant que la suppression de la censure, des systèmes de filtrage, pilotés d’ailleurs par les médias sociaux eux-mêmes, par délégation de pouvoir du gouvernement, sera très difficile. Il n’empêche que la censure de Twitter va être plus difficile à pratiquer, car désormais contraire aux valeurs de l’entreprise.

Pour Netflix, la reine d’Angleterre était noire, et la moitié de la cour aussi. Au XIXe siècle !

Une seconde mauvaise nouvelle a secoué le monde des réseaux sociaux : Netflix, le diffuseur de séries et de films payants, connaît pour la première fois de son histoire un recul du nombre de ses utilisateurs et donc de son chiffre d’affaires. C’est Pierre Boisguilbert qui nous raconte cela sur le site de Polémia : 200 000 personnes se sont désabonnées, alors que le marché anticipait au contraire un gain de 2,5 millions d’inscrits. De ce fait, le cours de l’action a littéralement plongé : − 25 % ! Pourquoi cette dégringolade est-elle une bonne nouvelle ? Parce que les séries de cette chaîne sont honteusement truquées, la vérité historique bafouée, tout cela au nom d’un prétendu antiracisme, d’une prétendue lutte contre l’homophobie. Le politiquement correct qui est imposé dans les films historiques est spécialement grotesque. La cour d’Angleterre racontée dans La Chronique des Bridgerton, série historique se passant au XIXe siècle, tente par exemple de nous faire croire que la reine d’Angleterre était noire, que la moitié de la cour l’était aussi. La lutte contre les préjugés raciaux doit-elle vraiment passer par de tels trucages et anachronismes ? Pour lutter contre l’homophobie, les séries comportent toutes, désormais, des couples homosexuels, les hétéros deviennent l’exception. Favoriser la normalisation de ces pratiques, pourtant ultra-minoritaires, devient le principal objectif de ces films, et Netflix multiplie donc les scènes de sodomisation et autres. Ce qui choque les familles, et a suscité ce mouvement de retrait de la chaîne. Entre les films, les coupures publicitaires sont désormais, elles aussi, racialisées et mettent en scène de couples homos.

Pour l’instant, Netflix ne veut pas reconnaître d’où vient son problème de désabonnements, craignant que l’explication soit elle-même interprétée comme une marque d’homophobie ou de racisme…

Francis Bergeron

Article paru dans Présent daté du 28 avril 2022

Elon Musk, Twitter et la liberté d’expression au XXIe siècle, par Clément Martin (Les Identitaires)

Elon Musk

Elon Musk, le milliardaire américain d’origine sud-africaine, président de l’entreprise aérospatiale SpaceX et directeur-général de Tesla, vient d’entrer au capital de Twitter (9 % des parts) et d’en devenir le premier actionnaire. Sa volonté affichée de réformer la plateforme[1] et d’y faire respecter la liberté d’expression est l’occasion de réfléchir sur l’avenir de la protection de l’expression politique.

La liberté d’expression : comparaison des 2 côtés de l’Atlantique

Les États-Unis constituent un cas intéressant à étudier pour comprendre en profondeur le combat autour de la liberté d’expression. Le premier amendement de la Constitution garantit aux citoyens américains que sous aucun prétexte le gouvernement ne saurait mettre en place des lois restreignant l’expression publique, quelle qu’elle soit. Autrement dit, il n’existe aucune loi antiraciste (type loi Pléven) ou mémorielle (comme la loi Taubira). On pourrait donc considérer que la liberté d’expression est totale chez l’Oncle Sam. Or, s’il est certain que la situation est bien meilleure qu’en France, elle n’est sûrement pas parfaite. En effet, c’est bien aux États-Unis que s’est développée la fameuse « cancel culture » décriée (à juste titre) par les patriotes et les conservateurs d’Occident. Cette culture du lynchage médiatique et de l’exclusion de tous les canaux d’expression (réseaux sociaux, magazines, émissions télévisées, etc.) à la suite de propos jugés hétérodoxes par les seigneurs culturels révèle une réalité souvent oubliée : la liberté d’expression n’est pas seulement un dispositif légal permettant à chacun de s’exprimer sans craindre la répression de l’État, mais une culture qui a pour but de garantir que la discussion publique ne cède pas au monologue et à la domination des bien-pensants. Aujourd’hui, même si le citoyen, l’homme politique ou le journaliste dissidents américain ne risquent pas de finir en prison pour leurs propos, ils peuvent se faire intégralement exclure des plateformes privées, harceler et finir marginalisés dans le débat public. Dans ce cas de figure, le résultat n’est pas si différent, puisqu’on arrive au même point que dans les pays comme la France où il n’existe guère de premier amendement : la pensée à contre-courant est absente, invisibilisée de la conscience collective.

C’est la raison pour laquelle l’administration Trump avait un temps pensé, pour lutter contre l’hégémonie progressiste, à réguler les réseaux sociaux en situation de monopole (tels que Twitter ou Facebook) afin de forcer les acteurs privés à garantir la liberté d’expression au même titre que le gouvernement via le premier amendement[2]. Malheureusement, cette volonté de réforme est laissée lettre morte.

Certes, il est crucial de se débarrasser des lois restreignant l’expression politique en France, mais cela ne suffira pas : il faudra aussi chercher à faire respecter ce principe au sein du secteur privé.

Du spontanéisme populiste à la constitution d’un bloc historique de droite

Ce que le geste d’Elon Musk révèle, c’est que le volontarisme individuel de membres de l’élite économique peut se révéler plus efficace que la législation de l’État. Les leviers classiques du monde économique moderne (acquérir des parts pour influencer sur la gestion d’une entreprise) ont l’avantage d’être plus rapides à mettre en place que de devoir gagner une élection et d’espérer que le nouveau pouvoir politique réforme (lentement, forcément) l’environnement légal de tout un pays.

Mais plus encore, cela illustre l’arrivée sur la scène publique de milliardaires décidés à lutter contre l’hégémonie culturelle de la gauche : toujours aux États-Unis, on peut penser à Peter Thiel, fondateur de PayPal et donateur à la campagne de Trump, qui avait traîné en justice Gawker, journal people qui avait publié sans son accord une sex tape du célèbre catcheur Hulk Hogan, dans une entreprise de démolition de sa réputation. Au terme de la procédure, la justice avait donné raison à Hogan et Thiel, se soldant par la liquidation et la disparition de Gawker[3] ; cet épisode marquait une victoire contre l’impunité d’une presse aux ordres, utilisant la liberté de la presse comme un privilège corporatiste et une méthode d’humiliation. La leçon est claire : pour se défaire de la tyrannie du complexe médiatico-industriel, la droite ne peut plus se limiter au combat légal, mais doit cultiver des champions suffisamment puissants et influents pour faire prévaloir ses intérêts.

Si l’on va plus loin, cela permet d’apercevoir une issue de sortie pour le blocage politique qui définit l’Occident : on le sait, nombre de revendications identitaires et opposées à l’ingénierie sociale progressiste sont portés par un bloc populiste, qui souffre, par sa nature propre, de son exclusion économique et culturelle. Grâce à ces relais au sein de l’élite économique, la lutte identitaire et populiste est certaine de passer à la vitesse supérieure.

Au-delà de la question de la liberté d’expression, c’est l’enjeu principal pour la droite de conviction : si la critique des « élites » actuelles est fondamentale, elle ne doit pas tomber dans le piège d’un dégagisme démagogique et impuissant. L’objectif pour les leaders politiques de la révolte enracinée ne devrait pas être de placer ses espoirs dans un spontanéisme de droite (type Gilets jaunes), incapable d’apporter un changement de façon autonome, mais de chercher à former avec des membres dissidents de l’élite (notamment économique) un bloc historique capable d’influencer, de lutter et, in fine, de gouverner.

Clément Martin

[1] https://www.latribune.fr/technos-medias/internet/twitter-a-peine-arrive-elon-musk-continue-de-jouer-les-trublions-913421.html
[2] https://edition.cnn.com/2020/05/27/politics/donald-trump-twitter-threat-regulate/index.html
[3] https://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2016/08/20/le-milliardaire-peter-thiel-remporte-son-combat-contre-le-site-gawker_4985321_3236.html

Clément Martin

Texte repris du site de : Les Identitaires

Spotify : le PDG s’oppose à la censure

spotify

Depuis plusieurs semaines, le géant de la diffusion de musique et de contenus audio en ligne Spotify se débat dans la tourmente. En cause, des émissions de Joe Rogan, célèbre « influenceur » américain, dans lesquelles ce dernier évoque des thèses hétérodoxes, critiques et iconoclastes sur la crise sanitaire et les campagnes de vaccination. Un intolérable crime de lèse-covidisme qui a suscité un mouvement d’appel au boycott de la plate-forme ainsi que le retrait de plusieurs artistes de son catalogue, notamment le très gauchiste et très donneur de leçons Neil Young.

Confronté à cette tempête médiatique, Daniel Ek, le PDG de la société a fait parvenir un courriel à l’ensemble de ses employés pour y justifier le maintien en ligne de Joe Rogan et exprimer son refus de la censure. Si l’homme d’affaires « condamne » certains propos « nuisibles » et confirme le retrait de diverses émissions, notamment pour des propos inappropriés à caractère racial, il se déclare opposé aux exigences des plus radicaux de ses contempteurs qui veulent voir tout simplement disparaître Joe Rogan de l’offre Spotify. « Si je condamne fermement ce que Joe a dit et que j’approuve sa décision de retirer des épisodes de notre plate-forme, je réalise que certains veulent davantage. Et je veux dire une chose très clairement : je ne crois pas que réduire Joe au silence soit la réponse », écrit-il dans sa missive adressée au personnel et largement relayée par les médias. Pour Ek, la censure est « une pente glissante » qu’il se refuse à emprunter.

Très populaire, Joe Rogan est lié à la plate-forme d’origine suédoise par un contrat d’exclusivité estimé à cent millions de dollars. A la suite de discussions avec la plate-forme, il aurait accepté de retirer plusieurs dizaines d’émissions, notamment celles où il utilise le terme « nègre », ce dont il s’est excusé « humblement et sincèrement ».

Mais c’est surtout pour ses propos sur le Covid que l’animateur est voué aux gémonies de la bien-pensance. Il est notamment accusé d’avoir découragé la vaccination chez les jeunes et d’avoir poussé à l’utilisation d’un traitement non autorisé (mais défendu par de nombreux médecins comme le microbiologiste japonais Satoshi Omura, prix Nobel en 2015), l’ivermectine, contre le coronavirus.

Si des questions de « gros sous » sont certainement entrées en ligne de compte dans le choix du PDG de Spotify de défendre son « influenceur » vedette, cette prise de position n’en reste pas moins une petite victoire de la liberté d’expression face aux aboyeurs de la nouvelle inquisition du « médicalement correct ». Un cas de « non-aplatissement » suffisamment rare pour être souligné.

Xavier Eman

Article paru dans Présent daté du 8 février 2022

Gettr, la fusée du Nouvel An

Gettr

L’OJIM avait présenté les initiatives de Donald Trump et de son entourage pour contrer les Gafam. Dans cet environnement, le lancement en fanfare de Gettr (prononcez « guetteur ») est remarquable. Aux États-Unis comme en Europe, comme le montre son succès en Allemagne et ailleurs.

Gettr, la fusée du Nouvel An

Au tout début de l’année 2022, ce ne sont pas seulement les fusées du Nouvel An qui se sont enflammées. Le service de nouvelles brèves Gettr, en plein essor, a mis le turbo ; le réseau, encore jeune et engagé en faveur de la défense de la liberté d’expression, a fait état de 171 629 nouveaux utilisateurs pour une seule journée. En deux jours, 545 000 nouvelles inscriptions. Il s’agit de la plus forte augmentation depuis le lancement de la plate-forme en juillet 2021.

Comptant aujourd’hui plus de trois millions d’utilisateurs dans le monde, Gettr est le média social dont la croissance est la plus rapide de tous les temps. Près de 250 000 Allemands ont répondu à la promesse d’une plate-forme sans censure. Comme, par exemple, l’ancien président de l’Office pour la protection de la Constitution, Hans-Georg Maaßen (CDU), qui a rejoint le réseau à la mi-décembre. « Le droit à la liberté d’expression est le plus important de tous les droits fondamentaux. Il protège principalement ceux qui ne sont pas d’accord avec le gouvernement et les médias de masse au pouvoir », a alors écrit Maaßen au patron de Gettr, Jason Miller.

Miller : les géants de l’Internet se censurent jusqu’à l’insignifiance

Jason Miller, qui a été conseiller de l’ancien président américain Donald Trump pendant cinq ans, attribue le succès de sa plate-forme à une niche de marché créée par « l’alliance antidémocratique de la politique, des médias grand public et des géants de l’Internet ». Dans un entretien avec Junge Freiheit, il a déploré que ceux qui refusent de participer à des « programmes radicaux » soient bannis des réseaux sociaux. Beaucoup en auraient assez et se tourneraient désormais vers d’autres plate-formes. Les entreprises de Big Tech, quant à elles, se seraient censurées jusqu’à l’insignifiance.

La vague de suppression de comptes sur Twitter and Cie est devenu un véritable tsunami pendant la crise du Corona. De présumées fausses informations liées à la pandémie ont récemment coûté leur profil à de nombreux utilisateurs. Une ouverture pour Gettr. L’un des « bloqués » est le co-inventeur du vaccin à ARNm, Robert Malone. Le virologue américain a perdu un demi-million de suiveurs (followers) lorsqu’il a été banni de Twitter. Aujourd’hui, il donne une chance à Gettr.

Jordan Peterson et Joe Rogan sont désormais aussi sur Gettr

Le psychologue et publiciste Jordan Peterson, l’expert Antifa Andy Ngo et la YouTubeuse Lauren Chen ont eux aussi fait l’expérience de la censure et de la culture de l’effacement (cancel culture) et interviennent désormais sur l’« Anti-Twitter » de Miller. Autre élément propulseur du tournant de l’année, l’arrivée sur Gettr de Joe Rogan. Suivi par plus de 13 millions de personnes sur Instagram, il est le plus grand podcasteur au monde. « Au cas où Twitter deviendrait encore plus stupide, je suis désormais sur Gettr », a‑t-il écrit après s’être inscrit.

Mais la liberté a ses limites. Pour Gettr, la liberté d’expression s’arrête là où commence le délit.

« Nous ne tolérons aucune sédition, aucun racisme ou appel à la violence. Nous pensons que nos utilisateurs sont d’accord. » La plate-forme a supprimé le profil du commentateur politique Nick Fuentes il y a quelques semaines. Ce fervent catholique de Chicago, âgé de 22 ans, est publiquement stigmatisé en tant que « nationaliste blanc », même s’il se distingue du mouvement Alt-Right (alternative right : droite alternative, mouvement nationaliste blanc américain, n.d.t.). Le réseau cite une violation de ses conditions d’utilisation comme raison de la suppression. Un environnement sûr serait essentiel pour le libre échange d’opinions. « Recruter pour le nationalisme blanc », comme l’aurait prétendument voulu Fuentes, ne serait pas toléré.

Source : Junge Freiheit, 04/01/2022. Traduction : AC

Texte repris du site OJIM

Les Corsaires : pour combattre les Sleeping Giants, la riposte s’organise !

Les Corsaires

20/12/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Un mouvement spontané numérique est né : les Corsaires. Pour défendre la liberté d’expression menacée par les Sleeping Giants, ces activistes numériques qui s’attaquent à Boulevard Voltaire mais aussi à Valeurs actuelles et à CNews en faisant pression sur leurs annonceurs. Au tour des Corsaires d’interpeller les marques ! Explications et décryptage.

Pour rejoindre les rangs des Corsaires : corsairesdefrance.com


Telegram, Apple, Google et la censure

Telegram

Cet article est une traduction du dernier communiqué de Pavel Durov, le fondateur de la populaire application Telegram, dont l’OJIM a déjà parlé à plusieurs reprises. Pavel Durov s’y explique sur le nécessaire ajustement de Telegram vis-à-vis des législations nationales (le cas de la Russie est développé ci-dessous), les contraintes des distributeurs d’applications et la politique de Telegram vis-à-vis de la censure. L

La liberté d’expression et ses limites

Telegram garantit à ses utilisateurs plus de liberté d’expression que n’importe quelle autre application mobile grand public. À l’inverse de ses nombreux concurrents, Telegram ne peut pas être forcé par des actionnaires, des fournisseurs ou des annonceurs à une censure injustifiée.

Toutefois, Telegram n’existe pas isolément et dépend d’autres entreprises pour fonctionner : des banques tout d’abord, et des éditeurs et distributeurs logiciels Apple et Google. Ces derniers sont particulièrement importants, car Telegram — comme toutes les applications mobiles — doit se conformer aux règles définies par Apple et Google afin de rester accessible dans leur catalogue pour les utilisateurs sur iOS et Android.

Depuis cette année, Google et Apple ont commencé à exiger des applications comme Telegram qu’elles se conforment à la législation des pays où elles sont distribuées. Dans la mesure où certaines lois nationales sont incompatibles avec le respect de droits de l’homme (comme par exemple ce qui touche à la surveillance de masse), nous n’avons jamais subi de pressions de la part de Apple et Google parce qu’ils les ignorent eux-mêmes. Certaines autres lois, toutefois, principalement liées au contenu accessible au public, sont considérées comme légitimes par Apple et Google : nous devons donc emboîter le pas à chaque fois qu’ils les appliquent dans leurs écosystèmes.

Respect des lois locales, l’exemple russe

Nous en avons eu un exemple la semaine dernière, lorsque Apple et Google ont interdit une application de vote sur le territoire de la Fédération de Russie. L’application en question proposait des conseils de vote, incitant la plupart de ses utilisateurs à voter pour le Parti communiste lors des élections parlementaires russes le week-end dernier. Cette application de vote était également présente sur Telegram en tant que « bot », et malgré des milliers de rapports et de demandes de suppression, nous l’avions laissée disponible. Dès le début des élections, cependant, Google et Apple ont supprimé l’application de leurs catalogues, expliquant qu’elle enfreignait les lois locales interdisant toute ingérence dans les élections — et qu’il incombait aux développeurs de respecter ces lois. Dans les 24 heures, Telegram a été contraint de suivre les politiques des plateformes et de suspendre temporairement le bot.

Certaines personnes nous ont demandé si nous aurions pu éviter cela. Ils attendent à juste titre que nous refusions toute demande de censure. Comme le savent ceux qui connaissent notre histoire, Telegram est la première application à résister et, si nécessaire, à se battre avec un gouvernement. Nous l’avons fait à plusieurs reprises dans de nombreux pays autoritaires, de Hong Kong à la Biélorussie. Nous avons résisté avec succès aux tentatives de blocage de notre service pendant des années. Mais le week-end dernier n’était pas le bon moment pour déclencher une guerre – pour deux raisons.

Un équilibre instable

Premièrement, sans le soutien d’Apple et Google, tout combat avec un régulateur local est perdu d’avance. Une fois qu’Apple et Google suppriment Telegram de leur catalogue d’applications en raison du non-respect de lois nationales (ce qu’ils menacent maintenant de faire dans de tels cas), Telegram perd la possibilité de contourner les interdictions locales, car les utilisateurs du pays concerné ne peuvent plus installer l’application ou l’une de ses mises à jour. Notre site Web qui héberge Telegram Web et l’application Telegram autonome pour Android serait bloqué par les télécommunications locales en quelques minutes. Même les utilisateurs existants perdraient l’accès à Telegram une fois qu’Apple et Google désactiveraient les notifications pour l’application (qui sont utilisées non seulement pour envoyer des messages aux utilisateurs, mais également pour distribuer des adresses IP non bloquées et éviter la censure).

Deuxièmement, cette demande particulière des autorités russes n’était manifestement pas inconstitutionnelle, car elles se référaient à une loi qui encadre la campagne dès l’ouverture d’un scrutin. De telles lois existent dans de nombreux pays et leur homologue russe a été introduite il y a longtemps. Si nous avions reçu une demande similaire de n’importe quel pays européen, nous y aurions répondu favorablement. Au contraire, si la Russie ou tout autre pays avait exigé quelque chose qui constitue une violation flagrante des droits de l’homme, nous préférerions faire face à une interdiction pure et simple de Telegram dans ce pays plutôt que de compromettre nos valeurs.

Pour lire la suite, c’est ici !

Covid et pass sanitaire – Laurent Mucchielli – « Il n’y a pas de consensus scientifique unique, c’est une escroquerie » [vidéo]

covid-19

07/09/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Une tribune de plus de 1000 chercheurs, universitaires, soignants, juristes, artistes et enseignants se pose une question majeure : en ces temps d’état d’urgence sanitaire, a-t-on encore le droit d’exercer son esprit critique en France ? André Bercoff reçoit Laurent Mucchielli, sociologue, directeur de recherche au CNRS, signataire de cette tribune publiée sur le site Quartier Général.

Dans cette tribune, les signataires dénoncent ainsi la censure inédite opérée autant par les médias que par les GAFAS au sujet de tout ce qui contredit le discours officiel sur le Covid. Chasse aux sorcières, règlements de compte, rien n’est épargné aux personnes qui contestent le bien-fondé du pass sanitaire, et réclament simplement plus de transparence concernant le processus vaccinal, ainsi qu’un débat contradictoire sur la stratégie sanitaire nationale.


La justice française ordonne à Twitter de détailler ses moyens de lutte contre la « haine en ligne »

Twitter

La justice française a ordonné mardi à Twitter de communiquer, dans un délai de deux mois, des documents détaillant ses moyens de lutte contre la « haine en ligne ». Un pas de plus vers la censure de la parole dissidente ?

SOS Racisme, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) et SOS Homophobie, entre autres, avaient assigné le réseau social devant le tribunal de Paris en mai 2020 en estimant que l’entreprise manquait de façon « ancienne et persistante » à ses obligations de modération.

Les parties se sont engagées dans une médiation qui a échoué et amené le dossier devant le tribunal le 26 mai.

A l’audience, les six associations avaient demandé en référé (procédure en urgence) qu’une expertise soit ordonnée afin de dissiper « l’épais mystère », selon elles, qui entoure la modération des contenus haineux sur Twitter et d’engager, par la suite, des poursuites contre le réseau social.

Dans sa décision mardi, le tribunal a écarté l’expertise mais ordonné à Twitter international la communication de « tout document administratif, contractuel, technique ou commercial relatif aux moyens matériels et humains mis en œuvre » pour « lutter contre la diffusion des infractions d’apologie de crimes contre l’humanité, d’incitation à la haine raciale, à la haine à l’égard de personnes à raison de leur sexe ».

La société devra aussi, ajoute le tribunal, détailler « le nombre, la localisation, la nationalité, la langue des personnes affectées au traitement des signalements provenant des utilisateurs de la plateforme française », « le nombre de signalements », « les critères et le nombre des retraits subséquents » ainsi que « le nombre d’informations transmises aux autorités publiques compétentes, en particulier au parquet ».

Ces communications portent sur la période allant de l’assignation en justice, le 18 mai 2020, à la date de la décision mardi.

Le réseau social, qui a la possibilité de faire appel, a dit étudier cette décision.

« Twitter s’est pleinement engagé tout au long de la procédure et a travaillé de concert avec les associations pour tenter de trouver un accord, notamment dans le cadre de la médiation« , a assuré un porte-parole à l’AFP.

« Notre priorité absolue est d’assurer la sécurité des personnes utilisant notre plateforme« , a-t-il ajouté, en précisant que l’entreprise s’était engagée « à construire un internet plus sûr, à lutter contre la haine en ligne et à améliorer la sérénité de la conversation publique« .

Texte repris du site Sud Radio

I-Média – CNews, Europe 1 : bataille pour la liberté d’expression

liberté d'expression i-média

02/07/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Les journalistes ça ose tout, c’est à ça qu’on les reconnait ! Patrick Cohen, censeur assumé, dénonce le rapprochement entre CNews et Europe 1 dans un stupéfiant numéro d’enfumage.

Pendant ce temps-là, de nombreux médias attaquent frontalement la rédaction de CNews en se focalisant particulièrement sur Christine Kelly et Laurence Ferrari.


[vidéo] I-Média – Zemmour, d’Ornellas, Trump… Censure générale !

I-Média censure générale

07/05/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Entre le Conseil d’État qui confirme la dissolution des Identitaires, la suppression d’une émission de TV Libertés par Dailymotion ou les multiples actes de censure qui visent les voix dissidentes, la liberté d’expression est en danger !


États-Unis : du parti unique au média unique ?

Etats-Unis Trump censure

Comme nous l’avions anticipé, aux États-Unis l’opération de néantisation de l’opposition populaire poursuit sa route. Qui a vu aux temps jadis le film Wag the Dog (Des hommes d’influence avec Robert de Niro et Dustin Hoffman) comprendra que persiste la technique consistant à utiliser scénaristes et metteurs en scène pour inventer de fausses crises médiatiques en vue de maintenir le pouvoir en place. Aujourd’hui encore, la queue remue le chien et non le contraire, comme dans le film et la vie politique américaine entre en phase de purgation, appuyée sur la narration de la tentative de « coup d’État » de Donald Trump. Et pendant que Trump, balourd du traquenard, s’empêtrait dans son 6 janvier devenu 6 février, l’establishment réinventait sa version soft de l’incendie du Reichstag.

Les Trumpistes et leur révocation de l’édit de Nantes

Résultat, trois chantiers de viols des foules ont été depuis lancés, appuyés sur les vérités officielles, qui sculptèrent dans le marbre le sujet de l’élection présidentielle, celui du SARS-CoV‑2 (rebaptisé COVID-19), ainsi que de la narration sur la révolte du 6 janvier, point de départ d’un système coercitif désormais en marche. Il a d’abord fallu faire comprendre aux 74 millions et plus d’électeurs de Trump qu’il ne sont plus les bienvenus dans la sphère politique et culturelle, sauf à se soumettre. Le trumpiste doit ainsi affronter une sorte de Révocation de l’édit de Nantes, celle qui relégua les protestants français à un rôle subalterne, privé de ses libertés de culte, ici privé progressivement de ses libertés politiques.

Le FBI en action

Si crise il y a, la mise hors la loi des opinions réfractaires devient plus facile. Le FBI flotte ainsi déjà toutes voiles dehors afin de traquer les oies activistes du Capitole. Non seulement cette mise hors la loi, est facile, mais aussi sans espérance pour les contrevenants. Le 2e impeachment de Trump a en réalité envoyé un message simple : nous n’allons pas vous lâcher. Et vous pouvez dire adieu au deuxième amendement de la constitution, celui qui vous donne le droit de vous protéger. N’oubliez pas que vous êtes de mauvaises personnes, ne vous comparez pas aux combattants antifas et BLM : ils ne mettent pas nos villes à feu et à sang; ils sont des révolutionnaires , des vrais, dignes de George Washington, pas vous!

Les supporters de Trump désormais rentrés à la niche, il deviendrait alors logique de couper ce dernier ainsi que ses acolytes de leurs courroies de transmission. L’OJIM a amplement couvert le sujet des oukases de Twitter et des autres réseaux sociaux, qui visaient Trump, ses proches, ses alliés. L’étape en cours monte d’un cran : celui de la distribution technique et logistique, autrement dit il faut convaincre les loueurs d’autoroutes de l’information de fermer le trafic.

C’est bien avancé.

Les tuyaux conservateurs coupés

Amazon a ainsi éliminé de sa grille Parler.com , le nouveau Twitter conservateur lancé à la vitesse du son et co-financé par Rebekah Mercer. Ce site, accusé d’avoir coordonné les évènements du 6 janvier, a dû fermer ses portes le 10 janvier 2021, il tente aujourd’hui un redémarrage par des voies différentes. Ceci lance un avertissement à un autre site populiste, Rumble, créé au Canada, qui cible le marché de YouTube. Le film politique va cependant plus loin. Il met ce mois-ci en scène le Congrès et les chaines de télévision câblées ou en streaming.

Récapitulons : l’histoire a commencé avant novembre 2020 dans la peur d’un probable coup d’état institutionnel. Elle se poursuivait par une tentative cafouilleuse le 6 janvier. Immédiatement après la capitale des États-Unis fut occupée par 40 000 soldats (plus qu’en Afghanistan) de la garde nationale, patriotes qui dorment dans les parkings et se tournent les pouces. S’est ensuivi l’épisode de l’impeachment, tragicomique, destiné à culpabiliser les trumpistes, mais visant à des réformes supplémentaires, portant par exemple sur la pérennisation du vote par correspondance ou sur la création de deux sièges de sénateurs pour le District of Columbia (la ville de Washington à 80% démocrate) permettant mécaniquement le contrôle « à vie » d’un Sénat passant de 100 à 102 membres.

Deux parlementaires démocrates pour le média unique

C’est dans cette attente qu’il serait préférable de bâillonner les derniers bastions médiatiques que sont Fox News, Newsmax et d’autres moindres, pourtant déjà largement minoritaires nationalement. Mais ceux-ci demeurent la voix de l’opposition populaire à l’establishment. C’est pourquoi, dans une lettre envoyée à une nuée de grands distributeurs, deux parlementaires démocrates argumentent et s’étonnent : comment ces distributeurs peuvent-ils en effet tolérer dans leur système des médias qui propagent des « fausses nouvelles » sur l’élection présidentielle, sur les évènement du 6 janvier, et sur la COVID-19?

Ceci a provoqué une réaction somme toute équilibrée du site Axios, acquis à l’establishment. Et une autre, articulée, d’un commentateur qui monte en puissance dans la « populosphère », le journaliste et cinéaste Dinesh D’Souza. Sa conclusion : les États-Unis s’orienteraient non seulement vers un régime de parti unique, mais de médias uniques. À suivre…

Texte repris du site OJIM

[vidéo] Xavier Azalbert : « Les médias jouent trop souvent les contrôleurs de la pensée »

Xavier Azalbert

02/03/2021 – FRANCE (NOVOpress)
Invité d’André Bercoff, jeudi 25 février 2021, Xavier Azalbert, directeur de publication de France Soir, est revenu sur les critiques qui pleuvent à l’encontre de son média depuis ces derniers mois.

Interrogé sur le tweet de la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, qui annonçait le 24 janvier dernier, qu’elle allait lancer une procédure de vérification du respect des conditions du certificat d’IPG de France Soir, son directeur de publication, Xavier Azalbert, s’est montré clair « parler de la liberté d’expression, de la liberté de la presse est quelque chose de fondamental, donc la ministre a tout à fait le droit de s’exprimer et je pense que c’est un droit et il faut le respecter. »

Cependant, si Xavier Azalbert respecte le droit à la liberté d’expression de Roselyne Bachelot, il estime que si « un ministre a le droit de demander la vérification. J’eus pensé que cela aurait été approprié de recevoir un courrier avant, pour pouvoir être informé d’abord, car quand on apprend ça par voie de presse ça paraît un peu cavalier mais ceci dit, je respecte sa décision. » Cependant, face aux critiques, Xavier Azalbert estime qu’il faut réussir à déterminer « si le fait de ne pas être d’accord fait partie de la liberté d’expression ou si on a fait une erreur » avant d’ajouter « je pense qu’aujourd’hui, il n’y a pas d’erreur dans ces éléments-là, on est juste en train d’avoir un débat d’opinion et c’est sain. »


Laurent Alexandre : « Il y a, aujourd’hui sur Terre, dix “rédacteurs en chef” qui contrôlent toute l’information »

Laurent Alexandre GAFAM

Suite à la manifestation de soutien à Génération identitaire, samedi 20 février, plusieurs personnalités, comme Jordan Bardella ou Marion Maréchal, ont été menacées de « dépublication » par Facebook. Cela a fait réagir le Dr Laurent Alexandre, co-auteur de Google Démocratie, qui a tweeté : « La censure de Jordan Bardella qui est le numéro 2 du Rassemblement national montre l’immense pouvoir des GAFA. » L’occasion, pour lui, d’expliquer que les géants de l’intelligence artificielle sont en train de prendre la place des États. Et nous ne serions qu’au début…

Suite à la manifestation de soutien à Génération identitaire, la plupart des politiques ou des associations qui ont défendu les militants identitaires se sont vus menacés de dépublication par les réseaux sociaux, notamment Facebook : Jordan Bardella, Marion Maréchal et, plus accessoirement, la conseillère régionale Isabelle Surply. C’est une forme de censure généralisée sur tout ce qui touche le mouvement identitaire. Que cela révèle-t-il de la toute-puissance des GAFAM ?

Les GAFAM ont réalisé un coup d’État numérique en tuant électroniquement le président des États-Unis, Donald Trump, l’homme le plus puissant du monde. Aucun groupe intellectuel sur Terre n’est à l’abri d’une décision des géants du numérique et de l’intelligence artificielle. Les nationalistes qui sont vos auditeurs ont été extrêmement naïfs. Ces dix dernières années, ils n’ont pas vu la montée en puissance foudroyante des géants du numérique et leur place dans l’organisation des médias. Aujourd’hui sur Terre, il y a dix rédacteurs en chef qui contrôlent toute l’information, les dirigeants de Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft et leurs équivalents chinois, Baidu, Alibaba et Xiaomi. Nous sommes rentrés dans une période où de nouveaux acteurs, les géants de l’intelligence artificielle, prennent une place qui ressemble à celle des États. J’appelle cela des corpo-nations, le mélange de corporation et nation. Ils ont un pouvoir quasi géopolitique. Nous ne sommes qu’au début de ce Nouveau Monde où les géants de l’intelligence artificielle deviennent de grandes puissances géopolitiques.

On entre dans une espèce d’ère de post-démocratie où, finalement, tout est délégué aux GAFAM, même cette partie-là qui devrait relever de l’autorité de l’État.

Comment l’État pourrait-il réguler des entreprises qui ne sont pas sur son territoire ? C’est très difficile. L’Europe a décidé de devenir un nain technologique. Elle a renoncé à investir dans la recherche, la technologie et le développement. Par conséquent, elle se retrouve aujourd’hui en voie de tiers-mondisation technologique. Cette tiers-mondisation de l’Europe a des conséquences. Elle perd sa souveraineté intellectuelle, politique, militaire et technologique. Ce processus est-il réversible ? L’Europe peut-elle retrouver une souveraineté technologique dans les décennies à venir ? Ce n’est pas sûr. Beaucoup de gens, à droite et à gauche, demandent une pause en matière de technologie. Mélenchon veut que l’on bloque la 5G. Nicolas Dupont-Aignan, Philippot et d’autres leaders nationalistes réclament l’arrêt des vaccins ARN. Ils tiennent des propos contre les technologies génétiques sous-jacentes au nouveau vaccin moderne. On a, à droite et à gauche, un puissant mouvement antitechnologique en Europe en général et en particulier en France.

Lorsqu’on refuse la technologie, il ne faut pas s’étonner de devenir progressivement un pays du tiers-monde, c’est-à-dire plus pauvre et sans souveraineté. Ce combat pour le retour de la souveraineté ne va pas se faire d’un coup de baguette magique. Il n’y a que par l’augmentation de la puissance scientifique et technologique de l’Europe qu’elle peut retrouver une souveraineté.

On peut s’interroger sur la pertinence de la technologie sans pour autant être hors course. Toutefois, il y a quarante ans, les Américains considéraient que la France allait devenir le pays le plus riche du monde. Tous nos cerveaux partent à l’étranger parce qu’en France, il n’y a plus d’argent pour la recherche. Comment est-on passé d’un pays le plus prometteur à l’aube des Trente Glorieuses à ce pays en voie de tiers-mondisation à tous les niveaux ?

La réponse est très simple. La science et les savants sont méprisés, en France. Lorsque Emmanuelle Charpentier, prix Nobel de médecine 2020 qui a inventé les ciseaux ADN, a souhaité revenir en France en 2012 parce que ses parents étaient âgés et malades, le gouvernement lui a fait un bras d’honneur et ne lui a pas trouvé de poste de recherche. L’Institut Pasteur a refusé, lui aussi, de lui donner un poste de recherche. Par conséquent, on a laissé à l’étranger un des plus grands savants de ce début de XXIe siècle. Selon moi, le mépris de la France pour ses savants est l’explication numéro 1 de notre déclin technologique. Le patron du CNRS, Antoine Petit, a révélé, dans Le Figaro, qu’un bac+11 spécialiste en intelligence artificielle gagne moins de 3.000 euros bruts par mois au CNRS ou à l’Institut national de la recherche en mathématiques. Le mépris qu’a la France pour la technologie et ses savants explique le fait que la France se tiers-mondise technologiquement. Aujourd’hui, la France dépense 2,21 % de sa richesse nationale pour la science. La Corée du Sud et Israël sont à presque 5 %. Le sous-investissement dans la science est une explication majeure de la perte de notre souveraineté. Il ne faut pas s’étonner que les géants de l’intelligence artificielle nous fassent des bras d’honneur. Ils ont pris le pouvoir parce que nous le leur avons donné, à force de ne rien investir dans les technologies du futur. Il faut savoir qu’Amazon a un budget de recherche de 35 milliards de dollars par an. C’est-à-dire huit fois et demie la totalité du budget du CNRS.

Redresse-t-on la barre pour redevenir souverain ou continue-t-on à être colonisés numériquement, technologiquement et, demain, militairement ? Derrière la colonisation technologique, il y aura, demain, la colonisation militaire.

Nous pourrons être envahis par la Chine dans les 150 années à venir si nous devenons un pays sous- développé.

Tribune reprise de Boulevard Voltaire

Censure du net : la grande hypocrisie

censure réseaux sociaux

Nous reproduisons une tribune d’Anne-Sophie Chazaud parue dans L’Antipresse du 17 janvier 2021.

Les citoyens premières victimes

Les réactions saines de condamnation face à la censure totalement décomplexée qui s’abat sur les usagers dissidents des grandes plateformes du numérique, ne doivent pas masquer l’immense hypocrisie de la scène à laquelle nous assistons et dont nous sommes, en tant que citoyens libres, d’ores et déjà les victimes.

Entendre Bruno Le Maire ou Cédric O prendre des airs de vierges effarouchées pour fustiger le pouvoir trop grand des géants du Net pourrait donner envie de rire si ce n’était si grave.

Loi Avia bis

Rappelons donc une nouvelle fois ce fait essentiel : ce qui est en train de se passer n’est rien d’autre que l’application de ce que tous les parlementaires, nombreux, qui ont voté la loi Avia, rêvaient de mettre en place.

Le projet était et demeure bel et bien de transmettre les clés de la censure, par pure hypocrisie et pour ne pas trop se salir les mains, à ces géants d’internet avec lesquels les gouvernements néolibéraux, mondialistes, antipopulistes et procommunautaristes partagent toutes les caractéristiques idéologiques.

C’est cette porosité idéologique qui permet l’entente entre ces gouvernances de riches geeks hipsters californiens et ces gouvernements profondément liberticides qui n’ont qu’une obsession : museler l’expression libre et souveraine des peuples.

Depuis quelques jours, de nombreux médias mainstream fustigent pareillement, en ahanant tous le même discours convenu, le «pouvoir des géants du net», sans jamais avoir le courage de remettre en cause la dimension véritablement politique et permise par le pouvoir politique, de cette censure.

Les médias prisonniers des GAFA

Normal : tout d’abord, la plupart de ces médias touchent de grasses subventions et n’ont guère intérêt à se montrer trop critiques à l’égard dudit pouvoir politique. D’autre part, la plupart d’entre eux touchent de l’argent directement de la part des Gafa dans leur pseudo chasse aux pseudo fake news : les checknews, decodex et compagnie sont en cheville financièrement avec ces Gafa et ces systèmes malsains ont été encouragés et promus par des programmes de l’Union européenne lors des élections européennes de 2019 (autant s’immiscer directement dans les processus électoraux, c’est plus clair) à grands renforts d’argent versé pour cela par ces grandes entreprises et autres intervenants transatlantiques y compris par la fondation Soros dont la rôle nocif, propagandiste, de déconstruction des souverainetés populaires n’est plus à démontrer.

Il règne donc dans le traitement public de cette affaire de maccarthysme néoprogressiste une immense hypocrisie : il s’agit d’une censure politique, souhaitée et rendue possible par le pouvoir politique. Les Gafa n’ont que le pouvoir qu’on leur accorde. Et la veulerie du monde médiatique pour dénoncer la véritable nature de cette censure est immense.

Un exemple concret

J’ai, par exemple, été longuement interviewée, à sa demande, par un grand magazine national que je ne nommerais pas, il y a quelques jours, sur ce sujet. Ne voyant rien venir au bout d’un certain temps, je suis allée aux nouvelles afin de savoir où était publié cet interview. Il me fut répondu, dans une gêne manifeste, que l’entretien s’était avéré «trop politique», et qu’on aurait plutôt dû aborder les choses de manière «technique» (c’était le moment de ne pas rire…).

Heidegger et Bernard Stiegler ont dû se retourner dans leurs tombes : comme si la question était technique. Comme si les techniques mises en place pour exercer la censure n’étaient pas d’abord et avant tout décidées par des humains poursuivant des buts politiques et idéologiques ! Et surtout, surtout, ne pas dénoncer la grande hypocrisie politique française sur le sujet non plus que la complicité active des principaux médias mainstream dans toute cette affaire.

Dernier point : plus les heures passent et plus je constate d’une part la fermeture de comptes à tire-larigot, mais aussi la fuite volontaire d’usagers dégoûtés par ces pratiques.

Une censure de trop ?

Il se pourrait bien que cette censure massive soit l’erreur de trop, celle qui va en réalité marquer la fin du règne de ces Gafa. De plateformes libres, ils sont devenus de simples éditeurs propagandistes comme les autres, et cela n’intéressera plus les citoyens qui iront désormais chercher leur liberté progressivement ailleurs.

Enfin, je le redis, l’enjeu pour nous en France est le contrôle de la libre expression dans le cadre de l’élection présidentielle de 2022. Cette censure en cours représente peut-être une chance : celle pour les citoyens français de se préparer à transférer leurs agoras de débat public ailleurs, là où ils se seraient sinon fait piéger.

Il se pourrait bien, pour finir, que la vraie dissidence trouve désormais à s’exprimer en revenant à la bonne vieille imprimerie et aux réunions de citoyens dans la vraie vie (pour peu qu’on parvienne à reconquérir cette liberté qui a elle aussi été confisquée sous prétexte sanitaire), laquelle échappe à toutes les manipulations technologiques.

En attendant, se servir de la force adverse pour avancer, ce sera la moindre de nos ironies.

Texte repris du site Antipresse

L’étau se resserre sur les médias qui s’écartent du politiquement correct

03/02/2021 – FRANCE (NOVOpress avec le bulletin de réinformation de Radio Courtoisie) :
Une tribune accordée par France Soir à Francis Lalanne, qui a appelé à la destitution du président Macron, semble être à l’origine d’une mesure d’intimidation à l’encontre de ce média. Les services de presse en ligne nécessitent un certificat d’information politique et générale (l’IPG). Or celui de France Soir doit être réexaminé en septembre 2022. Mais Roselyne Bachelot, le ministre de la Culture a demandé une enquête pour vérifier si les conditions d’octroi actuelles étaient toujours bien vérifiées.

Ensuite, Christine Kelly, animatrice de Face à l’info de CNews, et Eric Zemmour, éditorialiste de l’émission se voient condamnés par le Conseil de déontologie journalistique et de médiation pour « manque d’éthique professionnelle ». Il est reproché à Eric Zemmour d’avoir qualifié d’indigéniste le militant antiraciste controversé Taha Bouhafs, et à Christine Kelly de ne pas l’avoir immédiatement contredit. Malgré le succès de l’émission, le conseil en question, composé d’éditeurs et de journalistes, ne semble guère apprécier que soient abordés sur ce plateau des sujets qui fâchent !